Grey’s Anatomy – S17E10

Épisode 10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…

Spoilers

Meredith est toujours incapable de respirer seule, mais les médecins reprennent espoir pour elle. Par contre, ils ne peuvent la débrancher trop vite, car le spectre du tri des patients planent sur le Grey Sloan Memorial Hospital.



– So you two were together?
– On your beach, seems like we are.

Ce simple titre d’épisode est suffisant pour que je ne sois pas bien d’avance, parce que je suis effrayé de ce que va donner cet épisode. En fait, j’ai peur de ne pas aimer. Oh, ça aide d’avoir eu un excellent épisode de Station 19 avant, mais avec ce titre, la série a beau nous faire du suspense, on sait qu’il va être question du retour de Lexie, puisque c’est la chanson chantée par Chyler Leigh en saison 7. Une autre vie, je sais. J’étais si content de la retrouver sur la plage avec Meredith – je n’y croyais plus depuis le temps ! Bien sûr, j’avais été spoilé il y a deux semaines de son retour, et ça participait pour beaucoup à ma crainte de voir cet épisode : et si c’était raté ?

L’épisode commence certes par Lexie, mais aussi et surtout par un montage pour nous remettre en place tout le monde après un épisode centré sur Teddy la semaine dernière. Je ne me suis pas encore remis de la médiocrité de celui-ci, honnêtement, alors je n’en ai rien à foutre de savoir qu’elle est toujours déprimée chez Owen. Je n’étais pas super ravi non plus de la voir débarquer auprès d’Amelia.

La maison de Meredith s’est transformée en garderie et ça me fait beaucoup trop rire de voir tous ces gamins autour d’Amelia et Teddy. Je n’arrive même plus à savoir qui est à qui dans l’affaire, mais ça marche bien d’avoir cette garderie. Par contre, Amelia qui est heureuse de passer du temps avec Teddy, faudrait voir à ne pas trop en faire, hein. Les scènes entre elles fonctionnent étrangement bien, à parler deuil et ressemblance des enfants.

Vous aurez compris bien sûr que si elles sont toutes les deux ensembles, c’est que Linc a repris le boulot. Il était peut-être temps, on manque de médecins dans cet hôpital après tout. S’il est heureux de reprendre au boulot, ça ne l’empêche pas de parler tout le temps de couches de bébé qui explosent, hein. Ah, les jeunes parents, quelle horrible période de la vie – qui est aussi la plus merveilleuse. Bon, par contre, l’opération qu’il mène pour son retour fait face à une complication imprévue qui va mettre Richard sur les nerfs en compliquant sérieusement la situation de l’hôpital.

Heureusement pour nous, le nouveau copain de Maggie est parfait et ça atténue une part du stress de l’épisode. De manière surprenante, il s’arrange vraiment pour marquer tous les bons points auprès de moi – que ce soit dans sa relation à Jackson il y a quelques épisodes ou dans son envie de vouloir partager sa playlist tel un ado avec Maggie. Je n’aimais plus trop Maggie depuis un moment, mais cette saison, il parvient vraiment à la compléter et la canaliser au point d’en faire un personnage attachant à nouveau. Il a une aura de dingue, quoi, et leur couple est vraiment mignon à profiter autant qu’ils le peuvent des temps de pause qu’ils ont.

Malheureusement pour elle, Maggie est rapidement bipée auprès d’une nouvelle patiente atteinte du covid. Si celle-ci est à l’hôpital avec de quoi respirer mieux, sa fille est malade aussi. Elle a le même covid, s’étouffe à chaque fois qu’elle parle et ça pose un gros problème aux médecins, parce que la réunion matinale leur apprend qu’ils ne peuvent plus vraiment intuber les patients : ils n’ont plus de ventilateurs de réanimation. Autrement dit, s’ils débranchent Meredith, ils n’auront pas forcément de quoi la rebrancher ensuite si elle n’est plus capable de respirer ; et ça pose problème pour tous les autres patients aussi.

Bien sûr, c’est ensuite sans surprise qu’on apprend que Veronica, la fille de Marcella, est admise à son tour à l’hôpital. C’est intéressant à voir parce que bien sûr Maggie appelle la fille pour l’apprendre, et elle tombe sur Jackson. Quelle horreur. Le problème, c’est que la mère veut absolument que sa fille soit sauvée coûte que coûte, et aussi que sa fille va avoir besoin à son tour de respirer à l’aide d’une machine, mais il n’y a plus de ventilateur dispo car sa mère en a un. Au secours.

Cet épisode est horrible en temps de pandémie, parce qu’il nous touche tous, franchement. J’avais oublié l’existence des internes mère et fille, mais elles font un bon retour dans cet épisode avec cette intrigue qui nous montre une fille culpabilisant d’avoir probablement contaminé sa mère en lui faisant un câlin le jour de son anniversaire, sans masque, après avoir pris plein de précautions. Comme quoi, il faut rester précautionneux.

Bon, la fille est malade, la mère est malade, mais elles ne peuvent pas se voir malgré tout. Il n’y a rien de pire que ces familles qui se retrouvent à l’hôpital en même temps, je crois. C’est horrible à vivre pour ces patients, et la série nous le montre aussi avec la fille qui veut aller voir sa mère, au point de finir par faire un malaise et avoir besoin d’un ventilateur. Le truc, c’est qu’au même moment sombre aussi et se rend sur sa propre plage, probablement. Levi prend alors la décision de donner de l’oxygène à la mère, mais il n’a pas le matériel nécessaire pour ça… sauf qu’il ne le sait pas encore. Il prend une décision dans la précipitation car elle ne va pas bien et il l’intube.

C’était beaucoup trop rapide : ils n’ont plus du tout ce qu’il faut pour Marcella qui ne peut avoir accès à un ventilateur. Cela mène Maggie et Jackson face à un choix impossible, le fameux tri des patients qui nous fait tous si peur : sauver la fille ou sauver la mère. Maggie décide donc de sauver Veronica, la fille, parce qu’elle est la plus jeune et que c’est le choix logique. Levi se retrouve donc à devoir assurer à lui tout seul l’oxygénation permanente de la patiente : une fois intubée, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon elle mourra.

La tension, l’horreur, franchement, surtout que Levi a bien accroché à Marcella qui lui parlait régulièrement de sa fille aussi. L’épisode nous montre l’horreur du tri des patients, et ça tombe au mauvais moment pour un visionnage en France où la peur se profile à nouveau à l’aube d’un nouveau reconfinement (pour la postérité, il s’agit du troisième, qui vient de commencer). En tout cas, Maggie et Winston dépriment des décisions médicales qu’ils sont en train de prendre. Maggie en arrive à demander à son copain de ne pas retourner à Boston et de démissionner tous les deux, parce que ce n’est pas ce qu’elle envisageait comme carrière dans la médecine.

Comme son copain lui laisse à nouveau ses écouteurs, elle comprend que s’ils peuvent partager des écouteurs, ils peuvent possiblement partager aussi les ventilateurs. Deux personnes sur la même machine, c’est une sorte de première dans la série, mais l’idée fonctionne grâce à un peu de pensée magique comme on le dit si bien dans notre gouvernement.

C’est une suffisamment bonne nouvelle pour faire danser Richard, imaginez ! Maggie obtient même une augmentation grâce à sa bonne idée. Si Richard danse et que tout le monde est heureux, il n’empêche que Levi continue de s’inquiéter beaucoup trop et que les internes mère et fille se retrouvent dans une position intenable à voir cette mère et cette fille toutes les deux raccrochées de peu à la vie.

En parallèle de tout ça, Cormac débarque en pleine consultation menée par Jo, et ça commence à être lourd de voir ces deux-là bosser ensemble. Jo ne le supporte plus, parce qu’il lui coupe tout le temps la parole, et franchement, je n’aime pas trop ce personnage non plus. Je n’ai pas trop compris tout de suite qu’il avait un lien avec la patiente, en plus.

La patiente a des calculs dans les reins, si mon anglais n’est pas trop rouillé parce que je n’avais pas de sous-titres, comme toujours, mais avec le problème d’une sclérose en plaque en plus. Franchement, je n’ai pas accroché plus que ça à cette partie de l’intrigue, et le personnage de Cormac reste trop inconnu encore. Je veux dire, il est bien question de Meredith et du fait qu’il est son dernier love interest, mais bon, ça ne suffit pas à me le rendre sympathique, même si on nous développe aussi sa famille dans cet épisode.

Malheureusement, il ne marque aucun bon point à mes yeux en plus parce qu’il nous ramène Catherine dans l’épisode pour qu’elle opère – et elle est toujours aussi sûre d’elle et sûre d’être une sorte de déesse là. La patiente a bien sûr des complications une fois sur la table, mais ça sauve au moins Jo qui était à mentir à Catherine lui demandant si elle avait déjà envisagé de changer de spécialité, pour la sienne. La complication est une catastrophe à cause des antécédents médicaux de la patiente, et ça fait péter un câble à Cormac.

Jo retourne alors auprès de Catherine pour apprendre qu’elle est en train de tenter une auto-greffe de rein sur la patiente, rien que ça. Ce n’est pas rien comme procédure, tout de même. L’épisode n’a pas trop le temps de la développer de toute manière, et la patiente survit alors tout va bien. Elle tente quand même de nous mettre Cormac et Jo ensemble, et non, hein.

Pour en revenir à la plage, Lexie est toujours magnifique, même si cette perruque n’est pas dingue franchement. Par contre, autant j’avais été spoilé il y a deux semaines du retour de Lexie, autant je ne m’attendais pas du tout à voir débarquer Mark à son tour – je m’en suis décroché la mâchoire. C’est bien logique d’avoir les deux qui reviennent ensemble, mais la plage n’avait encore jamais fonctionné comme ça et je suis ravi qu’elle le fasse. Cela fait tellement plaisir de les voir ensemble sur cette plage, tous les deux avec Meredith. Ils en profitent aussi pour jouer au bord de l’eau, et je peux comprendre que Mer veuille rester sur la plage.

Cela fait du bien de retrouver Mark dans l’épisode, surtout qu’il nous ramène tout le passé de la série avec Sofia, Callie et Arizona. C’était un peu étrange de le voir faire jouer Meredith dans un parc de jeu, par contre. Les balançoires pour Lexie et Meredith, en revanche, c’était bien trop naturel, et j’ai aimé le discours de Lexie sur l’importance de profiter de la vie malgré les nombreux décès de la pandémie, parce qu’après tout, elle a bien raison : si on ne profite pas de la vie, il n’y a plus aucune raison de vivre face à toutes ces morts.

C’est horrible comme réflexion, et en même temps, c’est super vrai. Lexie, même morte, tu restes mon personnage préféré de cette série, avec toujours les meilleures répliques. Elle est géniale, tout simplement, et je reste bien trop déçu de savoir que les scénaristes ont voulu la tuer. Elle aurait été d’une aide si précieuse à Meredith toutes ces années…

Lexie est celle qui a les meilleurs mots, tout le temps : elle rappelle que la vie change tout le temps et qu’on peut toujours se raccrocher à quelque chose. La scène où Mer, elle et Mark sont allongés dans les fleurs est l’une de mes préférées pour cette série, déjà. La profondeur du deuil est une conséquence de la profondeur de l’amour, et il est important de les vivre l’une et l’autre tant qu’on le peut.

D’après l’un des couples phares de la série, il ne faut pas perdre son temps, alors qu’ils n’ont fait que ça tout au long des saisons sept et huit, et ça ne sert à rien de se battre face au changement. Il faut oublier la douleur, avancer et ne pas perdre son temps à ressasser et se rappeler nos deuils – hum, c’était une constante de la soirée de vendredi sur ABC apparemment. Lexie et Mark rappellent alors qu’ils n’ont jamais quitté Meredith, et qu’elle ne devrait pas gâcher une seule minute de sa vie, comme ils lui crient souvent dans les oreilles même si elle ne les entend pas. Aaaah. Ce regard final plein d’amour et de tendresse entre Lexie et Mark ? C’était horrible, mais c’était ce qu’il avait toujours manqué aux morts qu’ils nous ont fait vivre coup sur coup en fin de saison 8 et début de saison 9. C’était dans une autre vie, mais j’ai eu tant de mal à le digérer pendant si longtemps ! Je suis apaisé par l’existence de cette scène.

L’alchimie entre Lexie et Mark est encore parfaite, la relation avec Meredith marche encore, les messages passés aux fans sont toujours bons aussi. Avoir ces plans de Lexie et Mark regrettant d’avoir perdu du temps, avoir ces sourires de Lexie, avoir ces conseils de ces deux personnages, j’ai presque l’impression que Shonda Rhimes cherche enfin à s’excuser de ce qu’elle nous a fait – surtout que juste après on a un plan où l’on voit le nom de l’hôpital, Grey Sloan Hospital. Aaah. Run, run, like a river.

Teddy étant en arrêt, c’est Owen qui s’occupe à présent de Meredith, mais elle est aussi veillée par Tommy qui se remet vraiment bien de son covid. Bizarrement, je déteste le personnage, mais ça me fait plaisir de voir qu’il va bien. Dans les bonnes touches de l’épisode, il y a bien sûr Cristina, aussi. Oh, elle n’est pas sur la plage, il ne faut pas rêver : elle est toujours à l’étranger, mais il est hors de question pour elle de laisser tomber Meredith. Elle envoie donc plein de SMS à Owen pour s’assurer qu’elle est toujours en vie, et j’aime beaucoup ces échanges qui nous rappellent tout à fait le caractère borné et obstiné de la chirurgienne. Cela fait plaisir de la retrouver, même sans la retrouver.

Sinon, comme Maggie a eu une bonne idée pour doubler le nombre de personnes intubées, Owen et Richard prennent finalement la décision de retirer le tube qui permet à Meredith de respirer. Ils espèrent bien sûr qu’elle est à présent capable de respirer elle-même. Certes.

Et bien sûr, Richard peut recommencer à danser, parce que Meredith respire seule. Tous ces médecins qui dansent… pff. Imaginez après les journées qu’ils passent, franchement. Et ça fait du bien après un tel épisode de les voir pouvoir être enfin heureux, au moins un peu. C’était chouette de voir Winston et Maggie ensemble aussi, et surtout, ça vire à un moment auquel je ne m’attendais pas du tout après dix épisodes de relation à distance (enfin, sept techniquement, mais bon).

Toujours aussi parfait, Winston veut faire écouter quelque chose à Maggie plutôt que de l’écouter lui demander de rester auprès d’elle. Et c’est ainsi qu’en ouvrant sa boîte d’écouteurs, elle peut apercevoir une bague. Oui, oui, Winston la demande en mariage au beau milieu de la cour de l’hôpital, et ça n’a aucun sens et en même temps tant de sens. Ils vivent des choses horribles, ils sont poussés dans les extrêmes, ça accentue les sentiments. Et puis, on avait besoin d’une bonne nouvelle pour conclure cet épisode.

Maggie finit donc fiancée avec le type le plus parfait au monde pour elle, et je ne l’avais pas vu venir du tout, et la joie fonctionne vraiment énormément bien grâce à ça. Et ça fonctionnait aussi de voir Jo et Jackson qui continuent de coucher ensemble, d’ailleurs, ils ressemblent de plus en plus à un couple. La fin de l’épisode est en revanche réservée au cas de Meredith. Owen se rend ainsi chez elle pour parler à Zola et lui annoncer que Meredith peut enfin respirer par elle-même.

Quelle joie et quel bonheur de savoir que la série retrouve un peu d’espoir. Amelia peut enfin apprendre que Meredith respire, elle aussi, et elle se précipite aussitôt vers Linc tout en remerciant Owen, parce que les gestes barrières sont là. J’ai trouvé le geste à la fois anodin et parfait : sa première réaction est d’aller vers Linc, la page Owen est bien tournée et j’espère qu’elle le restera. Bon, Owen insiste pour dire que tout le mérite revient à Teddy et ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais qu’Amelia fasse juste un câlin à Linc, c’est parfait. Tout simplement parfait, comme ce retour de Lexie et Mark parfaitement écrit.

Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.

 

The Rookie – S03E08

Épisode 8 – Bad Blood – 16/20
La reprise se fait indépendamment d’un fil rouge, sur un épisode qui fonctionne bien indépendamment, mais manie assez l’humour pour qu’on ne s’ennuie pas non plus. Cela fait plaisir de retrouver les personnages après un mois, et je suis surpris de voir que nous n’en sommes qu’au huitième épisode de la saison. Il en reste quelques-uns à savourer finalement, c’est cool.

Spoilers

Un tag énerve Tim dans des proportions que Lucy a du mal à comprendre, alors qu’Angela a un conflit d’intérêt sur une affaire de kidnapping.


I’m pregnant. Don’t try me.

Parce qu’il s’est retrouvé coincé au travail, Nolan tente de créer une exception auprès de sa prof pour pouvoir repasser un partiel… Ce n’est pas exceptionnel, mais ça mène à une question sympa qui aura forcément un impact sur la manière dont il fait son job : elle lui demande comment il ferait pour retrouver un possible agresseur sur le simple témoignage d’une femme qui n’est pas sûre de ce qu’elle a vu.

Bien sûr, Nolan en parle aussitôt qu’il le peut à Nyla, histoire d’avoir ses conseils… Et rapidement, on en revient aux questions de racisme, parce que la prof est assez maligne pour que le témoignage de ce crime accuse un homme qu’elle pense être noir, sans pour autant en être certaine. La question va occuper Nolan tout l’épisode, évidemment, donc j’y reviendrai plus tard dans la critique.

En début d’épisode, Lucy se réveille au son d’un SMS. Lucy est encore en contact avec Emmett ? Mais quelle blague ! Elle reçoit en début d’épisode un SMS pour se faire larguer, et ça n’a aucun sens. Les scénaristes ont oublié son existence depuis huit épisodes et nous le ramènent comme ça ? En plus, on enchaîne sur des clichés sexistes franchement mal venus quand elle s’en plaint à West, je ne suis pas convaincu du tout. Au commissariat, West se retrouve quant à lui forcé par son père d’accepter un job, avant de soutenir Lucy qui n’en a rien à faire de lui, trop occupée par son propre problème.

Heureusement, elle va rapidement avoir de quoi se changer les idées quand Tim alerte tous les officiers de la ville, y compris celui en charge de la presse, lorsqu’il découvre que leur voiture de flics a été taguée. Le problème, c’est que ce tag, ce n’est pas rien pour lui : c’est totalement un cas personnel pour Tim, parce que dix ans plus tôt, lorsqu’il était bleu, sa voiture de flic avait été taguée aussi. Et tout ça s’était produit juste sous son nez. Evidemment qu’il est énervé par le retour de ce tag dans sa vie.

L’intrigue reste liée à celle de West, et il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre, avec Gray qui veut passer la journée avec lui pour lui expliquer ce qu’il doit faire de son avenir. Si son père le veut aux affaires internes, comme lui, Gray le veut comme professeur de l’académie. Il a bien envie de voir son meilleur bleu enseigner ce qu’il sait et sa manière de réfléchir aux nouvelles recrues… et ça permettrait aussi aux scénaristes de prolonger la série.

En tout cas, alors qu’ils sont ensemble en voiture, ils repèrent le fameux taggueur de Tim qui vient juste de changer de voiture avec Lucy. Si la course poursuite peut immédiatement commencée, Gray s’arrête subitement et tombe au sol, ayant clairement des douleurs surprenantes. West fait demi-tour, et je ne comprends pas trop pourquoi, parce qu’il y a clairement une autre voiture en approche : celle de Lucy et Tim. Du coup, son chef n’était pas seul et la priorité aurait pu être d’attraper le méchant… mais en même temps, c’est bien de le voir humain ; bien qu’il s’inquiète de savoir si le chef fait une crise cardiaque.

D’ailleurs, Lucy pose aussi immédiatement la question. Si elle reste auprès de Gray et West, le second part tout seul à la suite du taggueur, qui a encore réussi à s’enfuir. Bien sûr, Tim ne parvient pas à l’arrêter… et pire encore, sa voiture se fait tagguer une nouvelle fois. Honnêtement, cette intrigue a beau être naze, j’ai beaucoup ri.

Et ce n’était que le début, parce qu’évidemment que Lucy reste avec son boss et voit finalement débarquer les pompiers. De toute évidence, la série ne veut pas ré-embaucher l’acteur qui jouait Emmett, mais ce n’est pas grave, parce qu’il a un beau collègue : Tanner. Et celui-ci n’hésite pas une seconde à entrer dans le jeu de séduction de Lucy quand il apprend qu’elle n’est plus avec lui.

Lucy passe alors le reste de sa journée à parler de ça, et ça énerve Tim parce qu’elle se plaint d’Emmett qui la largue par SMS comme si leur relation n’avait pas d’importance, alors qu’il lui fait remarquer justement qu’elle non plus n’en parlait pas et ne semblait pas y trouver beaucoup d’importance. C’était marrant à entendre, même si ça fait de la peine pour le personnage.

En ce qui concerne « Eagle Eye », à savoir Tim une fois que tout le commissariat a pu se moquer de lui quand il était bleu grâce à Isabelle, tout se termine plutôt bien : il retrouve son taggueur qui est finalement une femme, femme qui se blesse lors de l’un de ses tags. Elle lui confie sur son lit d’hôpital qu’elle voulait juste retrouver sa jeunesse après un divorce compliqué, et Tim la laisse aller, ne lui mettant finalement qu’une petite amende. Eh, j’étais à deux doigts de les shipper !

Par contre, Tanner et Lucy ? Meh. Le pompier accepte qu’elle change d’avis à propos de leur dîner, mais il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui promet de la recontacter deux semaines plus tard pour lui proposer à nouveau de sortir avec lui. Il lui laisse ainsi le temps de digérer la rupture et de voir si elle veut ou non sortir avec lui.

Dans tout ça, on en oublie presque Gray qui se retrouve lui aussi à l’hôpital dans l’épisode et y croise le père de West. Cela énerve West qui finit par s’enfuir comme un adolescent frustré en les entendant parler de son avenir… avant de faire en sorte de les convoquer l’un et l’autre dans le commissariat pour régler cette affaire une fois pour toute : il veut faire ses propres choix. Quant à Gray, il n’a que des douleurs dorsales bien normales pour son âge.

De son côté, Angela est sur une sombre affaire de kidnapping, et elle se retrouve à parler de l’affaire avec Wesley. Ce n’est pas la meilleure des idées d’en parler à son mari qui est avocat et risque de finir sur l’affaire, je trouve. Bien sûr, il s’agit d’une enquête qui va nous occuper une partie de l’épisode, puisqu’Angela doit mener l’enquête pour retrouver l’enfant kidnappé – qui est un grand enfant, contrairement à ce que j’imaginais.

Elle est toutefois en plein conflit d’intérêt et en parle aussi à Gray (avant sa mésaventure à l’hôpital). Angela en profite pour croiser West, ce que je trouve plutôt sympathique, parce que leur duo me manque – et doit leur manquer aussi. Malgré tout, c’est l’aide de Nolan et Nyla qu’Angela réclame, parce qu’il s’avère que son affaire de kidnapping est liée à Oscar, le criminel qui a eu la bonne idée de planter un couteau en Wes il y a une année. Décidément, cet épisode de missiles nucléaires a marqué les scénaristes, pour une raison ou une autre. En tout cas, il s’avère donc qu’Oscar a eu un enfant dont l’ADN est lié à l’affaire d’Angela.

En revanche, il n’est pas au courant de son lien de filiation avec cette personne liée au kidnapping. Oscar se retrouve à devoir aider Nyla et Nolan à retrouver la piste de cette fille cachée, parce que son ADN a été retrouvé par Angela. Voilà qui est plutôt tiré par les cheveux, mais qui fonctionne malgré tout avec Nyla qui en profite pour récupérer un Furby pour sa fille dans les affaires confisquées en prison, et ça m’a fait rire, et Nolan qui demande évidemment l’avis d’Oscar sur la fameuse question de sa prof.

De fil en aiguille, avec une Nyla qui s’énerve et s’impatiente souvent vis-à-vis d’Oscar, la fille est retrouvée grâce à une conquête qu’il avait oublié, la collègue d’une de ses ex. Sympa. Quand la fille est finalement convoquée au commissariat, Oscar se retrouve à être l’avocat de celle-ci. Cela n’a aucun sens, mais c’est joué avec humour par les acteurs comme les scénaristes, alors pourquoi pas. Le système américain est tordu à bien des égards.

Oscar prend donc à cœur la défense de sa fille, mai sil n’en oublie pas qu’il cherche aussi à passer un maximum de temps hors de prison. Il ment aussi à sa fille en assurant que sa mère était l’amour de sa vie, ça va de soi. La fille révèle tout à son père et mène les flics chez son copain lorsqu’elle comprend qu’elle est en train de se faire avoir par celui-ci ayant réclamé une plus grosse rançon que prévue.

Le problème, c’est qu’entre temps, le type s’est vraiment fait enlever par d’autres potes qui voyaient là une opportunité de récupérer l’argent que le fils voulait extorquer à ses parents. Quelle intrigue merveilleuse. Angela est toujours avec les parents et elle reçoit alors une boîte pleine de sang de l’enfant kidnappé. C’est merveilleux, ça. Ce qui est moins merveilleux pour Angela, c’est qu’elle se retrouve à devoir remettre l’affaire aux mains du FBI.

La menace va trop loin pour qu’ils ne soient pas informés, apparemment. Pour ne rien arranger à la journée d’Angela, elle est aussi confrontée à Oscar que Nyla et Nolan ramènent, avant de le confier au FBI. Oscar est infernal avec eux avant de partir, forcément, félicitant Angela d’être enceinte et affirmant à Nolan une réponse au test qui n’est pas la bonne. L’officier en profite alors pour rappeler son prof, pour demander des informations supplémentaires.

Nyla est morte de rire quand elle entend que Nolan se fait raccrocher au nez. Ils restent toutefois dans les parages de la maison où le FBI commet des erreurs de bleu : Oscar n’a aucun mal à s’échapper. Dès lors, Nyla et Nolan l’arrêtent à nouveau, ce qui était plutôt marrant, et se servent de lui pour retrouver le kidnappeur.

C’est plutôt bien sympa comme intrigue, et les scénaristes s’amusent vraiment bien dans cet épisode, casant des petites blagues en chemin. Ainsi, Oscar se retrouve avec toujours le même flic incompétent comme babysitter alors que Nolan et Nyla se rendent dans l’entrepôt où se trouve probablement la victime kidnappée à qui l’on a prélevé beaucoup de sang.

Ils sont toutefois forcés de ruser pour arrêter les kidnappeurs qui ont des armes bien trop dangereuses pour les arrêter simplement. Cela fonctionne vraiment bien comme intrigue je trouve et j’étais content de voir la ruse des officiers utilisant les alarmes des voitures abandonnées de l’entrepôt.

C’était marrant. Quant à l’intrigue, l’enfant s’était fait kidnapper pour avoir l’argent de ses parents, avant que ses parents ne fassent de la merde. Bien sûr, Oscar retourne en prison, et sa fille aussi, mais on a droit à une dernière scène pour lui. Les scénaristes aiment le personnage et l’acteur, c’est évident, alors je pense qu’il n’a pas forcément dit son dernier mot.

En fin d’épisode, Nolan débarque finalement très tardivement dans le bureau de sa prof, assurant qu’il n’y avait pas de bonne réponse à son test et qu’il est prêt à avoir un F parce qu’il refuse de faire le mauvais choix. C’est un peu frustrant, mais c’est aussi vrai. La prof accepte donc de le surveiller pendant 45 minutes supplémentaires… et franchement, aucun prof ne ferait jamais ça au moment de partir du boulot, mais son sourire final était trop drôle pour que je leur en tienne rigueur.

Grey’s Anatomy – S17E09

Épisode 9 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.

Spoilers

Teddy s’enfonce dans une dépression catatonique dévastatrice et ressasse les vingt dernières années de sa vie.


Maybe skip the grenade next time, it always blows things up !

Oh purée… Voilà littéralement ma première réaction quand j’ai commencé l’épisode. J’avais vraiment envie de le voir, mais pas pour Teddy. Ils ont détruit ce personnage la saison passée, et revoir tous les flashbacks dans lesquels elle s’enferme ne parvient pas à m’attendrir. Elle a pris toutes les mauvaises décisions et se morfond à présent, mais bon, elle n’a que ce qu’elle a provoqué, je ne comprends pas. En tout cas, on la retrouve dans une dépression profonde en ce début d’épisode, et Owen s’en inquiète.

Elle est très clairement catatonique, et même les nouvelles des enfants ne parviennent pas à la réveiller. Ai-je vraiment envie d’un épisode centré sur ce personnage ? Est-ce que les scénaristes espèrent vraiment nous faire nous accrocher à nouveau ce personnage ? Je ne sais pas trop là. Contre toute attente, c’est Amelia qui vient prêter main forte à Owen pour tenter de sortir Teddy de son état catatonique.

Pff. L’épisode va être long si on ne se concentre que là-dessus. En plus, j’avais vu un spoiler qui me donnait vraiment espoir pour cet épisode, mais clairement, ce sera pour un autre épisode, car là, on va passer quarante minutes à gérer les désillusions de Teddy sur sa vie. Celle-ci s’enferme dans un cauchemar à l’hôpital qui est bien étrange.

On y voit Teddy parler à Meredith (cela fait du bien de voir l’actrice comme ça, ailleurs que sur la plage), puis à Andrew qui promène un cadavre qui s’avère finalement être Teddy elle-même. Il faut toutefois opérer ce cadavre, qui finit par être Meredith au bloc opératoire. Teddy est bien incapable de sauver Meredith, mais de toute manière, elle est détournée par des photos du 11 septembre, et ça reste dur vingt ans après !, puis par Alison qui s’enfuit en la voyant.

Forcément, Teddy lui court après jusqu’à un parking où elle retombe sur Meredith la comparant à Amelia. Elle finit malgré tout par monter dans une voiture avec Tommy, plutôt qu’avec Owen avec qui elle devrait se marier. A l’arrière de la voiture, elle retrouve aussi Andrew dont les scénaristes ne peuvent plus se passer maintenant qu’il est mort, franchement. Il n’a jamais eu autant de scènes que depuis qu’il est mort, vraiment, c’est abusé.

La séance de rêve de Teddy l’est tout autant, avec une grenade à la place de son portable, puis avec un réveil auprès de Tommy, dans lequel son enfant débarque, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle est en fait enceinte, mais non elle ne l’est plus, parce qu’Owen s’est barré et Tommy se moque pas mal d’elle, mais finalement lui demande de s’enfuir avec elle, avant qu’elle ne lui mette une grenade dans sa main et MAIS PUTAIN MAIS TEDDY EST CHIANTE JUSQUE DANS SES RÊVES ?

J’adorais ce personnage à une époque, et les flashbacks en font un douloureux rappel, nous ramenant même des images de Cristina. La série est si vieille. Finalement, Teddy tente de récrire en permanence l’histoire et en profite pour faire en sorte de ne pas rencontrer Andrew, pour le laisser en vie. Oui, Andrew lui sert ici de guide spirituel et ça lui permet d’être convaincue qu’elle doit convaincre Owen de rester avec elle en Allemagne.

Malheureusement, ça ne suffit pas exactement, puisque même là, elle reste imblairable alors qu’il veut se marier avec elle. Elle en profite pour se confronter à sa bisexualité et à Alison qui est l’amour de sa vie, la trouvaille sortie de nulle part par les scénaristes l’an dernier. Au moins, Teddy semble pouvoir enfin faire son deuil dans son fantasme rêvé.

Ensuite, elle redevient super chiante, à imaginer son mariage avec Owen, interrompu par toutes les ex d’Owen. Elles sont nombreuses en plus, alors ça énerve Teddy de savoir qu’elle est invitée à rendre visite à Cristina, avant qu’Owen finisse par lui avouer que Cristina sera toujours la première dans son cœur, juste avant Amelia. Lol. J’ai l’impression que les scénaristes nous font une parodie des cinq ou six dernières saisons, et ça ne fait qu’insister sur le fait que toute cette intrigue est super chiante.

Ironiquement, Owen n’a jamais été un aussi bon acteur que dans cet épisode, et Teddy aussi, ma foi. Les scénaristes ont déjà fait bien mieux par contre. Je vois qu’ils essaient vraiment de nous proposer un épisode pour nous raccrocher à ce personnage, et au passage en profitent pour nous ramener Andrew, mais ça ne marche pas. Et ça me frustre.

Je suis du genre à adorer les personnages complexes avec une jolie évolution à travers les saisons, mais vraiment, depuis que Teddy est revenue, c’est la catastrophe. En fait, je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de la faire revenir alors que clairement, ils n’avaient rien pour elle. Plus on avance, plus on creuse. Un peu comme avec cet épisode qui s’enferme ensuite dans des flashbacks avec Alison aidant Teddy à faire le deuil de ses parents parce que… parce que… Je ne sais pas, il fallait que l’épisode fasse 40 minutes ?

Ah non, il n’en fait que 39. Et c’est encore trop long. C’est triste, ça. Bon, c’est en tout cas dans cette épreuve du deuil de ses parents que Teddy a compris qu’elle avait des sentiments pour Alison. C’est tout mignon et tout, mais ça mène à une culpabilité du personnage qui s’est préparé à aller au travail plutôt que de rester au lit avec l’amour de sa vie.

L’amour de sa vie. Elle a donc passé une seule nuit avec ? Eh beh. C’est quelque chose quand même. Alors que Teddy a voulu aller au boulot, Alison s’est rendue vers les Twin Towers le 11 septembre 2001. C’est vrai que c’est violent, mais tout ce que j’en vois, c’est un personnage qui se tire à elle le drama de tout un pays pour justifier toutes les erreurs et tous les mensonges de sa vie ; et le pire, c’est qu’elle le fait en s’enfermant de nouveau dans un mensonge où elle sauverait la vie d’Alison pour passer à nouveau une super matinée. Soit.

Bon, dans la réalité, autrement, Amelia reste pour aider Owen autant que Teddy. Cette dernière est telle un soldat en état de choc post-traumatique et inquiète Owen qui ne sait pas quoi faire pour elle. Il s’en confie donc à Amelia, parce que qui mieux que son ex pour ça ? Et le pire, c’est qu’ils montent un meuble ensemble avec une Amelia en train de se faire l’avocat du diable – ou en tout cas de Teddy. J’aime Amelia et sa compassion, j’aime qu’elle puisse avoir une vision plus nuancée et affirmer que Teddy a menti sur Alison à cause de son propre choc post-traumatique… mais bon, en tant d’années et alors qu’elle n’a jamais été introduite comme un personnage ayant ce genre de problèmes.

Je ne sais pas, il faut croire que je n’ai pas autant de gentillesse et compassion que je pensais avoir jusqu’ici, parce que ce personnage, je n’arrive pas à lui pardonner – ou plutôt, je ne pardonne pas ce que les scénaristes en ont fait. Dans son rêve, elle s’enferme donc un matin de 11 septembre où tout va bien, jusqu’à ce que plus rien n’aille. Aaaah. Cette scène où les gens crient dans Central Park en découvrant l’horreur de ce qui est en train de se produire était horrible à regarder.

C’est un épisode qui a mis vingt ans à être possible, tout de même, mais même encore aujourd’hui, je trouve ça bien difficile comme intrigue. En plus, tout est présenté comme un cauchemar de Teddy qui fait du plus gros attentat américain son drama personnel avec une Alison qui serait morte quoiqu’il arrive ? Humph. Admettons que ce soit le cas, ce n’est quand même pas son drama personnel, franchement.

Elle m’énerve Teddy. Heureusement qu’Amelia est là dans cet épisode, elle est là pour souligner à Owen qu’il est insupportable aussi, qu’il reproche à Teddy d’avoir sa relation passée à elle comme Owen a Cristina et qu’il ne doit pas rester à la détester. Mieux vaut passer au pardon, ou en tout cas à un état neutre. Je ne sais pas si Owen y arrivera, j’imagine que oui puisqu’il l’a fait avec Amelia comme elle le souligne, mais moi, je vais avoir du mal tant que Teddy continuera à agir comme de la merde tout le temps.

C’est finalement Meredith qui parvient le mieux à résumer le personnage de Teddy et ses défauts : elle court toujours et fuit toute la culpabilité qu’elle ressent, alors qu’elle ne devrait avoir aucune culpabilité, parce qu’elle n’y est pour rien dans les morts d’Alison, Andrea ou même Henry. Oh, nice touch de nous rappeler qu’il a existé. Merci Meredith d’être toujours parfaite et de nous sortir de cet épisode interminable. Teddy se réveille donc au moment où Amelia part de l’appartement et elle se rend aussitôt s’occuper de son bébé qui pleure, ce qui fait bien plaisir à Owen.