The Rookie – S03E10

Épisode 10 – Man of Honor – 15/20
La crédibilité et cohérence globale de l’épisode sont à remettre totalement en question, mais ça n’empêche pas cet épisode d’être un divertissement accrocheur et plutôt bien réussi. On a de l’humour, on a du drama et on a des personnages qui évoluent de manière sympathique d’épisode en épisode. Difficile d’en attendre plus d’une série procédurale à ce stade de sa saison, j’imagine.

Spoilers

C’est le premier jour d’une deuxième année en tant que flics pour Lucy et West qui ne sont donc plus des bleus. John, lui, l’est encore et est renvoyé au pilot de la série dans son intervention de la semaine.


You are risking your life for a thankless job.

Il faut dire que cet épisode commence mal avec beaucoup d’a priori négatif pour lui : il est tard quand je le commence, trop en fait, et j’étais prêt à aller me coucher… mais après un Fear the Walking Dead inattendu, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer d’air. C’est le cas avec les premières scènes de cet épisode, sauf que je me suis aussi focalisé sur le titre de l’épisode qui est à la lettre près le même titre que l’épisode de Riverdale que j’ai vu quelques jours avant. Et ça, ce n’est pas bon signe.

Ce mauvais signe est vite oublié, promis, avec un début d’épisode qui est une vidéo de souvenirs filmée par Nolan tout au long de l’entraînement des bleus à l’académie de police.

Il a été vite ami avec Lucy et West, ce qui fait qu’on a des scènes très sympathiques et un truc triste avec un souvenir de la capitaine décédée en saison 1. J’étais content de la revoir, mais les flics sont loin d’être émus quand il regarde tout ça. Evidemment, John a monté une super vidéo pour eux trois, mais maintenant, il n’y en a que deux qui sont flics, c’est bête.

Pour fêter ça, Ben leur rend visite et… j’ai oublié qui c’était, merde. C’est le meilleur ami de John, qui lui raconte plein de choses, notamment le fait qu’Henry a un job désormais. Et qu’il ferait mieux d’en parler avec lui s’il n’est pas au courant. Et effectivement durant la réunion du lendemain matin, John a un appel de son fils pour lui expliquer qu’il a décidé de quitter la fac et commencer son job. Ah ben super. J’espère juste qu’il ne va pas devenir flic lui aussi, parce que ce serait abusé. Après, faut bien renouveler les bleus de la série, parce qu’il y en a deux qui ne le sont plus.

Bien sûr, Lucy et West s’imaginent qu’ils vont vivre une merveilleuse première journée, sauf que… non. Gray s’amuse de les voir espérer une récompense quelconque pour leur première journée, mais il les laisse tout de même rouler ensemble toute la journée. C’est plutôt cool pour une première journée, surtout qu’ils peuvent mettre la clim et la musique quand ils veulent.

Ils vont vite redescendre de leur petit nuage quand le boss d’Angela leur demande ensuite de s’occuper de… surveiller les preuves possibles d’un crime : une barre de chocolat laissée en plein soleil qui ne doit vraiment pas fondre, coûte que coûte. Enfin, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus considérée comme une preuve parce que l’assassin a été trouvé et a avoué ce qu’il avait fait. Voilà qui est fait.

De plus, Tim n’a plus à s’occuper de Lucy, alors il s’énerve… après son chien. C’était marrant à voir, jusqu’à ce qu’il soit appelé en urgence par Angela et que ça soit un brin stressant. Elle est enceinte après tout. Finalement, tout va bien : Angela est déprimée par ses essayages de robes de mariée, parce que les demoiselles d’honneur ont assuré qu’elle devait absolument cacher son ventre pour le mariage. Sympathique.

C’est une excellente scène, j’ai tout simplement adoré Tim qui balançait des phrases très justes en lui disant qu’elle n’a pas à cacher son ventre puis qu’elle est fière de son bébé. Et tout ça termine par deux mariées en train de se battre, forçant les flics à intervenir. Et devinez qui est appelé sur cette affaire pour se prendre du champagne dans la tronche et des plumes de robes de mariée sur l’uniforme en étant filmé par Tim ?

Oui, évidemment, Lucy et West. Ce n’est pourtant pas le pire moment de la journée de Lucy : le soir, elle invite ses parents à dîner pour fêter la fin de sa première année, sauf que… ça se termine bien mal. La mère ne soutient pas du tout ce projet de carrière qui consiste à risquer sa vie pour n’avoir jamais le moindre remerciement. Effectivement. Son père ? Il ne se pointe même pas. Eh ben.

Lucy passe une soirée horrible, et ça empire le lendemain matin quand West lui raconte sa super soirée et lui montre le beau cadeau qu’il a reçu. Arf, pas cool de sa part, mai sil ne peut pas savoir à quel point tout ça tourne mal pour Lucy. De toute manière, elle peut se mettre à fond dans son job pour une deuxième journée qui promet d’être riche en rebondissements.

En parallèle de tout ça, John a du mal à se faire à l’idée que son fils arrête ses études pour bosser avec son meilleur ami, mais le meilleur ami est horrible avec John : il lui balance carrément qu’il est envieux de son fils qui réussit où il a échoué dans la vie. Sympathique ce meilleur ami, dis donc. Tout comme Lucy a West, il a heureusement une super collègue en Nyla.

Celle-ci a ses propres problèmes de vie perso, et j’ai aimé la continuité de la saison sur le sujet : on apprend ainsi qu’elle n’a jamais eu de rencard avec le père de l’école de musique, parce qu’elle a dû annuler un premier rencard et lui le second. Dans la soirée, après avoir emprunté du matériel de camping à Nolan, elle découvre en fait qu’Alonso, le type en question, lui a demandé un troisième rencard auquel elle n’est pas venue. C’est con.

Bref, les deux personnages boivent des coups en surveillant des gamines en camping, et tout se termine bien pour eux. Evidemment. Ils ont même un rencard le lendemain soir, après une journée de boulot épuisante. John, lui, se rend chez son meilleur ami pour s’excuser auprès de Ben de l’avoir viré de chez lui la veille. C’était pourtant une chose logique à faire vu le discours qu’il avait envers lui, mais bon.

Ce qui compte, c’est qu’Henry a passé un excellent entretien d’embauche et est en train de réussir sa vie, alors tout va bien. Quant aux scénaristes, ils insistent à nouveau pour nous dire que la prof de John est cool et sexy, mais cette fois-ci de la bouche de Ben. Tout est dit, quoi. Cela dit, c’est faire fi des deux meilleures intrigues de l’épisode.

Dans la première, nous suivons Angela proposer à Tim d’être son « men of honor », aka l’équivalent masculin de la demoiselle d’honneur, parce qu’il a géré à l’essayage des robes. C’est une belle amitié qui se développe pour ces deux-là, peut-être même plus que ce que nous avions vu jusqu’ici dans la série, et ça marche bien. Je suis un peu frustré que ça laisse Nyla de côté, mais il y avait un côté très marrant à voir Tim être forcé de renvoyer Gretchen, la meilleure amie d’Angela, de son rôle de demoiselle d’honneur/planificatrice de mariage.

En revanche, le voir brûler tous les magazines et le classeur sur le mariage en compagnie d’Angela. Ouais, OK, c’est cool à voir et tout, mais un peu de sérieux, un mariage, ça s’organise et c’est hyper complexe à faire sans une base. Je comprends le geste, mais il aurait pu se garder quelques articles ou lignes directrices, ça lui aurait fait du bien. En tout cas, c’était une belle intrigue.

Enfin, reste l’intrigue policière du jour qui fonctionne bien : en ville, la situation dérape super vite pour John et Nyla quand ils sont envoyés en intervention et tombe en plein braquage de banque. Je ne la sentais pas cette intervention, ça remuait trop de choses pour John, qui est évidemment le premier sur le lieu et qui est celui qui intervient et doit garder son sang-froid, comme au premier jour.

John engage ainsi la conversation avec Cooper, un homme qui braque la banque mais semble peu sûr de ce qu’il fait comme criminel. John trouve évidemment les mots justes pour rassurer Cooper et le faire libérer une otage qu’il visait avec son flingue. Quand Cooper est sur le point de se rendre, il se fait toutefois tuer par le garde de sécurité de la banque, assurant que Cooper allait le tuer.

Pff. Connard. Cooper avait en plus un chargeur vide, ce qui rend le tout encore plus terrible pour Nolan. Il veut vraiment passer son temps à bosser sur cette enquête, mais Nyla n’est pas tellement pour : elle considère qu’ils ont fini leur service et qu’il faut en profiter. Si elle a raison, c’est mal connaître Nolan : pendant qu’elle passe la soirée à flirter avec Alonso, lui dégage son meilleur ami de chez lui et fait quelques recherches nocturnes puis matinales sur l’affaire Cooper.

Il contredit un ordre de Nyla, mais celle-ci ne dit trop rien le lendemain matin quand il lui propose d’aller vérifier au travail de la femme de Cooper si elle y est, surtout qu’elle bosse en bijouterie. S’il ne lâche rien comme ça, c’est parce que la veille, Nyla et John étaient chargés d’aller apprendre ce qu’il s’était passé à la famille de Cooper, mais tout ce qu’ils avaient trouvé, c’était une glace fondue et un portable dont l’alarme sonnait non-stop depuis sept heures du matin (sacrée batterie).

Assez clairement, il y a un problème, donc, et ça irrite Nolan de ne pas savoir quoi. Par chance, quand il arrive au travail de la femme de Cooper, il remarque un camion à pizza qui se gare à proximité de là. Rien de bien suspect, en soi, sauf que le même camion était là la veille pour le braquage de la banque. Et c’est ainsi que l’on découvre que Cooper était forcé de braquer la banque, de même que sa femme va maintenant être forcée d’aller voler son travail.

Par chance, elle tombe donc sur Nolan qui l’empêche d’aller faire n’importe quoi à l’étage et qui se renseigne sur l’état de santé de sa fille : elle est prise en otage elle aussi, et un homme est prêt à la tuer. Reste à savoir où elle est exactement : grâce aux indications hyper précieuses et précises de la mère, ce sont Lucy et West (de nouveau coéquipier pour la journée, ce n’est pas très crédible à ce stade pour des ex-bleus) qui sont chargés de retrouver la piste de la petite, pendant que Nyla gagne du temps en bloquant les ravisseurs : elle met une amende à une autre voiture, juste devant eux.

Fort heureusement, Lucy et West font de très bons coéquipiers et ils parviennent contre toute attente à retrouver la petite fille en une dizaine de minutes à peine. Je trouve que l’intrigue commençait vraiment bien, mais la crédibilité générale du truc est quand même pas mal entamée ensuite. Bon, ça fait une fin sympathique à l’hôpital d’avoir Lucy et West heureux d’avoir réunies la mère et la fille après ces journées d’épouvante. En plus, West chouchoute vachement bien sa colocataire et coéquipière en comprenant que sa mère a été infecte avec elle, donc c’était une belle fin d’épisode, qui voyait aussi Nolan heureux de cette avancée dans l’enquête, permise grâce à lui. Du bon boulot de flic, donc.

Grey’s Anatomy – S17E11

Épisode 11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.

Spoilers

Meredith ne se réveille toujours pas, mais la vie de l’hôpital continue autour d’elle.


On retrouve dans cet épisode la suite d’une intrigue entamée dans…

Station 19 – S04E10

Épisode 10 – Save Yourself – 17/20C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a…


Great news doesn’t matter if she’s too weak to stay awake

La Fondation Catherine Fox a plein de frics à dépenser apparemment. Après les tests gratuits de la caserne de pompiers, on en arrive à ceux de l’hôpital, supervisés par Jackson, qui récupère les internes pour cela. Les scènes sur les tests sont plutôt intéressantes : on sent que la série essaie de convaincre qu’il est important et indolore de se faire tester en pleine pandémie, et aussi que ça se passe plutôt rapidement désormais.

Il n’empêche qu’il reste des situations dangereuses à vivre au quotidien pour les personnes trop pauvres pour avoir une bonne distance sociale chez elles et vivant avec des personnes à risques maintenant qu’elles sont positives. Un jeune adolescent a ainsi besoin d’un endroit où rester loin de ses proches à risques, et Jackson décide carrément de lui offrir une chambre d’hôtel, en passant par Levi. Ah oui, tout de même, la générosité des médecins de cette série, c’est quelque chose.

C’est en revanche un problème pour l’une des internes qui apprend la nouvelle non pas par son boss, mais par l’association dont elle fait partie. C’est une association qui loue des chambres d’hôtel pour ceux n’ayant pas les moyens de s’isoler lorsqu’ils sont positifs, mais elle négocie les tarifs contrairement à Jackson. Le problème est donc que les hôtels en profitent pour virer les plus pauvres en laissant les patients de Jackson s’installer.

Jackson fait tout ce qu’il faut pour arranger la situation, mais ça ne suffit toujours pas à l’interne – la maman – qui trouve que sa solution n’est toujours pas idéale pour réparer le système. En fait, elle est en pleine crise face à la pandémie, et ça fait bien réfléchir Jackson, qui se retrouve dans une étrange situation de white savior alors qu’il n’est pas blanc. Cette partie-là est vraiment cool pour la série, mais ça n’empêche qu’il ne réfléchit pas vraiment à la bonne échelle, je trouve. Je ne sais pas, il a des réactions trop impulsives, j’imagine.

Il finit par faire les choses correctement en fin d’épisode, demandant à l’interne de lui expliquer ses idées et de lui montrer ce qui pourrait fonctionner : elle a de grandes idées, il a un grand compte en banque ; tout le monde est heureux. C’est beau cette générosité.

De son côté, Teddy continue de s’inquiéter pour Meredith, et elle pose un milliard de questions à Richard depuis son canapé. Il lui reste encore deux jours de congés, et elle va bien mieux. Un peu comme Meredith, même si Meredith n’arrive pas à se réveiller. L’IRM prouve pourtant bien qu’elle va mieux, ce qui réjouit Helm, mais Richard ne peut que s’inquiéter de ce coma prolongé, forcément.

En parallèle, on retrouve Jo toujours fan de Luna, et elle embarque Bailey avec elle dans son adoration. Pas de quoi s’inquiéter pour le rendement de l’hôpital, Cormac est là pour empêcher d’avoir Jo qui passe trop de bon temps. La pauvre a encore pas mal de choses à gérer de toute manière, notamment son stress d’annoncer à Meredith, sa mentor, son choix de changer de spécialité. La pauvre. Heureusement, elle a Levi pour l’aider – c’est une relation amicale trop souvent négligée, je trouve alors qu’elle fonctionne vraiment bien.

Cormac a aussi un nouveau patient, et il le gère avec un des internes qu’il n’a pas l’air d’aimer beaucoup. C’était assez insupportable. En fait, Cormac coupe la parole à tout le monde, sauf à ses patients ? J’ai vraiment du mal avec son personnage cette saison, et de manière générale en fait. Il a des bons points pour lui, mais… nope, je n’y arrive pas, et je n’ai donc pas accroché à toute l’intrigue qui tournait autour de lui.

En plus, il nous ramène Maggie dans l’épisode et elle, si elle n’est pas avec Winston, j’ai toujours du mal. La pauvre ne peut pas faire grand-chose pour le patient, en plus. Cormac veut lui faire une nouvelle greffe, deux semaines après la précédente, et ce ne serait que prolonger sa peine et ses douleurs. Cormac refuse d’entendre l’option de l’abandon, même quand Maggie la présente comme une avancée pour tourner la page.

De son côté, Amelia finit par péter un câble en tant que ménagère. Elle est entassée sous le linge sale de tous les enfants et vraiment, ça me fait de la peine cette saison où elle ne va même pas faire une seule chirurgie si ça continue. Franchement, elle n’est pas faite pour rester à la maison comme ça, et ça m’énerve d’autant plus que c’est possiblement la dernière saison de la série.

Les parents de Lincoln débarquent alors, après deux semaines de quarantaine, et sont hyper bizarres d’être là, comme ça, sans prévenir. Moi, ça me provoquerait des crises d’angoisse, et ça semble en provoquer aussi à Amelia sur le moment. Ils marquent toutefois de bons points auprès d’Amelia en proposant de prendre tous les enfants avec eux pour une journée de randonnée.

Ils appellent aussi Amelia sa belle-fille, et c’est génial à voir, parce que la mère est insupportable avec son fils, mais c’est bien drôle. Oh, les parents prenant les enfants sont une bonne chose pour eux, mais cette graine du mariage plantée avec le « belle-fille », tout est dit. Alors qu’ils envisagent de faire l’amour, ce n’est pas de bol pour Lincoln, il retrouve Amelia en pleine crises de larmes… Et il est persuadé qu’elle veut une demande en mariage.

Elle lui hurle que non, et c’était plutôt drôle à voir, jusqu’à ce qu’on en revienne à la scène et la catastrophe qu’elle représente : Amelia est juste à bout de nerfs, et elle a besoin de pleurer. La pauvre. Forcément, ils n’ont pas le choix d’évoquer à nouveau le mariage juste après cette scène, autour d’une bonne tasse de thé. Alors qu’ils envisagent l’option plus ou moins sérieusement, Amelia balance qu’elle est de toute manière programmée pour l’auto-destruction et que ce n’est probablement pas une bonne idée de se marier.

Amelia déclare alors qu’elle a très envie de se droguer ou de boire depuis bien des jours, à la fois en se couchant et au réveil. Oups, c’est quelque chose qu’on n’avait pas vu arriver. En tout cas, moi. Cela explique peut-être aussi pourquoi elle était si chiante vis-à-vis de la bouteille cachée la dernière fois… Linc en arrive à apprendre davantage comment fonctionne le programme de désintoxication et il la réconforte en lui disant qu’il a toujours envie de se marier avec elle, parce qu’elle n’est pas du tout dans une démarche d’autodestruction : bien au contraire, elle lutte contre son addiction et ça la rend plus forte et plus cool.

Oh, vraiment, j’adore ce couple et j’ai l’impression que c’est la première fois depuis… euh, toujours ? qu’Amelia se retrouve en couple avec la bonne personne. Lincoln a vraiment bien construit sa demande en mariage… mais elle ne va toujours pas convenir à une Amelia qui est plutôt sur le mode de la confession que sur le mode de la demande en mariage. C’était un bon moment d’ajouter de l’humour à tout ça, mais franchement, la demande aurait pu se faire, ça aurait fait de jolies fiançailles.

De toute manière, il n’y a pas vraiment besoin de demande de mariage pour qu’ils en parlent tout le reste de la journée. Ils ne sont toujours pas sûrs d’eux et de leur décision, en plus. Ils se font une petite soirée sympa au coin du feu avec de la malbouffe

Et au moment d’enfin coucher ensemble, devinez qui revient ? Aha, c’était prévisible : les enfants !

Bien sûr, on retrouve assez rapidement les jeunes mariés de l’épisode de Station 19 qui arrivent à l’hôpital. Sacrée journée pour eux. Ils se sont mariés le matin, sont passés se faire tester à la caserne et ont fini dans un accident, avec la voiture encastrée dans un camion.

J’ai eu bien du mal avec ces personnages, qui m’avaient déjà tapé sur le système dans l’épisode précédent ; mais j’ai trouvé sympa la scène entre Miranda et son mari, pour une fois. Jo se retrouve quant à elle tiraillée entre les deux patients, puisque le mari refuse que sa femme sache quelque chose. On comprend rapidement que Bailey n’apprécie pas trop de voir son patient, qu’elle vient de sauver, envisager de continuer de faire la gueule à sa femme. Je pensais vraiment que la femme allait y passer du coup, puisque la confidentialité médicale obligeait Jo à ne rien dire.

Ce n’est pas la direction prise par l’épisode, avec Bailey qui insiste pour faire comprendre à l’homme que les gens ne changent pas et que s’il était amoureux le matin, il pourra de nouveau l’être malgré la décision de sa femme, dans la panique, de vouloir être sauvée en première. Bailey permet en plus à Owen de prendre conscience qu’il est toujours amoureux de Teddy. Il fallait bien qu’on en arrive là, surtout après l’opération où elle était très chiante à poser un tas de questions sur la vie personnelle d’Owen. Nosy boss.

La fin d’épisode est beaucoup trop drôle, puisque le mari ne veut finalement pas rester marié avec sa femme. Il la largue par tablette interposée, lui faisant remarquer qu’elle est hyper égoïste… Il aurait été bon de communiquer avant de vous marier les gars, mais merci pour le fou rire. J’ai beaucoup moins aimé voir Owen débarquer chez Teddy pour s’excuser. Je veux dire… Oui, il a été horrible avec elle et tout, hein, mais Teddy aussi ? Elle a menti pendant des années, elle a été atroce pendant toute la saison précédente et elle va s’en sortir comme ça ? Pff.

Owen lui propose simplement de rester son ami. C’est déjà beaucoup pour Teddy qui lui fait du thé, mais ça m’a énervé de la voir s’en sortir comme ça, avec les scénaristes la dédouanant une nouvelle fois. J’ai raté quelque chose dans son évolution apparemment. J’espère au moins que ça nous permettra de retrouver le personnage que j’aimais bien d’ici la fin de saison – série ? Aïe.

Dans une scène inattendue après tout ça, Jo finit par aller se confier de tout ce qui lui arrive à une Meredith refusant toujours de se réveiller. C’est une scène assez intéressante, parce que ça permet d’approfondir plus les pensées de Jo. L’épisode était pas mal centré sur elle, franchement, entre ça et son amitié avec Levi. Elle est aussi celle qui a l’idée de génie qui peut sauver le patient de Cormac : elle lui parle de son passé douloureux devant Luna, et une métaphore foireuse sur son cœur donne une idée merveilleuse à Cormac.

Il la vend rapidement à Maggie et les deux se retrouvent à envisager de retirer des bouts du cœur du gamin pour le sauver. C’est assez fou, mais avec cette série, est-on vraiment surpris ? Les petits ralentis et tout faisaient de bons moments de drama, en plus. Ul y avait même un bon suspense au moment de vérifier si son cœur allait repartir tout seul ou non.

Et c’est finalement ce qu’il se passe, permettant à Maggie d’être bien heureuse à nouveau d’avoir sauvé un patient. Malgré les sujets autour du covid bien déprimant, le choix est fait d’apporter de l’espoir cette saison. C’est le bon équilibre, même si ça fait drôlement patriotique et très « les américains sont les meilleurs »… comme d’habitude, quoi.

D’ailleurs du côté de l’espoir, Meredith se réveille et découvre que Richard est à son chevet. Elle s’excuse aussitôt d’avoir dû lui imposer de la mettre sous respirateur. Et avant même d’évoquer Andrew, Meredith demande à parler de Jo… C’est un peu abusé, même après la très bonne scène où Jo lui a confié son plan.

Richard décide finalement d’aller confronter Jo sur ce choix, et exactement comme Jackson avec l’interne, il le fait en ayant un ton un peu courroucé qui fait peur à Levi. Je trouve ça vraiment abusé comme modèle de relation boss/employé parce qu’il est bien sûr content d’annoncer son soutien à Jo, à qui il reproche simplement de n’avoir pas dit la vérité avant. Ben… Remets-toi en question aussi, peut-être qu’il faut laisser une chance de dire les choses à ses employés aussi ? Et ne pas débarquer les voir en étant faussement furieux ?

En ce qui me concerne, j’étais frustré parce que celle-ci n’arrive pas encore à faire 1+1 apparemment : elle ne comprend pas que Meredith s’est réveillée, alors que j’aurais vraiment aimé qu’elle le sache comme ça. Richard est dans l’abus de ne pas lui dire, tout de même ? Et même Maggie et Amelia ne semblent pas le savoir en fin d’épisode ? C’est bien étrange, tout de même.

Bon, elle s’est rendormie, d’accord, mais c’est déjà bon signe de savoir qu’elle peut se réveiller et parler. Quelle saison pour Pompeo, n’empêche, elle passe son temps à dormir ou être sur une plage, quoi ; le tout en étant l’actrice la mieux payée du petit écran. Sacrée carrière ! Nous sommes en tout cas à cinq épisodes de la fin de la saison/série, et on se profile vers une fin avec deux mariages (Amelia/Maggie) et une Meredith heureuse d’être en vie… Non ?

Station 19 – S04E10


Épisode 10 – Save Yourself – 17/20
C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a un bon équilibre et elle a réussi à me raccrocher à une grande partie de ses personnages. Pas tous, il y en a pour qui ce sera toujours impossible… Mais elle y travaille, et ça, c’est cool.

Spoilers

La caserne organise une campagne de dépistage covid19, supervisée par Carina.


Yes, Robert is very tall.

Vous savez quoi ? Je me suis surpris à avoir le smile limite jusqu’aux oreilles dès la première scène de cet épisode. Cela n’a pas toujours été le cas avec cette série, mais là, on voit dès le départ Carina qui reprend son travail comme elle peut avec la fondation Catherine Fox qui nous organise une campagne de test anti-covid dans la caserne des pompiers. Soit.

Cela fournit une bonne intrigue à l’épisode, et ça m’a même rendu Ben sympathique, aussi insupportable soit-il. La série nous ramène une fois de plus la famille d’Andy au passage. Alors, on ne va pas se mentir, ça, ça m’a soulé ; mais en même temps, c’est important pour la série d’avoir un semblant de continuité. Il y a d’abord la cousine Michele qui vient à pied pour prévenir Andy, et pour tenter de rencontrer Robert, et pour draguer Maya, parce que oui, elle est amoureuse de Maya, évidemment.

C’était plutôt drôle comme situation, et ça me réconcilie presque avec cette intrigue. On apprend ainsi qu’Andy se rend au barbecue en famille chaque semaine… et je suis content de découvrir que la série nous épargne ça. Lorsqu’ils rencontrent finalement Sullivan, Robert réussit au moins à plaire à tout le monde en charmant un peu la tante et en étant très sympathique quand il comprend enfin de qui il est question pour ces tests covid.

Michele demande des nouvelles de Maya à nouveau, et c’est bien drôle, parce que Robert est vexé de voir quelle est décrite comme « l’autre big boss » de la caserne. Oups, Andy a oublié de préciser que Robert n’était plus le capitaine de la caserne pendant tous les barbecues familiaux. Ce n’est pas exactement le genre de détail qu’on oublie pourtant, en théorie.

De son côté, Carina est stressée par cette journée de tests à faire passer et elle balance son stress sous la forme de remarques hyper directives à tous les pompiers. Elle est clairement énervée et horrible avec tout le monde, y compris Maya. Cette dernière, en soutien parfait pour elle, la prend donc à part pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe… Et Carina balance à Maya que son Visa est sur le point d’expirer. Aaah. Je n’aime pas ça du tout, du tout. Je déteste cette intrigue, je veux que Carina reste. Franchement.

Le président a bloqué les décisions sur l’immigration pendant le Covid (humph, connard de Trump) et elle ne peut pas renouveler son visa comme ça. Elle n’a plus qu’un mois pour rester aux États-Unis. C’est horrible comme intrigue, je veux qu’elle reste. Et bien sûr, plus tard dans l’épisode, Carina nous fait le point sur la situation en Italie en parlant avec Ben, histoire de nous montrer qu’il y a une certaine logique à la voir repartir, pour sa famille.

La pauvre Carina se retrouve malheureusement seule, parce que Maya et Ben sont appelés en intervention. L’avantage, c’est ainsi que Maya peut ainsi parler à Andy de la bombe que vient de lui envoyer Carina en pleine poire, mais Andy n’est pas franchement à l’écoute. Elle reste la pire des amies, comme toujours, à simplement lui dire que tout ira bien parce qu’elles ont déjà réussi à surmonter le décès d’Andrew.

Ce n’est pas exactement si simple la vie, Andy, et tu devrais le savoir parce que t’as fait de la merde avec ton mari. Ouep, Robert lui en veut évidemment de ses mensonges à sa belle-famille, mais ils n’ont pas le temps d’en parler : ils arrivent sur le lieu d’un accident assez moche, avec une voiture étant entrée dans un camion. Bien sûr, il ne s’agit pas de n’importe quelle voiture, mais de celle de jeunes mariés que l’on a vus précédemment dans l’épisode lorsqu’ils ont été testés par Robert. C’était évident qu’il finirait par être l’intervention du jour.

L’intervention est autrement compliquée par l’arrivée du Chef Gregory sur les lieux. Il n’est pas là pour rien : il va devenir un personnage que l’on reverra souvent puisqu’il est là pour vérifier que tout se passe bien – dit autrement, c’est une des conséquences de la mi-saison et du procès que veut intenter Miller. Cela fonctionne plutôt bien comme intrigue… mais j’ai un peu de mal avec le personnage de Gregory pour l’instant.

Plus tôt dans l’épisode, il a déjà pris la décision de débarquer à la caserne pour parler avec Miller et lui indiquer qu’il est en désaccord avec son choix, et ça… Bon. C’est abusé, honnêtement. Gregory ne se fait pas une amie avec Vic, une fois de plus. Comme lors de l’inspection, celle-ci n’hésite pas à souligner ses désaccords avec son chef.

Pour en revenir à l’intervention, c’est bien compliqué de sortir les deux jeunes mariés du camion dans lequel ils sont encastrés. Alors que la situation médicale du mari se dégrade rapidement, la femme qui va bien s’avère de plus en plus bitch. Elle commence par des blagues sur son mari qui risque d’être amputé et sur la vie pour laquelle elle vient de signer, avant de demander, dans la panique, à être sauvée en premier.

Il entend tout, et ce n’est pas génial pour lui d’entendre l’absence de soutien de sa nouvelle femme, franchement. Bon, bien sûr, ces deux patients finissent l’épisode en vie, et la jeune mariée est terrifiée de ce qu’elle a dit. On les retrouvera dans la série-mère, j’imagine. En attendant, Gregory décide de venir féliciter Sullivan pour son excellent travail. Le but est évidemment de se trouver un allié face à Miller.

Pour Gregory, Miller fait de la merde et il espère que Sullivan pourra l’aider à lui en faire prendre conscience. Oups, cela nous remet Robert dans une position de merde… et j’aurais pu me passer de ça. L’épisode commençait à peine à réussir à me le rendre sympathique, je suis dégoûté qu’on en arrive là, surtout que Gregory lui suggère en plus de redemander à devenir Lieutenant, et tant pis pour Andy. Oups.

Pas de chance pour Gregory, la police ne l’aide pas à pacifier les relations avec la caserne de pompiers : les flics décident de laisser une amende de stationnement à nos pompiers. L’abus est total, mais quand Gregory apprend ce qu’il se passe, il parle de « riposte » de la part des flics. Ben, on n’est pas dans la désescalade prônée en cas de conflit. Vic s’énerve donc contre Gregory qui n’apporte pas le bon soutien à son équipe et elle ne se gêne pas pour lui dire à nouveau. J’ai de plus en plus peur pour elle, franchement.

Si c’est plutôt drôle de la voir confiante comme ça, je n’ai pas envie qu’il y ait des conséquences sur sa carrière non plus. Quant à l’épisode précédent, il est totalement oublié entre Vic et Travis, qui n’en sont plus qu’à parler de courses et d’Emmett. C’est plutôt une bonne chose que cette amitié soit de retour, surtout que la famille d’Andy n’est pas la seule à débarquer à la caserne, il y a aussi les parents de Travis !

Le pauvre Travis est donc face à ses parents par surprise, et la surprise est d’autant plus mauvaise que son père est là car il est cas contact d’un de ses amis de golf, aka son plan-cul. Le problème, c’est que le pauvre Travis finit par vraiment me soûler à faire la morale à son père. Je veux dire, je comprends son positionnement vis-à-vis de sa mère et tout, mais il y a une partie de la morale qui n’a pas trop de sens à mes yeux.

En plus, ce n’est pas du tout qu’un plan-cul pour son père, qui finit par lui dire qu’il s’agit toujours du même ami qu’il voit… Bon, on va dire que la situation a évolué rapidement depuis les épisodes où il était sur une application de rencontres. Au moins, l’avantage, c’est que Carina se retrouve à se faire un nouvel ami quand Travis a besoin de briser le protocole des tests Covid pour ses parents. C’était bien rigolo à voir, parce que Carina accepte aussitôt qu’elle apprend un quart de la situation sur le père de Travis, en échange de tous les potins ensuite. On a rarement eu l’occasion de la voir comme cela, tout de même.

Elle s’énerve ensuite contre Jack, cependant. De son côté, Jack est confronté à nouveau à sa propre intrigue avec sa nouvelle famille. S’ils sortent d’un peu nulle part ceux-là, on n’arrête plus de les voir, et je trouve que ça fonctionne plutôt bien pour la série. Pour cette semaine, on repart une fois de plus sur les problèmes liés au covid et au tri des patients qui a lieu dans Grey’s Anatomy, même s’ils font tout pour l’éviter. Ainsi, le fils de Marsha a décidé de débrancher sa mère, et c’est l’équivalent d’un meurtre à ce stade. Un bon matricide. C’est la décision de la famille, peu importe ce que décide Jack.

Maya décide de lui faire un câlin quand elle l’apprend, et ça, malgré la présence des gens dans la caserne. Parmi ces gens, il y a la petite amie de Jack qui débarque. Bien sûr, le câlin est immédiatement remarqué par sa nouvelle copine, qui apprend ainsi de la pire des manières ce qu’il se passe.

Ils se retrouvent rapidement en visio avec l’hôpital au moment où Marsha est débranchée. Levi est des plus sympathiques avec eux, et il partage les bons mots de la vieille femme, mais le fils de Marsha… il se déconnecte aussitôt le respirateur arrêté. Sympathique.

Marcus n’est pas bête et comprend l’horreur qui est en train de se dérouler, ce qui l’énerve énormément. Inquiet pour lui et cherchant quelque chose à faire, Jack décide alors d’aller chercher des tests Covid pour eux aussi, histoire de se rassurer sur leur état de santé. Carina est en revanche contre le fait qu’il brise les protocoles, parce que c’est Jack, et qu’elle a déjà dit OK à Travis.

Par contre, Carina finit en larmes devant Jack à cause de cette journée de merde. Le problème, c’est qu’il la bat à plate couture sur la journée de merde et Carina lui conseille alors de vraiment être énervé, parce que c’est bon pour Marcus d’avoir cet exemple selon elle ; une figure paternelle combattante et énervée. La scène était étonnante entre ces deux-là, mais ça fonctionne vraiment bien. En plus, Jack emmène ensuite Marcus s’énerver contre un sac de boxe et pleurer un coup. La scène est clichée à souhait, mais elle passe bien.

J’en oublierais presque l’intrigue de Travis, dites ! Il ramène finalement ses parents à leur voiture, et il en profite pour parler de son coming-out, histoire de tendre une perche à son père. Je ne suis pas fan de cette intrigue, et franchement… où est Theo ? Après l’épisode de la semaine dernière, c’est frustrant de ne pas le retrouver. L’épisode finit sans vraie avancée, même si on voit que le père de Travis est en train de faire son bonhomme de chemin pour son coming-out. Et sa mère ? Elle est parfaitement inutile, plante verte exploitée pour sa cuisine dans tout l’épisode.

On arrive en fin d’épisode, Carina annonce alors à Maya qu’elle a pris sa décision et qu’elle doit retourner en Italie. Elle veut jeter les cendres de son frère dans l’océan et elle veut pouvoir aider ses concitoyens. Carina finit par emmener Maya voir Jack sans même attendre sa réponse, et c’est assez hallucinant franchement. En plus, Andy venait de lui donner le conseil de partir en Italie avec, au moins pour quelques jours pour l’aider.

Andy balance des conseils surprenants, franchement, et elle ferait mieux de surveiller ce qu’il se passe avec son mari. On se retrouve en effet face à une engueulade de couple lorsqu’il lui avoue qu’il a pour intention d’aider Gregory à travailler le « problème Miller ». Quelle mauvaise idée, honnêtement. Je n’en peux plus de Robert, et Andy aussi. Je ne comprends pas comment elle peut l’aimer, surtout quand il est hyper toxique à lui balancer qu’il ne veut pas qu’elle devienne un problème pour lui car elle est la seule bonne chose dans sa vie. Irk.

De son côté, Vic balance à Travis qu’elle a vu Emmett aller prendre sa douche, et selon elle, c’est prioritaire sur la situation avec les parents de Travis. OK. Bien sûr, Emmett lui demande à son tour comment ça s’est passé avec son père, mais ce n’est pas exactement pour ça que Travis est là : maintenant qu’il a fait la paix avec son passé, il aimerait bien recommencer à coucher avec Emmett. MOUAIS. Ce n’est vraiment pas un couple auquel j’accroche, alors j’étais content d’apprendre que, malheureusement pour Travis, Emmett a tourné la page maintenant. C’est un peu bien fait pour Travis quand même. J’adore le personnage de Travis, mais il a fait de la merde avec, honnêtement.

Et alors que l’épisode pourrait se terminer sur de bonnes choses positives comme ça, on en revient à l’intrigue Jack, et on sait que ce sera lourd. Oh, Jack y partage de bons souvenirs et tout le monde rit, mais c’est censé mal se terminer, avec la mort probable de Marsha, à un moment ou un autre. Et contre toute attente, Marsha se réveille. Elle devait pourtant mourir, mais ce n’est clairement pas encore son heure. L’épisode termine donc finalement bel et bien sur de bons feelings, et vraiment, c’était inattendu. Maya profite de la joie ambiante pour annoncer à Carina qu’elle est prête à partir avec elle, et… je veux un spin-off ?

Ou au moins un épisode bien cliché sur l’Italie, allez. Carina a toutefois annoncé un mois avant de devoir y retourner, sur un malentendu, ça peut durer jusqu’à la fin de la saison…

Ah, et un peu de peine pour Travis sur cette fin d’épisode, parce qu’il est légèrement tout seul sur ce coup-là. Bon, ce n’est pas le seul célibataire, il reste Dean qui, heureusement, ne semble plus avoir de sentiments pour Vic ; et Vic qui… mais où est Theo ?

 

The Rookie – S03E09

Épisode 9 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.

Spoilers

Pour le dernier jour en tant que bleus de Lucy et West, c’est une Amber Alert qui occupe tout le commissariat.


Oh so we are in a relationship?

Lorsque cet épisode débute, on ne sait pas bien où il va, avec Lucy et West qui annoncent que ça y est, il s’agit enfin de leur dernier jour. Que fera la série une fois qu’ils seront pour de bon des flics ? Les scénaristes nous pondent un épisode qui risque plein d’émotions sans trop prévenir à l’avance, et ça, c’est plutôt une bonne chose, car ça donne de l’importance à l’épisode, histoire qu’on s’en souvienne. Une fois cette introduction passée, il est plus surprenant de découvrir une nouvelle direction pour l’épisode.

En effet, Nolan n’est pas près de finir sa période en tant que bleu, lui, et il prend doublement cher lorsqu’il apprend que sa prof va passer la journée avec lui et Nyla. Cela n’a pas trop de sens, mais en tant que civile, elle demande à passer une journée dans une voiture de police puisqu’elle écrit un livre sur la police. Quel meilleur choix que son élève pour ça ?

Si elle n’est pas ravie d’apprendre cette nouvelle, Nyla s’amuse toutefois de la situation une fois que la prof est là ; essayant de lui faire comprendre le danger dans lequel elle s’embarque. Et en le faisant, elle passe récupérer sa caméra et voilà où nous en sommes pour cet épisode qui nous annonce un format particulier, qui pourrait franchement être le leur bien souvent : nous allons suivre tout l’épisode à travers les caméras embarquées des différents personnages et des voitures.

D’ailleurs, on nous réexplique que les caméras filment en permanence et qu’elles enregistrent les deux minutes qui précèdent le moment où on les allume. Ah. Deux minutes avant ; voilà qui nous explique pourquoi ça a marché quand West a été agressé, c’est une information qu’il me manquait. Bien sûr, la prof enregistre aussi tout ça avec son propre smartphone. Je me demande quand même si ce n’est pas un moyen de faire des économies sur les équipes de tournage tout ça, parce que ben, le covid et la distanciation. En même temps, je ne suis pas naïf, il faut quand même un caméraman pour vérifier que tout soit bien cadré. Mystère.

La prof a beau expliquer qu’elle n’a pas de temps pour dormir et tout, j’ai du mal à la croire : franchement, elle passe sa vie avec Nolan depuis deux épisodes, elle ne fait que travailler. Sinon, nous, on apprend que les flics galèrent à trouver des toilettes. Soit. On apprend ensuite que Nyla suit la prof de psychologie sur ses réseaux sociaux. C’est assez fou et pas tellement raccord avec ce personnage, je trouve. Et tout ce paragraphe n’a pas tellement d’intérêt du point de vue de l’intrigue de l’épisode, alors ça y est, ça va encore être un article trop long.

Il y a donc quatre caméras dans les voitures de flics d’après ces scénaristes, et on nous les montre lorsque Lucy et Tim montent dedans et entament leur journée. Cela va être long avec Lucy qui veut absolument faire le tour de sa liste des étapes à suivre pour mettre fin à une relation. Tim ne met pas longtemps à la griller avec ses termes psychologiques. Il passe toutefois du déni à la colère, alors bon, Lucy considère qu’il progresse.

De son côté, West passe sa dernière journée avec Angela, et c’est une excellente chose je trouve. Je crains un peu cet épisode : cette idée de dernière journée en tant que bleu, ça sent la merde pour Lucy ou West, non ? Et voir West se retrouver avec une Angela enceinte, ça me stresse. L’intrigue commence alors avec une Amber alert, ce dont je me doutais vu le titre de l’épisode.

Toutes les voitures de police reçoivent l’alerte de la disparition d’un bébé dans un hôpital. Un hélicoptère se lance dans la recherche et nous, on entre dans une course haletante pour retrouver ce bébé. Une fois de plus cette saison, il est question de racisme, avec la prof qui souligne que le bébé recherché est blanc, et que si ça met autant de flics sur le sujet, c’est bien pour ça. Nyla a beau tenter de défendre la police, on la voit peu sûre d’elle sur le sujet. Une fois de plus, je trouve que la série fait bien de parler de ce sujet, mais qu’elle le fait vraiment à la manière d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je suis pour un changement des mentalités ; je ne suis pas sûr que le faire comme ça finisse par avoir un impact sur du long terme. Ils prêchent les convaincus à ce stade.

Malgré les recherches, Nolan et Nyla continuent de papoter avec leur invitée du jour, jusqu’à ce qu’ils repèrent la voiture. Bien sûr, Tim profite également de cette situation pour souligner que Lucy préférerait que la solution trouvée pour éviter ce kidnapping par le père de l’enfant soit psychologique. Et c’est bien vu… mais pas vraiment la question quand la course poursuite avec la voiture du père commence.

La technique utilisée est vraiment intéressante : les flics suivent les routes parallèles pour éviter d’être repéré par le père, alors que les voitures encerclent progressivement celle du suspect. Les blocages sont des pièges mortels, apparemment. Nyla et Nolan perdent malheureusement le visuel de la voiture à cause d’un camion UPS et personne ne le retrouve, pas même Lucy et Tim l’ayant vu passer juste avant… jusqu’à ce que l’hélicoptère s’en mêle.

Si la voiture est retrouvée, le conducteur semble toutefois avoir perdu le contrôle du véhicule et finit dans un poteau. Tout le monde stresse bien sûr, mais ça ne mène nulle part. Il n’y a pas de bébé dans la voiture, juste de la drogue et un flingue. Oups. Le bébé n’a donc pas été enlevé par le père, et nous avons le reste de l’épisode pour retrouver ce bébé, ce qui stresse énormément les flics : ils n’ont plus de piste, ça craint.

Si West reste optimiste sur le sujet, Angela s’avère super détachée pour une femme enceinte, soulignant qu’ils ne sont pas sûrs de retrouver le bébé. Elle me fait de la peine à voir le monde comme ça, mais je la comprends, elle n’est pas sur un boulot très charmant pour devenir mère. Je dois toutefois dire que j’ai adoré la revoir avec West dans sa voiture, surtout qu’elle laisse West conduire. Lui qui stressait de passer sa dernière journée au guichet, ça change tout quand même.

Les deux personnages en viennent à parler de la grossesse d’Angela et de ce que ça signifie pour son boulot, et j’aime le fait qu’Angela contacte Nyla pour lui demander comment faire. Lorsqu’elle reçoit l’appel d’Angela indiquant de passer sur une chaîne privée, Nyla demande évidemment à la prof de couper sa caméra… avant d’apprendre ce dont il est question et de parler des douleurs de l’accouchement.

Nolan fait en sorte qu’elle change de discours et c’était marrant à voir, cette conversation sur la grossesse. Lucy écoute tout aussi… jusqu’à ce qu’il soit question des femmes enceintes qui en accouchant finissent le plus souvent par déféquer sur elle-même au passage. Lorsqu’un supérieur (Gray ?) les rappelle à l’ordre Nyla raccroche donc de cette conversation étonnante. Enfin, étonnante. Cela n’a rien d’étonnant entre collègues et amis, mais c’est surtout pour la série que ça l’est car c’est la première fois qu’on la voit à ce point-là. Nous avons une conversation parfaitement décomplexée des policiers alors qu’ils sont tous sur le qui-vive.

Si West est trop mignon à assurer à Angela qu’il surveillera lui-même son bébé tant qu’elle sera à l’hôpital, Lucy, elle, perd son calme face au temps qu’ils perdent. Moi, je ne m’en remets pas de ce moment de discussion informelle sur la grossesse à une heure de grande écoute sur ABC, surtout présenté de cette manière. La série trouve toujours des moyens de me surprendre.

D’ailleurs, Tim en est quand même à dire que Lucy a eu de la chance pour l’instant dans ce job, alors qu’on sait bien que non. J’ai beaucoup aimé les voir stressés de trouver un bébé mort pour leur dernière journée ensemble, de même que j’ai aimé cette intrigue de la liste des choses à faire pour se dire au revoir. Je craignais le pire en début d’épisode, mais ça marche super bien avec ces deux personnages.

Tim en arrive à reprocher à Lucy d’être trop sensible et trop attachée aux gens ; assurant que c’est ce qui la perdra si elle veut vraiment être une flic sous couverture. Il trouve qu’elle n’a pas l’instinct assez froid pour ça, préférant être trop honnête avec tout le monde. J’ai aimé voir Lucy le prendre à la fois mal et bien : elle sait qu’il a un argument solide après tout.

Lucy étant Lucy, c’est sans surprise qu’elle finit par balancer à Tim qu’elle a des sentiments pour lui, et ça n’a aucun sens. Pourtant, Tim mord à l’hameçon de ce poisson d’avril. C’est beaucoup trop (comme les nombreuses pubs FedEx dans l’épisode, alors que UPS est le méchant camion), surtout que Lucy en arrive même à espérer que Tim soit amoureux d’elle aussi, et que maintenant qu’elle ne sera plus sa bleue, elle espère le voir franchir une ligne.

La série n’a jamais pris cette direction sur les trois dernières années, alors je n’y crois pas. Tim trouve même les bons mots pour la rejeter sans l’envoyer paître et… Lucy finit par être morte de rire. Le but est évidemment de lui faire prendre conscience qu’elle a tout ce qu’il faut pour être une bonne flic sous couverture : elle a réussit à lui faire croire son mensonge, et c’est important. L’honnêteté, c’est une chose, mais ça ne l’empêche pas de mentir et d’avoir un instinct froid. Jusqu’à ce qu’elle culpabilise.

Pendant ce temps, dans la voiture de Nolan et Nyla, la prof continue de proposer ses solutions pour rétablir un meilleur équilibre dans le système de la police corrompu et pas au point selon elle. Ils sont interrompus alors que Nyla approuve certaines des options proposées par la prof : un opérateur leur indique de se rendre à une adresse où un homme a appelé le 9-1-1 pour indiquer que sa femme est celle qui a kidnappé le bébé. Elle a perdu elle-même son bébé le matin même, un bébé de deux mois. L’acteur est excellent franchement dans la peau de ce jeune père qui vient de perdre son bébé et est paniqué de voir sa femme en enlever un autre.

Le problème, c’est que l’on en arrive à Nyla expliquant qu’il faut à présent considérer la maison comme une scène de crime. Les bébés qui meurent dans leur sommeil, c’est parfois – souvent – un accident meurtrier. L’homme peut s’effondrer dans la rue et tenter de s’assurer qu’on ne blessera pas sa femme, mais l’affaire prend une nouvelle tournure avec cette nouvelle suspecte.

Angela reçoit la modification de l’alerte… et se rend compte que cette affaire est le summum de toutes ses angoisses : un bébé kidnappé, un qui meurt dans son sommeil, c’est vrai que ça fait beaucoup. Comme le nombre de camions FedEx qu’ils foutent dans le décor, sérieusement !

En parallèle, la prof s’inquiète de voir que le mari n’est pas amené avec eux pour convaincre sa femme de se rendre sans faire de mal au bébé, mais les flics lui font prendre conscience que ça pourrait être dangereux. J’ai aimé cette partie de l’épisode, surtout que Lucy est consultée par Nolan puisqu’elle a fait de la psychologie et qu’il espère mieux comprendre Rita, la femme qu’ils cherchent, grâce à elle. Lucy est capable de dresser un profil rapide de Rita, et ce n’est pas bon signe du tout : elle est tout à fait capable de se blesser, ou de blesser le bébé vu son état de dépression suite à la mort de son bébé.

La voiture est localisée par Lucy en plein milieu de cette analyse, et ça ne s’annonce pas bon du tout non plus pour la suite de cet épisode : la voiture est abandonnée depuis moins de cinq minutes, mais ça craint.

Maintenant que la femme a disparu, il faut la retrouver vite, et on peut de nouveau compter sur l’hélicoptère pour la localiser, quand Angela et West trouvent une fausse piste. La prof continue d’essayer de comprendre le fonctionnement des flics, et elle est surprise de découvrir que toute la responsabilité leur incombe dans une situation comme celle-ci. Nolan et Nyla sont les premiers sur les lieux, mais ils ne sont pas les seuls, la presse étant là aussi.

Nyla décide d’envoyer Nolan parler à Rita. Forcément. Elle est consciente que Nolan est le plus psychologue sur les lieux. Le problème, c’est que Rita ne veut pas mettre son bébé au chaud quand Nolan tente le coup pour la faire revenir à la raison – ou alors, le problème, c’est que ce n’est pas son bébé, au choix. Angela et West arrivent aussi, et Nyla essaie de garder la presse au loin.

Angela s’impatiente de voir Nolan échouer et finit par s’en mêler aussi, surtout que les secours pour éviter que Rita ne se jette d’un pont sont encore loin. Ah, oui, Rita est au-dessus de rails sur un pont, alors ça craint tout ça. Quant à Angela, c’est la femme enceinte après tout, alors elle doit se dire que ça peut aider. Elle essaie de sympathiser avec la femme grâce à sa grossesse, et c’est plutôt une bonne chose, mais c’est une sacrée responsabilité à prendre tout de même. Il faut bien dire ce qui est : si elle se plante sur ce cas, ce sera violent psychologiquement pour elle. Le stress finit par prendre dans l’épisode, même si je n’ai jamais imaginé que ça finisse vraiment mal vu la situation.

Bon, si, au début peut-être, mais plus à ce moment-là. Angela fait prendre conscience à Rita qu’elle ne tient pas sa fille dans ses bras et récupère le bébé dans un coup de poker un peu problématique, parce que Rita aurait pu jeter aussi le bébé en voyant que ce n’était pas sa fille… Nolan peut alors prendre en charge Rita pour éviter qu’elle ne se suicide, et sa dépression fonctionne vraiment bien à l’écran. L’intrigue est forte, avec Angela qui ramène ce bébé avec elle. Pfiou.

De retour au commissariat, les flics peuvent donc éteindre les caméras, et Nyla en profite pour demander à la prof si le livre est déjà écrit. C’est effectivement le cas, et elle ne semble avoir fait tout ça que pour le fun, n’ayant pas vraiment de bons arguments pour s’expliquer. La prof est toutefois sûre d’elle et sûre du fait que la police ne changera pas comme ça.

Elle finit par changer d’avis grâce à Nolan et Nyla, et accepte de voir Gray à un autre moment pour en reparler avec lui : certains flics sont prêts à changer le système, c’est cool d’être dans une série. Nolan en profite pour tenter de se venger de Gray, et c’était plutôt marrant, surtout le coup du carnet dans lequel il a écrit la réplique de Gray dans le premier épisode pour lui prouver qu’il avait tort. Soit, mais… il n’a pas changé de carnet depuis ??

Bien sûr, l’épisode arrivant à son terme, nous voyons la fin de trois saisons d’intrigues pour West et Lucy. Ils ne sont plus des bleus, enfin. Et ça se fait comme si de rien n’était, franchement. Angela félicite West, alors que Tim lui, a recommencé à écrire son rapport à l’avance. Tim a la meilleure des enveloppes pour Lucy cette fois, affirmant qu’elle l’aura surpris positivement dans chacune de ses décisions du jour.

Et ce fut le cas ! En retour, Tim a aussi un cadeau de remerciement de la part de Lucy… qui prend évidemment la peine de reculer au moment de lui offrir. Il s’agit d’un colis qui envoie plein de farine sur la tronche de Tim. C’était prévisible. Elle lui fait la meilleure des blagues, et il n’est pas vraiment malin sur ce coup-là.

Lucy peut alors retrouver West pour rentrer chez eux et fêter la fin de leur année de galère, même s’ils bossent encore le lendemain. Quant à Nyla, elle se rend bien compte que son bleu a besoin de support ; alors elle l’invite à dîner chez elle, mais seulement il paie. C’est un geste vraiment sympathique de la part de Nyla, et ça permet une jolie fin à cet épisode. Bref, la saison peut continuer pour les derniers mois de Nolan en tant que bleu. Facile.