NCIS Hawai’i – S02E22 – Dies Irae – 15/20

J’ai un problème avec les fins de saison qui oublient de conclure vraiment la saison mais se contente d’une intrigue sur un double épisode. Je trouve ça dommage, surtout quand l’intrigue se concentre seulement sur un personnage. Ce n’est pas une surprise cependant. L’épisode reste très sympathique à suivre, mais j’attendais un peu plus pour marquer le coup de la fin. Tant pis.

Spoilers

Creel kidnappe Tennant et souhaite retrouver Maggie.

Retour à Hawai’i

Sans trop de surprise, l’épisode reprend par la torture de Jane par Creel. J’ai plutôt bien aimé la scène, qui fait monter un peu les enjeux. C’est rare de voir Jane en si mauvaise posture. Malgré tout, elle est encore capable de mentir à Creel, et elle le fait vraiment super bien. J’ai adoré la voir mentir sur ce qui était arrivé à Maggie. J’ai du mal à comprendre comment il peut ne pas savoir qu’elle est en prison, mais bon, ça permet à Jane de lui affirmer qu’elle est à Hawai’i.

Creel part aussitôt pour l’île, en laissant Jane à ses hommes de main. Il a besoin d’elle en vie au cas où elle mentirait, mais c’est tout. Son temps est donc limité et c’est sans surprise qu’elle essaie ensuite de s’enfuir. Par chance pour elle, c’est facilité par le travail de Kate. Pendant que Jane se fait torturer, Kate parcourt en effet toute la ville à la recherche de Jane et finit par retrouver sa piste.

Grâce à un espagnol qu’elle ne maîtrise soi-disant pas (sacré vocabulaire, tout de même, et parfaite compréhension, en plus !), elle est hyper efficace et rapide à retrouver Jane. Elle intervient donc et parvient à l’aider à se libérer – manquant de la tuer par accident, aussi. Elles sont toutes les deux également aidées par un autre agent du NCIS sorti de nulle part : c’est un nouveau crossover avec NCIS LA qui a lieu. En vrai, c’est vraiment n’importe quoi : un agent qui est au Maroc fait un détour pour venir jouer les snipers et sauver Jane, mais sans avoir aucun moyen de savoir où elle est exactement, non ?

Et puis, vraiment, les acteurs ne sont même pas ensemble pour ce crossover. Je suis prêt à parier que ça a été filmé à deux endroits et sur deux jours totalement différents, puisqu’il se contente d’un coup de téléphone. Mais bon, il a été annoncé un peu partout que le personnage de Sam Hanna serait dans la saison 3 de la série, alors voilà, c’était un moyen comme un autre de le réintroduire. Et une fois que c’est fait, Jane et Kate peuvent se dépêcher de rentrer à Hawai’i pour être interrogée par John Swift – enfin Kate l’évite et est simplement interrogée par Lucy (sachez que j’adore ce couple, vraiment, c’est toujours bien mené). Et puis, j’aime que l’épisode montre Kate dans un rôle plus actif, démontrant ses compétences et sa détermination.

Maggie

De retour à Hawai’i, il y a tout de même un temps nécessaire pour faire le deuil de Charlie 1, dont la mort est confirmée par Kate qui a retrouvé le corps grâce à Ernie ayant traqué le téléphone. Rien que ça.

Ensuite, il faut enchaîner, et pour cela rien de tel que de faire sortir de prison Maggie Shaw. La meilleure amie de Jane est donc de retour dans cet épisode, et c’est plutôt logique : elle peut théoriquement aider le NCIS à débarrasser de Creel. Le problème, c’est qu’il est compliqué de faire confiance à Maggie. Pourtant, Jane accepte de le faire – allant même jusqu’à monter un plan avec elle pour doubler le NCIS et s’occuper de Creel avec elle.

Si j’aime bien le personnage de Maggie, je trouve ça vraiment tordu comme intrigue. La scène où elle s’excuse était nécessaire, mais ça ne change rien à la trahison et au fait que Jane n’est pas censée pouvoir la piffrer. Du coup, quand elle l’aide à s’évader pour s’occuper de Creel ? Je ne sais pas, c’est gros. En plus, Jane ne peut pas avoir fait ça toute seule, et Maggie non plus à vrai dire.

L’autre truc avec lequel j’ai du mal dans l’épisode, c’est qu’en revenant à Hawai’i, Jane a continué de mentir à toute son équipe, pour les « protéger ». Les gens se plient en quatre pour elle et elle continue de leur mentir ? Non, vraiment, c’est insupportable. Ils sont tous là à dire qu’elle est comme la famille et qu’ils forment une grande famille et que la famille c’est sacré blablabla, mais putain, elle passe tout leur temps à leur mentir. Bon, elle finit par craquer et dire toute la vérité quand Jesse l’interroge, mais tout de même.

De toute manière, ça ne change rien à la fin de l’épisode : Jane fait équipe avec Maggie pour retrouver Creel et ensemble, elles en viennent à bout. Bien sûr, Jane n’arrive toujours pas à le tuer, respectant les lois et ne voulant pas tout perdre. En revanche, Maggie n’a aucun problème à le tuer et à laisser Jane essayer de le soigner.

Et c’est ainsi que Maggie réussit à s’enfuir. Bon, elle est tout de même sur l’île d’Hawai’i, ça limite ses possibilités pour fuir vraiment, mais bon, Jane est sûre qu’elle saura être patiente et y parviendra. En revanche, Jane est aussi dans de beaux draps : elle a aidé Maggie Shaw à s’échapper.

Bien sûr, Swift est interprété par un acteur connu et n’est pas encore mort ou méchant en fin d’épisode. Il aura donc aussi son rôle à jouer. En toute fin d’épisode, on le voit donc au téléphone avec quelqu’un dont on ne sait rien. Il vante les qualités de l’équipe, évidemment, et propose de faire venir quelqu’un pour empêcher Tennant de continuer de faire de la merde. Bref, on aura Sam en saison 3, c’est comme ça que je le comprends.

La saison peut ensuite s’achever tranquillement par un énième apéro de la part de toute l’équipe. Tout est bien qui finit bien.

En bref

La saison 2 a été plutôt inégale dans ses épisodes, mais en vrai, je trouve qu’il y a de vrais bons moments et pas mal de points positifs à en tirer. Un des gros points faibles a été l’absence de Lucy qui s’est fait vraiment sentir sur plusieurs épisodes, mais en même temps, il y a peut-être eu du positif à celle-ci : le rôle de Kate a été davantage développé grâce à cette absence et, dans l’ensemble, je trouve que j’ai apprécié davantage l’ensemble des personnages de la série, y compris les secondaires comme la médecin légiste, Bam Bam et Boum Boum (vivement l’arrivée de Bim Bim).

Blague mise à part, la saison 2 était donc plutôt solide et j’ai hâte de voir débarquer la saison 3. On sait à quoi s’attendre avec NCIS, c’est une franchise qui fonctionne bien et je trouve que cette série a trouvé son équilibre, avec ses différences pour se démarquer.

NCIS Hawai’i – S02E21 – Past Due – 15/20

Je ne suis pas très friand des épisodes où les personnages principaux deviennent soudainement shady et où des secrets du passé ressurgissent pour changer tout ce qu’on sait d’eux – et leur caractère au passage. Ce n’est jamais une franche réussite de mon point de vue, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être sympa et prenant pour plein d’autres raisons. Heureusement que j’aime les personnages, quoi.

Spoilers

Tennant est retrouvée par la police alors qu’elle est penchée sur le cadavre d’un homme.

Maggie

Il faut bien le dire, j’ai soupiré fort face à l’intrigue qu’on nous proposait. Le passé de Jane ressurgit quand un homme lui donne rendez-vous juste avant de se faire tuer, mais qu’il a dans sa poche un ancien passeport de Jane, avec un alias qu’elle utilisait à la CIA. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle se mette à enquêter de son côté sur ce qu’il se passe. C’est un peu répétitif : on a déjà eu cet épisode où son passé la faisait complètement changer de caractère. Et je n’aime pas trop ce que ça donne.

La dernière fois que c’était arrivé, Jane était affectée par la trahison de Maggie jouant les agents doubles. Sans trop de surprise, elle en profite aussitôt pour reprendre ses petits mindgames avec Jane et pfiou. J’ai soufflé fort. En plus, elle ne servait à rien dans le présent – mais bon, quitte à payer l’actrice dans les flashbacks, autant l’avoir dans le présent aussi je suppose ! Jane vient donc la voir pour savoir si c’est elle qui a parlé de son alias de la mission de Chypre à quelqu’un.

Elle assure évidemment que ce n’est pas le cas, ce qui n’aide pas tellement Jane dans son enquête. Le problème, c’est que Jane veut absolument mener son enquête en solo et ne parle de rien à son équipe. C’est du moins ce que je pensais, jusqu’à ce qu’elle fasse appel pour l’aider à…

Kate

Oui, oui, Jane fait appel à un agent qui n’est pas de son équipe pour lui venir en aide et partir à Caracas. Et ça n’a aucun sens, parce que ce n’est pas du tout le caractère de Kate d’aller à l’encontre des règles. Cela fait plaisir de voir que sa loyauté envers Jane est plus grande que son respect des règles, mais ça ne me paraît pas tout à fait raccord.

En tout cas, Jane n’apparaît pas sous son meilleur jour dans cet épisode. Elle se sert d’abord d’Ernie pour avoir les informations dont elle a besoin, puis de Kate. C’est juste abusé. Les deux femmes se rendent dans une banque où elles apprennent que le compte a été vidé par Jane Padilla elle-même, l’alias de Jane. Bon, bien sûr, ce n’est pas le cas : quelqu’un se fait passer pour elle.

Maintenant qu’elle sait ça, et après avoir tabassé le type qui lui avait fourni le passeport des années plus tôt, Jane n’a plus besoin de l’aide de Kate ou de ses contacts. C’est même pire que ça : Kate devient gênante pour elle. Elle n’hésite donc pas à… la menotter. Non mais ? J’ai vraiment du mal avec le caractère de Jane dans cet épisode. Kate ne semble même pas lui en vouloir plus que ça et passe le reste de l’épisode à s’inquiéter pour elle, en plus.

L’enquête

Pendant que Jane fait sa vie de son côté, le reste de l’équipe doit encore enquêter. Le NCIS fait donc ce qu’il peut pour déduire les informations au fur et à mesure : ils comprennent que l’homme mort au départ est un agent du MI6 et partent de là pour découvrir qu’il est impliqué dans des affaires louches, avant d’avoir de nouveaux bâtons dans les roues en la personne de John Swift, interprété par Henry Ian Cusick. Le casting de cette série ne cesse de me faire plaisir dans ses guests, franchement !

Bon, par contre, il est vraiment un bon empêcheur de tourner en rond qui finit par forcer Jane à prendre des vacances, puis à mettre au placard Jesse qu’il considère être un mauvais agent. Il a bien raison : Jesse ne suit pas les protocoles.

En les suivant, on finit par apprendre avec le NCIS tout un tas d’informations sur le passé de Jane. Grosso modo, le compte en banque vidé servait à la CIA pour des missions sous couverture. La dernière fois qu’il fut utilisé, c’était, d’après Ernie, en Syrie dans une mission pour arrêter un terroriste. Le seul survivant de la mission qui était une embûche ? Charlie 1. Aujourd’hui, c’est lui qui a tué l’homme qui voulait voir Jane en début d’épisode, parce que c’était un méchant travaillant avec celle se faisant passer pour Jane. C’est une intrigue totalement alambiquée, mais ce n’est pas le plus incohérent de l’épisode.

Charlie 1

Le plus incohérent, c’est vraiment Charlie 1. Il passe de révéler plein d’informations à Kai chez Jane (ouais, Kai s’est dit que c’était une bonne idée d’entrer chez Jane sans son autorisation pour chercher des infos alors que les enfants de Jane, eux, sont envoyés chez son père parce que c’est plus simple) au Venezuela en deux secondes apparemment. On sait qu’il est excellent, mais de là à pister Jane qui s’est débarrassée de Kate et des flics qui la suivaient « discrètement » si vite ?

Le cliffhanger n’a alors absolument rien de surprenant : Charlie 1 débarque à temps pour sauver Jane qui a le temps de lui révéler que c’est Maggie qui a tué Creel en faisant exploser sa voiture. Sauf que voilà, ce dernier est encore en vie, évidemment, et il débarque à son tour pour tuer Charlie 1 – ou en tout cas le blesser par balle et kidnapper Jane. C’était si prévisible. Comment une agent comme Jane peut-elle déduire que son ennemi est mort juste parce que la voiture a explosé ? Elle a tourné la tête au moment de l’explosion quoi.

Par contre, comment Creel peut-il passer tant de temps à retrouver Maggie et Jane alors qu’il a les pseudonymes des agents depuis super longtemps ?

NCIS – S20E22 – Black Sky – 16/20

C’est assurément un bon épisode de NCIS, mais ça s’arrête là : je m’attendais à beaucoup mieux pour une fin de saison qui semblait avoir de quoi faire pour être au moins un peu surprenante. À la place, nous nous retrouvons avec un épisode tout ce qu’il y a plus classique pour la série et qui manquait un peu de surprise. Et non, intégrer une nouvelle intrigue à la dernière minute dans les deux derniers épisodes de la saison, je n’appelle pas ça faire une surprise ; c’est plutôt malhabile.

Spoilers

Nick est envoyé sous couverture dans la cellule en face de celle de Yuri, avec espoir de démanteler la prochaine attaque terroriste.

La prison

Je crois qu’ils ont vraiment voulu essayer de créer la surprise avec la révélation de l’arrivée de Nick en prison, mais ça a été un échec remarquable car ça se devine bien vite : entre le cliffhanger de l’épisode précédent et la reprise de celui-ci dans la cellule de Yuri, il ne fallait pas être un génie pour s’y attendre. Dans l’ensemble, et comme chaque fois qu’il est sous couverture, cela permet au personnage de Nick d’être absolument génial. Au passage, l’acteur démontre également son talent. Tout va bien, donc.

L’intrigue au sein même de la prison n’est pas spécialement marquante. On y voit Nick protéger sa couverture comme il peut, ce qui n’est pas évident quand à l’extérieur, l’information circule déjà qu’il y a un rat dans la prison – ce que le NCIS apprend via Evelyn, qui gagne ainsi son statut de protection des civils.

Dans l’ensemble, il y a des passages sympathiques tout de même, notamment quand Nick improvise l’existence d’une deuxième école à Miami pour parfaire sa couverture, forçant Jimmy et Kasie à créer un site internet au plus vite. Les gags autour de ça sont plutôt bons, même si ça n’a rien de crédible de nous faire croire qu’ils fabriquent un site en quelques heures ; qu’il est mis en ligne et directement correctement référencé ou que Yuri se laisse avoir par un trompe-l’œil si grossier. Genre, le type arrive à se faire livrer une tablette en prison, mais il n’a personne qui bosse à l’extérieur de la prison pour checker les infos ?

Allez, ce n’est pas grave, on passe un bon moment malgré tout dans cette prison… Jusqu’à ce que Yuri se fasse tuer et que Nick soit exfiltré dans la confusion qui suit. Pourquoi Yuri se fait-il tuer ? Eh bien, on découvre en fin d’épisode que c’est parce que son père n’a plus besoin de lui, tout simplement. Ouep, le père de Yuri tirait pas mal de ficelles, même si nous n’avons pas encore eu l’occasion de le voir vraiment.

Black Sky

Si je dis qu’on n’a pas encore eu l’occasion de le voir, c’est parce que quelque chose me dit qu’il pourrait occuper une partie de la saison 21. En effet, en enquêtant sur l’attentat à venir, le NCIS comprend – toujours à l’aide de Ducky qui fait donc sa dernière apparition dans la série dans cet épisode, bordel, quel acteur, quelle carrière, jusqu’au bout sur les écrans, c’est beau – qu’ils ont affaire à ce que la sécurité intérieure appelle une attaque « Black Sky ». Grosso modo : le père de Yuri veut provoquer une panne électrique généralisée.

C’est donc dans le chaos que le russe veut voir la ville être plongée. Malheureusement pour notre équipe, il y parvient en cours de route, avec tout Washington qui perd son pouvoir. C’est pour moi là que la série passe totalement à côté du potentiel de l’épisode. Il aurait mieux valu proposer une intrigue qui se concentre sur les conséquences d’une telle panne généralisée et de la panique que ça cause plutôt que de voir les agents se débrouiller pour tourner en voiture sur des routes désertes…

Franchement, je ne sais pas, mais ça m’a paru manquer de crédibilité. Rien que pour quitter le bâtiment du NCIS en plein centre-ville, je me demande bien comment ils ont fait. C’est vite n’importe quoi en cas de panne de courant sur les feux de signalisation, non ?

On ne nous en parle pas un instant. Au lieu de se concentrer sur les conséquences de l’attaque, l’épisode se concentre uniquement sur les causes. Celles-ci sont plutôt bien trouvées : c’est de nouveau à cause d’Evelyn que tout se produit. Il est révélé qu’elle a le même père que Yuri et que c’est elle qui a manigancé depuis sa maison de protection des témoins pour griller tout le circuit électrique.

La confrontation finale est rapide : elle n’a même pas le temps de parler à McGee, par exemple, alors que ça aurait pu être sympa. Finalement, son homme de main se fait tuer rapidement (faut dire qu’il paraît plutôt idiot à ne pas se mettre à couvert – ça semble bien plus réaliste comme fusillade) et Evelyn est arrêtée. Elle pose son arme avant de demander qu’on lui tire dessus… Pas si maligne !

Pas un happy end

Tout paraît bien qui finit bien… Mais là encore, c’est un peu bâclé : dans le fond, Evelyn est en prison et trouvera bien un moyen d’en sortir après avoir manipulé tout le monde pendant si longtemps ; son père est encore en vie et trouvera bien un moyen pour poser problème au NCIS. En attendant que ça arrive, la série part dans une nouvelle direction avec un cliffhanger qui nous révèle que le passé de Nick est trouble.

Cela fait quelques épisodes qu’on nous parle d’une tension dans son passé ; qu’on le voit touché par les sacrifices de l’immigration et qu’il passe tout son temps au téléphone avec sa famille. Dans cet épisode, nous voyons qu’en prison, Nick croise un visage qu’il n’aime pas. En fin d’épisode, il s’introduit dans la maison d’un homme qui le reconnaît.

Avant ça, Nick passe un coup de fil à sa sœur et lui dit que l’homme continue de faire ce qu’il a toujours fait – ça sent des violences quand Nick était enfant, et pourquoi pas des violences sexuelles sur sa sœur. Il faudra attendre la reprise de la série dans un bon mois pour en savoir plus (je vois cet épisode seulement le 4 janvier, oui, j’ai pris tout mon temps par rapport à sa diffusion en mai). En attendant, le cliffhanger nous apprend que Nick lui rend visite pour obtenir ce qu’il a toujours voulu : voir l’homme être tué.

En bref

Pour moi, cette saison 20 prouve que NCIS reste un divertissement agréable et fiable, même si je ne m’attends pas toujours à être profondément impressionné par chaque épisode. Le mot qui revient le plus de critique en critique est, après tout, « prévisible ». Oui, la série est prévisible, mais dans le fond, on sait pourquoi on vient et on a ce que l’on veut. Si elle a su se renouveler au départ de Gibbs, son ADN reste le même.

C’est plutôt bien et ça explique sa longévité, mais en revanche, j’aimerais parfois des évolutions plus franches pour les personnages ou, au moins, quelques surprises dans les formules utilisées concernant les enquêtes. Je trouve que cette saison a peiné à proposer des intrigues marquantes. Je l’ai visionnée sur près d’un an et demi, de septembre à janvier, et on ne peut pas dire qu’elle m’a manqué plus que ça quand je passais un mois ou deux sans voir d’épisode.

Je suis content de l’avoir terminé et je regarderai probablement la saison prochaine, ne serait-ce que pour son épisode 2 qui rendra hommage à l’acteur interprétant Ducky, mais… ouais, elle manque à nouveau de quelque chose, d’un peu de piment et de saveur.

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NCIS – S20E21 – Kompromat – 14/20

Cet épisode prépare le terrain pour la fin de saison, et je pense qu’on peut même dire que c’était un double épisode de fin. C’est vraiment sympathique de voir les agents enquêter sur une intrigue un peu moins prévisible que d’habitude et de voir que les scénaristes ont voulu relier plusieurs épisodes dans une même histoire. Cela fonctionnait plutôt bien, malgré un cliffhanger peu exceptionnel.

Spoilers

Un corps ensanglanté est retrouvé dans les archives de la Navy.

Parker

Si l’enquête est un peu moins prévisible que d’habitude, il n’en reste pas moins que la formule de la série est largement connue après vingt saisons. Ainsi, quand on nous dit que Parker préfère une soirée à bien manger plutôt que de rester travailler, on sait déjà qu’il sera lié à l’enquête en cours. Quand le NCIS se retrouve à devoir retrouver la sénatrice qui avait fait du rentre-dedans à Parker quelques épisodes plus tôt, c’est donc sans surprise qu’on apprend que les deux sont en couples depuis un moment.

Cela permet à Constance, c’est le nom de la sénatrice, d’avoir un rôle-clé tout au long de l’enquête de l’épisode. Elle est celle qui se fait voler son identité pour permettre à un certain Yuri d’accéder aux archives top secrètes. Yuri est vite retrouvé par le NCIS alors qu’il sort de la douche après avoir tué sa cible (la scène était marrante en vrai). On sent qu’il n’en a rien à foutre d’être arrêté.

Ce n’est pas le cas de Constance qui n’apprécie que moyennement d’être interrogée une première fois par l’équipe de Parker, puis qui se retrouve à devoir être interrogée par Parker lui-même quand de nouveaux soupçons planent sur elle. Constance vient en aide à l’équipe jusqu’au bout de l’épisode tout de même, les aidant aussi à arrêter un membre du gouvernement un peu convaincu – ou très con à vouloir échanger des prisonniers russes en vie avec des prisonniers américains morts.

Malgré tout, elle prend la décision de rompre avec Parker, lui expliquant au passage qu’il est encore amoureux de son ex. Allons bon. On ne peut qu’être d’accord, mais comment l’a-t-elle su ? On ne saura pas, car toute leur relation est restée secrète.

Jess et Jimmy

À l’inverse, la relation entre Jimmy et Jess n’a plus rien d’un secret pour personne. Il n’empêche que quand, en début d’épisode, il lui balance qu’il l’aime devant tous les collègues alors que ce n’était pas prévu, ça jette un certain froid – et pas mal d’humour. Bien sûr, toute l’équipe en fait alors des caisses pour connaître les vrais sentiments de Jess et sa réponse à cette déclaration inattendue.

Cela permet à l’équipe de reprendre ses habitudes du côté du harcèlement, tout en nous montrant à quel point, en 20 ans, la série a fait du progrès sur la question. Finalement, Jess décide d’annoncer face à tous ses collègues qu’elle est amoureuse de Jimmy aussi, après une journée loin de lui dans un hélicoptère. Et ils ont beau tous trouvé ça mignon, moi, ça me terrifie toujours la pression qu’ils doivent se mettre au passage avec tous les collègues qui s’impliquent autant dans la relation. Mais bon.

Tout est lié ?

Une bonne surprise de cette enquête est qu’elle permet aussi de relier plusieurs épisodes entre eux. Ainsi, le NCIS fait de nouveau face à Evelyn, l’espionne russe qui bossait avec Delilah. J’ai beaucoup aimé ce que ça apportait à l’épisode, surtout que je l’aime bien et que ça permettait à McGee d’avoir quelque chose à apporter à l’épisode. De manière globale, tous les personnages étaient mis en avant durant l’épisode. Ce n’est pas toujours le cas et je trouve ça bien que ça le soit parfois. Ainsi, on a Torres qui réconforte Jimmy, et ça permet aussi de développer un peu la psychologie de Torres. On découvre donc qu’il parle plus qu’avant à sa mère, parce qu’ils ont eu pas mal d’enquête sur l’immigration cette année… et que ça lui a rappelé les sacrifices de sa mère. Sympa.

Eh, l’épisode prend même la peine de nous faire intervenir Ducky et ses innombrables contacts russes. C’est toujours un plaisir de voir le personnage débarquer, et ça l’est encore plus car l’acteur est mort il y a quelques mois. Il faut bien reconnaître qu’on le voit plus faible que d’habitude dans cet épisode.

Après, c’est aussi parce qu’il est là pour annoncer qu’on est face à une nouvelle menace terroriste avec une arme qui pourrait détruire le pays là… Un cliffhanger habituel, quoi.

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