Midnight, Texas – S02E01-02

Épisode 1 – Head Games – 18/20
Si je regrette d’avoir attendu si longtemps pour voir cet épisode, je ne regrette pas de le voir pour ce que je considère être le début de l’été avec une soirée déjà bien chaude, parce que cette saison 2 est toujours une série estivale – les personnages ne sont quand même pas beaucoup habillés, hein. Côté intrigue, ça se renouvelle de manière sympathique et côté casting, on se débarrasse d’un personnage que je n’aimais pas vraiment pour gagner deux acteurs que j’aime bien. C’est bien parti !

> Saison 2


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Why would anyone visit Midnight, I mean, it’s not exactly a tourist destination.

Oh lala, le résumé me fait prendre conscience que j’avais oublié bien trop de choses déjà, mais la première scène me confirme à quel point cette série sent bon l’été, avec un Manfred en caleçon au beau milieu de la nuit et de la ville. Bon été à tous !

On le voit donc creuser ce qui ressemble à une tombe puis retourner auprès de sa copine Creek pour… mieux se réveiller le lendemain matin auprès d’elle. J’avais lu qu’elle quittait la série, je me suis fait spoiler depuis, mais quand même, je ne pensais pas qu’on la verrait dans ce premier épisode. Elle n’hésite pas à quitter son mec à moitié à poil, même si elle préfère lui demander de la suivre à l’autre bout des États-Unis bien sûr.

Pendant ce temps, Bobo et sa sorcière, Fiji, s’envoient littéralement en l’air, parce que pourquoi pas. Ils sont tous à poil pour ce début de saison franchement, et elle n’est pas plus gênée que ça de savoir que son chat qui parle est là.

Ce début de saison nous fait aussi retrouver Olivia, qui continue de bosser… et de rentrer auprès de son mari vampire, lui aussi à moitié à poil. Non, vraiment, c’est la mode de ce début de saison : même l’ange a droit à son petit jogging dans le désert auprès de son mec et du panneau de la ville. Bref, autrement dit, happy beginning pour tout le monde… sauf Manfred, qui est hanté par son « cauchemar » qui n’en était pas un et son désir de prendre un couteau.

Ce n’est pas exactement un nouveau départ tout à fait joyeux pour Olivia non plus, puisqu’elle s’inquiète de la rénovation de l’hôtel et en parle à toute la bande, assez énervée de voir que l’hôtel est déjà plein pour un mois grâce à un voyant qui est clairement une arnaque. Pas de quoi s’inquiéter pourtant : Manfred le sait hanté et Olivia peut compter sur Lemme pour la détendre complétement, et pas qu’avec un bain hein.

De son côté, Manfred continue d’être flippé par son somnambulisme souvent, au point de dormir avec un pantalon et surtout avec son portable scotché à son torse nu parce que pourquoi garder un t-shirt ou une chemise avec une poche quand on peut se déchirer la poitrine, hein ? Cela lui permet de découvrir qu’il a creusé non pas une tombe, mais huit. Juste après une réplique d’Olivia nous rappelant qu’ils sont huit dans la ville, LOL.

Cette nouvelle découverte n’arrive pas seule : Manfred retrouve aussi sa grand-mère, toujours fantôme, mais cette fois plus en forme. Elle lui conseille de révéler la vérité à ses amis, mais il a trop peur de leur réaction pour ça, préférant s’imaginer en train de les tuer sans les prévenir.

La journée voit aussi l’ouverture de l’hôtel, qui est un spa, Crystal Desert, tenu par une certaine Patience Lucero et son mari Kai. J’adore les deux acteurs, et particulièrement ce Kai en pyjama que je n’ai pas revu depuis LOST et qui se retrouve un rôle dans lequel il doit demander à ses « patients » d’avoir la foi. Et ils l’ont, parce qu’il propose des miracles au point de faire marcher des paraplégiques. Pas étonnant que ça attire tous les hipsters du coin.

Manfred s’isole loin de tout ça, inquiet de ses désirs de meurtre, et ne rejoint pas le groupe pour la soirée au bar qui suit. Le bar tourne de mieux en mieux, avec Bobo et l’ange (non je ne sais plus son nom) en barmen et Lemme en garde.

Il se débarrasse d’un type qui persiste à vouloir revenir alors que Manfred, lui décide de se faire arrêter pour exhibitionnisme. Il s’endort nu en cellule, sur les genoux de sa grand-mère, mais se réveille chez Creek, avec en prime un nouveau caleçon, le trois ou quatrième de l’épisode. La série devait vouloir augmenter ses audiences j’imagine, mais elle est quand même annulée depuis.

Manfred continue de mentir à tout le monde en tout cas, et particulièrement à Creek pour qui il s’inquiète, tandis qu’Olivia mène l’enquête sur le spa, découvrant que Kai parle tout seul à un tableau. Mystérieux, mais ce sera probablement pour un prochain épisode.

L’épisode avance assez vite, avec Manfred découvrant que son oncle a vécu le même genre de cauchemar que lui : après avoir été possédé par un démon, il a été forcé de se suicider parce qu’il avait une sorte de cancer démoniaque lui donnant envie de tuer tout le monde. Exactement comme Manfred suite à la possession de la fin de saison 1, donc.

Celui-ci finit par comprendre qu’il est en train d’halluciner sa grand-mère et de se faire posséder par un démon. Ouep, le démon en lui prend le dessus sans mal et il se retrouve à attaquer Creek qui a eu la bonne idée de se méfier de lui et d’en parler à Fiji avant.

Manfred n’a aucun mal à kidnapper Creek, mais aussi à mettre KO Olivia hors écran. Cela n’a pas trop de sens, on a toujours présenté Olivia comme bien plus badass que ça, mais bon. Manfred est finalement mis KO par Lemme assez rapidement, grâce à sa nouvelle connexion avec Olivia. On le voit venir à des kilomètres, mais le but de cette intrigue est en fait d’introduire Kai comme un ami potentiel et un allié du reste du groupe. Alors que Finji et Creek sont impuissantes pour venir en aide à Manfred, il ne faut qu’un petit exorcisme et un baiser Kai/Manfred pour venir à bout de sa possession démoniaque.

Et même si Manfred revient à ses esprits, Creek décide de se barrer de la ville sans lui, direction Austin. Voilà voilà, elle est à bout et je trouve ça plutôt bien mené pour que l’actrice quitte la série finalement.

Et sinon, concernant le bar, on retrouve l’ange, Joe tout simplement, en train de se faire agresser par le type démoniaque dont il n’hésite pas à arracher le cœur, grâce à l’aide aussi d’un chasseur de démon, Walker. Celui-ci a d’ailleurs un gadget sympa pour arracher le cœur des démons lui aussi.

La fin d’épisode voit aussi Bobo et Fiji s’installer ensemble, après un épisode à s’embrasser et coucher ensemble dans tous les coins. Le seul problème, c’est que l’arrivée de Bobo semble faire pourrir toutes les fleurs de chez Fiji. A moins que ce ne soit la faute de Kai, dont le tableau cache une tête de démon (Colconnar j’imagine ?) qu’il souhaite venger…


Épisode 2 – The Monster of the Week is Patriarchy – 15/20
Cet épisode est déjà beaucoup plus routinier dans son écriture et sa mise en œuvre. Bien que sympathique, il ne casse pas trois pattes à un canard. Certaines intrigues fonctionnent bien vis-à-vis du fil rouge, d’autres sont bien plus soporifiques. Dans tous les cas, on avance et on sent que la saison ne fait que peu d’épisodes, parce que ça bouge vite. Tant mieux, c’est agréable.

> Saison 2


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But you know what? I’m a total bitch.

Vaste programme que le titre de cet épisode, quand même ! Il commence assez bien avec Kai décidant de soigner le bras d’un homme… qui se fait ensuite attaquer par la fantôme que Manfred avait déjà aperçu dans l’épisode précédent. Celle-ci est assez hostile et s’en prend à l’homme, n’hésitant pas à le tuer. Au moins, ça donne l’occasion à Manfred de rapidement oublier Creek, et ce n’est pas plus mal.

C’est Joe qui aide Manfred à faire ses recherches : il connaît bien la ville après tout. Il ne faut donc pas longtemps pour apprendre que le fantôme de l’hôtel s’appelle Carolyn Baker et est morte dans sa salle de bain. Le truc, c’est que tout le monde pense que c’est elle la meurtrière quand c’est évident que ce serait trop simple.

Manfred découvre donc rapidement que c’est son mari le problème, parce qu’il s’est suicidé après avoir noyé sa femme, contrairement à ce que disent les journaux. Notre héros est donc forcé de demander l’aide de Fiji pour faire un exorcisme de la chambre, tout en faisant équipe avec Patience. Il y a un flirt idiot qui s’installe entre ces deux-là, en plus, surtout qu’elle entend parler de la rupture avec Creek.

Cet épisode est quand même moins bon, parce que « l’intrigue de la semaine » n’est pas brillante : elle voit Manfred être possédé par les deux fantômes, ceux de Carolyn et son mari Bruce, histoire de régler leurs affaires de couple qui ont mal tourné parce que Bruce était cinglé.

Il s’est suicidé après s’être enfermé dans une pièce de l’hôtel et les os sont encore là, forçant Manfred et Patience, avec sa robe blanche ultra légère et un rien aguicheuse quand même, à retrouver les plans de l’hôtel. Ah lala, les scénaristes ne font vraiment pas dans la subtilité, ça me rappelle la bonne époque de True Blood.

Fiji retrouve sa serre dans un piteux état et Bobo ne s’en inquiète pas, trouvant une explication rationnelle à la mort de toutes les plantes simplement parce que la clim est en panne. Toutes les plantes. 24h. Et la clim se remet en marche quand il s’en approche, allô, ça pue la possession démoniaque de la maison – ou juste Fiji qui n’est pas prête, en fait.

Elle passe l’épisode à se demander ce qui a bien pu se passer quand Bobo préfère faire l’autruche et être super dérangeant dans sa manière de l’embrasser. Je n’ai jamais pu piffrer cet acteur de toute manière, et ça m’arrangerait bien que ce qui essaie de le tuer dans cet épisode y parvienne, franchement.

Ouep, Fiji se rend rapidement compte que quelque chose s’en prend à son mec… et je vois gros comme une maison qu’elle découvrira que c’est elle car c’est quand même chaque fois qu’ils sont ensemble.

Sinon, l’épisode se concentre aussi sur la relation entre Lemme et Olivia, qui n’est plus si paradisiaque que ça : elle en a marre de leur connexion, parce que Lemme anticipe tous ses besoins un peu trop bien et l’étouffe complétement. Cela ne plait pas vraiment à Lemme qui finit par aller se bourrer la gueule au bar, ce qui n’est pas sa meilleure idée. Il y retrouve une jeune femme qui avait vu la veille sa tête de vampire.

Elle l’empoisonne à l’argent, histoire de s’assurer qu’il soit assez faible pour faire de lui ce qu’elle veut : un vampire capable de la transformer à son tour. Olivia prend moyennement bien la révélation que Lemme se retrouve papa du jour au lendemain et ils se retrouvent à chasser sa fille quand ils comprennent qu’elle ne peut pas apprendre à être une vampire inoffensive.

Ouep, moins de 24h après avoir une fille, le couple se retrouve déjà à gérer sa fugue en strip-club où elle prend sa revanche sur la vie. Passionnant. Faut dire que la nana s’appelle Dawnette quand même. Elle n’hésite pas non plus à transformer à leur tour deux autres strip-teaseuse en vampires, avant de se rendre au Crystal Desert où Dawnette veut prendre sa revanche aussi, après un entretien raté.

Tout irait bien si elles ne débarquaient pas en plein exorcisme de Fiji.

Celui-ci se passe heureusement sans encombre, avec Patience risquant bêtement sa vie et forçant Manfred à la sauver, alors que Carolyn révèle finalement qu’il reste des secrets « derrière le bois ». Hmm. Il est probablement question du tableau hideux de Kai et Patience que tout le monde trouve beau.

Et pendant ce temps, au rez-de-chaussée, l’hôtel est attaqué par un trio de vampirettes qui donne l’occasion à Olivia de récupérer son indépendance. Si les amies de Dawnette y passent, cette dernière a la chance de ne trouver Kai que trop tardivement. Elle ne le tue donc pas et Lemme essaie même de la raisonner et de la récupérer… mais finalement, ça finit encore mieux : Kai révèle qu’il peut rendre Dawnette humaine à nouveau.

Ouep, rien que ça. On a ici une cure à l’état de vampire. Si Angel savait que ça existait ! D’ailleurs, à ce propos, Joe se sent harcelé par Walker, qu’il essaye de ghoster et apprend en fin d’épisode ce que Kai peut faire. Peu utile pour le moment, j’ai largement préféré les différeds entre Lemme et Olivia ou Fiji comprenant que le sexe est ce qui pose problème à la sécurité de Bobo.

Une grève de sexe, ça ne peut pas leur faire de mal après tout. Et en fin d’épisode, Manfred retrouve la tête de démon cachée derrière le tableau dans le bureau de Kai. Quand il y touche (chacun ses étranges envies j’imagine), il se fait projeter en arrière, avec un petit flashback au passage…

Supergirl – S04E22

Épisode 22 – The Quest for Peace – 16/20
C’était probablement une bonne fin de saison, mais la vérité, c’est que la saison a tellement traîné en longueur que je ne sais plus bien ce que j’en attendais. Les pistes ouvertes pour l’an prochain sont parfois intéressantes, parfois pas du tout motivantes, et je suis prêt à parier qu’ils choisiront d’explorer en priorité celles qui ne me passionnent pas. Du coup, c’est un épisode qui marque bien la fin d’un chapitre interminable de la série tout entamant le suivant. L’épisode fait son travail, ni plus, ni moins… mais moi, j’ai décroché d’un trop grand nombre d’intrigues, je crois.

> Saison 4


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Three Luthor in the Oval Office. Only in America.

Allez, c’est enfin la fin de saison, et j’en peux tellement plus de cette saison que je m’y lance à une heure où j’aurais presque mieux fait d’aller me coucher, surtout que j’ai eu droit à pas mal de bug avant de le lancer. Oui, mais bon, j’ai tellement attendu la fin que j’étais content d’y être. Il s’agit en plus d’une de mes dernières critiques longues de la série puisque l’an prochain, je pense reprendre la série en n’en donnant que les avis sans spoilers.

Cet épisode me conforte dans cette envie, parce que même s’il s’y passe plein de choses, ça ne m’a pas passionné outre mesure. 24h plus tôt, Lex a ordonné à Karuss d’aller s’en prendre à la mère de Kara, ce qui est une scène parfaitement inutile pour quiconque a vu l’épisode précédent. Huit heures plus tôt, la soif de pouvoir de Lex était toujours intacte, alors qu’Eve découvrait la mort d’Otis. Forcément, ils n’en avaient rien à faire et ça ne servait pas à grand-chose non plus.

Ce n’est qu’après que ça avançait un peu, avec Lex Luthor dans le bureau du président, une heure avant l’élocution présidentielle le faisant passer pour un héros. C’est de là qu’il ordonne l’attaque contre Karuss, alors qu’elle est en train de se battre contre Supergirl. Il n’y a donc qu’une heure entre ça et la scène de l’épisode précédent ?

Pendant que les Kara se battent, Lex sauve le monde dont il a ordonné la destruction en détournant tout un tas de missiles. C’est facile à faire, et ça se passe sur un bon Frank Sinatra qui met au moins dans l’ambiance. Une fois qu’il a retourné les missiles contre l’envoyeur, il prend le temps de tuer Karuss… pour mieux passer pour un héros.

Près de dix minutes passent donc pour en revenir au même point, avec Kara qui pense avoir le dessus sur Lex puisqu’il la croit morte et Lex qui converse tranquillement avec… Karuss. Ouep, il ne l’a pas encore tuée, finalement, parce que les scénaristes ont encore besoin d’un petit sacrifice final pour elle, évidemment.

De son côté, Lockwood est toujours en manque, mais il a encore quelques doses du sérum sur lui. C’est une bonne chose, parce qu’en reprendre lui permet de se sauver la vie face aux clones d’Eve envoyées par Lex pour le tuer maintenant que le président l’a nommé… à la place de Lockwood, justement. Les copies d’Eve se font rapidement maîtrisées, donc, ce qui permet à Ben de savoir où se rendre pour retrouver Lex : une petite île qui va être au cœur du combat de fin de saison.

Oui, mais avant ça, Lena est catastrophée par ces nouvelles atroces sur son frère, mais elle est aussi invitée à la Maison Blanche, au grand désespoir de Kara qui a peur pour son identité secrète. Sans surprise, une fois là-bas, Lena retrouve sa mère dans le bureau ovale. « Only in America » nous précise Lex. Quelqu’un se sacrifie pour lui expliquer qu’il n’y a pas de bureau ovale ailleurs dans le monde ? Le Président ? Mystère. Lex s’installe au bureau du président comme si c’était parfaitement normal. Allez comprendre.

Lex y présente tranquillement tout son plan, qui consiste à tuer Superman… ce qu’Eve ne savait pas. Elle commence à comprendre le vrai visage de Lex en tout cas, sans se rendre compte qu’elle est en couple avec un cinglé dont la mère l’est tout autant, puisqu’elle envisage d’empoisonner son fils et regrette qu’ils ne boivent pas son thé.

C’est qu’il n’est pas idiot celui-ci, il connaît sa mère et lui fait remarquer qu’il a compris son plan. Il lui sert plutôt du champagne à la place, alors que Lena essaye encore de raisonner son frère sur la débilité de son plan machiavélique qui consiste à utiliser un missile lancé depuis son île où il a réuni plein d’extraterrestres.

Pendant ce temps, Nia et J’onn sont toujours prisonniers, sur cette île justement, et sont désormais des esclaves. Personne ne prend le temps de retirer le masque de Nia, ça n’a pas trop de sens, et ils organisent une émeute parce que pourquoi pas ? Le but est de désactiver la machine qui bloquait les pouvoirs de Dreamer. Elle peut alors contacter Kara, trop occupée à écrire son article sur Lex, Alex, qui est de nouveau dans la team, et Brainy, toujours aussi détraqué.

Et non, ça ne choque personne que Brainy soit devenu aussi froid. Alors qu’ils partent en mission de sauvetage avec James, ils sont rapidement confrontés à quelques Enfants de la Liberté et Lockwood. Non content d’être trahi par Luthor, cet idiot est encore heureux de pouvoir se battre avec Supergirl sur l’île.

Cela dit, leur combat, que Supergirl gagne clairement est interrompu par Lex qui a appris qu’il y avait problème avec son missile : et oui, Nia, Brainy et surtout J’onn ont uni leur force pour l’empêcher de se lancer. C’était rigolo, parce que J’onn nous fait un grand sacrifice qui m’a totalement laissé de marbre, mais qui fait bien son effet. Et quand Nia se met à l’accompagner, Brainy comprend soudainement qu’il est détraqué et, franchement, l’acteur est excellent à passer d’un état à l’autre. Il est déprimé de voir Nia prête à mourir et cela lui permet de récupérer son état d’esprit et de dire à Nia qu’il l’aime. Alléluia.

Le missile ne peut donc pas s’envoler et il ne reste plus qu’à gérer quelques combats. On a Lena qui se débarrasse vite de la vraie Eve à la Maison Blanche, l’assommant et la laissant donc en vie avant de quitter la Maison Blanche avec sa mère (désormais libérée de prison donc ?), on a Lockwood qui se bat contre James, aidé comme elle peut par Alex et on a Kara qui se bat contre Lex.

Le truc, c’est que malgré l’armure de Lena la protégeant de la Kryptonite, elle est rapidement mal en point. Par chance, J’onn, Brainy et Nia libèrent tous les extra-terrestres de l’île, y compris Karuss qui débarque pile à temps pour sauver Supergirl d’un rayon de Kryptonite qui la tue sur le coup. C’était drôlement long, parce que Lex met trois plombes à arriver, laissant le temps à Karuss de faire ses adieux et de refusionner avec Kara qui se prend alors un boost de pouvoir.

Elle obtient une vision laser capable de mettre Lex KO. Et celui-ci préfère mourir en se laissant tomber et en explosant au sol plutôt que d’être sauvé par Supergirl. Enfin, ça, c’est la théorie. En pratique, il utilise un portail allons savoir comment et finit dans un bureau secret où l’attend Lena, le privant de ses pouvoirs.

C’est plutôt mal, parce que c’est donc elle qui n’hésite pas à tirer sur son frère, qui était persuadé qu’elle n’y arriverait pas. Il la sous-estimait, mais ça veut dire aussi qu’elle est prête à devenir la grande méchante que je voulais qu’elle soit depuis un bon moment. Lex se fait tirer dessus en pleine poitrine, mais il n’a pas l’air de souffrir plus que ça. Il prend donc le temps de lui révéler que Kara est Supergirl, à coup d’images d’archive des anciens épisodes où personne ne pouvait être en train de la filmer. Mais bon.

On peut alors passer à la conclusion de l’épisode, où James a perdu un œil (dans la bataille contre Lockwood, mais je m’en tape les cocos) et où CatCo est de nouveau le journal à la mode, notamment grâce à un article de Kara (qui m’a aussi aidé à trouver un point du Bingo Séries). Tout revient donc à la normale pour les extra-terrestres, parce que la haine contre eux qui sévit depuis une saison est totalement oubliée. La Colonnelle est aussi promue à la place de Lockwood/Lex et réinvestit Supergirl de sa mission de protection du gouvernement.

Côté romantique, Brainy et Nia finissent ensemble, de même qu’Alex et Kelly, ce qui était complétement prévisible. La saison finit sur une soirée jeu de sociétés où Lena se pointe et décide d’agir comme si de rien n’était alors que, bon, il est évident qu’elle est clairement affectée par tout ça. Quant à Kara, elle oublie bien vite qu’elle a promis de lui dire la vérité quand Alex lui dit que ce n’est pas le bon moment, parce que eh, elle a survécu à assez. Mouais.

Et sinon, le fils de Ben est un bon futur politique à l’opposée de son père alors qu’Eve Tessmacher est contactée par ceux pour qui elle travaillait, malgré une perruque et des lunettes noires. L’épisode nous annonce donc l’arrivée d’un nouveau méchant… un martien qui en veut à J’onn. PAS. SION. NANT. J’ai pas hâte.

Celui qui l’a ramené n’hésite pas à passer voir le cadavre de Lex, lâchement abandonné par une Lena sombrant petit à petit dans l’alcool. Et il commence un rituel qui nous le ramènera peut-être à la vie. Manquait plus que ça.

22-2

EN BREF – Je crois qu’on peut parler de saison de trop en ce qui me concerne. C’était déjà le cas l’an dernier, mais là, la série a perdu beaucoup trop de son charme pour continuer à me passionner. Ah, on nous avait dit que Winn repasserait, mais je l’attends toujours, moi. Est-ce que c’est son absence qui plombe à ce point la saison ? Eh, j’aime bien Winn, mais non. Ce qui la plombe, ce sont les multiples sous-intrigues qui se multiplient à l’infini. Il y a des dizaines de pistes qui auraient pu être suivies cette année (la plus frustrante reste celle de l’équipe de super-méchants vite oubliée) pour mener à une fin de saison plus chouette que ça.

Là, la série nous ramène Lex dans un pied de nez peu convaincant avec plein de flashbacks qui ne collent pas du tout à l’ensemble de ce que l’on sait du passé des personnages. Pas grave : c’est Lex Luthor, on doit être content en tant que fan de l’univers. Mouais. Le clone de Kara annoncée en fin de saison 3 ? Il faut attendre plus de douze épisodes pour la voir enfin servir à quelque chose… et être complétement sous-exploitée, comme tous les autres.

C’est sûrement le plus frustrant : tous les méchants sont sous-exploités, certains héros le sont aussi (Alex n’aura servi à rien cette saison, et James n’aura pas servi à grand-chose non plus, mais ça, on a l’habitude) et les rebondissements manquent sérieusement de crédibilité quand on n’est pas à se demander quelles herbes ils ont pu fumer dans la salle des scénaristes (la même que Kara à l’épisode 21 ? Probablement).

Non, franchement, cette saison a perdu beaucoup de son charme et j’ai eu du mal à rester motivé à la regarder. Je reviendrai quand même l’an prochain : j’aime me faire du mal, je suis attaché à certains personnages et après quatre saisons, je ne me vois pas arrêter de la regarder. En revanche, faire vingt-deux critiques supplémentaires… Non, ce sera au-dessus de mes forces, parce qu’à part Lena, aucune intrigue ne me donne envie de me revenir, c’est un gros fail cette fin de saison !

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> Saison 4

Charmed (2018) – S01E22

Épisode 22 – The Source Awakens – 18/20
Bien. Il faut s’asseoir confortablement et poser son cerveau pour savourer cet épisode qui est possiblement le plus rapide de la saison. Il s’y passe quelque chose toutes les deux ou trois minutes, c’est un tourbillon d’informations et c’est une fin de saison globalement réussie… mais la précipitation provoque quand même quelques troubles et des décisions romantiques pas super justifiées. Rendez-vous l’an prochain pour voir se rouvrir les portes du manoir !

> Saison 1


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I’m the problem that needs to be fixed.

Pfiou, c’est déjà la fin de saison et si j’ai trainé un peu à me mettre devant l’épisode, il faut bien que je me rende à l’évidence : j’ai trop envie de le voir pour le procrastiner plus longtemps, même si franchement tout semblait se liguer contre moi pour que je ne le vois pas. Pourtant, cet épisode m’a immédiatement donné grave envie avec sa première scène complétement WTF qui voit Macy se pointer chez elle pour tomber nez à nez avec Marisol, encore en vie. Oula.

Dans le présent, mais probablement avant cette scène, Galvin se réveille dans le lit de Macy, un brin paumé par rapport à tout ce qu’il se passe. Il n’est pas le seul paumé, parce que Mel et Maggie ont un milliard de questions pour Harry qui n’a aucune réponse à leur apporter. Pardon, à nous apporter. Non parce que franchement, moi aussi je suis paumé.

Macy ne l’est pas en tout cas, elle écoute donc ses sœurs être terrifiées à l’idée des pouvoirs démoniaques qui siègent en elle, mais se fait finalement griller par Galvin. C’est juste ce qu’il faut pour que Mel et Maggie comprennent que Macy l’a ressuscité ET lui a effacé ses souvenirs. Mel passe pour la pire des hypocrites à reprocher à Macy d’avoir fermé les yeux sur la volonté de se sacrifier de Galvin (franchement, c’est débile et j’ai kiffé voir Macy la remettre à sa place) et Harry pour un empêcheur de tourner en rond avec les règles de la nature.

Dans l’ensemble, donc, j’aime bien quand Macy est un peu plus méchante et a une surcharge de pouvoir, c’était sympathique à regarder cette tension entre elle et ses sœurs. À court d’arguments, les sœurs reprennent bien vite leur vie comme si de rien n’était. Macy n’a pas oublié cependant que Maggie a dit avoir peur d’elle, d’une part, et qu’elle n’avait jamais peur quand sa mère était encore en vie, d’autre part. Elle prend donc super mal de voir ses sœurs s’enfuir et s’en confie à Harry, toujours un bon être de lumière… mais pas un bon menteur aussi. Le problème, c’est que mentir face à la Source, ce n’est pas la meilleure de ses idées, puisqu’elle est télépathe.

Maggie prétexte un cours de Pilate pour aller voir Parker et ses 36 valises quittant un hôtel avec tout l’héritage de son père. On notera que les figurants sont clairement sous la pluie, mais que nos personnages préférés n’en ont rien à faire, même si Maggie a un joli manteau de fourrure qui ne doit pas kiffer la pluie. En plus, ils sont à côté d’une voiture dont Parker a la clé et qui est garée juste devant l’hôtel, parce que c’est bien pratique, mais ils ne s’en servent pas pour se couvrir de la pluie. Ou pour protéger la valise quand Parker ouvre le coffre, d’ailleurs. ANYWAY. Le plan est de retrouver la page du Livre des Ombres arrachée par Lucy…

Ce qui ne leur prend pas longtemps à faire : elle est dans les affaires que Parker vient d’hériter. De son côté, Mel rencontre Galvin et comprend qu’il est perturbé par sa résurrection. Il se souvient avoir voulu se sacrifier pour sauver des vies, mais c’est tout l’inverse qui se produit. La Mort se rattrape : elle tue deux de ses patients en échange. Quant à Mel et Maggie, elles complotent contre Macy qui le vit très mal.

Elle décide donc de ramener leur mère à la vie, ce qui fonctionne, comme on l’a vu en première scène. Elle oublie juste un détail d’importance : sa mère a accepté de ne jamais la revoir au risque de mourir. Elle meure donc dans les bras de Macy et fait tellement de bruit qu’elle finit par attirer l’attention de Maggie et Mel. Le truc qui n’a aucun sens, c’est que ces deux dernières sont des sorcières dans cette réalité alternative où leur mère est en vie, mais je ne vois pas bien pourquoi. En tout cas, c’est chouette, parce qu’elles identifient Macy comme un démon, surtout quand elle dit être la Source.

Macy n’aime pas beaucoup l’attitude de Mel qui veut la virer de la maison, alors elle retourne encore plus loin dans le passé, pour rencontrer à nouveau la nécromancière, Knansie, qui était morte dans son épisode. C’est sympa et ça permet à Macy de trouver un nouveau moyen de réécrire l’histoire. Cet épisode nous embarque dans un scénario vraiment différent de ce que j’en attendais, mais je ne sais pas trop où ils veulent en venir.

En plus, j’imaginais que Macy allait plutôt se débarrasser de Mel comme elle n’aimait pas sa méfiance naturelle, mais non : elle réécrit l’histoire de manière à vivre dans la maison avec sa mère, alors que Maggie est chez les Kappa et que Mel est… chauffeur Uber pour Harry ??

Si ça peut leur faire plaisir. L’avantage, c’est que ça leur permet de se retrouver avec de jolis déjà vus du premier épisode de la série. La scène est plutôt sympa, même si c’est hyper rapide et que Mel et lui se font confiance hyper rapidement. Ils se mettent aussi à saigner du nez puisque forcément leurs souvenirs sont plus forts que la réalité alternative inventée par Macy.

Très rapidement, ils trouvent un remède dans une nouvelle salle spéciale être de lumière, notamment grâce au bracelet de Mel, puis parviennent à récupérer Maggie et la rallier à leur cause – en plus, elle, elle connaît déjà Harry qui est prof dans sa fac. À eux trois, ils décident de faire tomber Macy en la bridant de ses pouvoirs de Source grâce à un prisme magique et la page du Livre des Ombres qu’il leur manque à nouveau.

Pas de bol cependant : Macy les a à l’œil et refuse de les laisser faire, surtout que Mel doit rester aussi loin de sa mère que possible, puisqu’elle est le sacrifice imposé par Knansie. Soit. Tout va super vite, et c’est fluide. En plus, ça ne laisse pas le temps de voir tous les défauts, qui doivent être assez nombreux vu la vitesse d’exécution.

Macy s’en prend cette fois physiquement à Mel, qui est sauvée de justesse par Harry. La Source est donc trop énervée pour les suivre et rentre plutôt au Manoir où son arrivée provoque la mère de Marisol, de manière encore plus ridicule que la première fois. Cela mène à une scène toute touchante où Macy comprend qu’elle est le vrai problème, et pas Mel. Elle décide donc de faire un rapide au revoir à Maggie et Harry, venus pour tenter de la raisonner, et de créer une réalité moù elle n’existe pas.

Ben oui, elle est abandonnée par tout le monde depuis le tout début de sa vie et en plus, elle a perdu son collier donné par sa mère, alors il n’y a plus rien pour la rattacher au monde. Mel et Maggie se retrouvent alors dans une nouvelle réalité où Macy n’a jamais été ramenée à la vie par leur mère. Elles ne sont que moyennement convaincues par ce nouveau monde : certes, Marisol y est en vie, mais tout le reste de la ville semble avoir été plongé dans un chaos dont on ne verra rien que des fenêtres barricadées et des bruits d’émeute.

Pas bien brillant, ce segment voit les deux sœurs et Harry se servir de l’aide de Marisol pour concocter un plan capable de sauver Macy, avant de repartir dans leur timeline sans qu’on ne voit les adieux à leur mère, qui accepte bien vite de mourir parce que c’est sa destinée. Eh bah. Je sais pas, prend le temps de digérer la nouvelle peut-être ?

Bon, non, retour à la fin de l’épisode précédent où Macy explique à ses sœurs qu’elle s’est servie de ses pouvoirs pour sauver tout le monde et qu’elle veut ressusciter Galvin. Quitte à revenir en arrière, elles auraient pu choisir quelques dizaines de minutes plus tôt, y a pas mal à réécrire pour éviter que Macy ne devienne la Source. Non parce que là, elles ont beau essayer de la raisonner, rien n’y fait : Macy n’hésite pas à envoyer valser Mel (littéralement) quand elle comprend qu’elle veut lui retirer ses pouvoirs.

Malgré sa blessure, Mel assure à Macy qu’elle est là pour elle et qu’elle l’aime, dans une scène qui n’est pas sans rappeler un des épisodes précédents. Dépassée par les événements, Macy essaye de se débarrasser de ses sœurs et les envoie pour moins d’une minute à New-York. Moins d’une minute ? Les filles et Harry comprennent que Macy souffre et s’est isolée pour éviter d’être abandonnée. Bon, c’est un peu gros comme théorie/concept, mais ça passe bien dans l’épisode.

De retour dans le grenier, Mel et Maggie finissent par déstabiliser Macy qui perd le contrôle de ses nouveaux pouvoirs et menace de mort ses sœurs sans même comprendre comment elle fait – au point qu’elle les met en danger de mort. Et c’est là que Mel et Maggie assurent à nouveau qu’elles resteront auprès de Macy quoiqu’il arrive. Quoiqu’il arrive. QUOIQU’IL ARRIVE.

Un brin répétitif, certes, mais efficace dans la construction : Macy comprend que ses sœurs l’aiment et reprend le contrôle de ses pouvoirs, acceptant qu’on lui retire ses pouvoirs. Et tant pis si Galvin reste mort – tiens, ça me rappelle une autre fin de saison 1, tout ça. Les sœurs font alors un sort convoquant les Dieux du Temps, des Emotions et de l’Espace pour faire en sorte que les pouvoirs de la Source quittent définitivement Maggie.

C’est rapide, mais efficace là encore, comme le reste de l’épisode : les sœurs se retrouvent avec un pendentif brisé en trois contentant les pouvoirs de la Source. Elles décident de cacher les trois morceaux du pendentif grâce à Harry et de se faire effacer la mémoire. Mouais, Harry s’en souvient : ce pendentif reviendra si la série dure assez longtemps.

Après tout ça, les sœurs se rendent sur la tombe de leur mère dans les looks les plus improbables possibles (Mel garde sa veste en cuir et son pantalon noir malgré sa robe ; Macy a une robe à fleurs étranges mais franchement pas si mal par rapport à la tenue de Maggie digne de Carrie Bradshaw). Le plus frappant dans cette scène n’est pourtant ni leur look, ni le contenu larmoyant/moqueur de la scène qui voit les sœurs réunies… mais bien le fait qu’il reste assez de temps dans l’épisode pour conclure la saison et nous amener à un nouveau cliffhanger.

Maggie veut retourner voir Parker… mais celui-ci veut quitter la ville. On pourrait le comprendre si c’était la robe de Maggie qui le faisait fuir, mais non, elle a pris le temps de se changer pour une deuxième robe de dingue bien plus jolie. Parker s’en va donc à cause de ses pouvoirs de démon, et c’est ridicule comme décision je trouve. En plus, ça laisse Maggie en larmes.

Ce n’est pas beaucoup mieux du côté de Mel : elle laisse tomber Niko dans un au revoir qui se fait sans la moindre réplique, parce qu’elle « lui doit bien ça ». HEIN ? Dans quel monde Niko laisse tomber Mel comme ça, sans chercher à la revoir, alors qu’elle était prête à laisser tomber son mariage pour elle ? Non mais n’importe quoi. Et dans le même genre de n’importe quoi, Macy a entendu les pensées d’Harry quand elle était la Source, et apparemment, il est amoureux d’elle, même si ce n’est pas dit explicitement.

Après tout ça, les sœurs se changent une dernière fois pour l’enterrement de Galvin. Quand elles en reviennent, toujours accompagnées d’Harry, c’est pour mieux que Chloe redébarque dans leur vie, avec tout un tas de personnages secondaires de la saison ou de figurants jamais vus (eh coucou Les Orphelins Baudelaire !). La communauté magique a donc pris possession du manoir des sœurs : en l’absence de Fondateurs, il faut quelqu’un pour les gérer et le choix naturel se porte sur les sœurs sorcières qui ont été capables de se débarrasser de la Source.

Pfiou. Et c’est une fin de saison qui se termine par un clin d’œil à l’original, avec un plan quasi identique à celui des premières saisons de Charmed. La porte est fermée grâce au pouvoir de Macy, et franchement, cette porte close donne un sentiment de conclusion qui pourrait tout aussi bien être celui d’une fin de série. Hâte de voir comment ils rebondiront après tout ça, même si les seules pistes ouvertes sont celles des relations entre les sœurs.

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EN BREF – Si je ne suis vraiment pas un partisan des reboots sur le papier, celui-ci réussit l’exploit de me raccrocher totalement à l’univers de la série d’origine dont il m’a poussé à faire le rewatch complet. Si les clins d’oeil à la mythologie de la série-mère sont extrêmement nombreux, le reboot fait le choix de s’en détacher complétement du côté de son intrigue.

Ce qui fonctionne le mieux dans cette première saison, c’est probablement la rapidité avec laquelle tout est évoqué et fait. C’est super efficace car les épisodes ne nous laissent pas le temps de nous poser. Il se passe un milliard de choses, mais tout est toujours lié et la série nous propose une histoire complexe et complète sur une première saison qui débute déjà sur les chapeaux de roue.

Je suis curieux de voir à quoi ressemblera la saison 2, mais cette saison 1 était hyper efficace dans le genre qu’elle se proposait d’être, à savoir un très bon divertissement pas prise de tête mais hyper accrocheur. On ne sait jamais à quoi s’attendre quand un épisode débute, même si les intrigues ne sont pas toutes 100% inédites… et ça, chapeau bas. Reboot réussi.

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> Saison 1

Supergirl – S04E21

Épisode 21 – Red Dawn – 14/20
On en voit enfin la fin, mais franchement, cette saison ne nous aura pas épargné avec de nouvelles scènes aussi dramatiques que ridicules dans cet épisode. Je ne sais pas quoi en penser finalement : d’un côté, c’était mélodramatique et pas bien réussi ; de l’autre, il y avait quand même une bonne intrigue de fond et un rebondissement sympathique.

> Saison 4


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There’s sunlight in everything. There’s sunlight in the grass. So Kara just take it.

Je n’avais pas trop envie de lancer cet épisode, mais je l’ai fait pour en finir au plus vite avec cette saison… et je me suis retrouvé à valider un point du Bingo Séries grâce à un chouette flashback qui est en fait un rêve d’Alex. Pff. Les scénaristes ne se prennent pas la tête sur la CW, ça fait deux séries du dimanche soir qui ont exactement la même intrigue fonctionnant sur le même timing quand même. Sans parler des titres d’épisodes qui sont sensiblement les mêmes cette semaine !

Kara n’apprécie pas trop d’être sous la surveillance du Président, qui a détruit toutes ses preuves (qu’elle est débile)… mais alors qu’elle s’échappe, elle tombe nez à nez avec Karuss (non, je ne changerai pas ce surnom pourri,il est très bien pour cette intrigue) qui s’amuse à l’exposer à la Kryptonite. Kara s’évanouit et a droit de se réveiller dans une chambre d’hôtel où elle essaye de convaincre Karuss qu’elle s’est fait laver le cerveau. Ce n’est pas si simple pourtant.

Ce qui est simple en revanche, c’est de s’échapper quand elle s’approche un peu trop de la Kryptonite, parce que Kara est finalement capable d’utiliser encore sa super-force malgré la météorite. C’est assez perché comme idée des scénaristes, mais l’intérêt, c’est juste qu’elle s’échappe histoire que l’épisode puisse progresser.

Elle se rend donc auprès de J’onn pour qu’il l’aide à se soigner d’une balle qu’elle s’est prise dans le bras et soudainement, Kara comprend qu’elle doit dire la vérité à Alex, quand jusque-là elle avait plutôt l’air de s’en contrecarrer. Ben oui, pendant ce temps, au DEO, Lockwood s’est amusé à tout saccager et a récupéré le sérum ; donc Alex est en danger, surtout qu’elle est tenue au courant pour l’existence de Karuss quand Lena le lui révèle.

Eh, Brainy leur avoue au passage qu’il est amoureux de Dreamer, ce qui n’a pas trop de sens, mais soit. Chacun part alors dans sa propre mission personnelle : Lena retourne voir sa mère et la force à lui dire la vérité. Cela lui permet de comprendre que sa mère est capable de « soigner » l’injection d’Harun-El et qu’elle l’aime encore. Bon, et aussi qu’elle ne sait pas où est Lex.

Lena la laisse donc faire en sorte de trouver le remède à l’Harun-El avant d’aller voir Ben pour lui apprendre que Lex bossait avec le Président. Comme Ben n’était pas au courant, il le vit assez mal, de même qu’il vit mal son infection à l’Harun-El. Malgré tout, il n’hésite pas à en prendre davantage quand il se sent en danger et qu’il se rend au QG des méchants où il tombe une fois de plus sur Otis, que j’aurais bien aimé voir resté mort pour le coup.

Bon, en même temps, il est assez utile : il révèle le plan de Lex, qui cherche à être considéré en super-héros en sauvant les États-Unis d’une invasion qu’il a provoqué. Otis s’en prend ensuite à Ben qui a de quoi se défendre malgré tout et parvient à tuer Otis, avant d’abandonner derrière lui James, en pleine crise à cause de l’Harun-El, et Lena. Mouais.

Finalement, cette crise est simplement passagère : maman Luthor redonne de l’Harun-El à James pour le stabiliser ; parce que celui-ci refuse qu’on lui retire l’Harun-El alors que Lockwood en est encore surchargé. Ennui, bâillement.

Pendant ce temps, Supergirl entre en contact avec Alex et lui révèle la trahison du président. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Alex accepte de bosser avec la super-héroïne et arrive à convaincre la Colonelle de faire de même. Cependant, dès qu’elles ont une adresse plaçant Karuss dans National City, Kara décide d’abandonner Alex. L’appartement de Karuss ? Une jolie réplique de celui de Kara, avec plein de preuves qu’elle stalke Kara depuis un moment.

Bien évidemment, Kara y perd plein de temps et Alex finit par débarquer elle aussi, découvrant que Karuss a une petite obsession pour sa sœur sans la comprendre vraiment. Kara est flippée qu’Alex se souvienne de son identité : si Alex lui manque, elle n’est pas sûre non plus qu’elle puisse se souvenir de la vérité sans provoquer de grands dégâts dans son cerveau.

De toute manière, pas le temps de s’en préoccuper : Alex reçoit un coup de fil de sa mère lui expliquant qu’elle est avec Kara… Supergirl comprend donc que Karuss risque de s’en prendre à sa mère et se précipite aussitôt sur place où le combat éclate rapidement. C’est assez dingue, parce que Karuss prend bien trop rapidement le dessus de la situation et nous met KO Kara en un rien de temps, la plongeant aussi en pleine nuit, par principe.

Et du coup, on se retrouve avec une Supergirl qui meurt des mains de son ennemi, alors qu’en parallèle, Alex se souvient de tout. C’était mignon du côté d’Alex et des flashbacks (même si l’explication proposée en début d’épisode par Kelly est débile comme tout, parce que ça lui revient quand même suite au choc de la déception de l’échec de son adoption mais LOL), mais on tombe alors dans une scène triste qui devient pathétique quand la solution pour ramener à la vie Kara est de lui faire absorber la lumière du soleil contenue dans l’herbe autour d’elle. Non, franchement, je sais bien que c’était censé être la grande scène d’émotion de l’épisode et tout, mais c’est juste pas possible de se moquer de nous comme ça ! C’était ridicule comme tout.

Finalement, donc, Alex et Kara sont réunies et tout va bien dans le meilleur des mondes… Bon, sauf que Lex profite de cette grande diversion pour finalement tuer Karuss et passer pour un héros aux yeux du monde, avec le Président qui n’hésite pas à le remercier à la télévision. Youpi.

En parallèle, Brainy fait équipe avec J’onn dans une intrigue qui n’a pas réussi à me passionner, même si j’attendais de quoi shipper Nia et Brainy depuis un bon moment. Finalement, tout ce qu’on obtient, c’est une scène tordue où Brainiac parle de tacos avec elle et où elle a une vision qui leur permet de comprendre où se trouve probablement Lex.

Il y a quand même un truc qui me trotte dans la tête depuis quelques épisodes et qu’il faut bien que je dise : je trouve le costume de Nia particulièrement ridicule quand même. C’est aussi le cas de l’intrigue sur les sentiments inavoués de Brainiac, qui accepte donc de prendre des risques débiles pour elle… Et hop, ils se retrouvent capturés sous le regard désapprobateur de J’onn. Et de moi. C’est un de mes rares points communs avec lui, quand même.

Bien sûr, Brainy et Nia sont rapidement séparés et J’onn vient aussi vite que possible à leur secours, utilisant pour ça l’apparence de Tess. Le truc, c’est que Brainy n’a pas besoin de J’onn : dans la torture, ses gardes le reboot par accident. Il m’a presque fait de la peine à souffrir le martyr pendant que ça se produisait.

En revanche, ce reboot est bien mal venu : s’il gagne en badassitude, Brainy devient également un être froid et calculateur. Il n’a plus aucun sentiment, ce qui lui permet d’être beaucoup plus fort et de s’échapper, mais aussi de décider d’abandonner Nia à son sort et de faire en sorte que J’onn soit prisonnier ; alors qu’il avait les moyens de les sortir de ce pétrin.

Son but est simple : il les envoie traverser un portail afin que Nia et/ou J’onn puissent lui révéler l’emplacement vers lequel mène ce portail. Bon, le truc, c’est que Nia et J’onn ne le vivent pas tout à fait comme ça, mais plutôt comme la trahison que c’est bel et bien.

La suite au prochain épisode, allez.

> Saison 4