Quantico – S03E06-07

Épisode 6 – The Heaven’s Fall – 14/20
Malgré une énorme surprise en cours d’épisode – et une mauvaise surprise qui plus est – ces quarante minutes ne parviennent pas à être aussi passionnantes que les scénaristes le voudraient. La série a du cran, certes, mais ce n’était plus à démontrer, et tout ça laisse donc surtout un sentiment de frustration plutôt que l’impression d’avoir vu un excellent épisode.

Saison 3


Spoilers

06.jpg

Lady Luck is a whore.

J’ai beau vouloir rester à jour, je n’y arrive pas avec cette série. Pourtant, cette saison est sympathique, même si elle n’a plus rien à voir avec ce qu’était la série à l’origine. On commence cet épisode par un flashback sur Jocelyn et autant dire que ça ne me passionne pas trop, parce que ce n’est pas un personnage auquel je suis attaché. En plus, on repart sur l’intrigue de la Veuve, sachant qu’elle bosse pour elle sous couverture à ce moment-là, et on tourne en boucle. Comme dans toutes les séries, elle est en couple avec l’agent supervisant sa couverture, Frank, donc on sait d’avance que ça finira mal. On le sait d’autant plus qu’on assiste ensuite à Jocelyn perdant l’ouïe à cause d’une explosion très similaire à celle d’un épisode précédent. Dans l’épisode précédent aucun de nos héros n’avait de souci, mais là, Jocelyn en sort malentendante.

Dans le présent, on retrouve Jocelyn, Owen et Alex interrogeant un homme bossant pour Dante, Dante étant un homme que Jocelyn a connu sous couverture. Le but est de retrouver Frank, et ils n’y parviennent pas. En revanche, ils trouvent un repaire plein de cadavres – des cadavres drogués qui se sont entretués.

Bon, reprenons un peu les choses parce que l’épisode a été hyper mal introduit : Jocelyn veut retrouver Frank, un agent du FBI dont elle était amoureuse avant de devenir sourde et qui a disparu aujourd’hui. Dans le passé, ils bossaient ensemble sur l’affaire de la Veuve et voulaient arrêter Dante, ce que Frank a fait trop tôt après l’explosion. Dante est donc leur seule piste pour retrouver Frank, et c’est un homme de Dante qui les a envoyés retrouver ce repaire de cadavres.

Il n’empêche qu’il faut encore retrouver Dante pour avoir une piste menant à Frank et, pour cela, l’équipe organise une mission sous couverture voyant Celine et Shelby se battre pour être la prostituée. C’était rigolo, pas le genre de scène qu’on trouve dans n’importe quelle série, quoi. Tout ceci les mène à un casino clandestin où Alex et Mike se font passer pour un couple où Harry est un simple joueur, où Owen a des cheveux ! et s’infiltre avec Ryan. Le couple Alex/Mike s’en tire plutôt bien, avec Celine bien drôle en « prostituée », et Alex et elle finissent par accéder à une partie secrète du casino.

Pendant ce temps, Deep, Shelby et Jocelyn bossent dans leur coin – jusqu’à ce que Jocelyn reçoive un message de Frank qui veut la voir, mais qui veut la voir seule. L’attitude faussement discrète de Jocelyn est suffisamment suspecte pour que Shelby la repère ; mais Jocelyn se fait malgré tout enlever par Dante, pas aidée par ses problèmes d’audition sans que Shelby n’intervienne.

Enlevée, elle est ensuite droguée et mis sous un sac. Hop, elle n’entend plus rien, et elle ne voit plus grand-chose non plus. Elle se retrouve dans une arène où elle est censée se battre contre un autre prisonnier. Drôle de scène, mais avec cette mise en scène, on peut mettre n’importe quel figurant sous les sacs.

N’importe quel figurant, mais aussi n’importe quel personnage – et c’est ainsi que Jocelyn se retrouve à poignarder Celine, puis dans une cellule où elle retrouve Alex. Oui, oui, Quantico vient de tuer Céline sans le moindre avertissement (je m’attendais tout bêtement à ce que soit Frank, et j’aurais préféré). Bon, la série a l’habitude de nous tuer des personnages de temps à autre, mais là franchement, on perd un personnage qui avait beaucoup de potentiel dans un épisode qui était par ailleurs pourri. Dommage – mais la surprise était là et donne quelques points à l’épisode.

Alex demande 150 fois à Jocelyn de l’écouter, ce qui est absolument ridicule, et elle apprend la mort de Celine comme ça, avant d’être droguée à son tour et de devoir se battre contre… Frank, bien sûr. Elle découvre rapidement que c’est lui et choisit de ne pas le tuer, mais de tuer l’indic du début d’épisode qui, bien sûr, est celui qui avait mis en scène tout ça.

Elle se débrouille pour trouver un clou qui lui permettra de se libérer de sa cage, et de libérer Jocelyn (qui entend des bruits cette fois), puis de libérer Frank. Jocelyn est malentendante uniquement quand ça arrange les scénaristes, tout de même. Et ça les arrange ensuite quand ils ont besoin d’un personnage sourd pour s’échapper de là, un personnage capable de résister aux bombes lumineuses qui rendent aveugle et sourd.

Toute l’équipe est rapidement mise au courant de la mort de Celine car son corps est retrouvé. Il faut donc s’y faire, elle s’est vraiment fait tuer comme une merde parce qu’elle a voulu jouer le rôle de la prostituée. OK. Ils sont vite fait touchés, mais ça n’a pas l’impact émotionnel que ça devrait avoir, même s’ils ne la connaissent pas beaucoup. Il n’empêche que Deep et Shelby finissent par comprendre le fonctionnement du réseau clandestin qui fonctionne avec des ambulances.

Il ne faut pas longtemps pour qu’ils en interceptent une et débarquent pile à temps pour arrêter le méchant Dante, au moment où Alex et les autres se libéraient enfin. Dante est prêt à se laisser arrêter, mais Jocelyn ne l’entend pas de cette oreille (ah ben oui, forcément) et le tue. Il reste alors à digérer qu’ils ont vraiment osé tuer Celine pour rien dans un épisode comme ça, et ma frustration est totale. C’est l’exemple-type prouvant que tuer un personnage n’est pas toujours gage de qualité, ni une bonne idée.


Épisode 7 – Bullet Train – 15/20
Un léger mieux avec l’intrigue de cet épisode qui parvient presque à être haletante par moment. En revanche, sur le long terme et l’ensemble de la série, ce n’est toujours pas ça. Je n’attends plus de miracle de leur part de toute façon, je me contente de ce qu’ils donnent, quitte à être déçu une fois de plus.

Saison 3


07.jpg

It’s reckless for a pregnant woman to work?

Malgré ma frustration, j’enchaîne, histoire d’être à jour et avec le plaisir de voir que le résumé se concentre sur Celine. J’imagine donc qu’on ne l’oubliera pas si vite que l’épisode précédent le laissait présager, et c’est une bonne chose, parce que je l’aimais bien. L’introduction nous présente toutefois une nouvelle intrigue avec une partie de l’équipe à la montagne pour protéger le « Projet Loup-Garou », un projet scientifique dont personne ne sait grand-chose dans l’équipe.

Harry et Ryan préfèrent boire du whisky, Mike espère qu’il lui en restera et je trouve encore une série citant le Titanic. Bref, toute l’équipe est isolée dans la montagne, dans un chalet sous une tempête, mais ce huis-clos ne peut pas bien se passer avec les pires agents du monde. Cela ne manque pas, un scientifique qui était en train de trahir tout le monde en contactant un reporter se fait tuer et il faut donc évacuer aussi vite que possible le chalet, surtout qu’ils n’ont plus de vue satellite.

L’évacuation se fait dans un train, avec une séparation en trois groupes : d’un côté, Harry, Mike, un scientifique et le prototype à protéger dans les mains d’Harry ; de l’autre Alex et Leslie (une scientifique badass) et au milieu Ryan, Shelby et un dernier scientifique essayant de draguer cette dernière alors que Ryan découvre un test de grossesse dans son sac – de manière ridicule, c’est Quantico. Bon, tout le monde baisse sa garde et Shelby annonce qu’elle n’a pas de test de grossesse… ce qui ne laisse qu’Alex comme possibilité de femme enceinte.

Bien sûr, le train est arrêté en cours de route et ça force l’équipe à quitter le train et se diviser. L’équipe est toujours aussi mauvaise : ils perdent l’un des scientifiques qui manque de se faire tuer mais s’en sort in extremis grâce à Mike puis Harry, Shelby et Ryan sont plus préoccupés par les conversations autour du fait qu’ils pourraient avoir un bébé et qu’Alex est possiblement enceinte, et Alex est occupée à sympathiser avec Leslie que je trouve de plus en plus louche dans sa manière d’être sympa avec Alex. Autant de sympathie pour un personnage secondaire, c’est généralement signe qu’il faut s’en méfier, non ?

Qu’importe. Je note que Mike est extrêmement protecteur avec Alex – on ne va quand même pas nous sortir qu’elle est enceinte de lui, si ? Rapidement, l’épisode enchaîne sur Alex se souvenant de sa vie en Italie et sur Shelby la confrontant au test de grossesse. Alex nous confirme que le bébé serait d’Andrea mais elles n’ont pas le temps d’en parler plus longuement : Harry a repéré qu’il y avait quatre passagers de plus qu’au départ du train – et ça leur fait donc quatre ennemis de plus (ou six, parce qu’ils en ont tué deux au passage).

Cette fois, Alex décide d’ouvrir la mallette et découvre que le prototype n’est qu’un simple téléphone… dont les balles peuvent tracer un portable pour en tuer le propriétaire. Sympa comme objet, dis donc. Le but est donc d’avoir la mallette comme appât pour les méchants qui vont se faire exploser la tronche en ouvrant celle-ci, parce qu’Alex est sympathique comme ça. Évidemment, elle fait assez confiance à Leslie pour lui laisser le prototype de l’arme et les balles. C’est complétement con, elle aurait pu aussi séparer l’arme des balles, par exemple. Comme elle fait un bien mauvais boulot et qu’il reste dix minutes d’épisode, on sait bien que Leslie va avoir disparu.

Par chance, elle n’est pas méchante, juste une voleuse perdue dans le monde. Elle se rend donc chez sa mère pour se confier à elle et parce que par miracle sa mère habite juste à côté de là où le train s’est arrêté une nouvelle fois (pire trajet en train du monde, purée, on dirait la SNCF en pire). Alex la retrouve vite – mais les hommes qui veulent le prototype aussi.

Tout ça vire donc à la fusillade générale en un claquement de doigts et Alex oublie une fois de plus de protéger Leslie et sa mère qui se font donc prendre en otage (au moins, cette fois, elle a eu la bonne idée de conserver le prototype sur elle). Bon, grâce à un sympathique délire de nombre introduit plus tôt, Alex peut utiliser le prototype et tuer le grand méchant alors que le reste de l’équipe arrête le reste des méchants. Voilà qui est fait. C’était une intrigue qui ne tenait pas la route tout du long, mais qui était plutôt sympa.

De son côté, Deep vit mal la mort de Celine, et heureusement, parce que sans lui, tout le monde n’en aurait rien à faire. Le problème, c’est qu’il devient complétement insupportable en étant sur la défensive en permanence ; et aussi que l’épisode oublie bien Celine dont personne n’a rien à carrer alors qu’elle s’était montrée utile jusque-là.

Deep refuse de parler à Jocelyn à qui il en veut pour la mort de Celine, mais il fait malgré tout le boulot et retrouve l’identité d’un des agresseurs. Owen fait ce qu’il peut pour aider Deep dans son stress post-traumatique, et ce n’est pas fou. Il finit par intervenir dans la mission finale et Jocelyn lui sauve la vie sans le moindre doute en tuant un homme qui était parvenu à leur échapper et allait les attaquer – plutôt que de fuir pour sa vie comme quelqu’un de normalement constitué.

Cela fait prendre conscience à Deep qu’il veut en fait démissionner pour rester humain, contrairement au reste de l’équipe qui a déjà oublié Céline. OK. Le truc cool, c’est que je me reconnais un peu en Deep, je trouve que la mort de Celine a été traitée comme de la merde… En revanche, le truc moins cool, c’est qu’on perd aussi Deep et que les deux recrues de Quantico n’auront vraiment servi à rien d’autres que nous dire que la série ne se passe plus à Quantico, finalement. Franchement, c’est du grand n’importe quoi, mais j’imagine que les scénaristes ont vu trop grand par rapport aux salaires qu’ils pouvaient effectivement payer pour cette saison.

Saison 3

The Crossing – S01E10-11

Épisode 10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.

> Saison 1


Spoilers

10.jpg

I wish we could have shaped the future together.

La semaine se termine par une deuxième fin de saison/série, ce qui n’est pas plus mal pour me libérer du temps dans la semaine à venir où il faut bien que je révise encore un peu plus. Vivement que ce soit fini, en attendant, je finis donc The Crossing en espérant des réponses qui ne viendront probablement pas, ce qui est toujours le cas des saisons 1 de science-fiction trop ambitieuses.

Ce double épisode débute sur Lindalauer rendant des comptes à son supérieur, sous la surveillance d’une Eve encore et toujours plus bitchy dans son regard. Suite à l’incident et l’évasion, il est en effet tenu pour responsable de la merde politique qui s’ensuit… et Eve veut avancer leur plan de tuer tout le monde avant qu’ils ne soient transférés, dans les 48h, vers une prison fédérale. C’est problématique. Tuer tout le monde ? Yep, y compris Leah ramenée au campement sous les yeux de cocker de Lindalauer.

Leah retrouve Caleb et est dégoûtée d’apprendre le départ de Rebecca, mais bon. L’agent Foster s’est donc fait tuer, Lindalauer veut parler à Caleb et Roy s’inquiète de voir les réfugiés être transférés alors que les tueurs sont ceux s’étant échappés.

La discussion Lindalauer/Caleb n’est pas très passionnante, puisqu’elle tourne en rond pour pas grand-chose. Caleb explique à Lindalauer tout ce qu’il sait de Naomi, mais comme on le sait déjà, c’est vraiment une partie d’épisode qui comble le temps… mais qui permet aussi à Lindalauer de comprendre qu’il est face au père biologique de Rachel, qu’il semble donc avoir adopté.

Nestor se pense en sécurité dans son opération avec Jude, mais ce dernier lui rappelle le sort d’Emma et lui laisse une porte de sortie. C’est une jolie manière d’intégrer un discours pro-immigrant de la part de Nestor – franchement, la série semblait avoir de quoi faire en la matière et être sacrément actuelle, mais c’est tombé à l’eau plus vite que leurs réfugiés du futur !

Sophie se réveille dans un labo où elle a un copain qui semble s’occuper de son remède… sans être ravi de la voir vouloir essayer le remède qu’il a mis au point et qui lui laisse 7% de chance de s’en sortir. Comme elle a 100% de chance de mourir, ce n’est pas spécialement surprenant.

Pendant ce temps, Diana continue de créer sa machine en ayant un petit débat métaphysique avec Marshall. Sans la moindre cohérence, elle semble surprise de voir que Marshall se pose de bonnes questions, du genre : « est-ce que l’accident qui a tué ma mère a changé qui je devais être ou est-ce que je suis devenu qui je devais être ? ». Genre, première question qu’on devrait se poser avant de voyager dans le temps, non ?

Ils sont malheureusement interrompus par Jude et Sophie les rejoint de manière imprévue – j’en arrive à me demander où est passé Ollie, même si j’en ai rien à faire. Bien que mal en point, elle demande à Jude de trouver un moyen de sauver Reece qu’ils vont tuer parce qu’elle est leur prisonnière. Ben oui. En attendant, elle se torture toute seule mentalement en imaginant Leah, mais elle l’est aussi par un scientifique jamais vu jusque-là qui s’amuse bien avec elle. Il la torture tellement qu’elle trouve finalement la force de se libérer. Quant à Jude, il prend mal de devoir se trouver à régler deux situations à la fois – sauver Reese ou sauver le campement.

Il décide de sauver Reese malgré tout, et arrive pile à temps pour l’aider à s’échapper, ce qui se fait malgré tout avec une petite prise de Sophie en otage pour une minute, histoire de rajouter du suspense. Bon, comme elle s’effondre, Sophie demande à être ramenée au laboratoire. Reese y retrouve la capacité d’entendre alors que ça aurait pu être sympa de la rendre sourde pour tout l’épisode.

Pour remercier Sophie de tout ce qu’elle a fait pour elle, Reese détruit la fiole lui permettant d’essayer de devenir une Apex, car elle ne peut la laisser essayer de ramener ça dans le présent et provoquer la destruction de l’humanité. Bien sûr, Sophie est plus maline que ça et lui a donné la fausse fiole. Hop, elle essaye donc de devenir une Apex et ça fait un joli cliffhanger la concernant : son copain la retrouve, comprenant ce qu’elle a fait. Elle est en pleine forme, mais ses yeux virent au rouge et elle s’évanouit soudainement.

Eve rejoint son mari et lui avoue la vérité sur son remariage. Le but est de le manipuler à retrouver au campement pour qu’il soit tué avec les autres, mais ce n’est pas si simple car il est loin d’être idiot, malgré les apparences. Elle l’emmène donc à l’opéra où elle lui révèle qu’elle était enceinte en arrivant en 2008. Yep, elle lui présente donc son fils de 10 ans, petit génie du piano (eh, Bingo, c’est une œuvre d’art), Aaron. Paul et Aaron se rencontrent donc…

On retrouve ensuite Paul et Eve autour d’un verre de vin où elle lui avoue qu’elle savait être enceinte lorsqu’elle est venue vivre dans la « longue paix ». C’était pour elle un moyen d’élever son fils en sécurité. Elle révèle également qu’elle a un enregistrement du coup de fil entre Paul et Jude, ce qui est un gros problème. Il l’a trahi et elle fait de même, puisque leur verre de vin était plein de poison. Elle tue donc Paul à qui elle vient de dire pourtant qu’il était l’amour de sa vie. Et voilà où nous en sommes : Eve tue une fois de plus quelqu’un par surprise dans la série. Une jolie garce. Elle appelle ensuite Lindalauer pour lui dire qu’elle a testé leur poison et qu’il fonctionne.

Il est choqué de voir qu’Eve a pu faire ça à son mari et mis face à un dilemme : il doit tuer les parents de sa fille, après tout. D’ailleurs, au campement, Caleb essaye de tirer les vers du nez de Leah, ce qui est inefficace.

De son côté, Marshall se fait virer de l’opération par Nestor qui ne veut pas le voir blessé. Cela dit, ça ne fonctionne que moyennement : Marshall se rend au campement où il demande à voir Roy pour lui donner quelques coups de poing… et un message qu’il glisse dans sa poche. Roy fait ce que Marshall attendait de lui : il se rend auprès de Caleb à qui il explique le nouveau plan. En revanche, Marshall est prisonnier de Lindalauer et la fausse agent du FBI, Delilah, qui prend un malin plaisir à le torturer pour avoir la vérité. Ben oui, quelle idée de jouer avec les méchants aussi !

Enfin, Diana apprend que sa femme fait partie des évadées (forcément) et ne veut plus aider avec le plan. Elle se barre donc, ce qui laisse seulement Jude, Reese et Nestor pour s’occuper de la machine. Et heureusement que Reese est là pour déchiffrer les instructions de Diana.


Épisode 11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

> Saison 1


11.jpg

How far would you go for peace?

J’enchaîne donc en ce dimanche matin avec le dernier épisode de la série, en espérant avoir assez de réponses pour laisser la série reposer en paix, mais en sachant que c’est peu probable. Je continue malgré tout, parce que l’intrigue de fond est assez plaisante pour ça. Malheureusement, ce dernier épisode commence par un rêve dont on se serait passé : Jude imagine un matin parfait avec sa femme et son fils, jusqu’à ce qu’on lui révèle que les poissons ne sont plus là et que son fils est en train de devenir Apex.

Il est réveillé par Nestor qui décide de l’amener on ne sait trop où. On est donc dans un futur proche où l’on apprend que les détenus du campement ont disparu et que Jude ne sait pas où ils sont. Bien, on aura donc une conclusion ouverte, j’imagine. Deux semaines plus tôt, la neige est tombée sur le camp pendant la nuit, apparemment, parce que Nestor débarque pour détruire un barrage enneigé au moment où Lindalauer fait un discours aux réfugiés pour leur dire qu’ils vont bientôt quitter le campement.

Nestor se fait rapidement arrêter et demande des nouvelles de Marshall. Le but était de faire en sorte que Reese puisse s’infiltrer dans le camp, et ça fonctionne. Nestor récupère quand même Marshall qui apprend grâce à un papier de Roy donné lors d’un autre coup de poing que Caleb a eu vent du plan. Tout se passe donc bien pour les détenus.

Caleb le partage donc aux autres du campement et se voit soutenu par Hannah et Thomas, la taupe, lorsque certains ont des doutes. En un claquement de doigts tout le monde est prêt à partir. Reese rejoint Roy et Caleb. Oh, la rencontre Reese/Caleb se fait avec un peu de tension liée à leur passé, mais dans l’ensemble on passe vite à l’évacuation du campement. Reese met K.O tous les gardes, mais est aidée par Caleb pour le dernier, avant d’envoyer une radio à Jude.

Celui-ci contacte lIndalauer qui apprend ainsi que le campement est attaqué. De manière assez drôle, cela finit en jeu de piste pour retrouver les gardes avec des bouts de leurs vêtements. Les quelques gardes restants, dont Roy, font le tour des cabanes, toutes vides… sauf une « inspectée » par Roy évidemment, où tout le monde est amassé. C’est la numéro 7, l’ancienne cabane de Naomi dont on a toujours pas de nouvelles.

À l’intérieur, Thomas nous fait une petite crise de panique et à l’extérieur, Lindalauer est furax après Jude. Durant la nuit, Roy s’arrange pour couper la clôture électrique. Il est beaucoup trop gentil notre garde et ça ne peut pas bien se passer pour lui. Il est ainsi surpris par Delilah qui envoie des hommes checker la barrière… mais ils ont tout prévu. Marshall a caché la radio au mauvais endroit de la clôture, ce qui fait que personne ne sait où la brèche se trouve.

Pendant que Roy se fait torturer par Delilah, Jude vient libérer les réfugiés de la cabane 7 avec l’aide de Reese qui retrouve ainsi Leah. Une jolie scène de retrouvailles pour ces deux-là, encore. Tout le monde s’enfuit vers Nestor et un camion, alors que Jude, lui, reste en arrière pour… ben on ne sait pas bien encore, en fait. Et personne ne répare la clôture électrique, donc tout le monde peut s’enfuir, avec là encore des retrouvailles, pour Hannah et Marshall.

Roy se fait torturer et insiste sur l’humanité des réfugiés et le fait qu’ils ne veulent que la paix. Nous revoilà donc sur le réfugié pro-migrants, mais c’est un peu tard pour la série, franchement. On en arrive donc au moment dramatique de l’épisode : Jude ne parvient pas à sauver Roy comme c’était prévu car Delilah est plus maline que lui et Hannah se fait électrocuter quand la barrière est réactivée, surtout qu’elle a le pied dans une flaque. Les scénaristes sont dans une sorte d’abus total parce que c’est la seule à se faire électrocuter et qu’il n’y avait aucune raison qu’elle reste en arrière comme ça. Elle se prend une bonne décharge avant que Reese ne s’occupe d’essayer de la sauver.

Dans ce moment dramatique, il y a également un coup de feu du côté de la cabane Roy/Jude/Lindalauer/Delilah. Quand l’épisode reprend après les pubs, c’est Delilah qui est à terre, ce qui ne parvient même pas à me surprendre. Lindalauer est repassé du bon côté : il tue Delilah, puis libère Roy pour parler à Jude. Il est question de la suite de la série, un gros point d’interrogation pour tout le monde donc, et des sacrifices de Lindalauer qui les a toujours faits pour le bien et pour la paix.

Bien évidemment, Hannah est mal en point, mais elle survit, et c’est tant mieux parce que Lindalauer voulait la survie de tout le monde.

Sinon, Diana a donc créé une machine capable de détruire les données contenant les informations sur les réfugiés, ce qui fait qu’il n’y a plus que Lindalauer pour avoir des informations sur eux. Pourtant, deux semaines plus tard, on apprend qu’il ne reste plus aucune trace de nos réfugiés, ni de Lindalauer bien sûr. Jude feint de ne rien savoir sur rien devant ceux qui l’interrogent… alors qu’en fait, il rejoint dès qu’il peut Marshall, dans une grange. C’est là que vivent Hannah, Marshall et Caleb et Jude leur apporte leurs nouvelles identités dans des enveloppes.

Jude n’a aucune nouvelle de Rebecca, Grace et Naomi, mais il donne une lettre à Caleb pour l’aider à se décider sur son avenir : c’est un courrier de Lindalauer pour qu’il retrouve enfin Rachel. C’est charmant comme tout, ces retrouvailles.

Leah et Reese reviennent aussi pour donner quelques pistes sur la deuxième saison qui ne verra jamais le jour : le nom de Jude était écrit partout dans la cabane de Naomi, mais comme celle-ci est brûlée, on en saura jamais plus sur le futur attendu pour Jude. En attendant, dans le présent, Jude veut en savoir plus et reprend les recherches de Naomi, alors que Roy bosse désormais au commissariat (où la machine de Diana est toujours) et que Reese commence une nouvelle vie avec Leah.

Enfin, Lindalauer fait le choix de disparaître en détruisant son téléphone… alors qu’Eve retrouve la piste de Sophie et ordonne son exécution. Oui, sauf que… ce n’est pas si simple de tuer une Apex.

12.jpg

EN BREF – J’aurais été présent pour une saison 2, surtout avec Sophie qui se voit confier un rôle plus important en fin de dernier épisode, et c’est très frustrant de dire que la série s’achève, alors même qu’elle était un divertissement à l’intrigue prévisible et au résultat tout juste bon pour passer le temps. C’est le genre d’histoire dont j’espère obtenir un jour la suite sous forme de romans, comme les 4400, mais en même temps, je peux très bien vivre sans suite : il est pour moi évident que l’arrivée de ces migrants du futur est juste en train de provoquer leur futur parce qu’à vouloir cacher leur existence du grand public, ils s’assurent que personne ne sache jamais dans le futur qu’il ne faut pas revenir dans le passé. La première vague ne vaut pas mieux que les Apex et, maintenant que Sophie en est une, c’est une question de temps pour que ça ne se démocratise.

Quant à Jude, évidemment qu’il est important pour Naomi puisqu’il a aidé les réfugiés à s’enfuir. Il ne peut que jouer un rôle dans la suite des événements pour la résistance. Naomi est probablement là pour s’assurer que le temps ne change pas, ce qui aurait pu être intéressant à développer pour la suite. Enfin, la plus grosse question reste le collier d’Hannah, mais je le vois bien être transmis par un descendant de Roy ou Marshall en fonction de celui avec lequel elle aurait fini plus tard dans la série.

Oui, il y avait matière à fournir une saison 2 mais non, celle-ci n’est pas indispensable après tout. La série est annulée de toute manière, donc il faut bien vivre avec, mais au moins, aucune question n’est insoutenable et toute l’intrigue de cette saison 1, le campement, avait une jolie conclusion.

> Saison 1

Ten Days in the Valley – S01E09-10


Épisode 9 – Re-Cast – 14/20
La série repart de plus belle dans cet épisode qui est ironiquement leur meilleur et atteint enfin un niveau vraiment potable. Les réponses pleuvent de manière bien plus logique que lors de l’épisode précédent, le rythme est véritablement haletant et la conspiration derrière l’enlèvement de Lake prend un peu plus de sens. Je regrette une fin quelque peu en Deus ex machina, mais ça promet une fin de saison avec les dernières pièces du puzzle, c’est déjà ça !

> Saison 1


Spoilers

09.jpg

It’s not a lie, it’s an adventure.

En l’absence de Quantico, quoi de plus logique que de regarder pour entamer mon samedi cet épisode qui m’approche enfin de la toute fin de cette série ? Je vais bientôt la rayer des séries à rattraper et avoir le fin mot de l’histoire, même si dans le fond, maintenant que Lake est retrouvée, il n’y a plus grand-chose pour me passionner. Faut aussi qu’on m’explique pourquoi Gus a tué l’assistante de Jane, un jour ou l’autre.

Bird convoque la famille enfin réunie pour interroger Lake, sans ses parents forcément. Celle-ci ne se souvient pas de la mort de nourrice, ouf, mais n’est pas très coopérative dans ses réponses. Elle parle aussi à une assistante sociale qui s’inquiète de son bien-être, évidemment.

Gomez se montre très intéressé par ce que Lake peut bien avoir à dire, et il fait bien, parce que la petite le reconnaît rapidement, parvenant à convaincre sa mère de s’enfuir au plus vite malgré l’injonction de l’assistante sociale lui demandant de ne pas quitter le commissariat. Al s’en vite compte, de même que le reste du commissariat.

Jane a bien sûr abandonné son téléphone derrière elle et se débrouille pour prendre le train avec Lake. Tout l’épisode se transforme donc en course poursuite entre elles et les flics. C’est plutôt sympa et ça redonne du rythme à la série, mais Lake est particulièrement insupportable à lui faire toute sorte de reproches sur ses mensonges. Ah les enfants dans les séries, toujours aussi chiants !

Jane a l’idée la plus stupide du monde et amène ensuite Lake chez le dealer de PJ. C’est le seul endroit auquel elle pense alors que Lake veut juste voir son père. Pendant que PJ se fait tabasser, elle se débrouille pour récupérer un téléphone et appeler son père, puis retrouve sa mère et PJ comme si de rien n’était, sympathisant même avec PJ.

De son côté, Bird mène son enquête pour trouver de quoi accuser Gomez, ce qui n’est pas hyper simple mais l’amène au service de protection des témoins. Là-bas, il manipule un ancien interne de Grey’s Anatomy lui laissant l’accès au dossier de Rosa… constitué par Gomez, comme par hasard. Ah, ces flics véreux !

De son côté, le mari d’Al continue d’écrire sur l’enlèvement de sa nièce et il envoie son « scoop » qui n’en est plus un au journal. Une fois que c’est fait, il apprend enfin que Lake est retrouvée en pleine santé. Il se rend donc chez sa belle-sœur pour préparer la maison. Bien sûr, chez Jane, la situation vire à la catastrophe : Pete demande à ce que Jane soit arrêtée parce qu’elle a enlevé leur fille, Tom apprend qu’il est viré avant même d’être embauché, Al découvre qu’il écrivait sur Lake… Bref, c’est le bordel le plus total avec l’arrivée de la police juste avant le coup de téléphone de Lake à Pete.

Ce coup de téléphone est suivi par un autre de Jane à Bird pour l’informer que Lake a reconnu Gomez. Heureusement, parce que Pete retrouve vite sa fille et amène la police avec lui, ainsi qu’Al qui retrouve donc PJ et lui permet, un peu malgré elle, de s’enfuir de l’emprise du dealer qui le maintenait en otage. Pete est déterminé et retrouve Lake qui hurle pour le revoir, après avoir dit à sa mère qu’elle n’avait pas envie de mentir sur l’identité de l’homme l’ayant enlevé. Prise de court, Jane espère en effet faire mentir sa fille pour la protéger, essayant d’en faire une scénariste. Finalement, Lake retrouve Pete et Jane se fait arrêter.

Bird confronte Gomez sur la mort de Rosa, soit disant ordonnée par Gus. Bien sûr, Gus est juste piégé par Gomez depuis le début : Lake n’a jamais été enfermée dans sa cabane, et tout s’explique ainsi. Il n’y a en effet pas de trace de la petite fille dans la cabane, ce qui veut dire qu’elle a été mise dans la voiture à côté de la cabane… Bird prend beaucoup de risque à dévoiler tout ce qu’il sait, quand même.

On retrouve aussi Amira dans la série, la copine de Mackenzie, scénariste, qui est chargée par Gomez de donner de « vraies » informations sur le braquage mis en scène par la série. Elle en parle ainsi à Matt comme si de rien n’était. Évidemment, Matt se rend compte de son double jeu et n’apprécie pas trop la manière dont elle le manipule. Malgré tout, il décide que dans la série leur Gus va se faire tuer lui aussi.

Chez Jane, Lake est enfin de retour auprès de son père et de sa tante. Al a promis qu’elle ne laisserait pas sa nièce être interrogée, mais elle a bien du mal à tenir cette promesse quand l’assistant de Bird débarque et pose tout un tas de question. Bizarrement, Lake comprend enfin qu’elle doit mentir et dit n’avoir vu personne dans la cabane. Tout ça pour ça.

Dans la voiture de police, Jane sympathise avec la collègue de Bird qui vient de l’arrêter et… qui s’avère être celle qui avait enlevé Lake la deuxième fois. Mouais, ça se sent arriver sur la fin d’épisode, mais pas avant. C’est donc soit très mal écrit et Deus ex machina, soit très bien écrit et surprenant. Je ne vais pas trop faire de choix et me contenter d’accepter l’information, sachant que je soupçonne aussi l’assistant de Bird d’être dans le coup. Et puis, il reste PJ dans la nature et il y a de quoi faire pour le dernier épisode.


Épisode 10 – Fade out – 12/20
Eeeet la fin ne parvient pas à conserver le niveau de l’épisode précédent, nous servant à nouveau une histoire cousue de fil blanc et pas bien crédible. Quelques pistes ne sont pas exploitées, inévitablement, mais dans l’ensemble on a une conclusion sur les intrigues majeures de la série. Ce fut long et laborieux, malgré quelques bonnes scènes, de rares surprises et un casting fait de bons acteurs mal dirigés et ayant a priori la flemme de se donner à 100%.

> Saison 1


10

So hit me, you entitled bitch.

Allez, je ne vais pas attendre une semaine de plus, autant me débarrasser une fois pour toute de la série avec son dernier épisode, qui a pas mal de réponses à apporter. Et pour ne pas m’endormir, j’ai envie de tester l’action du Bingo consistant à voir cet épisode debout. Il paraît que c’est bon pour le corps de toute manière. Cela dit, ça promet d’être long comme cette série, dont le dernier épisode débute par un discours de Jane sur la manière de raconter une série.

C’est une jolie manière de nous résumer les neuf épisodes précédents cela dit, avec plein de flashbacks nous expliquant les mensonge de Jane… et une belle manière de nous montrer qu’elle est complétement conne. Après un épisode à dire à Lake de mentir, la voilà qui raconte la vérité à la complice de l’enlèvement de Lake. Enfin complice, non d’ailleurs, elle est totalement coupable car c’est elle qui l’a fait, pour le frère de Gomez, qui s’appelle aussi Gomez et qui bosse avec lui en étant son boss. Allez, elle s’appelle Bilson, ça va servir pour la suite.

Ce qui est rigolo, c’est qu’elle vient juste de nous révéler qu’elle est lesbienne, et paf, elle rejoint immédiatement le cliché de la lesbienne méchante (et probablement morte bientôt). Et c’est elle qui s’appelle Red, à cause de ses cigarettes. C’est beau, et c’est aussi le trajet en voiture le plus long du monde, nous révélant que par flashbacks que c’est aussi Bilson qui a tué Quinn. Forcément.

Bilson fait un arrêt pour s’acheter des clopes, et le fait en libérant les poignets de Jane qui commence à se douter de la vraie identité de Bilson. Et c’est tant mieux, parce que Bird aussi commence à avoir ses soupçons quand Al l’appelle pour avoir des nouvelles de sa sœur. Elle commence à trouver le temps long à voir Tom avec Lake et elle est probablement à court de réparti pour son mari. Pendant qu’elle s’engueule avec Pete sur la future garde de Lake, Tom reçoit le courrier envoyé par Gus il y a quelques épisodes.

Celui-ci contient une K7 avec « la vérité », ça promet. Dessus est un enregistrement de Quinn et Tom prend aussitôt des notes, étant un bon journaliste pour la première fois de la série. Forcément, ça ne plaît pas à Al quand elle s’en rend compte, puisqu’elle lui reproche d’exploiter sa famille plutôt que de vouloir la sauver comme lui le prétend.

De son côté, Jane est amenée dans le désert, mais en bord de mer, où Nickole Bilson lui révèle sa double identité. Elle est Red et attend une revanche de sa part. Elle veut en effet avoir une bonne raison de la tuer et la provoque jusqu’à avoir des coups de sa part. Merveilleux.

Grâce à Al, Bird soupçonne subitement Nickole et fait tracer sa voiture, ce qui lui permet d’arriver à temps pour arrêter Nickole au moment où elle allait partir après Jane qui a eu l’idée la plus conne du monde. Un peu de sable dans le visage de Nickole lui permet de lui échapper en sautant dans un ravin (la voiture est juste là avec les clés dessus quoi). Malheureusement pour elle, ça finit par un petit trauma crânien la renvoyant à son passé de petite fille battue par son beau-père. Chouette toutça, dis donc.

Pendant ce temps, Bird interroge Bilson et comme il soupçonne toujours logiquement Gomez d’être Red, il croit tout ce qu’elle lui dit. Elle le manipule comme elle peut pour accuser Gomez plutôt qu’elle et finalement Bird l’arrête avant de retrouver Jane. Mouais. Il la porte sur épaules et la déplace, chose à ne surtout pas faire en cas de trauma crânien.

À l’hôpital, elle est rejointe par Al qui débarque avec la K7 confisquée à Tom, ce qui permet un témoignage direct à l’encontre de Gomez.

De retour chez Jane, Al découvre que Pete a pour intention d’amener Lake chez lui, mais ça ne lui plaît pas du tout. Elle révèle donc toute la vérité à Pete sur la paternité de Lake, avant de marchander avec lui une garde partagée pour Pete et Jane, en échange de quoi elle ne dira jamais rien sur la vraie paternité. Et la scène étant un peu longue, je commence à me dire que voir un épisode 40 minutes debout, c’est un peu long.

Jane tente quant à elle un coup de poker avec Gomez, le confrontant, puis en étant aidé par Bird qui finit par révéler que le Gomez qu’on connaît, Elliot, est arrêté car son frère a accepté un marché : Eliot et Gus sont responsables respectivement de la fusillade de la casita et de l’enlèvement aux yeux du public, ce qui permet au frère d’être laissé clean. Moui.

De son côté, Al découvre que Tom a écrit son article en un rien de temps et révèle à Lake qu’elle est enceinte, ce qui est leur manière de boucler son intrigue.

On en arrive alors enfin au dixième jour (c’est que j’en ai marre d’être debout) où Matt galère à convaincre son acteur principal de venir tourner la scène de sa mort. Oui, ça suffit à conclure l’intrigue de la fausse série : Red y est révélé et meurt, sous les yeux de Jane et Bird, qui reprennent leur vieux flirt tout pourri.

Il est question d’une saison 2 pour la fausse série, mais pas pour nous, heureusement. La série se termine alors à la plage où Jane emmène enfin sa fille comme promis. Tout est mal qui finit improbablement bien, parce que les services sociaux dans l’affaire, plus personne n’en parle. Il reste donc des gros défauts à la série dans ce dernier épisode qui peine à tout conclure et le fait avec les mêmes grosses ficelles que dans les neuf premiers épisodes. C’est un peu dommage.

10-2.jpg

EN BREF – À l’image de ce que je disais en résumé du dernier épisode, cette saison, « ce fut long et laborieux ». Sur le papier, je trouvais le concept vraiment sympathique et avec de quoi surprendre. C’était un peu risqué d’annoncer dès le départ une intrigue sur dix jours, et un jour par épisode, et d’ailleurs, je crois que ça les a étouffés par moment (notamment le dernier épisode). Toujours sur le papier, il y avait tout ce qu’il fallait pour surprendre, avec l’intrigue relancée en cours de route lors du deuxième enlèvement et Lake retrouvée dès le huitième épisode.

En pratique, ça passait beaucoup moins bien, avec des acteurs très mal dirigés, une écriture pas maîtrisée et des incohérences à la pelle. Pourquoi je suis resté ? Pour avoir une série pas prise de tête, parce que c’est clair que malgré leur grand puzzle, pas une seule seconde, je me suis pris la tête devant et je pense que j’ai vu venir 95% des rebondissements. Et puis, pour le principe de finir. La série ne me manquera pas plus que ça et ne m’aura pas marqué outre mesure je pense, mais elle m’a fait rester jusqu’au bout et c’est déjà beaucoup !

> Saison 1

The Crossing – S01E09

Épisode 9 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…

> Saison 1


Spoilers

09

We’re leaving tonight.

Rien de tel pour terminer la journée que de poser son cerveau pour regarder un nouvel épisode de cette série pas trop prise de chou. On reprend en 2194 lorsque Rachel, la fille de Rebecca se fait enlever. Rebecca fait le choix de suivre Caleb malgré ses doutes sur la survie de Rachel et c’est l’occasion pour nous de voir tous les voyageurs du temps réunis dans un grand hangar où ils écoutent leur sainte bergère… Le Dr Hahn de Grey’s Anatomy, qui a fini en prison la semaine dernière. AHA. J’ai directement reconnu sa voix, et je sentais bien qu’on nous cachait une histoire du genre.

On découvre enfin ce qu’il s’est passé le jour où ils ont décidé de retourner dans le passé : Reece a débarqué auprès de Dr Hahn pour lui expliquer que les Apex étaient au courant du hangar dans lequel tous les réfugiés tentaient de se cacher. Faut dire qu’il y avait une sacrée file d’attente devant quoi… Les Apex ont commencé à attaquer, créant un mouvement de panique forçant tout le monde à se rendre dans le passé.

Dans le présent, la bergère de nos réfugiés, le Dr Hahn dit s’appeler Mary Smith et ne pas avoir de papier. Jude ne met pas longtemps à la soupçonner de lui cacher des choses. Il tente de lui faire avouer qu’elle vient du futur, et face à son refus d’obtempérer, il la « libère »… c’est-à-dire qu’il lui rend son sac, avec de quoi la tracer. Cela lui permet de découvrir sa « maison » dans laquelle elle fabrique ce qui ressemble à une bombe, parce que bien sûr Mary ne prend pas le temps de regarder dans son sac. Enfin Mary… Elle lui avoue s’appeler Diana et se met enfin à parler, apportant pas mal de réponses.

On apprend que Grace, sa femme, et elle ne devaient pas voyager à l’origine, mais que face à l’arrivée des Apex, elles ont choisi leur instinct de survie. Mal leur en a pris : elles n’ont pas calibré la machine faute de temps et c’est ce qui expliquent leur arrivée dans l’eau.

À son arrivée sur la plage, Diana a on ne sait comment réussit à s’échapper par peur d’être incarcérée. Elle avoue aussi qu’elle n’a pas revu sa femme, qu’elle est responsable de la première vague et que la machine qu’elle a construit permet de détecter l’arrivée d’autres voyageurs du futur – au cas où. Normalement, sa machine est détruite en 2194 et elle a laissé plein de gens mourir derrière elle. Elle peut toutefois identifier Lindalauer comme « Noah » et la femme de Paul comme « Eve ». Et Jude semble s’en foutre royalement d’avoir enfin trouvé la responsable de la mort d’Emma.

Au campement, Rebecca parle avec sa nouvelle amie/gourou, Naomi, qui lui assure qu’elles partiront le soir même, après l’avoir consolée. La mission s’avère plus compliquée que prévu puisque les gardes renforcent la sécurité, bien évidemment. En plus, il y a des tags WDTL qui commencent à surgir sur les cabanes, alors c’est gênant – « We Deserve To Live ».

Naomi raconte au remplaçant d’Emma qu’un tremblement de terre est sur le point d’arriver au Pérou : son but est de prouver son utilité et sa capacité à marchander des informations avec le gouvernement. Sans surprise, le tremblement de terre a bien lieu et le remplaçant d’Emma, Bryce, ment ouvertement à Lindalauer qui s’en rend compte, mais a d’autres chats à fouetter quand Eve le prévient que Diana est désormais dans le présent.

Caleb essaye de garder le contrôle du mental de Rebecca qui part en vrille : il se rend compte que Naomi la manipule et il veut l’aider à ne pas se faire avoir, tout en voulant garder sa femme. Logique. Comme ça ne fonctionne pas, il menace ensuite Naomi avant de revenir auprès de sa femme pour s’excuser de ne pas avoir pu l’aider à empêcher Rachel de se faire enlever. Le problème, c’est qu’il la braque plus qu’autre chose en parlant de Naomi.

De son côté, Hannah explique à Roy que Paul ne peut pas avoir tué Emma, mais Roy est coincé : il ne peut être vu à lui parler trop longtemps. De son côté, Paul est encore en vie et Eve s’occupe de lui. Bien sûr, il soupçonne Eve… Elle le garde prisonnier, ne lui dit pas qui a tué Emma et lui reproche de poser trop de questions sans lui dire toute la vérité. Qu’à cela ne tienne, dès qu’elle a le dos tourné, Paul passe un coup de fil à Jude pour lui dire ce qu’il a été forcé de filmer dans l’épisode précédent. Il ne lui donne pas plus d’explications que ça et est bien inutile.

Enfin, Jude comprend quand même que tout le monde risque de mourir au campement et il demande l’aide de Diana pour avancer plus vite jusqu’à ce qu’il soit interrompu par « Jennifer Doyle du FBI », c’est-à-dire Delilah, assassin du futur. Il lui cache comme il peut la présence de Diana – qui est la seule raison de sa présence.

Pour cela il l’amène chez MA où Diana révèle pouvoir créer une nouvelle machine dissimulant la présence de tous les réfugiés qui se seront d’ici là évadés du camp grâce à Jude et Nestor. C’est un plan ambitieux, mais pourquoi pas.

Au campement toujours, Hannah s’excuse auprès de Roy, mais ça ne mène nulle part. Bryce revient parler à Naomi qui marchande à quitter le campement en échange d’autres informations pouvant le rendre triste. Le soir, elle organise une nouvelle réunion avec ses disciples autour de 150 bougies. Grâce à l’aide d’un autre garde du HSI, le groupe peut s’enfuir… mais pas s’en tirer sur Bryce qui finit au sol.

Caleb s’inquiète donc pour Rebecca et hurle son nom, la transformant immédiatement en suspecte et révélant qu’il en sait plus que prévu.

Enfin, Lindalauer culpabilise du tag WDTL qui lui rappelle les tags anti-Apex : il se sent enfin du mauvais côté, mais Eve lui affirme qu’ils sont du bon côté et que c’est nécessaire, alors qu’ils continuent de faire des recherches pour créer les Apex. Bref, ils sont en train de créer le futur qu’ils voulaient éviter… et il est révélé qu’il a une fille, cryptographe, qui n’est autre que… Rachel. AH ? Diana nous avait bien dit en début d’épisode qu’il y avait un enfant avec la première vague après tout, alors qui d’autre.

> Saison 1