Club de Cuervos (S01)

Avis : Le hasard fait parfois bien les choses. Alors qu’il m’était impossible de dormir à cause d’un tapage nocturne auquel je ne pouvais rien, je me suis dit que j’allais faire un tour sur Netflix, sans grande conviction. Je n’avais pas envie de regarder quoique ce soit, donc j’ai erré un peu en parcourant le catalogue avec curiosité, comme je crois que ça arrive à tous les gens ayant un compte Netflix. Vraiment, ne vous inscrivez pas, ça tue toute votre productivité, même quand vous ne regardez rien (vraiment, inscrivez-vous).

Toujours est-il que je suis tombé sur cette série au synopsis intrigant et en langue espagnole. Bim, il ne m’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité, car ça fait un moment que j’ai envie de me trouver une série espagnole. J’ai bien Ministerio del Tiempo au programme de mon challenge, mais il n’est pas évident de trouver les épisodes légalement, et encore moins de les caser dans un emploi du temps (ils durent 70 à 80 minutes). Bref, c’était une double aubaine : j’avais du temps à tuer et ça me remettait à l’espagnol ; j’ai donc décidé de switcher Ministerio au profit de Club de Cuervos, même si je n’en savais rien de plus que le synopsis.

Hop, coup de tête efficace : pas de regret. C’est une série en espagnol certes, mais c’est avant tout une série Netflix : le cadre, le rythme, les intrigues, les répliques… tout paraît familier grâce à cette caractéristique toute bête ! C’était très agréable, dépaysant avec le Mexique, mais pas trop parce que Netflix, et assez adapté à mon rythme de vacancier.

Si vous ne connaissez pas, je vous recommande, surtout si vous aimez les séries-soap type Brothers & Sisters et peut-être aussi type One Tree Hill (en moins ado – mais je n’en ai vu que la saison 1 où ils sont ados aussi).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Sé un Capitán – 16/20
Mi papá era un cuervo

Ce pilote introduit ses personnages et le conflit familial de la meilleure manière qui soit, nous présentant avant tout la discorde entre le frère et la sœur, autrement dit entre Chava et Isabela (je me pose les noms là pour les retenir en vrai). La structure en flashback apporte beaucoup, car Chava apparaît d’abord comme un président au top avant d’être aussitôt présenté comme un jeune en déperdition la plus totale, avec drogue et prostituées. L’univers du football n’est pas surexploité pour le moment, il s’agit plutôt d’explorer l’entreprise familiale, qui est donc une toile de fond, et la condition de tout un chacun autour de l’héritage. En bref, il y a de l’humour et du drame, de la tension et des histoires familiales qui ne font que commencer avec la « concubine » du père décédé. Quant à l’Espagnol, il passe très bien à l’oreille et ne m’a pas dérangé une seule seconde, alors que je m’en inquiétais un peu comme ça se passe au Mexique. Début très positif donc, malgré quelques défauts Netflix évident, comme la sexualité un peu trop représentée. En même temps, c’est un peu une caractéristique de tout ce qui est hispanique, donc c’est sans surprise.

02.pngÉpisode 2 – Hacemos Jabon – 14/20
Donde esta tu hermana ?

Isabel abandonne lâchement le club pour prendre un job dans l’entreprise de savon familiale. C’est lent de ce côté-là, mais c’est voulu : l’idée est de montrer l’ennui qu’elle est vouée à ressentir loin des Cuervos. Salvador « Chava », lui, se voit nommer, sans grande surprise, directeur du club et c’est la tête pleine de rêve pour ses équipes qu’il entend occuper ce poste. J’aime beaucoup ce personnage un peu cliché du jeune perdu qui se retrouve avec des responsabilités et l’acteur le joue bien, surtout quand il voit que sa sœur est la solution en cas de problème… ce que je comprends, car elle est aussi intelligente que drôle. Leur duo fait bien passer le comique et la relation frère/sœur pour l’instant. Ce second épisode confirme une série assez classique, mais à vrai dire parfaitement maîtrisée comme telle. C’est d’un niveau suffisant pour divertir et c’est entraînant, avec un côté soap très réussi lui aussi. En revanche, je trouve que le côté foot et l’intrigue sur les joueurs tombent un peu trop comme un cheveu sur la soupe pour l’instant, j’espère que ça va peu à peu être mieux relié au reste par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Repuesta Uniforme – 14/20
No tengo hijos, señor. Y soy Julio, señor.

Chava continue de galérer à devenir le patron du club, car quoi qu’il fasse, il manque beaucoup trop de crédibilité pour l’être. Histoire d’empirer les choses, son cousin parfait vient se rappeler à son bon souvenir et il a beau tout faire pour être meilleur, ce n’est pas évident pour Salvador de se faire respecter. Sa sœur qui a tout ce qu’il faut pour diriger le club (sauf un pénis donc) galère de son côté avec Mary Luz qui parle évidemment à la presse pour se faire du fric. Bref, les galères s’enchaînent pour nos héros et c’est assez sympa de les retrouver dans ce nouvel épisode, avec toutes leurs chamailleries parfaitement jouées. Pour la première fois dans la série, le foot prend un peu d’importance. On a même droit à un match, il était temps car ça manquait finalement pour bien comprendre les enjeux, même si c’est expédié en une minute au lieu de 90. Enfin, l’intrigue secondaire sur ce pauvre Tony toujours sur la touche et malmené par ses coéquipiers continue également, mais je ne vois pas bien son intérêt pour le moment, sinon le scandale qui se pointe peu à peu. En bref, l’épisode est bien humoristique malgré des problématiques bien définies pour les héros, donc c’est un bon moment qui s’il ne marque pas les annales est assez cool.

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Épisode 4 – Bofetada – 16/20
Por favor, Susanita, deberia ayudarme

Allez, cet épisode y va fort avec la nudité gratuite, avec un full frontal masculin et des boobs à tout va. Et encore, le full frontal masculin sert une bonne blague du scénario (et l’explication de pourquoi il a toujours les mains dans son short probablement) et pour tout dire, le scénario est bien drôle dans cet épisode avec l’amitié Tony/Susanita qui est géniale, Isabel qui parvient à attirer l’attention d’un sponsor masculin après quelques déboires misogynes (j’aimerais croire qu’ils sont exagérés mais…) et Chava qui drague une journaliste qui n’en a pas grand-chose à faire de lui a priori. J’espère que l’on reverra cette dernière, car ayaya mucha caliente. L’épisode est donc principalement drôle, mais en plus, il fait avancer les intrigues avec Goyo finalement viré bien vite et très malproprement après avoir couché avec Susanita (scène la plus drôle de la série au moins) et frappé Tony. Oui, sauf que j’ai fini par m’attacher à Tony et j’espère qu’on va continuer à suivre l’histoire de ce loser. En plus, cette colère finale de Chava ne fera pas du bien à sa réputation déjà bien entachée.

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Épisode 5 – Barreras Para Salir – 12/20
Cuervos es mi familia

Paty est de retour, alléluia, c’est cool que Chava pense comme moi que cette journaliste est sexy… Sauf qu’elle est aussi tout bonnement insupportable dans cet épisode, ne devenant plus qu’un cliché faire-valoir. Le comique de son rôle s’estompe un peu maintenant qu’elle n’est plus là que pour ça et l’épisode s’éternise un peu autour de cette intrigue, heureusement sauvée par Mary-Luz. De son côté, Tony continue de vivre toute sorte d’aventures étranges dans les vestiaires qu’on va finir par connaître par cœur à défaut de voir les matchs. Le seul problème, c’est que ça éclipse Isabel un temps, avant qu’elle ne revienne draguer le journaliste. Donc, un épisode moins drôle et tout en longueur, c’est dommage, j’espère que ça va vite repartir du bon pied maintenant.

06.pngÉpisode 6 – Afortunado en Jugar – 17/20
DONDE ESTAN? Eso no es une equipo.

La première moitié de l’épisode tourne autour du match de qualification qui approche et cela permet de redonner un peu d’importance au terrain et aux déboires de l’équipe, que l’on connaît un peu mieux à chaque épisode. Les vies de Tony et Moises/Ximena sont assez drôles et toujours mises en avant dans les épisodes, ce qui est sympa. Goyo est enfin remplacé dans cet épisode par un entraîneur totalement tordu qui privilégie le yoga au jeu. Étrange, mais je vois ça comme un moyen d’ajouter de l’humour autant à l’épisode qu’à la série. Et puis, il fallait trouver un truc pour justifier que l’équipe se défonce sur ce match et gagne. Techniquement, ce match est le plus long de la série et aussi ce que je kifferais sur les rares matchs que je suis, avec juste l’essentiel. La victoire est belle, la défaite aux qualifications n’en est que plus difficile pour tout le monde et permet de remplir la seconde partie de l’épisode. Et il y a encore le temps pour que Mary Luz manigance une fois de plus et que Rafa Reina refuse de célébrer son dernier match bien mal parti. Dire que je m’inquiétais du rythme mauvais dans l’épisode précédent, c’est tout réparé et la série s’offre son meilleur épisode l’air de rien, avec une scène finale à mourir de rire.

07.pngÉpisode 7 – Nuestro Guggenhelm – 15/20
Chava, do you know the definition of luck?

Toute une scène en anglais et je m’en suis rendu compte qu’à mi-chemin en notant la citation, je suis à l’ouest moi. Bon, après cet épisode 6 intense, le 7 fait pâle figure : il faut remplacer Rafa et cela offre l’occasion d’un nouveau duel frère/sœur avec Chava qui recrute un joueur international et Isabel qui est coincée par un accord effectué par Felix. Bref, une fois de plus, Chava se sent inutile et ridicule, ce qui ne s’arrange pas quand Mary Luz en rajoute une couche sur le sexe du bébé. Isabel tente une fois de plus de décrédibiliser son ex belle-mère et c’est un échec cuisant malgré une victoire certaine. Du côté des joueurs, on continue de suivre Moises et ses multiples tentations de tromper Ximenes auxquelles il résiste autant que possible alors qu’elle déprime des fréquentations de son homme. Elle en arrive à partir en vacances seule et sous-entendre la rupture. Du point de vue technique, cet épisode possédait le pire faux raccord que j’ai vu depuis un certain temps (le livre fermé/ouvert d’Isabel)… de même qu’il possédait leur meilleur plan séquence lors de la réunion finale. C’est finalement Felix et Isabel qui se font le plus avoir dans cet épisode et c’est agréable de voir la donne se renverser de la sorte.

08.pngÉpisode 8 – Aitor – 14/20
El Taj Mahal no es una casa es un mausoleo

Un épisode sous la forme de documentaire ? Pourquoi pas, mais on sent bien qu’on est sur Netflix, car c’est le genre de risque qu’une série prend rarement au cours de sa première saison si elle n’est pas assurée de s’en foutre royalement des audiences. J’ai trouvé sympa de découvrir d’un point de vue extérieur l’arrivée d’Aitor, surtout que le côté journalisme est quelque chose qui existe depuis un moment dans la série, ça se développe un peu plus ici et c’est une composante qui fonctionne bien. En revanche, le gros problème de cette forme du documentaire, c’est qu’on perd une bonne partie de l’humour habituel pour se concentrer sur des humiliations de Chava. Exit aussi les disputes entre frère et sœur qui n’apparaissent qu’en fond pour mieux exploser à la fin. Cela offre au moins un cliffhanger sympa pour la suite de la série, mais l’épisode manque du coup d’un petit quelque chose.

09.pngÉpisode 9 – Fiebre Española – 14/20
Ser presidente te cayo del cielo Chava

Cet épisode est un peu long, mais il se concentre un peu plus sur l’équipe et l’arrivée d’Aitor, et c’est sympa. Son arrivée bouleverse en effet l’équilibre à peu près établi : Isabel et Chava ne se parlent plus et finissent par se battre en public, Potro se montre extrêmement jaloux de son nouveau coéquipier (principalement à cause de son entre-jambe) et Aitor a un agent très froid et particulier. En bref, c’est le bordel pour le club une fois de plus. Tout cela nous mène petit à petit à une succession de scènes d’orgie qui permettent de révéler la sexualité d’Aitor, qui se dit pansexuel du coup. L’épisode faisait plus transition qu’autre chose, mais c’était sympathique à voir. J’attendais juste un peu mieux après le documentaire en fait.

10.pngÉpisode 10 – Nuevo Padrote en el Pueblo – 15/20
Es Youtube. Singular.

Ca part un peu en vrille et je crois que c’est parce que l’on se rapproche peu à peu du final. Eliseo tente de ruiner les Cuervos de manière extrêmement visible, mais il n’est jamais que le vautour qui tourne autour du corps de sa proie à l’agonie. Isabel est carrément exclue des locaux par son frère tandis que Moises ne se sent plus du tout à sa place dans l’équipe à cause d’Aitor qui lui fait en plus des avances. À ce sujet, c’est marrant, mais je ne voyais pas vraiment les pansexuels comme ça, ça, c’est juste un obsédé sexuel. Tant mieux, c’est bien plus drôle et Aitor est clairement là uniquement pour son potentiel comique, car c’est à peu près tout ce qu’il a le pauvre. La situation se dégrade et ça promet des choses intéressantes pour les trois derniers.

11.pngÉpisode 11 – Empuja – 15/20
Estas ovulando ?

Comme je le pensais, les choses se compliquent et se pimentent au cours de cet épisode. Rafa revient en tant qu’entraîneur, faute de pouvoir trouver quelqu’un d’autre, ce qui entraîne une série de complications autour d’Aitor qui ne supporte bien évidemment pas d’être coaché par un petit joueur à la retraite. L’ambiance part vite en cacahuète : Félix démissionne après un ultime désaccord avec Chava. Ce dernier a bien d’autres choses à gérer pourtant : Mary-Luz est en train d’accoucher d’un petit Valentin… Iglesias, évidemment. Isabel est obligée de reconnaître ses torts et de reconnaître son petit-frère comme tel. L’épisode change un peu d’ambiance et se concentre à nouveau plus sur les Iglesias que sur les joueurs, tout en gérant mieux les deux de front. Tout cela se termine sur Eliseo qui fout la merde en révélant à Chava que les photos du portable rose avaient fuité grâce à Isabel. Voilà qui promet.

12.pngÉpisode 12 – Feliz Cumpleaños, Sr. Presidente – 18/20
Yo te apoyo. Nosotros te apoyamos.

Voilà un épisode bien violent : les secrets de Mary-Luz apparaissent peu à peu bien que sa présence auprès de Chava soit géniale, Aitor se retrouve au milieu d’un scandale sur sa sexualité après avoir été vu embrasser son agent. Dur. Dur retour à la réalité homophobe mexicaine avec de nombreux discours qui semblent sortir d’une autre époque. Cet épisode est une claque après l’ouverture dont faisait preuve la série sur tous les sujets sexuels et c’est une vraie réussite pour cela. Rafa se fait virer après un discours d’Isabel ne soutenant pas Aitor et il se venge aussitôt à la télé. Isabel passe vraiment de bien mauvais moments quand elle perd même le soutien de son mari lorsqu’il apprend pour les photos de Moises. Celui-ci aide Potro à retrouver ses érections dans une intrigue un peu naze et tordue. Bref, cet épisode est surtout d’une tristesse affolante pour le personnage de Chava qui passe le cap des trente ans de la pire des manières qui soit. La toute fin est un deus ex machina qui fonctionne plutôt bien car elle est imprévue mais parfaitement bien amenée. L’épisode final va être sanglant.

13Épisode 13 – Iglesia vs. Iglesia – 19/20
Isabel, ahora eres presidente

Voilà, il est l’heure de conclure la saison et cela se sent bien : le baptême de Valentin est un bon moyen de réunir tout le casting de la famille est de montrer les divisions, tandis que dans les vestiaires, Aitor parvient à trouver le moyen de se faire respecter. Potro retrouve son talon, Felix, Tony et le premier entraîneur (et Susanita !) ont chacun leur scène, bref, l’ambiance de fin est là jusque dans la trahison de Mary-Luz ou le clin d’œil au pilot lorsque Chava se réveille. Les conseils de famille et d’administration sont tout simplement horribles avec la destitution de Chava et la douleur familiale parfaitement jouée chez tous les acteurs. À partir de là, la fin est tracée avec de nouvelles relations qui se dessinent entre les personnages, le départ d’Aitor – et j’en suis dégoûté, son potentiel comique est loin d’être épuisé, puis surtout celui de Chava. Les dernières minutes ouvrent toutes les possibilités pour une seconde saison : nous ne connaissons toujours pas tous les secrets de Mary-Luz, Chava s’enfuit probablement pour mieux revenir, Isabel est enfin dirigeante mais s’apprête forcément à foirer, etc. C’était un épisode vraiment bien foot-u et clairement le meilleur de la saison.

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EN BREFClub de Cuervos s’est avérée être une vraie bonne surprise : je m’attendais à une série moyenne et j’ai finalement eu quelque chose qui dépassait le cadre du simple Guilty Pleasure. Il y a un peu d’originalité avec le côté foot, des personnages bien écrits et surtout tous très bien interprétés et des retournements de situation dignes des meilleurs soaps. Le générique reste en tête et le comique y est toujours présent en toile de fond. Il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2 avec beaucoup d’impatience : elle a été annoncé pour 2016, ça ne devrait pas tarder.

Superstore (S02)

Ci-dessous l’article sur la saison 2 de Superstore, écrit juste après le visionnage de chacun des épisodes.

Avis : Superstore est de retour pour une seconde saison ! …Enfin, non, elle est de retour pour un épisode spécial aujourd’hui et la seconde saison débute dans un mois. Peu importe : à l’occasion des jeux olympiques, la série nous propose vingt minutes de plus à caser en fait avant le final de l’an dernier.

Superstore, c’est une série que j’ai un peu trainé à découvrir, mais que j’ai dévoré il y a deux semaines et dont j’ai parlé dans un article pas plus tard qu’hier, parce que j’avais prévu le coup. Logique, non ? Du coup, j’ai l’impression qu’il n’y a pas besoin de beaucoup plus d’introduction que cela, mais au cas où : il s’agit de suivre la vie des employés d’un supermarché. Il n’y a pas beaucoup plus à savoir, car chaque épisode rétablit assez rapidement les dynamiques entre personnages, surtout qu’elles sont assez clichés. Une bonne partie de l’humour vient d’ailleurs du jeu avec ces clichés.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

C’est parti pour l’article habituel avec la critique de chaque épisode aussitôt que je les vois !

01.pngÉpisode 01 – Olympics – 16/20
You are the best in the world at being you.

Les jeux Olympiques sont l’occasion pour Cloud9 de proposer une cérémonie d’ouverture à l’intérieur même du magasin. Sans surprise, ça dérape totalement et ça nous lance un épisode plutôt réussi où Mateo découvre qu’il n’est pas citoyen américain et où Amy rencontre Missy Jones, son idole.

Cette dernière inspire de grandes choses aux employés et Cheyenne est alors convaincue de pouvoir devenir une championne olympique. Amy et Jonah, comme d’habitude, se retrouvent à jouer les parents des employés et à les stopper dans leur délire.

C’est un vrai plaisir de retrouver l’ensemble des personnages de cette comédie qui sont toujours aussi bien écrits. En seulement vingt minutes, il est toutefois difficile de couvrir l’ensemble de ce vaste sujet et la fin tombe un peu à plat, mais le divertissement est là et est réussi.

Note moyenne de la saison : 16/20

01-2Épisode 1 – Strike – 15/20
So… To be continued ?

Tout un épisode autour de la grève et tout ça pour rien? Un peu, oui. Le retour de la série est, je trouve, moins réussi que lors de l’épisode spécial Jeux Olympiques, ce qui est un peu bête.

Tout reprend au moment où nous avions quitté les héros en fin de saison 1 : c’est donc la grève, comme je l’ai déjà dit. Le problème, c’est que du coup, presque tout l’épisode se déroule en dehors du magasin et en dehors des habitudes établies en saison 1. La prise de risques est bienvenue, mais elle ne paye pas forcément autant qu’elle ne le devrait. Qu’à cela ne tienne, les personnages pris individuellement sont toujours géniaux, surtout en ce qui concerne Dina.

En fait, il y a beaucoup de bons gags et de bonnes scènes (Bad Sandra!, Matéo…), mais je trouve que ça manquait un peu de fluidité et de consistance. La perspective du combat pour les droits des employés est clairement une piste laissée que le reste de la saison risque d’explorer, donnant une dynamique nouvelle au duo de tête et aux épisodes.

Il va falloir voir si la série opte pour le choix d’une saison à thème ou au contraire un retour aux stand-alones. Pour l’instant, ça reste une bonne partie de rigolade, seulement j’en attendais un tout petit plus de ces personnages que j’adore.

02.pngÉpisode 2 – Back to Work – 18/20
Is that your thumb?

Ils sont de retour pour de vrai ! Cet épisode est bien plus réussi que la grève qui se passait en-dehors du magasin.

Il est surtout tellement plus drôle : le retour dans le magasin est une vraie bouffée d’oxygène pour les scénarios, de même que celui de Cheyenne. Chacun a sa storyline marrante et les personnages évoluent malgré tout (principalement Dina qui prend la défense d’Amy et Mateo qui se retrouve avec un love interest dont il se serait bien passé). Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vraiment éclaté de rire devant ces vingt minutes et je suis totalement rassuré après mes inquiétudes de la semaine dernière.

J’ai préféré une fois de plus le personnage de Dina, mais chacun a vraiment eu son rôle à jouer dans cette intrigue de pouce coupé sous la supervision d’un manager inhabituel. C’est drôle et ça m’a même paru meilleur que les souvenirs que j’avais de la saison 1.

03.pngÉpisode 3 – Guns, Pills and Birds – 15/20
Come on, man grow-up!

Voilà un épisode qui n’y va pas de main morte et s’attaque à deux problèmes de sociétés importants aux USA : la vente d’armes et la vente de pilules du lendemain. C’est osé, mais ça fonctionne parfaitement car l’épisode vise surtout l’humour afin de faire passer des messages. Les armes, c’est mal, la pilule du lendemain pas si mal. Le message est fort, surtout concernant les flingues avec la manifestation NRA.

Le plus drôle vient malgré tout de l’invasion des corbeaux et de la peur irrationnelle de Garrett se transformant en amitié. De manière globale, l’épisode était en-dessous du précédent mais quand même au-dessus du premier, on oscille donc pas mal en ce début de saison entre rire et ennui, mais ça reste tout à fait agréable de venir se promener dans les allées de Cloud 9 chaque semaine.

Je pense que comme souvent avec les comédies, un bingewatching de plusieurs épisodes serait peut-être un peu plus efficace, mais je n’ai pas envie de prendre du retard, sinon je ne le rattraperai pas, je me connais !

04.pngÉpisode 4 – Spokeman Scandal – 18/20
He was only killing and eating people because he was high on marijuana

La première scène suffit à mourir de rire et lance si bien l’épisode que je ne l’ai pas vu passer.

Kyle, l’acteur qui sert de mascotte au Cloud9, s’avère être un cannibale meurtrier, ce qui pousse l’équipe à se débarrasser de lui dans une intrigue bien drôle qui voit Amy et Jonah se lancer tout un tas de défis stupides. Matéo voit son nouveau love interest de retour, mais tout n’est pas si évident. Cheyenne ennuie tout le monde avec les photos et histoires de son gosse alors que Dina et Glenn se lancent dans un dépistage des employés.

Toutes ces intrigues sont propices à beaucoup d’humour et de très bonnes blagues, surtout du côté des défis d’Amy & Jonah. Les choses avancent lentement niveau intrigue de fond (pour Matéo surtout), mais bon, je n’en attends pas vraiment plus de cette série qui n’a pas à s’imposer à un rythme de fou tant que l’humour est là.

Et comme c’est toujours un excellent moment de parcourir les allées de ce supermarché, je dirais qu’il est là. En plus, ça me donne presque envie d’aller faire les courses.

05Épisode 5 – Dog Adoption Day – 15/20
It’s not babysitting if you’re the dad!

Comme d’habitude, cet épisode divise son intrigue en trois : d’une part, nous avons des chiens à faire adopter par Jonah et Mateo qui s’associent. C’est original comme duo et ça fonctionne plutôt bien, mais c’était la partie la moins drôle.

D’autre part, Cheyenne et Paul se disputent, comme tous les jeunes parents, en faisant les courses dans le magasin. Ils sont alors aidés par Amy et Glenn. Ce dernier se trouve à devoir donner la réplique à une des survivantes de Wrecked toujours aussi drôle dans un rôle aux antipodes de ce dans quoi j’avais pris l’habitude de la voir.

Finalement, le plus comique reste malgré le tout le duo Garret/Dina, pris dans une confrontation sur le respect du règlement que Cloud9 impose à ses employés.

En bref, un épisode bien drôle, mais pas non plus exceptionnel. À force de trop bien faire chaque semaine, je crois que Superstore m’a rendu plus exigeant qu’avant.

06.pngÉpisode 6 – Halloween Theft – 16/20
Actually I am dressed up. I’m you.

Il est très cool de voir la série continuer à coller autant à l’actualité, mais il était presque gênant de voir cet épisode dans le RER A parce que Dina avait un déguisement… intéressant. C’est en tout cas ce que Garreth en pense.

J’ai éclaté de rire tout seul à plusieurs reprises, notamment dans les plans rapides qui étaient tous excellents. On sent devant chaque épisode que les acteurs s’éclatent et c’est ce qui aide énormément à faire passer l’humour auprès du téléspectateur.

J’ai aimé les tests de cet épisode, notamment la relation entre Jonah et Cheyenne qui évolue de manière hilarante. Une fois de plus, Amy en fait des tonnes pour sauver tout le monde et rentrer auprès de sa fille… mais au moins chacun a son rôle dans le casting et c’est pour ça que l’épisode fonctionne aussi bien.

L’émotion passe bien avec le personnage d’Amy. Il y a du potentiel qui s’ouvre avec l’existence d’un Cloud9 voisin, je me demande s’ils se serviront de cette utopie pour la mi-saison ou un épisode futur.

07.pngÉpisode 7 – Election Day – 18/20
Wow new apartment, new guy… It’s a good time to be Naomi-eh!

Les élections sont un autre bon prétexte pour un épisode spécial qui dévoile bien tout le potentiel de la série. Il est génial de voir les scénaristes suivre l’actualité autant qu’ils le peuvent, ça donne une saison très construite et l’impression de vivre dans le même monde qu’eux (malgré des candidats et résultats différents), c’est un excellent potentiel très bien géré.

L’épisode développe trois intrigues : Jonah et Amy se révoltent contre Cloud9 essayant d’influencer les votes de ses employés avec Garreth, Glenn et Dina renversent du café sur des bulletins de vote et passent l’épisode à empirer leur situation et Mateo essaye de voter alors qu’il n’a pas de papier.

Bon, c’est un peu gros l’intrigue du sans papier, mais le reste est une belle réussite avec, comme d’habitude, une critique de la société assez simple mais diaboliquement efficace. Jonah se révèle avoir une petite amie qui ne sort de nulle part et qui rend Amy complétement jalouse, la relation Glenn/Dina évolue vers quelque chose de pleinement comique.

Un excellent épisode qui ne perd pas son souffle, alors qu’on s’attendrait à des coups de mou en cours de route. Appréciable.

08.pngÉpisode 8 – Seasonal Help – 17/20
I’m gonna be the best f***ing Santa.

Jonah se débrouille pour faire embaucher, malgré lui mais malgré tout de plein gré, le mari d’Amy, ce qui commence le début d’une longue période de Noël pour elle. Elle est juste dégoûtée puisque ses problèmes de couple deviennent problèmes de boulot et tout le monde peut les voir.

C’est un épisode qui s’occupe enfin de montrer un peu d’évolution pour le personnage, c’est plutôt cool, surtout que ça finit par la faire n’importe quoi pour prouver aux autres qu’ils ont tort. C’est tellement dans son caractère, c’est une écriture parfaite !

En parallèle, Glenn tente d’embaucher un père Noël, mais ce n’était pas trop ça. Pour se divertir de cette intrigue un peu ratée, on a heureusement Jonah qui organise un concours pour savoir quel saisonnier démissionnera en premier et l’ensemble des employés qui s’évertuent à les faire partir.

C’est la plus drôle des intrigues de cet épisode avec tout le monde qui part en vrille pour les dégager au plus vite, j’ai adoré.

09.pngÉpisode 9 – Black Friday – 16/20
I’m not happy… uh pregnant. I’m not pregnant.

Petit épisode spécial qui tombait pile poil pour le Black Friday et que je regarde… après Noël. Bien joué. A force d’attendre de les voir dans le train alors que je n’avais pas de trajet de prévu, je finis par prendre un retard immense dans cette série pourtant géniale.

L’intrigue du Black Friday semble s’offrir d’elle-même aux scénaristes, tellement il y aurait de quoi en faire un film. C’est d’ailleurs ce qu’essaye de faire Jonah alors qu’Amy se pense enceinte et que les gens se précipitent dans les rayons. Pas de chance pour Amy : elle a juste la gastro, comme l’ensemble des membres du personnel, ce qui fait qu’elle finit par se retrouver avec Jonah aux toilettes. Magique.

Il est sympa de voir l’ensemble du casting se démener dans cette gastro généralisée et se serrer les coudes pour bosser ensemble. L’épisode met un peu de temps à vraiment devenir quelque chose, mais il est assez efficace dans le parallèle avec l’épisode special JO et dans ces cliffhangers : Amy comprend enfin qu’elle n’est pas heureuse et Dina entame une relation avec Garrett. Like what ?

Cette demi-saison est clairement à la hauteur de la première et c’est un vrai plaisir de parcourir les allées de Cloud 9 avec eux à chaque épisode. En plus, en y regardant un peu mieux, les deux cliffhangers sont très bien amenés par le début : Amy finit malheureuse dans chacun des épisodes, Garrett était à fond sur Dina dans l’épisode d’Halloween…

C’est bien écrit et toujours avec humour, difficile d’en demander plus !

Capture d'écran 2017-01-07 00.12.56.pngÉpisode 10 – Lost and Found – 14/20
 – This is the best day of my life
– You just had a baby

Glenn s’inquiète pour le bien-être et le bonheur de ses employés, après une note de Cloud9 sur la dépression. Cela occupe une bonne partie de l’épisode où le patron tente de faire rire son équipe… ce qui échoue invariablement. Evidemment. Si j’avais besoin de rire, ce n’est pas vers lui que je me tournerais.

Garrett et Dina passent l’épisode à se chercher en prétendant se fuir, ce qui fonctionne moins bien dans l’épisode que sur le papier, et c’est bien dommage. La toute fin de cette sous-intrigue est marrante avec Garrett qui pète un câble, mais tout cela ne mène nulle part.

Quant à l’intrigue principale, elle voit les employés se répartir les objets perdus et trouver 900$ qu’Amy ne parvient pas à garder pour elle. Plutôt classique et un peu trop détaché du calendrier pour être pleinement apprécié dans cette saison. J’aurais aimé un épisode sur le nouvel an ou quelque chose comme ça, car là, la reprise paraît un peu en-dessous.

Sandra gâche le bonheur de l’ensemble des employés en retrouvant le propriétaire des 900$, ce qui fonctionne bien, sans plus. Sans surprise et une fois de plus, c’est Amy qui vole l’épisode avec sa dépression sur la toute fin alors que le comique venait surtout de Mateo.

Un bon épisode qui aurait pu/dû être un peu plus solide tout de même.

Superstore_-000000001.jpgÉpisode 11 – Rebranding – 15/20
I saw Jeff making out with… Sandra!

Toujours pas d’actualité de calendrier à suivre, mais un rebranding de la marque du magasin sert de prétexte au lancement de cet épisode. C’est bien le genre de trucs ridicules qui arrivent après tout, alors pourquoi pas pour l’idée qui n’est en fait qu’un prétexte à faire revenir Jeff, histoire que Mateo n’assume pas sa relation avec et lance la rumeur qu’il est avec Sandra.

Cette saison 2 aura permis la révélation du personnage de Sandra, qui est absolument brillante dans toutes les intrigues, c’est juste génial de la voir gagner en importance comme ça.

J’ai aimé aussi, encore et toujours, le personnage de Cheyenne dont l’intrigue était non seulement crédible, mais en plus parfaitement jouée. Il suffit de peu pour être drôle finalement.

C’était moins comique du côté de Jonah et d’Amy, avec le premier qui retrouve un pote d’école et qui pense pouvoir quitter le magasin quand il veut. Pas de bol, il apprend que sa place à l’école est finalement grillée et qu’il est coincé avec sa nouvelle famille.

Je suis mitigé sur ce retournement, c’était très attachant de voir la petite famille du Superstore bouleversée, mais bouleversant de se dire que Jonah est désormais coincé comme tous les autres.

En plus, ça pose tout de même un problème : dans les grands magasins comme ça, l’équipe change très régulièrement et, inévitablement, le casting de la série devrait lui aussi changer pour la crédibilité. Je doute malheureusement que les scénaristes prennent ce risque, parfois payant, parfois suicidaire.

12.pngÉpisode 12 – Ladies Lunch- 13/20
You, me, whomever, not Glenn.

L’épisode commence fort dès son introduction avec la révélation de l’intrigue de la semaine (un problème informatique qui oblige à n’accepter que le cash) et le développement des problèmes de couple d’Amy, le tout par un Glenn très en forme.

De l’intrigue de la semaine, il faut retenir un magasin désert, comme en saison 1 dans l’épisode de nuit. Cela pourrait être cool, mais la seconde intrigue amène toutes les filles au resto, alors ça ne fait que virer au terrain de jeu pour les mecs. C’est marrant, mais il n’y a pas grand-chose à en tirer, à part un Mateo qui balance tout le monde et un Glenn qui réduit à néant un écran plasma. Oh bien sûr, il y a un léger développement de Jonah ayant des sentiments pour Amy, mais rien de vraiment intéressant…

Du côté des filles, ça marche beaucoup mieux et je comprends donc que ça donne le titre de l’épisode. Elles n’ont rien à se raconter, se bourrent la gueule, Sandra est juste déprimante à poursuivre ses mensonges sur Jeff et c’est juste génial comment ça créé des relations entre toutes. Et le karaoké final est tout aussi cool. Seulement, ce n’est pas le Superstore habituel et, loin des caisses et des rayons, l’humour prend quand même beaucoup moins.

Bon, il faut retenir de l’épisode que Naomi et Jonah ont rompu, j’espérais au moins la revoir, c’est naze ! C’était pas leur épisode le plus réussi du tout en tout cas, je me suis un peu ennuyé devant, je n’ai pas l’habitude, je suis déçu !

13.pngÉpisode 13 – Valentine’s Day – 16/20
Our all marriage is based on a sex crime.

Bon, je n’ai pas du tout envie de parler de St Valentin, mais j’imagine que je l’ai cherché à dire que la série n’était jamais meilleure que quand elle respectait le calendrier ?

Cet épisode nous propose donc d’explorer cette journée commerciale pas comme les autres au sein d’un magasin, et sans surprise, ça fonctionne bien. D’un côté, nous avons donc Amy qui tente de caser Myrtle à sa demande, et c’était une intrigue bien drôle, surtout quand les clients commencent à s’en mêler et qu’Arthur part en vrille. L’épisode s’engouffre alors dans le délicat sujet du harcèlement au travail et le fait avec classe et humour, c’est tout simplement génial.

Cela marche tout aussi bien du côté de Sandra qui continue de faire semblant d’être la compagne de Jeff. Mateo est énervé de tous les faux cadeaux que Jeff offre à Sandra et Garrett apprend par Cheyenne la vérité.

Par conséquent, il se joue de Mateo pour le reste de l’épisode, et Garrett est tout simplement génial quand il se joue de quelqu’un, c’est un peu la base de son personnage.

Jonah, lui, est sous couverture pour espionner une cliente suspectée d’être une voleuse, mais comme c’est la Saint Valentin, il finit par la draguer honteusement. C’était marrant sans plus, et même un peu lourd avec Dina qui le supervise. Finalement, la meilleure scène de l’épisode est probablement la dernière où l’on voit Jonah et Amy mettre les décos de la fête à la poubelle. C’est l’une des meilleures scènes de la série où l’alchimie entre eux est juste flagrante.

Oh, et au passage : WTF America Ferrera, qu’as-tu fait à tes cheveux ? Ça lui va grave bien cela dit, mais mon dieu, ce choc en début d’épisode !

14.pngÉpisode 14 – Super Hot Store – 16/20
In my experience, computers don’t make the mistakes, people do.

Il neige à mort en dehors du Cloud 9, mais le chauffage est cassé et à fond, et tout le monde meurt de chaud. Du coup, tout le monde est sur les nerfs, et c’est parfait.

Côté humour, ça apporte beaucoup, Amy se prenant la tête avec Marcus sur une histoire de yaourts. La chaleur ne les aide pas à se calmer et les choses partent vite dans une escalade incontrôlable, Marcus étant le pire des sexistes. Elle finit par le virer et même Josh ne peut arranger les choses. Pas de bol, ça part en vrille avec une nouvelle grève générale, de l’équipe de l’entrepôt cette fois.

Tout cela finit par retomber un peu comme ça a commencé une fois que la chaleur retombe elle aussi. C’était une excellente partie d’épisode, j’ai tout simplement adoré.

Glenn, lui, tente de résoudre le problème de chauffage, avec la clim à fond dans son bureau d’abord, puis avec Cheyenne sur le toit. Il part en dépression quand il se rend compte qu’il est inutile pour ses employés, mais ce n’est pas la meilleure partie de l’épisode, si ce n’est que Cheyenne lui promet de partir en voyage avec lui, puis le manipule pour lui montrer que le magasin a encore besoin de lui.

Cependant, côté humour, c’est bien meilleur avec Dina & Garrett qui se retrouvent dans le bureau climatisé à ne pas savoir quoi se dire car ils se détestent, mais à coucher ensemble à deux reprises, puis à répondre au téléphone à la place de Glenn.

Pourtant, c’est bien du côté des deux autres intrigues que viennent les plus gros fou rires, avec la chute d’Amy dans l’entrepôt, celle de Glenn dans le yaourt à la toute fin ou Sandra coincée derrière ses cartons.

Pas de doute, c’est un épisode bien comique et réussi, je suis content de savoir qu’il y aura une saison 3 – la série ayant été renouvelée mardi dernier !

15.pngÉpisode 15 – Wellness Fair – 18/20
Sandra, this must be a giant surprise for you. Love, Garrett.

En prétendant d’être malade pour aller au cinéma avec sa fille, Amy surprend Jeff et Mateo s’embrasser. Boum.

Cet épisode commence très bien, avec la découverte du secret de Mateo (et donc, celui de Sandra) et Dina qui surveille Amy. L’autre bon point est Amy racontant tout à Garrett et Cheyenne sachant déjà tout. Bien sûr, il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour que le secret soit su de tous et que les choses dérapent encore plus avec Amy et Cheyenne tentant de défendre Sandra et empirant les choses. C’est assez facilement l’une des intrigues les plus drôles de la série !

Jonah et Glenn, de leur côté, se disputent pour savoir qui est le plus intelligent par rapport à de possibles études de médecine. C’était bien moins drôle, malgré un excellent guest star de Artemis Pebdani en tant qu’infirmière.

Ils finissent par se réconcilier après une énorme scène où chacun dévoile l’ensemble de ses secrets. Il n’y a pas à dire, c’est le genre d’épisode qui fonctionne dans toutes les séries et je me suis bien marré, entre les situations de dingue et les répliques faisant mouche.

Tellement d’ailleurs, que je n’ai pas grand chose de plus à en dire, si ce n’est que le coming out du couple Jeff/Mateo était bien drôle, mais que j’ai trouvé que Garrett/Dina aurait pu être une révélation plus choquante/marrante et mieux gérée. Tant pis, tous les secrets n’en sont plus désormais, il restera à voir les conséquences de tout ça lors du prochain épisode, car tout ce qui servait de fil rouge est désormais résolu, à l’exception des problèmes de couple d’Amy, qui devraient occuper la fin de saison.

Cela me convient largement, et je ne peux qu’espérer plus d’épisodes aussi bons que celui-ci, qui me rappelle pourquoi j’aime tant Superstore.

Superstore Season 2 Episode 16_0001155621Épisode 16 – Integrity Award – 15/20
Hi, I’m Jonah and I have a lot of questions.

Encore un bon épisode de Superstore cette semaine, qui se divise en trois intrigues menées de front.

D’une part, un concours d’intégrité vient agiter tout le petit monde de Cloud 9 et voit s’installer une rivalité entre Glenn et Garrett. Le premier veut absolument gagner ce concours alors que le second se retrouve favori sans le vouloir. Glenn passe donc tout l’épisode à essayer de soudoyer tout le monde, alors que Garrett sauve un chien de vétéran d’une mort certaine.

Bon, c’est un peu gros comme intrigue et Glenn est un peu lourd. Comme toujours, je sais, mais cette semaine, j’étais un peu moins réceptif, rapport au manque de sommeil et au visionnage dans un bus au trajet interminable.

D’autre part, Dina décide de se servir de la relation de Mateo et Jeff pour obtenir des faveurs pour le magasin. Pas de bol, Jeff n’est pas du genre à se laisser corrompre : il refuse catégoriquement de rendre servir à son mec.

Ce dernier doit alors prendre les choses en main tout seul et décide de se débarrasser des cafards par lui-même. C’est un énorme fail qui finit par intoxiquer tout le magasin. C’était déjà un peu plus drôle quand même. Toute la mise en place des gags est lente mais délivre une excellente fin, alors c’est appréciable.

Enfin, une dernière intrigue éloigne Jonah et Amy de Cloud9. Cette fois, c’est pour aider les parents d’Amy dans leur déménagement. Si l’écriture patauge un peu à proposer quelque chose de cohérent sur le début de l’épisode, il faut oublier cet aspect pour savourer le rapprochement du couple.

Déjà, parce que Jonah continue d’apprendre à connaître Amy à travers ses parents, ensuite parce qu’il y a un bon humour. Il est sous-entendu qu’Amy est un peu en crise d’adolescence, et cette fois elle ignore carrément les appels de son mari pour passer plus de temps avec Jonah, à parler de leurs fantasmes d’adolescents notamment.

Ils fuient leur responsabilité à la manière d’un couple, et c’est très efficace. De plus, la série propose cette semaine un cliffhanger avec Jeff qui annonce à Mateo qu’il va devoir être muté maintenant que sa relation avec lui est connue au grand jour. Cela promet…

16.pngÉpisode 17 – Mateo’s Last Day – 16/20
The accident of you having gay sex with Mateo?

C’est le dernier jour de Mateo et, en toute logique, il en fait des tonnes avec une vidéo de départ. Le problème, c’est que son transfert nécessite un numéro de sécurité sociale et qu’il ne risque pas de l’avoir puisqu’il est sans papier. Jonah propose donc à Mateo de se marier avec lui pour clarifier sa situation… Ridicule, mais plutôt bien trouvé. Cela permet d’enchaîner quelques gags où Mateo cherche à se battre avec quelqu’un pour se faire tabasser, puisqu’il n’envisage pas une seconde le mariage avec Jonah.

Garrett et Dina appellent la firme Cloud 9 pour clarifier les choses à propos de leur relation. Ils militent pour la création d’une case permettant d’officialiser ce qu’ils sont, mais ils ne savent pas ce qu’ils sont. C’était un peu long à mettre en place, mais ça finit par apporter de bons gags et après une réflexion bien longue, ils accouchent de la case « Other ». C’est donc de situation comme celle-ci que vient cette putain de case « Autre » dans tous les formulaires ?

Glenn découvre Yelp et les terribles critiques du magasin, ce qui ne manque pas de lui monter à la tête. Il invite donc le troll à visiter le magasin… ce qui ne fait qu’empirer les choses puisqu’il se sent désormais lobotomisé. Une boucle infernale se met alors en place, avec un troll en fait très sympa en personne mais rageux en ligne. Un troll, quoi. Amy prend les choses en main et décident d’aller confronter le troll sur sa situation. Le problème, c’est que sur place, sa situation est catastrophique.

Les conclusions de ces différentes intrigues sont plutôt bien trouvées : Amy se fait insulter par le troll, ce qui aide Glenn à relativiser et Mateo… décide de rompre avec Jeff, afin qu’il ne découvre pas la vérité. WHAT? Le coup de poing final est encore plus surprenant et replace aussitôt Superstore dans la catégorie des comédies.

C’était donc un bon épisode cette semaine, même si je me doutais dès le départ que Mateo ne quitterait pas le magasin si facilement. J’ai bien aimé la manière dont son amitié avec Cheyenne est traitée cette semaine. Il était plutôt cool également de voir Amy & Jonah avoir une intrigue séparée, ça change un peu de la formule habituelle. En plus, les intrigues évoluent avec la rupture Jeff/Mateo et le rapprochement évident Dina/Garrett. C’est plutôt cool.

Screenshot_2017-04-08-19-27-49.pngÉpisode 18 – Glenn’s Kids – 15/20
I don’t want to tell you how parenting but one of your kids is drawing on Mateo’s neck.

L’épisode était sympathique, mais ce n’était vraiment pas le meilleur de la saison.

Le point de départ principal, c’est que Glenn ramène tous ses enfants au travail. Tous ? Il est père de substitution, donc ça en fait pas mal, apparemment recrutés dans pas mal de séries. Personnellement, j’ai surtout reconnu Eddie de Grandfathered (et du coup, Grandfathered m’a manqué) ou d’un épisode de NCIS bien particulier (mais je ne voudrais pas spoiler) dans le rôle de Bobby Sue. Un tel prénom, ça ne s’invente pas.

Cheyenne la perd de vue et passe son épisode à la chercher, en compagnie d’un Garret qui passe pour un pédophile et d’une Dina pleine de statistiques rassurantes (pour elle, Bobby Sue est déjà morte). C’était comique, surtout que les plans de quelques secondes habituels de la série se concentrait autour des activités de Bobby Sue. Il n’y avait donc pas d’inquiétude à rire des blagues, car son sort n’était jamais en danger.

Le moins efficace dans cet épisode concerne Mateo. Les scénaristes ne savent pas trop gérer les retombées de l’épisode précédent et lui propose donc une déprime qui n’avait pas grand-chose de comique. Seule Dina a réussi à me faire rire sur le sujet, en lui disant de ne pas manger les produits Cloud9 sans payer. Pourtant, ce n’est vraiment pas la réplique du siècle.

Enfin, Jonah se retrouve à draguer une des filles de Glenn qui a la vingtaine. Si on comprend bien pourquoi, ce n’est pas hyper crédible à la vue de son rapprochement des dernières semaines avec Amy. Celle-ci meurt de jalousie, sans même s’en rendre compte, et sabote leur couple en devenir pour contenter Glenn, qui voit d’un très mauvais œil la relation naissante. C’est là la meilleure partie de l’épisode, puisqu’elle enchaîne quiproquos et situations marrantes. La toute fin, en revanche, est assez pénible à observer, avec Amy qui prend conscience qu’elle est amoureuse.

Cela devrait nous offrir une bonne fin de saison !

Capture d'écran 2017-04-21 20.56.52.pngÉpisode 19 – Spring Cleaning – 15/20
– Where am I supposed to find another shirt?
– You work in a store.

On s’approche lentement mais sûrement de la fin de saison. Toutefois, nous n’y sommes pas encore, alors on sent bien que les scénaristes étirent un peu les choses (et principalement l’intrigue Amy/Jonah) comme ils peuvent. Pour le faire, ils reprennent la très classique formule des trois intrigues en parallèle, une formule qui a fait ses preuves auparavant dans de nombreuses comédies, y compris Superstore.

La première de ces trois intrigues marque le retour de Bo, le mari de Cheyenne, qui trouve le moyen de se faire employer à Cloud 9. C’est une bonne intrigue, surprenante mais dans la lignée de la storyline de ce couple qui a toujours besoin d’argent. Cela permet quelques bonnes blagues (comme Myrtle qui n’a économisé que 900$ depuis qu’elle travaille au magasin) et un duo parfaitement improbable avec Dina.

En effet, Bo et Dina se découvrent une passion commune pour la sécurité et la vidéo-surveillance. De son côté, Cheyenne stresse qu’il perde son emploi car il enchaîne bien sûr les gaffes, à base de t-shirt offensant et de coups de téléphones interdits. C’était une intrigue toute gentillette avec un soupçon de romantisme sur sa fin. J’adhère.

Une deuxième intrigue plus lourde qui se met en place concerne Jonah et Glenn. Le premier veut se faire bien voir du second maintenant qu’il est son beau-père, en plus d’être son patron. L’idée de départ est bonne, mais elle peine à proposer des situations vraiment hilarantes. Le restaurant mexicain est peut-être la meilleure d’entre elles, mais bon, c’est rapidement lourd.

C’est d’autant moins fort que Glenn a toujours apprécié Jonah tout au long de la série, donc j’ai du mal à voir quelle difficulté Jonah a subitement avec Glenn. Et puis Amy qui lui donne des conseils comme si de rien n’était là… C’est frustrant !

Enfin, la dernière intrigue concerne un duo trop peu exploité : Amy et Garrett. Cette semaine, ils tentent de retrouver l’identité d’une ancienne employée qu’ils reconnaissent dans les photos abandonnées du labo d’impression. J’ai trouvé l’idée très sympa, surtout quand ils se mettent à découvrir via Facebook ce que les anciens employés sont devenus.

Malheureusement, la chute de ce gag est très mal amenée, avec une transition un peu foireuse d’abord, puis la révélation pour Amy et Garrett. Je trouve que ça aurait pu être amené de manière plus subtile si la photo avait été montrée en début d’épisode et que l’on avait vu une ou deux scènes plus tard l’affiche en décor pour d’autres personnages. Cela aurait pu faire un fil rouge pour l’épisode, devenant véritablement comique si on le repérait.

Mais non, ils ont choisi une facilité un peu décevante. En revanche, la fin d’épisode propose un excellent cliffhanger pour relancer la dynamique de la série : Jeff annonce que le magasin va devoir se séparer d’une bonne partie de ses employés. C’est une excellente idée pour occuper la fin de saison je trouve, en parallèle d’Amy/Jonah. J’espère donc que la qualité va regrimper !

20.pngÉpisode 20 – Cheyenne’s Wedding – 19/20
I think my marriage is over.

Je voulais me coucher tôt et j’avais prévu de me garder cet épisode pour mon trajet en train demain, puis j’ai vu le titre de cet épisode et je n’ai pas résisté. Un tel spoiler dès le titre, c’est frustrant, mais au moins, ça donne grave envie de voir l’épisode… et je ne regrette pas de l’avoir vu, car oui, la qualité est bien remontée, comme je l’espérais à la fin de l’épisode 19.

La période des « May Sweeps » pour les upfronts commencent sur les chaînes américaines et ici, c’est avec un mariage extrêmement drôle et bien géré, qui part dans absolument tous les sens histoire de donner à chaque personnage un temps d’écran pour briller. Du coup, il n’est pas évident à commenter, puisqu’il n’y a qu’une seule grosse intrigue, le mariage, et quasiment pas de temps dans le magasin. C’est malin pour un upfront, ça !

Bon alors, je vais commencer par Dina, qui était bien drôle dans cet épisode. Elle s’arrange pour devenir la demoiselle d’honneur de Cheyenne, forçant un peu les choses. Je vous jure, ça en était gênant. Et le truc, c’est que c’est fait pour, donc ça se poursuit tout au long de l’épisode, avec un toast absolument atroce où elle finit par se moquer du mariage d’Amy et avec un cadeau de remerciement qu’elle refuse, préférant de l’argent. Pauvre Cheyenne.

Ensuite, Glenn stresse de devoir virer six personnes du magasin. Il se confie à Garrett qui lui conseille d’inviter Jeff. Garrett était lui-même porteur de tout un tas de scènes comiques dans cet épisode, que ce soit avec Myrtle, avec cette invitée qui lui suggère de se lever ou en DJ. Il n’avait pas vraiment d’intrigue déterminée, mais un ensemble de petits gags qui n’étaient pas sans rappeler les retours de publicités, eux aussi excellents avec la thématique du mariage. N’empêche qu’à faire ses annonces au micro, Garrett finit par parler de Cloud9… Pauvre Cheyenne, ce n’est pas franchement un mariage idéal !

Enfin, ça dépend pour qui. Sandra retrouve son homme idéal de l’épisode du repas entre filles (purée, c’était il y a huit épisodes déjà !). Cela se déroule à merveille entre eux, même s’il est techniquement en couple. Il n’hésite pas bien longtemps à larguer sa copine pour finir avec Sandra. Oh, c’est romantique les mariages dis-donc… Ces deux-là sont des boulets finis, et c’est particulièrement drôle de les voir galérer à s’aimer.

Pendant ce temps, Glenn a donc ramené Jeff au mariage, n’en déplaise à Mateo qui l’évite autant qu’il peut. Jeff n’a rien à faire là, mais Glenn veut lui montrer que les vendeurs du magasin sont une famille. C’était une bonne idée de le ramener comme ça et de le confronter à Mateo, le tout en présence d’Harmonica, la fille de Cheyenne, qui est juste trop mignonne. Mateo se retrouve ainsi face à un Jeff hostile et finit par s’occuper (mal) de la fille de Cheyenne et Bo…

Mateo n’est pas le seul à vivre une mauvaise journée à ce mariage : Amy ramène son mari au mariage, et ça se passe mal pour eux. Outre le toast de Dina, les problèmes viennent surtout de Jonah, super gênant dans son attitude « cool » avec lui et dans sa manière de ne pas présenter et ne pas s’occuper de Kristen, sa petite-amie. Celle-ci finit par se barrer du mariage, ne supportant plus l’attitude étrange de Jonah. Bien sûr qu’il a une attitude étrange, puisque Jonah est fou amoureux d’une Amy qui comprend dans cet épisode que son mariage est fini. Outch.

Tous les deux largués par leur partenaire pour la fin du mariage, Jonah et Amy se retrouvent à l’extérieur pour une jolie scène romantique où Jonah entame la plus belle des déclarations d’amour. Seulement, ils ne l’assument pas et préfèrent rentrer pour voir la coupe du gâteau.

Avant celle-ci, et bien que Sandra se soit déjà servie (de même que, probablement, Justine, qui a passé son épisode à bouffer), Cheyenne entame un discours de remerciement bien long et peu intéressant, dans lequel elle déclare que les employés de Cloud9 sont une famille. Glenn en profite pour récupérer le micro et demander à Jeff de ne pas le forcer à virer des employés… Oh. Sympa le mariage ! Pauvre Cheyenne !!

Pauvre Cheyenne, oui, car finalement, c’est peut-être elle et Bo qui ont le moins de temps d’écran. Heureusement, ils rappent leurs vœux et ça, personne ne peut leur retirer cette minute d’attention et de gloire… à part peut-être le montage d’épisode qui les coupe. Bien joué.

C’était donc un épisode très réussi et comique cette semaine, qui avait déjà l’allure d’une fin de saison, avec une multitude de sous-intrigue qui me font écrire une critique bien plus longue que d’habitude pour cette série, quand l’épisode dure exactement le même temps. En même temps, c’était le meilleur épisode de la saison et je suis curieux de voir ce qu’ils vont nous proposer par la suite !

Et maintenant, il faut vraiment que j’aille me coucher, je pars en WE demain matin, zut quoi.

21.pngÉpisode 21 – Tornado – 20/20
Let’s have the best day ever OK ? ‘cause for six of you it’s gonna be the last

Cet épisode reprend le lendemain du mariage de Cheyenne et tout le monde sait ce qui les attend à la fin de la journée : six d’entre eux seront virés. La réunion de début de journée est une belle occasion de nous réintroduire un peu tout le monde, de Marcus pas invité au mariage de Cheyenne à Alisha, une nouvelle déjà bien marrante.

Dina fait d’abord tout ce qu’elle peut pour ne pas être renvoyée, avant d’apprendre qu’elle est tranquille et en sécurité. Tout le monde s’inquiète (bon, pas Garrett) pour son job, au point d’en oublier qu’une tornade est en train de s’approcher gentiment du magasin. Mateo, par exemple, forme des alliances avec absolument tout le monde : les asiatiques, les homos… le tout pour être sûr d’avoir du soutien s’il se fait virer. La moitié de l’épisode est donc consacrée à cette intrigue et ça fonctionne plus ou moins bien. Toujours dans la vie quotidienne du magasin, Jonah tente de rattraper le coup après avoir dit d’Amy qu’elle était sexy, ce qui est hilarant.

Glenn finit par annoncer les noms de ceux qui se font virer : Marcus, Justine et quatre autres qu’on ne connaît pas spécialement (dont Chris, pour ce que j’ai retenu). Dix secondes plus tard, l’alarme tornade se déclenche, un timing on ne peut plus comique (et prévisible).

Dès lors l’épisode se déroule dans l’incertitude : Jonah et Amy attendent ensemble la tornade, de même que les six virés, de même que Garrett qui découvre à quel point Dina tient à lui (elle ne tient pas à lui). Les scènes des derniers coups de téléphone aux proches sont également excellentes.

Arrive alors, contre toute attente en ce qui me concerne, la tornade, qui commence par faucher Brett, le vieil asiatique, devant le magasin. C’est absolument cinglé.

Je pensais vraiment que la tornade ne frapperait pas le magasin, ou si peu. À la place, il y a un vrai sentiment de danger pour tout le monde : Cheyenne est à mourir de rire dans sa crise d’angoisse, de même que Sandra qui ferme la porte sur Carole, mais en parallèle, nous voyons aussi Mateo dire à Jeff qu’il l’aime, Amy et Jonah s’embrasser et Myrtle risquer la mort, pour de vrai.

La tornade ne reste pas longtemps, mais c’est hyper stressant. Pour tout le monde. Et finalement, le magasin est juste totalement détruit. L’épisode a du engloutir une bonne partie du budget quand même. Cela valait le coup, car c’était probablement leur meilleur épisode, encore, et ça ne s’est pas fait au détriment de l’humour. IT’S THE FINAL COUNTDOWN… ne m’a jamais autant fait mourir de rire. Gros coup de cœur également sur la BO finale, déjà entendue dans un de mes épisodes préférés de… Charmed (4×06). Normal.

22

EN BREF – Cette saison 2 ne déçoit pas, avec un excellent début et une fin surprise que je n’ai pas encore digéré alors que ça va trente minutes que je l’ai vue. Surprise, oui, car je croyais naïvement que nous aurions 22 épisodes cette saison et je me suis surpris à crier devant ma télévision quand la tornade est arrivée. Rien que ça. Non, vraiment, c’était le genre d’épisode final marquant (eh, vous vous souvenez des trois tornades dans Smallville ?) qui va bien redéterminer toute la série.

Le magasin n’existe plus de toute manière, il a été entièrement détruit. Pas d’inquiétude, la saison 3 est bien programmée. C’est d’ailleurs surprenant de voir une fin aussi destructrice alors que le renouvellement a été annoncé dès février. Je suis pressé de revenir parcourir les allées de Cloud9, même si Cloud9 s’est fait tuer par une tornade dans cet épisode.

Je ressors de cette saison 2 encore plus satisfait que de la première, malgré quelques épisodes un peu en-dessous du côté du niveau et de l’humour. C’est inévitable dans une longue saison, mais assez constant pour obtenir une jolie moyenne et tout mon amour. À l’année prochaine !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

 

Superstore (S01)

Avis : Pas étonnant que mon challenge séries n’avance pas : j’ai encore binge-watché une série qui n’a rien à avoir avec la choucroute il y a deux semaines. Superstore, c’est une sitcom dont mon cousin m’a parlé il y a hyper longtemps et qui m’est revenu quand on cherchait à voir quelque chose avec ma meilleure amie pour pallier à l’ennui provoqué par Grace & Frankie (plus là-dessus plus tard).

Du coup, on a vu toute la saison hyper vite, je n’ai pas écrit mon article en même temps et depuis, je me le reporte jour après jour. Oui, mais vu que la saison 2 reprend demain (enfin, cette nuit aux USA) avec un épisode spécial, il faut bien que je vous en parle avant.

La série commence avec l’arrivée de Jonah pour travailler dans un supermarché, type Wall-Mart, appelé Cloud9. Les blagues s’enchaînent grâce à une structure d’épisode qui tourne bien souvent autour des grands thèmes de prévention pour employés : le racisme, le décès, etc. L’ensemble des employés que nous suivons est un peu paumé dans la vie, ce qui justifie une présence importante dans le magasin et un investissement somme toute… bien à eux.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Bref, c’est drôle, alors c’est parti pour un rapide résumé des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
I’m a Christian too, but in these four walls, my bible is the employee code of conduct.

Le pilot de la série ne m’a pas forcément convaincu immédiatement, je n’étais pas du tout dans l’ambiance je crois. Il faut en effet un certain temps pour comprendre la dynamique humoristique de cette comédie : les personnages sont encore sous-développés, tous représentant un cliché. Il y a le handicapé, l’adolescente enceinte, le nouveau un peu trop bon, la superviseur, le patron, la cheftaine de la sécurité… Bref, autant de personnes que l’on croise sans voir quand l’on va dans les supermarchés. Un certain potentiel se dégage malgré tout, notamment sur la fin lorsqu’Amy quitte le magasin et nous dévoile qu’elle cache quelques secrets bien à elle.

SuperstoreÉpisode 2 – Magazine Profile – 16/20
Framples! Instead of saying, « free samples », we should just say « framples. »

Cet épisode propose de développer les relations entre les personnages et le Cloud9 en intégrant à l’équipe une journaliste chargée de faire le profil du magasin et des employés pour le magazine de la chaîne de supermarchés. En ce qui me concerne, c’était déjà bien plus drôle et j’ai commencé à m’attacher aux personnages de Jonah et Amy. L’ambiance dans le supermarché est marrante et bien qu’encore peu développé, les personnages ont des rôles bien définis qu’ils respectent bien. Garreth évitant le photographe faisait par exemple un bon running gag avec une conclusion géniale.

03.jpgÉpisode 3 – Shots and Salsa – 15/20
Yes, Señor Cloud salsa is very good for parties

Le sujet de fond de cet épisode est le racisme… et ça marche plutôt bien, avec Amy qui lutte contre les stéréotypes et se retrouve forcée de les perpétrer, ce qui ajoute beaucoup d’humour à l’épisode. L’intrigue de Jonah, qui aide le pharmacien, est bien moins drôle même si elle partait bien, avec cette idée qu’il ne faut jamais proposer son aide aux collègues dans un supermarché. Bref, il y a pas mal d’humour dans l’épisode, même si ça retombe à plat du côté du personnage principal, ce qui est un peu stupide. Petit truc que je trouve sympa aussi : le nom qu’Amy accroche à sa veste change à chaque épisode et j’aime à penser qu’elle reprend les badges des anciens employés et des stagiaires de passage.

04.jpgÉpisode 4 – Mannequin – 17/20
‘Cause it looks like you got a sex doll and you dressing it up to look like Amy

Excellent épisode qui part d’une idée un peu idiote et la développe de manière très réussie : il y a un mannequin dans le magasin qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jonah. C’est peu crédible qu’il passe un mois dans les rayons avant que quelqu’un ne le remarque, mais c’est plutôt pas mal comme développement car ça permet tout un tas de mannequins déguisés à mourir de rire et une scène où il tente de se venger en trouvant un mannequin d’Amy et se retrouve à mimer malgré lui une scène de sexe devant les autres employés. Bien joué de la part des scénaristes, cet épisode était du coup le plus drôle jusqu’à présent.

05.jpgÉpisode 5 – Shoplifter – 16/20
I can’t believe I’m gonna lose my job. I just upgraded all of the trash cans in my apartment. Stupid, Dina, stupid!

Amy ramène sa fille au travail et cela provoque tout un tas de problèmes quand c’est Jonah qui est forcé de la garder pour elle et que c’est évidemment le jour où la petite a ses premières règles. De son côté, Dina tente d’arrêter Lilian Bellacourt car elle a volé un rouge à lèvres. Oups, je me trompe de séries, Lilian, c’est dans Another Period. Rien que pour cette actrice, j’ai adoré l’épisode et j’ai bien ri, parce que la voir est suffisant pour se marrer tellement elle dégage une aura comique. C’est très bon donc et la série confirme son potentiel comique, notamment grâce au personnage de Dina tout en contradiction et très humoristique.

06.jpgÉpisode 6 – Secret Shopper – 16/20
The only way a secret shopper’s getting past me is if he doesn’t even know he’s a secret shopper.

Le magasin est en effervescence car un client-mystère s’apprête à parcourir les rayonnages pour faire une critique des services fournis par le magasin. Tout le monde fait donc son maximum pour le débusquer et lui permettre une expérience parfaite dans les rayons du Cloud9. Pas de chance : c’est la meilleure manière de provoquer une catastrophe. Il ne faut jamais se donner à 200% et cela se confirme à nouveau. Dina s’impose comme l’un des personnages les plus comiques dans cet épisode, sa chasse au client-mystère s’avérant être totalement flippante pour les pauvres clients qu’elle « aide » en faisant plus de dégâts qu’autre chose.

07.jpgÉpisode 7 – Color Wars – 15/20
Each member of the winning team takes home $100.

Une journée spéciale dans le magasin débute, encore : celle de la guerre des couleurs, qui permet de booster un peu la productivité des employés. D’abord réticent, Jonah finit par vendre tout et n’importe quoi à son client après avoir été briefé par Amy qui souhaite récupérer la prime de l’équipe gagnante. Évidemment, son plan foire quand il apprend que son client n’est autre que le mari de celle-ci. C’était un épisode sympa avec de bons gags et un approfondissement agréable sur les personnages principaux. En plus, ça correspond tout à fait à ce que l’on peut attendre d’une sitcom.

08.jpgÉpisode 8 – Wedding Day Sale – 14/20
I turned my safe search up to the max and then Googled, « world’s gayest parties. »

Moment de gêne extrême : c’est le jour de la vente des affaires de mariage et le patron découvre seulement maintenant que le mariage gay est totalement ignoré de leur vente. Ce qu’il ne tolère pas pour on ne sait quelle raison : il en fait du coup des caisses et des caisses, et c’est juste gênant… donc drôle. Pendant ce temps, les scénaristes développent encore un peu le couple Cheyenne/Bo lorsqu’Amy essaye de les raisonner sur le prix que coûtera un enfant. Alors que tout le monde pense que Bo fuit ses responsabilités, c’est tout l’inverse qui se produit quand Dina et Amy le retrouvent enfin. L’épisode possède quelques bonnes blagues, mais je le trouve un peu en-dessous.

SuperstoreÉpisode 9 – All-Nighter – 18/20
Relationships between supervisors and subordinates is now just strongly discouraged. It’s not forbidden anymore. THIS is not forbidden anymore.

Wow, de loin le meilleur épisode de la saison : toute l’équipe se retrouve coincé durant la nuit à cause des fermetures automatiques et des clés restées dans la voiture du boss. Bim, c’est l’occasion rêvée pour faire la fête dans le supermarché, un truc qui s’avère être un vrai rêve éveillé quand on y pense car il y a tout ce qu’il faut pour une fête au top. Et Cheyenne l’a bien compris, dans la scène la plus WTF possible où elle enchaîne de la danse classique avec Anaconda, le tout toujours en étant enceinte. Amy se vide des bouteilles d’alcool toute seule et Dina révèle enfin son amour à Jonah, moment de gêne extrême à nouveau, mais ça fonctionne tellement. C’est un peu tard dans la saison, c’est vrai, mais c’est l’épisode où je me suis dit que cette série valait vraiment le coup d’être vue. Mieux vaut tard que jamais.

10.jpgÉpisode 10 – Demotion – 15/20
I don’t want to be Assistant Manager.

C’est dur de proposer mieux que l’épisode précédent mais l’idée d’avoir Dina demandant à reprendre un job moins élevé pour sortir avec Jonah était une bonne idée assez bien exécutée d’un bout à l’autre de l’épisode. C’est de loin la plus drôle de l’ensemble de ce casting avec son côté bourru qui cache un grand cœur : peut-on faire plus cliché ? Probablement pas, mais là encore c’est pour ça que ça marche. La série sait jouer des clichés à merveille.

SuperstoreÉpisode 11 – Labor – 14/20
I know you’re scared. This is a big moment. But rest assured Cloud 9 will be fine without you.

Cheyenne accouche finalement, mais elle ne peut pas se permettre d’aller à l’hôpital car elle a besoin de sa paye pour vivre. Révolté, Jonah lance, presque malgré lui, un mouvement de grève et finit par y embarquer tout le monde après 20 minutes d’hésitation. Ça fonctionne plutôt pas mal et cela mène lentement à un cliffhanger plutôt réussi où Dina annonce à tout le monde qu’elle est virée. Cet épisode faisait donc définitivement avancer l’intrigue, mais il était en revanche un peu moins drôle. Il y avait néanmoins

EN BREF – Et voilà, saison terminée : c’était bien court et un peu précipité, mais ils ont réussi à s’établir une routine avec les cassettes vidéos, à développer un peu les personnages tout en les gardant clichés (ce qui parfois me rappelait un peu Community, en définitivement moins bon). C’était définitivement trop court et en même temps assez long pour commencer à exploiter son potentiel et fournir de bons épisodes. Je suis bien content que ce soit prolongé pour une seconde saison, qui commence pas plus tard que demain, pour voir un peu ce que ça donnera à plus long terme. En bref donc, c’est à voir si vous voulez rire un peu, il y a tout ce qu’il faut.

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Juillet : la catastrophe estivale

Bonjour à tous !

C’est tout honteux que je poste cet article bilan du mois de juillet… Non content d’avoir délaissé le blog pour visiter l’Italie et la Vendée, sans Wi-Fi, j’ai délaissé encore plus mon challenge. Je n’ai absolument rien vu au cours de ce mois ensoleillé, luttant déjà pour conserver le rythme dans mes séries à la semaine. Rythme que je n’ai pas gardé, mettant de côté des séries comme Dead of Summer, Roadies ou Outcast (je suis enfin à jour dans ces deux dernières cela dit).

 CS OTH

Du coup, je me suis retrouvé le 29 juillet à me dire que quand même, j’abusais un peu et je me suis empiffré les huit premiers épisodes de One Tree Hill, l’air de rien. Pas de quoi faire un article, surtout que j’ai déjà vu cette saison 1 il y a quelques années. En même temps, j’ai dit que je ferai un bilan chaque mois, donc voilà.

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Cependant, je n’ai pas fait que chômer non plus : j’ai visionné tout Secret City que je recommande chaudement (surtout aux fans d’Anna Torv de Fringe) et juillet a marqué la fin de quelques saisons, comme les moyennes Angel from Hell et Cleverman ou l’excellente Containment. Les articles sont faits, mais je n’ai pas pris le temps non plus de rédiger mes articles de la semaine, qui arriveront du coup en décalé.

Enfin… je repars en vacances demain cela dit. Hum. Pour me consoler de cette honte, j’ai débuté août avec la saison 4 d’Orange is the New Black.

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Voilà, c’est le pire bilan du challenge à présent : + 8 épisodes vus en 31 jours.
Je le vis bien.

PS : il y a un mini-défi en cours qui consiste à finir trois séries du Challenge en un mois. Je n’ai toujours pas vu un seul épisode, alors autant dire que c’est mal barré pour ça aussi… Non mais… ça va le faire, hein ?