The Good Place – S04E06

Épisode 6 – A Chip Driver Mystery – 16/20
C’est un peu mieux cette semaine, je trouve, parce que j’aime les réponses que la série commence à apporter. C’est certes simpliste, mais c’est parfois les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux et j’espère que la conclusion de cette semaine aura des conséquences positives pour la suite de la saison. Après, il reste des points moins bons cette année selon moi, mais c’est simplement qu’une série ne peut pas plaire à tout le monde tout le temps, j’imagine.

> Saison 4


Spoilers

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You’re a condescending bench.

Mais oui, parfaitement, c’est sans prendre de retard outre-mesure que je regarde cet épisode. Avec la guerre du streaming en cours, Netflix, c’est un peu la facilité. Et puis, quand je n’ai pas beaucoup de retard dans une série, j’aime bien garder la tête hors de l’eau, ça fait toujours plaisir. C’est donc reparti pour un épisode d’une série qui touche à sa fin et dont j’espère encore qu’elle peut surprendre pour le mieux.

On reprend cette semaine avec Michael rendant visite à la Bad Janet coincée depuis six mois dans le vide de Janet. Le temps passe vite dis-donc. En tout cas, il est là pour lui raconter une histoire et, blague de pet à part car c’était lourdingue, l’actrice de Janet est vraiment excellente. Quant à Michael, il lui raconte donc une histoire, ce qui promet un récit enchâssé assez sympa avec des réactions de la Bad Janet en permanence.

C’est effectivement ce qui se passe, donnant un bon rythme à l’épisode. L’histoire que raconte Michael ? Après une semaine au ski, Brent décide de donner un exemplaire de son livre au reste du groupe des humains. Le seul problème, c’est que son livre est un ramassis d’horreurs racistes et insultantes pour ceux qui sont censés être ses amis.

Il met donc dans l’embarras notre équipe de héros qui a pris l’habitude de se féliciter chaque semaine avec un award du « sauveur de la semaine » et « du plus sexy de la semaine ». Eh, ça pourrait être une idée d’article. En tout cas, Simone prend un malin plaisir à se moquer de Brent tout au long de l’épisode, et je la comprends parce que le livre est mauvais. En plus, Tahani a du mal à ne pas aller dans son sens, même si elle sauve les apparences autant que possible. C’est une fois de plus Eleanor qui fait de son mieux pour que Simone le pardonne.

De son côté, Michael essaie avec autant de patience qu’humainement possible d’expliquer à Brent que c’est normal de ne pas être parfait tout le temps. Ce n’est pas si facile pourtant, parce qu’il est horrible comme être humain – c’est pour cela que Simone ne veut pas lui pardonner justement. Et donc malgré tout ce travail de Michael et les bonnes idées d’Eleanor pour contourner le problème en travaillant sur Simone, la situation dégénère assez vite.

Heureusement, Eleanor finit par comprendre que Simone n’est pas celle qu’ils doivent changer. Brent la trouve méchante avec lui, mais bon, il est le connard. C’est peut-être mon problème avec cette saison : autant en saison 1, les quatre humains torturés étaient attachants, autant Brent et John sont juste insupportables.

En parlant de John, justement, cette semaine, il surprend le duo Chidi/Jason en train de danser, et la couverture de Jason tombe donc. C’est clairement l’intrigue secondaire de la semaine et j’ai trouvé ça surprenant que ça se passe si vite et quasiment de manière dérisoire dans l’épisode. Il faut dire qu’il se passait beaucoup de choses du côté de Brent : comme il est incapable de s’excuser, il énerve encore plus Simone, puis Tahani, puis Chidi qui va jusqu’à lui mettre un bon coup de poing dans la face. Ma foi, c’est inattendu et leur petit coin de paradis n’est plus tellement le paradis. Il est surprenant de se dire que ni Simone, ni Chidi ne découvrent qu’ils ne sont pas au paradis, d’ailleurs, parce qu’ils sont censés être plus malins que ça !

L’expérience avec les quatre humains part donc totalement en vrille cette semaine et ça devrait être la catastrophe pour nos héros. Après un rapide moment de désespoir cependant, ils arrivent à trouver encore de nouvelles idées pour s’en sortir et tenter d’améliorer les comportements de John et Brent. Tout ça finit par donner de l’espoir à Michael quand il comprend que l’important n’est pas tant de savoir si les humains sont bons ou mauvais, mais de voir s’ils sont capables de changer et d’être meilleurs que la veille.

Bon, je n’ai pas trouvé ça particulièrement glorieux honnêtement, surtout que j’ai trouvé que la fin arrivait trop vite. Pourtant, je reconnais que l’idée est bonne et permet bien d’offrir une conclusion naturelle aux grands débats de la série. Il restera à voir comment tout ça sera appliqué. Quant à Bad Janet, elle est libérée et malgré son impertinence et son insolence, je suis sûr que Michael aura réussi à faire naître le doute en elle. À mon avis, on la reverra et elle ne sera plus si mauvaise… même si elle ne lira pas pour autant le livre sur les humains que Michael lui donne.

> Saison 4

Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

> Saison 1


Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

> Saison 1


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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

> Saison 1

The Purge – S02E03

Épisode 3 – Blindspots – 15/20
C’est un épisode beaucoup plus mou que les deux précédents et j’ai un peu peur que l’on passe la saison comme ça désormais. J’espère que la série se rappellera vite de ses fondations, à savoir la Purge et l’horreur. Si je suis motivé à en voir les conséquences, je trouve ça trop simpliste et schématique dans cet épisode. J’attendais mieux et je vais commencer à être vraiment déçu si ça continue sans révélation ou rebondissements.

> Saison 2


Spoilers

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What happens on Purge night stays on Purge night, OK?

Allez, c’est une série parfaite pour Halloween, non ? Je ne suis pas convaincu à 100% de ce que je dis, parce que cet épisode n’est plus trop dans l’horreur, mais plus dans les conséquences. Ainsi, cet épisode débute par le procès de notre braqueur qui avait encore un pied dans la banque à la fin des alarmes. Et il est bon pour le regretter, parce que le juge n’a absolument aucune compassion pour lui, préférant le condamner à mort lors de la prochaine purge. C’est violent.

Le système est franchement pourri, mais ce n’est pas nouveau que cette franchise nous montre que leurs États-Unis sont encore pires que les actuels… Après, il n’avait qu’à pas se lancer dans le grand banditisme, aussi.

Reste à savoir pour quoi il l’a fait et, malheureusement, on en revient à la formule du flashback pour le savoir. J’aurais préféré qu’on continue sur la lancée des premiers épisodes, mais bon, tant pis : on repart huit ans en arrière où tous nos braqueurs étaient… flics ! Ils occupaient leur purge à ne pas être en service. Faut dire que flic pendant la purge, c’est franchement dangereux.

Qu’à cela ne tienne, ils ne rentrent pas chez eux mais cherchent les sensations fortes… pour mieux s’apercevoir que leurs supérieurs sont tous dans les rues à commettre des crimes. C’est dur la vie. Le lendemain de la purge, Ryan décide donc de démissionner, parce qu’il n’approuve pas du tout de voir ses supérieurs organiser des pièges mortels pour gagner de l’argent.

C’est putain d’ironique de voir tous les futurs braqueurs démissionner parce qu’ils sont choqués de voir les supérieurs purger leurs crimes, honnêtement.

Dans le présent, Esme se voit confier une nouvelle mission… mais continue de mener sa propre enquête en parallèle, au grand désespoir de la nouvelle de la boîte. Bon, elles arrivent quand même à bosser ensemble, tentant de coincer les braqueurs sur des détails techniques, grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville permettant de repérer un camion changeant de plaque d’immatriculation et tirant parti d’un angle mort des caméras.

Une fois la routine du possible malfaiteur repérée, Esme décide d’aller l’attendre dans cette zone d’angle mort pour savoir ce qu’il en est de ses activités. Bien évidemment, il est rapidement révélé que c’est Ryan qu’elle suit, et celui-ci a donné rendez-vous à sa complice, qui se la joue discrète malgré tout.

Esme n’a aucun mal à les repérer et à les espionner, apprenant ainsi le prénom de Ryan et le fait qu’ils sont d’anciens flics. C’est trop gros, tout ça : elle parvient trop facilement à les entendre parler du braquage à mon goût. Et elle découvre aussi trop vite l’identité de Ryan. J’ai préféré voir Ryan venir la menacer et dire qu’il avait compris qu’elle menait son enquête sans raison valable, honnêtement. C’était beaucoup plus logique comme ça.

Bien sûr, Esme continue de se renseigner sur son amie morte, et elle contacte ainsi le fils de Marcus pour obtenir des infos sur les IRM qu’elle a trouvés chez elle. Il a clairement des informations, dont il ne parle cependant pas. Mystère.

Sans trop de surprise, Marcus se retrouve à devoir suspecter sa femme d’avoir voulu le tuer. Il a embauché une détective privée pour découvrir qui le voulait mort. C’est un classique de soupçonner la femme, et j’ai commencé par là moi aussi. S’il la soupçonne déjà, cependant, c’est mauvais signe pour que ce soit elle la responsable. Ca peut encore être son fils, ou juste un autre des personnages qu’on connaît mais dont on ne connaît pas encore les liens avec ce couple. Tant de possibilités.

En tout cas, Marcus installe un GPS sur le portable de Michelle, sa femme. La confiance règne. Il est pourtant amoureux et refuse d’imaginer le pire quand il regarde ses photos de couple avec elle, mais il faut bien reconnaître qu’il est soupçonneux quand il ne reconnaît pas l’endroit où elle se rend. Il la suit donc, pour mieux découvrir qu’elle fait partie d’un groupe de parole anonyme sur les traumatisés de la Purge. Pourtant, ça devrait aider de savoir que la Purge n’est qu’une nuit par an et qu’il n’y a pas de crimes le reste du temps…

Enfin, en théorie en tout cas. En pratique, l’épisode se termine par une voiture tentant d’assassiner Marcus sans y parvenir. Arf, ça ne m’aurait pas dérangé, il commence à me souler honnêtement.

Quand on retrouve Ben dans cet épisode, il fait l’amour à sa copine, mais même ça, c’est cassé après la Purge. Il a dû mal à la regarder en face, se remémorant plutôt son meurtre. Forcément, elle finit par lui poser des questions qu’il ne veut pas entendre, le droguant pour qu’il se relaxe et lui raconte tout ce qu’il s’est passé.

Il ne le fait pas, mais décide d’évacuer sa rage en se rendant dans une ferme où il paie pour aller tuer des animaux, à coup de hache. C’est glauque comme tout l’évolution de ce personnage. Et c’est triste aussi, il partait si bien dans le premier épisode, avant de se faire kidnapper. D’ailleurs, c’est exactement pour ça que ça ne me surprend qu’à moitié de voir qu’il n’arrive finalement pas à aller au bout de ses envies et ne tue pas d’animaux ce jour-là.

À la place, il écoute un podcast sur la Purge et s’arrête acheter des fruits chez un vieux marchand perdu au milieu de nulle part. Cela sentait super mauvais et ça ne rate pas : il se retrouve à commettre un meurtre après avoir faussement accusé le marchand de ne pas lui rendre son argent. Le meurtre ? Plein de coups de couteau, évidemment, exactement comme pendant la purge… Sauf que cette fois, c’est illégal. Et flippant.

Au moins, il prend sa douche nu après ça, pas comme dans l’épisode précédent où ça n’avait pas de sens de garder ses vêtements. C’est un peu rassurant… contrairement au regard qu’il jette à sa copine en sortant de la douche en question. Il finit par lui avouer qu’il a purgé, mais comme elle comprend qu’il était forcé de le faire, elle décide de le réconforter et lui dire qu’il est une bonne personne. C’était sûrement vrai quelque temps plus tôt, mais ça ne l’est plus.

En tout cas, elle est forte : elle reconnaît le goût de fraise en l’embrassant, alors qu’il doit y avoir eu plusieurs heures entre le non-achat des fraises et le baiser, mais bon.

> Saison 2

The Good Place – S04E05

Épisode 5 – Employee of the Bearimy – 14/20
Il y a de nouveaux de bons gags dans cet épisode et l’histoire avance toujours aussi vite, c’est sûr, mais j’ai l’impression que l’on perd du temps dans cette dernière saison qui ne nous révèle pas encore où elle veut aller. Un peu comme l’an dernier, la saison avance mollement et tourne en rond, semblant avoir soit du mal à se réinventer… soit nous avoir trop habitués à ses délires au point que ce ne soit plus si délirant.

> Saison 4


Spoilers

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But the important part is I did something.

Cet épisode reprend sur Janet en prison au beau milieu du Mauvais Endroit où elle est « torturée » par Vicky. Celle-ci essaie désespérément d’incarner Michael, mais elle n’y parvient pas exactement, principalement à cause de la manière dont elle rit – beaucoup trop méchamment. Janet est toujours aussi parfaite alors que Vicky est bien trop drôle à ne pas réussir à être Michael et à ressembler, franchement, à Sharpay de High School Musical. Elle assure en tout cas à Janet que personne ne viendra à son secours…

C’est évidemment faux, et on le sait. En effet, Jason et Michael sont en route vers le Mauvais Endroit, et Michael s’inquiète que Jason prenne tout ça trop à la légère. Même en lui donnant quelques souvenirs du Mauvais Endroit, Jason continue d’être Jason et de ne pas trop s’inquiéter de ce qui l’attend, alors que Michael oscille entre nostalgie et peur de son ancien boulot où il était l’employé parfait, par le passé.

Il décide d’interrompre le discours de son ancien supérieur en se faisant passer pour Vicky, puis en lui présentant Jason en lui disant qu’il s’agit de Glenn. Tout ça est assez logique, ma foi, mais le plan déraille très rapidement quand il est décidé que Janet sera torturé sur la scène du Démon Con qui se déroule à ce moment-là. Bien sûr, Janet reconnaît vite Jason et lui pardonne aussitôt, mais malheureusement, la vraie Vicky, toujours déguisée, débarque sur scène.

Bon, tout cela n’arrête pas spécialement Michael qui n’hésite pas à exploser un démon, puis Vicky elle-même, sous les acclamations des autres démons qui pensent sincèrement qu’il s’agit d’une mise en scène « terrifiante » de la Demon Con. J’ai trouvé ça assez drôle et bien mené, même si ce n’était pas exceptionnel non plus. Finalement, notre trio de héros réussit à se barrer du Mauvais Endroit, et Janet détruit le tunnel ferroviaire qui permettait de relier le Bon et le Mauvais Endroit.

Pendant ce temps au quartier, Eleanor improvise une journée de la Terre pour s’assurer que la « maintenance de Janet » tienne la route. Les faux habitants se retrouvent à faire du jardinage ou tricoter alors que nos héros sont envoyés dans une villa avec lac.

Le seul problème, c’est que Tahani commence à se sentir sacrément inutile. Tu m’étonnes. Elle est simplement là pour veiller à ce que nos humains soient heureux d’être au paradis, mais c’est gros. Elle n’aime pas ce nouveau job, surtout quand Chidi ne se pointe pas au lac parce qu’il a peur de nager dans un lac. Tahani fait demi-tour pour mieux découvrir que le quartier est parti en vrille : sans Janet, il est dur de tenir les figurants qui font absolument n’importe quoi lorsqu’ils sont dirigés par Derek.

L’idée de cet épisode est alors de nous montrer que Tahani veut absolument servir à quelque chose, mais que toutes ses idées sont mauvaises. Ainsi, elle accompagne Eleanor pour s’assurer que Chidi reste bien coincé chez lui et elles le lancent ensemble sur un jeu de piste improbable au sein même de son appartement. Tout irait bien si Tahani ne lui promettait pas que le gain serait le sens de l’univers.

Eleanor évacue vite Tahani avant une nouvelle bourde, qu’elle fait tout de même en demandant à Derek d’aller se rebooter une nouvelle fois, histoire de mieux gérer tous les figurants – et d’ajouter une scène marrante à l’épisode avec son suicide. Tous les figurants tombent donc inconscients et Eleanor en profite pour évacuer Chidi…

Sauf qu’évidemment, tout le monde se réveille une fois qu’ils sont dans la rue. Et alors qu’Eleanor est toujours aussi forte pour improviser des solutions à ses problèmes, Tahani ne fait qu’empirer les choses chaque fois qu’elle ouvre la bouche. Finalement, Chidi est emmené dans la maison près du lac et Tahani finit par parler à cœur ouvert à Eleanor. Si les deux amies commencent par se disputer, elles se réconcilient bien vite et cela permet d’évacuer la question de l’inutilité franchement vexante de Tahani cette saison. Seulement, je ne suis pas convaincu par la solution trouvée par les scénaristes, qui est de reporter le problème à plus tard (jamais ?). Dommage.

> Saison 4