NCIS Hawai’i – S02E20 – Nightwatch Two – 16/20

Cet épisode m’a agréablement surpris. Malgré une structure narrative que je n’apprécie généralement pas (et que je critique à chaque fois avant de me rendre compte que si, elle fonctionne), l’épisode a su maintenir une tension constante et offrir un déroulé fluide. Cependant, certains éléments étaient un peu trop prévisibles… Comme toujours dans les séries policières, quoi.

Spoilers

Lucy reçoit un appel au NCIS d’un homme qui assure avoir commis un meurtre.

Kate/Lucy

Vraiment, la prémisse de l’épisode est amusante, avec cette intention évidente de copier ce que fait 9-1-1 lorsque Lucy reçoit le coup de fil de Joe, un homme qui lui dit avoir tué quelqu’un. Cette introduction énigmatique pose immédiatement le ton de l’épisode, amenant Lucy à se questionner sur la crédibilité et la santé mentale de l’appelant. Bien sûr, Kate est aussi avec elle, comme toujours : elle rendait visite à Lucy pendant qu’elle travaillait de nuit à monter la garde.

J’aime bien ce concept où les agents montent la garde, je trouve que ça fonctionne plutôt pas mal. Le développement du couple Kate/Lucy était en revanche moins fou, avec cette intention de Lucy de fêter leur anniversaire sur la mauvaise date. Si au moins elle avait pu offrir un vrai cadeau à Kate, ça m’aurait fait un point de Bingo, mais un cupcake dans le frigo ? Humph.

Ceci étant dit, toute leur dynamique dans l’épisode était vraiment sympathique. On les voyait s’inquiéter l’une pour l’autre et j’ai adoré voir Kate s’énerver pour la protéger. Je trouve que c’est un couple vraiment bien écrit. L’intervention de Kate en fin d’épisode pour sauver Lucy au dernier moment ? Eh, c’est un peu gros, mais ce n’est pas grave.

En plus, avant d’en arriver là, l’épisode met bien en avant le personnage de Lucy, et ça c’est toujours un plus. Lucy se retrouve donc à devoir gérer Joe pendant tout l’épisode, alors que Joe souffre de lésions cérébrales et n’arrive pas à aligner ses idées. Le plus surprenant dans cette intrigue sur Lucy n’est certainement pas sa compassion pour lui, mais clairement son temps de réaction en fin d’épisode sur le bateau. C’était étrange : elle est bien meilleure que ça en combat d’habitude.

Kai

J’ai beaucoup moins aimé le développement de Kai durant l’épisode pour le coup. On nous rappelle de nulle part qu’il est un ancien soldat, et ça pourquoi pas… Mais son statut de vétéran est utilisé dans tout l’épisode pour nous dire qu’il est tout seul – et déprimé de rater sa soirée off avec Jesse, plus occupé par son fils qu’autre chose – et qu’il a besoin de parler.

Cela sortait vraiment de nulle part et se faisait sans subtilité – que ce soit avec Jesse, avec Lucy au téléphone ou même avec tout le reste de l’équipe, en fait. Bien sûr, en fin d’épisode, Kai peut aller voir un groupe de paroles et se soigner, donc en plus, je ne suis même pas certain que ça servira à autre chose dans les épisodes suivants. Bref, c’est typique de la franchise, on nous pond des trucs pour un épisode et puis s’en va. Et vivement que ça s’en aille.

Dans le même genre, j’ai préféré le développement d’Ernie par exemple : au moins c’était raccord avec le personnage de le voir angoissé d’être seul en fin d’épisode. C’était même bien amené.

Jane

Une dernière sous-intrigue voit aussi Jane se rendre à un rencard à l’aveugle. Cela sortait de nulle part aussi. Pourquoi s’imposerait-elle ça dans une vie si chargée et alors qu’elle a plus ou moins Joe ? C’était étrange de la voir avec un dentiste qui l’ennuie. Au départ, je me disais que le but était juste de fournir une occupation pour elle pendant la soirée off… mais finalement, non, puisque le dentiste revient en fin d’épisode.

Il aura au moins permis une bonne blague sur les plaques, là. C’est déjà ça.

NCIS – S20E20 – Second Opinion – 12/20

Si j’étais content de retrouver les personnages après une longue pause, il faut tout de même que je souligne à quel point l’épisode était prévisible et peu original dans sa construction. Cela n’empêche pas de l’apprécier pour ce qu’il est, mais c’est un peu embêtant : ça m’inquiète sur mon envie de continuer à regarder la série pour la saison 21. Je vais déjà terminer celle-ci pour me faire une idée, cela dit.

Spoilers

L’équipe enquête sur le meurtre de la fille d’une sénatrice.

L’avantage de la série, c’est que même si ça fait plusieurs mois que j’ai arrêté de regarder, je ne suis absolument pas perdu au moment de reprendre. Il y a peu de choses à retenir dans les dynamiques de toute manière ; et encore, ils en ont ajouté un peu avec Jimmy et Jess.

L’enquête

Le NCIS se retrouve à devoir enquêter sur le corps d’une inconnue qu’ils identifient rapidement comme la fille d’une sénatrice. Au moment où ils annoncent son décès, on voit tout de suite qui est le coupable, parce qu’il est dans la pièce, en étant juste assez discret pour qu’on le repère et qu’on sache immédiatement qu’il est le coupable. Evidemment, l’épisode garde le suspense un peu plus longtemps que ça et nous propose toute une intrigue basique.

On accuse un type qui est fan de ses vidéos sur CurioCam, le OnlyFan fictif de la série sur lequel elle vend du ASMR, on nous monte le truc en épingle pendant un moment et finalement le coupable est un collègue de sa mère qui ne voulait pas griller sa carrière politique. Absolument aucune surprise de ce côté.

Jimmy

L’intérêt de l’épisode révèle alors dans la présence de Miles Bauer, un médecin légiste envoyé par la sénatrice pour surveiller ce que fait Jimmy parce qu’elle veut le meilleur pour la résolution du meurtre de sa fille. Grosso modo, on nous propose donc un aperçu du passé de Jimmy. C’est toujours particulier quand la série fait ça, mais elle le fait de plus en plus souvent : elle prend un élément du passé d’un personnage dont on n’a jamais entendu parler mais qui change toute la perspective que l’on peut avoir sur lui.

Miles est donc l’ancien coloc d’université de Jimmy qui lui a volé un job en ne prévenant pas que son entretien était décalé. Depuis, il est devenu un célèbre médecin à succès avec émission de télévision et catchphrase. Cela frustre encore Jimmy aujourd’hui, au point qu’il en parle à Kasie d’abord, puis Jess ensuite quand celle-ci s’inquiète pour lui.

Il faut dire qu’il y a de quoi : Jimmy émet une opinion différente de Miles sur l’heure du crime, qui permet à un suspect d’être relâché juste avant un deuxième meurtre. Jimmy est donc accusé de négligence quand, finalement, il a tout à fait raison. Par contre, c’était prévisible dès le départ. Je trouve ça un peu dingue aussi qu’on nous propose une scène où Kasie fait tomber son portable dans un cadavre sans que personne n’y trouve rien à redire ensuite. Je vois bien que c’était censé apporter de l’humour, mais bon, c’était plutôt lourd, je trouve.

Allez, on va terminer sur une note positive tout de même : Jess s’est retrouvée dans une scène de cœur-à-cœur dans l’ascenseur ! Elle a bloqué l’ascenseur elle-même ! Tout finit par arriver.

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NCIS Hawai’i – S02E19 – Cabin Fever – 18/20

Cet épisode me fait presque regretter de ne pas avoir repris la série plus tôt. Il m’a vraiment captivé dès son introduction un peu déroutante et j’ai trouvé l’idée de base de l’enquête originale. L’intrigue en elle-même est classique, mais le changement de décor fonctionne vraiment bien. Et puis, j’aime cette équipe et les personnages de la série, ça aide toujours.

Spoilers

Le NCIS enquête sur la mort d’un homme au sein d’une mission spatiale – ou plutôt d’un entraînement à une mission d’exploration sur Mars.

Ernie

L’enquête de la semaine propose donc aux agents d’être envoyés sur Mars – ou plutôt, non, justement. Tout le problème est qu’ils doivent enquêter sur la mort d’un militaire sans pouvoir approcher son corps : j’ai adoré l’idée de base qui consiste à limiter les déplacements pour l’épisode. Nous sommes en fait dans un huis-clos avec une équipe qui s’entraîne et prétend être déjà sur Mars et une impossibilité totale d’avoir un intrus non préparé parmi eux.

Par chance, le NCIS a un agent préparé pour ça : Ernie, évidemment. Et j’étais plutôt content de ce que ça donnait. Pourtant, je n’aime pas le personnage d’Ernie d’habitude… mais là, ça fonctionnait bien : il était le personnage parfait pour l’intrigue. Le placer dans un environnement lié à son rêve d’enfance était un excellent moyen de montrer une autre facette de sa personnalité sans que ça ne paraisse complètement perché comme idée.

Bien sûr, l’épisode aurait pu aller plus loin dans sa manière d’aborde les défis psychologiques et physiques liés aux missions spatiales et à l’isolement prolongé, mais il ne faut pas trop en demander. La tension dans le dôme de simulation de Mars était palpable, et j’ai trouvé que la représentation de ces enjeux était à la fois réaliste et parfaitement intégrée à l’intrigue.

Le huis-clos était bien rendu, et ça permettait à l’ensemble de rester intéressant. J’adore toujours les huis-clos. Bon, après, le résultat n’est pas surprenant car évoqué dès le départ : tout le monde est empoisonné dans la navette spatiale.

Retournement de situation

Le marine qui s’écroule en début d’épisode le dit dès la première scène, juste avant de mourir. Ce qui ressemble à une crise de panique est la solution de l’épisode, et c’était un peu long de voir l’équipe en arriver à cette conclusion. Heureusement, l’ensemble était écrit de manière plutôt fluide. J’ai particulièrement aimé la manière dont il était logique de voir Jane négocier pour approcher le corps ou d’avoir une Kate impliquée dans l’histoire sans que ça ne touche le FBI. Il va vraiment être temps qu’elle démissionne du FBI en vrai, elle passe plus de temps à enquêter avec le NCIS sur son temps libre qu’avec le FBI.

Cela dit, même si elle mène l’enquête, ce sont finalement Kai et Jesse qui se retrouvent face à un homme suicidaire qui leur permet de comprendre que le poison circule autrement que par un simple meurtrier. La scène était plutôt bien foutue, avec le type qui se retrouve les jambes en l’air, à peine retenue en vie par les deux agents dépassés par ce qu’il se passe. C’était rigolo et le genre d’action qu’on attend d’un épisode de NCIS.

Si je m’attendais donc à une intrigue où tout le monde est en danger, j’ai trouvé que le dernier acte de l’épisode restait surprenant. Par rapport aux intrigues prévisibles, il y avait donc une petite surprise : le but n’était pas de tuer des militaires mais de voler un objet rare dans la navette. Le mobile du meurtre ? La jalousie, parce que le type à l’origine de tout n’a pas pu intégrer le programme d’entraînement. Simple, efficace.

Rêve d’enfance

Enfin, la série se sert aussi de cet épisode pour nous révéler ce que chacun rêvait de devenir quand il était enfant. Cela permet d’apporter un peu d’humour et d’apprendre à connaître l’équipe. C’est le genre de sujet classique dans des séries procédurales – il faut toujours une conversation de fond servant de fil rouge à l’épisode. Là, avoir Lucy qui ne voulait pas devenir médecin ou Kate qui souhaitait être Miss America, ça m’a fait rire. Et dans l’ensemble, toutes les scènes Kate/Lucy sont toujours un plaisir à voir. Elles fonctionnent vraiment bien ensemble !

NCIS – S20E19 – In the Spotlight – 15/20

L’épisode explore des thèmes plutôt classiques pour la série, mais il offre tout de même une intrigue captivante qui se centre en grande partie sur un personnage que j’aime désormais beaucoup. Bref, ça fonctionne bien et je me dis que la série n’a peut-être plus rien à voir avec le casting d’origine, mais ça n’a rien de grave. Vraiment.

Spoilers

Jess sauve une femme et son fils d’une voiture en feu avant même de commencer sa journée au NCIS.

Un acte héroïque

L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Jess, qui devient un phénomène internet après avoir sauvé une femme et son fils lors d’un accident de voiture auquel elle assiste en attendant de pouvoir rentrer dans les locaux du NCIS. C’est un peu facile comme moyen d’intégrer une nouvelle intrigue de la semaine – et pour une fois, ça n’a rien à voir avec les marines.

Cela n’empêche pas nos héros d’être des bons flics. Alors que Jess se rend au boulot, elle intervient dans une situation dangereuse et se retrouve filmée par des passants. La série utilise cette thématique du héros filmé sur les réseaux sociaux de manière assez superficielle, se contentant de quelques blagues et d’appeler Jess « Wonder Woman ». C’est souvent le cas des épisodes procéduraux de NCIS, mais ça n’a pas réussi à piquer mon intérêt à cause de ça : on sait très bien que ça n’aura aucune conséquence sur la suite ; alors que dans la vraie vie, ça en a probablement un peu plus qu’un téléphone qui n’arrête pas de sonner, franchement.

Bien sûr, l’intrigue s’intéresse à la mère, Reyna, et au fils que Jess a réussi à sauver, mais aussi à l’homme qui était avec eux et qui est mort dans l’explosion de la voiture. Jess culpabilise à peine de ne pas l’avoir sauvé et se remet bien vite de la situation stressante qu’elle vient de vivre, avec une voiture qui explose à même pas un mètre d’elle.

Elle commence aussitôt à enquêter, avant même que le reste du NCIS ne vienne. Cela lui permet de comprendre que Reyna n’a pas tellement envie de croiser les flics. Si Reyna veut fuir la police, c’est parce qu’elle n’a pas de papier et je ne comprends pas comment Jess ne s’en doute pas plus tôt. Bien sûr, il y a un autre secret pour Reyna, qui était une taupe pour la DEA, mais c’est tellement prévisible le coup des papiers ! Et je doute qu’une agent fédéral ferme les yeux comme ça sur une situation irrégulière, aussi cool soit-elle !

Jess, la mère de substitution

Ce qui ajoute une touche intéressante à cet épisode, c’est de voir Jess dans le rôle inhabituel de mère de substitution pour Adam, le fils de Reyna. Jess, qui n’est pas particulièrement fan des enfants, semble d’abord mal à l’aise avec cette responsabilité soudaine. Cependant, au fil de l’épisode, elle trouve un moyen de se connecter avec Adam, ce qui donne lieu à des moments à la fois touchants et comiques.

Là aussi, vous me direz, c’est une intrigue qui n’a pas vraiment vocation à avoir une suite ; mais je ne sais pas, j’aime bien le personnage de Jess désormais. Quand je pense que je la trouvais trop clichée lors de son arrivée, c’est fou ! Bref, elle sympathise avec Adam, découvre qu’il fait des mix en enregistrant tout ce qu’il entend et j’ai aussitôt su que ça aurait son rôle à jouer pour l’enquête.

En attendant, c’était sympa de la voir se sentir punie de le garder, surtout quand elle ne peut pas aller en intervention car trop célèbre. Au moins, Nick s’en tire bien – et j’ai aimé la blague de la grand-mère et du gun qui n’est pas une bonne combinaison de mots. Effectivement, McGee, effectivement. Quant à Jess, elle s’appuie évidemment sur Kasie pour se débarrasser un temps de son rôle de babysitter. Je n’en attendais pas moins d’elle, et de Kasie qui se voit ainsi attribuer un rôle plutôt classique et en accord avec ce qu’on lui propose d’habitude.

Révélations et résolutions

L’enquête prend une tournure complexe lorsque Jess découvre que la femme qu’elle a sauvée, Reyna, est en réalité une taupe pour la DEA. Les remix d’Adam servent de manière peu subtile et prévisible à résoudre une partie de l’enquête. Quant à Raymond Frank, le partenaire de l’agent retrouvé mort dans la voiture de Reyna, il était évident qu’il serait le méchant de l’histoire. Du moins, un des méchants.

Le fait qu’il travaille pour un cartel et que personne ne semble s’en soucier est assez déconcertant. En fin d’épisode, il est arrêté, sans que personne ne fasse une vraie réflexion sur la corruption… Je ne sais pas, ça devrait les affecter un peu plus que ça tout de même, nos agents parfaits. Bref, ça commençait plutôt bien comme épisode, mais ça se termine en eau de boudin.

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