9-1-1 – S03E07

Épisode 7 – Athena Begins – 14/20
Comme l’an dernier et malgré de légères améliorations dans la structure de l’épisode, je suis principalement frustré par cette origin story. Je le savais avant de commencer, au moins, c’est déjà ça : ça aide à faire la pilule. Quant à l’histoire en elle-même, elle est très sympathique, je dois bien le reconnaître, mais ça sortait tellement de nulle part que c’était difficile d’y accrocher pleinement, malgré de belles prestations.

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Spoilers

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It was my ex-fiance.

C’est reparti pour ces épisodes que je n’aime pas, consacré à un personnage que je n’aime, à un moment où je ferai mieux d’être au lit. J’ai tout gagné, je sais, mais je me suis dit que je n’aurais jamais envie de reprendre la série si je n’enchainais pas immédiatement après un épisode que j’ai bien aimé. Et puis, on ne sait jamais, parfois on a de bonnes surprises.

On retrouve dans cet épisode la supérieure d’Athena, introduite deux épisodes plus tôt, qui vient lui annoncer qu’on a retrouvé l’arme qui a tué Emmet. Emmet ? Oh, personne d’autre qu’elle ne semble savoir qui c’est, mais c’est juste… son ex-fiancé, qui s’est donc fait tuer. Normal.

Une fois cette introduction sympathique effectuée, on est prêt pour repartir en 1989, afin de découvrir exactement ce qu’il en est de cette histoire. Eh beh, ça promet ! Athena n’est alors qu’étudiante et elle décide d’accorder un œil à la brochure de la police quand le beau Emmet, tout d’uniforme vêtu, lui propose de le faire. C’est d’un cliché… mais c’est cohérent après tout. Athena est en revanche loin d’être le personnage que l’on connaît aujourd’hui à cette époque-là.

Elle a encore sa mère, à qui ça tombe bien Harry vient de la comparer dans le présent (quand elle jugeait les plans d’orientation de son copain). La mère d’Athena ? Elle semble bien plus sympa que sa fille et elle parle de la vie glauque en ville, ce qui donne encore plus envie à sa fille de rappeler Emmett. Qu’est-ce que je pense d’Emmett ? C’est compliqué, il parle surtout boulot avec Athena, alors j’ai du mal à accrocher à son personnage. Surtout que je sais qu’il ne va pas tarder à mourir. Je ne vais quand même pas m’attacher à un personnage qui ne passera pas l’épisode et qui n’a absolument aucun impact sur l’Athena que je connais aujourd’hui.

C’est finalement le plus gros problème de ces épisodes sur la vocation de nos premiers répondants : on sait ce qu’ils deviennent, on sait que tout ça n’a pas vraiment d’impact sur la suite de la série alors que d’autres intrigues sont mises de côté pour ça. Bon, en tout cas, Athena se retrouve rapidement dans les rangs des bleus, mais si je voulais voir ça, j’aurais lancé The Rookie dans laquelle j’ai aussi pas mal de retard. Bien sûr, pour l’époque, la position d’Athena est vraiment compliquée : elle est noire et c’est une femme, ça fait deux gros défauts aux yeux de son supérieur direct.

Et aux yeux de tous ses collègues. Même si elle a déjà un fort caractère dès le départ, on comprend dans un montage tout ce qu’il y a de plus classique que ses mois d’expérience en tant que bleue ont forgé le caractère qu’on lui connaît aujourd’hui, puisqu’elle a dû faire face à pas mal d’injustice. Au milieu de tout ça, elle a entretenu une jolie relation avec Emmett, aussi, rencontrant ses beaux-parents entre deux arrestations.

C’est quand même particulier de faire un épisode d’origin story et de bâcler autant les premières enquêtes et interventions du personnage. J’imagine que le but est de se laisser du terrain fertile pour d’autres épisodes de ce type ensuite. Quant aux fiançailles, elle trouve sa bague par hasard, Athena, mais nous, on n’a absolument aucune surprise contrairement au personnage. Déjà qu’on est spoilé sur son futur, on est même spoilé sur les événements principaux de cet épisode !

Quant aux leçons que lui donnent son supérieur… bof. Je l’ai juste soupçonné d’être le meurtrier d’Emmett tellement on insistait sur le personnage. Finalement, on arrive assez vite au jour de la mort du fiancé, qui est aussi le jour où Athena rencontre Elaine, sa boss aujourd’hui. Elle lui explique qu’Emmett était au mauvais endroit au mauvais moment… parce qu’Athena lui a demandé de passer faire des courses pour lui. Oups ! En tout cas, malgré tout ça, Athena a trouvé sa vocation, et elle s’y tient, n’en déplaise à sa mère qui a peur de la voir mourir, surtout quand elle lui annonce ça devant une vidéo de flics blancs tabassant un oir.

En parallèle de ces flashbacks, on voit aussi Athena évoluer dans le présent. C’est un gros point positif par rapport aux épisodes « Begins » des saisons précédentes en ce qui me concerne. Après, ça n’apporte pas grand-chose : on retrouve ainsi Athena en train de parler avec Hen de son passé et de son fiancé dont personne n’a jamais connu l’existence, pas même les scénaristes avant d’écrire cet épisode.

Bien évidemment, Hen est la seule dans l’entourage d’Athena à ne pas lui dire de ne pas enquêter sur le meurtrier d’Emmett. Elle s’y colle donc de manière bien peu discrète mais qui semble endormir ses collègues. Soit. Moi aussi je m’endors après tout. Cela lui permet de récupérer des informations confidentielles discrètement… mais pas assez : le collègue et ami qu’elle vole ainsi se rend compte de ce qu’elle a fait et débarque chez elle pour l’engueuler.

Non seulement, il fait ça, mais en plus, il lui donne le dossier d’Emmett, finalement. Le problème, c’est qu’il fait ça devant Bobby. Inquiet pour elle, il essaie d’empêcher Athena de mener l’enquête qu’elle veut mener, mais ce n’est pas si simple, surtout qu’elle nous balance la phrase classique avant la pause entre deux actes : elle serait la raison de la mort d’Emmett. Ben tiens. En fait, elle culpabilise de l’avoir fait se rendre acheter quelques courses pour elle, mais bon… Bobby est tellement inquiet pour elle qu’il finit par en parler à Michael.

Je sais que j’ai dit plus tôt dans mes critiques que j’aimais bien leur amitié, mais il y a quand même des moments où c’est creepy de les voir si proches. En tout cas, Athena profite de ne pas les avoir sur le dos pour mener à bien son enquête, hyper simple. Forcément : il n’y a pas le temps de mener cette intrigue correctement puisqu’une bonne moitié de l’épisode est consacré au passé. En tout cas, Athena a du temps à perdre, elle, parce qu’elle veut résoudre le meurtre.

Elle remonte donc la trace de l’arme du mieux qu’elle peut, du prêteur sur gage à l’hôtel où elle a été retrouvée, en passant par de multiples propriétaires. Mais c’est génial les États-Unis dis donc, ça envoie du rêve ! À court de piste, Athena finit par rentrer chez elle… pour mieux tomber sur une intervention de toute sa famille.

On retrouve ainsi sa mère qui est celle qui lui explique qu’elle n’aime pas la voir faire exploser sa vie une nouvelle fois. Athena a beau se défendre et dire qu’elle veut rendre la paix à Emmett trente ans après, sa mère est capable de lui faire entendre raison : c’est elle qui n’est pas en paix. Elle propose donc à Athena de montrer les photos d’Emmet à sa famille aimante. Tellement aimante, d’ailleurs, qu’elle lui propose de retourner mener son enquête, avec son soutien cette fois.

Ben voyons. Et l’avantage d’avoir Bobby dans sa famille, c’est que ça permet aussi d’ouvrir les portes du centre d’appel via Buck : Buck est comme un fils pour Bobby et Maddie est la sœur de Buck. Bon, ça doit aider aussi qu’Athena et Maddie soient potes. Ensemble, elles se coltinent les archives des appels des années 90 dans le motel. Cela aide plutôt bien les choses que Maddie soit mise à pied pour le moment. Par contre, elle semble s’être remise de son angoisse d’être folle, c’est cool.

Si elles épluchent les appels téléphoniques d’une décennie complète, Maddie arrive la première au jour de la mort d’Emmett. Euh, ça aurait pu être malin de commencer par-là, non ? En effet, deux appels passés ce jour-là permettent à Athena de trouver le nom du meurtrier. Elle décide d’aller le confronter pour mieux découvrir qu’il s’agit désormais d’un père de famille bien rangé. Ce n’était pas le cas à l’époque du meurtre, évidemment : il était juste un drogué qui voulait sa prochaine dose et a braqué un caissier de supermarché pour ça. De toute manière, je ne comprends pas pourquoi les américains s’obstinent à aller dans ce genre de magasin à côté des stations-services la nuit alors que c’est toujours là qu’ont lieu les meurtres dans tous les films et toutes les séries.

Bref, pour en revenir au meurtrier, il a passé sa vie à regretter et a arrêté la drogue suite au meurtre. Youpi, on ne pouvait pas faire moins original que ça, non ? Finalement, Athena le convainc donc de se rendre et l’arrête, tout en le laissant avant ça parler à sa famille. L’homme passe aux aveux alors qu’Athena est félicitée par tout le commissariat. Franchement, après trente ans, j’ai plus de peine pour ce pauvre type devenu meurtrier par accident qu’autre chose. Mais bon… C’est la justice. Après, la justice n’aurait pas pu faire grand-chose s’il avait nié les faits à mon avis.

J’ai bien aimé malgré tout la conclusion de l’épisode : Athena se rend chez son ex-belle-mère pour lui annoncer la nouvelle, ce qui est montré en parallèle d’Athena annonçant à sa belle-mère la mort de son fils. C’était émouvant, et probablement un voyage intense et éprouvant pour notre policière qui rentre enfin chez elle après cette interminable journée pour pleurer dans les bras de Bobby. Jolie fin qui remonte un peu le niveau de mon intérêt devant l’épisode.

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9-1-1 – S03E06

Épisode 6 – Monsters – 16/20
La saison continue au même rythme endiablé que d’habitude, et je continue de penser que ça va souvent trop vite, notamment dans la construction des personnages. Les tensions passent et s’apaisent super rapidement, ce qui fait qu’on n’a pas bien le temps de voir grandir les personnages, qui semblent surtout pressés de revenir à un ancien statu quo. Et pourtant, les épisodes passent eux aussi…

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Spoilers

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You can’t help someone by lying to them, Maddie.

Allez, tant que j’y suis, autant continuer la saison et en arriver à l’épisode qui m’intéressait. On reprend sur une sortie scolaire qui promet d’avoir rapidement besoin de nos pompiers et me donne tout de suite mon point de Bingo Séries avec une citrouille. C’est tant mieux, d’autant que j’en avais besoin pour le #Sériesnement du jour aussi. La première intervention ? Deux enfants ont la mauvaise idée d’attaquer des corbeaux qui n’hésitent pas à répliquer et les attaquer aussi.

Heureusement, Hen est une spécialiste d’oiseaux apparemment et elle sait exactement comment faire pour passer sans souci auprès des corbeaux qui ont une bonne mémoire et recherchent toujours les deux petits garçons. C’était surréaliste comme scène, mais j’ai beaucoup aimé, parce que c’était le genre de surréalisme qui reste assez réaliste, parce qu’Hen est toujours un personnage que j’aime découvrir davantage et parce que Chimney m’a fait rire à être hyper craintif… J’aurais tellement été comme lui, à sa place. Et puis, n’oublions pas : on n’attaque pas les animaux qui ne nous ont rien fait, hein.

Chez Athena, l’ambiance est à la fête d’Halloween entre adolescents : May organise une soirée, effectivement. Les scénaristes se servent surtout de ça comme prétexte pour une scène Bobby/Athena où la flic essaie de rassurer Bobby et de le conseiller sur le retour de Buck à la caserne.

En effet, le lendemain, Buck revient au travail, plein d’espoir… mais une caserne n’oublie pas si vite les traitres. Evidemment que personne n’en a rien à faire de son retour. Il devrait plutôt être heureux qu’on ne l’accueille pas avec une citrouille pourrie. Hen est assez sympathique avec lui, cependant, parce qu’elle a un grand cœur. En échange, il prend des nouvelles de sa situation et du bébé qu’il espère voir arriver bientôt, mais bon, ce n’est pas un sujet au cœur de cet épisode.

En tout cas, si Hen est sympa avec lui, si Chimney l’accueille aussi… Eddie est loin d’être ravi de le retrouver. Et il a aussi de sacrés bleus aux bras, avec ses combats nocturnes. Pas le temps de s’en préoccuper cependant : les pompiers sont appelés en intervention… Sans Buck, évidemment. Celui-ci est frustré d’être de retour pour ne rien faire, mais Chimney tente de le rassurer en lui expliquant qu’il lui est arrivé la même chose quand il est arrivé à la caserne. Le seul truc, c’est que Chimney n’est pas vraiment réconfortant à lui expliquer qu’il a récuré la caserne de fond en comble depuis plusieurs mois, de même qu’il ne me rassure pas à voir des corbeaux partout.

Quant à Buck, il voudrait surtout le soutien de son meilleur ami… mais ce n’est plus exactement son meilleur ami après cette trahison. Les deux hommes finissent par se confronter en fin d’épisode, cette fois de manière plus posée que dans l’épisode précédent. Les réconciliations sont clairement possibles quand Buck est mis face à son égoïsme et qu’il le reconnaît, mais aussi quand les deux amis se rendent compte qu’ils partagent la même frustration face à la vie. Oh, c’est beau.

C’est finalement Hen qui est définitivement le meilleur soutien de Buck : elle parvient même à convaincre Bobby que Buck est un bon pompier et qu’il ne cherche pas à risquer sa vie, juste à en sauver d’autres. Ce n’est toujours pas exactement suffisant pour Bobby qui renvoie Buck chez lui.

La deuxième intervention de l’épisode est plus originale encore que les corbeaux… On a affaire à un zombie qui, en plus, n’inquiète pas grand monde en pleine période d’Halloween. En fait, on suit une femme qui percute par accident un cycliste et ne se rend compte de rien à cause d’une commotion cérébrale, alors même que le corps de l’homme percuté est dans son pare-brise.

Elle rentre chez elle, passe sa nuit tranquillement et repart le lendemain sans être plus dérangée que ça par sa présence. Bonjour la crédibilité du truc, mais je suis sûr que ça a déjà dû se produire au moins une fois sur Terre. Et quand je parle de zombies, c’est évidemment parce que le cycliste est encore en vie et agonise toute une nuit.

La moralité de cet épisode est probablement qu’à Los Angeles, on peut profiter d’Halloween pour trimballer des cadavres ni vu ni connu. Bon, plus ou moins quand même, car les gens appellent les secours dès qu’ils suspectent quelque chose, y compris ce corps qui bouge encore à travers un pare-brise. Ce n’est que le lendemain soir que Buck tombe par hasard sur ce corps. Je suis un peu frustré par la conclusion de cette intrigue : Buck parvient rapidement à arrêter la femme, mais on n’en saura pas beaucoup plus.

En effet, le point d’intérêt change totalement : Buck se blesse au bras en aidant à retirer l’homme du pare-brise, mais il ne s’en rend pas compte. Et comme il a des anti-coagulant, il saigne beaucoup. Alléluia, il semble enfin prendre conscience de ce que tout le monde lui disait depuis quelques épisodes. Ca me paraît d’autant plus long comme prise de conscience que j’ai commencé la saison il y a quelques mois.

Bobby est tenu au courant et débarque aussitôt à l’hôpital où est Buck. Il nous tient donc au courant des deux vies qu’il a sauvé sans le moindre problème et sans avoir besoin d’uniforme. Mouais.

La troisième intervention ? C’est assez hallucinant, mais il est question d’une pauvre adolescente mal nourrie et clairement retenue captive. Cette fois, c’est à Athena de s’y coller : elle cherche à trouver le ravisseur qui nourrit au plus mal la gamine. Pour se faire, elle décide de patrouiller dans les rues, une fois de plus seule alors qu’on l’a vue avec une sacrée équipe juste avant, et de chercher la maison qui semblera être la moins festive. Pourquoi pas, mais c’est un travail qui se fait en duo, franchement.

En tout cas, c’est rapidement une bonne pioche pour elle : elle trouve une maison peu agréable, peu festive, avec des insectes partout, des verrous et tout ce qu’il faut pour retenir des prisonniers. Au pluriel, oui : il y a plusieurs enfants dans la cave de la maison… mais ce ne sont pas des enfants kidnappés. Ouep, ce sont les parents qui font ça à leurs enfants. Ah les États-Unis et les fanatiques religieux prêts à tout pour protéger leurs enfants, c’est toujours très chouette.

Dans cet épisode, je retrouve enfin Maddie et je me rappelle soudain de son intrigue : elle se fait amie amie avec une femme battue, dans l’espoir de lui venir en aide. Ce n’est pas si simple et elle fait preuve de beaucoup de ruse pour réussir à se la mettre en poche alors qu’elle est clairement d’un naturel méfiant.

Une fois dans la maison, Maddie inspecte comme elle peut la maison, qui est absolument magnifique. Quand c’est fait, elle prend le temps de boire un verre avec sa nouvelle amie, parlant de son ex pour essayer de lui faire comprendre qu’elle est en sécurité avec elle ; même si évidemment, elle ne parle pas directement du sujet qui fâche – enfin, qui pose problème.

Elle se fait donc une nouvelle amie pour la vie et ça tombe bien, parce que le soir, alors que Chimney nous spoile allègrement les films Halloween, elle tombe justement sur elle. Maddie est complètement décontenancée de retomber sur Vincent, l’agresseur, au beau milieu d’une soirée parfaite… surtout que Chimney n’est au courant de rien de ses nouvelles activités et de ses mensonges – elle se fait passer pour une infirmière (techniquement, c’est plus un mensonge par omission : elle l’était avant, après tout).

Chimney prend tout ça super mal et il a de bonnes raisons de le faire : ce que fait Maddie, c’est exactement ce que lui a fait Doug la saison passée. C’est très bien vu de la part des scénaristes tout ça, je n’ai pas vu cette crise arriver dans ce couple que j’aime beaucoup, mais elle est parfaitement logique et rationnelle. La soirée du couple finit bien mal, avec Chimney qui veut rentrer au plus vite.

Le lendemain, Tara, la coach, remonte toutefois la piste de Maddie car la poker face de Chimney est trop mauvaise. Suspicieuse, Tara n’a aucun mal à remonter la piste de Maddie et venir l’engueuler sur son lieu de travail, tout en envisageant de porter plainte. Le problème, c’est qu’elle le fasse ou non, Maddie a du coup des problèmes avec sa hiérarchie, même si elle a raison de suspecter que Vincent est un connard. Sa boss la couvre, certes, mais elle craint le burn out pour Maddie, à qui elle ordonne de prendre rendez-vous chez le psy si elle veut garder son job. Youpi.

Maddie finit donc à la caserne. Un peu comme Buck qui se réconcilie avec tout le monde en un épisode, Maddie se réconcilie super vite avec son mec. L’histoire du corbeau a même droit à une résolution quand il est révélé qu’il ne fait que ramener la plaque perdue par Chimney lors de sa première intervention de l’épisode. Allez, c’était sympathique comme intrigue.

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9-1-1 – S03E05

Épisode 5 – Rage – 15/20
Les choses avancent tellement vite dans cette série que mes dix épisodes de retard me promettent des avancées de folie, probablement. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons malgré quelques mois d’écart pour moi entre cet épisode et le précédent, mais j’ai eu du mal en revanche à accrocher à certaines évolutions de personnages. Elles me paraissaient… contre-instinctives ? C’était étonnant, en tout cas.

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Spoilers

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So much anger in the world these days.

Allez, en ce mardi soir, je me dis qu’il faut bien que je reprenne un peu mes séries laissées de côté depuis quelques mois et celle-ci à ma primeur uniquement parce que je n’ai pas encore vu son épisode d’Halloween (le 6) et que j’ai encore besoin d’une citrouille pour le Bingo Séries. Mais non, ce n’est pas de la triche, juste de la stratégie, voilà tout. En plus, j’ai bien envie de savoir comment Buck a évolué après les derniers épisodes regardés…

Malheureusement pour moi, ma connexion internet n’est pas trop de cet avis et voir l’épisode a été un calvaire, comme les Emergence hier soir. Au moins, j’étais dans le thème de l’épisode : la rage. Et croyez-moi, c’est rageant quand ça bug toutes les dix secondes. La première intervention de l’épisode concerne deux meilleures amies dans une salle om elles sont supposées laisser éclater toute leur rage contre des objets. Le seul problème, c’est qu’il y en a une qui couche avec le copain de l’autre, alors hop, ça part en dispute et en coups portés à l’autre. C’était rigolo, mais pas exceptionnel.

Du côté de l’intrigue Buck, on reprend avec les premiers entretiens pour le procès qui se prépare contre la ville. Athena en parle à son ex et dit tout le bien qu’elle pense de Buck. Après, j’ai adoré les entretiens en question. Au moins, je retrouve tous les personnages et c’est excellent, parce que j’ai l’impression d’avoir un début de saison.

C’est juteux le procès à venir : Buck a vraiment un cas, en fait. Chimney revient régulièrement moins d’un mois après des blessures graves – un truc que j’ai toujours trouvé ridicule -, Hen est interrogée sur son ancien job (j’ai adoré) et même Diaz est critiqué parce qu’il est revenu très vite en service à la mort de sa femme. Ah oui, j’avais oublié, ça. Le tout se termine par l’alcoolisme de Nash, histoire de vraiment enfoncer le clou. Ouep, Buck a raison finalement, il pourrait tout à fait retourner sur le terrain quand on voit les conditions médicales et personnelles de chacun des pompiers de cette série.

C’est une bonne intrigue, mais malheureusement, ce n’est pas celle qui intéresse le plus les scénaristes dans cet épisode. Comme toujours, on a un milliards de petites intrigues disséminées dans tous les sens. Ainsi, la deuxième intervention est à nouveau un live instagram de protestants anti-abattoirs. Je dis à nouveau parce qu’on y a eu droit dans un précédent épisode de la série, je m’en souviens très bien. Par contre, c’est la première fois de cet épisode, et ça m’aura bien fait rire : les militants se retrouvent à la place du bétail à cause d’une action complètement conne de leur part. Le tout finit en trachéotomie pour évacuer une clé avalée par un protestant.

Durant la nuit, Michael, l’ex d’Athena ramène ses enfants chez Athena, mais comme on les voit en voiture, ça ne sent pas bon pour eux. Ils sont seulement arrêtés par des flics, ce qui est toujours rassurant quand on est l’ex d’Athena, mais jamais rassurant quand on est noir. En fait, j’ai vu la même scène dans Station 19 il n’y a pas longtemps (diffusée bien après donc) : les policiers sont un brin racistes et traitent bien mal ces personnages noirs.

Michael conteste poliment certaines décisions et se fait violenter, ce qui fait que May les filme. Quand Harry se réveille de sa sieste, les flics ont donc peur et sortent leur flingue. Allez, une jolie bavure évitée de justesse, qu’Athena va tout de même défendre à coup de « not all men ». Euh non, pardon « not all cops ». Allez, la série nous fait de la politique de base, là, nous rappelle que ce n’est pas un « les noirs contre la police » et propose un début de réflexion sur le sujet.

D’ailleurs, ils creusent même la piste plus que bien des fois : Athena se rend ensuite au commissariat et insiste pour que des mesures disciplinaires soient prises contre ses collègues racistes, ayant eu peur de Michael juste parce qu’il était un grand homme noir. C’est toujours intéressant de voir ce sujet traité dans une série, mais je regrette que ce soit si répétitif depuis quelques années. Après, le vrai problème, c’est qu’il y ait tant besoin d’insister et répéter pour que ce soit entendu, je sais bien.

J’ai bien aimé aussi la scène entre Michael et Bobby : c’est bien d’avoir le point de vue de Michael expliqué comme ça. Dans d’autres séries, c’est zappé ou juste confié à un psy qui n’en a pas grand-chose à carrer. Là, la relation entre les deux fonctionnent. Plus attendue était la scène entre Harry et Michael. Il aurait fallu que May soit là aussi, mais eh, ça ne fait jamais de mal de réentendre la procédure à suivre en cas de contrôle policier. Les conseils qu’il donne sont bons pour tout le monde de toute manière, même si on sait bien que ça l’est encore plus pour des noirs, malheureusement. Moins à Los Angeles que dans d’autres Etats, j’espère (enfin, j’espère moins partout, hein).

Dans tout ça, Athena finit par se venger des flics en question en leur faisant un contrôle policier un peu humiliant à leur tour, tout en obtenant des excuses de leur part. Mouais. C’était moyen.

Du côté d’Eddie, on le retrouve à s’occuper de Christopher et se prendre la tête avec quelqu’un lui reprochant de s’être garé sur une place handicapé. Bizarrement, Eddie perd ses nerfs, ce qui me paraît loin du personnage dont je me souvenais. Eh, l’épisode s’appelle rage après tout. Et ça mène donc à un Eddie qui doit être sorti de prison par Lena dont j’avais oublié l’existnece et qui l’emmène ensuite assister à des combats de rue ?? Hein ? D’où Eddie est ce genre de personnage ? J’ai vraiment raté quelque chose…

On en revient enfin à Buck qui apprend une bonne nouvelle : la ville a fourni une réponse rapide pour éviter le procès… Il lui est proposé des millions de dollars. Le seul problème, c’est que ça n’intéresse pas du tout Buck, vexé de voir que son avocat a en plus utilisé des informations qu’ils n’imaginaient pas voir utiliser contre ses collègues et, accessoirement, ceux qu’ils considèrent comme sa famille. Fallait peut-être réfléchir avant de lancer un procès contre eux, je ne sais pas ?

La dernière intervention de la semaine voit les pompiers se rendre faire des courses, au cours desquelles on apprend qu’Eddie ne sera pas poursuivi en justice et surtout pendant lesquelles, Hen et Chimney tombent sur Buck. Ca attire aussitôt tous les pompiers présents qui cherchent à comprendre ce que Buck peut bien faire là. Il est évidemment là pour s’excuser, mais ce n’est pas gagné, surtout quand c’est Eddy qui finit par être le plus énervé de tous après son ex meilleur ami.

Oh, j’ai décroché de sa colère – j’aimais le personnage jusque-là, mais c’était vraiment caricatural de le voir s’énerver comme ça contre Buck. Il a des raisons d’être en colère, mais il y a des limites, c’est tout. Heureusement, ils sont interrompus par un accident à l’arrière-plan, qui était bien plus rigolo à voir.

Pendant ce temps, Hen et Karen apprennent une bonne nouvelle : elles vont pouvoir être mamans. Bon, elles ont aussi une mauvaise nouvelle quand les embryons ne prennent pas et les laissent sans bébé. Oups. C’était vraiment expéditif comme intrigue, et on finit avec Karen qui envisage carrément d’abandonner.

Du coup, Hen est motivée à se rendre au team building où on revient à la Rage Room du début d’épisode. Il était rigolo de voir tous les personnages s’amuser à détruire des objets et créer des liens. C’était d’autant plus cool qu’on apprend au passage que Buck va être réintégré à l’équipe, parce que Bobby a insisté pour le garder quand la ville a décidé de lui redonner son job. Le seul problème en fin d’épisode, c’est qu’Eddie continue à filer un mauvais coton et se rend finalement dans les combats de rue plutôt qu’au team building. Dans tout ça, c’est finalement la sœur de Buck qui me manque à la fin de cet épisode, surtout que je suis passé à côté d’un truc : en fin d’épisode, on la voit en train de pleurer… mais je ne vois pas trop pourquoi. J’aurais peut-être pas dû attendre des mois avant de continuer la série !

> Saison 3

Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

> Saison 1


Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

> Saison 1


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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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