NCIS – S21E02 – The Stories We Leave Behind – 17/20

David McCallum est décédé cet été et il fallait bien que le NCIS trouve une manière de dire adieu au personnage culte qu’il interprétait. C’est chose faite avec cet épisode qui n’est pas sans défaut, mais auquel on pardonne beaucoup de choses de toute manière. L’hommage rendu est beau, il est triste mais pas sans espoir, avec un message à retenir sur le deuil. Bref, cet épisode est réussi et il aurait été compliqué de faire mieux que ça, j’imagine.

Spoilers

Palmer retrouve Ducky mort dans son lit.

On a l’anniversaire qu’on mérite ? Je commence mes 31 ans par cet épisode hommage. C’est sans regret : c’est un bon épisode qui file un coup de vieux, mais qui rappelle aussi que le temps passe et qu’il faut en profiter, après tout. Espérons qu’on dise de moi ce qu’on dit de Ducky dans cet épisode : que j’étais quand même bien organisé et beaucoup trop bavard à l’écrit. En espérant être plus lisible que les pattes de mouche dans ses carnets, tout de même.

Quelques histoires

La première scène de l’épisode est aussi banale qu’atroce, exactement comme la mort choisie pour Ducky. Le personnage est donc mort dans son sommeil, et c’est Palmer qui le retrouve, parce que Ducky lui avait donné rendez-vous ce matin-là. C’est très beau comme manière de mourir et je suis content que la série n’en fasse pas trop. Bien sûr, embaucher un figurant pour être le cadavre, c’était un peu particulier, mais au moins, on ne nous embarque pas immédiatement dans une enquête horrible ou un meurtre du personnage qu’on aimait.

En revanche, ça ne veut pas dire pour autant que les personnages de la série ne sont pas tristes. L’envoi de tous les bouquets de fleurs sur le lieu de travail d’un homme retraité, j’ai quelques doutes, même si pourquoi pas, en vrai, Ducky passant plus de temps de sa retraite dans son bureau du NCIS que chez lui. C’était en tout cas très particulier de voir les personnages réunis dans les locaux à partager quelques mots sur Ducky.

La décision est alors prise de continuer de raconter les histoires que Ducky leur racontaient – et tous les souvenirs qu’ils avaient avec lui. Après tout, Ducky faisait parler les morts, quoi de plus normal que de le faire parler lui aussi, à travers les voix de chaque personnage ? C’est une belle conclusion et une qu’on rencontre tous face à un décès : se souvenir de la personne, célébrer sa vie (surtout quand elle a été si longue, belle et bien remplie !) et ne pas laisser mourir ce qu’elle nous a apporté. Il n’y a que ça pour bien vivre un deuil.

Les agents sont habitués au deuil depuis le temps, en plus. Tout le reste de l’épisode voit donc les agents se partager des souvenirs, et on nous envoie plein de flashbacks des moments-clés du personnage de Ducky. Ma foi, c’était sympathique et ça nous foutait un sacré coup de vieux quand on se retrouvait avec des extraits des premières saisons tout de même.

Le casting gère bien les choses, même si évidemment, c’est Palmer qui a le plus à nous montrer sa peine. Ils m’ont tous fait de la peine. Pour autant, l’épisode est marrant tout de même – nous rappeler McGee et le Poison Ivy, par exemple, ça fonctionnait à merveille. L’épisode se termine toutefois par les personnages qui se préparent à se rendre à l’enterrement de Ducky.

Il est plus simple de ne pas nous le montrer pour éviter les problèmes de casting, j’imagine – ça ferait beaucoup de gens à faire revenir. Il est alors question de trouver les mots parfaits pour dire au revoir à Ducky. Palmer les trouve : ce sont de Ducky lui-même, quand il l’a réconforté après les départs de Bishop et Gibbs, mais aussi après la mort de sa femme.

Une enquête banale

Bon, malgré le deuil et la peine, on se retrouve avec une enquête à mener : Ducky avait promis à la fille d’un mari de s’occuper de rendre l’honneur déchu de son père – déchu par un politique qui cite son nom dans ses discours et lui retire son statut de héros. Ducky avait souvenir de ce cas, comme de tous les autres, et bien sûr, il voulait clarifier la situation.

Problème : il est mort avant d’en parler vraiment à Jimmy. Par chance, la fille du soldat débarque au NCIS pour engueuler Ducky, avant de découvrir que Palmer n’est pas Ducky et que Ducky est mort. Par chance bis, mais pour elle cette fois, toute l’équipe se met aussitôt en tête de rendre hommage à Ducky en tenant sa promesse et en s’occupant de cette dernière affaire pour lui.

Toute l’enquête peut alors se dérouler, avec des souvenirs de Ducky qui la ponctuent, un coffre secret à trouver derrière une photographie de l’équipe et un rapport de Ducky qui rétablit bien la vérité, tout en offrant aussi une bourse à la fille du soldat, parce qu’il avait passé un coup de fil avant sa mort. Merveilleux.

C’est simple, mais il n’y avait pas besoin de faire compliqué à ce moment de la série. On voulait juste dire au revoir au personnage, et un petit tour dans une enquête à base de « Semper Fi » et de marines à glorifier, c’était très bien.

Ce qui m’a manqué

On ne va pas se mentir, cet épisode était horrible – ce générique m’a brisé sans prévenir, alors même que c’était normal et logique d’en faire un comme ça, plus calme et en l’honneur de l’acteur. Ils auraient même pu aller plus loin en le montrant encore plus que d’habitude dans le générique. Il me semble que c’est quelque chose qui aurait pu être encore plus à pleurer.

Après, ce qui m’a manqué le plus, c’est une réunion des anciens acteurs. Bien sûr, on a eu plein de flashbacks et de photos de chacun, ce qui est très bien. J’aurais tout de même aimé voir certains personnages revenir pour rendre un dernier hommage à Ducky – Gibbs, ça aurait été la base (non, une enveloppe et une photo ce n’est pas assez), Ziva ou Abby, ça aurait été parfait. Mais bon, j’imagine que financièrement, ils ne pouvaient pas tout faire… et ils ont déjà fait un très bon épisode. M’enfin quand même… Même pour Jimmy, une scène avec sa fille, ça aurait été bien.

Cela dit, je reconnais que le retour surprise de Dinozzo en toute fin d’épisode, c’était très bien. Cela fait bizarre de le retrouver et ça donne envie qu’il nous raconte beaucoup plus sa vie parce qu’on a plein de questions… mais bon, il n’est pas là pour ça. Il est juste là pour nous rappeler toutes les histoires qu’il nous reste de Ducky. Et les vies qu’on laisse derrière nous. Et les lumières qu’on éteint. La morgue dans le noir, c’était si triste. Belle conclusion. Belle conclusion aussi de nous redonner le trio McGee/Dinozzo/Palmer. Si seulement on pouvait les avoir un peu plus longtemps… L’épisode 3 sera étrange à repartir comme si de rien n’était (et en même temps, il n’y a pas trop le choix de faire ça !).

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Tracker – S01E02 – Missoula – 13/20

L’épisode a réussi à me convaincre un peu plus que le premier, alors même que l’intrigue est moins crédible que dans celui-ci. L’absence de flashback a dû me rassurer. Concrètement, c’est le genre de séries qui est risible dans sa manière de nous présenter un héros super-héroïque et si américain qui sait tout faire… Mais on sait que ça réussit parfois à s’installer dans la durée justement pour ça. Je ne donne quand même pas cher de la peau de la série et je ne suis pas sûr de la continuer bien longtemps. Et en même temps, ça se regarde tout seul.

Spoilers 

Colter cherche la trace d’un jeune homme dont la copine est plus âgée que lui, ce qui inquiète ses parents quand il disparaît.

Mr Shaw is a very dangerous professionnal. Accidents happen.

On sait que ça ne va pas être terrible, mais on revient quand même avec ce genre de séries. Il faut bien lui laisser quelques épisodes, même si je crains déjà d’être en train de perdre mon temps. Nous verrons bien, toutes les séries ont besoin de quelques épisodes pour se trouver et peut-être que ça viendra d’ici quelques épisodes. De toute manière, je sais aussi que je n’aurais pas toujours du temps pour voir les épisodes s’enchaîner.

Fil rouge ?

Cet épisode 2 commence plutôt mal, je trouve. Le précédent se terminait avec Colter qui quittait la maison de sa mère en direction d’une nouvelle affaire. Nous n’en saurons rien, parce que l’épisode 2 débute par la mère de Colter qui le rappelle chez lui au plus vite : quelqu’un s’est introduit dans le bureau de son père pour chercher quelque chose, apparemment. Ce qui est sûr, c’est que le bureau est complètement retourné et que la mère a reçu un avertissement par post-it directement chez elle : « Je te regarde ». Ah bon ?

Elle n’en dit rien à son fils, qu’elle appelle tout de même alors que ce n’est absolument pas son travail de chercher des voleurs. Son travail ? Teddi l’appelle justement pour qu’il aille dans le Montana. Mouais.

Jackson

L’enquête de la semaine consiste à retrouver un certain Jackson, un jeune adulte qui est porté disparu. Colter s’y rend immédiatement et débarque à temps pour parler avec les parents. Le suspect premier dans cette affaire de disparition ? Le jeune de 22 ans a disparu alors qu’il avait une petite-amie qui avait au moins 20 ans de plus que lui. Cela ne plaît pas trop à ses parents, mais leur problème, c’est surtout qu’ils n’ont plus aucune nouvelle de Jackson.

Bon. Ce n’est pas si inquiétant s’il est avec sa copine, mais il n’empêche que l’inquiétude des parents reste plus que compréhensible quand ils n’ont aucune nouvelle de lui. Colter contacte en tout cas Bobby avant même de quitter la maison (qu’il est fort) pour qu’il retrouve au plus vite la copine, Rebecca Smith. Malgré un nom hyper courant, Bobby retrouve assez vite des informations sur la copine en question. En revanche, elle a un mugshot avec un autre nom : Rebecca Pendergast.

Allons bon. Elle a tout d’une arnaqueuse. Le logiciel de Bobby le confirme rapidement d’ailleurs. Il a l’air pratique ce logiciel de reconnaissance faciale qui a aussi accès à absolument tous les fichiers de la police… Le travail va être rapide dans chaque épisode avec ça.

En tout cas, l’enquête avance vite grâce à ça, c’est déjà ça de pris. Colter a rapidement une adresse à laquelle se rendre pour tenter de retrouver Jackson – en commençant par Rebecca. À l’intérieur de la maison, il entend un homme hurler et supplier qu’on le laisse tranquille. Si l’homme est bien Jackson, il y a tout de même un problème : ce que Colter trouve, ce sont des écrans qui montrent des vidéos, plein de vidéos de Jackson.

Un autre problème surgit rapidement : il y a des agents de sécurité qui débarquent à la maison pour vérifier ce qu’il se passe. Là, la série manque clairement de crédibilité : Colter se retrouve tout de suite à se battre contre eux. La chorégraphie de combat ne m’a pas paru spécialement crédible, parce que c’était beaucoup trop chorégraphié, justement, trop technique, trop mécanique. Je ne sais pas. On voyait les différents moves, quoi.

Positive Light

De toute manière, ça ne mène à rien : Colter met KO un des hommes, puis le second tend un flingue vers lui mais ne tire pas, n’appelle pas les flics… Soit. Colter vient pourtant de dégommer son pote, y a largement moyen d’appeler les flics. Finalement, ils n’en font rien et laissent Colter partir. Ce dernier peut alors les suivre, après un rapide coup de fil à Teddi, jusqu’à une sorte de conférence organisée par une secte, clairement. Bon. Pourquoi pas, c’est une idée d’intrigue comme une autre. Perso, j’ai déjà hâte de l’épisode où c’est Colter qui disparaitra et ses différents potes qui le chercheront.

En attendant, Colter doit se renseigner sur la secte comme il peut – moi, je connais déjà le gourou en tout cas. Pour se renseigner, Colter ne fait absolument aucune recherche : il laisse la tache ingrate à Velma et Teddi, c’est tout de même bien plus simple comme ça. Le lendemain, il se rend à Positive Light, le nom de la secte, et parle avec Rebecca, le bras droit du gourou Seth. Malheureusement, elle lui explique que Jackson est en mission pour Seth.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Colter accepte finalement de rencontrer Seth. Le tout est filmé, comme le ferait n’importe quelle bonne secte. Bien sûr, Colter ne démord pas de son enquête et continue de chercher Jackson, mais la secte veut en savoir plus sur lui avant – et sur son père. C’est qu’ils se renseignent bien, dis donc. Seth confirme rapidement qu’il a cherché des infos sur Colter et sa famille ; et Colter n’est pas naïf, sachant bien qu’ils essaient de lui faire du chantage. La série essaie de faire une scène intense, mais elle n’y arrive pas trop, malgré les gros plans fixes sur les visages.

On nous fait aussi du mystère, avec Seth qui en arrive à la conclusion que la mère de Colter cache des secrets et ne lui a jamais expliqué pourquoi son père avait été viré. Allez, on prend les miettes qu’on nous donne pour reconstituer la baguette que sera le fil rouge en définitive, puis on enchaîne sur l’intrigue de la secte avec Shaw qui se fait une brûlure au bras maintenant qu’il détient un secret de Colter. C’est si naze.

Alors que Seth affirme à Colter qu’il peut maintenant aller voir Jackson, Colter sort une fois de plus son smartphone pour obtenir des infos de la part de Bobby. On oublie déjà son handicap avec des plans qui ne montrent jamais ses jambes dans cet épisode. Je me dis aussi que ça doit être sacrément solitaire comme tournage : le type est toujours tout seul et au téléphone ? Les journées doivent être interminables.

Jackson ? Colter le retrouve donc en vingt minutes, ce qui est un peu blasant car trop rapide. Il faut dire que l’épisode a plutôt pour but de parler de la secte apparemment. Pour se faire, on se retrouve donc avec le personnage de Jackson qui affirme être bien à sa place à faire du jardinage pour Positive Light – mais bon, c’est Colter qui lui donne finalement un cours de jardinage.

Et… j’ai décroché de l’épisode. Franchement, la conversation entre Jackson et Colter n’est pas passionnante. Assez vite, Jackson passe son temps à parler de ses parents, Colter finit par parler de son père et essayer de comprendre pourquoi Jackson est si accro à Rebecca et Positive Light. Ce n’est pas dingue, vraiment, et ça empire quand Colter explique à Jackson qu’il ne le connaît pas… mais qu’il a été lui. Oh bordel.

Super-Colter

Jackson envoie soi-disant un SMS à Colter un peu plus tard dans la journée. Colter, qui bosse seul, choisit de croire que ça vient de lui et de venir le chercher au beau milieu de la nuit au portail de Positive Light. Il y retrouve en fait Rebecca qui se contente de quelques menaces en l’air en assurant connaître son profil psychologique et en le faisant encercler par quelques gardes.

C’est ridicule, tout ça. En tout cas, la secte ne veut pas se débarrasser de Jackson comme ça et ils lui font bien comprendre. Colter continue donc son chemin dans la nuit et téléphone une fois de plus à Velma et Teddi qui lui font bien comprendre que la secte est très dangereuse, hein, ils ont tué quelqu’un qui voulait en partir déjà. Colter enregistre l’info, puis raccroche parce qu’il est suivi. Pardon, mais… C’est l’inverse qu’il faudrait faire, non ? Genre rester en ligne.

Bon, ça, ce serait s’il était censé. Il ne l’est pas. C’est un super-héros qui veut agir seul en permanence. Le voilà donc qui confronte l’homme qui le suit. Ca tombe bien : l’homme est seul et se laisse prendre comme un bleu. Cela permet finalement à Colter de s’introduire à nouveau dans la secte et de fouiller dans les dossiers de celle-ci. Il trouve donc les photos avec lesquelles ils font chantage auprès des adhérents : des photos de divers crimes, rien de bien fou… mais aussi une preuve que Seth et Rebecca sont des meurtriers : il y a la photo du meurtre du membre qui voulait abandonner la secte. Il y a aussi des K7, parce que ça fait plus secte que des vidéos sur ordi, j’imagine (même si c’était l’idée de base quand il a trouvé la maison de Rebecca).

Bien sûr, Shaw récupère aussi son dossier, avant de sortir à nouveau son flingue pour pénétrer toujours illégalement dans la maison – mais en ayant fait prévenir les flics cette fois. Comme par hasard, il trouve Jackson dans la maison. Il peut lui raconter tout ce qu’il vient de découvrir et le convaincre en une minute que dans cette secte, ils sont dingues et le manipulent. Sans blague.

Et là, quand Rebecca et Seth débarquent avec encore le garde du corps et des flics, Jackson pète soudainement un câble. C’est plutôt mal joué et absolument mal joué, mais ça lui permet de jeter un dossier sur Rebecca, puis de se jeter lui sur elle et hop, Colter maîtrise Seth et le garde du corps, l’intrigue est terminée.

La police arrête tous les leaders de la secte – on ne verra même pas les policiers cette fois. Franchement, je suppose que Colter a détruit toute une enquête bien plus complexe que ça, mais bon, l’essentiel, c’est qu’il peut ramener Jackson à ses parents. Et Jackson semble même heureux de retrouver les parents qu’il disait pourtant détester.

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Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre, car il faut que ça avance vite. Concrètement, la saison a à peu près la durée d’un film, mais tous les éléments d’une série quand même. Cela fait beaucoup de personnages et d’intrigues à caser… Et puis, la fin de l’action est clairement décevante dans cet épisode.

Spoilers 

Vickie passe à l’action et c’est tant pis pour Henry et Maya.

Maya brought that on herself coming home.

Tuklo

Bon. On a bien compris que chaque épisode allait commencer par une des ancêtres de Maya. C’est chouette en théorie, en pratique, je suis un peu sceptique sur les choix opérés par les séries, parce que tout ça est rattaché de manière trop artificielle à notre héroïne. Maintenant, je suis toujours pour la présence de nouvelles héroïnes à l’écran.

Ce troisième épisode propose en tout cas de commencer par un passage en film muet. Cela nous permet de découvrir la vie de Tuklo, une jeune fille qui aspire à devenir Lighthorsemen, c’est-à-dire une policière de la tribu pour se défendre contre l’envahisseur au début du XVIIIe siècle. J’aime bien l’éclairage historique que ça apporte et la manière dont c’est présenté.

Après, faut bien reconnaître que tout ça ne sert pas à grand-chose pour la série. La jeune fille n’a pas le droit de le devenir, elle se rend à une source où elle a des visions de ses ancêtres Lowak et Chafa, et bim, elle ose prendre un fusil et sauver sa famille. Son smile était chouette – et c’était aussi le cliffhanger de l’épisode précédent.

Les ancêtres

Après le générique, nous voyons Chula se rendre dans la même boutique que Biscuits et Maya pour justement obtenir des informations sur le retour de Maya. Bien sûr, comme elle a séparé les cousines, elle apparaît comme une méchante aux yeux de Maya et les deux ne se sont pas parlés depuis des années. Il serait pourtant bon de le faire pour avancer un peu.

De son côté, Maya continue d’avoir des visions de ses ancêtres – même celles qu’on ne connaît pas. C’est un peu embêtant quand elle se retrouve à faire face à Chafa alors qu’elle se promenait tout simplement. En effet, elle est inattentive un temps et se retrouve kidnappée, puis pendue par les pieds au beau milieu de Skatelite, la fameuse entreprise d’Henry.

Pourquoi ça ? Eh bien, Vickie a informé les hommes de Fisk qu’elle était de retour en ville, tout simplement. Bon, avec sa prothèse, Maya tombe rapidement du plafond, mais elle est récupérée par Vickie et deux de ses femmes de main (quoi, c’est pas comme ça qu’on dit ?). Cela lui permet de se rendre compte aussi qu’Henry est retenu prisonnier contre son gré. Bon.

Bonnie

Leur salut peut venir, peut-être, de Bonnie. Cette dernière décide en effet de passer voir son oncle Henry. Bordel, je pensais que c’était son père à ce stade. Bon, ça ne change pas grand-chose à l’affaire : Bonnie rentre dans Skatelite et parle à son oncle comme si de rien n’était. Celui-ci a été libéré pour la faire fuir. En soi, ça fonctionne plutôt bien : il a même le temps de lui indiquer, en langue des signes, de fuir et de prévenir les secours.

Malheureusement, malgré la discrétion apparente et la réussite de ce plan, Bonnie est rapidement constituée prisonnière elle aussi. C’était idiot de ne pas rentrer dans sa voiture pour donner l’alerte en même temps. L’avantage, c’est que Bonnie et Maya sont prisonnières dans la même pièce. Ces malfrats ne sont pas super malins. Maya non plus, cela dit. En effet, elle attend que sa cousine arrive pour se libérer. Je ne comprends pas pourquoi.

Elle se libère grâce à sa chaussure qui a évidemment une lame, puis libère sa cousine. Les deux filles n’ont absolument pas le temps de parler, mais elles le font quand même. C’est con, elles auraient besoin de leurs mains pour faire d’autres choses dans la précipitation. Bon. La confrontation entre les deux cousines est expéditive. On sent que les scénaristes raccourcissent les choses comme ça prend plus de temps de parler en langue des signes.

Bonnie reproche à Maya de ne pas avoir répondu à ses messages à la mort de son père, lui reprochant de s’être éloignée volontairement d’elle. Ma foi, c’est plutôt juste. Maya finit par la regarder en face, ce qu’elle n’osait pas faire et… elles sont aussitôt interrompus par Vickie et ses deux complices.

Ces dernières ont compris rapidement que Maya s’était libérée. J’ai bien aimé la confrontation qui a lieu ensuite, avec Maya qui se retrouve à frapper Bonnie pour faire diversion. Le moment où Maya balance le portable sur la nana qui a le flingue juste pour la distraire, c’était brillant. On n’est pas sur une excellente scène d’action, évidemment, mais sur de l’humour qui fonctionne bien. En tout cas, Maya se retrouve finalement prisonnière seule d’une pièce, pleine d’outils qui lui permettent de se fabriquer une arme et mettre KO sa geôlière.

Combat

Elle se libère un peu trop tard toutefois : les hommes de main de Fisk sont déjà là. Vickie tente de négocier avec eux pour récupérer l’argent, en vain. Il est très clair que les hommes ont pour but de tuer Maya et qu’ils n’hésiteront pas à tuer Vickie également. Si celui-ci pensait passer une très bonne journée et la finir riche, il se fait donc tirer dessus bien rapidement. J’ai eu de la peine pour lui – il se crache du sang au visage lui-même, une idée bien pensée en vrai.

Je m’embrouille tout seul dans ma critique, c’est terrible : Maya se libère de sa prison temporaire grâce à un pistolet à clous et elle enchaîne de très bons moments d’action ensuite. Un petit SMS à Vickie pour lui apprendre qu’elle est libre (et le faire tuer de manière probablement involontaire) et hop, elle s’attaque à tous les hommes de mains de Fisk.

J’ai beaucoup aimé la scène, car on retrouve le budget, les mouvements de caméras et les chorégraphies bien senties parmi les jeux d’arcade. Elle met KO à peu près tous les hommes qui osent s’attaquer à elle, profitant aussi pour cela de l’expérience de ses ancêtres. Le montage en post-prod est plutôt sympathique pour montrer les parallèles entre les combats de Tuklo et celui d’Echo. Est-ce vraiment nécessaire ? Absolument pas.

De toute manière, Echo a beau gagner son combat, c’est inutile. Le leader des hommes de mains a Bonnie en otage. Il peut donc faire prisonniers Henry et Maya super rapidement. Alors qu’il est sur le point de les tuer, il reçoit toutefois un coup de téléphone et… se barre, avec les hommes qu’il lui reste. C’est plus qu’étonnant. On lit l’incompréhension dans à peu près tous les regards et je me demande quel est le vrai plan de Fisk sur le long terme.

Fin de journée

En attendant, l’épisode peut se diriger vers sa fin. Maya se débarrasse de Bonnie comme elle peut, même si cette dernière souhaitait attendre la police. Maya ne compte pas les appeler. Elle préfère parler à son oncle : les deux en arrivent à la conclusion que la seule personne qui pourrait arrêter une exécution à ce moment-là et avoir assez de pouvoir pour ça serait Fisk.

C’est peu probable comme il est supposé mort, avec une balle en pleine tête. Par conséquent, Henry décide de s’allier avec Maya pour savoir ce qu’il s’est passé. Mais bon, ils commencent déjà par rentrer chez eux. Là, Maya reçoit sa nouvelle prothèse, déjà terminée. Une journée, c’est du rapide. La prothèse a aussi un logo Choctaw dessus. On comprend bien que la série insiste sur les origines amérindiennes de son héroïne. C’est une bonne chose, mais ça manque de subtilité je trouve. Après, je dis ça, mais en vrai, quand j’y pense, Captain America est loin d’être subtil aussi avec son bouclier, hein.

Bon, Maya enfourche ensuite sa moto et retourne chez elle, la maison étant restée comme un musée aux yeux de sa grand-mère. Le ciffhanger de l’épisode est alors bon : Maya ne parle toujours pas à Chula, mais elle tombe nez à nez avec Fisk. Celui-ci l’attend chez elle, avec un œil de moins. Le regard d’Echo est tout haineux, Fisk est plutôt dans l’incompréhension. Et la scène est tellement longue, passez au générique bordel !

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Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant au reste, on voit bien que la série fait des efforts pour relier ses différentes intrigues, mais ça sonne trop forcé, justement.

Spoilers 

Maya s’attaque au train de Fisk, comme promis.

Just lay low

Lowak

Ce second épisode, comme le premier, commence par nous parler de la mythologie Choctaw, revenant en Alabama en 1200 après JC. C’est extrêmement détaché de tout le reste, une fois de plus, et je ne comprends pas trop ce que ça vient faire là. Le filtre n’aide pas trop non plus. Bon, on voit en tout cas toute cette tribu s’extasier devant un match d’un sport dont je ne sais pas grand-chose. Ce qui est sûr, c’est qu’on montre une héroïne, Lowak, bien énervée. L’enjeu du match est important : le perdant perdra le droit de vivre sur les terres.

Le problème, c’est que l’équipe adverse, qui était en train de perdre, fait appel à son champion. Ce dernier met Lowak en difficulté. On suit donc tout le match à partir de là, avec un dernier point décisif lors duquel Lowak a soudainement une vision de Chafa. Grâce à celle-ci, son équipe l’emporte.

Bordel, mais qu’est-ce que je viens de regarder en vrai ? C’était super chelou, tout de même.

Préparatifs

Je suis content de voir que le générique de fin du premier épisode est en fait le générique de la série. Je l’aime beaucoup, ça va aider à faire passer les quatre épisodes qu’il me reste à voir. Après le générique, on retrouve Maya alors qu’elle est réveillée par son cousin, Biscuits. Ce dernier lui apporte quelques provisions et elle profite aussitôt de celui-ci pour lui demander quelques courses supplémentaires. Elle abuse un peu, tout de même.

Biscuits le fait cependant, se rendant chez son grand-père pour faire ses emplettes. La série en profite pour montrer une Karen et son mec acheter de la décoration locale – une critique très claire des américains blancs un peu concons qui veulent une déco Navajo sans faire la différence entre les tribus amérindiennes.

On a ensuite un aperçu de la vie de la grand-mère. Je me demande sincèrement pourquoi la série veut absolument nous faire quelque chose de si décousu. Les scènes s’enchaînent sans trop de rapport entre elles. Bon, la grand-mère, Chula, apprend le retour de Maya au détour d’une conversation, comprenant surtout qu’elle est la dernière au courant de ce retour (c’est faux, il y a aussi la cousine).

Chula se rend aussitôt dans la salle de patinage pour demander des informations au gérant. Mais qui est-il au juste ? L’oncle de Maya ? En tout cas, elle insiste pour dire que Maya risque d’avoir une mauvaise influence sur Biscuits.

Le train

Elle ne croit pas si bien dire : Maya l’entraîne dans quelques aventures parfaitement illégales. Au prétexte d’un tour ensemble, elle le convainc de la déposer sur un pont duquel elle saute pour atterrir sur un train. On sait déjà qu’elle est là pour s’attaquer à un wagon de Fisk Entreprise, donc c’est à peine surprenant, en vrai. La surprise vient peut-être du fait que la série est si rapide à mettre en place ce qu’elle propose. Et en même temps, il n’y a que cinq épisodes.

Bref, nous suivons Maya faire en sorte de s’infiltrer sous le wagon, puis dans celui-ci ; pendant que son cousin la suit en parallèle. C’est hyper cliché tout ça : la scène d’action est bien foutue, mais on se sent obligé de nous montrer que Chula appelle Biscuits pendant qu’il tente de suivre le train à toute vitesse pour récupérer Maya quand elle sortira de celui-ci ; de même qu’il est apparemment nécessaire de rappeler que Maya a une prothèse – on la voit donc arracher son jean.

C’est vraiment nécessaire, parce que ça lui pose problème ensuite quand sa prothèse est prise au piège entre deux wagons. En galère, Maya désespère un temps, avant d’avoir soudain une vision de Lowak et Chafa. Ses mains changent de couleur et elle a la super-force nécessaire pour libérer sa prothèse.

La course folle s’arrête alors quand Biscuits finit par rattraper le train et que Maya peut sauter du train en marche vers la voiture. C’est n’importe quoi. Je sais que c’est une série d’action, mais tout de même… on se fout de nous. C’est gênant, je comptais sur les scènes d’action pour remonter le niveau de la série.

Après, l’action n’est pas tout à fait terminée : on découvre que Maya n’a rien volé dans le train… elle a juste placé une bombe qui détruit totalement un entrepôt avec plein de munitions pour les hommes de Fisk. Bon, ça fait quelques morts au passage aussi.

Le lendemain

L’attentat de Maya ne passe pas inaperçu auprès d’Henry, le gérant. Ouais, il a enfin son nom, merci les SMS pour ça. Il demande donc à parler à Maya au plus vite, mais celle-ci est occupée à faire réparer sa prothèse par le vendeur du coin. On essaie de nous faire croire qu’un marchand de superette va réparer une prothèse high-tech là ? Même si on nous montre des images de cette réparation, je ne suis pas convaincu. Mieux encore : il lui fait une prothèse temporaire en attendant d’en créer une nouvelle.

Cela dit, la vraie raison pour laquelle Maya passe dans cette boutique, c’est de lui faire repérer une statue de Chafa dans la boutique. L’idée est claire : Chula peut faire remonter les racines de la famille jusqu’à Chafa et ça forcera Maya à parler à sa grand-mère. En attendant, elle sera surtout confrontée à Bonnie – qui apprend son retour par une gaffe amusante de Biscuits – et à Henry, qui n’apprécie pas du tout de voir Maya ramener les conflits de New-York dans sa petite bourgade.

Le problème, c’est que la scène est méga répétitive par rapport au premier épisode et que le cliffhanger ne donne pas plus envie que ça : on nous montre une vision d’une autre ancêtre de Maya. Bon. OK.

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