The Walking Dead – S11E21

Épisode 21 – Outpost 22 – 18/20
Ce dernier arc de la saison, et de la série (on y arrive !), me plaît beaucoup parce qu’il permet de faire avancer en même temps bon nombre de personnages dans des directions qui se rejoignent. En revanche, ça avance assez vite pour que je m’attende à un ou deux dernier(s) épisode(s) de saison encore différent(s) de là où nous en sommes. Pour l’instant, peu importe : j’ai vraiment bien savouré cet épisode qui, s’il n’invente rien à ce stade, parvient à surprendre par sa fluidité.

Spoilers

Nos héros sont prisonniers du Commonwealth et tentent de retrouver les enfants.

Quit bitching and move forward.

C’est reparti pour cette saison 11 qui approche vraiment à grands pas de sa conclusion désormais. Cela en devient frustrant de ne pas avoir tous les épisodes à portée de main, alors que si je les avais tous eu dès le départ, ça m’aurait énervé et je n’aurais rien vu non plus. Je me connais.

Ce début d’épisode revient de manière très brève sur le parcours de Maggie – mais en zappant Glenn, Hershel ou Beth. C’est abusé, donc ; mais Judith n’avait pas grand-chose à nous dire en voix off apparemment. Et puis, ça se concentrait sur Maggie en tant que leader, on va dire.

De retour dans le présent, Maggie est justement la première à se réveiller dans le convoi du Commonwealth qui l’emmène on ne sait trop où. Rapidement, elle constate que le garde qui doit la surveiller est endormi. Cela lui permet de réveiller rapidement Gabriel, qui est avec elle, alors qu’on nous fait comprendre que les gardes l’ont séparé de son fils.

Rapidement, Maggie, Gabriel, puis Rosita, également réveillée parviennent à s’enfuir. Gabriel et Rosita sautent du camion, mais au moment de le faire, Maggie a un rapide doute qui est de trop : le garde se réveille et la rattrape. Ils en viennent aux mains, le garde tire des balles et tue son collègue Stormtrooper au volant et il n’en faut pas plus pour que la voiture soit accidentée. Pas d’inquiétude à avoir : Maggie survit bien sûr… mais la voilà traquée par le Commonwealth, vers lequel elle retournera pour récupérer son fils.

En attendant, elle se retrouve confrontée au petit matin à un zombie d’un petit enfant. Comme par hasard. Elle n’a évidemment pas à cœur de le tuer, mais je pense sincèrement que c’est une mauvaise idée. Elle le laisse tout de même errer et finit par se retrouver à marcher le long de rails. Oula, tout cela m’a donné de mauvais flashbacks du Terminus, honnêtement. Alors qu’elle arrive à un croisement entre route et rail, un Stormtrooper débarque pour vérifier s’il peut retrouver ou non trace des évadés.

Ce n’est pas le cas, parce qu’il ne trouve pas Maggie. En revanche, il trouve bel et bien le zombie enfant qui lui courait après. Maggie profite de la diversion pour mettre KO le garde, mais le combat qui s’ensuit la distrait un peu trop de l’enfant. Voilà donc notre héroïne qui se retrouve à devoir faire un câlin au zombie enfant, avant de le tuer. La pauvre.

En parallèle de tout cela, nous retrouvons aussi Daryl et Carol. Les deux sont toujours perdus en forêt, mais ils entendent un train. Ils le surveillent de loin, utilisant aussi la radio pour savoir ce qui se dit entre gardiens du Commonwealth. Malheureusement, leur objectif est également de retrouver les enfants et cela signifie qu’ils sont forcés d’abandonner Connie à son sort. Ils la repèrent effectivement prisonnière du Commonwealth. À la radio, ils entendent qu’elle ne pourra pas travailler et qu’elle est plutôt de « désignation 2 ».

Pas le temps de se demander pour l’instant ce que ça signifie : Carol et Daryl veulent retrouver les enfants, mais ils savent qu’ils n’y arriveront pas seuls. Et cela tombe bien : ils suivent justement les rails eux aussi. Cela leur permet de tomber sur Maggie et d’apprendre tout ce qui lui est arrivé – y compris le kidnapping d’Hershel.

Après avoir sauté du camion pendant qu’il roulait, Rosita et Gabriel se réveillent au bord de la route, en pleine journée. Bien sûr, ils ont été assommés par la chute et bien sûr, ils se réveillent alors qu’un zombie de Stormtrooper est sur le point de les manger. Ils s’en tirent bien évidemment, pas d’inquiétude, et se retrouvent à devoir s’échapper alors que d’autres gardes sont à leur trousse.

Bien sûr, Rosita a rapidement l’obsession de partir à la recherche de sa fille, mais ça ne rassure pas Gabriel qui la sait blessée et épuisée. Il réussit à remettre son bras en place et ils sont interrompus dans la dispute entre eux quand ils entendent… un train ? Oula, ça doit bien faire dix ans qu’ils n’en ont plus entendu.

Ils reconnaissent vite ce bruit et se précipitent dans la direction, ce qui leur permet, comme de par hasard Balthazar de tomber sur Maggie et Carol. Franchement, c’est un peu gros que tous les personnages se retrouvent si vite, mais c’est cool de les revoir ensemble. Daryl ? Il est occupé à interroger leur otage, parce que Maggie n’a pas tué le Stormtrooper qui était à sa recherche. Maligne.

Daryl souhaite obtenir des informations sur les enfants, mais aussi sur Connie. L’interrogatoire de Daryl n’est pas très efficace, mais quand Gabriel l’interrompt, on avance enfin : il reconnaît le garde qui venait tous les dimanches à l’Eglise. C’est finalement par la religion et la promesse d’un pardon divin qui viendra peut-être que Gabriel réussit à obtenir de nouvelles informations. C’était inattendu, ma foi.

Le garde finit par expliquer que les « exilés » du Commonwealth se retrouvent à travailler dur pour construire de nouveaux rails, tandis que ceux de la « désignation 2 » sont envoyés très loin et jamais revus. Cela promet pour Connie, et pour nos héros qui doivent trouver un nouveau moyen de s’en sortir, de sortir Connie de là et de retrouver les enfants.

Carol a une bonne idée pour cela, et ça justifie d’ailleurs le titre de l’épisode : c’est à l’avant-poste 22 qu’ils interviennent. C’est un endroit où le train doit être dévié et où les gardes sont forcés de l’arrêter pour cela. Maggie en profite pour prendre en otage le conducteur, tandis que Daryl et Carol se font discrets pour infiltrer le train. Tout aussi discrètement, Rosita et Gabriel s’en prennent à une Stormtrooper qui avait pour mission de débarrasser les bois des zombies.

Finalement, l’opération avait beau être discrète, ils finissent par se faire remarquer. Cela tourne à la fusillade et un Stormtrooper prend Connie en otage pour s’en sortir, désarmant Daryl. J’ai trouvé que la scène manquait de logique : Connie parvient à se dégager seule du garde, mais Daryl, plutôt que de courir après le type qui ne devait surtout pas s’enfuir préfère s’occuper de savoir si Connie va bien. Elle est juste tombée par terre quoi, c’est bon.

Bon, peu importe : le garde s’enfuit en moto, et c’est loin d’être suffisant pour décourager Daryl qui enfourche à son tour une moto et poursuit l’homme jusqu’à ce qu’il parvienne à le tuer. Yeah. Cela lui permet de retrouver Connie, et c’était chouette à voir.

Il était moins chouette de voir leur prisonnier, le chauffeur du train, préférer se suicider que de révéler où étaient les enfants. Carol ne parvient pas à le raisonner et le convaincre malgré de bons arguments, et hop, le chauffeur se tue. Je ne m’y attendais pas tellement, cette fois, il faut bien le dire.

Cela désempare nos héros, qui décident de remettre en service la radio qu’ils avaient déconnecté. C’est un plan efficace : Rosita se fait passer pour une garde du Commonvealth et obtient toutes les informations dont elle avait besoin. En effet, elle apprend que les exilés sont… à Alexandria ! Ma foi, ça m’a fait rire ce retournement de situation ; Pamela n’est vraiment pas prête pour ce qui l’attend si elle renvoie tous nos héros directement à la maison.

Pendant ce temps, Ezekiel se retrouve dans un bus plein de prisonniers, parmi lesquels on retrouve aussi Kelly, Negan ou la copine de celui-ci. Cette dernière remarque rapidement qu’il manque un camion du convoi, parce qu’elle a entendu un crash durant la nuit. Heureusement qu’elle était droguée. Bon, tous les prisonniers s’inquiètent de ce que le Commonwealth fera d’eux et je me demande quand même qui sont tous les figurants avec eux.

J’imagine qu’il s’agit de gens du groupe de Negan, mais c’est peu clair tout de même. En tout cas, ils ont des enfants eux aussi, mais les enfants ne sont pas là. Un garde du Commonwealth révèle qu’ils vont bien et qu’ils les retrouveront s’ils se comportent bien – mais le comportement attendu est franchement abusé. Les prisonniers vont devoir travailler dur, sans jamais utiliser leur prénom. Voilà qui promet. Pour ne rien arranger, certains sont séparés et emmenés ailleurs, notamment la copine de Negan.

Bizarrement, ni Ezekiel, ni Negan ne se révoltent. Ils se mettent donc à travailler, et c’est finalement Kelly qui envisage de s’enfuir en courant. C’est une mauvaise idée et Ezekiel l’en empêche heureusement : quand trois figurants essaient justement de s’enfuir, ils se font mitrailler sans sommation. Pas la meilleure des idées, donc. Essayer de parler aux gardes n’est pas non plus une bonne idée : Negan se prend un coup quand il demande des nouvelles de sa femme.

En toute fin d’épisode, nous retrouvons Ezekiel s’occuper comme il peut de Connie et bavarder discrètement avec Negan. J’ai bien aimé la scène : elle permettait enfin une confrontation entre Negan et Ezekiel, ce dernier lui rappelant tout le bordel qu’il a fait il y a quelques saisons. Cela nous le rappelle aussi au passage, parce qu’ils sont bien mignons avec la rédemption de Negan, mais bordel, c’était un sacré bâtard.

Malgré tout, la série insiste sur sa rédemption : il est celui qui donne à Ezekiel la clé pour leur survie. Il est important d’avoir de l’espoir dans un camp comme celui-ci, et pour cela, Negan compte sur Ezekiel. Il sait aussi qu’Ezekiel aura besoin d’une lueur d’espoir et il est prête à lui donner, quitte à se sacrifier au passage.

La fin d’épisode voit alors son convoi arriver à Alexandria, et ça, clairement, il ne s’y attendait pas.

The Walking Dead – S11E20

Épisode 20 – What’s Been Lost – 16/20
Je n’attendais pas grand-chose de l’épisode en le lançant, mais assez vite, je me suis dit que je n’allais pas aimer la direction qu’il allait prendre. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit : s’il manque inévitablement d’action en se concentrant une fois de plus sur de la politique et des développements psychologiques, il s’intéresse à un personnage que j’aime bien et l’envoie dans une nouvelle direction ; tout en nous montrant que les évolutions de certains peuvent avoir un impact utile – et heureusement quand ça fait sept ou huit saisons que ça stagne !

Spoilers

Le Commonwealth se retourne (une fois de plus) contre nos héros.

Your friends have been removed from the Commonwealth.

Je profite d’un trajet en train un peu longuet durant mes vacances pour me mettre à jour dans la série, puisqu’elle approche de sa fin. Une fois n’est pas coutume, j’ai découvert ce matin, en revanche, qu’il restait plus d’épisodes que je ne l’envisageais : je pensais que ce serait une saison de 22 épisodes, mais non, il y en a 24. Quelle idée !

Comme d’habitude, cet épisode recommence par un petit discours de Judith sur les enseignements de sa mère, dignes de Lori. Malheureusement, cela nous annonce aussi un épisode qui sera en-dessous en qualité, parce qu’il va encore être question de Carol et Daryl, je le sens bien. C’était sympathique d’avoir quelques images de tout leur parcours, ça nous montre à quel point Carol revient de loin et à quel point elle a eu une super évolution pendant quatre saisons avant de stagner à vie. Oui, vraiment, elle a beaucoup changé au départ de la série, mais depuis, elle reste égale à elle-même, et ça se confirme dès ce début d’épisode quand Ezekiel vient la voir pour papoter avec elle avant son départ.

C’est plutôt sympathique de sa part car il souhaite lui apporter des médicaments. Malheureusement pour lui, il se fait enlever pendant qu’il lui parle. Le pauvre, il avait pourtant l’intention de rester en ville comme si de rien n’était à l’origine. Ce ne sera donc pas le cas et, heureusement pour elle, Carol est assez réactive pour échapper à ses assaillants : elle aussi manque d’être enlevée. Clairement, elle est sous-estimée par ses agresseurs qui devaient s’attendre à une mère au foyer toute mimi.

Elle est plus forte qu’eux et peut donc s’enfuir en ville comme si de rien n’était, évitant aussi bien les stormtroopers que les gens qui lui en veulent et ne sont pas du même groupe. Il s’agit plutôt de la milice d’Hornsby, apparemment.

Dans sa panique, Carol n’oublie pas pour autant ses amis : sa fuite la mène donc logiquement vers Daryl, lui-même mal en point face à ses agresseurs. Il est parvenu à en tuer un, qui se transforme beaucoup trop rapidement en zombie et peut donc bouffer son pote. Malheureusement, Carol arrive à temps pour sauver Daryl (oups, pardon), mais pas pour sauver les enfants (c’est pour ça que c’est malheureux) ou même le chien.

Tout le groupe est donc enlevé, à l’exception de Daryl et Carol. Toujours les mêmes qu’on nous vend comme des grands héros. Ils se mettent aussitôt en chemin pour essayer de retrouver Mercer. Ils font tout de même un arrêt par la case prison dans l’espoir de trouver leurs amis. C’est une grande réussite : ils y retrouvent Hornsby et le zombie de Sebastian.

Bizarrement, Hornsby est encore en seul morceau, mais il est parti en vrille la plus totale : il est en état de choc post-traumatique, mais le trauma est encore en cours quand Daryl et Carol débarquent. C’est par la violence que Daryl espère ensuite avoir quelques informations supplémentaires sur la localisation possible de ses amis. Comme toujours, Carol est un peu plus douce pour obtenir les informations, mais cela rend ses menaces beaucoup plus efficaces.

Hornsby n’est pas tout à fait dupe pour autant : il profite de l’occasion pour se sauver la vie, affirmant qu’il peut leur montrer où sont leurs amis. Mais pas leur dire. C’est débile comme situation : il a un bracelet à la cheville qui fait sonner aussitôt l’alarme de la prison. Daryl, Carol et Hornsby tentent donc de s’enfuir à nouveau, mais les Stormtroopers sont trop rapides pour eux : Daryl est obligé de rester en arrière pour les retenir. C’est schématique comme manière de faire tout ça. Ah, au passage, on notera que Daryl n’hésite pas à tuer le zombie-Sebastian.

De son côté, Carol est donc séparée de Daryl, mais elle se retrouve à devoir faire confiance avec Hornsby. Ce n’est pas bien évident, surtout quand son prisonnier lui assure qu’il s’inquiète pour Daryl, alors qu’elle sait que c’est faux. Elle a bien raison de se méfier de lui et j’aime la manière dont elle ne se laisse pas berner. Eh, je suis à deux doigts de me dire que l’idée d’un spin-off Carol/Daryl n’était peut-être pas si naze, finalement. Je suis content quand même qu’elle ne se fasse pas.

Contre toute attente, il semble qu’Hornsby ne manipule pas Carol à 100% : ils sont bien en chemin vers une base secrète du Commonwealth. Ils s’y infiltrent ensemble et, cette fois, Carol se laisse corrompre par les mauvaises idées d’Hornsby. Tel un serpent de Bible, il lui persifle plein de mauvaises idées sur la suite, lui fait entrevoir un futur avec ses amis et, pire, lui parle des enfants. C’est clairement un point sensible pour Carol, tout ça.

Pourtant, elle le laisse parler un bon moment comme si de rien n’était. Quelque chose me dit qu’elle doit être heureuse de le voir se faire attaquer ensuite par un zombie. Moi, je l’étais moins : ces idiots sont dans le noir complet, alors on ne voit absolument rien de ce qu’il se passe. J’ai dit que je voyais l’épisode dans un train, mais soyons clairs : il fait encore nuit. L’épisode est juste trop sombre pour qu’on sache exactement ce qu’il se passe.

Une chose est sûre : Carol a vraiment peur pour sa vie à un moment car elle n’hésite pas à mitrailler du zombie dans le noir. Cela signale leur position beaucoup trop rapidement. Après une scène d’action intéressante où Carol défigure un zombie en lui arrachant sa chair, elle est donc faite prisonnière par des stormtroopers.

Ces derniers se font mitrailler à leur tour, cependant. Daryl a en effet, contre toute attente et logique, réussi à s’enfuir et à les suivre jusque-là. On a l’habitude de les voir à l’œuvre les Daryl et compagnie de toute manière. Les retrouvailles sont abrégées : ils reprennent l’interrogatoire d’Hornsby qui est persuadé de les tenir cette fois. Il leur donne donc les informations sur un train permettant de relier les communautés entre elles.

Pas de chance : il en dit un tout petit peu trop, oubliant de rester indispensable à Daryl et Carol. Ils m’ont éclaté ces deux-là ! Le couple Daryl/Carol envisage donc de se débarrasser d’Hornsby, et il était temps. Il lui laisse toutefois une chance de s’enfuir et de, peut-être, survivre. Pour moi, ils se font un ennemi plus qu’autre chose, mais cette scène où ils ont tout pouvoir sur lui était vraiment sympathique à voir. Allez, adieu, du con, sois déjà heureux de survivre.

Cela n’a pas été le cas : il a préféré s’attaquer à ceux qui lui laissait la vie sauve. Carol n’hésite pas une seule seconde à décocher une flèche meurtrière dans sa gorge avant de se faire tuer. Ma foi, bien fait pour lui. Sa mort semble assez douloureuse ; et suffisamment lente pour qu’il tue Daryl et Carol s’il le souhaitait. Ce ne sera finalement pas le cas.

En parallèle, Pamela est toute fière et contente de ce qu’elle manigance. Son but est d’un seul coup plus évident : elle fait disparaître tous les potes de Yumiko de manière à pouvoir faire pression sur elle. Oui, c’est inattendu, je sais : elle compte se servir de Yumiko pour le procès d’Eugène. J’ai beaucoup aimé la détermination froide de l’avocate dans ce début d’épisode, mais ça n’est pas bien efficace cette affaire : il me semble qu’il y aurait d’autres moyens de faire pression sur elle que de faire disparaître tout le monde.

Pamela est pourtant fière de ce qu’elle fait et s’en vante donc auprès des riches du Commonwealth, comme si de rien n’était. Acculée, Yumiko décide de se confier à son frère, qui reste évidemment du côté du Commonwealth, quoiqu’il arrive. Officiellement, c’est la meilleure posture à avoir après, il sait bien qu’ils sont trop sur écoute pour se permettre de prendre des libertés comme ça.

Si Yumiko se laisse convaincre sur le moment, c’est toutefois de courte durée : elle tombe ensuite sur Connie qui est à l’hôpital elle aussi. C’est plutôt logique : tout comme Daryl et Carol, elle est parvenue à échapper aux gardiens venus l’arrêter. Partant de là, elle a décidé de s’enfuir, sachant qu’elle avait blessé un homme à la jambe. Sa destination la plus logique est donc l’hôpital pour le retrouver et le traquer ensuite. Yumiko approuve le plan, mais elle le trouve trop dangereux pour Connie. Ensemble, elles décident donc que c’est à Yumiko de suivre l’homme.

C’est effectivement une situation bien plus discrète, mais ça force Connie et Yumiko à se dire adieu… Et malheureusement, Yumiko est moins forte en filature que Carol. Elle se fait repérer bien vite par l’homme qu’elle suit, ce qui la force à continuer son chemin comme si de rien n’était.

Partant de là, elle doit reprendre le cours de la journée en bonne avocate. Elle se rend en prison où elle peut voir Eugène – parce que ce n’est pas la même prison qu’Hornsby. Ils en ont des prisons au Commonwealth ! La scène entre Yumiko et Eugène est plutôt marrante : on nous les vend comme des grands amis alors qu’ils ont eu peu de temps ensemble dans la série, il me semble.

Yumiko reste déprimée de devoir trahir Eugène ainsi. Lui, pourtant, il s’est fait à sa condition et est prêt à être sacrifié, sans souci. La scène est donc longuette, entre trahison et adieux amicaux, une vraie tension de tragédie à côté de laquelle je suis passé vitesse grand V. Grâce à ça, on peut en arriver à Yumiko devant s’exprimer devant le Commonwealth pour le procès d’Eugène.

C’est presque amusant de voir cette scène de procès, avec Pamela qui menace une fois de plus Yumiko en lui annonçant l’arrestation de Connie. Pamela n’est pas assez maligne cependant, contrairement à ce qu’elle imagine : d’accord, elle donne un script à Yumiko et lui fait des menaces, mais elle est si sûre d’elle qu’elle en oublie de faire en sorte que Yumiko n’entende pas ce qu’il se passe. Et il se passe que des Stormtroopers sont dégommés par Daryl et Carol au même moment.

Par conséquent, Yumiko décide de partir en improvisation au milieu de son discours : elle remercie donc son frère, chirurgien, pour son soutien et sa présence indispensable dans le Commonwealth. Pamela sent bien qu’elle perd le contrôle, mais il est trop tard pour faire quoique ce soit. Cette fois, elle doit assumer de perdre la partie : Yumiko déclare qu’elle défendra Eugène.

Vraiment, la défaite est totale pour Pamela. Déjà qu’elle a perdu Max ! Il est à noter aussi que Pamela reçoit un appel pour lui annoncer l’évasion d’Hornsby. Elle la prend beaucoup plus mal que ce qu’on pourrait imaginer, mais c’est simplement parce qu’elle sait bien que ça signifie que son fils est mort définitivement cette fois.

Tout ça nous permet de conclure l’épisode sur le wagon qui emmène nos héros loin du Commonwealth et où on les voit se faire droguer pour passer une bonne nuit. Eh, ça donne presque envie de dormir tout ça.

The Walking Dead – S11E19

Épisode 19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !

Spoilers

Eugène est tenu pour responsable de l’émeute et du meurtre de Sebastian, ce qui complique le plan de nos héros.

He can stand as an example to all.

Rien de tel en ce dimanche soir que de me replonger dans cette série. Elle fait partie des rares dans lesquelles je me sens encore à peu près à jour, même si je sais que je suis en retard. Surtout, j’avais envie de voir la suite après un cliffhanger quelque peu violent et sacrément réussi. Bon, après, j’ai rapidement changé d’avis avec la première scène de cet épisode.

Je ne sais toujours pas pourquoi les scénaristes vouent une telle fascination au personnage d’Eugène, mais vraiment, je n’en peux plus de ce personnage et je ne sais pas pourquoi il a eu droit à son propre résumé. Moi qui disais que j’aimais bien les discours de Judith, je suis dépité de voir que cet épisode se concentre sur toute l’intrigue d’Eugène depuis son arrivée dans la série.

Même en version express, ce n’est pas passionnant. Quand on en revient enfin au présent, c’est pour mieux retrouver Eugène, incapable de rester avec Max dans le mouvement de foule. Pour une fois, ce n’est pas vraiment de sa faute, on va dire. Par contre, un truc qui est de sa faute et duquel on l’accuse, c’est le meurtre de Sebastian. Franchement, ça ne s’est pas exactement passé comme ça. Il n’empêche qu’Eugène est sauvé de justesse par Daryl dans la foule.

C’est un bon move de sa part, parce que la vengeance de Pamela se concentre justement sur lui. Elle sait bien que son fils était un connard, elle en a conscience et le reconnaît, mais il lui faut bien un responsable pour la mort de son fils. Comme son chef de sécurité est le frère de Max, elle décide d’épargner sa plus si fidèle assistante pour se concentrer plutôt sur Eugène. À défaut de le retrouver immédiatement, elle fait arrêter tous ses amis et alliés potentiels.

C’est l’occasion d’une bonne scène pour Rosita, qui se retrouve du mauvais côté de la loi cette fois encore. Et face à elle, c’est Mercer qui est envoyé pour l’interroger et savoir ce qu’elle faisait pendant l’émeute. Bien sûr, il sait déjà que Rosita et Eugène se sont parlés juste avant celle-ci, mais ce n’est pas exactement comme si elle pouvait vraiment aider Mercer. Il lui demande de prévenir Eugène qu’il peut encore se rendre pour que ce ne soit pas trop compliqué pour tous de continuer à vivre selon le plan prévu… mais malheureusement, Rosita dit la vérité quand elle dit ne pas savoir où est Eugène.

Bien sûr, le fait qu’Eugène soit subitement recherché mène à un autre problème : le Commonwealth n’a plus trop envie de voir partir tout leur groupe. Ils n’ont pas les moyens de tous les garder prisonniers pour autant : Mercer laisse donc partir Rosita, qui se rend aussitôt dans l’Eglise où est réfugié Eugène.

C’est ridicule. Il suffit de suivre Rosita, franchement. Il y a plus ridicule malgré tout : Eugène. COMME TOUJOURS. Le voilà qui veut désormais retrouver sa « dulcinée » malgré les avis de recherche qui s’acharnent contre lui. Franchement, à ce stade, j’ai du mal à comprendre comment il peut être accusé de meurtre quand n’importe quel témoin a très bien vu qu’il s’agissait de légitime défense.

La série se souvient aussi de l’existence de Princess dans cet épisode. C’est chouette de la revoir, mais c’était difficile de ne pas être saoulé de la voir prendre la défense d’Eugène là. Je ne comprends pas trop pourquoi tout le monde s’acharne lui – à quel moment peut-on penser qu’Eugène est celui qui a fait entrer les zombies ? Et même l’émeute, quoi, il n’a fait que passer un message qui disait la vérité. Je ne sais pas, ça ne me paraît pas assez solide tout ça : comment les gens sont-ils passés de « on déteste Sebastian et Pamela » à « Il faut arrêter Eugène » ?

Le mystère reste entier, mais en attendant, Max finit par être retrouvée par la milice de Pamela et ramenée auprès de son frère. Pour la sauver, Mercer propose de la faire parjurer, de trahir Eugène et d’expliquer qu’elle n’était plus elle-même parce qu’elle avait oublié ses médicaments. Cela fait beaucoup d’un coup, tout de même. Elle refuse bien évidemment, en profitant pour clasher son frère sur leur père qui aurait probablement eu honte de lui. Sympa.

Elle est toujours plus intéressante, courageuse et utile qu’Eugène au moins. Non parce que pendant que Max se fait arrêter devant Rosita, Eugène ouvre les fenêtres de l’Eglise et hésite à se barrer. J’ai beaucoup aimé voir Daryl ne pas essayer de le retenir quand Eugène envisage de partir, il était temps de le mettre face à ses idioties permanentes.

Non seulement les scénaristes se souviennent de Princess, mais en plus, ils se souviennent aussi qu’elle est censée être pote avec Ezekiel. Ils sont donc arrêtés ensemble, puis ils partagent une scène pour évoquer leur futur. Il n’envisage toujours pas de quitter le Commonwealth, malgré tout ce qu’il se passe, et elle a du mal à le comprendre. Pourtant, elle, elle a Mercer. Il est donc difficile de faire un choix et de savoir à l’avance ce qu’elle décidera.

Elle choisit de quitter le Commonwealth, mais ce n’est pas évident quand elle sait clairement que Mercer est un type bien pour elle. Le problème, c’est qu’il ne peut pas faire grand-chose pour sauver la vie d’Eugène et qu’à part se plaindre que sa vie n’est pas facile, il ne fait pas grand-chose de cet épisode tout court. Il n’en faut pas plus pour que je décroche parce que Princess se décide à nous raconter toute son enfance là, mais quel est l’intérêt putain ? Bref, elle se barre finalement.

En parallèle de tout ça, la série nous propose aussi un approfondissement de la psychologie de Pamela, mais ça ne m’intéressait pas plus que ça de la voir pleurer sur le cadavre de son fils et attendre qu’ils deviennent un zombie pour enfin l’abandonner. Le pire, c’est qu’une fois qu’elle le fait, on la retrouve au moment où elle rend visite à Hornsby. Quelle flemme.

Laissez-le pourrir dans sa prison, lui. Bon, elle envisage encore plus pour lui : elle décide qu’Hornsby est le seul vrai responsable de la mort de Sebastian. Pourquoi s’acharne-t-elle encore sur Eugène ? Mystère. Elle préfère accuser son ancien bras droit du crime, à raison déjà : ce sont ses employés qui ont libéré des zombies dans la ville. Apparemment, tout le monde s’en contrefout de savoir qu’il y a des meurtriers n’hésitant pas à laisser des zombies dans les rues au Commonwealth, mais Eugène qui tue Sebastian, c’est vraiment grave.

Ah bordel, ça m’énerve ! J’ai envie que cette fin de série soit bien, mais vraiment, c’est trop creux. Et Pamela qui se met à faire un tirage 50/50 pour savoir si elle épargne la vie d’Hornsby là, c’était ridicule. Elle lui épargne donc la vie pour mieux l’enfermer avec Sebastian et un cadavre chaud. A lui de faire en sorte de survivre en nourrissant Sebastian. Moui.

Reste à régler le problème de Max et Eugène. Ce dernier refuse de partir sans elle : il dit donc au revoir à Daryl et surtout à Rosita. Bien sûr, Rosita n’accepte pas ce départ, mais pour une fois, Eugène porte ses couilles et ne lui laisse pas le choix. C’est une bonne chose : Eugène peut ainsi se rendre à la milice et confesser de ses « crimes », prenant aussi la décision d’innocenter complètement Maxine. C’est une surprise, c’est rare de voir Eugène faire de vraies actions héroïques.

Il est dommage tout de même qu’Eugène prenne cette décision pseudo-héroïque en se sacrifiant dans le vent. On sait bien que ça ne change rien ce suicide. Il termine son épisode en prison, tandis que Rosita s’apprête enfin à quitter le Commonwealth. Malheureusement, les scénaristes tiennent vraiment trop à ce nouveau lieu pour l’abandonner apparemment : Rosita est attaquée par deux hommes qui parviennent à lui enfiler une cagoule ; même si elle se défend toujours aussi bien.

Pendant ce temps, nous suivons le groupe d’Aaron, Jerry, Lydia et Elijah dans leur aventure. Ils se rendent d’une communauté à l’autre, mais sont déviés de leur chemin quand ils croisent quelques zombies. Un accident tout bête fait que Jerry se blesse à la jambe et tout le groupe s’arrête alors dans un petit village fortifié où… personne ne les attend ?

C’est étrange un tel lieu laissé à l’abandon en pleine apocalypse zombies ? Il devrait au moins y avoir un groupe pour protéger les lieux. J’ai du mal à comprendre et je suis plutôt team Jerry qui remarque à quel point c’est un lieu stratégique. En même temps, difficile d’être dans une autre team, entre Elijah & Lydia qui n’assument pas d’être un couple (merci Lydia) et Aaron qui est frustré de ne pas réussir à tailler son arme.

Allez comprendre pourquoi il est de mauvaise humeur, là, mais en tout cas, il se décide à jouer les conseillers sentimentaux pour Lydia. Il sent bien que son problème avec Elijah est la peur de l’attachement alors il se met, contre toute attente vraiment, à lui parler d’Eric. Pardon ? Les scénaristes se souviennent donc de l’existence d’Eric ? Et de l’homosexualité d’Aaron ? Et ils leur donnent une backstory mignonne après tout ce temps ?

C’est complètement fou. En plus, il est de bons conseils : il explique à Lydia qu’elle ferait mieux de profiter du temps qu’elle a pour elle avec lui plutôt que de le faire languir et de vivre ensuite dans les regrets. En plus, elle manque de peu de rester coincée dans les regrets avec la fin de l’épisode qui voit un rôdeur – un zombie donc – se retourner sur leur passage, puis ouvrir les grilles qu’Aaron et elle avaient bien fermées.

Pire encore : Lydia et Aaron sont forcés de réveiller Elijah et Jerry car ils sont entourés par des zombies, et par des Chuchoteurs ! Il y a en effet un zombie qui s’avère capable d’ouvrir une porte, puis de monter à une échelle. C’est complètement terrifiant, mais ça l’est encore plus quand Aaron découvre qu’il ne s’agit pas d’un Chuchoteur, mais bien d’un zombie. Un zombie capable d’ouvrir les portes et monter les échelles, comme dans les pires rumeurs existantes.

Le lendemain matin, le groupe ne s’en remet toujours pas, mais reprend la route. Il y a tout de même une belle différence : Lydia et Elijah sont désormais en couple ; tandis qu’Aaron verrait bien Jerry en roi, comme Ezekiel l’était à une époque.

The Walking Dead – S11E18

Épisode 18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.

Spoilers

Carol passe un deal avec Pamela pour que ses amis puissent quitter le Commonwealth.

It’s not your problem anymore.

Oh, je vais vraiment aimer les débuts des épisodes si jusqu’à la fin on a droit à Judith qui nous fait un petit rappel des onze saisons. C’était touchant de revoir, même brièvement, certains anciens personnages et de nous rappeler des moments forts de la série. Bon, ce n’était pas obligatoire de commencer par le frère de Daryl, mais c’était cute comme tout.

On reprend ensuite sur le cliffhanger précédent, avec nos héros en fâcheuse posture. Heureusement, Mercer débarque contre toute attente et demande à tout le monde de lâcher ses armes. Comme c’est le chef des armées, il y a à peu près tout le Commonwealth pour l’écouter, à l’exception notable de Daryl. Je n’en attendais pas moins de lui : il a vraiment envie de se venger d’Hornsby.

Mercer et Pamela n’ont que peu de poids sur lui. Quand c’est Carol qui lui demande, par contre, Daryl est un peu plus enclin à écouter ce qu’on lui propose. C’est fou, ça. Oui, oui, Carol a eu le temps de passer son pacte et de venir sur place, menée par Negan, avec Pamela et Mercer. Cela met un terme à la traque des deux épisodes précédents, et Daryl laisse la vie sauve à Hornsby. Il prend soin toutefois de lui exploser la main gauche au canif, sinon ce ne serait pas drôle.

Une fois que c’est fait, Carol peut exposer les termes de son pacte à tous ses amis – Maggie, Aaron, Gabriel, Daryl, Negan et Annie. Ces deux derniers ne sont pas sûrs d’approuver le deal, parce que le Commonwealth a tué une grosse partie de leur groupe, mais les autres sont à peu près tous d’accord pour se dire que c’est une bonne solution la trêve proposée. Certes, ce n’est pas terrible d’avoir Pamela qui protège son fils en faisant tomber Hornsby, mais c’est mieux que rien et surtout, Carol le souligne, ça ne les concerne plus.

De son côté, Hornsby ne s’attendait certainement pas à être trahi comme ça par Pamela. C’était amusant à voir : elle est impitoyable avec lui, lui expliquant que sa vie pépère au Commonwealth est terminée. Elle n’a aucune estime pour lui. Il tente évidemment de la menacer et de menacer la communauté – mais elle n’en a rien à faire. Elle devait déjà préparer dans sa tête son petit discours de paix et de dénonciation des actions nauséabondes d’Hornsby.

Le discours est efficace pour apaiser les tensions – ou la plupart d’entre elles en tout cas. On découvre que Max, la sœur de Mercer, n’est pas encore tout à fait prête à calmer ses envies de revanche quand elle aperçoit Sebastian. Elle en est à refuser de suivre Eugène qui compte bien quitter le Commonwealth avec ses amis. Je ne sais pas trop en quoi ils sont amis quand ils ne partagent même pas une scène de retrouvailles, mais bon.

Après, je parle de retrouvailles, mais il est déjà l’heure des séparations, une fois de plus. Aaron part s’occuper d’Oceanside et doit donc dire adieu à Grace. Il est accompagné de Lydia (mais où était-elle tout ce temps ?), désormais en couple avec Elijah (ceci explique en partie cela), qui dit au revoir à Carol et de Jerry. La meilleure scène de retrouvailles est toutefois celle entre Judith et Daryl : Judith lui reproche d’envisager de quitter le Commonwealth sans rester aider tous les gens qui y sont comme il a pu le faire par le passé avec Hilltop et Alexandria.

Si cela énerve Daryl, c’est probablement parce qu’elle a raison. Elle n’est pas la seule à s’en rendre compte : Ezekiel aussi entend bien rester au Commonwealth pour les aider. Il en parle à Carol, qui n’a vraiment pas cette idée en tête mais qui l’accepte malgré tout. Elle n’a pas trop le choix, de toute manière, c’est un adulte qui fait bien ce qu’il veut. Ma vraie question réside plutôt sur d’autres personnages, cependant : je ne suis pas surpris par le choix d’Ezekiel, mais je me demande quel sera celui de Yumiko par exemple.

Assez rapidement, et contre toute attente, la question se pose aussi pour Annie et Negan : elle est enceinte et les avancées technologiques et médicales du Commonwealth sont plutôt une bonne nouvelle pour elle. Ah lala, Negan va devenir papa. Annie refuse de rester, même si c’est le mieux pour elle.

Je pensais aussi que Gabriel resterait au Commonwealth : il a tout de même une paroisse et une jolie Eglise. Pourtant, il envisage lui aussi de partir, mais ça se comprend aussi parce que Rosita souhaite partir, avec son enfant. Ah, en parlant d’enfant, les deux retrouvent rapidement Judith dans une des arrières-pièces de l’Eglise.

Eh oui, Judith avait fugué. Contre toute attente, cet épisode nous reparle de Rick. Cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Oh, je vous rassure, Andrew Lincoln n’est pas de retour (mais je ne serais pas surpris qu’il le soit d’ici la fin) : c’est juste que Daryl se demande ce que Rick ferait à sa place vis-à-vis de Judith. Il découvre en effet que la petite fille, qui n’est plus si petite que ça, a décidé de fuguer, probablement pour ne pas quitter le Commonwealth, et demande conseil parentalité à Carol.

C’est finalement grâce à Gabriel et Rosita qu’il peut retrouver Judith. Si j’ai aimé leur première conversation de l’épisode, la seconde est bien moins prenante : Judith refusant un flingue en souvenir du sabre de sa mère et parce qu’elle veut rester au Commonwealth, c’est logique ; Judith qui se laisse convaincre de partir par un Daryl qui n’a aucun argument de plus, c’est juste énervant.

Pendant ce temps, Pamela continue encore et toujours de vouloir arranger les affaires de son fils. Ce n’est pas gagné, parce qu’elle a un fils parfaitement idiot. Elle veut le voir devenir dirigeant du Commonwealth à son tour, sans même prendre conscience que son fils s’est drapé dans des privilèges et une position qui feront de lui le pire leader qui soi. Il refuse le moindre effort, et il le fait devant Max en plus. On sent bien que Pamela la pense plus fidèle que jamais, mais ce n’est pas le cas.

Nous la retrouvons donc à vouloir rendre visite à Hornsby, en compagnie d’Eugène. C’est lui qui finit par papoter avec ce grand méchant, tandis que Max est juste à côté de lui. Le but de cette conversation ? Obtenir des informations sur les Milton, Pamela et Sebastian, afin de les discréditer une fois pour toutes. Hornsby n’est pas si idiot que ça : il comprend assez vite le jeu d’Eugene, et surtout de Max. Il ne leur balance aucune info utile, si ce n’est quelques menaces.

Max doit donc retourner bosser pour Pamela, se retrouvant alors en tête à tête avec Sebastian, qui n’aime vraiment pas le discours que sa mère lui impose sur les Fondateurs du Commonwealth. Je ne l’envie pas, franchement, parce que Sebastian est vraiment un personnage horrible. Elle le manipule totalement, lui faisant prendre conscience qu’il n’y a pas mieux que la vérité pour diriger. Elle le fait donc dire tout le fond de sa pensée sur sa mère, la gestion du Commonwealth, la loterie truquée et le système qui veut que les riches restent riches et les pauvres ben… pauvres.

Et elle enregistre le tout. Tout le Commonwealth se réunit en effet ensuite sur la place du village pour un spectacle de catch avec une loterie et une sono. Bordel, mais on a vraiment perdu la série à ce stade… Un match de catch ? Si j’avais su qu’on aurait droit à ça un jour… ben, je ne l’aurais pas cru en fait.

Bon, tout ça, se termine par le discours de Sebastian, qui est mieux que prévu… mais qui est bel et bien saboté par Max, utilisant finalement l’enregistrement de ce qu’il pense vraiment du Commonwealth pour provoquer une émeute. Elle a juste oublié un détail au milieu de tout ça : Sebastian la déteste soudainement et fonce immédiatement sur elle, pour se venger.

Un autre détail qu’elle ne pouvait pas connaître pose problème pendant qu’elle est poursuivie par Sebastian : les agents secrets d’Hornsby ont décidé de tuer quelques nettoyeurs et éboueurs du Commonwealth, discrètement, sans leur percer le crâne pour autant. Autrement dit, au beau milieu de la fête et de ce début d’émeute, il y a soudainement des zombies.

Ce qui devait arriver arriva : des zombies au milieu d’une foule présente pour faire la fête ? C’est la catastrophe assurée. Daryl perd de vue Judith dans la panique, et Judith se retrouve nez à nez avec un zombie. Quelque chose me dit qu’elle regrette de ne pas avoir pris le flingue plus tôt. Heureusement, Daryl est là pour la protéger et il joue très bien le papa avec elle : il est capable de la protéger à distance, puis lui donne le flingue pour qu’elle l’aide à éliminer des zombies.

Mercer abandonne aussi la protection de Pamela, lui préférant les habitants du Commonwealth. Ah, bien fait, dans ta gueule la riche. Et, de manière générale, dans vos gueules les riches : Sebastian s’attaque une nouvelle fois à Max et la balance littéralement dans les bras d’un zombie. L’abus est total : Eugène, désarmé, repousse finalement la zombie.

Cette dernière tombe finalement sur Sebastien, et absolument personne ne lui vient en aide, faute d’aide et d’habitude. Max et Eugène s’éloignent bien sûr de la scène, laissant Sebastian se débrouiller avec le zombie qui cherche à le bouffer. Judith est finalement là pour éclater la tronche de la zombie, mais elle arrive trop tard : elle tue certes la zombie, mais Sebastian est déjà mordu à la gorge. Pfiou, c’était tendu comme scène, je ne m’attendais pas à ça. Ca me fait plaisir de voir Sebastian mourir, hein, mais comme ça, c’est vraiment violent pour lui ; alors que ses mots sur les riches qui restent riches continuent de résonner en plus !