L’épisode était un peu plat, surtout juste après celui de la série-mère qui était beaucoup plus rythmé. Ici, on se contente de savourer la dynamique entre les personnages pendant qu’ils résolvent une enquête peu passionnante et largement prévisible – et encore plus quand on a vu la promo qui révèle à peu près tout. Pour autant, l’épisode confirme qu’il y a bien un fil rouge cette saison, et ça, c’est un vrai plus à mes yeux.
L’enquête de la semaine n’était pas aussi passionnante que celle de la série-mère, ce qui est bien dommage. Il est question d’une marine retrouvée morte alors qu’elle attendait juste son massage dans un hôtel – comme quoi, la relaxation peut être problématique. Oh, après, elle couchait avec le manager de l’hôtel, donc ça devait être un peu relaxant quand même.
L’enquête ne m’a pas passionné, alors je ne vais pas la résumer en entier, mais je dois dire que j’étais content de voir la légiste à plusieurs reprises dans cet épisode. J’aime bien sa personnalité. Ils ont mis du temps à l’intégrer dans l’équipe, mais je trouve qu’elle y a de plus en plus sa place. Dans le même genre, Kate est une fois de plus mêlée à l’enquête de la semaine quand Lucy et elle entrent sous couverture dans l’hôtel pour tenter de résoudre le meurtre. Simple et efficace. Un peu moins efficace, cela dit, quand leur relation évolue en une multitude de petites engueulades. J’imagine que ça fait d’elles un couple plus crédibles de les voir hors de la période de lune de miel, mais tout de même, ça m’a fait un peu bizarre.
Après, ça n’empêche pas l’épisode de proposer de très bonnes choses avec elles. C’est toujours un plaisir quand la série les développe, et quand ça se termine avec Lucy qui se défenestre ou Kate qui manque de se faire tuer, ça ne peut qu’être génial. J’ai eu du mal avec le type qui grille la couverture de Lucy bien trop vite par contre, parce que c’était sûr qu’il serait le coupable.
Fil rouge
Lucy est de retour et on ne saura vraiment pas où elle était la semaine dernière. Tout le monde s’en fiche apparemment, mais ça fait du bien de la voir omniprésente dans cet épisode. Elle s’amuse notamment à se moquer de Kai qui a désormais une petite amie (imaginaire ?). Cette intrigue sort de nulle part, mais tant mieux pour lui, j’imagine.
Jesse lui en parle aussi, seulement, il a un autre problème en tête. En effet, les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Sam. J’ai bien compris qu’ils avaient une idée d’intrigue en tête pour lui, mais on peine à voir où ils veulent en venir pour l’instant. On le voit donc faire la cuisine, puis se méfier de Jesse dont il ne comprend pas trop le comportement. Mouais. Si l’enquête sous couverture qu’il mène consiste à enquêter sur Jesse, ça va être chiant… mais ce n’est pas ce que suggère le cliffhanger, avec Ernie qui continue de mener l’enquête pour Jane. Et ça, c’est chouette : autant je n’aime pas Sam, autant avoir un fil rouge est plutôt sympa pour une fois !
En attendant d’en savoir plus, Sam aide comme il peut le NCIS, avec même des trouvailles qu’Ernie aurait dû être capable de faire tout seul, mais bon. Ce n’est pas étonnant que cela énerve Jesse à force : Sam est partout, tout le temps. Je suis content que les scénaristes pensent à proposer cette sous-intrigue. Sam est insupportable à être omniprésent, et je ne suis pas le seul à le penser. Bon, bien sûr, Sam gagne vite la confiance de Jesse pendant l’épisode en lui promettant d’être toujours là pour lui.
L’enquête peut donc continuer, en nous ramenant aussi Boum Boum. Décidément, la série tient vraiment à multiplier ses personnages, mais ça me plaît bien. Plus que cette histoire d’ananas qui permettent de planquer de la drogue, en tout cas ; parce que ça, ça me fait juste flipper. J’adore l’ananas moi !
C’est un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais pourtant, j’ai beaucoup accroché à l’enquête et ça fait toute la différence. Pas besoin de mettre les petits plats dans les grands quand on a une bonne idée de base et qu’on sait comment la suivre jusqu’au bout. Bref, c’est un épisode réussi sans en faire des caisses, les personnages ont des dynamiques bien maîtrisées et l’enquête reste divertissante.
Spoilers
Un marine disparaît mystérieusement pendant sa demande en mariage.
Je passe beaucoup trop de temps en forêt dans mes séries en ce moment. Bon, cela dit, revenons-en à la vraie critique de l’épisode : nous y suivons un couple qui fait une petite randonnée tout ce qu’il y a de plus classique. Il faut qu’elle soit sacrément conne pour ne pas comprendre que son mec la ramène sur le lieu de leur première randonnée pour la demander en mariage, non ? La nana est insupportable avec son mec… mais bon, j’étais plutôt content de voir qu’il allait être question d’une disparition plutôt que la trouvaille d’un énième cadavre. La pauvre, en revanche, c’est une sacrée mauvaise surprise !
Kidnappings
Je peux comprendre qu’elle soit énervée, finalement : son copain, Derek, disparaît en pleine demande en mariage et ce n’est pas la première fois que ça lui arrive. C’est un peu violent comme vie. Le vrai problème, c’est que Derek semble avoir vraiment disparu cette fois : elle attend trois jours pour appeler le NCIS et la disparition en forêt inquiète d’autant plus que les agents retrouvent une bague ultra chère. Pour ne rien arranger, il a aussi accès à des documents ultra confidentiels, ce qui fait que nos agents ont maintenant la pression hiérarchique pour le retrouver au plus vite.
En vrai, j’ai beaucoup aimé l’enquête. Elle avait quelques moments très prévisibles (notamment la découverte du cadavre de l’employé là), mais dans l’ensemble, c’était original : le marine a donc payé pour être kidnappé, parce que c’était une manière pour lui de se confronter à une de ses plus grandes peurs. J’adore l’idée, mais jamais de la vie je paie pour être confronté à mes peurs – et surtout celle-là, bordel, qui aurait envie d’être kidnappé ?
Sa future fiancée potentielle ne comprend pas non plus ce délire, mais elle est de plus en plus innocente aux yeux de tous puisqu’elle révèle qu’elle est enceinte à Jess et Tim. De là à l’innocenter complètement ? Il m’en faut plus. En tout cas, l’épisode mène ensuite les agents à enquêter sur un meurtre – celui d’un employé d’un safe space – qui aurait pu être commis par Derek, avant de découvrir qu’il s’est apparemment fait kidnapper pendant son kidnapping.
Leur nouveau coupable s’avère alors être le père de Derek, avant qu’il n’explique être lié à tout ça parce qu’il voulait sauver son fils de ces kidnappings. Grâce à Kasie et à force de tourner en rond, ils comprennent que la disparition de Derek est finalement bien liée à un employé du safe space, qui était déguisé en clown un peu plus tôt. En fin d’épisode, la fiancée révèle que Mickey, c’est son nom, était un ex un peu trop obsessif. Il l’a kidnappée également, mais tout est bien qui finit bien pour le NCIS. Bon, Mickey meure, tout de même, ce qui est gênant. Et puis, surtout, Derek comprend que sa future fiancée n’est vraiment pas quelqu’un de confiance.
C’était le mastermind derrière l’opération, qui en a profité pour extorquer plein d’argent à son beau-père. Je l’ai vu venir à des kilomètres ce twist, mais cependant, j’ai bien aimé son exécution. Non, franchement, c’était un bon épisode dans l’ensemble.
Colocataires
Du côté de la vie perso de nos agents, je suis un peu dégoûté de voir que Jess aurait pu me valider un point du prochain Bingo Séries, qui sera publié sur le blog le 6 à 20h. Pour une fois. Ce sera vraiment à l’heure. Bref, elle rentre de vacances pour mieux découvrir que Parker a un nouveau colocataire en la personne de Nick. En soi, c’est censé être une bonne chose pour eux, mais quand Jess comprend qu’elle tente de les mettre au régime, c’est beaucoup moins fun.
J’ai trouvé ça marrant à voir, même si un peu trop schématique de résumer ça à un cas de manger du pamplemousse VS manger un fastfood. Et puis… Être en colocataire avec son boss, c’est horrible comme idée, dans aucun monde ça ne peut fonctionner, non ?
Cela dit, Jess m’a bien fait rire à se foutre de la gueule de Nick pendant tout l’épisode – que ce soit avec ses frites ou son smoothie, elle était au spectacle et ça m’a bien plu. Il en faut peu, mais en même temps, je n’attends pas beaucoup plus de NCIS.
Et finalement, tout ça se termine bien pour Nick quand il est révélé que Parker fait autant d’efforts avec son régime juste pour suivre le désir de Nick d’avoir une vie healthy. Nick en profite pour ne pas révéler qu’il était horrifié par ce style de vie et tout est bien qui finit sur un mensonge. Décidément, c’était la règle dans cet épisode.
C’est divertissant, sans plus. J’ai trouvé l’épisode très expéditif, dès le départ avec une introduction d’enquête un peu bâclée, puis tout au long de son intrigue certes fluide, mais sans jamais le moindre faux pas de la part de Colter. Du coup, il se passe plein de choses, sans qu’on ne sente pour autant le moindre risque ou le moindre problème. Bref, c’est un épisode de plus, mais ça manque toujours de quelque chose, même si certaines dynamiques commencent à être bien établies.
Spoilers
Reenie fait appel à Colter pour retrouver Noah, le fils d’une de ses amies.
Ben merde, la série est déjà renouvelée pour une saison 2, avec des audiences en hausse chaque semaine. Je ne comprends pas les américains. J’imagine que c’est une raison de plus de m’accrocher à la série et de lui laisser un peu plus ses chances, même si ce n’est pas convaincant pour le moment – trop simple, trop énorme.
Noah
C’est encore le cas cette semaine, avec un épisode qui commence sur un adolescent qui fuit à travers bois. On ne comprend pas bien de quoi il s’agit, mais bon, ce sera évidemment lié à l’épisode. On ne peut qu’imaginer que Colter va être embauché pour retrouver l’adolescent.
Et effectivement, loin de cette scène d’introduction, nous suivons ensuite Reenie qui présente à Colter une de ses amies, Erica. Cette dernière est paniquée parce que l’école privée ultra-sécurisée dans laquelle est son fils n’a pas été suffisante pour l’empêcher de fuguer. Ah. Pourquoi une telle école ? Parce que son fils a des problèmes avec la drogue.
L’école se sert aussitôt de cette excuse pour expliquer la disparition du gamin : contrairement à ce qu’Erica pensait, son fils n’était pas sobre depuis son arrivée à l’école, parce qu’il avait rechuté quatre mois plus tôt. On pourrait croire qu’avertir la mère serait la première chose à faire en cas de rechute, mais non, elle le découvre une fois que c’est trop tard.
J’aime bien l’idée d’intrigue de cet épisode, mais je trouve ce début d’épisode très étonnant tout de même. Franchement, c’est étrange d’avoir un cas où Colter cherche quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît l’un des rares personnages récurrents de la série, non ? Et il n’y a pas vraiment d’introduction : nous sommes tout de suite dans l’action, pour un épisode qui ne dure que 39 minutes.
Bien sûr, en plus de tout le reste, l’école passe son temps à mettre des bâtons dans les roues de Colter – mais celui-ci n’est pas idiot et connaît son métier. Il force donc son passage dans l’école pour en découvrir plus sur Noah, quitte à interroger le seul pote que le gamin semblait avoir et qui était terrifé de parler. La réplique selon laquelle les ados ne parlent qu’aux ados ? Ces scénaristes doivent absolument croiser et parler à des profs, parce que bordel, ils parlent beaucoup aux profs aussi. Bref, on s’en fiche, on enchaîne sur une scène absolument pas crédible où Colter découvre que Noah a été kidnappé par un employé de l’école.
Ce n’est pas tant le kidnapping qui n’est pas crédible, c’est vraiment la manière de le découvrir, avec un zoom sur une vidéo de surveillance qui est totalement improbable. La qualité HD ! Le zoom sur une vidéo ? Le fait qu’il remarque le gamin caché derrière les sièges ! Non mais franchement, on nous prend pour des idiots.
Ray
Au moins, la piste est à partir de là facile à remonter : Colter se sert de ses contacts pour retrouver la maison de Zeke, l’employé qui a kidnappé Noah. Du moins, en théorie. Il est très rapidement confirmé que Zeke n’a pas kidnappé le gamin, il l’a aidé à s’enfuir pour retrouver sa petite amie. Cette dernière est hyper loquace et raconte plein de choses à Colter sur son ex qui la bat et le fait qu’elle a pu voir Noah la veille. Bien sûr.
Le principal suspect dans la disparition de Noah devient donc l’ex de cette gamine, Ray. Avant de continuer son job, Colter s’assure que la gamine soit bien entourée par la mère de Noah et l’avocate. Puis, il continue. Si l’enquête est fluide, je trouve que chaque étape est trop simple : il n’y a jamais le moindre obstacle dans la vie de Colter, c’est fou. Il se rend dans une boîte où le videur est encore plus loquace que la gamine plus tôt : il lui donne tout plein d’informations précieuses que Colter s’empresse de répéter à Velma et Teddi. Ces dernières sont au taquet en permanence, c’est fou.
Il est encore en ligne avec elles quand il retrouve Zeke. Ce dernier a eu un accident de voiture dans les bois, ce qui nous renvoie au début de l’épisode avec la fuite à travers la forêt. Bon, Zeke meurt rapidement et ne servait qu’à arrêter Colter dans les bois pour qu’il se mette à traquer Noah. Après tout, c’est son job. Pour une fois, on le voit vraiment traquer le gamin dans les bois. Il est aidé dans sa tâche par Ritter, à qui je ne fais absolument pas confiance parce qu’il débarque trop à point nommé à chaque étape clé de l’enquête.
Pourtant, il se fait finalement tirer dessus hors champ alors que Colter retrouve Noah. Le gamin est donc en fuite dans la forêt depuis toute une journée. Il a le flingue de Zeke, mais il est terrifié par Ray qui le pourchasse et n’hésite pas à tirer chaque fois qu’il tombe sur lui. C’est d’autant plus risqué que Noah est blessé à la jambe. Ritter ? Il se fait tirer dessus, mais il survit heureusement. Colter sait prendre soin de ses alliés d’un jour.
Il sait aussi utiliser ceux de toujours : Velma et Teddi appellent une ambulance, Bobby la police et finalement tout est bien qui finit bien après une confrontation sans trop de suspense avec Ray. Colter parvient à s’en débarrasser et en fin d’épisode, Ray est retrouvé inconscient par la police. Bien sûr, Noah s’en sort en vie et on se retrouve avec Reenie qui est ravie du bon boulot fourni par Colter. On sent aussi qu’elle est inquiète pour Colter et qu’elle avait peur pour lui. Allez, je comprends que cette relation donne envie de les shipper, mais il va falloir nous dire ce qu’est leur passé exactement à un moment.
Ce moment ne sera pas pour aujourd’hui. À la place, on devra se contenter de Colter qui reconnaît s’être planté sur l’école privé, qui fait un peu de caritatif avec Noah et qui est envoyé à Manhattan par Velma et Teddi. Mais Manhattan dans le Kansas, hein. OK. Bref, c’est un épisode vu de plus. Rendez-vous dans deux semaines pour la suite.
C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils ne peuvent pas savoir et on est censé les accepter ; il n’y a aucune vraie conséquence aux actions, mais en même temps, il n’y avait pas non plus de cause ; il n’y a même pas une bonne scène d’action. Autant il y avait des qualités dans les quatre premiers épisodes, autant ce dernier épisode s’inscrit déjà comme l’un des plus mauvais que je verrai en 2024. C’est rare que je descende si bas dans ma notation, mais vraiment, l’épisode n’est juste pas construit. Quel gâchis, quelle honte.
Spoilers
Fisk s’en prend à la famille de Maya parce que ouin ouin elle est méchante avec lui.
Bien sûr qu’après avoir fait le tour des trois ancêtres de Maya la série décide de terminer par nous dire que Maya est elle-même une héroïne. Nous la voyons blesser un oiseau avec un lance-pierre, parce qu’elle voulait voir si elle était capable de l’atteindre. Elle regrette aussitôt, demandant à sa mère de soigner l’oiseau.
La série nous révèle alors que la mère de Maya avait bien un pouvoir de guérisseuse et était capable de sauver l’oiseau, un « Biskinik », un oiseau traditionnel qui a son importance dans la mythologie de la tribu. Une fois l’oiseau sauvé, on repasse à l’accident de voiture, donnant l’impression qu’il restait quelque chose à en dire, mais finalement, non. Taloa est morte, il faut s’y faire.
Echo
Que faire de cet épisode ? Il ne reste pas grand-chose en théorie. Et pourtant, les scénaristes ont encore quelque chose à raconter, pas vrai ? Pas sûr. La ville organise la foire Pow Wow, comme suggéré dans l’épisode précédent et c’est là qu’aura lieu le cœur de l’action de ce dernier épisode. Le problème, c’est que Biscuits est à la sécurité de Pow Wow… autant dire qu’il n’y en a pas. Il s’inquiète tout de même de l’absence de Chula et Bonnie à la foire, et envoie ainsi des SMS à Maya, qui venait de repérer un Biskinik, ces oiseaux portant normalement les messages en temps de guerre dans sa tribu. C’est gênant.
Maya fait aussitôt demi-tour et rentre chez sa grand-mère pour savoir ce qu’il se passe. Nous avons une longueur d’avance sur elle : Chula a passé sa journée à essayer de récupérer sa machine à coudre pour faire un costume à Maya, puis a rencontré… Fisk. Celui-ci s’est fait passer pour un homme très poli afin de gagner sa sympathie et l’a probablement enlevée.
Bon, il n’empêche que Maya est inquiète et ne sait pas tout ça. Quand elle arrive chez sa grand-mère, elle tombe alors nez à nez avec… sa mère. What the fuck. Sa mère lui explique que Maya porte en elle les voix de toutes ses ancêtres et qu’elle beaucoup souffert, mais qu’il est important de comprendre qu’elle a ses échos en elle. Echos. Voilà donc pour le titre de la série. Chaque ancêtre a apporté une qualité indispensable à Maya aujourd’hui et elles sont réunies dans la tenue cousue par Chula.
C’est… n’importe quoi. La mère sort de nulle part et sans vraie raison pour expliquer le concept de la tenue, en repassant par l’accident de voiture. Pourquoi pas, en vrai ? Juste, ce serait bien de nous expliquer ce qu’elle fout là. Elle est morte, d’où vient cette vision ? Les échos se manifestent dans les cas de vie ou de mort, mais Maya n’est pas en danger à ce moment-là ? C’est paresseux et ça casse l’émotion de nous laisser face à tant de questions. Une fois de plus, ça donne l’impression que la série s’est précipitée vers cette scène sans réussir à l’introduire correctement. Et aussi, c’est le genre de révélation qui fonctionnerait encore mieux s’il y avait plus d’épisodes pour y mener. C’est passé trop vite.
PowWow
Bon, on était en début d’après-midi, mais voilà que nous sommes désormais en fin de journée avec le Pwo Wow qui commence. Maya a enfilé la tenue de sa grand-mère et fait partie du défilé pour… euh ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’elle fait là en fait ? Elle devrait être en train de chercher sa grand-mère et s a cousine, pas de défiler ? Il manque très clairement une étape pour justifier sa présence.
En plus, l’épisode est plutôt court, mais on perd beaucoup de temps dans la représentation de Pow Wow. Ce n’est pas dérangeant si en parallèle on nous explique pourquoi Henry pense que le festival va devenir dangereux, mais là, c’est juste frustrant. D’où sort Henry ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais il décide de dire à Biscuits qu’il devrait avoir une arme car ça va mal tourner à Pow Wow. Pourquoi pense-t-il ça ? Pas la moindre idée. Il manque un épisode où quoi ?
Maya finit par quitter le défilé pour se rendre dans ce qui ressemble à un restaurant de fête foraine, mais complètement désert. Pendant que tout le monde fête Pow Wow, Maya se retrouve donc confrontée à Fisk. Une fois de plus, elle tend son flingue vers lui dans cette grange/restaurant. Fisk a avec lui Bonnie et Chula, ce qui fait que Maya range son arme. Pourquoi ? Aucune idée. Faut que j’arrête de poser la question, je sais.
En tout cas, Maya a jeté sa lentille, ce qui fait que Bonnie est obligée de traduire Fisk. En post prod, le choix est fait de ne pas nous faire entendre ce qu’il dit. Bonnie traduit comme elle peut en langue des signes. Fisk confirme qu’il a tué le père de Maya, mais aussi qu’il compte tuer tout le reste de sa famille.
C’est gênant, hein ? Eh bien non ! Les ancêtres de la famille décident de se manifester à nouveau. Nous les voyons donc apparaître aux côtés de Maya, mais aussi aux côtés de Chula et Bonnie. Chacune ressent et vit les échos, ce qui leur permet de mettre KO les hommes de mains de Fisk. Oui, oui, Chula la grand-mère met KO des gardes du corps. Ca vaut le détour.
En parallèle, Biscuits utilise un monster truck pour détruire les camions pleins d’hommes armés (????) de Fisk (d’où sortent-ils ? Quel est leur but ? Comment Biscuits le sait-il ?) et Henry tue le sous-chef de Fisk (je ne vais pas m’épuiser à écrire plus que ça, ça n’a aucun sens).
Plutôt que de tuer Fisk, Maya décide finalement de poser ses mains sur sa tête. Cela nous permet de voir qu’il est encore un petit garçon frustré par les violences paternelles dans sa tête. Elle tente de le calmer, de le réconforter, de l’empêcher d’aller tuer son père et de faire taire sa rage. Pourquoi pas. Du coup, elle ne tue pas Fisk et, en fin d’épisode, il part dans sa voiture avant l’arrivée des flics, comme si de rien n’était.
Pardon ?
Happy end
La conclusion de l’épisode voit alors l’oiseau du flashback initial s’envoler, libéré par Taloa et Maya, puis Maya se souvenir de sa dernière soirée heureuse avant la mort de sa mère. Une fois que c’est fait, elle remonte sur sa moto pour se rendre à un pique-nique familial qui semble bien se passer. Soit. Cela permet surtout de repasser par tous les décors de la série et de voir les personnages heureux d’être ensemble. Apparemment, tout est réglé entre eux, personne ne parle de ce qu’il s’est passé à Pow Wow, personne n’est en prison non plus (après tout, un meurtre ce n’est rien pour Henry…) et… happy end ?
Moui. En post-générique, on apprend que Fisk veut réunir toutes les têtes restantes avant que la situation dégénère. Quelle situation ? On ne saura pas trop. En tout cas, il est ensuite captivé par la télévision qui annonce que les élections pour la mairie de New-York sont en train de se jouer et que l’arrivée d’un autre candidat capable de comprendre la souffrance des new-yorkais ne serait pas de trop.
En bref
C’est définitivement un immense gâchis. Je ne sais pas comment ça se justifie. Le covid ? Les coupes budgétaires ? Mystère. Une chose est sûre, la série avait de quoi proposer une intrigue plus intéressante que ça avec les personnages qu’elle utilise – Daredevil, Fisk, Maya… Tous ont de quoi être de super héros de séries, mais tous sont sous-exploités en cinq épisodes.
Réduire le nombre d’épisodes est une décision conne, en plus. On sent que les scénaristes ont condensé le contenu de bien plus d’épisodes : les relations ne sont donc pas développées, les intrigues sont décousues, on manque d’informations et d’explications… et surtout, surtout, il n’y a finalement aucun enjeu ! C’est fou, mais ces cinq épisodes ne savent pas ce qu’ils veulent raconter et ça se sent.
J’ai l’impression que ça aurait pu le faire sur un temps plus long, en développant davantage les perspectives de chacun et les backstories. À la place, on a juste trop de personnages qui se croisent, se font du mal, ne sont pas introduits correctement (franchement, ne serait-ce que nous dire les liens entre Chula et le vendeur ou entre Henry et Maya, ça aurait aidé) parce qu’ils viennent de comics et… c’est un immense gâchis. La série passe à côté de son potentiel et bâcle carrément son dernier épisode, en oubliant d’essayer d’apporter des explications aux actions de ses personnages. Des conséquences, mais aucune cause, donc.
Malheureusement, je crois qu’Echo sera vite oubliée. Enfin, elle l’est déjà en fait alors que je la vois avec à peine un mois de retard et que personne n’en a parlé. Tant de potentiel gâché…