Time Bandits (S01)

Synopsis : Le jour de son anniversaire, Kevin rencontre un guerrier viking dans le placard de sa
chambre.

Pour commencer, je dois avouer que je n’ai plus aucun souvenir du film. Pourquoi m’embarquer alors dans la série, vous me direz ? C’est le laïus habituel : je cherchais une série pour l’été – et décidément, j’en lance plein, je vais le regretter quand il s’agira d’être à jour pour la rentrée – et voilà ce que nous propose AppleTV. Même si, ça y est, l’ère de la perfection d’AppleTV est sur le point d’arriver à sa fin avec des réductions budgétaires, il faut souligner que c’est un véritable gage de qualité. Ils ne savent pas vendre les projets qu’ils portent, mais ils portent des projets incroyables depuis le départ.

Les épisodes sont souvent trop longs avec cette plateforme, mais c’est à peu près le seul défaut à faire : le casting est toujours dingue (c’est à nouveau le cas ici, Lisa Kudrow !), les effets spéciaux sont gérés, les intrigues proposées toujours incroyables… Et là, on nous propose un remake d’un film culte ?

Ce serait idiot de ma part de ne pas en profiter – ou essayer d’en profiter. Après tout, la bande-annonce vend exactement le genre d’aventures que j’adore ; avec portail, voyages temporels et personnages amusants.

Note moyenne de la saison : 16/20

Time Bandits – S01E02 – Mayan – 17/20

Vraiment, tout y est dans cette série. On commence à bien connaître les personnages et les dynamiques entre eux sont sympathiques, l’intrigue propose des twists un peu constants sous couvert de bonnes blagues et d’humour, l’action fonctionne et surtout, ça…

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Time Bandits – S01E04 – Prohibition – 16/20

Heureusement que la série est vraiment soignée du côté de l’esthétique et de l’humour, parce qu’elle patine davantage du côté du scénario. J’aime toujours beaucoup l’ambiance proposée et les idées apportées par ce voyage loufoque à travers le temps, mais…

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement…

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Time Bandits – S01E07 – Ice Age – 15/20

Comment ça, c’est déjà le septième épisode de cette saison ? Je n’ai pas l’impression d’avoir vu tant d’épisodes, peut-être parce qu’ils sont courts, certainement parce qu’avec deux par semaine, ça passe bien vite. En tout cas, l’humour prend bien dans…

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The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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The Decameron (S01)



Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.

Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.

Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.

Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?

Note moyenne de la saison :

Evil – S04E10 – How to Survive a Storm – 20/20

Oh lala. Cet épisode était supposé être celui de fin de saison, et il est exactement ça, même s’il reste encore trois épisodes pour conclure la série. En attendant, ça fait qu’on nous propose un épisode d’une qualité vraiment incroyable, avec des moments marquants, des twists et vraiment de quoi marquer à jamais la série. Une fin de saison, quoi, une vraie fin de saison. Je suis de plus en plus en adoration devant cette série et tellement triste qu’elle soit annulée alors qu’ils auraient pu continuer encore quelques années, ça se sent.

Spoilers

Un ouragan souffle sur la ville – et dans la vie de Kristen.

Why do you have so much toilet paper?

Panique

On nous vendait l’approche d’une tempête en fin d’épisode précédent et on ne nous mentait pas : cet épisode nous introduit des images d’ouragan aux US et un reportage à la télévision regardée par les filles qui attendent un ouragan de catégorie 5 au-dessus de chez elle. La télévision annonce toutefois que ce n’est finalement qu’une catégorie 3 qui se dirige vers New-York, alors tout va bien. Seulement les filles de Kristen ne le ressentent pas comme ça.

Il faut dire qu’elles passent beaucoup de temps à regarder de la merde sur Internet, que ce soit sur les ouragans ou sur les démons. Elles tombent même sur une influenceuse qui parvient à faire le combo tempête/esprits maléfiques, c’est fou, tout de même. J’aime beaucoup comment les filles sont devenues des personnages vraiment important, l’air de rien.

Pendant ce temps, Kristen fait les courses tranquillement, toute calme alors que c’est la panique la plus totale autour d’elle. Elle est trop rationnelle pour céder à la folie des médias, ce qui est bien logique. Après, la folie des médias n’est pas la seule folie de l’épisode ; ainsi Kristen croise sa mère dans le magasin et, ouais, Sheryl est complètement folle. Du moins, elle semble l’être. Elle avertit Kristen que Leland va essayer de s’en prendre à elle et tente de lui donner au passage de quoi s’armer face à Leland.

Kristen essaie de rationnaliser au maximum la situation, ce qui n’est pas si simple. Inquiète pour sa mère, elle décide finalement d’appeler Boggs, parce qu’elle sent bien que sa mère est en plein délire, mais Sheryl en profite pour s’enfuir. Pas une journée simple pour Kristen ce début d’épisode ! Quand enfin elle rentre chez elle, c’est pour tomber sur une autre sorte de folie, avec ses filles qui ont commandé un milliard de PQ ou qui mettent du sel un peu partout pour se protéger des démons.

Ce n’est même pas la plus grosse surprise : une amie de Kristen est là aussi, avec Timothy. Eh oui, la mère adoptive de Tim apporte le petit-fils directement chez Kristen. Cette dernière n’est pas ravie et refuse finalement de les héberger, même si Leslie insiste plus d’une fois et de plein de manières différentes.

Pendant ce temps, David est à l’abri de la tempête. Une fois n’est pas coutume, il se retrouve à tenter d’avoir une vision à partir de numéros. Il voit plein de choses étranges, mais ça finit en « Feliz Navidad » une fois de plus. Et pour cause ! Les coordonnées qu’on lui a données sont celles du nouveau patron d’une firme gérée par les soixante. Les démons sont partout.

Le voisin

L’ouragan n’est toujours pas sur New-York, mais ils l’annoncent désormais dans les médias comme un ouragan de catégorie 4. Kristen en profite pour prendre un bon bain, tandis que les filles continuent de faire de la merde : plus de PQ est livré dans la maison car elles ont toutes commandé en même temps, Lexis et Laura continuent de s’effrayer sur les réseaux sociaux. Cela dit, elles entendent aussi dans les canalisations un appel au secours qui semble venir de la maison mitoyenne.

Ni une, ni deux, les deux sœurs décident d’aller voir ce qu’il se passe, et elles embarquent les deux autres au passage. Cet épisode très sombre avec la coupure de courant a donc de quoi filer les chocottes (ouais, j’ai soixante ans d’un coup, je sais) puisque nous voyons les filles s’aventurer chez les voisins dont la maison a été vidée il y a peu.

Par chance, Lynn (je crois que c’était elle) connaît le code de sécurité permettant d’accéder à la clé de secours et les filles peuvent rentrer dans la maison. L’origine des appels au secours ? Un portable positionné contre la grille d’aération de manière à les piéger. On se demande bien qui peut être machiavélique à ce point, hein.

Un démon bien sûr ! C’est du moins ce qu’on voit quand quelqu’un arrive dans la maison et force les filles à se cacher. Lexis se retrouve seule car ses sœurs se planquent dans un placard. L’inconnu débarque alors avec une lampe torche, et ça ne dit rien qui vaille, puisqu’on voit un démon. L’ainée prend les choses en main, heureusement, s’arrangeant pour éloigner l’inconnu de la maison en utilisant exactement le même procédé que celui qui l’a attirée à l’origine.

Les filles peuvent rentrer chez elles et tout annoncer à Kristen qui a enfin fini son bain et décide d’aller s’expliquer et s’excuser auprès du nouveau voisin. Grand bien lui fasse : elle découvre que son nouveau voisin est… Leland. Evidemment.

La connexion

Kristen met un certain temps à réagir – on a le temps de voir le générique, tout de même – mais elle finit par lui enfoncer le gâteau dans la tronche. C’est jouissif et exactement la réaction que j’attendais d’elle. En tout cas, après quelques baffes vraiment bien senties, Kristen rentre et est forcée de prévenir ses filles que le nouveau voisin est Leland, bien sûr ; et elle a rapidement tout un plan d’action en place. Franchement, c’est une maman super efficace quand elle cherche à protéger ses filles. Finalement, elle comprend que sa mère avait raison. Elle donne à ses filles des carnets pour tout noter, des tasers et de quoi sonner l’alarme si Leland s’approche. Pourtant les premières personnes qui débarquent chez elle sont Ben et David. En effet, David a tout vu grâce à ses visions de l’échange entre Kristen et Leland.

Il est difficile de ne pas le croire à ce stade de la série. Et bien sûr, à ce stade de l’épisode, l’ouragan passe en catégorie 5 ; la plus grande et meurtrière des catégories. Ils restent 12h pour faire face à l’ouragan, mais David en profite d’abord pour aller voir le prêtre au-dessus de lui afin de lui demander s’il est mal de tuer quelqu’un qui est sur le point de tuer un de ses amis.

Oui, le nouveau plan de David est de se débarrasser de Leland. Dans une scène un brin flippante, on voit donc David, qui sait que Dieu ne lui pardonnera probablement pas, utiliser à nouveau ses visions pour tenter de tuer Leland en lui insufflant des idées suicidaires. Oh, il cherche d’abord à le faire prier, avec une efficacité partielle, puis veut lui faire avaler du détergent ou s’embrocher à un outil de cheminée.

Bon, ce serait trop simple cependant. Leland ne se laisse pas faire, il comprend ce qui est en train de se passer au moment le plus crucial et prend alors le contrôle du corps de David. C’est si triste. David a conscience de ce qu’il se passe et il est moins préparé que Leland : si notre connard de base avait eu la présence d’esprit de se débarrasser des couteaux chez lui, ce n’est pas le cas de David.

Par chance, au moment où il allait mourir, s’enfonçant un couteau dans la poitrine, Leland perd le contrôle grâce à une remontrée d’eau (et d’autres choses) dans ses toilettes. Merci Ben. Merci aussi Andrea de lutter avec David contre le couteau qu’il allait s’enfoncer.

Andrea est ainsi présente pour entendre plus qu’elle ne le devrait quand Dominick, la liaison avec l’Entité, débarque pour tout raconter à David. On apprend ainsi que Leland est capable de prendre contrôle de David parce qu’il a du talent, exactement comme David. En fait, il a même été formé par Dominick lui-même, parce que Leland a essayé de devenir prêtre pendant dix ans. C’est… Wow. Des réponses auxquelles je ne m’attendais pas et qui mènent à la conclusion, formulée explicitement par Andrea, qu’il faut tuer Leland pour s’assurer qu’il ne prenne jamais contrôle de David.

Sheryl

Pendant ce temps, Sheryl profite de la tempête pour infiltrer l’entreprise DF et poster quelques tweets pour déstabiliser le marché et les actions de DF. C’était sympa de la voir annoncer la mort de Leland sur Internet, mais celui-ci est aussitôt au courant et demande à quelqu’un, au téléphone, d’aller empêcher Sheryl de faire n’importe quoi.

Contre toute attente, c’est Foggs qui débarque alors à DF et réussit à gagner trop rapidement à mon goût la confiance de Sheryl. Il se comporte vraiment en psy avec elle et a une explication à peu près rationnelle, promettant que Kristan s’inquiétait pour elle. Mais en vrai… Je ne vois pas pourquoi il viendrait à DF pour autant. Kurt est servi avec son idée en tout cas : il voit en effet quelqu’un d’autre débarquer dans les bureaux, soi-disant pour bosser.

Pourtant, ce type de la compta n’est pas qu’un employé : c’est un démon qui n’hésite pas à retirer son costume d’humain avant d’essayer de s’en prendre à Sheryl et Kurt. Le coup du pantalon coincé dans les jambes du démon m’a fait mourir de rire. C’est un contretemps qui permet à ses proies de s’enfuir en escaladant le plafond de verre brisé. Ils se rendent alors dans le cabinet de Kurt, où Sheryl essaie de le réconforter de ce qu’il a vu, avant de sortir en pleine tempête, comme si de rien n’était. Enfin, rien… Elle remet à Kurt une lettre pour Andy et une pour Kristen. On s’approche de la fin, cette fois.

Sheryl se rend ensuite chez Leland où elle met des cachets dans un bocal – elle doit tenter de l’emprisonner.

En parallèle, David retourne chez Kristen et se fait ligoter, pour être sûr que David ne puisse faire ce qu’il veut de son corps. C’est une bonne idée, tandis que Kristen et Ben essaient de perturber autant que possible Leland avec des photos de son adolescence. Kristen a tout un dossier sur lui, et à l’aide de photos et d’un peu de musique mise par Ben, on découvre le passé de Leland. Il n’a pas eu une adolescence facile apparemment, à faire partie de l’orchestre, à être martyrisé par les sportifs et à se faire pipi dessus dans le labo du lycée. Au moins, ça fait que Leland fuit la maison voisine et la tête de David – qui était en train de broyer la main de Kristen.

Leland est en effet traumatisé par la musique de la parade, qu’il continue d’entendre dans sa tête, en boucle. Il rentre chez lui et essaie de reprendre un peu de son sérum de jeunesse, contenu dans un bocal. Oui, ce bocal : celui où Sheryl a mis son poison. Elle a réussi, enfin, elle est sur le point de vraiment tuer Leland.

Elle prend un peu trop de temps pour savourer sa victoire cependant et c’est bien dommage. Ainsi, un démon débarque derrière elle et l’assomme. Cela sent la fin pour Sheryl.

L’ouragan

Avant tout ça, l’ouragan devient alors tornade, forçant Kristen, David et Ben à faire face à une peur de plus. La fenêtre du salon de Kristen est pétée, il y a du PQ absolument partout – une vraie apocalypse – et Kristen a même peur pour ses filles quand elle trouve Laura en train de jouer au milieu du salon, profitant de la pluie et du vent. Finalement, toutes les filles vont bien et sont bien là.

Dans le jardin, Andrea est également là. En pleine tornade, Andrea s’évertue à parler à une silhouette devant elle, assurant qu’il ne pourrait pas faire de mal à la famille de Kristen sans se méfier assez du démon qui est aussi derrière elle. Et il n’y en a pas qu’un. Elle tente de renvoyer les démons qui la blessent en Enfer, sans trop y parvenir. Lynn voit alors la sœur s’effondrer dans le jardin – ce n’était pas malin de rester devant la fenêtre et même de l’ouvrir, mais au moins, ce fut utile. David part la chercher et la ramène dans la salle de bain de Kristen où tout le monde vient s’enfermer. Ce n’est pas le meilleur abri anti-tornade, mais au moins il n’y a pas de fenêtres dans cette pièce.

C’est un début. Les filles profitent de la situation pour accuser Ben de faire partie de la génération qui a provoqué des dérèglements climatiques permettant de cumuler ouragan et tornade, mais bon, Andrea se met vite à prier face au Diable incarné dans cette météo. Bien sûr, Lynn s’agenouille à son tour pour prier avec elle, entraînant aussi ses sœurs. Mais pas Lexis, évidemment.

La tornade et l’ouragan finissent en tout cas par passer. Tout semble aller pour le mieux, jusqu’à ce que Kristen reçoive un coup de fil de l’hôpital pour lui apprendre que Sheryl est passée par la fenêtre – tombée pendant l’ouragan. Putain de Leland. Au moins, il ne tue pas directement Sheryl. Celle-ci a l’occasion de revoir ses petites-filles à l’hôpital et de demander pardon à Kristen. Si ce n’est pas si explicite, je pense que le hochement de tête de Kristen signifie qu’elle lui accorde.

Juste après ça, elle laisse sa mère avec David pour qu’il puisse faire le dernier sacrement. Oh non, quelle merde d’avoir Sheryl qui meure à ce stade de la série. Il fallait bien que ça arrive, ça se sentait dans la construction de la saison qu’elle se mettait trop en danger et elle a eu le temps de se racheter trois ou quatre fois à nos yeux… mais putain, je ne voulais pas qu’elle meure après l’avoir pourtant souhaité. La scène est trop triste, parce qu’elle meure juste après la bénédiction de David, devant Kristen, qui s’effondre. Inattendu. Sheryl manquera à la série pour les derniers épisodes. Elle fut un personnage incroyable – ambivalent jusqu’au bout, mais tellement passionnant.

Cliffhanger

L’épisode aurait franchement dû couper là, mais ce n’est pas le cas. On voit donc Foggs remettre à Kristen l’enveloppe laissée par Sheryl. Elle contient une clé USB avec une preuve pour faire tomber Leland. Les flics perquisitionnent donc chez lui bien vite et trouvent sa pièce secrète. Le voilà arrêté. C’est un début… mais ça casse tout de même la scène d’émotion, je trouve. Cela parvient tout de même à nous mener à un excellent cliffhanger.

Evidemment. Ce devait être une fin de saison. Avec Leland arrêté et en garde en vue, avec Leslie – qui était chez lui – également arrêtée, les forces de l’ordre se retrouvent en effet à devoir gérer le cas de Timothy. Et sans surprise, ils se tournent pour cela vers Kristen. Elle doit décider si elle souhaite qu’il aille en foyer ou si elle en accepte la garde. Bordel. BORDEL.