The Rookie – S03E06

Épisode 6 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.

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Spoilers

What the hell… It’s a beautiful day, nothing’s gonna go wrong.

Lucy est toujours bien proche de sa protégée, Tamara, en ce début d’épisode : elle l’invite chez elle pour qu’elle puisse faire sa lessive et lui prépare au passage un repas. C’est assez sympathique à voir et la gamine veut maintenant faire une interview de Lucy parce qu’elle bosse dans un univers considéré comme masculin et que ça l’intéresse pour ses cours.

Le hasard fait bien les choses parfois. Sinon, West va toujours bien, et il est même sorti de l’hôpital. En fait, les trois passent vraiment une bonne soirée à parler du boulot de flic et de leur routine. J’ai vraiment bien aimé ce moment, surtout quand ils se rendent compte qu’il ne leur reste plus que dix jours à supporter un tuteur, et qu’ils en sont bien heureux.

La soirée est interrompue par Nolan qui commence les cours à la fac et hésite à se présenter en tant que flic. C’est évident que c’est une erreur de base, surtout qu’il se rend à un cours d’éthique traitant notamment du système criminel…

La scène était plutôt sympathique, sans être exceptionnelle non plus. L’épisode se découpe ensuite assez schématiquement en deux intrigues principales. La plus importante concerne la majorité des officiers – ce qui fait qu’on ne voit pas Angela de l’épisode, c’est bien dommage. Les officiers sont chargés de protéger un hôtel dans lequel se tient une convention pour les officiers de police sous couverture.

Rien que ça. Chaque duo habituel a droit à son intrigue là-bas, et c’est rigolo de savoir que ce genre de conventions existent, surtout que ça paraît tout de même hyper risqué pour des flics sous couverture de se rendre à un truc pareil. Bref.

On se retrouve donc avec le duo Tim/Lucy chargés de surveiller l’entrée des véhicules dans l’hôtel. C’est plutôt sympathique, même si ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode, avec Tim qui retrouve un vieil ami. Le problème, c’est que celui-ci se drogue et trompe sa femme, qui vient ensuite à la convention pour lui faire une surprise.

Le pire, c’est encore que Tim ne dit rien à la femme, et Lucy en est surprise. Ce n’est pourtant pas si étonnant venant de lui. Bien sûr, tout ça le travaille parce que ça lui rappelle sa propre femme de voir un ex-flic se droguer comme ça. C’est triste, mais ça lui permet de prendre la bonne décision et de reporter son ami à Gray – après avoir sauvé son ami d’une overdose grâce à l’aide de Lucy, toutefois.

Par contre, la femme de son ami (enfin, ex-ami) ne le prend pas comme une bonne chose qu’il fasse la bonne chose, justement. Elle débarque au commissariat pour lui reprocher d’avoir osé les trahir, parce qu’elle ne sait même pas comment elle va nourrir ses enfants désormais.

De son côté, Nolan se retrouve à surveiller l’étage, et il n’a pas grand-chose à y faire. Pourtant, il est laissé seul par Nyla qui doit remplacer une amie. Cette dernière avait une conférence à donner à la convention, mais elle explique à Nyla qu’elle ne peut finalement y venir et a besoin d’elle pour la remplacer.

Au moins, ça donne quelque chose à faire à Nolan : il demande à Lucy d’arrêter de tout écouter de ce cours de Nyla sur les femmes sous-couverture. C’est plutôt marrant comme retournement de situation, mais ce long passage à l’hôtel est finalement assez vite résumé pour ce que c’était dans l’épisode. Il n’était en fait qu’une longue introduction pour la suite de l’épisode.

Avant d’y venir, notons que Nolan est reconnu par un étudiant de la fac qui passe justement par l’hôtel et n’hésite pas à le prendre en photo avec son uniforme. Après tout ça, Nolan retourne donc à la fac pour mieux être jugé par tous les étudiants. La prof tourne toutefois ça en un cours d’éthique. Pratique. Elle a eu le temps de voir venir le truc et elle demande donc aux étudiants de lui rendre un travail de cinq pages sur la situation.

Nolan se comporte en Nolan comme toujours, et il est insupportable avec sa prof, revenant la voir le lendemain pour lui demander des conseils. Qu’elle lui donne. J’espère sincèrement qu’on ne terminera pas sur une intrigue romantique entre Nolan et sa prof…

En attendant, Lucy finit par rater son rendez-vous avec Tamara qui voulait lui poser des questions sur le boulot de flic, parce qu’elle se retrouve bien malgré elle embarquée par Nyla en mission sous couverture, rien que ça. Tout commence par Nyla qui a bien remarqué que Lucy écoutait son intervention plus tôt dans l’épisode.

Lucy s’en justifie comme elle peut, avec la vérité : elle envisage cette tournure pour sa carrière, tout simplement. Ce serait top à voir, franchement. Seulement voilà, ce n’est pas si simple et Nyla lui propose d’en parler autour d’un verre. On voit tout de suite que ça va tourner à autre chose : « Coco » appelle Nyla pour lui expliquer que si elle n’est pas venue à la convention, c’est justement parce qu’elle était sous couverture avec le nom « Coco » et qu’elle était suivie.

Malgré une longue journée pour Nyla – qui a arrêté un homme plus tôt essayant de connaître l’identité des flics sous couverture grâce aux vignettes des assurances sur les voitures du parking, la soirée ne fait que commencer. Elle se rend ainsi au bar où Coco lui donne rendez-vous, et elle invite Lucy à venir avec elle, voyant bien qu’elle crève d’envie de le faire.

Humph. Niveau sécurité, on sent bien que Nyla n’hésite pas à mettre en danger la bleue de Tim, et je comprends le côté protecteur qu’il développe ensuite… même s’il est évident que c’est relou qu’il ne fasse pas plus confiance à Lucy à quelques jours de la fin de sa période de bleu ! En tout cas, Lucy gère plutôt bien la chose quand elle rejoint Coco dans le bar et se fait passer pour son amie.

L’homme que Coco soupçonne de la suivre est justement là, et il n’hésite pas à venir les rejoindre pour expliquer qu’il n’aime pas bien la manière dont Coco s’est enfuie. Lucy s’impose ainsi sous couverture, alors qu’elle ne devrait vraiment pas le faire : elle se fait passer pour la chimiste de l’opération en cours. Heureusement, Nyla intervient à temps pour arrêter tout ça sur le parking, expliquant qu’elle a trouvé un traçeur sous la voiture de Coco et que c’est probablement un flic qui les accompagne.

J’aime bien cette idée et ça fonctionne pour introduire également Nyla dans la mission sous couverture… qui peut toutefois continuer puisque le flic se justifie plutôt bien. Nyla a beau la fusiller du regard, Lucy s’engage à poursuivre sa couverture et venir assister à un échange le lendemain. C’est la pire idée du monde, ça, je ne veux pas qu’il arrive quoique ce soit à Lucy.

Bien sûr, le lendemain, Lucy se retrouve à devoir s’excuser auprès de Tamara d’avoir raté leur rendez-vous. Ce n’est que partie remise à après cette nouvelle opération sous couverture. Celle-ci se passe vraiment bien et permet de voir un peu mieux ce que Nyla expliquait en début d’épisode : elle est le quaterback, la star des flics sous couverture ; Coco est plutôt du genre hacker et Lucy est la « freshman » du groupe… ce qui ne plaît donc pas à Tim.

Inquiet pour elle, il planque sur le toit d’un immeuble à côté pour observer ce qu’il se passe, alors que les deux collègues femmes de Lucy lui confirme qu’elle doit s’imposer et ne pas l’écouter quand il lui assure qu’elles la manipulent. Dur de savoir qui croire exactement, mais Lucy a fait son choix : elle kiffe être sous couverture.

Elle a le goût du risque, ce n’est pas nouveau. Sa couverture se déroule en tout cas super bien, et ça fait plaisir de la voir gérer aussi bien ses cours de chimie et reproduire à la perfection une formule compliquée, tout en switchant dans une autre langue. Tout ça mène finalement à l’arrestation des méchants et à une scène où les trois flics sous couverture parlent à Tamara, de manière libérée. La série est très douée avec cette scène qui est géniale et fait accrocher à ces personnages, réussissant à nous les rendre crédible tout en faisant du féminisme sans avoir à forcer quoique ce soit.

C’est une intrigue qui développait le personnage de Lucy, et ça, ça fait toujours plaisir ! En plus, le reste de l’épisode se concentre sur West qui, lui, suit une voie plus conventionnelle et moins passionnante. On le retrouve en effet dans le quartier difficile des premiers épisodes de cette saison, où James lui présente Silas, un ado du quartier qui est sur le spectre de l’autisme et qui est chargé de faire le tour du quartier pour noter tout ce qui ne va pas.

Voilà donc qu’on va suivre West dans du boulot censé être reposant après son agression de la semaine passée. Il a tout de même un peu d’action : un vol de voiture avec un « bébé » dedans lui permet de se lancer dans une course poursuite qu’il mène avec succès… et qui lui permet de rencontrer son prochain love-interest, un autre flic bien investi dans le quartier qui, en plus, fait son travail en montant à cheval. C’est un brin cliché ce côté chevalier servant que ça lui donne.

Les deux flics se retrouvent à bosser ensuite, alors qu’il était déjà évident qu’ils en craquaient l’un pour l’autre, lorsque Silas se fait agresser. Tous deux ont appris à apprécier l’adolescent, alors ils font du bon travail et retrouvent vite son agresseur, un homme paranoïaque envisageant que Silas notait des choses sur lui, alors que pas du tout. L’intrigue fonctionne plutôt bien, on va dire.

Cela dit, ce n’était pas au niveau du reste de l’épisode, et c’est très gros qu’avec un salaire de flic chacun d’eux pense ensuite à acheter un vélo à Silas. Encore s’ils s’étaient concertés pour le payer ensemble… Bon, en tout cas, ça nous permet de confirmer que West est célibataire et n’est plus avec son acteur, mais aussi que ce flic sera un love-interest pour lui : ils s’organisent un rencard. La suite au prochain épisode, peut-être. En vrai, ça m’étonnerait, la série gère souvent la vie amoureuse de West en dernier plan.

En même temps, je dis ça, mais Emett, le pompier de Lucy, a complètement disparu sans laisser de trace, et ça ne semble inquiéter personne…

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The Rookie – S03E05

Épisode 5 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.

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Spoilers

Are you really willing to risk that?

Ce fut long, mais l’attente est terminée : un nouvel épisode a été diffusé la nuit dernière et si j’ai mis mon temps à me le lancer, il était évident que le suspense du dernier épisode était assez fort pour me donner envie de m’y remettre rapidement.

L’épisode reprend sur Lucy et West en train de se faire une soirée pépère entre colocs, mais bien sûr ça ne peut durer : le Sergent Gray débarque pour leur pourrir la soirée, et on comprend qu’on est toujours sur la même soirée que dans l’épisode précédent. Avant de parler, Gray demande à Lucy de les laisser tranquilles, alors même qu’elle est chez elle, et elle accepte, c’est évident.

West essaie de lui dire que ça ne sert à rien, mais malgré tout, Gray décide de l’avertir personnellement de l’avertissement que lui a mis Doug, sans la présence de Lucy. Si Gray veut également changer immédiatement le tuteur de West, ce dernier n’est pas encore prêt à laisser tomber : il souhaite vraiment faire tomber Doug, qu’importe le prix à payer.

Le lendemain, Tim est hyper énervé d’apprendre (par Lucy) que Doug a mis un avertissement à West, alors il décide de lui tomber dessus. Ce n’est pas une bonne idée, et même Lucy ne parvient pas à garder son calme face à lui… mais West en est apparemment capable. C’est dingue. Le pire, c’est que Doug est encore à faire de la merde avec lui, le forçant à stopper sa caméra pour une petite conversation où il assure ne pas être un raciste. Ben voyons. Je ne peux pas me le piffrer, décidément.

Ailleurs au commissariat, Nolan continue d’étudier pour son examen de rattrapage imposé par ses actions de la fin de saison précédente… et le conseil de Nyla est de secouer son corps pour se libérer de la pression. Bien sûr, elle ne fait que se foutre de lui et s’assure qu’il le fasse dans une pièce pleine de baies vitrées où tous ses collègues peuvent l’avoir vu.

Bien sûr, Nolan réussit son examen avec brio, mais ça n’empêche pas qu’il ne pourra jamais être détective, même avec 98% de réussite. Il faut qu’il se fasse une raison au plus vite, parce que toutes les personnes qui pourraient décider de son avenir ont désormais vu son nom, et elles s’en souviendront pour longtemps, surtout qu’elles sont plus jeunes que lui.

J’ai bien ri. Gray l’envoie ensuite à l’accueil du commissariat, où tout pourrait bien se passer si Lucy et Tim ne lui ramenaient pas une nana qui vole des donuts, est libérée rapidement et décide alors de briser une vitre de voiture sur le parking du commissariat. Rien que ça. Nolan est forcé d’agir avec eux, avant d’aller voir ce que veut un étonnant conducteur garé de manière illégale avec son camion aux abords du commissariat.

Pas de bol pour lui, l’homme est là pour prendre en otage un flic dans son camion, lui montrant une fois Nolan complètement désarmé qu’il a une jolie bombe dans le camion. Le type a cerné toutes les techniques de Nolan avant même qu’il pense à les utiliser et il connaît les emplacements de toutes les caméras également, puisqu’il a tout hacké avant de prendre le temps d’enlever un flic.

Une fois que c’est fait, il peut utiliser la radio de Nolan pour contacter l’intérieur du commissariat. Gray reste aussi calme que possible, essayant de comprendre ce qu’il en est : le terroriste veut juste faire libérer son pote de prison, officiellement. C’est une étonnante histoire et il est peu probable qu’il y parvienne, mais Nyla se met aussitôt sur l’affaire, informant également qu’elle a vu Angela sortir du commissariat avant l’alerte à la bombe.

C’est une bonne chose, parce que le type demande à ce qu’aucun flic ne sorte du commissariat. Tout le commissariat passe alors en quarantaine, et vraiment, on se demande ce qui a pu inspirer ça aux scénaristes. En tout cas, c’est une bonne chose d’avoir eu une scène marrante entre Nyla et Angela juste avant ça pour permettre à Angela de se rendre à la prison tenter d’en savoir plus sur le terroriste.

C’est une sacrée journée pour Angela. Elle la commence stressée, mais elle est heureuse de découvrir que son bébé va bien. Elle avait carrément caché son rendez-vous à Wesley, ne sachant pas comment elle réagirait s’il y avait un problème à la grossesse… Elle enchaîne avec une courte journée de boulot, sort du commissariat et est rappelée aussitôt ? Pfiou, vie de merde.

Pour passer le temps dans le camion où il est menotté, Nolan essaie de faire ce qu’il peut pour avoir une petite conversation avec son kidnappeur… sauf que ça n’est pas très rassurant : il apprend qu’il a un cancer du pancréas, autrement dit qu’il n’a plus grand-chose à perdre, quoi. L’homme est aussi accro comme jamais à son portable, ce qui permet heureusement à Nolan de repérer un trou dans le camion.

Il s’en sert pour tenter le morse avec l’extérieur… et il en manque le type en train de s’évanouir, alors qu’il a toujours son bouton capable de faire exploser la bombe dans les mains. Malgré tout, Nolan réussit à faire passer son message à l’extérieur du camion : Graham Porter, le terroriste, est rapidement identifié par sa cicatrice à l’œil gauche, permettant aussi à Angela de réussir à interroger le gardien de la prison pour comprendre ce qui intéresse le terroriste. Gray et Nyla pensent d’abord à l’argent, mais comprennent ensuite que ce n’est pas le cas.

Heureusement que Lucy est là pour comprendre que la femme de Graham est forcément à l’intérieur du commissariat… mais n’avait pas prévu la quarantaine dans le parking. C’est super drôle à voir, parce que Lucy pense à la reloue qu’elle a arrêté deux fois dans la même matinée… avant de découvrir que c’est une autre femme qui voulait juste (officiellement) déclarer sa voiture perdue. Celle-ci est assez maligne pour s’échapper du parking et empêcher tous les flics présents de la suivre. Pas une heure de gloire pour Tim et Lucy, tout ça.

La femme, Kelsey, est retrouvée rapidement par Nyla qui la retrouve dans la salle où sont entassées les preuves des affaires en cours. Kelsey essaie d’y retrouver des objets sur lesquels sont ses empreintes, par peur que son vrai nom ne se retrouve dans les dossiers des flics. Elle a une excellente histoire : elle a peur de son mari qui pourrait la retrouver. Il est flic, elle s’est barrée sans le prévenir et en changeant d’identité et elle sait qu’il a un tout de réseau de flics prêts à l’aider.

Que de ripoux cette saison ! C’est une jolie histoire, et ça suffit à Nyla : elle la croit et lui demande au minimum de demander à Graham de se calmer pour pouvoir lui venir en aide… ce qu’on ne verra finalement pas dans cet épisode. Enfin, Graham sera bien forcé de se calmer par contre : elle révèle que la bombe est fausse.

Nolan réussit à se libérer et en profite aussitôt pour tenter d’arrêter Graham… mais il oublie un détail : il a encore son flingue notre petit Graham. Vraiment, ce n’était pas malin de Nolan cette affaire. Bon, si, il l’est : il fait comprendre à Graham que s’il le tue, alors Kelsey ira en prison également, et pour longtemps. Que lui ne trouve pas le moindre souci à y aller, c’est une chose, mais que Kelsey y aille, c’est inenvisageable. Il se laisse donc arrêter par Nolan, bien content de se faire applaudir par tout le commissariat. Mouais, il n’a pas fait grand-chose.

De leur côté, Doug et West se retrouvent à être les seuls flics à pouvoir patrouiller pour le quartier, car ils étaient la seule voiture déjà partie. Le problème, c’est que Doug se convainc qu’il ne doit surtout pas montrer le moindre signe de faiblesse… Il est tellement flippant. Bien sûr qu’il s’attaque aléatoirement à des gens qui n’ont rien fait de mal. Ce n’est pas surprenant venant de lui, en plus.

West traite alors Doug d’idiot et de raciste, avant de lui confirmer qu’il est un homme mort en train de marcher : menacer son job, c’est une chose, mais il oublie juste qu’il a affaire à un fils à papa qui n’hésitera pas à s’en prendre à lui s’il s’attaque trop à son fils. Le tout est filmé, mais c’est bien drôle de voir Doug se ratatiner de peur face à West ensuite.

Il tente même de lui jouer la carte des sentiments avec sa femme et ses sentiments. J’ai bien aimé ce retournement de situation, et j’aime aussi les voir soulagés d’apprendre que tout se termine bien. West en profite même pour apprendre à Lucy que tout va mieux aussi avec Doug. Le truc, c’est que ça paraît surprenant pour Tim : il connaît assez le profil de Doug pour savoir que tout ne peut s’arrêter si vite.

Lucy et lui reprennent donc bien vite la route, et c’est une bonne chose, parce que Doug et West décident d’intervenir dans un quartier super risqué de Los Angeles (apparemment ?) sans demander le moindre renfort. Bien sûr que Doug est en train de monter un piège contre West, ça pue de ouf, je n’aime pas ce suspense.

Evidemment, West se retrouve rapidement à se faire tabasser par quatre hommes, dont un qui l’attaque par-derrière. C’est horrible, triste, et bien sûr, Doug fait comme s’il n’avait rien vu et attend que ça passe alors qu’il pourrait intervenir pour arrêter les hommes qui s’attaquent à West – ou au moins pour les arrêter.

Quand Lucy et Tim finissent par arriver et que Doug fait sembler de n’avoir rien vu, le soulagement vient du fait que West respire encore… et du fait que West a eu la bonne idée d’enregistrer tout ce qu’il se passait grâce à la caméra de Doug, qu’il arrête finalement devant lui. C’est une excellente chose, même si je ne sais pas à quel moment exactement il l’a activée… Peut-être quand il lui aurait redonné en montant dans la voiture ?

C’est la douche froide pour Doug : la caméra a bien filmé qu’il avait vu West, avec un concours de circonstance improbable où l’on voit carrément le reflet de Doug en train de ne rien faire. Toujours plus. Oh, Doug prend mal la sanction qui tombe et va jusqu’à affirmer que tout ça n’est pas terminé… mais Gray lui souligne que lui, il l’est. Aha, jolie sens de la formule.

Après, ce type va forcément chercher à se venger, mais ce ne sera pas pour cette semaine, où on peut être heureux de découvrir que ça se termine relativement bien : West est tabassé, mais il est heureux de voir Doug se faire dégager par Gray qui le place en arrêt forcé. Doug ne peut plus être flic pour l’instant, et tout ça finit par inspirer Nolan. Il envisage en effet de devenir tuteur à son tour – ce qu’il peut faire en deux à quatre ans en fonction de s’il obtient un diplôme ou non, c’est déjà ça. Un petit saut temporel et hop la série pourra continuer sans changer de nom, quoi.

L’épisode se termine alors à l’hôpital où Gray ne peut s’empêcher de verser quelques larmes pour West, mais celui-ci va bien : il a des côtes cassées, des dents abîmées, la face arrachée… mais il ne semble même pas souffrir, c’est ça le monde merveilleux des séries. Gray lui conseille de se reposer avant le boulot à venir… Simple, efficace, une fin d’intrigue bien menée, donc, et j’ai déjà hâte d’être dans quelques épisodes où Doug viendra forcément repointer le bout de son nez à un moment ou à un autre !

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The Rookie – S03E04

Épisode 4 – Sabotage – 15/20
Si toutes les intrigues ne se valent pas au cours de l’épisode, j’ai trouvé l’ensemble toujours aussi efficace et sympathique. J’ai mes préférences pour certains personnages et certains développements, c’est sûr, mais dans l’ensemble, je trouve que toute la série fonctionne toujours bien sur cette saison 3 qui est en train de trouver rapidement son rythme de croisière.

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Spoilers

By the way, becoming a cop at 48 is ridiculous.

On reprend comme toujours par un bon gag initial avec un adolescent faisant du chantage à un de ses profs et étant épinglé par les flics pour un vol de wifi… Il va passer une sale journée, le pauvre. Pendant ce temps, momster est toujours dans l’équation pour Nolan, et ça devient compliqué pour lui de bosser correctement. Elle s’embarque cette fois dans une étrange affaire de produit de beauté à s’injecter dans le cou, et on sent bien que ça va déraper au cours de l’épisode.

Heureusement, quand il reprend le boulot, Nyla est distraite aussi par la garde partagée de sa fille. Elle doit s’arranger pour l’inscrire à un cours en ligne, et elle le fait au téléphone, évidemment… Le problème, c’est que Nolan arrête la voiture à proximité d’une maison où un dingue décide de construire une fusée. Tout pourrait bien se passer pour Nyla, mais malheureusement pour elle, l’homme tombe de sa fusée directement sur sa voiture et elle ne peut donc pas inscrire sa fille à temps.

C’est dommage, ça quand même. Elle fait tout ce qu’elle peut pour convaincre le responsable des inscriptions qu’elle aurait dû être inscrite si le téléphone n’avait pas été coupé par un homme-volant, mais il ne la croit pas spécialement. Le problème, c’est que l’homme ne se laisse pas du tout convaincre. Le truc cool, c’est qu’elle tombe sur un autre papa plutôt charmant.

Ils n’ont pas tellement d’intrigue pour cet épisode Nolan et Nyla, mais ça marche bien de les voir traiter des problèmes personnels en parallèle du boulot après la fin de saison 2 qui était un peu lourde. Nyla passe donc la suite de l’épisode à flirter avec ce papa par texto, tandis que Nolan se retrouve piégé par la femme de Gray qui veut son conseil pour redéfinir à son tour sa vie, comme lui a réussi à le faire du haut de ses 46 ans.

Malgré l’avis de Nyla qui est qu’il ne devrait rien dire du tout à la femme, Nolan finit par lui donner le conseil d’attendre son moment « Eureka ». C’est mal barré. Sans surprise, il tombe ensuite sur sa mère qui s’arrange pour vendre ses produits à tout le commissariat. Sans surprise à nouveau, la femme de Gray, Luna, achète la compagnie de la mère de Nolan pour 10 000$. La « compagnie », franchement. Bien sûr, tout ça retombe sur les épaules de Nolan, parce que Gray n’est pas très heureux de savoir que sa femme a fait un tel investissement. C’est si triste. En plus, bien sûr, le produit qu’elle a vendu à tous les officiers est toxique.

Luna est géniale comme personnage, je me demande pourquoi on ne l’a pas vue plus souvent avant. Elle a une manière de faire en sorte que Gray la respecte et ne soit pas trop un mâle toxique qui est tout à fait charmante, et ça colle bien au personnage. Ensemble, Nolan, Gray et Luna décident d’aller régler l’affaire auprès du vendeur d’origine de momster.

Bien sûr, avant ça, Luna propose à Nolan d’être toujours honnête et de fixer des limites claires avec sa mère. Pas si simple, en vrai. Tout ça mène finalement à une bonne scène où on voit directement que les vendeurs du produit de beauté sont des cinglés et trafiquants. On y voit aussi que Luna s’est fait arnaquer en beauté : les produits valaient 2000$, pas 10 000.

Luna a beau être géniale dans la manière de mener la confrontation, elle est invitée à s’éclipser par Nolan et Gray qui révèlent qu’ils sont flic. Ce faisant, ils alertent les trafiquants, qui sont aussi trafiquants d’armes et qui sont clairement déstabilisés par la tournure des choses. Tout en appelant le 9-1-1, Luna réussit à paralyser d’elle-même un des hommes dans une scène plutôt comique, et hop, conclusion.

Toute l’affaire s’arrange à peu près, mais ça termine surtout par Nolan virant sa mère de chez lui. Il a trouvé ses limites : il fait ses valises et lui prend un billet d’avion, mais elle le prend suffisamment mal pour lui faire un tas de reproches bien difficile à encaisser. Nolan résiste toutefois, et c’est tant mieux. Il y a des personnes toxiques dont il est difficile de se débarrasser, et clairement, sa mère en fait partie. C’est la vie. Et l’argent de Luna ? Perdu à jamais, je pense.

La meilleure intrigue de l’épisode n’était pas celle-ci cependant. Je n’aime toujours pas les bonnets de West, mais bon, il en a toute une collection apparemment. Il fait un petit jogging avec et est terrifié de voir un de ses collègues arrêter sa voiture : c’est finalement Gray qui a une mission simple pour lui, mission qui va mener au meilleur de l’épisode.

En effet, West se retrouve à devoir faire ce que Nyla et Nolan faisaient avec Nick : il doit surveiller son tuteur et faire en sorte de noter toutes les infractions pour réussir à le faire tomber. En attendant, il va passer de sales quarts d’heure avec lui. Tim et Lucy seront aussi de la partie, pour surveiller tout ce qu’il se passe. C’est une bonne idée, ma foi. Ils ont pour mission d’être l’ombre de West. L’avantage, c’est qu’alors que Doug a un comportement à vomir, Lucy peut faire une leçon à Tim pour lui faire comprendre à quel point il peut déconner lui aussi, parfois, et notamment dans le pilot de la série, franchement.

Tim est évidemment énervé et met un frein à la conversation, avant de la reprendre plus tard pour expliquer à Lucy qu’il est énervé, mais pas après elle, après lui-même. Ils ont le temps d’arriver à une bonne conclusion avant d’arrêter un voleur de colis pas tellement original : il a entraîné son chien à voler des colis.

De son côté, West, lui, est en galère pour supporter Doug. Il interroge aléatoirement des piétons d’origine latine histoire de tenter de les coincer et finit par arrêter une femme noire qui a des armes dans son coffre, mais des armes qui sont à son ex et qu’elle comptait donner à la police. C’est con. Doug se plaint évidemment de l’habitude de West à Tim, parce que selon lui West pose trop de questions et est trop méfiants. Il finit par remettre la faute sur Angela alors que Tim est assez insupportable avec lui – et donc beaucoup trop grillé. Lucy essaie en tout cas de son côté de mieux comprendre le fonctionnement de la police. C’est gros à ce stade de sa carrière qu’elle ne sache toujours pas commence les syndicats et tout, mais il fallait bien nous l’expliquer à nous.

Lucy s’inquiète surtout pour Jackson, parce qu’elle n’a pas envie de rester un simple ange gardien qui pourrait arriver trop tard. Ainsi, Tim s’arrange pour retrouver l’ancien bleu de Doug, un certain Owen – je connais cet acteur, j’aime cet acteur. Lucy fait finalement exactement l’inverse de ce que Tim lui a demandé de faire : elle n’y va pas par quatre chemins et demande directement s’il pense que Doug est raciste. C’est une erreur qui braque assez vite Owen, même si celui-ci semble hésiter à parler. Tim est même sûr que le flic va y réfléchir et les contacter.

Le problème, c’est que Doug reçoit ensuite un appel étrange qui le mène lui et West à mener une arrestation lors d’un deal de drogue qui nécessite une course poursuite avec un jeune homme noir. Bien sûr, Doug a perdu sa caméra dans la course poursuite et ça inquiète énormément West de voir qu’il souhaite s’occuper personnellement de ramener l’homme à la voiture. West est confronté à un problème : Doug lui demande de surveiller et récupérer la drogue dans une bouche d’égout, forçant donc West à ne pas surveiller son tuteur qui pourrait parfaitement frapper le dealer.

Il appelle Gray, mais celui-ci est occupé ailleurs avec les affaires de Luna, ce qui fait que West prend la mauvaise décision : il ne récupère pas la drogue et fonce vérifier que le dealer va bien. C’est évidemment le cas… et Doug marque clairement un point-là : il confirme que West est en train de le surveiller, il fait en sorte que West fait de la merde et il débusque même Lucy et Tim qui débarquent parce qu’ils étaient « dans le coin ».

Oh, on pourrait y croire, mais Doug fait clairement comprendre qu’Owens l’a prévenu de l’interrogatoire de Tim et Lucy, forcément. Tim et West décide alors de confronter le fameux Owen lorsqu’il sort du travail. Celui-ci se défend bien mal face aux flics, leur rappelant qu’entre frères d’arme, on se protège. Il a aussi conscience qu’il ne changera pas le système à lui tout seul (humph) et qu’Owen aura clairement de quoi riposter : il ne se laissera pas faire.

On s’en doutait bien et ça se confirme en fin d’épisode, lorsque Doug décide d’écrire un rapport sur ce qu’il s’est passé et sur la drogue abandonnée par West : il n’a pas réussi à surveiller les preuves tout du long, et c’est clairement une faute professionnelle.

Pendant ce temps, Angela est toujours enceinte et elle commence à manger n’importe quoi. J’ai bien aimé la scène où Wes tente d’aider Angela à gérer la grossesse quand elle, elle ne veut pas avoir à se prendre la tête sur quoique ce soit. Il en arrive à la débarquer la voir au boulot, et ça ne plaît pas tellement à Angela de voir Wes la harceler comme ça.

Le truc, c’est que Wes a quelque chose d’assez gros à lui annoncer : il a une maladie héréditaire qui fait que le bébé pourrait avoir un handicap. Et il lui en parle sur son lieu de boulot ? Bien sûr qu’elle passe sa journée à faire des recherches sur internet pour savoir exactement quel est le problème possible avec sa future grossesse, et bien sûr que ça lui fait manquer une opportunité importante au boulot.

Elle s’en plaint alors à Nyla. J’aime le fait qu’elles restent amies, et j’aime aussi que Nyla soit la première au courant de la grossesse d’Angela. Cela fonctionne vraiment bien comme scène, c’était chouette. Tout aussi chouette était de voir ensuite Nyla réussir à inscrire sa fille au cours de musique d’été grâce à son nouveau crush. J’ai adoré ces scènes et cette intrigue romantique pour Nyla, ça semble être capable d’apporter de bonnes choses.

De bonnes choses ? Pas autant qu’Angela qui s’affirme face à son supérieur : elle n’apprécie de le voir refiler un cas à un de ses collègues parce qu’elle est enceinte. Elle prend donc la décision de tout avouer à son supérieur en lui faisant à la fois le reproche de l’avoir négligée et la demande de ne plus jamais la mettre de côté comme ça. Bien sûr, l’intrigue se finit bien : son boss n’était pas un connard, il n’avait aucune idée de sa grossesse et a filé l’affaire à un autre flic car il avait des indics. Tss. C’était quand même cool de voir Angela s’affirmer davantage.

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The Rookie – S03E03

Épisode 3 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.

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Spoilers

Look, whatever Officer West is telling you, I stand with him.

Ah, John a encore sa mère ? Il serait temps de nous le dire en saison 3, surtout que j’aime bien cette actrice ! Le personnage ? Beaucoup moins. Elle s’incruste sans prévenir chez son fils et compte y rester, dans sa chambre en plus, puisqu’elle vient de se faire larguer.

Nolan s’en plaint aussitôt à ses collègues bleus qui lui proposent une place sur le canapé de leur appart de dingue. Je ne comprends pas trop où ils sont, par contre, parce que pour s’éviter un tournage au commissariat pas très covid-safe, ils se retrouvent dans une grange. L’excuse trouvée est bonne, avec un entraînement où tout le commissariat doit s’amuser à vider son chargeur.

Bon, d’accord, ce n’est pas un amusement, c’est plutôt important de savoir le faire pour protéger sa vie. Par contre, avec la police, tout se transforme en jeu. Le nouveau tuteur de West, Stanton, demande aussitôt aux autres tuteurs de parier sur leur poulain. Pfiou, je le déteste vraiment, à force, il est vraiment caricatural… et ce n’est que le début de cet épisode, qui ira beaucoup plus loin. Lucy est finalement celle qui tire le plus vite, de tout le commissariat. Elle ne s’en remet pas pour le reste de l’épisode, toute heureuse de ce résultat.

Tamara – la jeune fille de l’épisode précédent – redébarque aussi dans la vie de Lucy, mais elle a besoin d’une signature, donc c’est uniquement pour ça. Il lui faut une preuve que la voiture de Lucy est bien à elle, et très clairement, j’imagine qu’elle va la revendre. Et ça ne manque pas : en patrouille, Tim & Lucy tombent sur un homme tentant de l’ouvrir qui promet qu’il vient de l’acheter, à un sacré rabais. J’aime ça.

Elle est maligne, parce qu’elle le fait pour s’acheter des fringues – de manière à avoir un semblant de vie normale – et un ordinateur, pour ses études. Et ça tombe bien, elle fait de la psycho, comme Lucy. L’intrigue était sympathique, j’aime bien cette relation, mais je me demande vers quoi ça se dirige quand même, surtout qu’elles ne se font pas encore tout à fait confiance l’une et l’autre.

Pendant ce temps, on découvre aussi que Gray envisage la retraite, ce qui n’est pas très bon pour l’évolution de son personnage. Déjà, je suis triste parce que je ne le vois pas si vieux, et ensuite, je n’ai pas trop envie qu’il se fasse tuer juste au moment de partir. Ah, et pour ne rien arranger, Luna (sa femme ?) lui affirme que les policiers ont tendance à mourir dans les sept ans après la retraite. Ce n’est pas une bonne chose.

En plus, la retraite est vraiment pour bientôt : il veut juste voir ses bleus devenir de vrais flics avant de tout arrêter. Et comme il ne reste qu’un mois à Nolan, ça va être vite fait, en théorie. En attendant, il continue de bosser comme il se doit, notamment avec Angela qui fait du bon travail de détective. Comme tout se passe en bureau, j’ai un peu décroché de ce qu’elle racontait, alors que c’était important pour la suite.

En effet, c’est elle qui est au cœur de l’intrigue qui donne son titre à cet épisode. Plus exactement, ce qui donne son titre, c’est une femme d’affaire trempant dans des histoires illégales, mais ne chipotons pas. Elle est là pour enquêter sur un meurtre, meurtre dont le cadavre a été surveillé par West et Stanton, comme par hasard. C’est l’occasion de nous montrer une fois de plus que Stanton ne réfléchit qu’avec le filtre des gangs et qu’il ne plaît pas tellement à West.

Autrement, la mère de Nolan est complètement dingue et provoque tout un tas de remous dans la vie professionnelle de son fils. Elle l’appelle alors qu’il est au travail, le forçant à rentrer chez lui pour mieux découvrir qu’elle a brisé des assiettes (décidément, cette maison doit lui revenir cher !) et que son ex-futur mari est là. Comme elle a vendu la bague de fiançailles, Nolan et l’ex comprennent que la femme est juste une arnaqueuse, et l’ex décide de porter plainte auprès de la police.

Et oui, Nolan accepte de prendre la plainte, parce qu’il sait que l’homme est dans son droit. Si c’était marrant, cette intrigue n’est bien que ça, et je trouve ça dommage, parce que ça nous fait perdre du temps sur le reste, plus intéressant. Nolan retourne finalement auprès de Nyla, qui prend bizarrement la défense de la mère. Après tout, elle a passé sa vie à devoir être dans l’attente de la décision des hommes cette femme.

Nyla continue d’être sacrément géniale dans cet épisode, apportant toujours un éclairage très juste à toutes les situations, que ce soit celle-ci ou celle d’une femme qui fait le choix de ne pas accoucher à l’hôpital – mais qui n’a pas trop le choix d’y retourner aussi, pour tomber sur un gynécologue légèrement raciste. Comme trop souvent, son racisme n’est pas explicite et affiché, il est dans l’image qu’il se fait de la femme sans même la connaître, se persuadant qu’elle est hystérique. Il se persuade aussi que Nolan va pouvoir calmer Nyla, d’ailleurs. Outch.

Là-dessus, la série est claire : elle veut traiter du racisme ordinaire qui est absolument partout. Après deux saisons sans vraiment le mentionner dans une série qui était quasiment totalement colorblind, c’est déroutant. Et surtout, c’est terrifiant : il y a tellement d’endroits et de situations de la vie courante où ça existe que c’est angoissant. Par contre, j’ai peur de l’effet catalogue vers lequel se dirige la série avec cet épisode et le précédent. Bon, c’est le problème des procédural, mais quelque chose de plus suivi serait bienvenu.

C’est finalement le cas, avec l’intrigue Stanton/West. Stanton prend en effet la décision peu rationnelle d’arrêter violemment un jeune homme qui n’a rien fait, si ce n’est qu’il ne l’a ni vu ni entendu quand il voulait procéder à une vérification. C’est super gênant à voir et ça dérape quand il le fait devant la maison où habite le jeune homme. Toute la famille sort pour protester et l’effet de groupe, avec tout le monde qui hurle, fait câbler Stanton qui sort son flingue et pointe tout le monde.

La situation dérape si vite… West a le bon réflexe en appelant des renforts. Heureusement, Tim est celui qui débarque sur les lieux, et comme il est aussi le supérieur de Stanton, il peut aisément lui dire d’arrêter malgré la frustration que ça provoque chez ce collègue avec qui il pariait le matin même. Il est si dérangeant Stanton, à ne toujours pas reconnaître qu’il fait de la merde.

Et pour West, c’est d’autant plus dur qu’il est traité de traître par la famille du jeune homme. Evidemment, j’oublie l’essentiel dans cette critique, à savoir de préciser que le jeune homme en question est noir, ce qui fait que Stanton est persuadé qu’il est coupable quand il est évident que non pour tout un tas de raisons que West tente de souligner à Stanton avant que ça dérape.

Après tout ça, les seuls conseils de Lucy pour West ? Prévenir Gray, ou au moins Tim. Le problème, c’est que Tim a déjà été prévenu, et que ça n’a rien donné. En fait, Lucy est même choquée de la réponse de Tim, parce qu’elle est loin de convenir à la situation – et loin d’être ce qu’on attend en tant qu’audience, aussi. West n’en mène pas large, forcément, et il est bien triste de ce qu’il se passe. On voit clairement qu’il envisage d’en parler à Gray, mais il choisit finalement de rester à sa place de bleu. C’est franchement frustrant, à ce stade.

Le soir, Nolan retourne à la grange de tir et tombe sur la raison de son échec au test du matin – ah, oui, il a échoué en fait ! La raison ? Il a vu le matin un homme avec un tuba en train de tirer, et ça l’a perturbé. Le soir, il retourne donc à la grange, allons savoir pourquoi ?, et retombe sur cet homme, qui n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dès qu’il se dit de la police.

Nolan survit, de manière incompréhensible, parce que l’homme prend la fuite. Avec Nyla, ils peuvent rapidement l’identifier comme étant Guillermo Sandoval, un mafieux lié à l’affaire d’Angela, bien évidemment. L’arrestation est rapide, et ça permet à Angela de découvrir qu’elle a face à elle… un autre flic. C’est gênant. Il a toutefois le temps d’envoyer un SMS pour demander la mise en place d’un plan B pour s’en prendre à la Fiera.

Oui, la Fiera, businesswoman et trafiquante, est donc en ville, et pas n’importe où en plus : elle est sur un campus universitaire pour le faire visiter à son fils. Comme elle est la cible de tentative de meurtres, ça ne rassure personne de savoir que ça va finir en fusillade, encore… Et Stanton souligne que de toute manière, pour l’instant, il n’y a pas de victime, car la seule victime est un membre de gang. Quel homme merveilleux, ce flic. Ce qui est le plus dérangeant, c’est encore qu’il soit le flic le plus crédible et réaliste de la série, par contre – enfin, pour autant que je puisse en juger, je ne suis jamais allé aux États-Unis, mais c’est ce genre de flics que l’on voit tout le temps aux infos, pas ceux de la série, hein.

Le système a bien besoin d’un peu de changement, et c’est sympa que la série prenne le temps de le montrer. Sympa, oui, mais angoissant, donc. Sur le campus, Tim prend bizarrement la défense de Doug Stanton face à Lucy qui l’épingle comme raciste, parce que c’est ce qu’il est. Quelle horreur de se dire qu’il est un tuteur et qu’il enseigne, mais c’est bien plus réaliste et crédible comme ça.

Angela est celle qui trouve la Fiera en premier. Elle lui file un gilet pare-balle, mais un seul, alors qu’elle savait très bien qu’elle serait avec son fils et alors qu’elle voit bien qu’ils sont nombreux avec elle. C’est n’importe quoi, ça. Evidemment, la mère protège son fils et ça se fait juste avant qu’un homme lui tire dessus. Angela les protège et les mets à l’abri. Trop forte.

La Fiera devine bien vite qu’Angela est enceinte, et je l’aime beaucoup. C’est une excellente mafiosa, il faudrait que la série pense à la faire revenir plus souvent. C’est une possibilité puisque Diego a bien aimé cette université, sur laquelle il a créé une fusillade donc… pas sûr qu’il soit vraiment accepté ? En tout cas, cette intrigue est clairement laissée ouverte : en fin d’épisode, Angela reçoit un cadeau de la Fiera pour la remercier d’avoir protégé son fils, et pour qu’elle puisse à son tour protéger l’enfant d’Angela. Ca craint, ça, elle a réussi à déposer le cadeau sur la table de salon d’Angela et Wes, sérieux.

Pendant ce temps, les officiers sont loin de cette papote de la détective et la mafiosa. Ils sont sur les toits à la recherche d’un type qui n’hésite pas à leur tirer dessus, même s’il ne sait pas très bien viser. Nolan et Lucy sont meilleurs que lui, heureusement – enfin, Lucy surtout. Désarmé par une balle dans la main, l’homme fait alors le choix de se suicider. Affaire réglée, donc.

La fin d’épisode a réussi à me surprendre, parce que West prend la décision d’aller voir Gray pour se plaindre de son tuteur, qui est problématique à plus d’un égard. J’ai trouvé sa plainte bien peu claire et fluide, avec des exemples peu probants par rapport à tout ce qu’il a vécu. On va mettre ça sur le compte de son énervement, mais je comprends la réponse policée de Gray sur ce coup-là. Tim aperçoit toutefois l’échange entre les deux hommes, et il décide d’aller appuyer la plainte de West.

Cela fait plaisir de voir Tim évoluer dans le bon sens, mais ça n’arrange pas les affaires de Gray qui est forcé de mettre au placard Stanton. Il décide de le réaffecter au bureau – ah, un nouveau tuteur pour West ? – et j’ai hâte de voir les conséquences que ça aura. C’est juste frustrant que Gray n’écoute West que parce qu’il est soutenu par Tim, parce que ça fait un chouilla white savior, tout de même. Cependant, c’est la hiérarchie de la série, donc il ne pouvait en être autrement, j’imagine. Quant à Gray, ça lui fait reconsidérer sa retraite, parce qu’il n’y a pas eu les changements qu’il s’était promis de réussir à mettre en place en entrant dans la police.

Finalement, West se fait virer du bureau de Gray parce que le garder dans la police n’est toujours pas une punition suffisante aux yeux de West – il a bien raison, mais ce n’est pas si simple) et c’est sur Tim qu’il finit par passer ses nerfs, lui expliquant qu’il a donné la permission à des flics comme Stanton d’être racistes en ne disant rien. Bref, le message est clair : disons aux gens qu’ils sont racistes quand ils le sont. Espérons juste que ça puisse permettre à tous de progresser et s’améliorer. Je pense que ce ne sera pas le parti pris de la série avec Stanton, mais ça pourrait continuer de l’être avec Tim…

Ca le sera peut-être aussi avec Nolan qui est témoin de ce qu’il se passe avec Stanton et avec la femme qui était maltraitée par le docteur. Nyla lui explique aussi que son propre accouchement a failli mal tourner à cause de ça… C’est intéressant, vraiment, d’aborder ces sujets, mais comme je le disais plus haut, j’espère que ça ne finira pas simplement en effet catalogue. Il va falloir des vraies explications et progressions par rapport à tout ça, dans la série d’abord, dans la réalité ensuite. On peut toujours rêver que la série parvienne à faire passer quelques messages, même si en coulisse, tout n’a pas toujours été rose non plus de ce côté-là.

En attendant, Nolan va devoir repasser son test de tir, même si sa distraction a permis d’éviter un meurtre. Nyla est encore un personnage génial qui le recadre parfaitement. La toute fin d’épisode nous montre une dernière confrontation entre John et sa mère, parce que c’est nécessaire à ce stade. Celle-ci l’attend pour faire semblant d’être prête à partir, mais il voit clair dans son jeu. Ce n’est pas une intrigue passionnante, mais c’est bien de voir Nolan demander à sa mère de se comporter normalement avec lui.

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