NCIS Tony & Ziva – S01E02 – No Friend of Mine – 13/20

Je suis sûr que l’intrigue n’a rien de compliqué, mais je me suis laissé perdre dans l’insipide suite d’explications à rallonge. Qu’importe, je suis surtout là pour les personnages et, de ce point de vue-là, c’est un plaisir de les retrouver. Après, je suis désolé, mais la simplicité des enquêtes de la franchise manque quand on voit la manière alambiquée de présenter les choses ici. C’est un peu dommage, surtout que ça tourne parfois au ridicule, quand même.

Spoilers

Tony et Ziva poursuivent leur enquête et font de Boris leur nouvel allié.

New plan : we’re coming with you.

Cet épisode 2 nous ramène à nouveau en octobre au faux mariage de Ziva. Il est révélé que Claudette est là aussi, à essayer de pirater un téléphone, probablement celui de la méchante qui serait donc une agente d’Interpol. Voilà qu’on apprend en plus qu’elle s’appellerait Martine et ça devient un bien risible. Leur fascination pour les prénoms français est incroyable.

Quelques semaines plus tôt, Ziva et Tony passent la nuit à interroger Boris. J’ai beau adorer Ziva, j’ai trouvé que la scène n’était pas exceptionnellement bien jouée. Pas évident quand c’est mal écrit, je suppose ? Boris jure qu’il ne sait rien : il a été engagé pour un job et il l’a fait, tout simplement. Je vois bien qu’on essaie de me rendre Boris sympathique, mais ça ne prend pas tellement je dois dire. Sa fiancée est particulièrement insupportable, en plus.

Par chance, ils sont interrompus par l’arrivée d’Interpol. C’est là que Boris révèle qu’il bosse pour Martine et que Ziva déchiffre son nom sur la plaque qu’elle montre à la caméra de sécurité. Oui, Interpol retrouve bien vite Ziva et Tony. Ce n’est pas forcément cohérent que le voyage soit fait en une nuit à peine, mais admettons. C’est gérable, en vrai.

Ce qu’il faut retenir, c’est que Boris a un plan de secours pour s’échapper : Tony et Ziva le suivent puisqu’il fout le feu à son appartement et qu’il a une jolie voiture électrique hyper sophistiquée. Bon, elle a un problème cette bagnole : une fois le pneu crevé, ils sont obligés de s’arrêter pour changer la roue. C’est l’occasion pour Claudette et Boris d’échanger au téléphone quand Tony demande à sa bras droit préférée de lui trouver un endroit où dormir et que Boris suggère quelques actions illégales pour simplifier les choses, mais c’est aussi l’occasion de ridiculiser les flics italiens. Apparemment, ils ne disent rien quand on laisse un pneu crevé au bord de la route et qu’on se barre ?

Ridicule. La série aime le ridicule ! Tony et Ziva en sont encore à se draguer apparemment, malgré tout leur passif. Ziva a ainsi peur que Tony reprenne ses « mauvaises habitudes » s’il devait dormir avec elle. OK. Boris lance une nouvelle piste pour la série aussi, et hop, on passe rapidement à autre chose : il y a un type sur internet qui est resté anonyme, mais qu’il faut continuer à traquer. Ils peuvent le faire grâce à Claudette.

Celle-ci est bien pratique : elle fait tout le sale boulot pour Tony et Ziva, franchement. On la voit aller chez elle aussi – l’occasion de découvrir qu’elle est très proche de Sophie, ben voyons, et qu’Interpol ne lâche pas Tony et Ziva. La scène où Claudette parvient à s’échapper de l’appartement mais détruit son portable en trébuchant, ça me rend fou. La scène a un côté crédible, en vrai, tout en étant sacrément ridicule. La pauvre.

Avant de péter son portable, Claudette a pu donner des informations précieuses à Tony et Ziva : ils savent quel est le type à contacter pour les aider dans l’enquête. Ce n’est juste pas évident pour eux de réussir à l’interroger quand il est en scooter (l’Italie, eh) et qu’ils ont juste la voiture électrique de Boris. Le problème n’est pas tellement que « My baby » soit électrique, le problème, c’est que la voiture est hackée rapidement. Elle décide donc par elle-même de tuer le type sur le scooter. Ziva ne peut rien faire pour l’aider : elle est au volant, mais la voiture n’en fait qu’à sa tête.

Boris comprend rapidement qu’il s’agit d’un piratage fait par 9.4. Vraiment, cette clé USB peut tout faire, même contrôler les voitures à distance. J’ai bien aimé l’intrigue autour des voitures électriques qui se mettent toutes à vouloir tuer le chauffeur (avec succès), puis Tony & Ziva, mais c’était un peu gros quand même.

J’aime bien la manière dont tout est réglé aussi : Ziva décide de crever les roues des voitures, puisqu’il est ensuite impossible pour une voiture de continuer de rouler. Elle sauve même un bébé au passage. En vrai, tout ça me donne des vibes de Quantico. Bref, Ziva et Tony parviennent à rentrer chez Boris sans croiser d’autres voitures piratées et ils y retrouvent Claudette qui débarque et révèle qu’Interpol a fouillé son appartement. Ma foi, comment font-ils tous des trajets si longs en si peu de temps ?

Qu’importe, vous me direz, ce n’est pas l’important. L’important, c’est que Claudette réussit à convaincre Boris de rester alors qu’il voulait se barrer pour son mariage. J’ai apprécié sa fiancée aussi : c’est sympa de la voir défendre Boris et remettre Claudette à sa place.

En parallèle, la série nous ramène le personnage d’Henry qui est pris en plein conflit de loyauté : il apprécie Tony et Ziva, mais tout les accuse, à commencer par Martine. De son côté, Ziva est sûr qu’il est un traître, mais Tony tient absolument à lui prouver que ce n’est pas le cas. Il fait ce qu’il peut pour cela, montant tout un plan qui implique encore un autre pays européen. C’est à Genève que Tony lui donne rendez-vous, seul à seul.

Il s’assure grâce à Boris et Claudette (qui n’enfreint jamais la loi, c’est sympa) que tout est safe, mais ce n’est finalement pas le cas. Alors que Tony voulait prouver qu’ils pouvaient avoir confiance en Henry, mais celui-ci se rend au rendez-vous seul à seul avec toute une équipe d’interpol. Cela fait mal à la confiance de Tony. En plus, la fin d’épisode complique encore les choses : ils découvrent que Martine reçoit des ordres de quelqu’un d’autre, plus haut placé, et qu’ils n’ont qu’une nouvelle piste pour régler leur affaire. Et j’avoue que je ne suis pas assez concentré sur l’affaire pour que ça m’intéresse pleinement ! La trahison d’Henry reste le plus gros cliffhanger de l’épisode.

Un autre flashback nous ramène en mars 2020, à Paris. Alors là, attention, j’ai plein de questions qui émergent : NCIS a ignoré l’existence du confinement lors du tournage des épisodes, certes, mais situer un épisode en mars 2020, c’est osé, tout de même. Et pourtant, c’est ce qu’ils font et le covid n’existe donc pas non plus pour Tony et Ziva. Je trouve ça encore plus déconnant que pour le NCIS, franchement. Jimmy a perdu quelqu’un du covid, donc le confinement devrait exister. Ce n’est pas le cas, et ça parait être une paresse d’écriture.

On découvre que Ziva et Tony vivent dans un appartement avec vue sur la tour Eiffel, avec Tali. Pour autant, Tony dort sur le canapé, apparemment. Il faut dire que Ziva a toujours de la thérapie à faire et n’est pas prête pour vivre en couple. Ils font tout de même des pique-niques ensoleillés plutôt sympathiques.

Et sinon, pour ce qui m’intéresse vraiment, Tony et Ziva recommencent à se tourner autour. Avec l’arrivée de Claudette, ils sont obligés de dormir dans le même lit par exemple, et ça donne une scène plutôt amusante où ils essaient de manière ridicule de créer une barrière entre eux dans le lit. Tony paraît presque gentleman quand il décide de rester habillé dis donc. Au petit matin, Ziva est tout de même dans ses bras, parce que les habitudes ont la vie dure ? En vrai, c’est si improbable de finir dans cette position sans en avoir conscience !

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NCIS Tony & Ziva – S01E01 – No Country is Safe – 13/20

La série capitalise autant sur la nostalgie que la curiosité, et ça fonctionne plutôt bien quand ils le font. J’ai envie de voir les deux personnages principaux se retrouver, même si j’ai aussi envie que Tony meure, par exemple. Par contre, si j’adore l’actrice et si c’est fun de se prendre des coups de vieux en les voyant interagir, il y a un gros problème de cohérence dans l’intrigue proposée. Peut-être que c’est parce que ça se passe en France et que ça ne passe pas ses répliques en mauvais français, mais franchement, j’ai trouvé qu’il y avait plein de moments qui frôlaient le ridicule…

Spoilers

Tony et Ziva vivent en France depuis cinq ans.

It wasn’t a promise, it was a plan and plans change.

Oh, la série commence par un immense résumé de l’histoire entre Ziva et Tony. Même si ça court sur plusieurs saisons, ce n’est pas si compliqué à faire tellement il ne s’est rien passé à l’écran. Nous avons la rencontre entre eux, puis les quelques missions avec rapprochements et voilà quoi. Pour autant, la nostalgie fonctionne super bien. Le coup de vieux aussi : la qualité d’image évolue vite d’une scène à l’autre, pour nous montrer que depuis 2005, bon… Pardon, 2005 ? Cela fait vraiment 20 ans que ce ship existe et on n’a toujours rien eu de croustillant ? Dingue.

Bien sûr, ils ont eu une fille ensemble, fille que Tony n’a découvert que des années après que Ziva se soit barrée du NCIS. Tony a quitté à son tour le NCIS pour s’occuper de Tali, surtout que Ziva avait disparu. Depuis, elle est revenue à la vie et tous les trois ont pu se retrouver. Hors écran.

La série commence en octobre 2025 ? Pardon, mais non, nous sommes en septembre, me perturbez pas comme ça. Est-ce qu’ils vont nous proposer une structure inversée ? On retrouve Tony qui se précipite dans une Eglise et qui tombe. Mouais. Il semble être en intervention spéciale, mais on nous révèle qu’il cherche en fait à enfiler un costume de… mariage. La mariée n’est autre que Ziva. Elle sort de nulle part, ils ne semblent être que tous les deux, elle a un voile que je trouve particulièrement immonde et… ils sont couverture, pas vrai ? Elle lui dit même qu’elle veut en finir au plus vite, tout est dit.

Non parce que Ziva finit par entrer dans l’Eglise, mais il n’y a pas un visage que l’on connaisse parmi les invités, en plus. Faudrait voir à pas déconner. Et voilà : Ziva se marie en fait avec un type que l’on ne connaît pas. Tony, lui, est dans les coulisses à surveiller avec son flingue une des invitées. Il est très clair qu’elle aussi a un flingue. Et… ce sera tout ce qu’on saura pour le moment.

Neuf jours plus tôt, l’intrigue commence dans une banque parisienne où tout est écrit en anglais, mais sous le format français. Le 25 september… Sérieusement, on dirait des collégiens sur la traduction ! Ils m’ont fait rire malgré tout.

Tony nous fait ensuite la petite introduction nécessaire : il est en train de se vanter de l’efficacité de sa boîte de sécurité qui sécurise à fond la banque. Malheureusement pour lui, il y a quelqu’un qui est en train de voler l’argent en direct. Son assistante, Claudette (sérieusement ?), vient le prévenir et tous les deux se lancent aussitôt dans une chasse aux méchants. Tony conduit tellement comme de la merde et à toute vitesse qu’il finit par être pris en chasse par les flics.

On a donc droit à une petite course poursuite en plein Paris C’est plutôt rigolo, même si on nous ridiculise évidemment la police française qui ne sait pas conduire et que Tony n’a aucun mal à semer. Bon, les flics retrouvent Tony et Claudette assez rapidement et arrêtent Tony. L’agent de sécurité de la banque explique cependant qu’il y a une femme avec lui (« C’est son part’naire », à quoi bon embaucher des acteurs sachant parler français, hein ?)… mais rien de grave. Tony ne se laisse pas mettre des bâtons dans les roues.

On dirait vraiment un pitre, Tony, ça ne s’arrange pas avec le temps. Un pitre efficace, cependant : il sauve sa partenaire, sans même voir qu’il n’y a pas que les flics dans la banque, il y a aussi la voleuse de banque qui était à ça de tuer Claudette. Il n’empêche que Tony et Claudette arrivent à stopper le vol juste avant d’ouvrir la porte aux flics. Il s’agissait juste de retrouver une clé USB, rien de bien compliqué. Tony et Claudette finissent en plus par être libérés, puisqu’ils bossent pour Interpol. Les pauvres flics français sont bel et bien ridiculisés, hein.

Tony retourne alors au travail où il retrouve Henry. Bon, c’est logique de nous proposer une nouvelle équipe, mais je n’aime vraiment pas Michael Weatherly depuis toute l’affaire avec Eliza Dushku. J’ai signé pour une série qui a le nom de Ziva, montrez-moi Ziva, bordel !

Il suffit apparemment de demander pour obtenir ce qu’on veut : Ziva semble être richissime désormais. Elle bosse dans une école plutôt chouette, qui semble brasser de l’argent vu les looks et donne des cours de français. Il y a une voiture qui pétarade, faisant penser à un coup de feu, mais Ziva est capable de rassurer tout le monde en assurant que ce n’est pas un flingue qui fait ce bruit. Quelle superhéroïne.

Ziva se pose ensuite sur un banc pour regarder une petite vidéo datant de 2020. Il y a cinq ans, Tony et Ziva se retrouvaient enfin et obtenaient leur happy end : Ziva retrouvait sa fille et l’amour de sa vie, et voilà. L’alchimie entre les deux acteurs est toujours absolument dingue, les voir enfin s’embrasser en 4K, c’est un peu ce que tout le monde espérait et tout est pour le mieux. On se doute que ça ne va pas durer, cependant, sinon il n’y aurait pas de série.

Dans le présent (enfin, dans vingt jours techniquement, car ça se passe le 25 septembre 2025), Tony débarque alors derrière Ziva. Il était temps qu’ils aient une scène ensemble pour de vrai, histoire qu’on profite de l’humour qui se dégage d’eux. En vrai, ça marche toujours de les voir fonctionner ensemble. Ils se font toujours des vannes bien cassantes. Eh les gars, ça fait 20 ans, passez à autre chose ? On semble si vieux, tous, quand on voit ça.

Tony vient en fait récupérer sa fille, et on comprend donc que Ziva et lui ne vivent pas ensemble. C’est triste, mais prévisible. Ziva ? Elle regardait la vidéo non par nostalgie, mais à cause de ce qu’il s’est passé juste après les retrouvailles sulfureuses avec Tony : sur le terminal, une bombonne métallique est tombée au sol, faisant un bruit de dingue, comme un coup de feu. Ziva, terrifiée, a sorti son arme. Les français ont aussitôt décidé de la prendre pour une terroriste, évidemment. Tout s’est bien passé finalement, mais tout de même, c’est un moment traumatique pour Ziva, un moment qui lui fait comprendre qu’elle a besoin de voir un psy.

Cinq ans plus tard, Ziva montre donc à nouveau la vidéo à son psy, mais cette fois, c’est pour lui dire qu’elle a surpassé une partie de son trauma : elle est désormais capable de faire la différence entre un coup de feu et une voiture qui pétarade. Tout est pour le mieux dans sa vie, donc, et elle ne compte pas se remettre avec Tony. Aha. Bien sûr que si, on le sait.

Il est ainsi logique que Tony vienne foutre la merde dans la vie de Ziva. Le vol du début d’épisode revient le hanter quand la clé USB (9.4, c’est son petit nom) attire l’attention d’un grand méchant qui n’y va pas de main morte. Il fait semblant de bosser avec des flics et s’isole avec Tony pour lui demander de lui rendre 9.4. Pour le convaincre, l’homme utilise son portable sur lequel Tali est filmée en direct avec sa nounou, Sophie. Rien que ça. Tony vient juste de les laisser ensemble.

L’air de rien, il se débrouille pour que Claudette entende sa conversation et donne toutes les infos nécessaires pour qu’elle puisse se méfier des flics dans le bâtiment, puis contacter Ziva avec un message codé. NCIS : No Country Is Safe. C’est culotté.

Ziva reçoit le message avec le feed en direct de Tali : elle quitte donc son psy aussitôt qu’ils reconnaissent la rue dans laquelle est Tali. Il y a de quoi rire : ils sont comme par hasard sur les Champs-Elysées. De toutes les rues de Paris, c’est celle-ci ? J’ai ri, mais allez, pourquoi pas, c’est une série qui se passe à Paris, faut bien faire les touristes un peu.

Ziva prévient Sophie qu’elles sont surveillées et celle-ci se met aussitôt à faire demi-tour et courir avec Tali, prétextant des soldes. J’ai ri. La gamine est trop vieille pour qu’on la balade comme ça, en vrai, mais pas encore assez pour être une adolescente insupportable qui refuse de le faire non plus. La course poursuite est rapide et mène dans des arcades où Ziva rejoint Tali et Sophie. Un petit combat plus tard, Tali est safe évidemment.

Dès que Tony capte que Tali est en sécurité car sa « mère juive » se rapproche d’elle (j’avoue, c’était bien placé et du pur Tony), il retourne la situation avec Galimard, le type qui essaie de lui voler 9.4. Comme il n’a pas envie de voir ses employés être tués pour rien, Tony finit par céder et lui rendre 9.4 en le laissant partir. Avant ça, il colle une puce GPS sur 9.4, pour être sûr de retrouver les méchants.

Bon, les méchants ne sont pas la priorité de toute manière. Ma priorité, c’est de voir Tony et Ziva être une famille. C’est ce qu’on veut tous, non ? Ils le sont quand on les retrouve : leur priorité reste Tali et ils savent que les problèmes de l’un sont les problèmes des deux autres. J’aime bien qu’il assume être probablement l’élément déclencheur des problèmes, mais que ça n’empêche pas Ziva de vouloir protéger sa fille et se mêler de ses affaires. Ils ne sont plus en couple, mais ils sont toujours une équipe efficace. Et puis, je suppose qu’on nous révélera que c’est lié à Ziva quand même. En attendant, Tony comprend que si Galimard a su trouver si vite 9.4, c’est qu’il y a un traître dans son équipe. Ziva fait aussitôt équipe avec lui.

Ils se retournent contre Henry, le collègue de Tony aperçu en début d’épisode. Cela donne une bonne scène où Ziva est toujours capable de tirer avec une précision remarquable sur un portable en mouvement. Soit. Cela leur permet de se croire en sécurité un temps. Ils savent tout de même qu’ils sont embarqués dans un truc qui les dépasse : ils décident d’envoyer Tali en sécurité dans une safehouse de Ziva, avec Sophie en qui ils ont toute confiance. Faudrait nous expliquer qui elle est si on doit lui faire confiance !

Peu importe. On enchaîne très vite sur 9.4 qu’il faut retrouver et qui est réactivée dans un grand hôpital parisien. Est-ce que c’est un hôpital, se demande Tony. A priori, si ça s’appelle Hôpital, il y a de fortes chances, hein. Il est révélé que 9.4 ne sert pas seulement à transférer illégalement de l’argent et à faciliter les vols de banque, ça permet aussi de couper le courant des hôpitaux et demander des rançons.

La série souffre d’un gros, gros, manque de crédibilité. Que la clé USB fasse ça, c’est déjà trop énorme pour y croire. Qu’en plus, les voleurs demandent à l’hôpital de payer une rançon improbable tant la somme est élevée en seulement dix minutes et que Ziva les presse de le faire pour les aider à arrêter les méchants ? Eh, c’est bon quoi. En plus, les médecins s’exécutent parce qu’ils voient deux agents du NCIS. Pardon, mais en France, le NCIS, c’est personne. Bon, ça rend la chose un brin comique, cela dit.

Ziva presse donc un médecin de payer la rançon, en français, pendant que Tony effraie le type de la maintenance avec son arme pour lui sauver la vie et arrêter les méchants lorsqu’ils récupèrent 9.4. Le problème, c’est que Tony n’est pas dans la position de force qu’il pensait. Il y a cette femme, qu’on a déjà repérée pendant le mariage du début d’épisode et qui a failli tuer Claudette, qui est juste derrière lui, avec son flingue. Elle empêche ainsi Tony de récupérer 9.4 et prend la fuite, après lui avoir dit « bonjour » sans se présenter. Il est clair qu’ils se connaissent, mais d’où ? Ca va être qui, la cousine de Ziva ? Il est clair qu’elle connaît Ziva aussi dans la manière dont elle en parle !

Tony est frustré, mais ce n’est que le début des emmerdes. Il reçoit en effet un coup de fil de Claudette qui lui fait comprendre qu’ils sont désormais avec Ziva les suspects principaux du vol : ils viennent de recevoir un virement de l’argent volé sur le compte de leur boîte pro. Ziva et Tony voient Henry débarquer pour les arrêter et prennent évidemment la tangente. Au téléphone avec lui, ils essaient de se justifier, mais les apparences sont contre eux : faire semblant d’être des agents fédéraux et braquer des médecins, ça ne joue pas en leur faveur.

Bref, les voilà qui deviennent ensemble des fugitifs. On quitte déjà Paris pour l’Italie en fin d’épisode. Bordel. Il s’est passé tellement de choses en un épisode déjà, je suis fatigué à ce stade. Tony et Ziva débarquent en Italie auprès de Boris, qui est sur le point de se marier, et m’ont fait rire à faire semblant d’être heureux pour lui afin de gagner sa confiance. J’avoue que je n’ai pas tout saisi à qui était Boris, mais c’est la prochaine étape dans leur mission pour se blanchir et retrouver 9.4, ainsi que l’argent. Ils vont bosser ensemble et monter ce plan complètement improbable où Ziva se marie avec Boris. Pour de faux, donc.

L’épisode se termine à Lyon où il est révélé qu’Henry travaille bien avec la méchante… sauf que le problème, c’est qu’ils sont dans le bâtiment d’Interpol. Est-ce que deux agents d’Interpol essaient de voler Interpol ?? La suite au prochain épisode, comme on dit dans le jargon. En espérant que ça ne fasse pas de nouveau 50 minutes, parce que c’était long là.

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NCIS Tony & Ziva (S01)

De quoi ça parle ?

Cinq ans que Tony et Ziva se sont retrouvés, avec leur fille Tali, à l’aéroport. Cinq ans qu’on n’a plus de nouvelles d’eux. Que devient donc ce couple mythique du petit écran ?

Ce que j’en attends

J’ai du mal à savoir moi-même pourquoi je vais regarder la série, mais ça se résumerait en quatre lettres s’il me fallait vraiment un argument : Ziva. C’est un personnage que j’adore, tout simplement : elle a apporté à la série d’origine tellement de choses ! La répartie avec Tony, le passé alambiqué avec Israël et le Mossad, l’histoire familiale tordue, eh, vraiment, c’est un personnage qui a tout pour plaire et que personne n’oserait écrire en 2025. Il y a vingt ans, ça passait bien. Aujourd’hui, je suppose qu’ils vont beaucoup gommer son passé pour s’éviter des polémiques.

En revanche, il y a un personnage que je déteste, et ça tient en quatre lettres aussi : Tony. Sexiste et machiste, harceleur de ses collègues, bouffon dans les ¾ de ses enquêtes, c’est un personnage avec lequel j’avais du mal avant même que ce soit mainstream de détester les personnages comme lui. Rien ne s’est arrangé avec le temps : je tiens l’acteur pour responsable de l’arrêt de la carrière d’actrice d’Eliza Dushku, parce qu’il lui a fait des blagues sexistes en coulisse et qu’il n’a pas apprécié qu’elle le dénonce et le remette à sa place. La victime s’est retrouvée compensée financièrement, virée et hop, tais-toi on n’en parle plus. Comment l’acteur peut-il encore avoir une carrière, c’est un mystère.

Pourquoi je regarde alors ? Eh. Je suis en plein conflit entre Ziva que j’adore et Tony que je déteste. La curiosité me pousse pour le reste : j’aime bien la franchise, mais ils ne peuvent pas proposer un « NCIS Paris », quoi. J’ai envie de savoir ce que ça va donner, en fait.

Note moyenne de la saison : 14/20

NCIS Tony & Ziva – S01E01 – No Country is Safe – 13/20

La série capitalise autant sur la nostalgie que la curiosité, et ça fonctionne plutôt bien quand ils le font. J’ai envie de voir les deux personnages principaux se retrouver, même si j’ai aussi envie que Tony meure, par exemple. Par contre, si j’adore l’actrice et si c’est fun de se prendre des coups de vieux…

NCIS Tony & Ziva – S01E02 – No Friend of Mine – 13/20

Je suis sûr que l’intrigue n’a rien de compliqué, mais je me suis laissé perdre dans l’insipide suite d’explications à rallonge. Qu’importe, je suis surtout là pour les personnages et, de ce point de vue-là, c’est un plaisir de les retrouver. Après, je suis désolé, mais la simplicité des enquêtes de la franchise manque quand…

NCIS Tony & Ziva – S01E03 – Cover Story – 15/20

Je pensais que la fatigue allait me faire détester cet épisode, finalement, elle fait que je suis plus indulgent. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu dans cet épisode qui s’éloigne du fil rouge pour des moments plus comiques et plus raccords avec le couple Ziva/Dinozzo. Concrètement, cet épisode réussit à me faire apprécier davantage…

NCIS Tony & Ziva – S01E04 – Wedding Crashers – 16/20

La construction de la saison a le mérite de me surprendre en bouclant plus vite un pan de l’intrigue que je ne l’imaginais. C’est une bonne chose, car ça aurait tiré en longueur autrement ! Du côté des personnages, je trouve cet épisode un peu plus prenant, que ce soit grâce aux scènes d’action, aux deux…

NCIS Tony & Ziva – S01E05 – To Be Determined – 15/20

Allez ! Les enjeux s’accélèrent dans l’épisode maintenant que les masques tombent les uns après les autres. Les scénaristes continuent de mettre quelques gags et même si dans l’ensemble, c’est très prévisible et pas toujours bien logique quand on s’attarde sur des détails de l’intrigue, je dois bien dire que la série fonctionne déjà mieux qu’à…

NCIS Tony & Ziva – S01E06 – We’ve Got Company – 15/20

Voilà un épisode très détaché du reste de la saison, mais ça fait du bien de pouvoir respirer de ce fil rouge inutilement complexe et pas franchement intéressant. Là, les enjeux sont clairs et bien menés. Certes, il y a des moments prévisibles et des grosses ficelles qui plombent un peu le rythme, mais l’épisode…

NCIS Tony & Ziva – S01E07 – Dark Mirror – 14/20

Un épisode avec assez peu d’action, mais des approfondissements de chaque personnage principal vraiment bienvenu. J’ai aimé la manière dont les scénaristes usaient de tous les subterfuges possibles pour développer les dynamiques et les relations de manière plutôt cohérente. C’est à souligner principalement parce que le reste de l’intrigue et de l’action n’est pas toujours…

NCIS Tony & Ziva – S01E08 – Fire Sale – 14/20

Il faut bien avouer que j’ai totalement lâché la série à quelques épisodes de sa fin. Franchement, les intrigues d’espionnage alambiquées à la mords-moi-le-nœud ne parviennent pas du tout à m’accrocher. Heureusement, les personnages sont sympathiques pour la plupart et il y a quelques situations comiques qui font que la série reste plaisante à regarder,…

NCIS Tony & Ziva – S01E09 – Ride or Die – 14/20

Le rythme s’accélère et le dernier épisode a de quoi remonter le niveau, je pense, parce que j’aime bien comment cet épisode de transition nous mène vers une intrigue finale qui devrait permettre la victoire des héros après quelques épreuves de plus. La construction de la saison est basique, mais pourquoi pas. Quant à cet…

NCIS Tony & Ziva – S01E10 – Full Circle – 14/20

Eh bien, la saison s’achève sans que la qualité ne soit vraiment au rendez-vous. Vraiment, tout du long, ça aura été une série qui surfe uniquement sur la hype de ses personnages et sur les dynamiques. Cela fonctionne juste assez, en vrai : on s’amuse bien, il y a ce qu’il faut de suspense et on…

Alien Earth – S01E05 – In Space, No One… – 18/20

Je ne peux pas ne pas spoiler, même dans ces lignes, alors à vos risques et périls si vous lisez ceci, mais sachez que je suis dépité ! Quel gâchis ! Je passe la critique à répéter la même chose : c’est un excellent épisode, mais il aurait été encore plus parfait en tant que premier épisode de la série (quitte à le transformer en double épisode en l’alternant avec une autre intrigue). Vraiment. À part me confirmer que je déteste les flashbacks qui sont loin d’être toujours utiles et peuvent même être contreproductifs, cet épisode ne m’apprend rien. Il était hyper cool, bien plus passionnant à suivre que les précédents, et réussissait à créer de vrais enjeux… alors même qu’on savait déjà comment il finirait.

Spoilers

Que s’est-il passé dans le fameux vaisseau avant qu’il ne se crashe en ville ?

Well, that would suck for you, wouldn’t it?

Étrange générique d’épisode qui nous remet dans l’ambiance, mais nous renvoie aussi en arrière de quelques semaines : 17 jours avant d’arriver sur Terre, Morrow s’est fait réveiller par un des scientifiques du premier épisode. Nous sommes de retour dans le vaisseau qui s’est crashé et on va nous faire apprécier tous les personnages qu’on sait déjà mort.

C’est con, parce que l’un des plus gros reproches que je fais à la série, c’est justement qu’on n’a pas d’enjeux : on ne s’attache pas aux personnages et, de toute manière, les personnages principaux survivent tous sans problème. Si la série avait commencé par là, elle aurait été beaucoup plus engageante, je trouve. En effet, Morrow découvre qu’il y a eu rupture de confinement et que des aliens se sont échappés dans leur vaisseau.

Le capitaine est décédé, attaqué par une des pieuvres extraterrestres. Le protocole est peu engageant en plus : on dit aux membres de l’équipage restant de mettre le capitaine en cryosommeil pour le reste du voyage, alors même qu’il est déjà mort. Morrow fait ce qu’il peut pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et est apparemment le plus haut gradé restant, car tout le monde fait ce qu’il dit, même s’il est en caleçon. Allons bon. Il est chef de la sécurité.

En vrai, je trouve que c’est beaucoup plus engageant que le premier épisode de la série : on sent une certaine panique qui émerge face à la situation, sauf chez Morrow. Forcément, c’est un synthétique. Les autres n’ont pas l’air de le savoir, cependant. Morrow donne quelques ordres à l’équipage pour que tout le monde vérifie si les aliens sont bien enfermés de manière sécurisée. Il apprend ensuite que le vaisseau n’a plus de matériel de navigation. Cela le transforme en missile, parce qu’il n’y a apparemment aucun système de sécurité dans ce futur, et en missile qui, en plus, se dirige droit sur la Terre. Superbe.

Dans la scène suivante, on voit Morrow se confronter à une femme qui semble avoir pas mal d’autorité sur le vaisseau aussi. Et pour cause : elle couchait avec le capitaine, Bronski. Morrow la remet rapidement à sa place de subalterne, en précisant bien, évidemment, qu’elle n’avait pas droit de coucher (son argument, c’est qu’elle se sent seule… Bon courage pour expliquer ça à une machine !) et surtout que la seule chose qui lui importe à lui, c’est leur cargaison. Les vies humaines (y compris celle du chat, ah) n’importent que peu à Yutani, leur boss.

Une autre scène nous permet d’en savoir plus sur Yutani, fournissant des explications que nous n’avions pas eu si clairement au premier épisode : le but de la récolte d’alien, c’est d’avoir davantage de pouvoir et de force de frappe face aux autres entreprises. Dans le même genre, c’est au détour d’une réplique qu’on explique que la « Mère » du vaisseau est un ordinateur. C’est tout con, mais ça éclaire de manière bien plus explicite une partie du début de la série.

Bref, Morrow mène ensuite son enquête sur la rupture de confinement pour comprendre ce qu’il s’est passé. Il y a eu un incendie qui s’est déclaré et le capitaine s’est fait attaquer par un bébé Xénomorphe. Il n’était pas le seul en revanche. Pardon, mais, encore une fois ?? Tu mets ça en scène d’accroche de la série avec le compte à rebours (17 jours avant l’arrivée/le crash sur Terre) et ça fait flipper bien plus que n’importe quelle scène du premier épisode ? Tu commences par l’attaque, puis générique, puis réveil de Morrow. C’est tellement plus engageant que Wendy ? Et puis, sincèrement, ça peut mener à de la saison excellente et grave ambitieuse quand tous les personnages se font tuer dans le crash et que seul Morrow survit – le faisant passer de héros un peu chiant à antihéros ? Vraiment, je ne suis pas scénariste, mais face à un cas comme ça, j’aimerais l’être, parce qu’il me semble que cet épisode est bien meilleur que le premier !

La seule chose qu’il me manque sur cet épisode, c’est un peu plus de noms donnés clairement. Je sais, ils en ont tous sur leur veste, mais bon. Morrow continue son enquête, se rince l’œil en regardant les coucheries du capitaine et s’aperçoit que l’incendie est un acte criminel. Il en parle à deux mécaniciens, puis les menace pour être sûr qu’ils ne révèlent rien aux autres. Il accorde ensuite sa confiance à un technicien, m’enfin, c’est une confiance relative obtenue avec un couteau sous la gorge, tout de même.

Un énième flashback nous révèle que Morrow avait une petite fille quand il est parti dans l’espace, mais que celle-ci est morte dans un incendie à l’âge de 18 ans. J’ai du mal à capter, pour moi, il est un synthétique puisqu’il n’est pas ressenti par les Xénomorphes…

En parallèle, on suit Zoya Zaveri (celle qui couche avec le capitaine à ça écrit sur sa veste) faire son deuil de Bronski. Lors de sa petite cérémonie improvisée, elle ne remarque pas que malgré le cryosommeil, le Xénomorphe bouge toujours. On sait vers où on se dirige, mais ça aurait été un putain de suspense de commencer par là. Je vais être en boucle sur la question, vraiment. La seconde parle ensuite à l’ordinateur de bord pour l’informer de la situation et obtenir des recommandations. Elle se fait bully par Mère qui lui ordonne de reconnaître que la survie de la cargaison est le plus important désormais, sinon elle perdra son rôle de capitaine du navire vite obtenu à la mort du capitaine.

Alors que tout le monde retourne dormir, une explosion se fait ressentir sans être entendue, puisque nous sommes dans l’espace. On apprend rapidement, en même temps que Zaveri et Morrow, qu’ils ont bien un saboteur à bord. On s’en doutait. Leur vaisseau se transforme désormais en flèche se dirigeant vers la Terre, et ce n’est même pas leur plus gros problème. En effet, le plus gros problème, c’est qu’ils découvrent que le Xénomorphe a réussi à implanter un embryon dans le capitaine ET que l’embryon s’est échappé du cryosommeil.

Une menace n’étant pas suffisante pour menacer ce vaisseau auquel je m’attache ENFIN, maintenant que c’est trop tard et que je sais qu’il va se crasher, nous retrouvons ensuite Chibuzo, une scientifique, dans son laboratoire où elle est entourée d’espèces extraterrestre en tous genres. C’est tellement plus intéressant que bien des scènes de laboratoire imposées jusqu’ici : on la voit travailler sur l’espèce 19 pour comprendre comment elle se nourrit après deux semaines affamée. Apparemment, elle ne se nourrit pas d’animaux morts, en tout cas. Par contre, elle est assez maligne pour sortir de son confinement, en rouvrant l’appareil dans lequel elle est censée être. Chibuzo est concentrée sur le mauvais spécimen : elle ne voit rien. En revanche, l’araignée-œil, mon spécimen préféré, est étonnamment attentive sur la question. Mieux que ça : elle essaie de prévenir Chibuzo ?

Je sais, je colle une attitude humaine à un extraterrestre et c’est probablement con de ma part, mais c’est intéressant car ça renverse la perspective sur cet alien. Et au risque de me répéter : ça aurait rendu le reveal de sa manière de tuer encore plus terrifiant si on avait eu l’occasion de penser que c’était une créature mignonne avant. Putain, mais ils ont tout raté ?

L’espèce 19 qui s’est échappée est vite rattrapée, mais pas avant d’avoir eu le temps de déverser quelques bébés dans la gourde de Chibuzo. Cela fait réfléchir sur les endroits où je laisse trainer ma gourde, je suppose… Et en même temps, la sienne ne se ferme apparemment jamais, c’est vraiment pas très rassurant. Chibuzo ramène sa gourde à une réunion dans la cafétéria où tout le suspense consiste à savoir si elle va boire et quand. Ce n’est pas elle la victime des scénaristes : c’est le jeune mécanicien un peu teubé qui prend en s’étouffant avec son sandwich. Ca lui apprendra à manger et boire, je suppose, alors qu’on lui apprend la mort du capitaine, l’évasion d’un Xénomorphe et la présence d’un saboteur sur le vaisseau.

Franchement, je rejoins Chibuzo : ils sont tous bien trop calmes face à la situation. Morrow arme Zaveri et un autre second avec des armes non-léthales pour capturer le Xénomorphe, mais tout dérape de plus en plus à bord du vaisseau. D’abord, le jeune mécanicien se met à cracher du sang et s’effondrer, parce qu’il a des extraterrestres dans le corps. Ensuite, Chibuzo et Zaveri se rendent compte que l’araignée-œil (gentiment nommée « L’œil ») s’est échappée. Enfin, Morrow découvre que quelqu’un d’autre est réveillé sur le vaisseau, ce qui leur permettrait de connaître l’identité du saboteur.

Il poursuit son enquête en tant que chef de sécurité : il regarde tous les journaux de bord et la communication des employés du vaisseau, jusqu’à trouver ce qu’il cherche. Un certain Petrovien est donc bien réveillé alors qu’il ne devrait pas : il a passé un marché avant ça un marché avec Kavalier. Bordel. Allez, la révélation permet de justifier pourquoi on nous sort cet épisode sous forme de flashback… mais vraiment, je reste persuadé qu’avoir les informations dans l’ordre aurait été bien plus judicieux pour me faire accrocher à la série.

Eh, cet épisode a même un rythme bien plus rapide que les autres de la série. Il se passe en une heure plus de choses que sur le reste de la série, quasiment. J’exagère un peu, mais pas loin. Je suis en tout cas bien plus intéressé par le sort des personnages dans cet épisode alors que je sais qu’ils vont mourir. Ca aurait pu faire un bon double épisode, en alternant peut-être avec quelques scènes sur Terre et Wendy, si vraiment ils y tiennent…

Je suis en boucle, je sais, mais ma frustration est énorme face à cet épisode qui n’en finit pas de surprendre par de bonnes idées. Ainsi, on découvre qu’il s’est passé plein de choses non vues dans le premier épisode : Chibuzo et un autre scientifique essaient ainsi de sauver la vie du jeune mécanicien infecté par des « tiques » extraterrestres. C’est très dommage : en essayant de les retirer, ils provoquent une réaction de défense de la part des tiques qui libèrent un gaz les infectant.

Face à la situation, Morrow (qui était déjà contre le sauvetage) et Zaveri (capitaine l’ayant autorisé) sont forcés de confiner cette pièce. Cela ne sert plus tellement à grand-chose, malheureusement : les tiques ont survécu, pas l’équipage. Les tiques s’échappent, Zaveri est sous le choc, Morrow récupère le commandement du vaisseau, parce qu’il faut bien essayer de faire quelque chose pour se sauver. Ce n’est pas gagné cette affaire. En fait, on sait même que c’est perdu d’avance.

L’objectif de Morrow reste de protéger la cargaison, mais celle-ci est de plus en plus en train de s’échapper. Pire, il y a toujours le saboteur à bord. C’est de dernier qui tue un des derniers personnages encore en vie, le Xénomorphe ayant commencé (même si on ne le voit pas assez) son petit travail de meurtres de masse. Alors qu’il est confronté à Petrovitch, le saboteur, Morrow ruse pour le prendre à revers. Morrow a ainsi pu tuer Petrovitch. Dire que ce dernier avait fait tout ça pour avoir une meilleure vie offerte par Kavalier, tout ça pour mourir comme ça ? Et Morrow a tellement de force, il ne peut qu’être synthétique ? Je ne peux pas croire qu’un humain soit si fort et parvienne à contrôler sa peur face au Xénomorphe ! Les tiques, elles, décident de s’infiltrer dans le corps encore chaud de l’homme tué par Petrovitch… Est-ce que c’est une piste ouverte pour la suite de la série ?

De son côté, Zaveri essaie de faire son deuil des scientifiques, mais change vite de perspective lorsqu’elle est confrontée à un Xénomorphe. Celui-ci tombe discrètement dans son dos et ne l’attaque pas directement. Honnêtement, la course poursuite est peu crédible après le massacre du premier épisode où on l’a vu être bien plus terrifiant et rapide que ça encore, mais quitte à le redire, ça aurait été très efficace si on l’avait découverte comme ça au tout début de la série. On sait que Zaveri va mourir au moment où Morrow la sacrifiera, et donc qu’elle ne va pas s’en sortir.

Pourtant, Zaveri est assez rapide et échappe bien au Xénomorphe. Elle s’enferme dans une pièce avec le dernier mécanicien, découvrant alors que celui-ci s’est fait attaquer par l’araignée-œil. C’est improbable ! L’extraterrestre s’était attaqué au dernier mécanicien, qui s’en prend désormais à Zaveri. À mes yeux, elle était donc morte… et pourtant, ce n’était pas possible. C’est rapidement confirmé qu’elle est en vie : le Xénomorphe se barre, laissant la voie libre à Morrow pour venir constater ce qu’il s’est passé.

Morrow s’attaque donc à l’Œil alors que le Xénomorphe revient. D’accord. On assiste alors à une confrontation entre Œil et Xénomorphe. Putain. C’est tellement plus sanglant et bien foutu que tout le début de la série ! Je n’aimerais pas être à la place du mécanicien. Et… En fait… L’œil a voulu sauver Zaveri ? Parce que, non, Zaveri n’est pas morte. En fait, elle se réveille juste à temps pour assister au combat entre les deux aliens. Terrifiée, elle prend la fuite, à la suite de Morrow.

On en revient alors au début de la série, quand Morrow refuse de sauver la vie de Zaveri. C’est tellement odieux de faire ça. Seul un sytnhé peut avoir si peu d’émotion. Zaveri se fait donc tuer par le Xénomorphe (vraiment, cette fois, je ne vois pas comment elle pourrait s’en sortir entre ça et le crash, même si j’ai un doute du fait que l’Œil a essayé de la sauver une fois) à cause de Morrow et ça aurait fait une fin de double épisode incroyable de voir le vaisseau se crasher et enchaîner sur la suite. Tant de potentiel gâché ! L’épisode est excellent, cette semaine, mais en début de saison, il aurait été incroyable, tout simplement. J’aurais été tellement plus dégoûté de la mort de Zaveri si j’avais vu les choses dans cet ordre ?

La fin d’épisode nous ramène dans le présent de la série où Morrow rencontre finalement Yutani qui lui offre accès illimité à ses ressources puisqu’il a réussi à sauver la vie de la cargaison. Le générique de fin est très cool, mais en vrai, on ne va pas se mentir, vous aurez compris qu’à mes yeux, la série a raté son meilleur épisode en le plaçant au mauvais endroit dans la saison. Après, je ne dis pas, un épisode sans Wendy, ça fait du bien finalement…

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