Semaine 22 : du 30 mai au 5 juin

Bonjour à tous !

Bienvenue dans cette nouvelle version des articles à la semaine 😉 Et oui, en effet, nous passons aux séries d’été cette semaine, ça fait 14 jours au moins que j’en parle, il était donc temps que ça se fasse ! Ironiquement, ça me tombe dessus au moment où j’ai la masse de boulot à faire pour la fac (ça devrait même pas exister ce genre de phrases) et étonnamment mes séries sont sacrément bien réparties avec grosso modo une par jour ! Magie !

Les inédits de la semaine

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Cette semaine était particulièrement pauvre en nombre d’épisodes vus, mais heureusement très riche en excellentes notes, du coup, pas le temps de s’ennuyer ! J’ai commencé Cleverman et Outcast, deux séries plutôt réussies, surtout pour la seconde. La première a en effet du mal à s’imposer dans mon cœur car elle part un peu trop dans tous les sens sans explication, et parce que je l’ai vue après un excellent début de semaine. Il va falloir lui laisser quelques semaines pour s’installer, là où Outcast et Scream ont signé des premiers épisodes de saison qui mettaient aussitôt dans l’ambiance. Le vrai coup de cœur de la semaine est évidemment pour Person of Interest. Je n’arrive pas à croire que je sois passé si longtemps à côté de cette série et que ça ne fait que deux mois que je regarde. En même temps, après avoir vu 100 épisodes en si peu de temps, c’est dur de décrocher.

Pour entamer l’été, j’ai donc vu :

Silicon Valley (3×06), 16/20
Scream (2×01), 18/20
Person of Interest (5×08), 18/20
– Person of Interest (5×09), 20/20
Containment (1×07), 18/20
Cleverman (1×01), 13/20
Orphan Black (4×08), 19/20
Outcast (1×01), 17/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

La performance de la semaine

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« We might as well be a symphony »

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine. Je n’ai pas eu à chercher bien loin pour cette première édition !

Amy Acker a toujours été une valeur sûre chaque fois que je l’ai vue embauchée dans une série, que ce soit en guest pour un ou deux épisodes (HIMYM, Suits), pour un arc comme ça (Alias) ou en tant que personnage principal (Alias, Dollhouse, Person of Interest). En fait, quand on y regarde de plus près, elle est souvent embauchée pour un simple arc et finit par s’installer durablement dans la série.

Son rôle de Root dans Person of Interest ne déroge pas à cette règle, elle n’était là que pour un épisode à l’origine et s’est imposée rapidement comme l’un des meilleurs personnages de la série. C’est elle qui a permis la dynamique et la transformation en série-feuilletonnante lors de la saison 2 et cette semaine, c’est elle qui obtient la performance de la semaine !

Et pour cause ! On entre dans le spoiler alert, attention, ne continuez pas la lecture si vous n’êtes pas à jour et passez directement au paragraphe suivant.

Cette semaine, nous avons eu droit à deux épisodes de POI. Le premier reléguait Root en storyline B de l’épisode 9, où elle retrouvait enfin Sameen, son flirt de toujours. La scène était parfaitement maîtrisée de la part des deux actrices. Le sourire horrifié et l’angoisse aux révélations de Shaw était absolument scotchante, et déjà Amy Acker avait gagné sa performance de la semaine. Cependant, elle ne s’arrête pas là et l’épisode 10 nous la présente sous son meilleur jour, flirtant autant que possible avec Shaw (dans un jeu très crédible) pendant une fusillade, une scène tout à fait représentative de son personnage de Root. Ce n’est toujours pas suffisant pour être convaincant comme choix de performance de la semaine ? OK, alors parlons un peu de la course poursuite qui s’engage en voiture, et de son jeu crédible et sans défaut lorsqu’elle se met à conduire avec les pieds pour pouvoir tranquillement tirer sur ses ennemis ? Il n’y a qu’elle pour me vendre ça. Et bien sûr, la toute fin, si vous lisez encore ces lignes, vous la connaissez, elle se fait tuer par ce personnage en qui je croyais beaucoup… La Machine choisit sa voix, maigre consolation qu’on comprend largement, alors que l’on voit son cadavre. Mais franchement, à ce stade des deux épisodes, elle a clairement prouvé qu’elle méritait bien ces quelques lignes. J’espère la revoir très prochainement dans une autre série, car j’ai déjà fait le tour de sa carrière malheureusement.

Les autres actus du blog

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Quelques avancées pour le #ChallengeSéries2016

Nouveau mois oblige, j’ai également publié aujourd’hui mon bilan du mois de Mai concernant le #ChallengeSéries2016. Spoiler alert : c’est pas bien brillant… mais j’avance petit à petit. J’ai quand même pu voir l’intégralité de la saison 3 d’American Horror Story  le week-end dernier, donc ça fait un peu de blabla à lire 😉 La moyenne générale de la série tombe à 14 pile, c’est donc plutôt bon, sans être pour autant révolutionnaire.

Pas de grandes révélations séries cette semaine, mais un début d’été vraiment prometteur, alors qu’une bonne partie des séries que j’ai prévu de regarder ne sont pas encore entamées !

Outcast (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode de la saison 1 d’Outcast et enfin une brève conclusion en fin d’article. Bonne lecture !


Avis : Une série créée par Kirkman ? PLUS JAMAIS.

Voilà ma première réaction quand j’ai entendu parler d’Outcast, ma seconde ayant été de fuir aussi loin que possible. De toute évidence, pas assez loin, puisque cela fait plus d’une semaine que j’entends parler de ce pilote sur Twitter, car apparemment toute la twittosphère l’a vu avant même sa diffusion et l’érige en réussite. Alors après moult hésitations, j’ai décidé de le mettre dans ma liste de séries à regarder pendant l’été. Advienne que pourra.

Il m’a fallu beaucoup de self-control car, si vous suivez un peu le blog, vous savez que j’ai du mal avec la lenteur et les défauts de Walking Dead (plus encore qu’avec ceux de Fear the Walking Dead, contrairement à une majorité de gens apparemment). N’empêche que commencer une nouvelle série basée sur des comics, alors même que je viens juste de voir le pilote de Preacher et que les deux tentent de jouer dans la même catégorie, c’est un peu du suicide, beaucoup du masochisme. N’empêche que je l’ai fait, pour le moment sans regret.

Note moyenne de la saison : 14,5/20.

 01.jpgÉpisode 1 – A Darkness Surrounds Him – 17/20
Come and get me.

Je devrais même pas la mettre la moyenne à un pilot qui ose finir sur cette réplique… Franchement, ça me tue, mais comme la majorité des gens, j’ai vraiment bien aimé cet épisode qui nous place l’univers de manière assez rapide et en tout cas plus claire que ce qu’a pu faire Preacher.

Alors par quoi je commence ? Peut-être, évidemment, par son très bon générique, qui suit la mode des génériques à rallonge nous présentant une atmosphère générale à coup de plans de cinq secondes. Cela nous amène à la première scène, celle d’un enfant possédé (l’acteur n’a pas fini de faire des cauchemars) qui est là pour bien nous faire frissonner et nous dégoûter d’aller manger de la viande ce soir. Go vegan.

Il est ensuite temps de nous présenter les héros, à coup de retours en arrière bien galère à démêler (surtout si comme moi vous décrochez un peu trop facilement pour envoyer des sms… Oups). Le héros s’appelle donc Kyle, qui sort de prison après avoir fait un truc horrible à sa fille, d’après sa nièce. On sent l’entourloupe venir à des kilomètres, et effectivement, il n’a en fait fait que protéger sa fille de sa femme, possédée par un démon. Mais ça on ne le saura qu’à la fin, une fois qu’on se sera tapé les retrouvailles avec sa sœur Megan et sa rencontre avec le révérend Anderson.

Le pilote s’attache donc à nous montrer l’exorcisme du gamin qu’on a vu bouffer un cafard en début d’épisode, tout en dévoilant aussi l’enfance de Kyle, lorsque sa mère était possédée elle-aussi. Bref, la série a un petit côté Supernatural indéniable dans ce pilot. On ressort de ce pilot avec une impression de mini-film dévoré.

Ça pourrait presque se passer de suite s’il n’y avait pas cette dernière réplique et les évidentes questions qui se posent autour de Kyle. Le monsieur est capable de faire quitter les démons des corps qu’ils possèdent grâce à son sang… De toute évidence, c’est pour cela que le démon le hante en possédant tout le monde autour de lui, et c’est pour cela qu’il y aura une suite, mais je crains un schéma à la semaine qui me déplairait.

Enfin bon, je vais commencer par savourer cet épisode pour ce qu’il est, à savoir un bon divertissement horrifique et gore, qui manque quand même un peu de suspens et de vraie horreur pour moi. C’est tout de même très réussi, et plus que The Walking Dead (pour le moment). À samedi prochain !

02.jpgÉpisode 2 – (I Remember) When She Loved Me – 15/20
We are all we had.

Après un résumé totalement chaotique qui fonctionne plutôt pas mal et permet de se remettre la série en tête, Outcast débute son second épisode dont j’attends qu’il me dise à quoi m’attendre comme type de développement au cours de la saison. Le générique fonctionne toujours en tout cas.

Cet épisode prend le temps de repartir dans la structure en flashback pour nous expliquer un peu d’où vient notre héros, transformant peu à peu la série en thriller psychologique autour de Kyle, avec ses occasionnelles scènes de gore par-ci par-là. Du coup, ça demande finalement plus d’attention que ce à quoi je m’attendais en lisant le synopsis et en voyant la bande-annonce, mais après tout pourquoi pas. Il faut juste que je me décide à poser une fois pour toute mon portable en début d’épisode, comme je peux le faire avec d’autres (type Orphan Black).

Cet épisode reste donc excellent, mais je ne sais toujours pas trop où veut m’emmener la série (mais ce n’est pas pire que devant Preacher après tout). Je me laisse guider pour l’instant, et on verra par la suite si ça me plaît toujours autant.

En tout cas, avec un début pareil, je devrais me laisser porter toute la saison ; j’espère juste voir prochainement une meilleure dynamique se développer entre les personnages, car ça manque pour l’instant de dialogues percutants (et oui, c’est ce qui attire le plus mon attention, j’y peux rien. Une histoire peut être au top, si elle n’a pas de bons dialogues, je décroche).

PS : OK, le sosie du professeur McGonagall aussi a retenu mon attention, parce que c’était dingue comment elle lui ressemblait sans être elle.

03Épisode 3 – All Alone Now – 17/20
Rev, he can’t be saved. Whatever is in him is here to stay.

La routine s’installe un peu et fait d’Outcast un Supernatural plus mature dans cet épisode. On suit en « enquête à la semaine » un nouveau possédé, Blake, qui viole (en tout cas, c’est suggéré) et tue tout aussi violemment la femme de son pote qui avait eu la gentillesse de l’héberger. Sympathique scène d’introduction donc.

Il y a des développements de tous les côtés, notamment dans la relation de Kyle avec le révérend Anderson lorsqu’ils font un petit roadtrip en prison pour rencontrer le possédé et que le révérend perd la photo de son fils en route.

Par ailleurs, une avancée aussi dans l’intrigue secondaire sur Megan, la sœur de Kyle, qui semble perturbée par l’arrivée d’un « vieil ami », Donald « Donny » Hamill. De ce qu’on en voit, ce doit être un ex un peu obsessif, car elle est vraiment très perturbée pendant les 48 minutes de cette semaine. Je suis intrigué par le déroulement de cette intrigue à long terme, ça rajoute quelque chose à l’ensemble.

Cet épisode relève le niveau par rapport au second, en s’attardant un peu plus sur les points qui me manquaient la semaine dernière. Il confirme par ailleurs ce que je pressentais : on est bien dans une série à portée psychologique (il n’y a qu’à voir ce qu’ils font de Megan) plus que dans le gore pur.

Oh, et pour contraster ce que j’ai dit ces deux dernières semaines, j’ai trouvé le générique un peu trop mou par rapport à la scène d’intro, il a moins fonctionné sur moi cette semaine. Allez savoir.

Il était en tout cas intéressant d’être confronté à ce Blake si tôt dans la série, car Kyle ne parvient pas à en faire échapper le démon. J’imagine que nous n’en avons pas fini avec lui et, surtout, ça rajoute de la complexité à l’affaire.

04.jpgÉpisode 4 – A Wrath Unseen – 16/20
The exorcism is a last resort, my goal is to not have to perform another one.

Sans scène d’introduction le précédant, le générique retrouve cette semaine sa force de frappe.

On oublie un temps le surnaturel dans ces 54 minutes pour s’intéresser un peu plus avant à l’intrigue autour de Donny et Megan, qui continue à être bien mystérieuse et difficile à comprendre pendant la première moitié de cet épisode, avant d’être explicitée par un flashback. Encore une sordide histoire de viol à la télévision américaine, donc.

Rien de très surprenant, mais une intrigue menée de front et de manière très juste pour l’instant, jusque dans le passage à tabac assez jouissif de ce Donny (jouissif, parce qu’il ne paraît vraiment pas avoir changé quand il parle de Megan à son mari). La métaphore n’est pas des plus subtiles : pas besoin d’être possédé pour avoir un démon en soi.

Cela n’empêche bien sûr pas d’en revenir aux fondamentaux de la série et de préciser encore un peu plus les contours fantastiques du job de Kyle et du révérend. L’idée est donc de nous montrer leur combat contre les démons possédant un peu tout le monde dans la ville. Le côté gore s’estompe à nouveau dans cet épisode au profit du psychologique toujours, donnant un ton qui est de plus en plus clair épisode après épisode et qui n’est vraiment pas pour me déplaire, avec ces anciens exorcisés à traquer.

Après ce quatrième volet de l’histoire, je pense pouvoir dire assez certainement que je suis convaincu et que cette adaptation au format télé est une vraie réussite, même si je reconnais une fois de plus que je n’ai pas lu les comics, donc je ne sais pas ce qu’il en est de la cohérence globale entre les deux (j’ai lu quelques tweets sur l’homme au chapeau dans la première scène notamment… On verra).

D’une certaine manière, peu m’importe (han, hérésie !) tant que la série est cool et que la réalisation continue à être aussi maîtrisée.

05.jpgÉpisode 5 – The Road Before Us – 14/20
You know what the worst part is? If I could just erase ten minutes of our life…

Outcast proposait cette semaine un épisode beaucoup plus calme et moins dense que d’habitude, qui se centrait principalement sur le passé de Kyle et le terrible « accident » qu’a provoqué la possession.

Pendant tout l’épisode, nous le voyons donc tenter de reconquérir son ex, ou au moins de récupérer sa confiance, ce qui est absolument touchant, notamment lorsqu’il retrouve enfin sa petite fille.

En parallèle, il y a bien sûr une affaire à la semaine concernant les possessions.

C’est du coup un épisode de facture plus classique et banale que d’habitude, mais ça fonctionne quand même grâce à l’approfondissement offert sur le passé de Kyle. J’ai bien aimé, mais j’étais moins scotché que d’habitude quand même. Il faudra voir ce que donne la suite.

06.pngÉpisode 6 – From the Shadows It Waches – 13/20
I know she’s not the only one out there

Un nouveau cas de possession dans cet épisode pour le révérend qui regarde ses vidéos en quête d’une solution et en pleine crise de foi. C’est toujours plus intéressant que la vie de Kyle, qui passe une bonne partie de son épisode à faire des travaux d’intérêts généraux encore plus inintéressants que tout ce que l’on pourrait imaginer.

Bref, il n’y a que l’intrigue de la sœur qui apporte du bon à l’épisode, maintenant que son mari a tabassé son violeur. Heureusement, les effets spéciaux sont toujours bons et la réalisation impeccable, ça aide à digérer ce qui était malheureusement l’un des plus mauvais (et long) épisodes, que la fin uniquement parvient à rendre plus passionnant.

Le cliffhanger est passionnant car il promet de relancer un peu le tout et de sortir du simple épisode de la semaine (même si certaines intrigues se suivent déjà, c’est vrai). Je suis curieux de voir ce que ça donnera.

07Épisode 7 – The Damage Done – 14/20
And tonight… Tonight was not smart.

Cet épisode est dans la lignée directe du précédent, reprenant les histoires exactement là où on les avait laissées, et réintroduisant Allison et sa fille comme personnages principaux. Les conséquences de la possession sont encore là et il est intéressant de les voir étudiées, tandis que du côté de Megan et son ex, je m’ennuie plus que je n’aurais cru.

Leur storyline s’enlise un peu plus à chaque épisode alors que ça partait sur de très bonnes bases et évidemment, Megan se fait avoir comme une sotte.

En terme de rythme, les lenteurs continuent mais permettent d’imposer une ambiance vraiment sympa et distinguable. Quant à Kyle, il continue de toucher un peu tous les inconnus qu’il croise alors que le révérend perd la boule (alors que non) devant toute la ville en dévoilant son nouveau tatoo ensanglanté hyper sexy.

Bref, une belle brochette de loosers encore dans cet épisode, qui finit sur un Kyle abandonné par Allison. C’en est comique à force !

08.pngÉpisode 8 – What Lurks Within – 12/20
I thought he had already decided that this one was the demon itself

Bon, voilà, tous les défauts Kirkman s’accumulent peu à peu et ça ne signifie rien de bon : pas même un exorcisme cette semaine, juste des questions et la preuve formelle que les héros de la série ne savent pas trop ce qu’ils font. Dommage.

Cependant, ça reste assez intéressant du côté psychologique, notamment avec cette histoire de possession qui peut-être arrange les choses selon Sidney.

De son côté, Anderson est clairement débordé par les événements et passe son temps à hurler sur tout le monde (d’où le choix de la photo pour cet épisode). Franchement, plus les épisodes passent, moins j’accroche à ce personnage dont les motivations ne sont pas des plus claires puisqu’il n’a pas l’air lui-même de savoir ce qu’il veut et dont l’énervement doit être contagieux car, oui, il m’énerve.

Quant à Megan, elle est un peu laissée de côté à s’occuper de la fille d’Alison et Kyle, ce qui est dommage, mais je suppose qu’elle reviendra en force dans la suite de la saison du coup.

20160807004123Épisode 9 – Close to Home – 15/20
Maybe you’re the one who needs to be reminded what it means to be a good Christian.

Je n’ai pas capté le délire de la scène d’introduction, merde.

L’épisode s’ouvre et se concentre sur Megan ainsi que la manière dont elle gère tout ce qui lui est arrivé depuis le premier épisode. On a vu mieux.

L’autre centre d’intérêt de ces 45 minutes (alléluia, à peu de choses près le temps normal d’un épisode) est évidemment Anderson, qui continue à s’énerver, crier sur tout le monde et surtout, SURTOUT, pointer du doigt tous les gens qu’il aime pas. Quant à Kyle, il continue évidemment de chercher Allison.

L’épisode se révèle du coup franchement très long et heureusement, il y a les cinq dernières minutes pour remonter le niveau en flèche, même si c’est un peu tard ! Megan s’y fait posséder (probablement) et s’attaque à son mari, avant de (probablement) s’en prendre aux enfants, qui téléphonent apeurés… trop tard ? La suite dans le final !

20160815113234.pngÉpisode 10 – This Little Light – 12/20
All the stuff he was saying about the devil coming to town… it’s no joke!

J’ai eu l’idée bizarre de regarder ce dernier épisode sur ma terrasse au soleil. Autrement dit, je me suis pété les yeux pour tenter d’y voir quelque chose, malgré la luminosité de l’écran à fond.

L’épisode faisait enfin bouger les choses malgré quelques plotholes laissés inexpliqués (pourquoi les filles sont-elles épargnées ?) et un rythme toujours aussi lent avec des longs plans en zoom légers sur les visages des acteurs qui, certes, jouent bien mais ne peuvent qu’être ennuyeux.

Le révérend me saoule toujours autant, Kyle est devenu insupportable à son tour, aveuglé une fois de plus par son amour paternel. Je n’ai rien suivi au trois quart de l’action parce qu’elle était trop sombre, comme toujours, mais grosso modo le suspens de l’épisode reposait sur le sort de Megan et la fille de Kyle qui, sans surprise, a hérité des pouvoirs de son père. Bon.

Tout ça pour ça, vraiment ?

Le cliffhanger relance un peu le suspens, mais je ne sais pas trop si c’est suffisant pour justifier une saison 2. Certes, la série n’a répondu à aucune de mes questions, mais je le vis plutôt bien parce que j’ai fini par m’en détacher totalement ces dernières semaines.

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EN BREF – Excellent départ pour cette série qui a su me captiver immédiatement et me faire revenir avec envie les premières semaines… Dommage que ça s’essouffle bien vite pour reprendre les défauts habituels de Kirkman de lenteurs interminables et d’épisodes plutôt prévisibles.

Surtout, ma frustration vient de la division de l’intrigue en parties distinctes qui ne se rejoignent que très mal sur la fin, avec toute une partie sur Megan franchement inutile pour l’avancée générale.

Semaine après semaine, je me suis senti de plus en plus lésé et j’espère que la saison 2 parviendra à rectifier le tir. Je suis sceptique, malgré un cliffhanger plutôt intéressant. Il faudra voir si je prends le temps de la voir à la semaine l’an prochain, mais ce n’est pas gagné.

Cleverman (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Cleverman. Bonne lecture !

 

Avis : Cleverman, c’est la série qui n’a rien pour elle, si ce n’est qu’elle commence cet été et que donc, j’ai un peu de temps pour la regarder (non, en fait, j’ai la masse de choses à voir et rattraper, notamment Scream, Unreal ou Preacher… mais chut). L’histoire n’a rien de tout à fait neuf et promet des thématiques plutôt classique pour de la SF, avec surtout du racisme, comme toujours.

Donc, la série nous raconte la vie des « hairy people », ça s’inspire plus ou moins d’une légende urbaine australienne si j’ai bonne mémoire et voilà, c’est de la SF où une minorité dotée d’une force surhumaine, et apparemment assez animale, se fait martyriser par les gens normaux. La paranoïa est donc un peu partout, à la fois du côté des martyrisés (aussi appelés subhumans, c’est pour dire) qui ont peur de tout le monde que des bourreaux. Oh, et il y a une langue chelou qui nécessite des sous-titres. Évidemment.

Bref, c’est de la SF, c’est mignonnet, le trailer m’a intrigué et la saison 2 est déjà annoncée par ABC et Sundance, donc je me suis lancé dans le visionnage. C’est parti pour un avis à chaud sur chaque épisode… Attention, spoilers !

Note moyenne de la saison : 09/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
They shot the kid ! She is dead because of us.

Alors une série qui commence par une exposition de sa mythologie à l’écrit a tendance à m’énerver un peu, mais la scène d’introduction est plutôt bien foutue et nous fait rentrer assez vite dans un univers auquel on n’a pas besoin de comprendre grand-chose. Il y a ces « sous-humains » hybrides qui doivent vivre parmi les humains. OK. Ce pilot me laisse un avis très, très mitigé pour l’instant. Je trouve que ça part un peu dans tous les sens et surtout que les scènes intéressantes étaient déjà toutes dans le trailer. Le reste servait à combler du temps d’écran, dans un épisode drôlement long qui met en place tout plein de choses, sans qu’on ne voit vraiment où ils veulent aller. Les personnages ne sont pas franchement accessibles pour leur grande majorité, étant assez caricaturaux dans la plupart cas. Du coup, j’ai regardé tout ça d’un œil, sans mauvais jeu de mot avec notre Cleverman. Ce sera peut-être plus intéressant la semaine prochaine car l’on ne sait pas vraiment ce qui nous attend désormais qu’on a vu la révélation du (anti)héros et la scène du parking, excellentes par ailleurs. Tout ça me laisse une impression de brouillon un peu bâclé. Affaire à suivre…

02.jpgÉpisode 2 – Containment – 12/20
I am the cleverman.

À défaut d’avoir un épisode de Containment cette semaine, Cleverman propose un épisode qui porte ce titre, ô ironie. Je ne vais pas mentir : je n’accroche toujours pas à fond. Il y a effectivement de bonnes scènes dans cet épisode, des choses marquantes, ça je ne le retire pas à la série. Les deux scènes de torture (celle avec le père, puis celle où Djukuru – merci Google – se fait raser) sont parfaitement bien trouvées et mises en scène (encore que du coup il le rase intégralement… mais pas les parties intimes ? Détail technique de mise en scène qui m’a fait rire). En plus, ça permet de se rendre compte de l’ampleur du travail de maquillage. J’ai bien aimé aussi l’intrigue autour de Cameron, le garçon qui se fait tuer (mais bonjour la crédibilité du cadavre diffusé à la télé, normal). En revanche, je n’accroche vraiment pas au personnage de Koen, ce qui est con vu que c’est le héros. Je m’explique : j’ai trouvé les flashbacks médiocres comme explications. C’est une victime de bullying qui se voit doté de pouvoir. Wouhou. Rien d’original quoi. Ce n’est pas forcément un mal, mais disons que ça va avec un manque de développement général des dynamiques dans cette série. Oui, je crois avoir déjà déterminé mon problème : c’est long, parce que ça manque de dialogue qui établissent clairement les relations entre les personnages. Au fond, ce que j’aime dans une série, ce sont les personnages, pas l’histoire. Bref, ça s’écoute plus que ça ne se regarde, il y a des passages intrigants, mais je décroche encore bien vite. Ce n’est peut-être pas fait pour moi. Je vais persister encore un peu, surtout que la saison 2 est déjà annoncée !

03.jpgÉpisode 3 – A Free Ranger – 08/20
I see you. I see blood.

Bon, ça ne s’arrange pas et j’envisage de plus en plus de laisser tomber la série… Je me laisse habituellement cinq épisodes. Je me suis pourtant « piégé » à regarder cet épisode en mangeant, pour rester à peu près concentré sur ce qu’il se passait. Beh, ça n’a pas suffi, je suis allé faire bronzette pour manger et je suis revenu ensuite pour finir l’épisode, c’est dire. Aucune scène ne m’a vraiment accroché cette semaine, mais j’ai retenu que Kora empêchait Koen de se servir de son pouvoir sur elle, mais pas sur la barman rousse qui est toujours destinée à mourir. L’autre info à retenir (j’imagine), c’est que les Hairies n’ont pas même physiologie que les êtres humains, ce qui est plutôt mauvais lorsqu’ils se font blesser (par balle). On ne voit pas bien en quoi leur physiologie serait différente, ni comment ils ont réussi à se planquer si longtemps sans que le monde ne découvre leur existence. Il faut l’accepter. Vraiment, j’essaye de m’accrocher, mais je n’y arrive pas. On verra la semaine prochaine… Peut-être qu’ils ramèneront leur monstre et qu’on en saura un peu plus, car je ne crois pas avoir eu d’infos sur lui cette semaine (à moins de l’avoir loupé en envoyant un message sur Whatsapp… oups).

04Épisode 4 – Sun and Moon – 10/20
Koen has no idea, you should taught him

L’épisode s’ouvre sur le monstre dans une scène marrante qui allège un peu les tensions qui vont suivre dans les 44 autres minutes. Je continue à trouver ces épisodes de presque 50 minutes trop longs, surtout que le générique étire à l’infini le truc pour pas grand-chose. Comme d’habitude, je me suis ennuyé dans une grande partie de l’épisode, mais quelques scènes ont attiré mon attention, notamment celle de la journaliste qui décide de raconter l’histoire des Hairies et manque de se faire tuer. C’est étrange comme série, il y a ces moments choquants toutes les 20/30 minutes et le reste se développe tout lentement. Cependant, certains points semblent intéressants, comme cette « drogue » qui permet aux humains d’atteindre les performances des Hairies. Certes, ça ne fonctionne pas encore, mais ça peut mener à des éléments intéressants dans un futur proche, comme le suggère la fin d’épisode (mais je suis sûr qu’il y a encore des effets secondaires en fait). La fin est sans grande surprise car anticipée depuis deux épisodes, mais elle soulève quelques questions supplémentaires sur Koen et Kora. Bref, je m’accroche, mais j’y vais toujours un peu à reculons, je trouve que tout ça est assez mal présenté dans l’ensemble.

05Épisode 5 – A Man of Vision – 08/20
I’m pregnant!

Rebelotte, encore un épisode auquel je n’ai pas accroché. C’était pourtant légèrement mieux la semaine dernière, je ne sais pas, j’avais espoir. Normalement, après cinq épisodes comme ça, je m’arrête, mais il paraît que la fin de saison est déjà la semaine prochaine, alors je ne vais pas gâcher mon plaisir. Bref, l’épisode en lui-même est un nouveau fourre-tout d’intrigues complexes hyper intriquées les unes dans les autres, qui commence par l’insémination de la femme de Slade, ce qui doit vouloir dire que toute l’intrigue médicale part de cette impasse. L’impression d’être devant la saison 4 d’Orphan Black (les personnages cools et les dialogues en moins) est néanmoins vite chassée par la désagréable sensation d’être devant Containment, avec une émeute et une zone… Le vocabulaire des deux séries est le même, et j’ai vite fait de choisir mon camp (indice : ce n’est pas celui de Cleverman). Bon, tout cela est à son tour chassé par un feu de camp digne de Koh Lanta qui barre en vrille sévère dans les croyances aborigènes et les hallucinations, et très franchement, je dois y avoir mis un paquet de mauvaise foi car je n’ai pas toujours pas tout compris. Ce n’est pas encore tout à faire l’heure du bilan de fin de saison, mais je doute fortement que l’épisode 6 me convaincra de revenir l’an prochain…

06.jpgÉpisode 6 – Terra Nullius – 05/20

C’est gênant. C’était le final et j’ai encore moins accroché que d’habitude, m’endormant carrément pendant l’épisode. Oups. Je crois que c’est la première fois que je m’endors devant une série inédite (bon, certes, je n’avais pas dormi depuis 36h, mais quand même) et c’est franchement dommage que j’en sois arrivé là, mais je n’ai pas accroché, je n’ai pas accroché. C’est hyper frustrant, parce que je me suis réveillé avant la fin et le cliffhanger avait quand même la classe quoi. Oui, mais c’est lent, trop lent, et les interactions entre personnages trop plates. Ca manque de dialogues percutants pour faire digérer la complexité de l’intrigue à laquelle je n’ai rien pigé faute de suivre plus attentivement… mais rien n’était fait pour conserver mon attention j’ai l’impression. Je ne reviendrai pas pour la saison 2, je crois. Peut-être que je regarderai quelques résumés, mais pas sûr. YodaBor la regardera j’imagine, pour ceux qui veulent quand même suivre des avis sur les épisodes, et je me contenterai de ses articles l’an prochain !

EN BREF – La série n’avait rien pour elle avant que je la commence et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment trouvé, à l’exception d’une ou deux scènes bien cachées. Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue complexe faute de personnages bien écrits. Les acteurs sont bons, l’intrigue de base prometteuse mais classique. Ce qui pêche le plus pour moi, c’est l’écriture : les dynamiques entre personnages ne sont pas clairement définies, il n’y a pas une once d’humour et les dialogues sont des plus plats. M’endormir devant un season finale, c’est probablement une première pour moi. La saison 2 se fera sans moi.

 

Scream (S02)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode de la saison 2 de Scream et enfin une brève conclusion en fin d’article. Bonne lecture !

Saison 2Saison 3


Avis : Et oui, ça y est l’été est là et avec lui sa nécessaire flopée de séries gores et horrifiques, pour les nuit bien chaudes… Qui ne sont pas celles d’aujourd’hui, certes (regarde désespérément la pluie tomber dehors). Bon, fin de l’introduction.

Scream, c’est la série en laquelle je ne croyais pas du tout l’an dernier, mais que j’ai regardé quand même parce que ça semblait être parfait pour l’été dans le genre pas prise de tête en sortant du boulot. Et puis, assez rapidement, je me suis mis à dévorer les épisodes chaque semaine, pris au piège de voir les personnages auxquels j’étais finalement attaché mourir dans les pires atrocités vues depuis True Blood.

Donc ouais, j’avais fini par être totalement accro à la série, mais j’avais aussi deviné assez rapidement l’identité du tueur. Je m’étais laissé un peu surprendre par le twist final autour d’Audrey et à quoi bon blablater encore, j’écris ça surtout pour parler de la saison 2 et je n’ai pas franchement d’attente (à part de nouveaux personnages à tuer).

Note moyenne de la saison : 14/20

Ci-dessous, retrouvez mes avis sur les épisodes de cette seconde saison, avec spoilers.

01Épisode 1 – I know what you did last summer – 18/20
Audrey just broke the internet, again.

Cet épisode commence par une double mise en abîme assez sympa, avec l’extrait de film B très mauvais (pompé sur le pilot de Scream, ça tombe bien), puis la blague faîte à Audrey. Le ton est rapidement donné, angoisse, stress, rire, histoires adolescentes et technologie. Le tout fonctionne plutôt bien et résume plutôt pas mal l’état psychologique des personnages avant cette saison, avec les SMS envoyé à Audrey ou sa relation avec Noah. Les personnages ont grandi après les événements traumatiques… mais au fond rien n’a changé d’un iota, on les retrouve exactement pareil qu’en début de saison 1. Chacun récupère ses rôles clichés, malgré tout, envers et contre tout. Sans surprise, c’est la rentrée, ce qui permet d’élargir le pool de personnages à tuer, juste après avoir sacrifié Jake, parce que ouais, j’y ai cru pour le choc du premiere, comme j’ai cru qu’ils allaient le laisser survivre. Je suis dégoûté de m’être laissé manipuler comme ça, et encore plus dégoûté de le voir laissé pour mort. Bon, cette reprise est excellente : nouveau sheriff (lol I know you !), avec son fils obsédé par Emma (ça change dis donc), nouvelle prof, nouvelle amie sortie de nulle part (Zoe), nouvelles références détournées aux films du genre, nouvelle histoire sur le passé d’Emma. Tous les éléments sont là pour nous proposer une seconde saison tout aussi réussie que la première, si ce n’est plus. Le cliffhanger me laisse en revanche de marbre, si je dois y aller de ma théorie, c’est le fils du shériff qui est là. Vivement la semaine prochaine. Très, très bon retour.

02.jpgÉpisode 2 – Psycho – 13/20
My entire life is in there.

Je suis un peu déçu par l’épisode de cette semaine, qui retombe beaucoup en pression et enchaîne les moments prévisibles, comme le retour dans la maison à côté de la grange ou la découverte du cadavre de Jake. Cette dernière intervient bien tard dans l’épisode, ce qui ralentit le rythme de la série puisque les Lakewood six (enfin five, du coup) n’ont aucune idée de ce qu’il se passe, à l’exception d’Audrey, assez insupportable à se sentir traqué. Du coup, on suit sa vie et celle pas bien palpitante d’Emma, dont le père rejoint l’équation en sortant de nulle part après qu’elle se soit fait draguer par Kieran et Eli ou qu’elle se soit confiée à sa prof, la nouvelle Piper de cette saison. L’intrigue reste intéressante, mais les fausses pistes se multiplient un peu trop, notamment dans la scène Brooke/Gustavo. Ce dernier semble un stalker et on tient là ce qui sera probablement un couple, un peu comme Noah avec la nouvelle. Je suis beaucoup moins convaincu cette semaine qu’il y a sept jours. Dommage.

03.jpgÉpisode 3 – Vacancy – 14/20
Don’t worry partner, I covered for you

Bon et bien… Il s’est techniquement passé beaucoup de choses dans cet épisode (plus que la semaine dernière en tout cas) : Audrey est prise en vidéo avec le cadavre de Jake (sans surprise), le prof est de retour, Emma a revu et s’est disputé avec son père, Noah a pu flirter avec la nouvelle… Bref, beaucoup d’avancées dans la vie personnelle de chacun, et ça fonctionne plutôt bien. Le seul problème, c’est que l’intrigue supposée au cœur de la série patine totalement. Cela fait trois épisodes que nous regardons les « Lakewood Six » ne pas savoir qu’ils ne sont plus que cinq. Et ce n’est pas encore près de changer : à la fin, ils n’ont toujours pas conscience que quelque chose est en train de se passer, à l’exception d’Audrey, qui est vraiment notre accroche horrifique cette saison. En fait, la peur est plutôt psychologique qu’autre chose, même si bien sûr le meurtre de cette semaine est particulièrement violent. Une fois de plus, le tueur a plusieurs coups d’avance sur nos héros et, si l’on n’accroche pas à Audrey, on n’accroche pas à la saison. Je suis mitigé pour le moment.

04.jpgÉpisode 4 – Happy Birthday to Me – 14/20
Does tequila go bad?

Bon. Un tiers de la saison est officiellement passé désormais avec cet épisode tournant autour de l’anniversaire de Kieran et de sa mort, vue en cauchemar par Emma. Cette dernière se laisse convaincre par le cousin de son petit-ami que c’est une bonne idée d’organiser une grande fête chez elle… Ce qui crie dès le début aux spectateurs que ça va partir en cacahuète. Le fait que Jake envoie une bouteille de tequila n’arrange rien et bien évidemment, c’est sans surprise que tous nos personnages se retrouvent drogués, en commençant par Brooke. Bon, bon, bon. Alors ce n’est pas qu’on se fait chier devant Scream, mais la longueur de ce premier tiers de saison (et plus même) est vraiment pas cool. Tout le long de cet épisode, j’attendais la cérémonie des Miss dont il était assez clair qu’elle révèlerait enfin la mort de Jake, puisque Brooke avait reçu un sms comme quoi il serait là. Autrement dit, tout l’épisode est long et fait des détours inutiles, notamment dans le plan à 3 (on en parle du retour de la nana d’Audrey ?) ou la fausse piste évidente que constitue le fils du shérif. Les choses devraient ENFIN s’accélérer dans la suite de la saison, mais prenons un instant pour être triste pour Brooke qui parvenait enfin à oublier Jake… pour découvrir qu’il est mort de manière pas cool du tout, dans une scène rappelant de bons moments de la saison 1.

05.jpgÉpisode 5 – Dawn of the Dead – 14/20
I am not gonna play your little game anymore

WTF? En quoi un huis-clos est-il une bonne solution quand on a un cadavre qui tombe du ciel devant la moitié du lycée ? Comment est-il possible que la sortie de secours de la pièce dans laquelle ils sont tous enfermés ne soit pas surveillée ? EN QUOI C’EST UNE BONNE IDÉE DE BRISER TOI-MÊME LA VITRE QUI TE SÉPARE DU TYPE QUI VEUT TE TUER ? Non, vraiment, ils abandonnent définitivement la moindre cohérence dans cet épisode… ce qui ne l’empêche pas d’être intéressant par ailleurs dans la construction des personnages. M’enfin bon, c’est pas ouf tout ça, surtout en ce qui concerne Emma, qui finit par mentir (et tant pis pour le syndrome de Stockholm) ou Audrey, qui perd le sang-froid qui la caractérisait jusque-là, jetant Stavo en pâture et le regrettant aussitôt. Bref, la seule vraie réussite de la semaine, c’est Brooke, une fois de plus, et à la rigueur, on va dire que Noah s’en tire plutôt pas mal… Et donne envie de revenir la semaine prochaine. Les deux dernières minutes remontent la qualité de beaucoup d’un seul coup.

scream-season-2-episode-6Épisode 6 – Jeepers creepers – 14/20
Horror movie logic says we’re about to die. Real world logic does too.

Bad TV show logic says you’re about to survive once more. Sacrés farceurs ces scénaristes à essayer de nous faire croire qu’ils sacrifient Noah quand il n’en est rien. Les twists de cet épisode laisse tomber la logique pour se concentrer sur le développement psychologique des personnages, ce qui fonctionne en partie mais est franchement dommage. Audrey se confesse enfin, ce qui remonte finalement le niveau de l’épisode, heureusement porté tout du long, et une fois de plus, par Brooke. Quant à Emma, ne m’en parlez pas pitié ! La série est donc de plus en plus médiocre en terme de qualité et de cohérence, d’autant que je doute que ce virage psychologique soit suffisant pour porter les épisodes restant. Bref, ça décline de plus en plus.

07.jpgÉpisode 7 – Let the right one in – 15/20
One way or another, this is about Emma

Les scénaristes pouvaient-ils résumer tout le problème de la série en une ligne ? Et bien oui, tout tourne autour d’Emma, mais c’est définitivement un très (très) mauvais choix quand tous les secondaires sont plus intéressants qu’elle, oui, y compris Audrey. L’épisode était plutôt bon par ailleurs, sacrifiant une seconde fois un personnage que l’on pensait mort la semaine dernière et épargnant à nouveau une victime qui aurait dû y passer. On est très, très loin du slasher promis cette saison et c’est un peu dommage, même si je suis bien content de voir Noah ou Brooke survivre encore et encore. Ayant vu cet épisode avec cinq jours de retard, j’ai pu, ENFIN, le voir de nuit sur une terrasse avec un grand verre de glaçons (oui, oui, seulement de glaçons) et le bruit des pommes de pin tombant autour de moi pour me faire sursauter. C’est comme cela que je savoure le mieux les séries d’été, en chassant machinalement les moustiques et en profitant d’une nuit chaude. Merci la canicule d’avoir amélioré un peu la qualité de cet épisode.

08.jpg Épisode 8 – Village of the Damned – 11/20
The only thing scary here is your dress

C’est à croire que les scénaristes cherchent à souligner tous leurs problèmes les uns après les autres dans leurs répliques. Oui, il n’y a pas grand-chose de flippant dans Scream… Ce qui est plus que problématique pour un slasher qui approche de sa fin. Pas un instant, je n’ai senti Emma en danger et c’était un peu la seule mise en avant. Ils essayent de plus en plus de nous faire passer Eli ou Zoe pour le(s) tueur(s) quand Kieran est un peu trop vite laissé de côté en bonne victime cette semaine. Il ne m’inspire plus du tout confiance. Pour ne pas changer, l’épisode est sauvé par la performance de Brooke et les références de Noah, mais on est très loin du niveau du début de saison 1 et l’annulation est probablement une bonne chose. Je ne reste que pour avoir le fin mot de l’histoire, en espérant qu’il soit bien écrit, tourné et bientôt diffusé. Je garde espoir, mais ça ressemble un peu trop à un teen soap et plus du tout assez à la série horrifique que ce devait être.

 09Épisode 9 – The Orphanage – 11/20
A very special friend

Pff. Donc, Emma continue à agir en réfléchissant à peu près autant qu’une plante, notamment lorsqu’elle écoute cette cassette audio avec Kieran. Une fois de plus, personne dans le casting majeur de la série n’est sacrifié, mais un personnage très secondaire y passe (et cette fois, on est bien content qu’elle y passe). Toutes les pistes nous mènent gentiment à accuser Stavo cette semaine. J’espère vraiment que les scénaristes vont nous pondre autre chose, je soupçonne toujours autant Kieran cette semaine. Sans surprise, c’est Noah qui continue à être le personnage le plus intéressant à suivre, même si je n’ai pas pu m’empêcher de rire très très fort devant sa première fois ou la manière dont il détruit le micro plutôt que de s’en servir contre le tueur…  Oh et je me demande quand même ce qu’ils feront niveau explication pour le corps de Piper qui surgit de nulle part. Bon, on approche de la fin, je reste zen. À ce sujet, contrairement à ce que je suis sûr d’avoir lu dans plusieurs tweets et plusieurs articles lors de l’annonce du changement de diffusion, le sort de la série reste incertain pour une saison 3. Mea culpa pour les fois où j’ai dit que c’était annulé, donc.

10.jpgÉpisode 10 – The Vanishing – 16/20
This is not how it is supposed to end.

Merde, j’étais sûr que cet épisode marquait la fin de saison, mais en fait il en reste encore deux. Bien joué. Ces quarante minutes ont deux buts : torturer Noah pour nous rappeler qu’on est dans un slasher et rapprocher enfin Emma & Audrey. Il était temps que ces deux-là s’engueulent une bonne fois pour toute pour se réconcilier, cela fait facilement sept ou huit épisodes que l’on voit le truc venir, pour ne pas dire toute la saison, pour ne pas parler non plus du final de l’an dernier. Voilà, c’est chose faite, il est temps d’avancer et de ce côté-là, c’était une transition plutôt réussie. En ce qui concerne Noah… Bon et bien, il survit une fois de plus, mais cette fois il n’est pas indemne, aussi bien physiquement que psychologiquement. Il n’aurait peut-être pas dû coucher avec Zoe finalement, allez savoir. Je suis assez triste de la voir mourir comme ça, non pas que j’aimais le personnage, mais parce que ça manque d’éléments : l’actrice n’a pas eu grand-chose à jouer cette semaine, on ne sait pas bien comment elle s’est fait choper par le tueur. Dommage. Quant au cliffhanger… Bien, il y a encore beaucoup de choses à creuser dans le passé alors je doute que les scénaristes n’aient pas prévu d’autres retournements de situation. En tout cas, ouf, la série reprend quelques lettres de noblesse avec cet épisode !

20160810144116.pngÉpisode 11 – Heavenly Creatures – 16/20
It’s like you said: I turned death into a puzzle I can solve instead of focusing on my feelings.

Voilà encore une longue introduction pas bien utile qui prouve une fois de plus qu’Emma n’a aucune crédibilité en tant que personnage : qui ne réveillerait pas immédiatement toutes les personnes présentes dans la maison, ne serait-ce que pour savoir si elles sont mortes ou pas ? Audrey en tient une bonne couche quand même elle aussi dans cet épisode, abandonnant son meilleur ami quand il a besoin d’elle ou insistant pour que Kieran retourne dans la maison de celui qu’elle croit être le tueur. Bref. Il faut que j’abandonne. Noah est totalement traumatisé par les événements de l’épisode 10 et change du tout au tout, ce qui déstabilise tout le monde, alors que pour une fois la série propose une évolution de personnage crédible. Pendant ce temps, l’épisode continue de nous faire croire qu’Eli est le coupable, mais je me sens baladé plus qu’autre chose, surtout quand Kieran trouve les objets dans sa chambre. C’est tellement gros… que je préfèrerais encore l’option Stavo, qui ne semble pas totalement à abandonner puisque c’est lui qui propose à Noah de continuer The Morgue. L’épisode se voit offrir des rebondissements intéressants (bien qu’un peu prévisibles) qui permettent de faire accuser Emma & Audrey et d’en finir avec le père de Brooke. Bref, ça promet de bonnes scènes pour la semaine prochaine, je reprends un peu espoir malgré les gros égarements en cours de route.

Capture d'écran 2016-08-17 11.52.53 Épisode 12 – When a Stranger Calls – 16/20
Piper showed me than killing people is more fun than therapy

Bon, et bien cet épisode final fut (presque) sans surprise pour moi, cela fait déjà quelques épisodes que je soupçonnais Kieran d’être le tueur et j’en étais quasi-certain depuis qu’Emma lui a tiré dessus à la fête foraine. Au-delà de ça, l’épisode réservait de bons moments, notamment concernant Brooke ou Noah. D’ailleurs, la seule chose que je n’ai pas vu arriver avant était Brooke se faisant poignarder, il y avait 50% de chance que ce soit Noah. J’ai trouvé vraiment pourrie la révélation concernant Kieran comme tueur, car elle était vue et revue dans plein de films/séries et je crois que les scénaristes n’ont pas tellement géré l’intrigue autour d’Eli, bien vite sacrifié et oublié. Je veux dire : OK, il était à Lakewood pour se venger, mais qu’est-ce qu’il foutait à l’enterrement ? Qu’est-ce qu’il fichait dans les buissons quand la mère d’Emma a laissé un message au tueur ? C’est un peu bâclé de ce point de vue-là, mais c’est vrai aussi que je m’en remets sans trop de problème. Le happy end était sympa et la fin ouverte pas si étonnante, je trouve. Je l’ai vu arriver en tout cas et je ne sais pas trop si j’ai envie d’une saison 3 pour autant. Pff, je sais que je la regarderai si elle est produite un jour.

Saison 2Saison 3

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EN BREF – Cette seconde saison a eu la mauvaise idée de conserver tous les défauts de la première (manque de crédibilité, mauvaise écriture de l’héroïne, prévisibilité) et a hérité en plus de ceux d’une seconde saison (longueur, peine à rebondir, revirements de situation pas toujours au point). Pour autant, elle a su proposer de bons épisodes de lancement et de fin : elle a vraiment juste trop traîné en route. Je ne supporte toujours pas Emma et j’ai du mal avec Audrey, ce qui est un peu con vu que ce sont les héroïnes. Donc, c’est une saison globalement réussie qui plaira aux amateurs du genre pour le divertissement bien que rien ne les étonnera. Pas de saison 3 annoncée pour le moment, mystère pour la suite espérée par les scénaristes qui nous ont pondu un cliffhanger.

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