Station 19 – S03E09

Épisode 9 – Poor Wandering One – 14/20
C’était un épisode drôlement bavard cette semaine, mais dans la continuité des intrigues lancées jusque-là. J’ai eu du mal à accrocher à une bonne partie de ce qu’il se passait, principalement à cause de ces bavardages. Par contre, comme d’habitude, Shonda Rhimes sait bien ménager ses bombes et j’ai hâte de voir comment tout ça va évoluer pour les derniers épisodes… surtout que la saison est probablement raccourcie par le Coronavirus.
> Saison 3

Spoilers

309.jpg

We aren’t just firefighters. We are problem solvers.

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, la série commence par tous les personnages au lit. C’est plus ou moins sexy, par contre, parce que cette pauvre Vic se retrouve à devoir gérer la fille de Dean qui pleure car c’est à son tour. Super la colocation, franchement ! En parlant colocation, Jack se rend évidemment compte qu’Andy ne rentre pas, toute occupée qu’elle est à coucher avec Sullivan.

C’est une vraie bonne journée qui commence pour Andy en tout cas, puisqu’elle enchaîne avec la surprise de découvrir que Maya demande à perdre sa promotion. Elle demande carrément à Sullivan de promouvoir Andy capitaine, inspirée par Carina qui lui a conseillé de dire toute sa vérité. Si elle le fait bien, Sullivan n’est pas très motivé à l’idée de reconnaître qu’il a possiblement fait une erreur – ce n’en est pas une en même temps, Maya a carrément plus de raisons d’être capitaine. Mais bon.

Une alarme interrompt cette charmante réunion et nous envoie Jack et Andy dans une intervention à risques. En effet, ils sont appelés sur une situation qui nécessite plutôt la police, avec un ancien vétéran qui s’énerve contre un prêteur sur gage voulant lui revendre plus cher un couteau qu’il lui a échangé la semaine précédente. Il s’énerve tellement, en fait, qu’il finit par tabasser un peu plus le prêteur sur gage devant nos personnages, puis qu’il attrape une grenade pour menacer de tout faire exploser.

Oui, oui, tout : au-delà de la grenade, l’ex-militaire en dépression (clairement, il pète un câble) voit bien qu’il y a plein de sortes d’explosifs dans la boutique. Andy fait venir Sullivan pour les aider dès qu’elle voit qu’elle a affaire à un ex-militaire, mais elle doit vite regretter son choix quand même, surtout quand Sullivan arrive à faire en sorte de libérer les otages – nos pompiers et le propriétaire du magasin – mais reste en arrière avec l’ex militaire, Kyle.

Le tout est évidemment fait pour qu’Andy prouve à quel point elle fait une mauvaise capitaine : elle refuse l’ordre de Sullivan et reste en secret dans le magasin, pour assurer ses arrières, au cas où. Et le cas où arrive vite avec un vétéran qui refuse d’être raisonné. Bien sûr, en-dehors du magasin, Maya gère toute la situation, et c’est drôle plus qu’autre chose, puisqu’elle s’oppose frontalement à son supérieur. Le nouveau chef des pompiers de la ville se laisse super mal parler, mais la décision de Maya de rester sur les lieux malgré des ordres contraires est finalement acceptée.

Elle travaille tout du long en connexion avec Andy, et ça semble bien vouloir nous dire qu’elles sont des pompiers excellentes. Un qui n’est pas excellent, en revanche, c’est le nouveau pompier. Il continue de faire équipe avec Travis qui passe son temps à lui faire remarquer que son travail n’est pas au top… mais j’aurais aimé en voir plus. À la place, l’épisode passe son temps à nous montrer Sullivan se mettre en danger pour sauver la vie de Kyle. Il va jusqu’à prendre la main tenant la grenade, ce qui est une bonne idée pour éviter un faux mouvement du type, mais qui n’est pas bien crédible quand Kyle pète un câble à entendre les flics sur le toit du bâtiment.

Ouep, le chef Dixon finit par dire à Maya qu’elle fait du mauvais travail et qu’il préfère envoyer les flics. Cela me perturbe quelque peu : je ne savais plus trop à ce moment où la série voulait en venir. On avait quand même Maya faisant du mauvais travail depuis le début, mais présenté comme si c’était un bon travail… Et c’était bien le cas : Sullivan finit par réussir à convaincre Kyle que la vie vaut la peine d’être vécue pour sa petite amie.

Au passage, il révèle à Andy qu’il s’est automédicamenté et qu’il a fini accro aux médicaments. Tout ça mène à de bonnes scènes finales : Andy dit être capable de rester pour l’aider, mais reconnaît aussi le bon travail de Maya, devant Sullivan et Dixon. Ce dernier ne perd pas le Nord et préfère engueuler Maya d’avoir mis son fils en danger.

Cela énerve beaucoup Travis qui s’en prend donc à son plan cul favori parce qu’il n’est pas fait pour être pompier. C’est un ancien étudiant d’art quoi. Franchement, toute cette intrigue était longue et très bavarde. Les scènes d’action sont généralement plus insoutenables que ça habituellement. Là on est sur du blabla pour convaincre Kyle de ne pas faire un truc qu’on sait qu’il ne fera pas, et ça ne m’a pas accroché du tout. Heureusement qu’il y avait Bishop et son évolution pour maintenir mon intérêt… surtout que le reste des intrigues ne sauvaient pas les meubles non plus.

Voir aussi : La suite de l’intrigue de Kyle dans Grey’s

On continue bien sûr avec les flashbacks, encore et toujours, avec cette fois un approfondissement du personnage de Vic. On repart en 1999 où l’on découvre que sa grand-mère était sympathique avec elle là où son père semblait hyper compétitif. Ce n’est pas bien passionnant. L’idée est d’en fait nous montrer que Vic a bien pris soin de sa grand-mère quand elle a commencé à perdre la tête, le tout en chanson – et les actrices castées chantaient bien, quand même. C’est très triste comme intrigue, parce que les flashbacks font défiler les années et l’état de la grand-mère

Bien sûr, tout ça a un impact dans le présent où Vic est à l’accueil de la caserne – encore ? – lorsqu’un vieil homme arrive sans trop savoir qui il est. Elle s’en occupe à merveille, ayant tous les bons réflexes et faisant passer Dean pour le chef de la caserne. Finalement, toute cette intrigue se conclue avec la fille du vieil homme qui vient le récupérer et découvre que Vic fait un travail formidable pour l’aider à se remémorer ses souvenirs. Le montage musical pendant lequel on voit Vic adulte chanter pour Earl, le vieil homme, sa grand-mère en plein spectacle et pour conclure l’intrigue de la grenade était vraiment génial.

Tout ça permet aussi d’approfondir un tout petit peu le personnage de Dean qui est frustré de s’être fait larguer par JJ comme ça. Il a clairement du mal à s’occuper de sa fille, préfère Vic laisser faire le travail et est réconforté par Jack qui lui conseille de pleurer un coup. Il finit par le faire, mais il pleure de rire d’imaginer Jack pleurer devant des films tristes quand il en a besoin. Euh ? En quoi c’est drôle ?

Sinon, en parallèle, on suit aussi une intrigue bien chiante entre Pruitt et Ben, avec l’ex-chef le forçant à faire un road trip sur une journée de travail pour s’apitoyer sur son sort que personne n’ose nommer : il est en train de mourir, à petit feu. Le but de ce road-trip ? Aller devant le bureau de Dixon pour y mettre des bottes de pompiers décédés. Encore une intrigue politique, donc, mais ça permet un rapprochement sympa entre Ben et Pruitt, juste avant que celui-ci ne démissionne de son nouveau job, une fois de plus. Alléluia, il part à la retraite, il était temps !

La fin d’épisode prend en revanche complètement par surprise, avec Andy qui se réconcilie enfin avec Maya – il était temps – en acceptant qu’elle reste capitaine et avec Sullivan qui débarque pour parler à son équipe. Là où je m’attendais à ce qu’il parle de sa condition médicale, il a finalement une nouvelle qui n’a rien à voir et qui est vraiment surprenante : en début d’épisode, on apprenait dans les vestiaires que Vasquez pouvait enfin rentrer chez lui. En fin d’épisode, on apprend donc tout aussi surpris que les personnages qu’il est mort sans jamais réussir à rentrer chez lui.

Et merde. Maya ne va peut-être pas rester capitaine si longtemps que ça, et Jack va encore culpabiliser et nous casser la tête pendant des épisodes et des épisodes !

> Saison 3

Grey’s Anatomy – S16E17

Épisode 17 – Life on Mars ? – 15/20
Bon, l’égoïsme d’une grande partie des personnages me tape vraiment sur le système ce soir et ça m’a déconnecté d’une bonne partie de l’épisode. Franchement, certains n’apprennent rien de leurs erreurs passées et c’est frustrant, là où d’autres semblent enfin évoluer… mais on sait que ce n’est que jusqu’à la prochaine crise imposée par les scénaristes. Bref, je suis vraiment incertain face à certaines intrigues quand d’autres me plaisent, et je suis de plus en plus perdu sur ce que j’en pense vraiment.

> Saison 16


Spoilers

1617.jpg

You called it, Jo: all loves suck eventually.

Oh, Jo déteste les couples désormais ! Et elle vit en colocation avec Link qui est déprimé en amour lui aussi. J’ai adoré ce début d’épisode qui permet de faire le lien entre le départ d’Alex et le reste des intrigues à l’hôpital, le tout en voyant les personnages prendre le tram. C’est la première fois en seize saisons, il me semble ! Dingue.

Cela ne leur réussit pas par contre : ils se rendent au travail pour mieux retrouver deux usagers du tram qu’ils avaient remarqué comme ils se mangeaient le visage. Ils étaient tellement occupés à s’embrasser sur les quais, en fait, que lui a finit par tomber et se faire renverser par un tram. C’est con quand même ça comme accident.

De son côté, Amélia découvre le départ d’Alex avant de reprendre le travail, en parlant avec Meredith. J’ai adoré voir les deux sœurs comme ça, parce qu’aucune n’a vraiment envie de parler de sa vie à l’autre, mais qu’elles s’aiment quand même assez pour passer leur temps ensemble, se faire des remarques un peu odieuses (du genre Amelia remarquant que Meredith aussi se barre sans date de retour parfois). Bref, j’ai bien ri et ça change de l’ambiance à pleurer de la semaine dernière, c’est déjà ça.

On suit ensuite la journée de Meredith, qui continue de traiter ses patients avec l’aide de Levi. Tant mieux, c’est un duo que j’aime beaucoup, l’air de rien, surtout que ça fonctionne bien. Par contre, ça nous ramène encore un cas social et politique pour Meredith, et ça, ça m’a moins plu. Elle se retrouve ainsi avec une patiente qui n’a pas assez d’argent pour payer son insuline. La pauvre patiente meure à défaut d’avoir eu assez d’argent, et ça énerve sacrément Meredith pour changer. À ce rythme-là, elle va se lancer en politique d’ici la fin de la saison.

Du côté d’Amélia, par contre, c’était chouette, parce qu’elle se retrouve à bosser avec Link et Jo sur le cas des adolescents qui s’embrassaient sur les quais. Jo m’a vendu du rêve tout l’épisode à être clairement dépité par leur comportement et à chercher à passer ses nerfs sans y parvenir. Elle n’arrive pas non plus à détester Alex, parce qu’elle est trop énervée et blessée pour ça. Comme je l’espérais, ce largage de Jo par Alex est finalement une bonne chose pour le personnage. Elle a déjà le recul nécessaire pour se rendre compte du bien qu’il lui a fait sur le long terme malgré le mal sur le court (moyen ?) terme.

Pendant ce temps, Teddy parle mariage avec Owen, et ça nous ramène encore et toujours la situation pourrie avec Tom qui est évidemment dans leur ascenseur. Et bien sûr, on a aussi Maggie dans l’ascenseur, histoire que l’intrigue déjà chiante de base soit encore pire parce que non, je n’arrive toujours pas à apprécier Maggie, qui pète un câble quand Teddy lui dit qu’elle a couché avec Tommy, juste parce qu’elle ne sait pas garder un secret. Mais putain, mais pourquoi tu lui demandes alors ?

On en arrive en tout cas à Teddy qui avoue à Owen que le bébé d’Amelia est possiblement le sien et Owen qui a la mauvaise réaction selon elle, à savoir la réaction logique. Non mais sérieux, va falloir arrêter là. Teddy comme Amelia atteignent des sommets d’égoïsme, ça devient franchement relou. Evidemment qu’Owen ne peut pas lui répondre au tac-o-tac à la question de ce que deviendra leur relation s’il a un bébé avec Amelia. Franchement !

Voilà, je m’énerve à nouveau devant la série. Cela faisait quelques épisodes que ça n’était plus arrivé, mais ça continuait de couver, croyez-moi. Alex a fait diversion, quoi. Bizarrement, c’est finalement Maggie que je trouve la plus agréable dans cet épisode, à remettre Teddy à sa place quand elle commence à critiquer Amelia de cacher sa grossesse à Owen quand elle a fait exactement la même chose. J’ai quand même du mal avec la manière de gérer les bébés dans cette série, finalement. Quant à Teddy et Tom qui finissent l’épisode en s’embrassant, putain, sérieusement ?

C’est d’autant plus relou que Teddy est ensuite confronté à Owen lui faisant une magnifique déclaration d’amour. C’est compliqué tout ça pour Teddy, j’entends, mais prends des décisions dans ta vie, bordel. C’est d’ailleurs ce que fait Lincoln en fin d’épisode, sur les conseils de Jo, puisqu’il prend conscience qu’Amelia lui a laissé le choix et qu’il a possiblement fait le mauvais choix. Il débarque donc chez elle, sous la pluie, pour lui dire qu’il est amoureux d’elle et qu’il est prêt à s’occuper du bébé même s’il n’est pas de lui.

Le timing est excellent : Amelia l’embrasse, totalement rassurée, lui expliquant ensuite qu’elle a eu les résultats du test de paternité et que le bébé est bien de lui. OUF. J’espère que ça va nous permettre de tourner cette page d’ici la fin de la saison, parce que je n’en peux plus de toute la partie Amelia/Owen/Teddy/Tom. Heureusement, Lincoln/Amelia, ça marche bien sur moi, et ça doit être le dernier couple que j’aime bien dans la série, maintenant que Mer et Andrew s’ignorent et que mon couple favori est dans une mauvaise passe.

Voir aussi : Station 19 – S03E08

En effet, en-dehors de l’hôpital, Vic retrouve Jackson pour s’excuser de s’être installée chez lui sans le prévenir. Les fans qui ne suivent pas Station 19 vont vraiment rien comprendre à la vie de Vic, là, sans compter qu’on enchaîne ensuite sur son annonce de décision débile de vivre désormais avec Dean et Prue et qu’on termine sur un « je vais voir Rigo ». Au moins, c’est clair : les scénaristes veulent qu’on regarde les deux séries.

Le cas de Rigo est aussi abordé par Tom ensuite alors qu’il fait passer des entretiens à de nouveaux investisseurs. C’est n’importe quoi : il cède ainsi tout un étage à un millionnaire qu’il présente ensuite à Meredith, choquée de voir que ses patients des urgences n’ont pas de chambres. Elle se débarrasse rapidement du cas médical auprès de Jackson, sous prétexte que le riche est là car c’est un ami de Catherine… Ce n’est pas si dingue comme intrigue et j’ai décroché en cours de route, surtout que ça se centrait beaucoup sur Tommy qui m’énerve en ce moment. Sorry not sorry.

J’ai largement préféré le duo Jackson/Vic qui en revient à s’engueuler parce que Jackson s’avère jaloux de Dean. Il a clairement autre chose à gérer ce pauvre Dean, il est loin de fantasmer sur Vic à mon avis, mais je peux comprendre Jackson, comme ça sort de nulle part cette décision de Vic. Comme d’habitude avec ces séries, les deux personnages sont dans leur égoïsme et oublient que la communication est la clé de tout pour finalement en parler après coup. Pas doués les cocos !

En fin d’épisode, Vic comprend que Jackson veut rompre avec elle et il fait ça avec de mauvaises raisons : il refuse de rester avec une femme qui prend des décisions impulsives comme si elle était encore adolescente. Oui, effectivement ça caractérise bien Vic, mais je comprends aussi sa réaction à elle qui est de refuser d’être simplement amie avec Jackson pour apprendre à mieux le connaître avant de développer leur relation amoureuse. Aaah. Bon, je suis sûr qu’ils se remettront ensemble, mais pour le moment, ça me rend triste que ça se finisse comme ça.

Histoire d’être encore plus inintéressant, Richard se voit ré-offrir son ancien bureau par Bailey qui ne s’attendait certainement pas à le voir péter un câble. Elle lui fait une jolie surprise et il préfère la saccager. Oui, oui, il saccage son ancien bureau en balançant une chaise à terre. Sérieusement ? Enfin, on notera qu’Andrew n’a plus le droit de travailler dans cet épisode. Il est forcé de voir un psy, mais ça ne suffit pas pour que Bailey lui donne le feu vert de reprendre le travail. Les scénaristes traitent vraiment ça à l’arrache par contre, même si j’ai adoré la scène finale où il parle d’Alex à Jo pour mieux se prendre un verre dans la tronche afin de lui faire prendre conscience qu’il a besoin d’aide. C’est tellement génial.

Ils s’en servent juste pour que Bailey apprenne que Richard a laissé tomber son service par quelqu’un d’autre que Richard. Ce dernier laisse donc tomber la chirurgie de manière définitive et c’est pour cela qu’il ne veut plus de son ancien bureau : il veut changer de vie. Eh bah. Il quitte l’hôpital… il était temps, ma foi. Je sais, ça va faire bizarre, surtout sans Alex – qui bizarrement ne me manque pas du tout dans cet épisode – mais bon, ça fait seize ans que j’attends qu’il lui arrive quelque chose, moi !

Bizarrement, ça mène à une excellente scène entre Bailey et Mer pour justement évoquer l’absence d’Alex. La réaction de Meredith est limite plus triste que celle de Jo et ça n’a rien arrangé d’entendre Bailey parler de Callie (une des grandes absentes de la semaine dernière). Finalement, Mer apprend le départ de Richard, et ça ne dit rien qui vaille pour la suite.

> Saison 16

Station 19 – S03E08

Épisode 8 – Born to Run – 15/20
Je n’arrive toujours pas à déterminer précisément ce qu’il me manque dans cette série, mais il est sûr qu’il me manque quelque chose pour être vraiment à fond et la considérer comme une grande série. L’épisode était bien cette semaine, mais il y a encore trop de choses qui ne vont pas à mon goût. Il faut pourtant que je m’y habitue, puisqu’elle est déjà renouvelée pour une saison 4. Damn, ça passe vite les années.
> Saison 3

Spoilers

308.jpg

Just being alive isn’t the same as living.

JJ s’est barrée, c’est honteux et affreux comme je suis triste. L’épisode reprend exactement où le précédent nous avait lâché, sur cette porte qui se claque. Dean se retrouve à devoir gérer seul le bébé, le pauvre, et appeler JJ ne sert à rien puisqu’elle a changé de numéro.

Par conséquent, il appelle Pruitt, apparemment le seul ami qu’il a et qui sait gérer un bébé. L’angoisse. Bon, ça fait un grand-père comme un autre après tout… Mais c’est une solution temporaire puisque Pruitt est voué à mourir, en théorie. Bon, le grand-père s’occupe sans mal du bébé puis prend la température de ce qu’il se passe. Dean est dans le déni (le Deani… aha, pardon, c’était naze) du départ de JJ, évidemment, ce qui finit par mener à une scène plus problématique où il critique la décision de Pruitt de ne pas chercher à se soigner.

Une fois énervé de devoir faire à nouveau face à des critiques sur ses décisions, Pruitt prend soudainement conscience que Dean n’a pas encore pris sa décision concernant la garde ou non du petit bébé avec lequel il se retrouve sans y avoir été préparé. Le discours de Dean se tient : il imagine un monde où des parents meilleurs que lui s’occuperaient de sa fille… mais ne seraient pas ses parents biologiques. Pruitt essaie d’être aussi bons conseils que possible, ce qui n’est pas évident.

Tout ça nous mène à découvrir le passé de Dean, et c’est compliqué pour lui. En 2009, il était sacrément mal entouré, avec un pote préférant pisser dans l’eau depuis chez son pote, et un autre qui aime se droguer chez lui-même quand Dean lui demande de ne pas le faire. OK. C’est presque sans surprise qu’il fait ce qui ressemble fort à un arrêt cardiaque et tombe dans l’eau, du coup. Toujours plus. Les séries, quoi.

C’est en tout cas ce qui va décider Dean à devenir pompier, puisqu’il se met à jouer les héros avec son pote et rencontre ainsi comme ça Pruitt qui vient le sauver. C’est lui qui lui donne une carte pour qu’il devienne pompier quand il s’aperçoit que Dean refuse d’arrêter le massage cardiaque tant que son pote ne se remet pas à respirer par lui-même.

De son côté, Ben attend des nouvelles de Vasquez à l’hôpital, avec Eva. Il est finalement rejoint par Sullivan qui a jeté ses médicaments, mais n’est probablement pas si sobre que ça. Il inquiète toujours Ben en tout cas, puisqu’il interroge du coup Bailey sur le sujet sans lui révéler de qui il parle. Bien sûr, s’il fait ça, c’est parce qu’il sait que Vasquez va mieux.

Bien sûr, Sullivan profite d’être à l’hôpital pour prendre rendez-vous avec Amelia afin d’obtenir un deuxième avis médical. Il la connaît de réputation et il a espoir d’une approche médicale différente car il est en train de tomber accro aux médicaments. Elle le sent bien et lui apporte de l’aide comme elle sait forcément le faire en tant qu’ex-accro. C’est déjà ça.

Malheureusement pour lui, il refuse de reconnaître qu’il est addict et ne souhaite pas se rendre à une réunion anonyme à l’hôpital. Malheureusement pour lui, il tombe sur Amelia qui refuse de le laisser tomber sans lui faire un bon « wake up call ». Et pour se réveiller de ses illusions, il le fait : Amelia ne le lâche pas et lui fait prendre conscience des multiples problèmes qu’il a. Par contre, voir Sullivan avec Amelia, ça a tout de suite fait comprendre à Miranda que Sullivan était celui qui se droguait et dont Ben lui parlait à demi-mot. Personnellement, moi, ça m’a fait remarquer à quel point Amelia était minuscule.

Pendant ce temps à la caserne, une nouvelle urgence fait bouger nos pompiers qui ont ensuite besoin d’une douche à poil, ce qui contente clairement Travis et le nouveau, alors qu’Andy et Jack passent la nuit dans les bras l’un de l’autre. La nuit, c’est ambitieux, en tout cas : l’alarme n’arrête pas de sonner et nous épuise les pompiers, au point que Vic soit heureuse d’être forcée de rester répondre aux appels affirmant que les extraterrestres sont présents sur Terre. Merveilleux.

Elle ne devrait pas être si heureuse, parce qu’elle reçoit la visite de Jackson et ça mène à une deuxième dispute de couple, plus importante cette fois. Il a découvert qu’elle avait laissé tellement de sacs chez lui, en les cachant, et il vient la confronter sur le sujet pour mieux découvrir qu’elle vit désormais dans son appartement. La réaction de Vic était plutôt marrante et j’ai eu du mal à comprendre Jackson, parce que les réponses de Vic tiennent la route.

Bon, après, ça simplifie sa vie puisque les autres pompiers sont appelés sur un sacré accident de la route, avec plein de motards renversés par un jeune qui a bu trop de vodka. Franchement, j’aimerais bien dire des choses positives sur le sujet, mais c’était une partie de l’intrigue parfaitement inintéressante. Je n’arrive pas à m’attacher aux cas de la semaine comme je le fais dans d’autres séries médicales. C’est étonnant.

Après, j’ai trouvé l’idée originale, avec des blessés qui apparaissent magiquement dans les bois, et j’accroche vraiment bien à l’arrivée du nouveau futur copain de Travis. En plus, il permet d’aider Maya à faire ses preuves : comme il a besoin de faire les siennes, Maya le pousse à sortir de sa catatonie. Et ça fonctionne bien… jusqu’à ce qu’il découvre qu’il fait tout ça pour sauver un patient condamné à mort. Maya est vraiment une connasse de fou cette saison, quand même, mais ça fonctionne à merveille cette fois.

Un autre truc qui fonctionne bien, c’est l’arrivée de Ben sur les lieux, parce qu’il a évidemment de quoi opérer à nouveau. C’est la deuxième fois en deux épisodes, et en plus, il y a fort à parier qu’il sera encore félicité pour son boulot – évidemment, Bailey lui a confirmé qu’il avait sauvé la vie de Vasquez dans l’épisode précédent, sinon ce ne serait pas drôle.

Après, honnêtement, les pompiers enchaînent les pertes dans cet épisode, alors ça fait presque plaisir de voir Ben emmener son patient à l’hôpital parce qu’il est donneur d’organes et de voir Travis réussir à sauver au moins des neuf motards victimes du camion. C’est déjà ça. De toute manière, les pompiers sont finalement capables de prendre du recul avec leur dure journée : ils se rendent dans le bar à côté de l’hôpital à huit heures du matin pour boire un coup, et le bar les sert, hein.

C’est plutôt pas mal du tout comme scène, car ça permet de voir comment les pompiers font face à la mort. Et ça donne aussi droit à Eva qui envoie bouler Jack en lui reprochant d’avoir envoyer Rigo se faire opérer, ce qui est on ne peut plus débile comme réaction, mais donne envie à Jack de coucher avec Andy. Merveilleux, tout ça.

En fin d’épisode, Vic rend visite à Dean et découvre que JJ s’est barrée… et réconforte Dean comme elle peut. Elle entend surtout qu’il est en galère avec le bébé et qu’elle pourrait l’aider : elle lui propose, contre toute attente et contre toute logique, de venir vivre avec eux et s’occuper de Prue – c’est le nom de la petite, forcément, pour rendre hommage à Pruitt – quand Ben ne peut le faire. C’est n’importe quoi, non ? Je veux dire… il y a encore deux ou trois épisodes, elle avait une réaction allergique aux bébés. Et puis, je préfère ne pas imaginer la réaction de Jackson là pour le coup !

Autant la voir dans : Grey’s Anatomy – S16E17

En parlant de réactions excessives, on notera que Maya se retrouve à pleurer au lit avec Carina car elle a l’impression d’être le camion ayant détruit la famille de motards depuis qu’elle est capitaine et Andy repousse Jack pour finalement aller coucher à nouveau avec son boss – Sullivan, pas Maya, hein.

> Saison 3

Grey’s Anatomy – S16E16

Épisode 16 – Leave a Light On – 19/20
Je suis tellement triste. Et énervé. Et satisfait. Comment voulez-vous que je note ça ? Seriously ? J’imagine que c’est parfait et qu’ils ne pouvaient pas faire mieux que ça après seize ans. Quant à moi, cette série m’a brisé le cœur tellement de fois, on n’est plus à ça près, j’imagine. Mais je refuse d’y mettre 20, parce que ça m’a énervé, même si je m’y attendais, et que je n’ai pas assez de recul pour voir la qualité de l’épisode, aussi bien écrit soit-il. Et il l’est. Raah mais pourquoi j’ai un blog de critiques ? C’est impossible, là.

> Saison 16


Spoilers

1616.jpg

The one perfect thing is not in Seattle. Not anymore.

Vraiment ? Repartir en saison 1 par le pilot ? Les scénaristes sont tellement dans l’abus, là. Et je suis aussi un peu énervé. J’en reparlerai dans un autre article, c’est sûr et certain.

Le montage de début voit tous les docteurs recevoir une lettre qui a des effets bien différents : Richard s’énerve. Jo est détruite, mais fait comme si de rien n’était face à son meilleur ami, Miranda est surprise, Meredith se précipite dessus. Il s’agit d’une lettre envoyée par Karev, bien sûr, et il écrit sacrément mal. Heureusement que tout ça se fait sur Shiny Happy People, ça aide à faire passer la pilule.

L’épisode décide de se consacrer au personnage d’Alex en nous ressortant des scènes de toute la série alors que les personnages lisent leur lettre – Meredith, Richard, Bailey, Jo. Au moins, ça simplifie la critique, mais par contre, je ne m’attendais pas du tout à ça comme épisode. Ils ont eu l’acteur pour lire à voix haute les lettres, mais c’est à peu près tout. Les flashbacks sont géniaux et il y a tout ce qu’il faut pour pleurer.

On commence donc par Meredith et c’est hallucinant à quel point cette relation amicale est énorme. En seize ans, ils ont eu le temps de partager tellement de scènes. Alex était devenu la personne de Meredith, et la série se fait plaisir à nous le rappeler et à nous montrer à quel point cette relation est génialissime. Cet épisode est à voir pour tous les fans, honnêtement.

Une fois qu’on a fait le point larmes pour les flashbacks, il est temps d’en arriver à la raison du départ d’Alex. D’un côté, c’est exactement la seule raison valable que les scénaristes pouvaient envisager. De l’autre, c’est tellement gros que ça a du mal à passer, et je suppose que je ne vais pas être le seul. Le tout Twitter en a parlé toute la journée pendant que je fermais les yeux en espérant ne pas être spoilé. Ca a grosso modo fonctionné pour moi, mais voilà, il va falloir que je rentre dans la bataille maintenant. Bon, avant ça, la critique !

Alex avoue donc à Mer qu’il est avec Izzie. Mais le foutage de gueule. Ils nous refont une Arizona qui s’est barrée rejoindre Callie après plusieurs années. Au fond, je ne m’attendais pas à autre chose comme conclusion pour le personnage, je ne me suis jamais tout à fait attendu à autre chose, mais qu’est-ce que c’était odieux de nous ramener Izzie comme ça. Ainsi donc, Izzie a répondu à l’appel d’Alex pour sauver le job de Meredith. Ce n’est pas rien ça : sans Meredith qui fait de la merde, on aurait toujours Alex/Jo dans la série.

Oh, bien sûr quelques images suffisent à nous faire recraquer pour le couple Izzie/Alex. Ils ont toujours été un ship que j’adorais, avant même que j’emploie le mot ship. Sérieusement, des images des seize dernières années, c’était horrible pour nous parce que ça tiraille complètement. C’est efficace en plus de voir des images du passé pour illustrer la lettre d’Alex, pour revoir tous les personnages qu’on adorait et qui ont quitté la série. Tant qu’à faire, j’aurais même aimé avoir un peu d’Addison. Après tout, c’était une ex d’Alex elle aussi, non ? Mais bon, je comprends pourquoi ça n’a pas été le cas.

Il fallait se consacrer à Izzie, Izzie qui est toujours aussi géniale maintenant qu’elle n’a plus le cancer. Quand je pense que j’étais énervé qu’Alex ne la cite pas pendant que Meredith était jugée par l’ordre des médecins ! En fait, il a repris contact avec elle et s’est rendu compte qu’elle était toujours égale à elle-même, comme dans son souvenir, joyeuse et… avec des enfants.

Evidemment qu’Izzie a des enfants, évidemment que ce sont des jumeaux et évidemment qu’ils sont d’Alex. Mais quel foutage de gueule ! C’était la soirée des mamans connasses sur ABC ? C’est quoi le délire ? Putain. Comment ne pas s’énerver ? J’ai toujours espéré un retour d’Izzie avec des enfants d’Alex… mais pas comme ça ! Pas pour faire partir Alex ! Sérieusement ? Et en plus en nous remettant des scènes de la saison 5 avec Alex flippé du fait qu’ils ne pourront pas avoir d’enfants ???? Je suis tellement énervé que j’en oublie qu’on m’avait spoilé le coup des lettres.

Les jumeaux s’appellent Elie et Alexis, ils sont super mignons, veulent devenir docteurs, jouent dans le Kansas et apprennent à cuisiner comme leur mère. Et Alex est totalement amoureux d’Izzie qu’il appelle un miracle et plutôt que d’être énervé après elle, il préfère dire qu’il est reconnaissant d’avoir des enfants. Non mais oh, t’aurais pu en avoir cinq des gamins avec Jo si t’avais bougé ton cul un peu plus tôt !

Chapeau à Ellen Pompeo pour le jeu d’actrice qui n’a pas dû être simple et qui passe plutôt bien à l’écran. Remarquez, il suffisait de la filmer en train de lire le script. Un épisode en voix off, c’est audacieux, mais ça passe bien. Et la lettre pour Meredith termine par la conclusion logique : il se dégage de son rôle de Personne de Meredith, lui expliquant qu’il ne veut pas la voir venir le forcer à abandonner cette vie, mais plutôt qu’il préfère la revoir heureuse pour lui.

Meredith a toujours été sa propre personne. Evidemment. Et elle est assez forte pour ne pas avoir besoin d’Alex et briller d’elle-même. Alors, oui, d’accord c’est sûr, mais non. Les scénaristes tirent un autre trait sur seize ans de la série. C’est ce que j’appelle de l’abus… Même si ça ne pouvait pas être autre chose.

On enchaîne avec la lettre de Jo et je ne m’y attendais pas. Pour moi, les scénaristes allaient forcément la garder pour la fin. Ce placement était toutefois une bonne idée : prendre par surprise, ça donnait envie de pleurer. Vraiment. Mais je n’ai pas pleuré de l’épisode. Cœur de pierre. Je pense que si je n’avais pas été au courant du départ de l’acteur, ça aurait été horrible. Là de savoir ce qu’il en était, de savoir qu’on avait la voix-off d’Alex pour nous accompagner, d’imaginer la suite pour les personnages, de n’avoir que des flashbacks… ça m’a aidé, je crois. Et puis, je ne sais pas, Alex ne méritait plus mes larmes, là, si ?

Autant les flashbacks d’Izzie et d’Alex étaient mignons, autant voir Alex et Jo tout au long des sept dernières saisons, c’était atroce. Je les aimais tellement aussi ensemble ! Et ils étaient parfaits comme ça… mais oui, le désir d’enfant d’Alex a toujours été là. Il est odieux de revenir à la raison des retrouvailles d’Izzie et d’Alex d’ailleurs, Jo était là pour soutenir Alex pendant qu’il parlait des anciens collègues de Meredith.

Et puis, Alex abandonne Jo au moment où elle est prête à avoir des enfants. Au moment où elle kidnappe un enfant. Et il le fait pour ses propres jumeaux de cinq ans ? Seriously ?? Des jumeaux qu’on voit, certes, mais sans les parents. Je crois que ça serait mieux passé si on avait eu ne serait-ce qu’un plan de dix secondes pour les revoir ensemble, Alex et Izzie.

1616-2.jpg
Ils sont magnifiques ces jumeaux à la vie parfaite, mais Izzie et Alex dans le même lit comme ça… aaaah !

Quant à Jo, admirons sa patience ! Jamais de la vie je n’aurais la patience de lire tout ça sans péter un câble. Par lettre ? Il a beau se dire couard, moi j’utilise plutôt le mot connard – c’est presque pareil. Ca mérite au moins un coup de fil s’il est sûr de lui et de sa nouvelle vie. Et le coup des enfants avec un couple de figurants dont on ne voit pas le visage… VRAIMENT ? SERIOUSLY ? Autant ne pas nous les montrer – même s’ils sont mignons ! Je le savais que c’était une mauvaise idée de la part d’Alex de lui dire d’utiliser ce qu’ils avaient congelé pendant son cancer, là.

La vie de Jo est tellement atroce. Parce que oui, autant on se concentre sur la vie d’Alex dans l’épisode, autant celle de Jo est aussi au cœur de mes préoccupations – et de celle des scénaristes. Il faut fermer une part importante du personnage – sa relation avec Alex, ça doit être 70 à 80% du personnage dans la série. Bon, j’exagère, elle a eu Steph aussi à un moment, et Mer, et vite fait Ben, et elle a Link désormais, mais bon…

Elle n’a plus rien, Jo. Alors, forcément, Alex décide de tout donner à Jo, son appartement, leur vie en commun… mais aussi ses parts de l’hôpital. PARDON ? Et les scénaristes qui nous font un dialogue Alex/Jo à partir des scènes du passé. C’est odieux. ODIEUX. Je suis tellement triste pour Jo. Elle mérite vraiment mieux. Vraiment, vraiment mieux. Et Alex le sait, mais il le fait quand même. C’est très Alex après tout. Jo avec des parts de l’hôpital… ça promet. Et on s’arrête là. Seriously ?

On passe alors à Bailey et félicitations aux scénaristes qui ont réussi à me faire rire avec des flashbacks des conneries de Karev. C’est aussi fou à quel point en seize ans Alex et Bailey ont eu plein de scènes entre eux. Et la relation est sympa : j’ai adoré la réaction de Bailey quand il était question des noms des enfants, mais j’ai beaucoup ri surtout. Evidemment qu’elle détestait Alex, évidemment qu’elle le harcelait en tant qu’étudiant, évidemment qu’elle était une professeure parfaite pour lui.

La lettre est super courte, mais elle fait le taf comme il faut : Alex dit au revoir à sa prof, à la chef de l’hôpital et les flashbacks nous ramènent tous les personnages qui nous manquent.

Quant à Bailey, la pauvre voit son fils et Joey partir pendant qu’elle lit. Elle aurait pourtant tellement besoin d’un câlin ! Et les scènes Izzie/Bailey ! Izzie ! Seriously ? Et le « I love you, Dr Bailey » m’a limite fait plus craquer que tout le reste. Pardon, j’avoue, j’ai décroché de la critique, mais comment voulez-vous ? C’est impossible de critiquer cet épisode de manière rationnelle comme je le fais habituellement.

Et on termine enfin par Richard, la partie qui m’intéressait le moins. C’est le personnage que j’aime le moins et forcément, c’est aussi celui qui a déchiré sa lettre. Il a eu la réaction qu’aurait dû avoir Jo, à mon goût. Bien évidemment, on suit donc Richard aux alcooliques anonymes en train de s’énerver de voir son travail résumé à une lettre d’un ancien étudiant qui l’a dévasté.

Par contre, les flashbacks m’ont fait un peu peur dès le départ : j’ai eu l’impression que la série nous préparait aussi le départ de Richard. Il est temps que le médecin parte à la retraite, et on le sait depuis l’an dernier. Sa relation avec Karev, en plus, est beaucoup plus amicale que celle que Bailey avait avec lui.in

La place de Richard en fin d’épisode ? Elle est plutôt logique, finalement. Elle permet de nous montrer assez simplement ce qu’il en est : il faut passer de la haine à l’acceptation, et au bonheur pour le personnage. Ce n’est pas si évident toutefois et nous le rappeler avec Bailey qui s’énerve est une bonne chose. En plus, Bailey a été tellement insupportable cette saison, ça aide de la voir tirer les conclusions qui s’imposent de ça et de les partager avec Ben. Par contre, quel intérêt de nous parler de Joey et de les voir l’adopter ? On en a rien à foutre de leur couple ! Et Ben qui ne s’inquiète pas outre mesure pour Jo alors qu’ils avaient une super relation ? Pour moi, ce n’est pas cette scène où il est question de Bailey et Ben adoptant Joey en parlant de leur relation la fin de l’épisode, voilà, c’est dit.

La fin d’épisode ? Ce putain de flashback où Jo conseillait à Alex d’appeler Izzie et qu’il lui disait qu’il n’y avait pas besoin de le faire. Cette scène m’avait tellement énervé à l’époque ! C’est terrible de la revoir. Ce regard de Jo pour Alex… c’était un bel amour que partageait ces personnages. Bien sûr, ça nous rappelle aussi qu’Alex a toujours été amoureux d’Izzie, mais tout de même, il ne faut pas abuser.

On passe de ça à Alex et Izzie. Bien joué les flashbacks sur cette relation. Eh, ça fait dix ans qu’ils sont séparés, mais ces souvenirs sont tellement beaux. Ils sont tellement parfaits. Mais ce sont des souvenirs. Comment les scénaristes osent-ils nous mettre Jo à la poubelle comme ça ? Rah, je suis énervé, mais c’est un beau travail d’écriture, c’est sûr.

J’aurais aimé une scène entre Meredith et Jo pour tout terminer, pas Jo qui retourne au travail comme si de rien n’était. C’est beaucoup plus Jo, je le sais bien. Evidemment qu’elle va travailler. Quant à Meredith, elle s’occupe de Zola qui veut voir son oncle Alex et qui va devoir apprendre la vérité sans pouvoir dire au revoir à Alex. Comme nous. Parce qu’il n’y a pas de bons moyens de dire au revoir, apparemment. Tu parles d’une conclusion : il y en a des fans qui vont leur dire au revoir, je le sais bien. Pas moi. Mais voilà.

Alex change de vie et le fait en laissant simplement des lettres derrière lui. Il faut le faire quand même. Je trouve que c’est assez cohérent avec le personnage, et je reconnais que c’est une écriture magistrale que proposent les scénaristes. J’aimerais juste comprendre pourquoi l’acteur s’est barré. L’au revoir est réussi, à mon sens, même si ça me met les nerfs. Quel happy end pour Jo après tout ça ? En plus, la série ne continuera probablement pas quinze ans de plus pour lui permettre de trouver le bonheur qu’elle mérite. Les scénaristes n’ont pas intérêt à la mettre avec Lincoln, ça va m’énerver sinon. Mais que faire d’elle ? Elle n’est pas Cristina, le célibat ne lui ira pas au teint. Et elle est abandonnée par son mari, qui divorce sans même venir la revoir ? SERIOUSLY ?

Bref, s’il faut tout résumer, les scénaristes se débarrassent d’Alex en nous le remettant avec Izzie. Il existe une place bien particulière dans Grey’s Anatomy depuis DIX PUTAIN D’ANNÉES pour Izzie et pour ce couple qui se devait de finir ensemble, mais c’est frustrant parce que Jo était là et qu’elle avait réussi à se faire une place évidente au côté d’Alex. Je suis tellement triste. Et énervé. Et satisfait. Comment voulez-vous que je note ça ? Seriously ? J’imagine que c’est parfait et qu’ils ne pouvaient pas faire mieux que ça après seize ans. J’ai envie de revoir toute la série après cet épisode et ces flashbacks géniaux. Je les hais. Je les adore. Je ne sais plus trop quoi penser. Help. Parlons-en dans les commentaires. S’il vous plaît. Et désolé pour la critique hyper longue qui part dans tous les sens… mais vous savez pourquoi, je pense.

Voir aussi : L’article de Laura sur cet épisode – elle a fait bref, elle !

1616-3.jpg
Ils ont des jumeaux. L’adolescent en moi est vraiment heureux de cette conclusion. L’adulte beaucoup moins. Franchement… aaaaah. Je ne sais pas.

Au revoir, Alex.

Et maintenant, passons à l’Alzheimer de Meredith pour conclure la série avec des flashbacks et des hallucinations permettant des retours, parce qu’apparemment, les scénaristes veulent juste suivre toutes les fins que j’imaginais pour les personnages il y a quelques années.

> Saison 16