The Last of Us – S01E05

Épisode 5 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

Spoilers

Henry et Sam aident Joel et Ellie à sortir de Kansas City. À moins que ce ne soit l’inverse.

We don’t want to hurt you, we want to help you.

Et voilà, la série refait dans l’excès. C’était très bien de proposer un épisode de 45 minutes. Pourquoi cette envie de repartir avec du 1h d’un coup, là. C’est trop, et on le sait, surtout que la série a tout de même tendance à avoir un rythme quelque peu lent avant d’accélérer d’un coup.

Bon, bien sûr, j’écris ça, mais la première scène de cet épisode est déjà dans l’abus sur l’accélération du rythme : on y suit une fête populaire qui a lieu post-épidémie. Le thème de la fête ? Les survivants sont heureux de se débarrasser de FEDRA. Kansas City, la ville où Joel et Ellie ont fait escale dans l’épisode précédent, s’est donc débarrassée de FEDRA avec quelques émeutes et un mouvement populaire renversant les militaires.

Dans vos gueules, hein. Le problème, c’est que comme pour tous les mouvements populaires, ça passe par quelques meurtres de soldats et des otages. Kathleen, à la tête du mouvement populaire, prend un malin plaisir à parler à ses otages : les soldats sont tous exécutés, bien sûr, mais les otages sont de simples citoyens qui informaient FEDRA en échange de médicaments, d’alcool ou de pommes.

Des collabos, quoi, mais des collabos face à une armée qui les réduit à une vie misérable. Kathleen n’admire pas ce qu’elle considère être une faiblesse et leur ment pour obtenir ce qu’elle veut : elle assure qu’elle ne les tuera pas s’ils parlent et lui donnent les informations qu’elle cherche sur Henry et Sam. Il y en a forcément un pour parler et confirmer qu’Henry est toujours en ville, grâce à l’aide d’un autre collaborateur.

Il aurait mieux de se taire, parce que Kathleen le tue quand même – enfin, elle le fait tuer, c’est pire. Elle part aussitôt à la recherche d’Henry ensuite, mais on sait qu’elle ne le retrouvera pas tout de suite. En effet, le cliffhanger de l’épisode précédent nous a dit tout ce qu’on avait à savoir sur le personnage. Par conséquent, je trouve le montage de la série en général, ou plutôt l’écriture de son intrigue, assez peu efficace : les perpétuels retours en arrière ne sont pas des plus efficaces quand on sait déjà vers quoi on se dirige à chaque fois.

Pour cet épisode, c’est encore pire que pour Frank et Bill, en plus, car on a juste envie d’avoir la suite de l’histoire, pas un tel retour en arrière. Le flashback permet toutefois d’apprendre à les connaître un peu : Sam est apparemment muet – Henry et lui communiquent donc en langue des signes. Pourquoi pas, mais ça a tendance à créer une ambiance plus lourde que nécessaire.

Ils parviennent à échapper à Kathleen et ses hommes tout de même, grâce à l’aide de l’autre collaborateur, le docteur. Là aussi, on sait déjà où ça va : on a vu Kathleen décider de le tuer dans l’épisode précédent, justement parce qu’il les avait aidés. C’est donc chouette de voir ce vieux monsieur leur donner une planque – celle que Kathleen trouvera aussi, on l’a déjà vu – qu’il a trouvée grâce à un soldat de FEDRA qui était un ancien patient.

Henry et Sam ont donc une dizaine de jours pépère dans la planque, mais la bouffe finit par manquer. C’est problématique, d’autant plus que le médecin était supposé en chercher pour eux… mais il n’est plus là. Pour s’occuper pendant dix jours, Sam a beaucoup dessiné, toujours le même super-héros.

Au moment de lui annoncer le décès probable du docteur, Henry est donc content de pouvoir peindre le visage de son fils pour en faire un super-héros. Sam va bien avoir de courage, en plus : son père a pour plan de quitter leur planque, car il ne s’y sent plus en sécurité. Il fait bien ! Ils ne sont plus en sécurité, c’est vrai, et la preuve est aussi qu’au moment de partir, ils entendent l’accident de voiture et la fusillade impliquant Joel, Ellie et les membres de la résistance.

Le nouveau plan d’Henry est alors de suivre nos héros pour les surprendre pendant la nuit. Ils comptent en fait sur eux pour les aider, j’imagine. En tout cas, on apprend quand il les réveille que Sam est son frère, pas son fils. C’est en tout cas ce qu’il raconte, peut-être pour gagner leur confiance. Une fois que c’est fait, les quatre personnages mangent un peu ensemble. Ce n’est que le lendemain matin qu’on apprend ce qu’il en est : Henry souhaite bien l’aide de Joel pour pouvoir quitter la ville.

C’est bien simple : il sait comment faire, géographiquement parlant, mais il ne peut pas le faire tout seul, car il n’est pas aussi badass que Joel. Ah bordel, les jeux vidéos : il faut toujours que le héros soit un bon samaritain qui se fait exploiter par tout le monde finalement. Cependant, je suis content que l’épisode ne traine pas trop sur son flashback. On arrive assez vite à la mise en place d’un plan pour quitter Kansas City.

Henry a tout prévu : il veut passer par des tunnels reliant plusieurs bâtiments entre eux et où ils sont sûrs de ne croiser personne pour deux raisons. La première raison, c’est que peu de gens connaissent l’existence des tunnels. La deuxième, c’est que FEDRA a entassé tous les infectés dans les sous-sols de la ville. Seulement voilà : Henry est un collaborateur et il sait très bien que depuis deux ou trois ans, FEDRA a vidé tous les souterrains des infectés.

Seulement voilà, ça, c’est la théorie. En pratique, être accompagné d’un badass comme Joel, c’est tout de même bien pratique pour être sûr de s’en sortir en vie. On comprend assez vite que nos héros ne seront pas tout à fait en sécurité une fois dans les tunnels, donc. L’avantage, c’est qu’ils y vont très vite et que l’épisode traîne beaucoup moins en longueur que ce que j’imaginais.

Une fois dans les souterrains, ils découvrent qu’il n’y a plus de zombies, effectivement, mais qu’il y a à la place… des dessins d’enfants. Que ce soit dit ici, j’ai beaucoup aimé le personnage et la répartie d’Henry pendant tout ce début d’épisode. La relation entre Sam et Ellie est sympathique également, mais ça me donne l’impression que toutes les bonnes idées de la série viennent du jeu, pas des scénaristes. Non parce que bon, soyons honnêtes, l’intrigue avec Kathleen et tout le flashback de dix jours là, ce n’était pas dingue. Pire que ça même, j’ai trouvé que c’était dommage : insister sur le fait que la ville a sombré dix jours plus tôt, ça fait un timing peu crédible et trop fortuit, tout de même.

Bref, reprenons la critique de ce qu’il se passe pendant l’épisode : les dessins d’enfants dans les tunnels mènent nos héros à une sorte d’école souterraine. Joel l’identifie comme un bunker mis en place au début de l’épidémie : ce type de bunker est une légende urbaine de la pandémie. Des gens sont partis en souterrain pour survivre comme ils pouvaient.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils sont clairement morts car les lieux sont déserts. S’il n’y a personne, il reste tout de même pas mal de jeux et comics, ce qui plaît beaucoup à Ellie et Sam. Ils insistent pour pouvoir passer un peu de temps dans ce bunker, et c’est une bonne idée d’après Henry. Après tout, ils n’ont pas envie de sortir de jour à la surface, alors autant rester en souterrain.

Pendant qu’Ellie et Sam s’amusent, Henry a le temps de raconter toute son histoire à Joel. Cela ne fait que me confirmer que j’aime le personnage. Il a certes fait les mauvais choix dans sa vie, mais son dilemme est terrible : il a été obligé, pour obtenir des médicaments pour Sam, leucémique, de collaborer avec FEDRA. Je me plantais totalement sur les raisons pour lesquelles Kathleen voulait les retrouver finalement.

En fait, Henry a vendu à FEDRA le frère de Kathleen, leader de la résistance, en échange des médicaments. Bon, donc, voilà donc la raison pour laquelle Kathleen est prête à tout pour les retrouver : elle veut se venger de la mort de son frère. C’est un peu schématique et enfantin dans un monde post-apocalyptique, mais en même temps, c’est un monde dans lequel il n’existe plus aucune règle, alors je la comprends un peu. Juste un peu, oui, pas plus que ça, n’abusons pas.

L’actrice joue bien, hein, mais ses scènes n’ont pas réussi un seul instant à m’accrocher car le personnage est insupportable. Elle l’était avant même que les scénaristes nous fassent passer plus de temps avec elle. Quand on passe enfin du temps avec elle, c’est pour apprendre que son frère, Michael, lui avait en plus demandé de pardonner à Henry. Bon, après, les résistants semblent préférer Kathleen à son frère car c’est elle qui a réussi à les débarrasser de FEDRA, mais vraiment, elle est détestable comme personnage. C’est facile pour moi d’écrire ça : je n’ai pas été dans sa situation. Peut-être que j’aurais envie de me venger aussi à sa place. Par contre, je sais que la vengeance mène rarement à une position enviable, hein.

Pendant qu’on passe du temps avec Kathleen, Joel, Henry, Ellie et Sam quittent les tunnels et se retrouvent à proximité de la sortie de la ville. Tout semble aller pour le mieux, mais bien sûr, Henry jinxe toute la situation en assurant que son plan a fonctionné et que tout va bien. Nos héros se font donc à peu près aussitôt tirer dessus, et ça mène à une scène d’action un peu plus intéressante.

C’est toujours digne d’un jeu vidéo, en revanche, parce que le tireur semble avoir un nombre de balles infini et une capacité à viser bien mauvaise. J’aime que Joel le souligne en indiquant à Ellie, mais aussi à Henry et Sam, d’attendre qu’il aille s’en occuper en passant par l’arrière de la maison. Il ne met pas longtemps à venir à bout de cet Anthony, un vieil homme qui paraissait simplement protéger sa maison. Joel le supplie de ne pas le forcer à le tuer, mais c’est en vain.

Une fois Anthony mort, on se rend toutefois compte qu’il travaillait en fait pour Kathleen. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit, avec Kathleen qui arrive en voiture, certes, mais bien entourée. En fait, elle embarque toute la résistance avec elle, je crois, et il y a même un bulldozer pour dégager toutes les voitures une à une.

Joel a beau affirmer qu’Anthony était un piètre sniper, il ne fait que nous montrer que ce n’était finalement pas si simple de tirer depuis la fenêtre : il met un temps fou à venir à bout du conducteur de ce bulldozer qui réussit bien à dégager toutes les voitures. Pire encore, Ellie, Henry et Sam manquent de peu de se faire écraser par celui-ci et dans sa fuite pour lui échapper, Ellie vide tout le chargeur de son flingue aussi. En vain.

Cela mène donc à une situation tendue où Ellie survit de très peu à l’explosion du bulldozer prenant feu. Elle finit à terre alors que Kathleen et tous les résistants les ont rattrapés. Oui, oui, après autant d’action, Kathleen continue d’être insupportable et présente pour empêcher nos héros de tourner en rond. Certes, Henry, Sam et Joel ont eu le temps de se planquer, mais ce n’est que pour une courte durée. Joel ? Sa position est plus que grillée.

En fait, tout semble perdu. Henry se sacrifie donc en se livrant à Kathleen, espérant bien qu’Ellie parviendra à s’enfuir avec Sam, même si Kathleen compte tout faire pour l’en empêcher. Par chance, au moment où la résistante s’apprête à tuer le collaborateur, le bulldozer s’enfonce mystérieusement dans le sol sous la maison dans laquelle il s’est encastré.

On comprend bien vite où la série veut en venir, et tout le monde semble le savoir. Pourtant, tout le monde regarde le véhicule s’enfoncer de manière bien paisible. Sans surprise, ça se termine mal : une horde de zombies sort d’un coup des entrailles de la terre. AH. Finalement, FEDRA ne s’est donc pas débarrassé de tout le monde.

De sa fenêtre, Joel prend la décision de protéger Ellie du mieux qu’il peut. Il s’avère d’un coup bien meilleur sniper que plus tôt. Il permet à Ellie de se débrouiller pour entrer dans une voiture et se mettre à l’abri, tandis que la situation est sacrément chaotique. Bon, ça, c’est la théorie, à nouveau. En pratique, une zombie aveugle parvient à se faufiler dans la voiture.

Ah, mais bordel, les zombies de The Last of us sont aussi contorsionnistes désormais ? C’est trop pour moi, je ne peux pas supporter ça, désolé, je déteste les contorsionnistes. Bon, cet épisode est bien meilleur que les précédents, en tout cas. Cela fait plaisir de voir que notre attente est récompensée par une scène d’action impressionnante. Il y a des figurants partout, des résistants qui se font bouffer de tous les côtés et cherchent à tuer les infectés plutôt que de s’enfuir.

On se retrouve alors, un peu contre toute attente, avec un super zombie, bien plus inquiétant que tous les autres : une sorte de super monstre qui n’est pas appétissant du tout et s’en prend aussitôt qu’il sort du souterrain à Kathleen et son garde du corps. Bon, ben voilà qui apprendra à Kathleen le prix de la vengeance, j’imagine. Son garde préféré meurt décapité par ce monstre, et je me demande quand même ce qui explique une telle mutation.

Ellie parvient évidemment à sortir de la voiture avant d’être bouffée à son tour, mais cela la laisse une fois de plus au milieu du chaos ; protégée par un Joel qui fait ce qu’il peut pour dégager les infectés s’en prenant à elle. De son côté, elle repère assez vite Sam et Henry, coincés sous une voiture. J’ai vu assez de séries zombies pour mal sentir la situation : il y en aura forcément un des deux pour se faire mordre à la jambe, non ?

Ellie se défonce pour les sauver et on espère vraiment qu’ils ne sont pas mordus… Mais bon, j’ai bien compris que l’espoir dans cette série, il ne servait qu’à Ellie et Joel. Après tout ça, ils parviennent contre toute attente à s’en tirer… mais Kathleen est encore là pour tenter de les arrêter. Elle a eu la pire des idées du monde à faire ça cependant : elle tourne le dos à l’ensemble des zombies. C’est donc sans surprise qu’elle se fait finalement tuer par une zombie qui lui saute dessus. Non, vraiment, ces infectés ont tendance à être un brin flippant.

Et après autant d’action, l’épisode prend le temps d’un retour au calme auquel je ne m’attendais pas du tout. Je pensais sincèrement que l’épisode allait se terminer sur un cliffhanger dramatique avec tous les zombies, mais finalement, on a vraiment passé beaucoup de temps avec Kathleen juste pour qu’elle soit retirée bien vite de l’équation.

C’est frustrant et répétitif comme manière de présenter les choses, ce qui signifie aussi que c’est prévisible. Et ça me soule un peu, surtout pour des personnages comme Henry et Sam, auxquels je m’attache trop rapidement alors que j’imagine bien que la fin sera plus ou moins rapide. Bon, ça, c’est aussi mon problème, je sais que ça ne peut que mal tourner pour eux sur du moyen terme. Ou du court terme. Le long terme n’existe pas dans une série de zombie, et particulièrement dans celle-ci.

Pourtant, les scénaristes veulent qu’on s’attache à eux : on a ainsi toute une scène dans un motel où nos héros se réfugient et où Ellie et Sam communiquent avec une ardoise, histoire d’évoquer les plus grandes peurs qu’ils ont. Celle de Sam : il a un monstre à l’intérieur de lui, parce qu’il s’est fait mordre par un infecté plus tôt. Il a la bonne idée de s’en confier à Ellie, qui a ainsi l’occasion de tester si son sang peut vraiment servir de vaccin.

Bon, ça me paraît trop simple. Elle rassure Sam et lui met son sang sur la jambe comme s’il s’agissait d’une pommade, mais bon… Je ne le sens pas. Vraiment, on sent bien que cette série est fait pour déprimer.

Pour ne rien arranger, Ellie promet de rester réveillée auprès de Sam, mais elle s’endort, bien sûr. Au petit matin, c’est déjà trop tard pour Sam, bien sûr bis. Ellie se fait donc attaquer par le petit zombie, ce qui réveille aussitôt Joel et Henry. Ce dernier, qui sort son flingue plus rapidement, finit par comprendre qu’il n’a pas d’autres choix que de tuer Sam pour protéger Ellie – et pour se protéger lui-même par extension.

Allez comprendre pourquoi, Henry pointe alors son flingue sur Joel. Quelques secondes plus tôt, ça se comprenait, pour l’empêcher de faire du mal à Sam, même si c’était trop tard… mais là… Non. Je n’ai pas trop suivi Henry sur ses derniers instants, en vrai. Il ne peut que prendre trop mal le meurtre de son petit frère qu’il a lui-même commis – alors que bon, il était déjà mort de toute manière. Face à cette situation horrible, il décide donc de se suicider. Je l’ai vu venir, mais ça n’empêche pas tout ça d’être bien dramatique et triste.

Bon. Ce n’est pas surprenant, après. Ils ont fait un épisode et demi, et puis s’en va. C’est le sort de tous les personnages secondaires de la série apparemment. Il faut s’y faire ; et Ellie comme Joel s’y font, apparemment.

Ils reprennent leur chemin, après avoir enterré Henry et Sam – Ellie prenant le temps d’écrire qu’elle est désolée (de s’être endormie) sur l’ardoise de Sam. Bon, ben, pas de cliffhanger alors. Quant au moment émotions… J’aimais bien les personnages d’Henry et Sam, mais on n’a pas assez de temps pour vraiment s’attacher à eux, malgré les flashbacks interminables. Ils auraient au moins pu les tuer dans l’épisode suivant, de la même manière, pour que ça laisse le temps de se faire à leur présence. Là, je suis triste, évidemment, mais pas en larmes non plus. C’est pourtant ce qu’ils visent, mais après Frank, Bill et Tess, ben, on a compris ce qui allait arriver et j’attends plus le moment où les personnages vont mourir que le moment où ils vont s’en sortir, quoi.

Bref, l’effet inverse de ce qui est recherché.

The Last of Us – S01E04

Épisode 4 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…

Spoilers

Ellie et Joel font route à travers les États-Unis et s’arrêtent malgré eux à Kansas City.

You can’t escape Will Livingston.

Hum. Je dis que j’aime bien la série, mais elle ne me manque pas quand je ne la regarde pas. Il m’a donc fallu plus de trois semaines pour penser à revoir un épisode – enfin, non, pour le faire. Y penser, ça m’est souvent arrivé, mais jamais au point de donner la priorité à ce visionnage. Pourtant, ça ne dure que 45 minutes !

Tous les retours sur la série sont mitigés, ce qui explique sûrement mon hésitation. Oui, je vais la justifier comme ça, il faut bien me trouver une excuse. L’épisode 4 commence par une scène où Elie a enfin un pistolet en main et nous montre qu’elle sait s’en servir assez pour charger une balle. Bon, après, elle se vise elle-même dans le miroir, je ne suis pas convaincu par l’idée.

Une enfant avec un flingue dans un univers de zombies ? Une fois de plus, ça sent le réchauffé. Sa fascination pour l’arme n’est pas hyper satisfaisante, en plus, du point de vue du message que ça fait passer. Mais bon. Si Ellie est devant un miroir, c’est parce qu’elle attend que Joel fasse le plein, comme il peut, en volant l’essence d’une voiture abandonnée sur le bord de la route. Sans trop de surprise, le pétrole se fait rare et il est désormais coupé à l’eau.

Clairement, Ellie s’impatiente et elle s’occupe comme elle peut, en lisant des blagues dans un livre, puis, pendant le roadtrip, en fouillant la voiture. Elle trouve une K7 qui permet un peu de musique sympa pour ce début d’épisode, mais aussi un magazine porno. Difficile de ne pas s’attacher progressivement à Ellie, même si elle est souvent chiante.

La série profite du roadtrip de ces personnages pour nous montrer quelques paysages dévastés par l’épidémie et la fin du monde, mais, en vrai, tout n’est pas mort pour autant. Il y a encore des bêtes qui vivent en liberté au milieu des champignons, du coup ? Tous ces fonds d’écran sont sympathiques, en tout cas.

Rouler toute la journée, c’est bien, mais ça pose problème tout de même quand il n’y a qu’un seul conducteur : Joel est forcé de s’arrêter. Lui et Ellie se retrouve donc à devoir camper au bout milieu d’un bois. Il manque quelques raviolis, mais ne peuvent pas faire de feu pour autant : Joel a peur de se faire repérer par des humains. Il est toutefois sûr qu’ils sont trop isolés pour que des contaminés soient encore là. C’est déjà ça, mais c’est frustrant en tant que téléspectateurs.

J’ai bien compris que la série allait de toute manière être plus contemplative qu’autre chose – ce ne sera purement une série d’action. Avec seulement deux personnages principaux, c’est compliqué d’être tout le temps dans l’action, j’imagine. D’un autre côté, le jeu est connu pour son efficacité dans les scènes d’action, justement.

La nuit se passe toutefois sans problème majeur. Joel ne semble pas dormir beaucoup, Ellie n’aime pas le café au réveil, et hop, les personnages reprennent la route. C’est l’occasion pour Ellie de faire un peu de géographie et de réviser ce qu’est le Wyoming, mais aussi d’interroger Joel sur Tommy. C’est que ça va être long 25h de ce roadtrip avec seulement deux personnages : j’en arrive à me demander quand sera le prochain flashback, à défaut de pouvoir trouver les points du Bingo Séries me manquant dans cet épisode.

Il faut bien avouer que je décroche de cet épisode, même si les enjeux sont clairs : les deux personnages sont à la recherche du frère de Joel, Tommy, pour espérer pouvoir mettre au point un vaccin avec le sang d’Ellie. J’étais quand même content qu’elle s’endorme pour qu’on arrive plus vite au point d’action suivant.

À son réveil, Joel s’arrête en effet au milieu de ce qui ressemble à une casse… mais qui n’est en fait qu’un gigantesque carambolage. C’est problématique, parce qu’il les empêche de prendre la route qu’ils souhaitaient : un énorme camion est en travers du chemin. Il va donc falloir contourner, en faisant un énorme détour. En théorie. En pratique, Joel n’a pas envie de perdre tant de temps.

Il décide donc de passer en ville pour rejoindre l’autoroute au plus vite. Sa pratique est un peu rouillée en revanche : une fois en ville, il n’a pas de GPS et se perd bien vite, Ellie étant incapable de l’aider avec sa carte ou avec ses connaissances sommaires en panneaux de signalisation. En ville, ils découvrent aussi une zone de quarantaine étrangement vide.

Le problème, c’est que si la quarantaine est vide, la ville ne l’est pas : nos deux héros tombent directement dans un piège. Voilà l’action que j’attendais pour ce genre de séries. Je sais que la construction de personnages est importante, mais on ne va pas se mentir, on est tous un peu là pour l’action quand même. Et la construction est si lente !

Le piège ? Un jeune homme les implore de l’aider, mais c’est en vain : c’est juste une astuce pour les faire sortir de la voiture et les voler, au mieux. Le pire arrive bien vite quand Joel tente de s’enfuir : on balance un projectile énorme sur la voiture, on lui crève les pneus et on lui tire dessus. Cela mène à un accident de voiture bien prévisible. Les deux personnages survivent et ont la bonne idée de ne pas tomber inconscient, ce qui leur permet de survivre à la fusillade qui continue alors.

À nouveau, la série ne cache pas qu’elle est une adaptation d’un jeu vidéo : les tireurs de cette fusillade sont clairement des PNJ qui répètent en boucle les mêmes insultes. Cela n’empêche pas Joel d’être bien emmerdé par ces tireurs : il est fort, mais pas invincible après tout. Il décide qu’Ellie doit se planquer le temps qu’il tue un homme, puis un deuxième. Malheureusement, il n’est pas assez réactif pour faire face à un troisième qui le maîtrise bien vite.

Ellie n’écoute pas les consignes, sans trop de surprise : elle sort de sa cachette, mais elle fait bien : elle parvient en effet à sauver la vie de Joel, qui était en train de se faire étrangler par Bryan, un jeune homme voulant juste venger la mort de ceux qui sont probablement son frère et son père. Elle lui tire dessus, mais elle ne le tue pas pour autant.

La suite est problématique : Bryan supplie Ellie de le sauver et d’arrêter de se battre, mais il est déjà condamné en fait. Il a une blessure à la jambe qui l’empêche de s’enfuir, ce qui permet à Joel d’en finir bien vite avec lui. Bryan supplie tout de même avant, implorant même sa mère de venir à lui. C’est triste et ça met bien mal à l’aise, surtout que c’est Ellie qui l’a condamné et qu’Ellie est encore une ado.

Joel se sent investi de la mission d’en parler avec elle ensuite. J’imagine que ça lui rappelle vaguement sa fille et qu’il se sent con d’avoir créé une situation où Ellie ne pouvait pas faire autrement que tirer une balle dans un type. Blesser les autres, ce n’est jamais une partie de plaisir. Il lui raconte tout ça dans une planque, persuadé que c’est la première fois qu’elle blesse un autre… mais elle lui affirme finalement le contraire. Ce n’est pas tellement une surprise.

Dans le même genre, ce n’est pas une surprise de voir Joel passer à l’étape suivante avec Ellie : il lui apprend à se servir correctement d’un flingue, de manière à sécuriser aussi sa position sans qu’on ne puisse lui voler. Ils font tout ça alors qu’ils sont recherchés par d’autres en ville, même si on ne sait pas exactement qui. À vrai dire, la série fait bien un détour du côté de ces personnages, mais je n’ai pas du tout accroché à la manière de les introduire.

ON nous présente ainsi la leader de ce groupe qui ne fait pas partie de Fedra ou de la résistance habituelle. Elle s’appelle Kathleen et quand on la rencontre pour la première fois, elle parle à un homme, un médecin, pour avoir des informations sur d’autres gens dont on ne sait rien. Assez vite, il est question d’un certain Henry qui semble être l’obsession de Kathleen : elle veut le retrouver coûte que coûte.

Cela dit, quand on lui ramène le cadavre de Bryan et les corps des autres types tués par Joel, elle lance tous ses hommes à la recherche de Joel et Ellie. Cela n’est pas contradictoire avec sa vraie ambition : retrouver Henry et Sam. On devine, grâce à des dessins, que Sam est son fils et Henry son ex, au moins. Dans l’immeuble où les deux se réfugiaient, dans un faux plafond, il y a tout de même un problème : Kathleen et son garde du corps trouvent au sous-sol une grande faille qui semble pleine de champignons. Yay.

Pendant la nuit, Ellie et Joel, qui ont perdu une voiture pleine de provisions quand même, fouillent la ville à la recherche d’un autre moyen de se rendre dans le Wyoming. Avant ça, il leur faut une planque digne de ce nom : ils escaladent donc les escaliers de l’immeuble le plus haut qu’ils trouvent. Et plutôt que de conserver son souffle, Ellie pose encore des questions à Joel, pour comprendre comment il a su repérer si vite le piège qu’on leur a tendu plus tôt. Mouais.

Suffit d’avoir regardé n’importe quelle œuvre postapocalyptique au monde, mais bon, Ellie ne peut pas le savoir, elle y a vécu toute sa vie. Hum. Joel a donc été des deux côtés de ce type d’embuscade, et il a tué des innocents, même s’il ne veut pas le reconnaître comme ça face à Ellie.

Une fois au 33e étage de la tour, les deux personnages n’arrivent plus à monter plus haut et décident de s’arrêter pour passer la nuit. Eh, ça a presque l’air confortable après la nuit dans la forêt ! La conversation entre eux est bien plus intéressante cette fois-ci et la construction de personnages, commencée plus tôt, fonctionne davantage à présent.

On apprend d’ailleurs que Joel entend moins bien de l’oreille droite, et on sait ce que ça signifie : il n’entendra pas d’éventuels ennemis s’approcher de lui dans son sommeil, malgré son piège astucieux pour ça. C’est effectivement ce qu’il se passe : le cliffhanger laisse Ellie et Joel en joug d’armes à feu tenues par un homme et un enfant – Henry et Sam, forcément.

The Last of Us – S01E03

Épisode 3 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.

Spoilers

Joel et Ellie se rendent chez Bill et Frank.

Dead people can’t be infected.

L’épisode dure de nouveau beaucoup trop longtemps pour son propre bien, mais il a le bon goût de commencer directement par le générique. 1h15, sérieusement, faites un film, à ce stade… Avant de débuter la critique, il faut tout de même que je précise une chose importante : j’ai déjà longuement entendu parler de l’épisode et je suis inévitablement spoilé. Je sais que le but de l’épisode est d’étendre l’univers avec une backstory qui n’est pas dans le jeu, je sais que c’est LGBT, je sais que ça a divisé entre « exceptionnel/meilleur épisode ever » et « bordel, mais on veut juste de l’action ». Bon, et les homophobes, bien sûr.

Plus que pour Anna Torv et Pedro Pascal, c’est donc pour pouvoir me faire aussi mon propre avis sur cet épisode que je me suis lancé dans la série. L’épisode commence d’abord par un petit moment de commémoration de Tess : Joel empile des galets pour lui rendre hommage et hop, on peut avancer pour continuer d’explorer sa relation avec Ellie. Pour une fois, son impertinence la rend attachante : elle rappelle à Joel qu’ils ont fait le choix de la transporter hors de la zone de quarantaine pour leur batterie afin de bien souligner qu’il ne peut pas rationnellement lui en vouloir. Elle n’est pas responsable de ce qu’il s’est passé.

Elle reste tout de même super bavarde et pose un million de questions. Elle commence par se renseigner rapidement sur Bill et Frank, qui vivent à cinq heures de marche de là mais que Joel décrit comme sympa, avant d’essayer une fois de plus de récupérer un flingue, même quand Joel lui explique qu’il est fréquent de manquer sa cible. On apprend aussi que sa cicatrice vient justement de là.

Les deux personnages font alors une halte dans un supermarché à l’abandon. Joel veut y retrouver ses affaires – oh, ça sent bon le jeu vidéo où il faut récupérer des trucs, ça, quand même ? – et Tess l’abandonne pour aller explorer le terrain de son côté. Alors ça passait peut-être dans le jeu, mais elle paraît sacrément stupide de se lancer dans l’exploration de la cave après avoir ouvert une trappe condamnée.

Une décennie de Walking Dead me fait savoir que les zombies sont partout et qu’il faut se méfier d’absolument tout. Particulièrement les sous-sols condamnés. Cela ne manque pas : certes, Ellie trouve des ressources intéressantes (est-ce de la bouffe ?), mais elle trouve aussi un zombie. Celui-ci est sous des décombres, mais ça ne justifie pas de prendre le temps d’aller jouer avec.

Sa curiosité morbide la pousse en effet à lui ouvrir le front pour voir ce qu’il y a derrière. Même si le sang coule, on voit bien que ce n’est pas une couleur normale qu’il a dans le crâne. Elle finit par le planter avec son couteau et tout est bien qui finit bien. Joel s’inquiète évidemment pour elle, mais elle se garde bien de lui dire ce qu’elle a fait.

Ils peuvent en tout cas reprendre la route cette fois, mais Joel abandonne sa mitraillette derrière lui, faute de munitions. En route, ils croisent un avion écrasé, qui provoque malgré tout la jalousie d’Ellie qui n’a jamais pu voler (effectivement), et Joel continue de vouloir protéger Ellie de toute la violence de ce monde. Elle n’a pas le droit d’avoir d’arme, pas le droit de voir des cimetières à ciel ouvert, mais il répond au moins à ses questions.

Et c’est intéressant, franchement. Il revient en effet aux origines de l’épidémie pour elle, parce qu’elle ne sait pas comment tout a commencé. S’il faut avoir été mordu pour être infecté, qui donc a bien pu mordre le premier infecté ? L’œuf ou la poule, quoi. La réponse proposée par Joel est simple et efficace : une mutation des champignons, se retrouvant dans la nourriture – et dans un ingrédient probablement très commun. Un jeudi matin, les gens ont acheté et mangé cette nourriture. Le soir, ils étaient malades. Le vendredi, ils mordaient tout ce qui bouge. Le lundi… le monde avait sombré dans le chaos.

C’est bien de nous rappeler la fragilité de l’être humain comme ça. Il ne s’est pas passé autre chose avec le covid et les confinements, après tout. Par contre, une semaine après ces désastreux événements, l’armée a aussi fait évacuer des villages en leur promettant un accès en quarantaine. Malheureusement, si jamais les zones de quarantaines étaient pleines… l’armée fusillait les gens. Une méthode comme une autre pour limiter l’infection. Arf.

L’histoire se suffisait à elle-même et était déjà dramatique, avec des tas de gens devenus squelettes au milieu de leurs affaires (personne n’a pillé les valises, c’est surprenant ?). La série prend toutefois le parti de proposer un flashback et de revenir le 30 septembre 2003 pour suivre justement ces pauvres gens qui se feront tuer. Pour bien insister sur le désastre de la situation, on commence par nous présenter une femme et son bébé, enveloppé dans une écharpe que l’on a vu dans le cimetière.

C’est triste, c’est sûr. La série prend toutefois le parti de nous présenter ensuite un autre personnage, qui s’est enfermé dans son sous-sol pour éviter l’armée. La série prend son temps mais finit par révéler le visage de l’acteur : Nick Offerman.

Vraiment, c’est un casting de qualité ; mais pour le coup, son visage est un peu trop connu et ça m’a un peu sorti de l’épisode. Bon, toujours est-il que le personnage utilise les caméras de surveillance de sa maison pour savoir quand l’armée s’en ira et pouvoir commencer à mener sa petite vie tranquille. Son village est après tout complètement déserté, puisque tout le monde a suivi l’armée. Il semble pouvoir vivre loin de l’infection, en tout cas.

Un montage musical nous montre le personnage faire le tour des magasins pour récupérer du matériel et de la nourriture, même s’il fait aussi pousser ses propres carottes. Franchement, son repas donne presque faim. Il réussit même à créer son propre générateur, tout de même.

Bien évidemment, il monte aussi quelques pièges autour de chez lui, ainsi qu’une barricade, avec mot de passe. Il est sacrément motivé franchement. Il passe ainsi quatre années dans sa solitude, à sophistiquer toujours plus son système. Je veux dire, il a une barrière électrifiée qui a la classe tout de même.

La tranquillité ne pouvait pas durer éternellement, en tout cas. En 2007, un homme tombe dans un de ses pièges, et au moins, pas un piège mortel. Du fond du trou, l’homme peut affirmer qu’il n’est pas infecté et pas armé. Il est parti de chez lui avec une dizaine de personnes et il se retrouve désormais seul, espérant pouvoir atteindre Boston.

Bill, parce que c’est Bill notre homme solitaire depuis quatre ans, décide donc de libérer Frank, parce que c’est Frank qui est tombé dans le piège bien sûr, afin de le laisser repartir vers Boston. Malheureusement, Frank ne l’entend pas de cette oreille : il est affamé et demande plutôt à rester. La logique voudrait que Bill l’envoie bouler, et il le fait… avant de se laisser convaincre que ça ne lui coûte pas grand-chose d’aider Frank à manger.

C’est mignon comme tout : il l’invite à manger, mais lui laisse prendre une longue douche chaude avant ça. Ah ben pour quelqu’un qui s’inquiétait que Frank ne soit pas seul ou qu’il cherche à l’attaquer OU PIRE qu’il raconte à tout le monde qu’il avait eu un repas gratuit… il en fait des caisses pour séduire Frank. Non parce que désolé, mais c’est de ça qu’il s’agit et ça se voit quand Frank est sous la douche et que Bill hésite à aller le mater, hein.

Bon, il se contente de lui préparer un repas incroyable, surtout pour quelqu’un qui a le ventre vide. L’alcool quand on a le ventre vide, par contre, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Pas étonnant que Frank, probablement pompette, se mette à vouloir jouer du piano. La chanson qu’il joue ne plaît toutefois pas à Bill. Ce dernier l’interrompt donc, pour chanter sa solitude. OK. Je vois ce que vous faites, scénaristes, et c’est très mignon.

Bien sûr que c’est inutile pour du long terme dans la série et que la manière de l’introduire dans la série est bizarre, mais c’est sympathique malgré tout comme flashback. Je comprends l’obsession qu’il y a pu avoir autour de l’épisode, franchement. La séance au piano finit par une question de Frank pour savoir à quelle fille Bill peut bien chanter, avant que ça ne dérape en baiser entre eux…

Frank demande alors à bill d’aller prendre une douche, et il l’attend nu dans son lit. Je ne sais pas trop si ça valait le coup de rester si longtemps avec eux à ce moment-là. J’aime bien savoir que Frank est la première fois de ce Bill, un type un peu bourru qui n’a jamais dû assumer sa sexualité avant… mais c’était un peu long de l’entendre dire qu’il allait commencer par les choses simples. Par contre, le voir négocier quelques jours de plus avant de coucher avec lui, c’était le minimum.

Au fond, leur début de relation est sacrément rapide, accélérée par l’épidémie. Pas étonnant que trois ans plus tard, on les retrouve en pleine engueulade, non ? On découvre donc que Bill était un complotiste avant même l’épidémie. Si la vie lui a donné raison, ça énerve tout de même Frank de vivre avec un Bill si coincé. Il refuse de prendre soin de la rue dans laquelle ils vivent, refusant aussi à Frank les ressources qu’il lui demande pour en prendre soin ou retaper les boutiques.

Si Frank a cette nouvelle lubie, c’est parce qu’il a pris l’habitude de parler à la radio à une femme, cherchant des amis. Oui, oui, l’apocalypse, c’est sympa, l’amour, aussi, mais des amis, c’est mieux. La femme est évidemment Tess. Cela fait plaisir de la revoir, si peu de temps après sa mort. Je pensais devoir m’en passer jusqu’à la fin de la série et je suis content que ce ne soit pas le cas.

Bon, après, il n’y a pas grand-chose à en dire : Tess et Joel sont invités à manger chez Frank et Bill, et Bill a juste peur de rester avec eux. Il les menace de son flingue pendant le repas, n’apprécie pas que Frank fasse rentrer Tess chez eux et finit par se laisser convaincre par Joel que ce peut être une bonne idée, tout de même, de faire quelques échanges avec ce couple d’étrangers. Joel promet d’aider à renforcer la barrière électrique de leur rue, par exemple, parce qu’elle est déjà bien abimée, forcément. Au moment du départ, on découvre que c’est Frank qui a eu l’idée du code à la radio et on comprend que les deux couples sont prêts à rester amis pour un bon moment.

Trois ans plus tard encore, en 2010, j’imagine, on découvre que Frank a échangé un pistolet de Bill contre des graines leur permettant désormais d’avoir des fraises et d’en manger. Eh, franchement, leur vie pendant l’Apocalypse donne envie malgré les menaces de Joel sur ce qui les entoure et risque de troubler la tranquillité de leur vie, hein. Oui, Frank a prédit que des gens viendraient s’attaquer à eux parce qu’ils ont de belles ressources.

Ils sont mignons comme tout, ce couple, à manquer d’écraser les fraises juste pour faire l’amour… Finalement, ils rentrent chez eux. On les retrouve durant une nuit d’orage où la menace de Joel finit par se concrétiser. Il y a quelqu’un pour venir tenter de pénétrer chez Bill et Frank, loin de se douter de la violence des défenses mises en place par Bill. Il est fort ce Bill.

Ainsi, Frank se réveille et tente de réveiller Bill, mais Bill n’est plus là. Bien sûr qu’il est déjà dehors sous la pluie à tirer sur tout ce qui bouge. Quand Frank sort dans la rue, il interrompt toutefois les excellents coups de feu de Bill et provoque bien malgré lui sa blessure. Ben oui, Bill tourne la tête et bim, il se fait tirer dessus.

Quelle idée de sortir prendre un tel risque quand sa barrière est faite de lance-flammes capables de tuer tous les assaillants, hein ? Bill a peur de mourir et lui donne absolument toutes les recommandations pour survivre. Il refuse de savoir Frank seul et lui ordonne d’appeler Joel pour le protéger. Bille st sûr de mourir ce jour-là… mais ce n’est finalement pas le cas. La scène était belle malgré tout.

Nous retrouvons dix ans plus tard ces deux personnages, et oui, ils sont toujours ensemble. Désormais, Frank est en fauteuil roulant. Ils ont pu vivre toute une vie d’amour et d’eau fraîche… C’est juste magnifique. C’est tôt dans la série pour proposer ce genre d’épisode, mais en même temps, je ne vais pas bouder mon plaisir : j’ai apprécié ce couple. Comme tout le monde.

Malheureusement, les scénaristes nous donnent quelque chose pour nous le retirer aussitôt. Frank est malade, vraiment malade, et il a pris la décision de vivre une très belle dernière journée… avant de se suicider. Ben non, Frank, ne fais pas ça. Il explique à Bill qu’aucun médecin ne pouvait le guérir vingt ans avant et que plus personne ne le pourra désormais. Il décide donc d’abandonner son combat contre la maladie et de passer une dernière journée parfaite avec Bill.

Il en demande beaucoup à Bill en plus, parce qu’il veut qu’ils se marient sur cette belle dernière journée avant un autre repas de mariage préparé par Bill. Oui, Frank demande à Bill de lui préparer un dernier repas et espère vraiment qu’il prendra bien de se faire abandonner comme ça. Je sais que ce n’est pas le cas, mais bien sûr que Bill ne peut que le vivre comme ça.

C’est donc sans la moindre surprise que l’on voit Bill préparer le verre de vin qui tuera son mari… avant de boire lui aussi son verre d’une traite, parce qu’il avait déjà mis ce qu’il fallait pour se suicider lui aussi. On ne peut pas faire plus bel amour que ça, j’imagine. Frank se dit qu’il devrait s’énerver de voir Bill se suicider avec lui, mais il reconnaît que c’est romantique. Et puis, dans le fond, mourir âgé dans les bras de la personne qu’on aime ? C’est ce que l’on espère tous un jour ou l’autre, non ?

D’accord, ils ne sont pas si âgés que ça. D’accord, j’imaginais que Bill et Frank seraient des personnages qui resteraient plus longtemps que ça dans la série, comme Tess à vrai dire. Je me disais que le couple pourrait être un soutien et fournir quelques ressources. Pas besoin d’être en vie, pour ça.

Joel et Ellie finissent donc par arriver chez Bill et Frank, mais bien trop tard. Joel ne les retrouve pas, mais il rentre dans une maison plein de poussière et avec les restes du dernier repas plein de mouches. Ellie trouve aussi une lettre de Bill à Joel – ou à n’importe qui mais probablement Joel pour être plus exact. La lettre est belle, présentant une amitié improbable entre deux hommes qui devraient se détester mais qui ont su forger un lien. Après tout, l’un comme l’autre ont vécu pour protéger ceux qu’ils aimaient.

Bill a réussi, clairement. Joel… eh bien, Joel, il a le droit de récupérer tout ce qu’il veut de leur maison, du moment que ça l’aide à garder Tess en sécurité. Oh bordel, la série essaie vraiment de nous faire pleurer. Ce n’est pas le meilleur épisode de série EVER, mais c’est vrai que c’est un excellent épisode.

La fin nous détruit un peu la tristesse toutefois pour relancer la série. Il faut un nouvel objectif : Joel souhaite désormais atteindre son frère, car il a récupéré la voiture de Frank et Bill. Pas besoin de batterie quand on peut récupérer une voiture en héritage.

Abandonner la maison incroyablement protégée de Bill et Frank n’est probablement pas la meilleure des idées pour la survie, mais j’aime cette idée que son frère pourra aider à protéger Ellie. L’épisode se termine par le départ des deux personnages vers de nouvelles aventures et nous, on retourne dans la chambre de Bill et Frank pour pleurer un coup, j’imagine.

Franchement, la série me plaît beaucoup. C’était ambitieux de proposer ça comme troisième épisode, parce que c’est effectivement très tôt dans la série, mais ça fonctionne bien. Cela nous prouve qu’on ne doit pas savoir à quoi s’attendre avant de lancer un épisode, déjà, tout en nous montrant que des liens peuvent se tisser durant l’apocalypse. Et clairement, Ellie et Joel commencent à forger un lien très fort eux aussi.

Quant à moi, je ne me suis pas ennuyé devant cet épisode, contrairement au précédent où ça avait tendance à venir… C’est plutôt positif pour la série car il n’y avait presque de zombies. Ils sont capables de proposer d’excellents épisodes, ça me rassure.

The Last of Us – S01E02

Épisode 2 – Infected – 15/20
Le rythme ralentit encore dans cet épisode, mais je m’y attendais un peu. L’aspect jeu vidéo continue de se faire sentir par moments, sans qu’il ne soit dérangeant pour autant, surtout que l’aspect visuel de la série est irréprochable. Les moments de tension s’éternisent trop, mais les informations données pour la compréhension de l’épidémie sont distillées avec fluidité, ce qui est une bonne chose. Enfin, bien sûr, il faut souligner la qualité de jeu des acteurs qui sauvent tous les temps morts et mènent à un final réussi.

Spoilers

Tess et Joel hésitent à aller plus loin avec Ellie maintenant qu’ils la savent infectée.

This isn’t going to end well, Tess. We have to go back.

J’ai eu du temps en début de week-end pour me faire une soirée séries… et quoi de plus logique que de la passer devant la série la plus tendance du moment dans laquelle j’ai beaucoup trop de retard pour mon propre bien. Je suis sériephile, merde, il faut bien que je me tienne à jour.

L’épisode commence en 2003, à Jakarta. Je suis un peu déçu par l’idée : le premier épisode me plaisait énormément quand il se déroulait en 2003, mais maintenant que je m’étais fait à l’idée que tout allait se passer en 2023, j’aurais préféré y rester. En plus, on nous lance encore dans une sous-intrigue avec Ibu Ratna, une professeur de l’université, qui se fait arrêter par des flics sans savoir pourquoi.

La raison est pourtant évidente pour nous : elle va devoir mener l’enquête sur ce qu’il se passe du côté de l’épidémie. C’est effectivement le cas (on ne félicite pas le lecteur d’Amazon Prime Vidéo pour les sous-titres nous expliquant que les personnages parlent en indonésien, placés SUR les sous-titres anglais de l’épisode) : on lui présente une souche de champignon qui ne peut théoriquement pas survivre dans le corps humain. Pourtant, quand elle examine un cadavre à la morgue, elle est forcée de constater qu’elle se trompe.

Pire encore, elle se rend compte que la femme qu’elle examine a été infectée lorsqu’elle a été mordue par un autre être humain. Moi, j’attendais le moment où ça déraperait sévère pour Ibu. Finalement, il n’arrive jamais : elle est juste terrifiée de se rendre compte que le champignon vit toujours dans son hôte mort.

C’est effectivement parfaitement flippant : l’épidémie qui se prépare est bien trop dure à éradiquer, surtout qu’elle n’est pas la patiente zéro. La police a bien réussi à tuer tous les collègues que cette femme avait mordu, mais ils n’ont pas trouvé qui avait bien pu la mordre à l’origine… et bon, il y a quatorze autres employés qui manquent à l’appel. On voit très vite que la pandémie est instoppable.

La spécialiste est terrifiée par ce qu’elle a vu, mais aussi par le rôle qu’on lui donne : la police la contacte pour pouvoir stopper l’épidémie. C’est toutefois impossible et elle le sait : elle demande à la place qu’on bombarde toute la ville. Oui, oui, elle demande à voir Jakarta rayée de la carte pour éviter la propagation de la maladie. On ne saura pas si ça a été le cas, mais ça en dit long sur la violence de la pandémie, en tout cas. Ces scènes auraient pu être utilisées dès le premier épisode pour nous présenter plus vite le basculement dans le chaos, franchement.

Après un passage par le générique, nous revenons donc en 2023, avec le réveil d’Ellie, toujours surveillée par Joel et Tess. Il faut dire que le duo est terrifié de savoir qu’ils se baladent avec une infectée, même si elle ne montre aucun symptôme. Ils l’interrogent, pour en comprendre plus sur elle – ce qui nous permet de savoir pourquoi elle devait compter jusqu’à 10. On vérifiait qu’elle ne se transformait pas en zombie.

Pendant qu’Ellie se rend aux toilettes, Joel explique clairement à Tess le fond de sa pensée : il ne souhaite pas continuer le voyage avec Ellie, parce qu’il sait qu’elle va se transformer à un moment ou à un autre. Son plan est désormais de retourner à la zone de quarantaine ou de tuer Ellie. Bon, cela pose problème : ça signifie qu’ils ne pourront pas avoir leur batterie.

Pourtant, Tess interroge encore un peu plus Ellie pour comprendre son importance aux yeux de Marlene. Je n’ai pas l’impression qu’il y avait besoin d’expliciter autant les choses : Ellie révèle que la résistance espère pouvoir faire un vaccin à partir de ce qui lui est arrivé. Je l’avais largement compris avec la fin de l’épisode précédent, hein.

Joel se laisse finalement convaincre par Tess qu’ils peuvent bien l’amener au point de rendez-vous comme prévu pour obtenir ce qu’ils veulent. Il est très clair que ça ne lui plaît pas, mais il prend son mal en patience. Tant qu’Ellie ne montre pas de signes de maladie, il est prêt à lui venir en aide.

Il est donc enfin temps d’en arriver à un peu de mouvement. Là, on se rappelle assez vite que la série est tirée d’un jeu vidéo. Les plans sont magnifiques, mais on sent que ça copie du travail d’artiste – notamment quand on a un plan d’une voiture de police devant des immeubles détruits par le temps et les bombes. Tout ressemble à un jeu vidéo, désolé. Les bombes ? Oui, finalement, les grandes villes ont été bombardées par les gouvernements pour limiter l’infection.

C’est plutôt intéressant à savoir, moi qui vit toujours dans des grandes villes ces derniers temps. C’était un plaisir de vous avoir connu, mais je n’ai pas survécu à cette épidémie de zombies. Comme à à peu près toutes les autres, vous me direz.

En chemin, Tess interroge Ellie pour savoir comment elle a bien pu se faire mordre, et la raison est stupide : elle est entrée dans un centre commercial interdit d’accès de la zone de quarantaine et y a croisé un zombie. Je sens qu’il y aura plus à nous en dire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, Ellie se contente de dire qu’elle était seule et qu’elle est orpheline.

La vraie interrogation d’Ellie est désormais de comprendre pourquoi la ville qu’ils traversent est déserte. Elle pensait pourtant que ce serait peuplé de zombies cherchant à la tuer – mais Tess lui affirme que c’est ce que raconte les gens car ils aiment se raconter des histoires. Moi, je me dis surtout que les militaires aiment avoir le contrôle.

Bon, on suit la route des personnages en tout cas, et l’ensemble semble plutôt calme et paisible. C’est vrai que j’aurais presque aimé qu’Elie dise vrai et que les zombies soient partout pour les attaquer, comme au premier épisode. Là, le chemin est certes semé d’embuches, mais il n’y a rien de mortel pour provoquer le suspense. J’imagine que le but est donc d’apprendre à connaître les personnages et de s’en contenter.

Nous les voyons entrer dans un centre commercial inondé (j’aime le coup de la grenouille et du piano), faire un peu de merde au passage parce qu’ils ont une ado avec eux et que les ados dans les séries prennent toujours des décisions de merde les mettant en danger. Finalement, les personnages se retrouvent face à un accès très clairement coincé par des débris. Pendant que Tess part en exploration, Joel et Ellie prennent encore le temps de discuter.

Là encore, la situation me hurlait jeu vidéo. Je ne sais pas si c’est vraiment le cas, car je ne joue pas, mais ça donnait cette impression. Si les répliques ne mettent pas en valeur Ellie qui, pour l’instant, paraît juste insupportable à être insolente 100% du temps, elles nous permettent d’en apprendre un peu plus sur la situation. Il y a bien une école en quarantaine, mais elle ne donne pas d’information précise sur l’infection. C’est donc auprès de Joel qu’Ellie cherche des réponses et en obtient : nous découvrons donc que les zombies ont une durée de vie moyenne d’un mois ou deux, mais que certains durent carrément vingt ans.

Pfiou, vingt ans à se faire bouffer par des champignons, ça ne fait pas rêver. Joel est habitué à tuer des zombies, en tout cas, et ça explique sûrement pourquoi il est autant sur le qui-vive quand Tess revient vers eux. Elle les amène sur le toit de l’immeuble pour leur montrer la suite du chemin qu’ils voulaient prendre, impraticable.

Il y a en effet trop de zombies allongés au sol pour oser s’y aventurer. Contrairement à Walking Dead, les zombies ne semblent pas marcher si ce n’est pas utile ; ils rampent simplement. On découvre aussi que les zombies n’ont pas l’air d’aimer le soleil et qu’ils sont connectés les uns avec les autres. Au départ, la remarque d’Ellie me paraissait un peu idiote, mais les explications de Tess sont un peu glaçantes.

On savait déjà que les champignons ont tendance à vouloir propager l’infection, mais Tess explique en effet à Elie que les champignons sont reliés entre eux, qu’ils soient à l’intérieur d’un zombie ou enterrés dans le sol. Partant de là, un problème se pose : il est possible de réveiller un zombie et de le tuer, mais ça ne débarrasse pas du problème pour autant, car ça aura réveillé tous les zombies et champignons alentour. Une épidémie comme on les aime, donc.

Cela dit, après vingt ans, les personnages sont habitués à faire gaffe et ne pas prendre trop de risques. Pour traverser la ville, ils semblent connaître une multitude de chemins. Joel propose donc à Tess et Ellie de passer par le musée de la ville. Le problème, c’est que le musée a été envahi par les champignons à une époque.

Désormais, les champignons sont toutefois séchés, laissant espérer que tout le monde est bien mort à l’intérieur. Une fois dedans, cela semble bien être le cas, mais Ellie trouve un cadavre plus flippant que les autres, avec le corps complètement lacéré. C’est peu rassurant en soi, mais la réaction terrifiée de Tess et Joel, assurant qu’ils n’entendent rien et que l’attaque a pu avoir lieu en-dehors du musée, semble surtout signifier qu’il existe un danger supplémentaire dont nous ne connaissons pas l’existence.

Joel demande à Tess et Ellie de rester le plus silencieuse possible, et surtout de ne pas poser de questions. Ce n’est pas dans les habitudes d’Ellie, clairement, mais elle semble pourtant s’y faire. La progression de l’épisode est alors bien lente. Heureusement qu’il ne dure que 55 minutes, hein. Les personnages sont le plus silencieux possible, mais les craquements dans un vieil immeuble, c’est inévitable.

Une partie du toit finit par s’effondrer, sans pour autant les blesser… Par contre, ça réveille une créature qui doit faire regretter à Ellie de ne pas avoir eu le droit à un flingue. La pauvre. La créature en question est un zombie, et les bruits que font les zombies dans cette série sont flippants. Ce sont des sortes de bruits indescriptibles, un peu comme un claquement de langue.

La vraie action de l’épisode peut commencer quand Ellie finit par voir un de ces zombies : elle ne s’attendait pas à voir sa tête recouverte de champignons, et elle laisse donc échapper un soupir de surprise. C’est déjà trop : les créatures ne voient rien, mais elles entendent très bien. Le zombie attaque aussitôt, forçant Joel à lui tirer dessus. Un autre zombie arrive immédiatement également.

Ellie parvient à s’enfuir, protégée par Tess qui attire à elle le deuxième zombie. Deux zombies seulement et ils sont déjà si mal en point, ils ne font pas le trio le plus efficace d’aventuriers qui existe… mais ça a le mérite d’être crédible au moins ! L’attente est récompensée, en tout cas, et la scène d’action fonctionne vraiment bien. J’ai aimé voir comment tout se déroulait et comment les zombies parvenaient toujours à se fier aux sons pour retrouver nos personnages et les attaquer.

Ce que j’aime particulièrement dans ces créatures, c’est le changement de rythme soudain : elles sont très lentes quand elles sont à l’affut du son, mais elles sont flippantes par leur rapidité à surgir au moindre bruit. Cela promettra sûrement de bons jumpscares.

En attendant, Joel vide son chargeur sur un premier zombie, avant d’être attaqué par un second. Tess plante une hache dans ce zombie supplémentaire, que Joel achève finalement à la mitraillette. Tant qu’à faire. Bilan des courses : Ellie se fait mordre au bras, mais se montre sacrément confiante sur son immunité, et Tess a une cheville tordue. Humph. J’espère que ce n’est que ça.

Si Tess n’est pas sur les affiches promo, ce n’est pas pour rien : je ne peux m’empêcher de penser qu’elle se fera tuer à un moment ou un autre, et cet épisode 2 me paraît bien pour cela. En attendant, c’est une victoire pour le trio : ils parviennent sur le toit de l’immeuble et peuvent traverser en changeant d’immeubles. La vue sur le toit et la ville détruite est magnifique. J’ai l’impression que les trois quarts des plans de la série pourraient faire de magnifiques fonds d’écran, sérieusement.

Finalement, nos héros arrivent au point de rendez-vous… et sont déçus de constater qu’il est trop tard. Comme dans n’importe quelle épidémie de zombies, le timing est important. Les hommes à qui ils devaient remettre Ellie sont tous morts – et pas dans le camion où ils devaient attendre. Assez vite, en voyant les cadavres, Joel comprend que l’un d’entre eux a été infecté et que cela a tourné au drame.

Personne n’a gagné le combat et le trio est à court de chance cette fois. Cela fait paniquer Tess qui est clairement déprimée par la nouvelle, et pour cause, elle espérait vraiment qu’Ellie pourrait être la clé pour un vaccin à l’épidémie. Comme prévu, Tess est en effet infectée. Je pensais que sa morsure serait à la cheville, mais non : elle a été mordue à l’épaule et les champignons progressent super vite, poussant déjà sur sa poitrine.

Oups, effectivement, comme elle le dit. Elle explique ainsi à Joel qu’elle ne fera pas demi-tour et Ellie comprend en premier que Tess est infectée. C’était pourtant évident, vraiment, Joel ne brille pas par son intelligence. La fin de l’épisode est douloureuse : Tess fait promettre à Joel de mener Ellie plus loin, pour trouver des médecins et les convaincre qu’Ellie pourrait être un remède viable. En effet, sa nouvelle morsure n’est toujours pas infectée, elle.

Si Ellie est immunisée, elle a tout de même peur des zombies, et elle a raison. La série nous démontre à quel point ce système des connexions des zombies est efficace : ah oui, cette fois, on peut le dire, « it’s all connected ». Joel bute un zombie dans le bâtiment où ils sont et aussitôt toute la ville se réveille et se précipite sur place pour les attaquer.

Cela oblige Tess à se sacrifier pour espérer gagner assez de temps à Joel et Ellie. C’est efficace, mais ça prend son temps. Tess renverse de l’alcool au sol et essaie de l’enflammer avec son briquet, mais son briquet met trois plombes à s’allumer. Il suffirait pourtant d’une étincelle au sol, Tess, agenouille-toi. Ce n’est pas ce qu’elle fait, préférant se laisser embrasser par un zombie-champignon. Yurk. C’était assez répugnant comme scène, mais visuellement efficace avant l’explosion.

De l’extérieur, Joel et Ellie ne peuvent que constater l’efficacité de l’explosion qui a empêché les zombies de les suivre… avant de repartir vers l’Ouest, comme Marlene le voulait.

Bon, fuck, il va déjà falloir se passer d’Anna Torv. Même si je m’en doutais fortement, je suis dégoûté. Une fois de plus, l’actrice a su se montrer incroyable, franchement ; les derniers moments de Tess étaient géniaux. Ce n’est pas une surprise, je sais que c’est une actrice brillante. Elle va de nouveau me manquer, comme ça.