Un bref résumé de Manifest avant la fin (récap saison 4)

Salut les sériephiles !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la première partie de la saison 4 de Manifest parce que si vous êtes comme moi, vous en avez tout oublié… Mais vous êtes quand même prêts à vous replonger dedans pour la deuxième partie. La série touche enfin à sa fin ! En effet, la partie 2 de la saison 4 est diffusée depuis ce matin – Netflix l’a publié à neuf heures, parce que contrairement à moi pensant mettre cet article en ligne hier, ils publient à temps eux. J’en profite pour rappeler qu’afin de marquer cette occasion, le #WESéries est également de retour dès 19h ce soir. Et tant pis si je n’ai absolument pas le temps d’en profiter…

Voir aussi : Précédemment dans Manifest (récap saison 3)

La première partie de la saison nous a offert comme on l’espérait son lot de rebondissements, de mystères et d’émotions, mais aussi un peu plus de qualité qu’en saison 3, heureusement. Elle s’est d’ailleurs achevée sur une note plus positive avec les pièces du puzzle qui ont enfin commencé à s’emboîter. Oui, les réponses tant attendues ont commencé à se dévoiler. Mais vous en souvenez-vous ?

La recherche d’Eden

La saison 4 commençait deux ans après la précédente. On y retrouvait un Ben barbu dévasté et cherchant désespérément sa fille Eden, disparue. Tout un arc le voit ainsi à la recherche d’Eden, kidnappée en fait par Angelina. Pendant ce temps, il ignore totalement ses Appels, contrairement à Michaela qui a démissionné pour pouvoir mieux y répondre. Finalement, Ben parvient à localiser sa fille Eden dans un refuge secret d’Adrian pour les passagers du vol 828. Cependant, Eden ne le reconnaît pas et Ben doit la sauver avec l’aide des autres lors d’un affrontement chaotique avec Angelina. Pour le début de la seconde partie, Eden est donc de retour chez elle, mais à deux ans, elle est loin de considérer qu’elle est dans sa famille…

Cal/Gabriel

Parallèlement, Cal est de retour chez lui en tant que jeune adulte, après avoir disparu un temps. Son retour provoque pas mal de remous, déjà parce qu’il est plus vieux et change d’identité (devenant officiellement Gabriel, un cousin), mais aussi parce qu’il redébarque alors que Grace vient juste de mourir. Pour ne rien arranger à ses affaires, la police le soupçonne également d’être un tueur en série qui s’en prend aux passagers du vol 828…

Un comble quand on se rappelle que sa petite-amie est une des victimes et que l’autre grande suspecte est Angelina, avec qui il aurait aimé flirté quand il était plus jeune. Et ce n’est pas tout : le cancer de Cal est également de retour. Allez, dans ta face de mauvais acteur !

Saanvi

De son côté, parce qu’elle est toujours mise de côté justement, Saanvi voit son intrigue la mener à la boîte noire de l’avion qui aurait enregistré TOUS les Appels mystérieux entre le moment où l’avion a disparu et celui où l’avion est revenu, cinq ans plus tard. Il y a ainsi 6,2 secondes d’enregistrement riches en information, à condition de savoir à quelle fréquence les écouter. Mais vous connaissez Saanvi, elle a su.

Comme elle est médecin, elle est aussi chargée d’aider Cal comme elle peut, et elle ne peut pas grand-chose pour lui quand sa cicatrice se met à briller à chaque Appel ou quand elle se rend compte que certains passagers du vol 828 en état catatonique sont en fait en train de recevoir un Appel… de manière prolongée. On notera tout de même que grâce à Cal, elle a découvert que les Appels semblaient être des souvenirs : ils activent en tout cas la partie de notre cerveau en question.

Produit périmé le 2 juin

Pendant ce temps, Olive se plonge dans la mythologie égyptienne pour mieux comprendre ce qui arrive à Cal. Le symbole du paon la mène progressivement à quelques réponses sur les Appels, liant le tout à un mystérieux saphir. Pas de bol, c’est Angelina qui récupère en premier le saphir et en absorbe le pouvoir. Elle espère ainsi contrôler les autres passagers – sauf que ça provoque une réaction en chaîne chez les passagers du vol 828.

Pour battre Angelina qui réveille désormais des volcans, il faut compter sur Cal, et uniquement sur lui. Il est seul à pouvoir la stopper et donc mettre un terme à l’apocalypse, parce que la date de péremption – 2 juin 2024, ça tombe bien pour une diffusion le 2 juin 2023 ! – est en fait une date d’apocalypse : elle ne concerne pas que les passagers du vol 828.

Bon. Ca y est, j’ai la migraine. Cela dit, j’ai fait à peu près le tour des informations importantes à retenir avant de se relancer dans la série. Il reste un point très important tout de même : Zeke a compris que Cal devait survivre coûte que coûte car il était le seul à pouvoir sauver le monde de l’apocalypse.

Zeke & Michaela

Il a donc fait le choix de se sacrifier pour son neveu par alliance : il l’a guéri de son cancer et en est mort. Oui, Michaela est désormais veuve et oui, ça va faire plaisir à Jared, qui va clairement essayer de se repositionner pour conquérir son cœur. En attendant, Zeke est en couple avec l’ancienne partenaire de Michaela et tous les deux bossent comme enquêteurs pour le gouvernement – mais attention, pas dans la police, non ; plutôt dans un centre chargé de s’occuper des passagers du vol 828. C’est pratique de les avoir pour obtenir des accès un peu partout maintenant que Michaela n’est plus flic.

Voilà on est donc à peu près prêt à se replonger dans les épisodes de cette saison 4… ou dans mes critiques des épisodes, toutes disponibles sur le blog en cliquant juste ici. Celles des nouveaux épisodes arriveront petit à petit au cours de cette semaine si tout va bien, parce que j’ai décidé (d’essayer) de ne pas attendre trop longtemps avant de la regarder !

Upa Next – S01E05 – 14/20

D’accord, certaines intrigues remontent le niveau de la série et j’ai moins le sentiment d’être devant une série très mal jouée, mais ça reste prévisible souvent et pas d’une qualité incroyable. En vrai, c’est juste que le côté soap l’a emporté sur tout le reste, mais bon, de toute manière, vous avez compris que je suis là pour ça. On peut difficilement s’attendre à autre chose de la part de la série. Elle fournit donc exactement ce que j’attends d’elle cette semaine, avec un bon degré de wtf, de tenues improbables, de chorés qui ponctuent l’épisode sans que ça ne serve vraiment et, c’est le plus de cette version 2023, avec une représentation queer à n’en plus finir. Que demande le peuple ?

Spoilers

Andrea aidera-t-elle son père ? Sergio se réconciliera-t-il avec son père ?

Una agresión es motivo de expulsión

Les mauvaises habitudes ont la vie dure, c’est encore à près de minuit que je commence cet épisode. C’est un plaisir de voir qu’il ne dure que 48 minutes, du coup. Cela dit, on a bien compris que si je regarde ça sans sous-titres, c’est que je suis prêt à m’infliger n’importe quelle durée, finalement. Quant à l’horaire, j’ai passé une heure avant à faire un tas de petits trucs que j’aurais pu reporter, donc c’est que je le veux bien, j’imagine. BREF. L’épisode va commencer, avec la promesse d’une confrontation Roberto/Sergio, tout de même.

Sergio & Rober | Omar & Luca | Le cours de Lola | Lala, Andrea et… Elvira ? | La décision de Silvia

Sergio & Rober

Et d’ailleurs, ça ne manque pas, on repart tout de suite sur le « Soy tu hijo » de l’épisode précédent, sauf que Roberto n’y croit pas. Au moins, il arrête d’étrangler son gamin, c’est déjà ça. Après une ou deux phrases de Sergio, cela dit, Rober est déjà convaincu qu’il a affaire à son fils, qu’il n’a plus revu depuis ses sept ans. Pour un type qui l’accusait d’être un imposteur, Rober le croit super vite, sérieusement. Ok, il connaît le nom de sa mère, mais ça me paraît pas impossible de trouver l’info sur Internet.

Lorsqu’on retrouve Omar dans cet épisode, c’est pour qu’il débarque chez Andrea – qui est supposée vivre avec Sergio, non ? – et lui fasse un câlin digne de l’annonce d’un décès dans sa famille la veille, sérieusement. Pourtant, le lendemain, Omar revient en cours et confronte Sergio du regard. On nous ressort une amitié de Rober et Pedro, finalement, parce que les scénaristes ne savent probablement pas comment raviver la flamme de la série précédente.

Bon, en tout cas, Sergio et Omar sont tous les deux convoqués dans le bureau de Silvia, où tous les profs sont réunis pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé entre eux. C’est compliqué car les deux étudiants s’emmurent dans le silence, et pourtant, Lola fait vraiment plein d’efforts avec eux. C’est une prof bienveillante, qui essaie d’être dans la conversation avec eux, tout ça pour mieux se manger un mur de silence, donc. En fait, les deux garçons ne laissent pas trop le choix aux profs : Silvia rappelle qu’une agression comme ça, c’est synonyme d’exclusion de l’école. A priori, c’en est fini pour Omar à l’école. Sergio ? Il est menacé d’expulsion lui aussi car il n’explique pas sa version des faits. C’est un joli moyen de s’en prendre à la victime de l’agression qu’ils ont tous vus, dis donc. Bien sûr, dans les faits, Sergio a bien provoqué son agresseur, mais rien ne justifie le recours à la violence, hein.

Omar finit par se barrer de la réunion avec tous les profs, sans plus d’explication. Une fois la réunion terminée, Andrea prend le temps d’aller parler avec… Sergio. Bien sûr, oui, c’est logique. Elle n’a pas une scène avec son mec, mais une avec Sergio, parce que pourquoi pas. Elle tente de comprendre ce qu’il s’est passé, en vain.

Du côté des profs, cependant, la décision n’est pas si évidente à prendre : Rober n’a pas du tout envie de perdre Omar, qui est le lead de son musical. Euh ? Il était pas censé être viré du rôle ? Qu’importe, Silvia tranche de toute manière : elle prendra sa décision pour le lendemain. Mouais.

Une fois les autres profs partis, Rober débarque dans le bureau de Silvia pour lui reprocher de lui avoir caché le secret de Sergio. Il a été bien patient de ne pas le faire plus tôt, genre la veille au soir, surtout qu’il est super énervé après elle. Cela dit, moi, je ne comprends toujours pas comment il n’a pas deviné avant qu’il avait affaire à son fils qui n’a même pas essayé de changer son prénom ou son origine. Sérieusement, il ne doit pas penser du tout à son fils depuis quinze ans pour ne pas capter qu’il a affaire à lui.

Il finit par se calmer sur le toit de l’école, où Silvia le retrouve pour l’aider à relativiser ce qu’il se passe à Sergio, et surtout pour souligner que le fils voulait retrouver son père. Effectivement. J’ai aimé sa remarque sur le nombre d’écoles existant dans le monde pour apprendre à danser. Après, le montage de la série pour nous montrer que Rober est un grand sensible, c’était pas dingue. Certes, il a perdu son fils parce que son ex s’est barrée à l’autre bout du monde plus ou moins sans le laisser le choix… mais de là à essayer de nous faire compatir à la scène où il stalke son fils sur ses réseaux sociaux, au secours.

Comme le stalkage en ligne n’est pas suffisant pour rectifier la situation, Rober se rend ensuite chez son fils – donc chez Andrea ? – afin de lui parler. Il l’interrompt au moment où il change son patch d’insuline pour lui donner son point de vue sur la situation. Je le dis avec autant de gentillesse que possible, parce qu’après tout, Rober s’est fait avoir à l’époque… mais tout de même, je comprends la position de Sergio : son père l’a abandonné et n’a jamais cherché à le retrouver.

Ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé, mais sur ces 15 années, il est clair que Rober aurait pu trouver des moyens pour voir son fils, même si la mère était contre, surtout avec les réseaux sociaux et avec son succès. En vrai, je trouve que la série gère plutôt bien l’écriture des scènes Rober/Sergio. C’est étonnamment crédible.

Je crois que ça aide que Sergio soit l’un des meilleurs jeunes du casting – niveau jeu, il est plus crédible que les autres quand il exprime sa rage ou ses larmes. Par contre, la série règle cette histoire trop vite et d’une manière un brin creepy… Je veux dire Rober qui met la main sur le cou de son fils, en mode « eh on est potes désormais » alors qu’en début d’épisode il avait la main sur son cou pour l’étrangler, c’est un parallèle peu judicieux. Mais bon, ils sont réconciliés, on peut passer à autre chose pour la suite de la saison comme ça.

Sergio & Rober | Omar & Luca | Le cours de Lola | Lala, Andrea et… Elvira ? | La décision de Silvia

Omar & Luca

Pendant ce temps, nous suivons le retour d’Omar chez lui et il était difficile de ne pas éclater de rire : il rentre pour se changer vite fait, histoire qu’on puisse le caleçon. Ensuite, il remet un marcel… pour mieux le retirer cinq secondes plus tard quand il décide d’aller danser dans la cour intérieure de son immeuble. C’était à mourir de rire, sincèrement.

La danse était sympathique, mais bon, l’acteur a du mal à jouer… Ce que je comprends : pas évident d’être crédible quand tu arraches tous les vêtements du fil à linge pour monter que tu danses en étant énervé. En tout cas, la scène plaît beaucoup à Luca qui débarque chez Omar avec le pire des prétextes, juste pour le mater. Sincèrement. Les scénaristes ne savaient pas trop quoi inventer apparemment.

Bref, Luca invite donc Omar à venir assister à un concert où il joue en tant que guitariste accompagnant une chanteuse. L’intrigue sort absolument de nulle part, mais eh, Omar s’y rend évidemment. Non, non, Luca ne ramène pas sa meilleure amie à ce concert, hein, juste Omar. C’est d’autant plus gênant que pendant qu’Omar passe ce bon moment à fantasmer sur Luca (sérieusement, c’est ça), Andrea leur laisse des messages d’appel au secours… qu’ils ignorent complètement. Quant à moi, je désespère : j’espérais remplir mes playlists avec le retour de la série et… nope, c’est un échec.

Omar n’en a rien à taper : il préfère largement passer de bons moments dans un bar avec Luca. OLE ! Ils finissent bourrés dans la rue avec tout un groupe. Concrètement, j’ai vu un groupe insupportable qui fait un bruit monstre en pleine nuit pour les plus mauvaises raisons possibles. Rapidement, cependant, Omar et Luca ne se retrouvent plus que tous les deux pour rentrer, olé ! C’est tout aussi rapidement qu’ils font une mauvaise rencontre, avec un groupe de quatre mecs bourrés eux aussi qui les abordent pour se foutre d’eux.

Omar se défend un peu, Luca lui dit de laisser tomber et semble avoir l’attitude la plus raisonnable – celle de la fuite face aux idiots mal éduqués qui ne le seront pas beaucoup plus à cette heure avancée de la nuit. Luca prend toutefois mal qu’on lui dise qu’il est la femme du couple et il a la merveilleuse idée de foutre une droite au type qui lui dit ça. La scène avait une visée humoristique, mais ça reste une agression verbale homophobe complètement gratuite, hein. Ca fait grincer des dents.

Après tant d’émotions et d’adrénaline, Omar invite donc Luca chez lui, parce qu’il est apparemment suffisamment sobre pour mettre une droite correctement, mais trop bourré pour rentrer dormir. Ah ben oui, quelle belle idée, Luca et Omar seuls dans une chambre pour la nuit, ça ne peut que bien tourner, non ? En théorie, oui, Luca va pouvoir vivre ses fantasmes. En pratique, il préfère demander à Omar ce qu’il s’est passé avec Sergio exactement… mais n’écoute rien du tout de ce que lui raconte Omar, trop occupé qu’il est à le mater.

Comme la musique a bien augmenté quand Omar lui racontait tout ça, je n’ai pas tout entendu, mais ça termine ensuite en débat pour savoir qui dormira au-dessus et qui dormira en-dessous. DANS LES LITS SUPERPOSÉS HEIN.

C’est très subtil. Autant on voit les autres persos coucher ensemble, autant on a juste droit à un baiser entre eux au milieu de cette tension sexuelle affolante (pas tellement, en vrai), avant qu’on coupe directement au lendemain matin. Faudrait savoir. A priori, la nudité, ce n’est pas pour Luca. Pourtant, vu le peu de vêtement (au singulier) au réveil d’Omar (oui, il est encore en caleçon quoi), il y a peu de doutes sur ce qu’il s’est passé durant la nuit.

Par contre, pendant son walk of shame du retour chez lui (clairement, cette attitude, c’est merveilleux, il s’est barré sans dire au revoir et tout), Luca prend une décision inattendue : il contacte Lola pour lui raconter ce qu’il s’est passé entre Omar et Sergio.

Sergio & Rober | Omar & Luca | Le cours de Lola | Lala, Andrea et… Elvira ? | La décision de Silvia

Le cours de Lola

On en oublierait presque les galères familiales d’Andrea, pas vrai ? C’est plutôt une bonne chose, mais non, on la voit ensuite être nostalgique et y repenser. Luca débarque avec son eyeliner pour lui changer l’esprit avec un petit câlin, cependant. Ouais, ça se passe avant son concert, mais non, la chronologie n’est pas super claire.

La série nous ramène aussi Lala et Tara, évidemment. Les coupes de cheveux de la série sont si improbables, ça me fait bien rire. Leur interaction est toutefois brève en début d’épisode, parce qu’elles sont interrompues par l’arrivée de Lola qui est là pour leur faire cours. Le cours en question n’est pas dingue, cependant, avec une Lola qui est vraiment adulée par ses étudiants sans qu’on ne comprenne bien pourquoi. Tais-toi et danse Lola, bordel.

Quand c’est enfin le cas, on retrouve l’esprit de la série d’origine comme il se doit. On a un peu de danse, c’est sympa, puis Lola finit par s’énerver sur Andrea, clairement pas concentrée sur la chorégraphie et sur l’esprit de groupe nécessaire pour la réussir. Partant de là, elle lui demande de passer au dernier rang, échangeant sa place avec Elvira.

Contre toute attente, Andrea s’invente alors une personnalité et un caractère : elle s’énerve contre sa prof, contre Elvira avec qui elle est odieuse et… Lola met fin au cours. C’est bien connu, on lâche ses étudiants au premier problème venu. Andrea, elle, nous fait une sorte de crise d’angoisse aussi mal jouée que mal écrite et finit par s’enfermer aux toilettes. Allez comprendre pourquoi, Elvira prend la peine de lui venir en aide. Je veux dire, que Lala débarque et soit motivée à défoncer une porte pour Andrea, ça passe, elles sont plus ou moins potes… mais Elvira ?

Une fois de plus, j’ai l’impression que les scénaristes forcent avec la présence d’Elvira. C’est donc de manière inattendue qu’on se retrouve avec un trio Lala/Andrea et Elvira pour le reste de l’épisode. Andrea leur confie plus ou moins ce que son père lui a dit, Elvira mentionne Luiso devant ses amies, et hop, les voilà qui sèchent toutes les trois en s’excusant vite fait auprès de Lola. Quelle autorité la Lola.

Sa vie n’est pas simple, et son beau maquillage n’y change rien : ses filles lui manquent, elle est face à un dilemme improbable entre vie perso et vie pro. C’est improbable au sens où elle est surtout face à ses choix. L’avantage de la scène ? Elle craque devant Luiso (qui semble peu affecté) et ralentit son débit de paroles. L’inconvénient ? Beatriz Luengo n’est pas la plus douée pour pleurer et ses sanglots n’aident pas à la comprendre. De toute manière, l’essentiel, c’est que Lola sache qu’elle a une épaule sur qui s’épancher : Luiso.

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Lala, Andrea et… Elvira ?

Après tout ça, il est important d’en revenir au trio inattendu entre Andrea, Lala et Elvira. La première entraîne les deux autres avec elle dans la maison secondaire de son père. C’est quelque chose : elle est en galère de thunes, mais elle a des maisons de dingue absolument partout. La piscine est géniale et fait envie, franchement ! C’est toutefois une intrigue vite expédiée : Andrea n’est pas là pour la maison, mais pour aider son père. Elle comprend donc que son père a dû planquer quelque chose dans Freddy, un immense ours en peluche. Quelque chose ? Un agenda et beaucoup, beaucoup de fric.

Andrea y voit une occasion de régler ses problèmes, mais ce n’est pas le cas : c’est de l’argent sale, après tout. Lala lui fait un bon check de réalité, tout de même, en lui expliquant clairement que son père est un criminel et qu’il fait d’elle une complice. Bon, après, Lala aussi est complice, là. C’est donc l’occasion de découvrir un peu plus l’histoire de celle-ci qui explique que sa mère est en prison à cause de son fiancé, et que bon, si le père d’Andrea l’aimait vraiment, il ne lui demanderait certainement pas ça. BIM.

En tout cas, heureusement qu’Andrea a les filles dans sa vie (enfin, on notera une fois de plus qu’Elvira ne sert à rien dans la scène, elle n’a même pas une réplique ??), parce que ni Luca ni Omar ne lui répondent avant le lendemain matin, trop occupés qu’ils sont à coucher ensemble. Elle s’en contente toutefois quand elle se rend à son cours du lendemain, qui est encore un cours avec Lola, mais en extérieur cette fois. C’est l’occasion pour la prof et l’étudiante de se réconcilier, au moins. C’est déjà ça. Et ça permet aux trois filles d’assurer ensuite la choré en public qu’elles doivent faire avec lereste de la classe. L’occasion pour moi de rester peu convaincu par les choix musicaux de cette saison. Cela commençait bien, mais finalement, ce nouveau style musical est loin d’être celui qui correspond le plus à ce qu’on connaissait de la série d’origine.

Et sinon, le père d’Andrea ? Il va rester en prison un bon moment : Andrea a pris la décision de ne pas lui venir en aide. On assiste donc à la fouille de la maison par la police – et oui, la police retrouve Freddy. C’est dommage pour le papa ça, sa fille à papa a croisé Lala en route et a écouté les conseils de son amie.

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La décision de Silvia

La série ramène l’intrigue Silvia/Sira et ça semble venir de nulle part dans l’épisode. Genre, vraiment, on ne sait pas trop pourquoi Silvia est encore en train de danser seule dans une salle de classe quand Sira débarque pour se mettre à parler de son désir d’enfants – et surtout, c’est plus problématique, pour parler de Silvia qui n’en veut pas.

Cela dit, ne vous inquiétez pas : elles se réconcilient. La série nous sort une improbable scène de sexe entre les deux profs. Je veux dire, elle n’a rien d’improbable en soi, c’est juste qu’il y a deux semaines, ça aurait été improbable et là, on nous la sort comme si de rien n’était, de manière gratuite : elles font l’amour juste pour le bien des audiences. Cela dit, c’est une belle visibilité pour la communauté LGBT, je trouve. Je me demande si la série rencontre du succès en Espagne. Dans tous les cas, ça reste sur une grande chaîne à heure de grande écoute.

Et puis, leur couple est mignon dans sa routine du soir et dans sa manière de parler boulot entre deux – après tout, Silvia doit toujours prendre sa décision concernant Sergio. C’est ainsi que le lendemain, elle organise de nouveau une réunion avec tous les profs pour parler de son cas – avec Lola qui peut aussi leur faire écouter le message de Luca.

Roberto prend toutefois la défense de Sergio cette fois. Lola révèle à son tour qu’elle est deux de tension : elle ne comprend pas qui est Sergio non plus, alors que ça devient évident. Elle l’a connu à sept ans, bordel, elle s’en est même occupée non ? La moue de Lola quand elle apprend la vérité m’a bien fait rire en tout cas. On n’en a pas eu beaucoup durant cet épisode. Cela dit, la réunion ne sert à rien : Lola se barre en disant à Silvia que c’est elle la directrice après tout. Voilà qui est fait.

La décision de la directrice ? Elle expulse Omar et Sergio. Sergio a au moins le droit à la visite de son papa en classe pour le lui annoncer, alors qu’Omar doit se contenter d’un SMS et d’un câlin d’Andrea. Non merci ?

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Upa Next – S01E04 – 14/20

J’ai eu bien plus de mal à accrocher à cet épisode et suivre les répliques de plusieurs personnages cette semaine. Il faut dire que ça va toujours bien vite et qu’il est plus facile de se concentrer sur le mauvais jeu de certains acteurs. Bref, j’ai pas mal ri, mais certaines avancées me laissent perplexe. En plus, la saison est courte : inévitablement, ça avance vite sur certains sujets… et ça traîne trop sur d’autres. La structure de l’épisode donne quand même envie de revenir la semaine prochaine et l’ensemble reste sympathique.

Spoilers

Les répétitions pour la comédie musicale commencent afin de faire une première représentation devant les potentiels sponsors.

El espirito de UPA es inovacion, es ir un paso adelante

Pourquoi changer une mauvaise habitude qui fonctionne plutôt bien ? C’est une fois de plus après minuit que je me suis retrouvé à regarder ce nouvel épisode, toujours sans sous-titres, mais toujours avec beaucoup d’envie d’en savoir plus. Eh, j’ai eu le temps d’oublier les cliffhangers pendant la semaine, mais le coup de Silvia, je ne m’en remets pas moi ! Bref, c’est parti pour une heure d’español alors j’ai oublié tous les prénoms une fois de plus. Vale !

Vieux contre jeunes | Les mauvaises (bonnes ?) idées de Lola & Luisa | Drama | La représentation | La fête | Silvia/Sira | Sergio

Vieux contre jeunes

L’épisode commence par d’étranges timelapse de la capitale espagnole alors qu’Andrea fête encore sa victoire des auditions, sous la douche. Elle chante et danse sous la douche, où elle est rejointe par Sergio. Cela semble la surprendre et contrairement à beaucoup de séries, elle n’en profite pas pour lui sauter dessus. Non, en fait, elle lui fout un sacré vent et c’était drôle à voir. Par contre, ça m’a fait prendre conscience qu’il fallait que je me concentre davantage, car j’ai eu du mal avec la première scène. Par contre, j’ai bien vu qu’Andrea ne voulait pas répondre à l’avocat de son père là.

Quand on retrouve Elvira dans cet épisode, c’est pour qu’elle prenne une photo de Luca sur les réseaux. Bordel, je ne comprends pas le personnage d’Elvira, c’est un truc de dingue. Après, la série se fait plaisir à nous montrer l’omniprésence des réseaux sociaux dans la vie de ces personnages. Je ne suis pas des gens aussi cools qu’eux sur Insta ou Tik Tok moi. Dans le montage qui les voit presque tous utiliser les portables, on découvre qu’Omar publie quelques vidéos de lui en train de danser. Dario adore aussi se mettre à poil sur ses réseaux apparemment pour faire du sport et des photos. Enfin, et contre toute attente, l’épisode se souvient de la tension qui existe entre Lala et Tara depuis la websérie. C’était sympa. Et le message est clair : ils sont jeunes, c’est une génération bien différente de celle qu’on connaissait dans la première série.

Après les auditions, la préparation du spectacle musical se poursuit cette semaine lorsque tous les étudiants se rendent en salle de classe, sous le regard approbateur de Rober qui a un surnom pour chacun d’entre eux. Il n’est pas aussi inspiré que Lala et son Lady Lowcost malheureusement. McFly pour Omar, c’est naze, non ?

Bon, la réunion du jour voit notre trio de professeurs expliquer aux étudiants qu’ils vont recevoir la visite de Salazar, le sponsor du spectacle. Grosso modo, ils vont devoir gérer une représentation devant sponsor pour s’assurer de l’avenir du spectacle. C’est un joli moyen de les remotiver et de s’assurer qu’ils gèrent à fond en cours pendant toute la semaine apparemment. Ce n’est malheureusement pas le cas, avec une choré qu’Omar ne maîtrise apparemment pas bien. Cela énerve profondément Rober, mais aussi Silvia et Lola qui le voient s’acharner sur lui.

Perso, je trouvais qu’il dansait plutôt bien. Cela dit, j’ai éclaté de rire quand Omar s’est mis à balancer qu’il trouvait que la choré et la chanson était franchement vieilles et rouillées. Rober le vit super mal, mais même Lola se range finalement du côté d’Omar : la chanson était un succès il y a quinze ans et elle aurait bien besoin d’un petit lifting d’après elle. Le problème ? Elle a déjà été remixée par rapport à la série d’origine.

Bon, cela dit, ça fait débat pendant l’épisode et c’est clairement le sujet du jour. Ainsi, à la pause, ils se remettent à en parler et Andrea ne trouve rien à redire à la musique, évidemment. Qu’est-ce qu’elle est inintéressante comme protagoniste ! Ce n’est pas le cas des autres, mais le choix musical pour que Lala et Luca se mettent à danser me paraît franchement étonnant. Sinon, Dario prend d’étranges pilules et les partage avec Tara, devant Lala et pas mal d’autres étudiants. Bordel, c’est un enfer : ils se mettent à écouter de la musique tout en parlant, au secours, mes oreilles ne suivent pas !

Pendant ce temps, en salle des profs, on continue de faire du placement produit pour Activia, qui est clairement tout ce que je retiens de la scène entre Lola et Sira. Bon, d’accord, je mens : Lola parle encore et toujours de ses enfants et Sira en profite pour dire qu’elle veut devenir maman avant ses 35 ans. Euh ? Quel âge est-elle censée avoir pour envisager deux enfants avant 35 ans, là ?

Silvia semble énervée de l’apprendre et j’aimerais en savoir plus, franchement. Elle le fait devant Lola que ça ne semble pas surprendre : leur relation est-elle secrète ou non ? Si non, pourquoi nous l’avoir révélée de cette manière ? La série préfère toutefois se concentrer sur Luiso et Lola, qui sont eux-mêmes interrompus par la fête improvisée par tous les étudiants dans la rue. Cette fois, il y a de l’énergie et de la bonne humeur : Lola est aussitôt convaincue qu’il faut écouter les revendications des étudiants.

Vieux contre jeunes | Les mauvaises (bonnes ?) idées de Lola & Luisa | Drama | La représentation | La fête | Silvia/Sira | Sergio

Les mauvaises (bonnes ?) idées de Lola & Luiso

Elle entraîne sans mal Luiso dans son délire et tous les deux tombent ensuite sur Silvia pour lui dire qu’il faut innover pour cette comédie musicale. Ouais, d’accord, mais c’est un spectacle sur UPA, pas sur l’esprit d’Upa. Je suis plutôt du côté de Rober et Lola dans cette histoire : moi, je veux réentendre les chansons d’UPA, pas de nouvelles chansons qui risquent de passer à côté de la nostalgie. Bon, et en même temps… Si les chansons sont bien, pourquoi pas ?

J’ai juste un doute quand j’entends ce que j’entends quand les étudiants s’éclatent entre eux. Par chance pour moi, Silvia refuse de céder face aux revendications de Lola et Luiso, puisque le thème du spectacle est déjà défini. Seulement, la chance sourit aux audacieux d’après Luiso : il loue donc un théâtre avec Lola afin qu’ils se servent de ce « temple » pour accomplir leurs rêves.

Ouais, je n’aurais pas de chance longtemps. On sent bien que le but d’en arriver à un renouveau d’UPA. Et puis Lola a raison quand elle parle d’innovation comme esprit d’UPA. Un paso adelante.

Les répétitions au théâtre se concentrent principalement sur la chorégraphie, et ça se passe mal pour Andrea. Elle n’apprécie pas de voir Lola mettre en avant Elvira plutôt qu’elle. Le problème, c’est qu’Andrea joue toujours aussi mal. C’était plus comique qu’autre chose de la voir s’énerver, avec Omar qui lui court après. Et puis, qu’est-ce qu’elle foutait avec les portes, à toutes les ouvrir là ?

On le sent venir à mille kilomètres : ils vont se retrouver enfermés à force de s’engueuler sans regarder où ils vont. Finalement, les scénaristes passent plutôt par la petite scène toute cheesy où Omar lui dit qu’elle peut trouver dans son cœur l’énergie dont elle a besoin. Il en profite pour toucher ses seins, mais bon, on a bien compris à ce stade qu’il n’était pas du tout attiré par elle. Elle fait tout pour le chauffer pourtant.

Une fois de plus, ça finit en Omar qui retire son t-shirt (eh, première fois de la semaine, il était temps). Par contre, c’est pas de bol, Sergio les suit et finit par les entendre coucher ensemble. Ils vont au bout cette fois ? Sergio fait en tout cas clairement la gueule à Andrea ensuite, refusant d’être dans la même pièce qu’elle. C’est gênant quand on habite ensemble. Andrea s’en tape, par contre, elle est trop heureuse d’avoir eu ce qu’elle voulait.

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Drama

Le pauvre Luca, par contre, ne pourra qu’avoir le cœur brisé avec ça. Qu’il se rassure, par contre, Omar a clairement envie de lui parler quand même et cherche clairement à le séduire ensuite. Bon, concrètement, il vient s’excuser d’avoir été un imbécile avec lui et lui fait un câlin au passage – le regard de Luca qui lui mate le cul juste après, j’étais mort de rire. Ce n’est pas bien subtil tout ça.

La subtilité n’est pas le fort de la série, de toute manière, entre les jeux des acteurs catastrophiques et les étudiants qui se foutent de la gueule de Rober ouvertement quand celui-ci débarque au théâtre avec Silvia.

Les deux amis ne sont pas ravis de découvrir la trahison de Lola, qui ne défend pas tellement ses étudiants, laissant plutôt Omar s’exprimer et rappeler qu’ils veulent tous monter ce spectacle dynamique et plus cool que les chansons de vieux que proposent Rober. C’est ainsi qu’Omar perd son premier rôle. Franchement, confronter Rober devant tout le monde, ce n’était pas la plus brillante de ses idées – même sans connaître le caractère de Rober, c’est forcément une mauvaise idée. C’était à mourir de rire ! Lola reprend ses mimiques habituelles, Sergio jouit sur place de récupérer le premier rôle donné par son papa et Omar se barre frustré.

Ouais, Lola essaie bien d’expliquer que tout ça est sa responsabilité, pas celle des étudiants, ça ne change rien. Par contre, Rober prend des décisions importantes tout seul sur la comédie musicale qu’ils doivent monter à trois et Silvia ne bronche absolument pas, ce qui n’est pas bien crédible. Certes, c’est une démocratie, rappelle Lola… Malheureusement pour elle, elle dit « oui », Rober dit « non » et Silvia est de son côté à lui. DRAMA.

Sinon, Andrea court après Omar évidemment, et ça m’a fait rire encore. On a la scène exactement inverse de ce qu’on avait dix minutes avant, avec Andrea qui poursuit Omar et Omar qui fait n’importe quoi, à partir d’un côté puis faire demi-tour. Vraiment, je me concentre sur les mauvaises choses, mais eh, la dispute entre eux n’est pas exceptionnelle. DRAMA.

De son côté, Luca confie ses doutes et désirs sur Omar à son plan cul du moment, qui lui fait remarquer que les hétéros ne le restent pas toujours. C’est bien ça qu’il a dit ? Le plan cul de Luca n’en a en tout cas rien à faire d’Omar, des sentiments de Luca pour lui et de sa culpablité de peut-être coucher avec le copain de sa meilleure amie. Il finit par se foutre devant lui et lui demander s’ils baiseront ou non… et ça m’a fait rire, vraiment. C’est une représentation comme une autre des plans culs et ça cassait un peu le drama, au moins.

Oui parce qu’une chose est sûre, Omar ne va vraiment pas bien. Il a perdu son rôle principal, il est perdu vis-à-vis d’Andrea et Andrea, elle, hésite à l’appeler. DRAMA.

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Finalement, les cours reprennent donc à l’école de Carmen Arranz pour préparer la représentation face aux sponsors potentiels, puisqu’ils n’ont plus besoin du théâtre pour s’entraîner en secret – dingue d’avoir pu passer tant de temps dans le théâtre sans être grillés plus vite par Rober et Silvia, sincèrement. Les répétitions reprenant, Omar décide de tenter de récupérer sa place, plus ou moins en suivant les conseils d’Andrea.

Malheureusement pour lui, Rober ne l’entend pas de cette oreille. Il a perdu son rôle, même s’il était meilleur comme il le dit. S’opposer si frontalement au directeur du casting, c’est très con tout de même. Les répétitions reprennent donc, avec toujours les mêmes « uno, due, tre, cuatro » en boucle. Rober est odieux avec les étudiants, il passe son temps à les arrêter et… il est en fait un bon professeur ? Qui l’aurait cru ? Ce qu’il fait semble à peu près fonctionner… et il termine même son cours par un compliment envers Sergio ! Qui l’aurait cru, vraiment.

Sans trop de surprise, la série reprend aussi l’intrigue Elvira/Luiso cette semaine. Je n’accroche toujours pas malheureusement et je ne comprends pas ce flirt. Je ne comprends pas ce qu’ils peuvent avoir à se dire, je ne comprends pas pourquoi Elvira le stalke comme ça sur tous ses réseaux. Bon, d’accord, il est beau gosse et tout… mais tout de même, quoi.

Bon, sinon, le sponsor du spectacle se pointe comme prévu. Rober passe pas mal de temps au téléphone pour que ça puisse se faire. Ce qui est bien, c’est que Lola continue de bosser avec tous les étudiants alors qu’elle a perdu à peu près toute crédibilité en s’écrasant face à Rober. Les étudiants détestent ce dernier, au point de l’ignorer quand il vient les encourager et leur faire des high five.

Au moins, Rober est satisfait de ce qu’ils présentent en respectant son thème. Lola est blasée de cette chorégraphie hyper soporifique et le fait savoir à grand renfort de moues énervées. Bordel, Beatriz Luengo est exceptionnelle, quand même. Elle finit par demander à Luca de changer de musique. Aie dios moi !

La musique change soudainement et tous les étudiants arrêtent de danser. Hop, il n’en faut pas plus pour que chacun se change sur scène, suive les gestes de Lola et propose quelque chose de bien plus moderne – à coup de pas de danse entre les jambes des garçons et de stroboscopes. Bon, en vrai, ce n’était pas trop mal, mais ça manquait de chants.

L’avantage, c’est que ça plaît aux sponsors venus se faire une idée du futur spectacle (c’est rapide). Quant à la partie chant, eh bien, be careful what you wish for : c’est Elvira qui prend le micro pour un petit numéro musical. Elle est bien sûr poussée à le faire par Luiso. Je n’ai pas tellement accroché : je n’aime pas sa voix, je crois. Sinon, la représentation avec tant de lasers et stroboscopes, je ne suis pas sûr de kiffer. Grosso modo, c’est ce que propose le générique et ce côté soi-disant moderne me rappelle quand on nous sort un DJ à l’eurovision pour faire moderne.

Une chose est sûre, en tout cas, tout le monde s’éclate et est heureux du résultat final. Oui, tout le monde, même Rober. Il faut dire que les sponsors sont tous très enthousiastes et persuadés de tenir le musical de l’année. AH. Jamais dans l’excès. En parlant d’excès d’ailleurs, comme toujours, Rober se met alors à prétendre que l’idée venait de lui devant une Lola choquée. Les moues de Beatriz Luengo, franchement ! Comment a-t-on pu vivre quinze ans sans, hein ?

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La fête

Andrea n’est pas au niveau de ce mauvais jeu. Bref, toute l’école peut aller célébrer cette victoire à l’école de Carmen Arranz. La robe d’Andrea ? Bordel, elle a pensé être dans Sex & the city ou quoi ? J’ai éclaté de rire et pour de vrai tellement c’était laid. Elle échange un regard sensuel avec Omar, mais c’est interrompu par Luca qui veut absolument la faire danser – en vain. Andrea finit par quitter la fête, mais pas sans écouter le message vocal de l’avocat de son père lui demandant de venir la voir. Son père a un secret à lui avouer : il a besoin d’elle pour aller récupérer des documents compromettants avant l’arrivée de la police. Oupsie, il est coupable, quelle surprise !

La fête est aussi l’occasion de nous ramener la relation Lala/Tara. Lala passe son épisode à reluquer Tara, ce qui est bizarre après un début de saison où elles ne se croisaient jamais. Cela dit, c’est bien, on a appris à connaître Lala comme ça. Pour draguer Tara, on découvre maintenant que Lala a une technique bien à elle : pisser face à elle, porte ouverte, pendant qu’elle se remaquille. C’est original, ma foi. Assez vite, on en arrive à une scène incroyable où Tara assure ne rien ressentir quand on la touche. C’est clairement une invitation pour que Lala la touche là.

Elles sont interrompues par Elvira. C’est dommage, la scène commençait à être vraiment amusante ! Elvira enchaîne ensuite avec une autre scène en compagnie de Luiso. Elle peut le remercier de l’avoir débridée pour qu’elle chante en public – elle a passé aussi un moment au téléphone (avec son copain ?) à s’extasier d’avoir pu le faire alors que ça a duré quinze secondes max ; et maintenant, elle peut compter sur lui pour lui servir de l’alcool. Cela dit, il envoie des messages mixtes dans cet épisode le Luiso : il se sait surveillé par Lola quand il parle avec Elvira, et ça semble le déranger. Aurait-il une conscience ou juste des sentiments pour Lola ?

Une chose est sûre, Lola et Luiso sortent ensemble de l’école. Lola est toujours aussi bourrée, en plus. Elle ne tient pas du tout l’alcool, c’est fou. Enfin, c’est juste mal joué, mais c’est drôle. Ils prennent le temps de papoter devant l’école et de parler de relations amoureuses. Luiso semble être un grand malchanceux, mais il assure qu’il s’implique dans ses relations, dévorant des yeux Lola au passage. Oh lala. Il ne manquait plus que ça : Lola manque de très peu de l’embrasser, et je finis par ne plus rien comprendre des intentions des scénaristes. Elvira est clairement à fond sur Luiso, otut de même.

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Silvia/Sira

Faut qu’on m’explique pour Silvia et Sira, vraiment. On nous fait croire qu’elles sont dans une relation secrète dont personne n’est au courant, mais Silvia fait une crise quand Sira dit vouloir des enfants avant 35 ans, puis la laisse l’embrasser au beau milieu de la salle de danse. Ce n’est pas comme si elles étaient super visibles, dans un espace avec miroirs et vitres transparentes de partout ? Bon, cela dit, Sira m’a fait rire à vouloir sortir Silvia de sa zone de confort. Apparemment, c’est déjà fait.

Ainsi, pendant la fête de fin d’épisode et sans trop de surprise, à l’étage, Silvia et Sira font monter la température de plusieurs degrés. Silvia insiste pour dire qu’elle ne fait que suivre ce que voulait Sira. D’accord, mais d’où sort votre couple ? Silvia était tellement vénère d’être matée sous les douches par une femme dans la série originale, c’est trop bizarre. Et puis, n’était-on pas tous là pour voir enfin finir ensemble Silvia et Rober ? En tout cas, au regard langoureux qu’il jette encore à Silvia en fin d’épisode, on sait qu’il était là pour ça lui.

Il prend le temps d’aller lui parler pendant la fête improvisée dans l’école, et voilà qu’il se met à parler avec elle de son couple avec Sira. Ce n’est donc pas un secret ? J’aime toutefois la réponse de Silvia qui insiste pour dire qu’elle n’est pas devenue lesbienne, mais que eh, ses histoires d’amour ont toujours été simples ou impossibles. Certes.

Si l’ambiance est à la fête, une Lola clairement bourrée n’oublie pas de venir les interrompre pour leur rappeler tout le travail qu’il leur reste à faire. Sincèrement, tout ça manque trop de chants pour le moment. C’était la force de l’épisode de la série à la base tout de même.

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Sergio

Autrement, Sergio reçoit aussi un appel de son cabinet médical en début d’épisode, et il galère ensuite à les recontacter. Quand il finit par les avoir, il se rend au cabinet pour apprendre qu’il a du diabète de type 1. Sa seule question est alors de savoir s’il pourra continuer à danser ou non. Il pourra, mais ce n’est pas si simple. Il doit gérer mieux son glucose et sa production d’insuline. J’ai bien aimé la scène, principalement parce que les deux médecins parlaient bien lentement, alors c’était facile de capter tous les mots.

J’avais un peu peur de ne pas saisir ce qu’il avait comme condition médicale. Finalement, ça n’avait rien de bien compliqué. Il se retrouve en revanche avec un patch sur l’abdomen, et je suis sûr que ça posera problème avant la fin de la saison. Pour l’instant, on repart sur une toute autre intrigue cependant. En fin d’épisode, Sergio montre ses photos de l’épisode précédent à Omar. Il n’en a pas été question de l’épisode, et c’était étrange.

Le karma le sert bien : Omar fout une sacrée droite à Sergio, au beau milieu de la fête de l’école et devant tous les professeurs.  Cela semble faire prendre conscience à Rober de l’identité de Sergio, non ? Ce n’est pas clair, apparemment, Rober est trop débile pour ça. Il veut en tout cas comprendre ce qu’il s’est passé et va ensuite harceler Sergio. L’épisode peut ainsi se terminer sur Rober, qui est le prof de Sergio rappelons-le, qui s’énerve de voir Sergio le fuir au point de l’étrangler (oui, oui) pour savoir qui il est exactement.

Je suis ton fils, papa. Pas exactement au niveau de Star Wars, ce délire, mais Rober semble très surpris de l’apprendre. Putain, il n’a même pas changé son prénom ou menti sur sa vie aux USA avec sa mère, fais un effort !

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J’ai revu la saison 1 de Desperate Housewives

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon rewatch de la saison 1 de Desperate Housewives. Oui, oui, ça fait des années que l’envie me taraudait et j’ai fini par craquer, enfin, et retourner à Wisteria Lane. C’était il y a une vingtaine de jours, et depuis, j’ai revu toute la saison 1. Oups ! Je ne ferai peut-être pas un article aussi long pour chaque saison, mais j’ai plein, plein de choses à dire de cette saison et nous sommes un dimanche. J’ai le temps d’écrire, vous aurez peut-être le temps de tout lire…

Pourquoi ai-je décidé de replonger dans cette série culte, me demanderez-vous ?

Eh bien, d’abord, il y a la nostalgie. J’ai ressenti un énorme manque de cet humour subtil et de ces actrices talentueuses qui ont su nous faire rire aux éclats ces derniers temps. En cette année 2023, où de nombreuses séries peinent à nous surprendre et où les gifs de la série d’ABC continuent de pulluler sur Twitter, j’avais besoin d’un bon fou rire et Desperate Housewives semblait être le remède parfait. De plus, je voulais voir si la série conservait sa fraîcheur et son charme si particuliers.

C’est quoi ? | Est-ce toujours top ? | Une série de son temps ? | En bref

Desperate Housewives, c’est quoi ?

Pour les plus jeunes d’entre vous – et encore, même vous, je suis sûr que vous en avez déjà entendu parler !, revenons un peu sur cette série, avec sa présentation de base. Créée par Marc Cherry, Desperate Housewives (Femmes au foyer désespérées, donc) a fait son entrée fracassante – vraiment fracassante – sur nos écrans en 2004 et a rapidement conquis le cœur des téléspectateurs du monde entier. De mon côté, je l’ai découverte sur M6, qui matraquait à juste titre de publicités présentant chacune de ces femmes au foyer. Susan qui finit nue dans son jardin ou la cultissime réplique « Rex pleure après l’éjaculation » faisaient littéralement partie de mon quotidien : on revoyait la scène deux ou trois fois par jour pour peu qu’on regardait un peu la chaîne française. Et à l’époque, je regardais vraiment beaucoup la télé !

Située dans une banlieue chic de la ville de Fairview, Desperate Housewives met en scène un groupe de femmes au foyer en apparence parfaites, mais dont les vies cachent de sombres secrets. La série mélange habilement drame, comédie et mystère, offrant une vision étonnamment captivante de la vie en banlieue. D’un côté, on en découvre plus sur la vie secrète des mères au foyer une fois les enfants à l’école, de l’autre, les répliques cinglantes fusent et les portraits très caricaturaux dressés dans le premier épisode se développent pour donner vie à des personnages haut en couleur – et clairement inoubliables, si ce n’est indémodable, même près de vingt ans après.

La saison 1 nous a introduits dans l’univers en apparence idyllique de Wisteria Lane. C’est robotique de la présenter encore après tant d’années, j’ai l’impression qu’on connaît tous par cœur le synopsis !

Derrière les belles maisons et les sourires charmeurs, se cachent des drames familiaux, des intrigues amoureuses et des scandales impensables. Les personnages principaux – principales devrais-je dire – que sont Susan, Bree, Lynette et Gabrielle apportent chacune leur propre dynamique, leur touche d’humour (parfois – souvent ? – malgré elles) et leur lot de secrets. Le plus gros secret de tous est toutefois celui de Mary-Alice, dont le suicide ouvre le premier épisode de la série. C’est alors Mary-Alice qui se charge de la narration des épisodes tout au long de cette saison, puis de la série, apportant une ironie certaine à ce que nous voyons et un ton incisif qui participe grandement au succès de la série. Mary-Alice aime ses voisines, mais elle n’oublie jamais d’être cassante et brutalement sincère quand elle en parle.  

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Alors, est-ce que la saison 1 est toujours au top ?

C’était ma grande question avant de me lancer dans le revisionnage ; et à vrai dire, ma grande peur aussi. Le succès de la série, on le doit aussi à la fraîcheur qu’elle proposait dans un ensemble de séries assez fades et répétitives. Finalement, la série a débarqué dans une période où il n’y avait plus tellement de séries se démarquant sur les networks. Comme aujourd’hui ? Probablement. La rentrée cette année-là avait été exceptionnelle ; espérons qu’on sorte bientôt des reboots et revivals bientôt pour avoir de nouveaux des originalités comme ça prochainement !

En attendant, j’oublie de répondre à ma question : alors, la saison 1 apporte-t-elle de la fraicheur ? Eh bien, la réponse est un grand oui ! Le générique en lui-même est déjà une bouffée d’air frais qui nous replonge avec nostalgie dans leur univers.

Les quatre femmes au foyer sont toujours aussi attachantes et font toujours autant rire vingt ans plus tard.

Vraiment, c’est un fou rire quasiment à chaque épisode, et jamais pour la même raison. Parfois, je me souviens de ce qui arrive, parfois pas du tout, mais dans tous les cas, ça me fait rire. Bon, d’accord, c’est souvent Susan et Bree qui me font le plus hurler de rire, mais elles ont toutes la capacité de me faire rire…

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et parviennent même à voler la vedette à nos quatre héroïnes principales. Il y a bien sûr les maris de chacune d’elles (enfin, pas Susan, pas immédiatement, même si Karl est un excellent personnage), puisque les relations conjugales sont immanquablement source de nombreux rebondissements et nous réservent quelques surprises… Mais il y en a d’autres !

Comment ne pas mentionner Edie Britt ? Son attitude provocatrice et son franc-parler la rendent inoubliable, mais je la redécouvre encore avec ce revisionnage. Elle apporte une dose de piquant à l’intrigue et a souvent les meilleures répliques. Elle permet aussi de relativiser mon amour de Susan, parce que je ne me rendais pas compte à quel point Susan la malmenait souvent.

On pense souvent à Edie comme une garce avec ses voisines, mais franchement, Susan lui reproche plein de choses qu’elle n’hésite pas à faire elle-même. Il y a eu des épisodes où je me suis surpris à détester certains traits de Susan, et je ne me souviens pas l’avoir pensé il y a vingt ans. À l’inverse, Edie est un personnage qui a toujours les meilleures répliques et qui s’avère vite attachant. Les scénaristes ne la développent pas autant que d’autres et un épisode la laisse même complètement sans conclusion alors que Paul souhaite coucher avec elle. On ne saura jamais comment ça s’est terminé, on voulait nous faire rire avec ça, mais… Purée, j’adore Edie et ce n’est pas dingue de la laisser de côté comme ça. Je sais pourtant que ce sera toujours le cas par la suite. Je profite de chacune de ses scènes en attendant !

Un autre personnage clé de la saison 1 est évidemment Mike Delfino, présenté dès le départ comme l’énigmatique plombier avec un secret à percer, lui aussi. Son charme mystérieux et son passé trouble suscitent l’intérêt, son arrivée dans le quartier apporte une touche de romance et de suspense, et son histoire avec Susan devient un élément central de la saison – puis de la série. Le couple est en permanence à souffler le chaud et le froid.

Si ces deux premiers personnages sont finalement appelés à rester pour plusieurs saisons, d’autres figures restent inoubliables malgré un bref passage dans la saison. Comment parler de la saison 1 sans mentionner Marta Huber, la voisine qui fourre son nez partout et au karma bien mérité, ou Mama Solis, sur qui le sort s’acharne un peu trop, la pauvre.

Ces personnages secondaires, et j’en oublie (la mère de Susan – Sophie – ou Felicia par exemple), contribuent à la richesse de l’univers de Desperate Housewives en apportant des dynamiques uniques et des rebondissements inattendus, au sein de courts arcs narratifs. Leurs interactions avec les personnages principaux et leurs propres histoires personnelles ajoutent des couches supplémentaires à l’intrigue, contribuant ainsi à maintenir notre intérêt tout au long de la saison. Leurs interactions avec nos héroïnes principales offrent des moments drôles, émouvants et parfois même surprenants. Parfois, c’est même les trois à la fois, comme lorsque Marta trouve le corps de Mary-Alice, par exemple.

Oui, vraiment, on ne s’ennuie jamais à Wisteria Lane, grâce à la construction de la saison en petits arcs pour chaque personnage, avec des mystères qui reviennent régulièrement.

Et puis, côté fraîcheur, difficile de ne pas évoquer aussi le casting ! Je ne me souvenais pas du tout qu’ils passaient autant de temps dénudés, tous, les uns après les autres – et certains plus que d’autres, c’est clair. La nudité est un truc qui m’a beaucoup surpris en début de saison : les séries d’ABC sont devenues vachement plus prudes avec le temps, et encore plus depuis le Covid je crois. Pourtant, je continue de penser que ça fait l’amour tout le temps dans Station 19, mais vraiment, en comparaison de Fairview, Seattle est super prude !

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Une série de son temps ?

Foutez-moi Carlos en taule !

Cependant, en replongeant dans cette série, j’ai réalisé que Desperate Housewives reflète la société américaine du début des années 2000. Et l’air de rien, en vingt ans, il s’est passé beaucoup de choses dans notre société – et puis, j’ai aussi un regard plus adulte désormais, j’imagine que ça joue. Après un début (plusieurs épisodes tout de même) qui paraît hyper moderne, des thématiques surgissent et bon, la série serait considérée comme problématique à bien des égards si elle avait été diffusée pour la première fois aujourd’hui : l’égalité homme-femme, la violence conjugale, la charge mentale…

Des thématiques dont on entend beaucoup parler aujourd’hui, mais qui étaient inexistantes à l’époque. Aujourd’hui, Carlos apparaît non pas détestable comme je le pensais à l’époque, mais tout simplement comme un violeur quand il trafique les pilules de Gabrielle. La série semble souvent mettre ça sur le même plan que les tromperies de Gaby, alors que c’est abject. Et ça passait en 2004… aujourd’hui, ce ne serait pas tolérable sur une grande chaîne, pas sans bien des précautions et sans en faire le grand méchant de la saison. Bien sûr, il l’est à certains égards, mais trop souvent la série nous fait sympathiser avec lui alors qu’il n’y a rien de sympathique.

Même si Gabrielle explique en fin de saison que leur couple fonctionne car ils sont tous les deux hyper égocentriques, les mettre sur le même plan comme ça, ça ne passe plus du tout aujourd’hui.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Je pense aussi à Tom, évidemment. C’est la bonne pâte qui me semblait toujours être le moins pire car à l’écoute de Lynette… Il faut que je revois mon brouillon. Je m’en doutais car je l’ai souvent lu sur Twitter, mais pfiou !

Effectivement, il est bien plus odieux que dans mon souvenir : il reproche à Lynette de ne pas prendre soin d’elle, il se met toujours lui en avant et reproche tout et n’importe quoi à sa femme qui, pourtant, fait beaucoup pour lui et se plie en quatre. J’avais totalement oublié l’intrigue des pilules pour l’hyperactivité par exemple… En fait, Lynette était le personnage que j’aimais le moins à l’époque, car je n’étais qu’un adolescent pas bien intéressé par sa vie qui correspond finalement le plus à ce qu’on a en tête quand on nous parle de mère au foyer. Elle est débordée par ses quatre gamins et son mari qui travaille en la négligeant…

En regardant la saison avec un regard d’adulte, j’ai réalisé que mon opinion sur certains personnages avait changé. Lynette est incroyable, tout simplement, et sa vision du couple, de la charge mentale, de ses relations avec ses voisins (et la déjà incroyable McCluskey) ou même du désir (la nourrice !) sont bien plus bouleversantes.

Mais ça, je suis sûr qu’elle l’était déjà à l’époque, c’est juste moi qui passait à côté.

Une bonne image de l’homosexualité ?

À l’inverse, le traitement de l’homosexualité dans la saison 1 de Desperate Housewives est intéressant à aborder et pas que de mon point de vue. À l’époque, la série était applaudie pour sa volonté de représenter ouvertement des personnages gays, ce qui était encore rare à la télévision. Cependant, en regardant la saison avec un regard contemporain… c’est fou de se dire qu’on a pu applaudir ça ! Ce qui pouvait sembler progressiste est remis en question aujourd’hui.

En fait, l’homosexualité est toujours vu par le prisme de l’humour dans la série. Le pire doit être le personnage de Carlos, encore une fois. Ce « primate », « macho » et « violent » d’après sa femme se retrouve par deux reprises à taper des hommes gays, par accident : il est sûr qu’il s’agit de l’amant de sa femme. Dans les deux cas, on fait du coming out un moment comique au détriment du personnage.

Il en est même pour la découverte de l’homosexualité de Justin – même si c’est à mon sens le plus réussi car il montre le questionnement de l’adolescent – puis d’Andrew, surpris dans la piscine par Susan. C’est toujours drôle à voir, mais ça fait mal de se dire que c’était ça l’image du coming out à l’époque. Et puis, la réplique de Bree quand elle le découvre – « je t’aimerais même si tu étais un assassin ». C’est extrêmement violent ; plus encore que ça ne l’était à l’époque. Le pire, c’est que ça fait encore rire et qu’on voit bien que c’était une manière décomplexée d’en parler pour l’époque, donc une manière positive d’aborder enfin ce sujet… Aujourd’hui, ce serait juste de très mauvais goût.

Ah, les Etats-Unis et les armes à feu…

Dans le même genre, mais en presque plus problématique d’ailleurs, la saison 1 de Desperate Housewives nous montre également certaines scènes qui soulèvent des questions sur les perceptions et les attitudes américaines envers les armes à feu et la peine de mort. Le personnage de Bree Van de Kamp, interprété brillamment par Marcia Cross, est connu pour son amour des armes à feu et son obsession pour le contrôle. Bree est présentée comme une femme perfectionniste et obsédée par l’idée de sécurité. Son attrait pour les armes à feu est utilisé pour illustrer cette obsession et le besoin de contrôler son environnement.

Cependant, cela soulève des interrogations sur la fascination américaine pour les armes à feu et la place qu’elles occupent dans la société : on a toute une scène où elle apprend à Georges comment tirer, après avoir reçu avec joie un flingue en cadeau. Certes, les scénaristes nuancent aussitôt avec un accident et l’aversion plus tardive de Susan pour les flingues (lorsque Mike emménage enfin chez elle en fin de saison), mais ces scènes semblent sorties d’un autre monde, vraiment.

En fin de saison, Felicia Tilman, la sœur de Marta Huber bien étrange elle aussi, exprime également ouvertement son soutien à la peine de mort et regrette que cette option ne soit pas disponible à Fairview comme elle l’est dans l’Utah. Cette scène met en lumière la diversité des opinions sur la peine de mort aux États-Unis et la manière dont elle est perçue dans différentes régions du pays… mais continue de paraître hallucinante en 2023. Je me souviens que je détestais Felicia à l’époque, et je pense vraiment que ce genre de position explique pourquoi.

Cependant, ces scènes invitaient à réfléchir aux débats qui existaient déjà aux États-Unis, et qui continuent d’exister aujourd’hui. Elles soulignent également la volonté de la série de capturer et de refléter certaines réalités sociales et culturelles de l’époque. Il est important de noter que Desperate Housewives utilise souvent ces thèmes de manière exagérée et satirique pour l’effet comique et dramatique. Ces scènes fournissent une critique sociale légèrement caricaturale, mais elles suscitent néanmoins des réflexions sur les attitudes et les perceptions autour de ces questions de société aux États-Unis.

Définitivement de son temps… mais aussi de son pays conservateur !

Et puis, ces intrigues ont le mérite d’exister contrairement à l’intrigue de la grossesse de Gabrielle qui fait l’impasse complète sur la possibilité de l’avortement.

C’était dérangeant à l’époque, je me souviens que ça me posait problème, ça l’est encore plus en 2023 : Gabrielle, concrètement violée par Carlos qui trafique sa pilule, ne veut absolument pas d’un enfant, ne sait pas qui est le père et… ne considère jamais l’avortement. Le mot n’est même pas prononcé (il le sera brièvement en saison 2, mais pas concernant Gaby) et, pire que tout, Susan nuance le désespoir de Gaby apprenant sa grossesse en lui expliquant à quel point c’est merveilleux d’être parent. Franchement, ça fait grincer des dents.

Malgré ces aspects qui peuvent sembler dépassés et ces derniers paragraphes qui feraient presque penser le contraire, la saison 1 de Desperate Housewives reste un vrai plaisir à regarder. La distance est nécessaire dans le revisionnage, on sent bien que la série commence à vieillir, mais je suis persuadé que déjà à l’époque, certaines choses étaient dérangeantes. Il ne faut pas oublier non plus que ça a vocation à être dérangeant pour faire bouger les mentalités – surtout concernant Andrew.

Autrement dit, c’est une série de son temps, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a fait son temps !

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En conclusion

J’ai l’impression que je pourrais continuer pendant encore des heures et des heures à en parler… C’est impossible de faire le tour de vingt-trois épisodes en un seul article. Il faut toutefois passer à être chose, hein, et je ne me voyais pas me lancer non plus dans mes critiques habituelles parce que eh, le but, c’était de regarder sans écrire d’articles justement ! Ceci étant dit, passons à la saison 2, histoire qu’Edie puisse ravoir une maison (mais où vit-elle pendant la deuxième moitié de la saison ?) et Susan une cuisine (vraiment, ces histoires d’incendie, c’est trop vite oublié) !

La fin de la saison 1 est particulièrement efficace, avec des moments forts, notamment la performance brillante de Marcia Cross lors de la mort de Rex (ce « I understand and I forgive you » est encore plus inoubliable que la lettre adressée à Mary-Alice en début de saison) et le personnage toujours aussi glaçant de Zach (oh, quand il s’énerve contre Susan dans le dernier épisode ! Je me souviens que j’avais vraiment eu peur pour elle lors de mon premier visionnage). Je le détestais à l’époque, je détestais Paul aussi… Et aujourd’hui, je suis un peu plus nuancé : ce sont d’excellents acteurs, aux personnages plein de nuances. Paul est surtout victime de Mary-Alice et de ses choix durant toute sa vie tout de même… mais il reste un personnage trop sombre et menaçant pour que je l’aime tout à fait.

Maintenant que j’ai terminé la saison 1, j’ai hâte de me plonger dans la suite de la série et de redécouvrir les mystères qui entourent les Applewhite. Je m’en souviens beaucoup plus que ce délire autour de Deirdre et Dana (bordel, ce n’est toujours pas un prénom masculin dans ma tête !). En fait, j’ai déjà commencé la saison 2 tout à l’heure.

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Bref, si vous cherchez une série divertissante, drôle et remplie de mystère, ne cherchez plus, Desperate Housewives est toujours là pour vous !

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