Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.

 

Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

Riverdale – S06E11

Épisode 11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.

Spoilers

Tabitha veut sauver son business de Percival, quitte à s’appuyer sur le passé pour le faire.

And also I’m not Jughead, I’m an angel.

Au secours. L’épisode se centre sur le Pop’s et il est assez clair dès le départ qu’on va nous faire des flashbacks au passage. Eh oui, le sort de Pop’s est en danger cette fois-ci. Le diner serait selon Percival un excellent emplacement de gare, et il souhaite donc raser le business de Tabitha pour en faire le lieu de passage d’un train… mais sans fermer le bar en-dessous. Toni ne le croit pas, mais elle n’est pas d’une grande aide à Tabitha.

En fait, Tabitha est laissée seule face à ce grand-méchant : Archie guérit encore de ses blessures, Betty a peur de lui, et quand elle trouve finalement de l’aide chez Cheryl… Cheryl a d’abord besoin de contrôler son pouvoir de pyromanie qui explique qu’elle mette la clim à fond. Super. Au moins, elle est assez maligne pour ENFIN découvrir les pouvoirs de son mec. Il serait temps de se mettre à jour sur ce qu’il se passe, franchement. Elle semble en tout cas n’avoir aucun mal à se faire à l’idée des pouvoirs de tout le monde.

Cela ne l’aide pas vraiment à sauver Pop’s pour autant. Pour ça, elle peut heureusement compter sur son grand-père qui lui fournit une boîte à souvenirs prouvant l’importance du diner pour la ville. Il est même dans le Green book, c’est dire (pour rappel, le green book c’est une sorte d’annuaire de références des boutiques et adresses pour Afro-américains, de manière à ce que tout le monde puisse avoir un lieu où aller).

Kevin est de retour dans cet épisode autrement, et il fait son retour pour venir en aide à Percival et espionner Tabitha pour lui. Il indique ainsi que Tabitha est en train de se rebeller contre Percival, et ça ne lui plaît pas du tout. Forcément. Il lui envoie donc… un type armé d’un pistolet, pour la flinguer en plein milieu de Pop’s. C’est problématique.

Alors que Tabitha finit à l’hôpital, avec Jug à son chevet, elle plonge dans un coma bien particulier. On nous fournit alors un épisode de Noël (je crois ?) en 1944. C’est super, franchement, c’est vraiment ce dont j’avais besoin, hein. J’espérais avoir un épisode centré sur Tabitha, car j’aime le personnage et l’actrice, mais… Pas comme ça. Quel enfer, franchement.

La voilà donc plongée dans un flashback qui n’a rien à voir avec la réalité, où elle interprète un rôle différent, Teresa, et se retrouve à parler à nouveau Raphael, l’ange qui était venu lui rendre visite dans la dimension parallèle. Elle semble s’en souvenir, allez comprendre pourquoi, et fait donc entièrement confiance à l’ange qui, de toute manière, a désormais l’apparence de Jughead. Cela aide bien.

Il lui explique rapidement les règles de l’épisode : elle seule peut voir l’ange, mais personne ne se soucie de la voir parler seule, et elle doit à présent remplir une mission pour… Pour quoi au juste ? Pour revenir à la vie dans la réalité ? Mystère. En tout cas, elle se donne corps et âme dans sa mission quand elle la découvre : Riverdale est sur le point de devenir une ville du coucher de soleil, avec une loi qui empêcherait les personnes noires de sortir une fois la nuit tombée.

Il est hors de question pour elle que ça arrive, et elle fait tout ce qu’elle peut pour l’empêcher, s’opposant à un Percival du passé qui est évidemment raciste. En fait, ça sort un peu de nulle part dans l’épisode, mais le voilà raciste et prêt à tout pour que la ville soit débarrassée des personnes noires. Heureusement, elle peut compter pour ça sur l’aide d’Artie, avec un t, oui. Je ne cherche même pas à savoir qui il est censé être à ce stade.

De toute manière, peu importe : l’intrigue est ailleurs, avec une ville de Noël où Tabitha et Pops reçoivent une famille pourchassée pour avoir osé sortir de nuit. Cette famille est interprétée par Toni, Fangs et baby Annie (ça change de nom, ma foi). Concrètement, Percival et Kevin veulent s’en prendre à cette famille, mais Tabitha réussit à utiliser ses connaissances du futur, du droit et un miracle de Noël, provoqué par un Raphaël d’abord réticent, pour empêcher une arrestation de justesse.

Mieux, en présentant cette famille au maire de la ville, elle parvient à le convaincre de ne pas faire de Riverdale une ville du coucher de soleil. Malheureusement pour elle, cela énerve grandement Percival qui décide de s’en prendre à elle en lui tirant dessus.

Suite à cette nouvelle fusillade, voilà donc Tabitha qui se retrouve en 1968 dans le rôle de Tina. Il n’en faut pas plus pour qu’elle essaie d’empêcher le meurtre de Martin Luther King. Rien que ça ? Cette fois-ci, c’est Toni qui joue le rôle de l’ange dans cette intrigue. Il essaie donc de lui expliquer qu’il ne s’agit pas de sa mission et qu’elle ne peut rien faire pour changer l’Histoire.

Euh… OK ? Voilà Tabitha forcée de faire face à la mort de Martin Luther King et aux réactions de la communauté de Riverdale. Le problème ? Le FBI, interprété à nouveau par Percival et Kevin, veulent s’en prendre à cette communauté et interdire les rassemblements – ce qui provoquerait des émeutes. À quel moment a-t-il été décidé que Kevin serait aussi un antagoniste de la saison ? Mystère. Cela ne semble jamais perturber Tabitha qui ne se concentre que sur Percival de toute manière.

Un appel au FBI plus tard, Tabitha est capable de parler directement au directeur (allons savoir comment) et de lui expliquer qu’elle connaît ses documents secrets. Le cours d’Histoire est appréciable et fonctionne plutôt bien, même si les données évoquées le sont trop rapidement. En tout cas, ça permet de faire virer l’agent Percival. Manque de bol pour Tabitha, Percival devine d’où vient le problème et se démerde pour mettre une bombe chez Pop’s.

Tabitha se rend compte à temps de la présence de la bombe et la sort en vitesse du diner. Apparemment, la mettre dans une poubelle suffit à limiter les dégâts sur le restaurant, mais elle meurt tout de même. Suite à l’explosion la voilà devenue Tina, une serveuse du bar dans les années 90. Enfin… En 1999, quoi. Il est temps de passer aux années 2000, oui. J’aime le fait que le look de l’actrice s’adapte à chaque époque et qu’il soit question à chaque fois de questions de droits des personnes noires, parce que ça nous fait un cours d’histoire rapide, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être sacrément mauvais.

Dans ce nouvel acte, Tabitha/Tina se retrouve à devoir percer un nouveau mystère : un jeune tague un grand 88 sur Pop’s, et c’est un symbole raciste. Bien sûr, sa haine vient du pouvoir de persuasion de Percival qui tient une boutique en ville. Allez comprendre. Quand Raphael se pointe sous les traits de Betty, il nous annonce que Tabitha a réussi à voyager dans le temps plus rapidement que les fois précédentes – donc avant d’être touchée par l’explosion. Il lui explique aussi que la haine est instinctive chez certaines personnes.

Mais alors qu’il fait ça, il observe les photos prises par Tabitha dans la boutique de Percival et reconnaît des objets mythologiques importants, notamment le Graal. Selon Raphael, le Graal serait carrément un talisman qui permettrait à Tabitha de revenir à son époque, rien que ça. Ils vont loin encore cette année les scénaristes, mais de toute manière, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent désormais.

Genre, tout ce qu’ils veulent, même de faire de Tabitha une championne d’escrime (????) capable de se battre en duel contre Legion, parce que c’est lui que représente Percival. OK. Elle le bat, mais ne parvient pas à le tuer : Legion s’enfuit avant, ce qui laisse Tabitha seule avec le saint Graal. Un milkshake dans le St Graal plus tard, voilà Tabitha de retour dans le présent, prête à utiliser une boîte de conserve pour ne pas se faire tirer dessus.

Elle n’a plus qu’à expliquer à Jug qu’elle a aussi un pouvoir : elle peut remonter le temps à l’aide d’un ange. Ils en fument vraiment de la bonne dans la salle des scénaristes. Ce n’est que le début pourtant, parce que maintenant qu’elle est de retour, elle peut maîtriser bien mieux son pouvoir et se déplacer aussi dans le futur.

La conclusion de l’épisode ? Elle explique à Jug, Cheryl, Betty et Archie (sorry Veronica ??) qu’ils sont en train de se battre contre un Percival qui n’est probablement pas humain et se battent dans une guerre qui les dépasse complètement. A tel point d’ailleurs que quand elle se rend dans le futur à l’aide de son talisman – qui est finalement Pop’s et non le Graal – pour voir ce que devient la ville, elle se rend compte qu’il n’en reste plus que Pop’s, complètement abandonné. Partout autour, la ville n’est plus que cendre. Il n’en faut pas plus pour qu’elle en arrive à la conclusion que nos héros sont en train de se battre pour éviter l’Apocalypse, dont Riverdale serait l’épicentre.

Rien que ça !!!

Compteur d’Archie à poil : Nope, pas d’Artie dénudé, pas d’importance de l’acteur dans cet épisode.

Riverdale – S06E10

Épisode 10 – Folk Heroes – 08/20
J’avais un peu trop d’espoir en lançant cet épisode, mais finalement, la série est toujours aussi médiocre. Lors des épisodes précédents, je m’attendais à une intrigue naze donc je m’étais laisser embarquer par de la mauvaise SF… mais là, j’espérais retrouver cette même sensation et c’est juste un énorme non, beaucoup trop de choses n’allaient pas. Au moins, le compteur repart, c’est déjà ça.

Spoilers

Percival continue d’avoir les plein pouvoirs sur la ville. Cette fois, il s’attaque au cas des commerces de la ville, espérant bien pouvoir les gérer tous.

SET HER ASS on fire !

Pickens veut maintenant se faire bien voir de Veronica, alors il demande de pouvoir résider dans son casino, parce qu’évidemment le casino fait aussi hôtel de luxe. Il n’a même pas besoin d’utiliser son pouvoir pour la convaincre : le fait qu’il sache chanter suffit apparemment. Il en faut moins que ça pour qu’il soit détesté de Tabitha : il décide de proposer la réinstauration d’une statue à l’image de son ancêtre raciste et la suppression de la mention de Pop’s sur le panneau de la ville.

Ah, on ne peut pas arrêter le progrès. On peut en revanche, assez facilement, décider de monter l’une contre l’autre Tabitha et Veronica. C’est donc ce qu’il décide de faire dans cet épisode, parce que pourquoi pas. Assez rapidement, Tabitha est donc dégoûtée de voir que le Babylonium obtient les faveurs du conseil des quatre et est de plus en plus fréquenté.

Tabitha et Toni décident donc d’aller observer la concurrence directement sur place et découvrent que Veronica fait servir gratuitement des burgers et des milkshakes alcoolisés dans son casino. GRATUITEMENT. Logique ? Il faut dire qu’elle doit être riche avec trois ans de paiement cash de la part de Percival pour simplement loger chez elle.

Enfin, ça, c’est le départ de son plan. La suite est d’aller convaincre Veronica qu’il est capable de remplacer Reggie et qu’elle ferait mieux de se débarrasser de lui. En effet, Reggie détourne tranquillement de l’argent et des machines du Babylonium. Bref, il est rapide pour Veronica de rompre avec Reggie et de l’exclure du casino comme si de rien n’était, avant de faire de Percival son conseiller.

Pfiou. C’est n’importe quoi ? Il y a pire après. Tabitha et Toni font équipe pour rameuter un max de gens dans le bar de Toni (quel intérêt pour Tabitha ?) : elles décident de monter sur scène pour nous faire des stripteases. Cela ne plaît pas à Veronica qui vient observer incognito ce qu’il se passe (par incognito, j’entends qu’elle met sa perruque blonde), ni à Fangs qui voit Toni faire des stripteases alors qu’elle devrait se battre pour récupérer Bébé Anthony (j’avais déjà oublié tiens), ni à Pops qui voit Tabitha servir de la bière à ses clients. Bien sûr, les clients se mettent aussitôt à pisser derrière Pops plutôt que dans les toilettes, car c’est ce que provoque la bière. OF COURSE.

De toute manière, malgré tous les efforts de Percival, il n’est pas si simple de se mettre en travers des chemins de Veronica, Toni et Tabitha à la fois. Les filles trouvent donc un arrangement pour que les business de chacune coopèrent et permettent de se partager les profits de manière équitable. Au passage, elles s’enrichissent et font chier Percival avec un girl power tout fun. Le seul problème ? Cela énerve Percival qui décide en fin d’épisode qu’il est temps de mettre un terme à la carrière de Tabitha…

En parallèle, Betty se remet à porter des lunettes de soleil noires. C’est une bonne chose pour se rappeler que le trio de héros est censé avoir des pouvoirs cette saison. D’accord, Jug avait déjà fait un résumé en début d’épisode, mais bon, on oublie vite avec eux. Comme les scénaristes, au fond.

Betty, Archie et Jug continuent donc la bataille contre Pickens, et elle passe désormais par la volonté de redevenir un exemple pour la ville, exactement comme le fait Pickens. Jug teste une théorie selon laquelle on peut résister au pouvoir de persuasion de Pickens en réfléchissant et en se concentrant sur ce qu’on est, puis une autre selon laquelle Archie pourrait devenir un héros de la ville.

C’est facile : il suffit de le faire devenir homme le plus fort du monde. Pour ça, ils peuvent compter sur son pouvoir et sur le livre des records Guiness. Allez, c’est une facilité scénaristique, mais ça m’a fait rire ; de même que ça m’a fait rire qu’Archie vire tout le monde de l’El Royale pour retransformer son projet en gymnase. Après tout, c’est ce qu’il était censé être – et certainement pas une caserne de pompiers n’est-ce pas ?

Avant de devenir un gymnase, ça devient une sorte d’attraction touristique cependant. C’est donc au sein d’El Royale qu’Archie décide de devenir l’homme le plus fort du monde en s’enfermant dans un congélateur ou en se faisant frapper par plein de types de la ville. Le but ? Jug veut faire d’Archie une légende vivante. Il en est même prêt à lui construire une statue, rien que ça.

Il est aussi prêt à nous ramener Kelly KO, le fameux pote de Katy Keene. Veronica n’a pas la chance d’en parler malheureusement, mais bon, le type gère ça très bien tout seul… jusqu’à ce qu’il se fasse avoir par Percival. Percival arrive en effet à le convaincre de traverser devant des voitures, histoire qu’il se fasse opérer. Le pauvre. Il faut dire que Percival n’avait pas réussi à faire en sorte qu’Archie se suicide, parce que le cutter qui trainait par là. C’est bien normal, non, tout le monde laisse traîner des cutter dans les gymnases.

Bref, on s’en fout, l’essentiel est que Percival obtient ce qu’il veut, une fois de plus : il décide de se battre contre Archie sur le ring à la place de Kelly KO. Je ne vois pas trop l’intérêt de cette intrigue ou de ce match, mais bon, on l’a. Et pendant le combat, Percival nous fout une sacrée droite qui… fait saigner Archie. AH.

Si Archie parvient à ignorer le pouvoir de persuasion de Percival, il redevient apparemment humain à son contact. C’est problématique et ça attaque sa confiance. Il ne peut pas perdre de toute manière : s’il perd, il devra inaugurer lui-même la statue de l’ancêtre Pickens. Pas idéal comme plan… Et ça explique qu’Archie se relève autant de fois que possible avant d’être mis KO super rapidement. Bon, ben, c’est con pour l’homme le plus fort du monde. En plus, le type du Guiness Book est dans la salle aussi, alors il perd son rôle quoi.

Cela nous mène à une scène débile dans le vestiaire où Archie est mis face à sa statue et où Betty dit avoir entendu parler du match avant, mais demande quand même à Archie ce qu’il s’est passé. C’est drôle. Le trio trouve assez rapidement l’origine de la toute puissance de Percival : il a trouvé le Palladium et l’a récupéré. C’était facile pour lui : il suffisait de charmer Alice pour qu’elle l’emmène dans la chambre de Betty, puis de charmer Betty pour qu’elle donne toutes les infos juteuses. Ma foi, c’est rare que les scénaristes trouvent des explications si logiques et rationnelles, bravo à eux, hein.

Pendant ce temps, les scénaristes n’ont plus rien à faire de Britannia. Ils décident donc de se séparer de son personnage : maintenant que ses parents savent qu’elle est prête à être adoptée par Cheryl, ils changent d’avis et veulent à nouveau d’elle ?? Le départ de Britannia nous laisse en tout cas Cheryl seule et fiévreuse, et ça suffit à ce qu’elle nous fasse des cauchemars où elle brûle vive. Au moins, comme c’est un cauchemar, ça explique la médiocrité des effets spéciaux.

La médiocrité de l’intrigue, elle, n’a pas d’excuse : on retrouve ainsi Darius, l’infirmier de nuit de Cheryl, pour une courte scène où elle le drague à dire que son corps à elle est chaud. Tellement chaud, en fait, qu’à son réveil, son infirmier a brûlé de la tête aux chevilles. Pas plus que ça. Le type se retrouve en combustion humaine spontanée, ce symptôme très connu et très répandu qui est facilement expliqué par le médecin légiste, blasé de ce qu’il voit.

Vous me direz, il en a vu d’autres à Riverdale. En tout cas, l’information devrait faire peur à Cheryl, mais sa panique est dénuée de logique : elle est heureuse de savoir que Betty va rester veiller sur elle pour s’assurer qu’elle ne brûle pas elle aussi. Euh ? La dernière personne qui la regardait dormir a brûlée vive ?

Finalement, ce n’est pas ce que fait Betty. Elle plonge Cheryl dans un bain de glaçon qui permet d’atténuer sa température, puis appelle une division spéciale du FBI qui s’intéresse aux cas paranormaux. Allez, j’écrivais hier dans un article que Fringe me manquait, j’aurais dû faire attention à ce que je demandais apparemment (entre ça et le téléphone de Percival tout droit sorti du passé et me rappelant l’épisode en noir et blanc de la série…). L’agent Drake débarque donc à Riverdale (d’où je la connais elle ?) pour rappeler que la combustion humaine spontanée est très rare.

Et si Betty connaît bien la combustion humaine spontanée, elle n’a jamais entendu parler de pyrokinésie, figurez-vous. L’agent du FBI lui explique en effet que quelqu’un est peut-être en train de développer ce nouveau pouvoir. Ah top, je veux bien un pouvoir pour Cheryl, et ensuite pour Veronica. Bon, on commence par Cheryl en tout cas, et elle doit donc apprendre à allumer le feu de cheminée à distance.

Cela paraît super simple. Il suffit d’énerver un peu Cheryl et de lui mettre une photo de sa mère pour qu’elle nous lance des flammes et s’évanouisse. Cela paraît super difficile à gérer… mais en fin d’épisode, elle n’a aucun mal à nous allumer des bougies, simplement parce qu’elle est en train de lire Charlie. C’est un bon bouquin, d’accord, mais bon, je n’ai pas appris à lancer du feu mentalement grâce à lui, croyez-moi.

 

Compteur d’Archie à poil : +3. Yes, c’est le retour des intrigues de boxe, alors forcément, le nombre augmente. Il va falloir rattraper le retard de cette saison, après tout.