La performance de la semaine #3

Salut les sériephiles !

La rentrée séries bat son plein et on pourrait croire que j’ai eu beaucoup de difficultés à choisir ma performance de la semaine parce que j’avais l’embarras du choix… Eh bien, on se dirait mal les choses : au contraire, j’ai eu du mal à choisir parce qu’il n’y a pas beaucoup de performances qui sortaient du lot dans ce que j’ai vu cette semaine. Image result for alycia debnam shockOn est sur une rentrée plutôt calme, mais en même temps, je n’ai pas encore tout regardé, alors allez savoir, je passe possiblement à côté d’une ou deux perles.

En attendant, il fallait quand même que je trouve de quoi bavarder pendant 500 mots et je l’ai trouvé du côté de Fear the Walking Dead avec une actrice qui mérite bien d’être repérée depuis quelques semaines, mais qui s’est fait piquer sa place pour les deux premiers articles de ce « La performance de la semaine ». Non, ne levez pas les yeux au ciel, je ne vais même pas parler d’Alycia Debnam Carrey (prétérition) qui fait du bon boulot sans être exceptionnelle, mais bien de… Tonya Pinkins.

Qui ça ? Tonya Pinkins, c’est l’interprète de Martha dans la saison 4 de FTWD et si vous n’avez pas vu cette saison ou n’êtes pas tout à fait à jour, je vous invite à arrêter votre lecture ici et repasser quand vous aurez tout vu, histoire de s’éviter les spoilers. Pour les autres, pour ceux qui n’en ont rien à faire des spoilers ou même pour ceux qui ne regardent pas la série, c’est parti.

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Tonya Pinkins, c’est une actrice qui d’après son IMDB a déjà une bonne carrière derrière elle. Techniquement, elle a même déjà croisé ma route à deux reprises au moins avec 11.22.63 et Scandal. Le problème, c’est que je n’en ai pas le moindre souvenir – enfin, si, je m’en souviens dans la deuxième, mais bon, dans le genre intrigue de merde, elle se plaçait là. Je ne pourrai pas en dire autant après cette saison de la série AMC : elle est tout simplement inoubliable dans son rôle de méchante, parce qu’elle joue à merveille la folie. C’est bien simple, le personnage de Martha est siphonné de la cervelle, mais c’est ce qui la rend si flippante. Et là-dessus, Tonya Pinkins fait un travail remarquable.

Elle est bien aidée par sa bonne tête de gentille, parce qu’elle a plutôt une douceur maternelle qu’un visage de psychopathe faisant peur. Pourtant, à partir du moment où elle bascule dans la folie douce, elle fait tout simplement flipper. Elle a un sourire de psychopathe qui fait froid dans le dos et est extrêmement efficace sur cette deuxième mi-saison.

Related imageLe personnage n’est pourtant pas évident à interpréter, parce qu’elle a une histoire sordide aussi claire que confuse : survivante de l’apocalypse zombie, elle a survécu un bon moment avec son mari. Malheureusement, suite à un accident de voiture, celui-ci s’est retrouvé coincé et agonisant pendant plusieurs heures au bord d’une route où aucun autre survivant n’a décidé de lui venir en aide. Forcément, personne n’a envie de s’arrêter, ça sentait trop le piège leur affaire.

Dès la mort de son mari, Martha refuse d’être faible – personne n’a voulu aider son mari lorsqu’il était faible, elle a bien appris la leçon. Le problème, c’est qu’elle pète une durite et décide de se venger sur tous ceux qui sont faibles, en les tuant. Et dans sa tête, on est faible à partir du moment où on aide quelqu’un de plus faible que soit. Marche ou crève, donc.

C’est un personnage qui se joue dans la nuance, et l’actrice s’en tire bien depuis quelques épisodes. Cette semaine encore, sa prestation valait le détour parce qu’elle s’est fait tirer dessus dans l’épisode d’avant et qu’elle est de nouveau faible. On la voit donc tenter encore de tuer nos héros, avant d’être capturée et soignée par eux, qui ne sont décidément pas rancuniers (ils ont un peu déconné pour le coup, y a des cas perdus à un moment). Son réveil où elle comprend qu’elle est faible est merveilleusement bien joué, et j’avais presque de la peine pour sa folie pure.

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Bon, évidemment, avec son bon sourire de psychopathe, elle réussit à se dégager de leur emprise et à récupérer Jimbo devenu zombie, donc l’épisode de demain devrait être assez sanglant grâce à elle. Pas sûr qu’elle passe la fin de saison en vie, donc je suis bien content d’avoir pu en parler aujourd’hui.

Fear the Walking Dead – S04E15

Épisode 15 – I Lose People… – 20/20
D’un extrême à l’autre dans ma notation, je sais, mais cette saison finit par me prouver qu’elle a réussi ce qu’elle voulait : me faire m’intéresser à tous ses personnages, même les nouveaux, même la cinglée qui leur sert de méchante. Il y avait tout dans cet épisode, et surtout mon propre stress : on arrive en fin de saison et on sait qu’ils n’ont aucune timidité à tuer les personnages, alors bon, je ne sais pas, j’ai retrouvé la crainte d’en voir certains y passer.

Saison 4

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You told me to help people, that’s what I’m doing.

On reprend sur le toit de l’hôpital où tout le monde est coincé et où June s’inquiète pour Al, avec qui elle tente de communiquer par radio. C’est finalement Alicia qui reçoit l’appel et répond, tout heureuse de dire qu’elle a, comme on s’en doutait, retrouvé John et Victor. Enfin, j’espérais une résolution de cliffhanger plus surprenante, mais bon.

Alicia est surprise, c’est déjà ça, et en plus, c’est maintenant qu’elle les voit qu’elle entend également Morgan lui dire qu’il est en vie et qu’il est bloqué. Elle est toute fière de dire qu’elle a suivi son conseil – sans préciser que c’est Charlie qu’elle aidait. Les deux filles cherchent alors un moyen de récupérer John et Victor, alors que June, ravie de savoir John en vie, veut maintenant partir à la rescousse d’Al. Les choses sont claires pour cet épisode.

Cela promet donc une certaine action, mais non, on perd d’abord du temps avec un insupportable et interminable dialogue sur les doutes de John et Victor. Rien de fou. Allons savoir comment, ils ont également trouvé le moyen de dire aux filles qu’il y avait des alligators dans l’eau qui les sépare.

Sur le toit de l’hôpital, Jimbo envisage le suicide – de toute manière, il est condamné. À sa place, je crois que j’essayerais de me convaincre qu’on va me trouver un remède miracle, surtout si j’étais à agoniser dans un hôpital. Quand Morgan le surprend, Jim explique pourtant que ce n’est pas le suicide qu’il envisage, parce qu’il ne veut pas devenir zombie. Non, à la place, il compte simplement pisser depuis le toit de l’immeuble sur les zombies. Franchement, ce n’est vraiment pas un personnage qui aura apporté beaucoup de qualité à l’intrigue !

Pendant qu’il pisse, Jimbo reproche à Morgan ce qui lui arrive (hmm non, t’es grand, t’as pris ta décision) et refuse de les accompagner pour aider à sauver Al. Il refuse ensuite de donner à Sarah sa recette de bière, parce que c’est tout ce qui intéresse Sarah chez Jim. C’est magnifique comment ils auront passé la saison à parler de bière ; c’est au point de donner envie de ne plus jamais entendre parler de bière. Pas mal, une série pour ne plus boire, finalement.

Même quand Sarah lui fait un beau discours sur le fait de continuer à vivre à travers l’héritage qu’il laissera avec la bière, il décide encore de tous les faire chier en ne donnant pas la recette. Tout ça pour ça. Les cinq autres décident malgré tout de redescendre chercher Al au dernier étage, ce qui est une vraie mission suicide. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent pourtant sur un étage sans zombie (bon, il aurait suffit d’aller à l’étage en-dessous, remarque, mais peut-être risqué de descendre autant l’ascenseur – faut pouvoir le remonter, quoi.

Bon, dans le couloir, ils tombent vite sur un éboulement qui explique le départ des zombies de devant l’ascenseur, mais ils ne retrouvent pas Al pour autant. Elle leur a laissé un message, histoire de leur dire où aller pour la retrouver. C’est bien beau, mais le générateur est beaucoup trop en panne pour tenir assez longtemps pour chercher Al dans tout l’hôpital. Il faut s’imaginer qu’elle est en vie, et basta. Le suspense demeure entier, mais Morgan, lui, décide de se sacrifier pour que tout le groupe puisse s’enfuir. Ils ont un moyen de sortir de l’hôpital, mais il y a des zombies tout autour. Lui reste donc à l’étage pour trouver moyen de faire diversion…

De son côté, notre méchante de la série est toujours en vie, mais elle saigne beaucoup. Cela ne l’empêche pas de retrouver Alycia et Charlie, à la recherche d’un moyen de traverser l’inondation. Elles se font tirer dessus, mais Martha est tellement blessée qu’elle s’évanouit comme une merde sans parvenir à les tuer.

Finalement, cela permet à Alycia et Charlie de récupérer le van et d’aller secourir John et Victor. Inutile de dire qu’elles ont sauvé Martha au passage. C’est franchement simple comme raccourcis tout ça, mais on est sur une première partie de fin de saison, donc je suis sûr qu’on aura d’autres choses intéressantes à venir. Maintenant que le groupe commence à être sérieusement réunis, je me dis que ce n’est pas si mal comme ça. Et puis, Martha est super bien castée, elle joue à la perfection la folie pure quand même. Elle est dégoûtée d’avoir été sauvée et rendue faible, ça va de soi, et il est sûr qu’ils le regretteront. Sauver les gens, je veux bien, mais quand ils sont des dangers publics comme ça, faut savoir s’arrêter aussi. Après, c’est intéressant de voir ce groupe-là suivre l’exemple inverse de Rick (encore que les bons sentiments cuculs, c’est totalement la base de la fin de saison 8 de la série-mère… mais laissons-la où elle est pour encore deux semaines).

Dans tout ça, on en arrive à John et June qui peuvent enfin se recontacter – John voulait plutôt parler avec Morgan, sympa, mais c’est touchant de les voir échanger et en revenir au putain de bonbon. Pas le temps de trop bavarder non plus, il faut encore que June parvienne à s’échapper de l’hôpital, parce qu’elle est bloquée par les zombies.

Finalement, Morgan ne met pas longtemps à trouver comment faire diversion : il balance un cadavre de zombie (ironique) sur le toit d’une voiture dont l’alarme se met aussitôt à sonner. Il vise sacrément bien pour y arriver du premier coup. Je voyais déjà Jimbo se proposer de sauter finalement, mais ce n’est pas encore un héros, juste un connard.

Un autre qui n’est pas un héros et à qui les faux-pas collent à la peau (je ne suis paaaaaaaaas un héros un héroooooooos) est Morgan. Culpabilisant totalement du sort de Jimbo, il décide de rester avec lui, même quand June était prête à tenter l’impossible pour lui. On ne sait pas trop quand ils sont devenus si amis, mais c’est pourtant le cas.

C’est donc sans surprise que June refuse de laisser tomber Morgan, et les autres aussi. Tout le monde met donc hors caméra un plan pour le secourir, ce qu’on ne découvre pas immédiatement, et Morgan non plus. C’est quand même dommage de ne pas avoir eu la scène de retrouvailles, mais l’épisode contient sa dose de moments cheesy quand même.

En effet, Morgan découvre un camion pompier avec grande échelle au bas de l’hôpital et commence à comprendre le plan de tout le monde. Martha essaye bien de les en empêcher, mais tout le monde est d’accord pour la laisser jouer la folle toute seule dans son coin, menottée qu’elle est au van d’Al.

Forcément, il faut rajouter du suspense : la grande échelle est trop courte. Pas grave, Morgan a une corde à portée de main, ça va de soi. Il manque de mourir une fois ou deux dans le plan pour le sauver (le con, vous imaginez le truc ?), mais est secouru de manière improbable par John qui tire une balle nécessitant une précision assez incroyable depuis une dizaine d’étages plus bas. Ben. Voyons.

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IIIIRK

La peur de ma soirée, et ce n’était pas arrivé depuis un moment, est survenue de nulle part quand Luciana se fait surprendre par un zombie débarquant dans son dos. Alicia la sauve in extremis, mais ouais, pour une rare fois, cette scène a fonctionné. Pire encore, pour une rare fois, j’ai compris que je ne voulais plus voir mourir personne – même Charlie, c’est dire. Le groupe est vraiment cool comme ça (bon allez, le frère et la sœur, j’en ai rien à carrer aussi), donc ça peut continuer. Comme c’est une fin de saison, je m’attendais à d’autres morts, en plus.

Finalement, Morgan ne se rate pas quand il saute pour atteindre la grande échelle (ça aurait été drôle aussi). Et d’un coup d’un seul, ils sont tous entourés de zombies. C’est bien beau d’être réunis, mais il faut encore s’échapper de là. Heureusement, ils ont encore un ami pour s’occuper d’eux : Jimbo. Il est prêt à faire ses adieux et suivre à son tour le coup de l’alarme de voiture.

Et comme par hasard Sarah a de quoi noter la recette, alors elle s’y applique, jusqu’à l’ingrédient secret. Et ensuite, ben, Jim est bon se suicider et tous les sauver en tombant sur une voiture. T’as intérêt à pas rater ton suicide quand c’est comme ça quand même. Je m’attendais vraiment à ce qu’il se foire, mais non.

Tout le groupe se barre donc, moins Jimbo, moins Al. Et moins Martha aussi, parce qu’elle a réussi à s’enfuir de manière improbable (je veux dire, de la grande échelle, Morgan aurait dû le voir). C’est tellement un happy end que je m’attendais à ce qu’elle sorte de nulle part et tue Morgan, mais non. On a ensuite un joli happy end avec tout le groupe qui s’en sort bien et parle de la bière de Jimbo, qu’ils veulent renommer.

Morgan n’y croit toujours pas, mais ils sont toujours en vie, et June et John se serrent la main. Tant de bons sentiments, j’ai pas l’habitude avec cette série, mais pourtant ça semble être le cas, avec une Al peut-être encore dans la nature que tous veulent retrouver.

Forcément, ça ne finit pas si bien que ça : Martha est de retour à l’hôpital où elle veut se venger de Morgan. Elle récupère donc le cadavre de Jimbo, que les zombies n’ont pas atteint et ont déserté, allons savoir pourquoi. Et dès qu’il se transforme, elle se sert de lui, avec pour ferme intention de rendre Morgan fort à son tour. Oh le désespoir. Elle est complétement cinglée.

Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E14

Épisode 14 – MM 54 – 17/20
Enfin ! Enfin un épisode où je n’ai pas trouvé que l’intrigue n’avançait pas et où je ne me suis pas ennuyé une seconde. Au contraire, même, j’ai trouvé qu’on avait un bon rythme tout le long, qu’on obtenait quelques réponses et l’action que j’attends d’un épisode d’une franchise autour de zombies. Les choses bougent et ça fait du bien, et comme j’adore toujours une partie des personnages, j’étais dedans.

Saison 4

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Hug the asphalt!

Avec un tel cliffhanger, j’étais pressé de voir cet épisode, mais j’ai rapidement changé d’envie en découvrant qu’il commençait encore avec un nouveau personnage en train de mourir sur le bord de la route. Il s’agit du mari de Martha, notre grande méchante de la saison qui a donc était gentille un jour dans sa vie mais s’est sentie drôlement faible de devoir compter sur les autres pour sauver son mari. C’est con, parce que les autres ne se sont pas arrêtés en passant à côté d’elle, évidemment.

Sa situation est triste évidemment, mais elle a rapidement appris comment tuer des zombies par elle-même, donc il n’y a pas de quoi nous faire chier toute une demi-saison quoi. On n’y peut rien si ton mari s’est empalé tout seul, faut t’en remettre cocotte. Le problème, c’est que non, elle s’enferme dans l’espoir vain que quelqu’un va venir les aider, passe la nuit auprès de son mari et le découvre en zombie le lendemain matin. Moralité de l’histoire ? Ne portez pas de chaussures ouvertes avec des chaussettes : c’est moche et vous finirez à devoir enterrer votre bien-aimé(e) à mains nues – ce que la série tente de nous faire croire possible sans qu’elle ne soit attaquée par le moindre zombie.

Et après ? Ben après, elle se retrouve à péter un câble, évidemment. Le lendemain (encore, oui) un camion prend la peine de s’arrêter pour l’aider, mais c’est trop tard. Le fameux homme aux cartons s’avère être une femme bien gentille, Stevie, avec Martha, mais Martha est une connasse qui préfère corriger ses fautes d’anglais et la tuer. Pourquoi ? Parce qu’elle l’a remerciée de son aide, et que Martha n’a pas envie d’aimer grand-monde.

Comme personne ne l’a aidée elle, elle s’amuse donc à tuer tous ceux qui laissent des cartons, parce que c’est bien plus drôle comme ça et parce qu’elle veut absolument retrouver le créateur de ce concept pour le tuer lui aussi. Sympathique, dis donc. Comme quoi, on a beau être gentil, c’est facile d’attirer les psychopathes.

On retrouve alors le camion avec tout le monde encore en vie, sans la moindre crédibilité. Oh, on a bien June blessée à la jambe et Sarah avec une balle dans le bras. Wendell a la joie de voir son fauteuil roulant complétement cassé, aussi. Sans trop de logique, Martha se gare à proximité du camion et les regarde tous en sortir sans réagir.

Evidemment, Al est incapable de ne pas réagir très longtemps : elle se précipite vers son van et manque de mourir à cause d’un zombie lâché par Martha, mettant ensuite June en danger. Finalement, elles s’en tirent toutes les deux grâce à un bon concours de circonstance, alors que Morgan essaye encore de convaincre Matha d’être gentille.

C’est peine perdue, évidemment, et ils sont interrompus par Wendel lui tirant dessus. Alléluia, tu marques des points petit Wendel, mais tu aurais pu la tuer tant qu’à faire. Malheureusement, il n’a pas le temps parce que le camion explose, laissant tout le monde retourné (mais sain et sauf). Martha profite de la diversion pour s’enfuir et tout est bien qui… finit mal ?

Le groupe est quand même dans la merde, parce que tous les zombies du coin (et il y en a la masse) sont attirés et les poursuivent quand ils décident de s’enfuir comme ils peuvent, et parce qu’il faut traîner (littéralement) Wendell. Jim s’en sort quand même sans blessure et s’attire les foudres de tout le reste du groupe, qui décide d’aller à l’hôpital. Il n’empêche qu’il préfère jouer la sécurité et faire cavalier seul… avant de les suivre finalement voyant l’ampleur de la tâche l’attendant.

En parallèle, Alicia et Charlie finissent par retrouver ce qu’il reste du camion, mais il n’y a même plus de zombies, c’est dire le temps qu’elles mettent à arriver sur place. Cette fois, Alicia est en pleine déprime, mais elle prend la décision de continuer vers l’est, allons savoir pourquoi. Il fallait bien aller quelque part, vous me direz.

Elles tombent en panne d’essence une cinquantaine de miles plus loin. Charlie est assez déprimée de comprendre qu’elles ne sont pas spécialement à la recherche de Morgan, mais Alicia lui explique qu’elle veut l’emmener à la plage… OK. Bon, c’est sympa dans la construction de leur intrigue, mais c’est pas hyper sympa pour le reste du groupe ça, Alicia. Et puis, je suis pas sûr qu’une plage soit une bonne idée.

Charlie reste une ado chiante qui préfère partir à la recherche de Morgan, mais Alicia lui fait un petit rappel de la situation. Par chance, elles trouvent leur plage plus vite que prévu avec l’inondation provoquée par la tempête. Elles retrouvent aussi le chapeau de John, avant d’apercevoir… eh bien, quelque chose les faisant sourire, mais allons savoir quoi. Le plus logique serait Victor et John, le plus dingue Madison (je trouve ça trop simple comme moyen de s’en débarrasser).

Quand on retrouve le groupe du camion, ils sont encore bien dans la merde, mais ils sont posés dans l’hôpital… face auquel tous les zombies s’accumulent. June examine tout le monde, c’est quand même bien pratique d’avoir une infirmière, alors qu’Al pose 150 000 questions à Wendell qui commence à être presque sympathique à force. Et pourtant, il a une histoire de base super chiante, à être en fauteuil roulant parce qu’il était gentil avec les autres, et à être frustré parce qu’on lui a refusé l’armée comme il était en fauteuil. Ah lala. Les classiques des séries (et sûrement de la vie, malheureusement).

Jim s’en prend aussi à Morgan qu’il accuse de les avoir mis dans la merde, et il est parfaitement insupportable à ne proposer aucune solution. Finalement, ce n’est pas si mal d’avoir de nouveaux personnages, ça me permet de trouver Morgan supportable, comme c’est lui qui propose de monter dans les étages (solution logique), puis d’aller sur le toit. Bref, de manière générale, c’est le seul qui leur propose d’agir.

Et la situation est assez désespérée quand même : ils sont forcés de se séparer à l’étage histoire de trouver comment remettre l’électricité et faire fonctionner l’ascenseur. Se séparer ? Oui, Al décide de se sacrifier pour que Sarah et Wendell puisse rester ensemble, alors que Jim se retrouve à affronter un zombie sans la protection de Morgan. Et il se retrouve mordu dans le dos sans qu’on ne sache trop comment, ce que June finit par découvrir quand ils sont sur le toit.

Oh, c’est censé être triste, bien sûr, mais franchement, Jim m’a tellement insupporté tout l’épisode que je ne trouve pas ça si dommage que ça. En plus, au moment où tout le monde s’est retrouvé jaloux de son absence de blessure, j’ai su qu’il était dans la merde, parce que c’est un classique le personnage qui s’en sort indemne pour mieux mourir en laissant tout le monde dépité. Sur le toit, ça donne donc la possibilité à tout le monde de déprimer, surtout qu’ils sont quand même entourés de zombies et ne peuvent rien faire d’autre que ça. Il faudra pourtant bien avancer à un moment.

Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E13

Épisode 13 – Blackjack – 14/20
S’il y a de très bons moments dans cet épisode réunissant plusieurs pièces du puzzle ensemble, il y a aussi des moments tellement gros qu’on se demande si les scénaristes n’ont pas trop abusé de la bière à la rédaction du scénario. Bref, j’adore une partie des personnages, j’adore certains moments (très bons cliffhangers), mais ça n’empêche pas que je m’endors devant une bonne moitié d’épisode et que je suis mort de rire devant la médiocrité d’un autre quart. Cela ne laisse pas grand-chose à la série finalement, mais je suis attaché malgré tout.

Saison 4

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I’d love to have one more beer.

Encore un lundi, un lundi pour rien. Pardon. Un peu de bonne volonté, j’aime pourtant cette série et une partie de ses personnages. Cette semaine on reprend sur June toujours à la recherche de son Quinn, et elle n’est pas prête de le retrouver (ce qui vaut mieux cela dit, elle risquerait d’être déçue). Elle est partie à la recherche de Quinn avec Al et Morgan, laissant donc Jim avec le frère et la sœur. Mouais. C’est-à-dire que si on se met en plus à laisser vivre seuls dans un coin des personnages dont je n’ai pas encore grand-chose à carrer, ça ne va pas me motiver du tout, malheureusement.

Bon, il faut reconnaître que l’acteur interprétant Jim fait gagner des points à ce trio et que Sarah insupporte tellement Momo que je ne peux qu’avoir de la sympathie pour elle… mais quand même quoi, on a connu plus excitant comme promesse de début d’épisode. Ils sont attaqués par un zombie dont ils se débarrassent sans suspense pour découvrir que quelqu’un lui a écrit sur la tronche, ce qui, quand même, ne les rassure pas trop.

Ce n’est pas Quinn, mais c’est suffisant pour inquiéter encore plus June et les autres. Ils ne sont pas au bout de leurs peines : très rapidement, la grande méchante de cette mi-saison les contacte à la radio pour leur faire entendre le son de Quinn devenu zombie. Tristesse. Morgan reconnaît toutefois le son de la voix de l’inconnue qu’il a croisé plus tôt dans la journée (pas mal !) et celle-ci lui explique donc qu’elle a tué Quinn parce qu’il était faible, sinon il n’aurait pas eu besoin des boîtes. Euh moui.

Elle ne rassure pas grand-monde et se fait aussi une ennemie en Al quand cette dernière comprend qu’elle tient la voleuse de son van. Fallait pas toucher au van – elle est un peu ridicule Al à force, non ? En tout cas, chapeau bas pour le casting de la méchante, elle a un bon sourire de cinglée, j’aime beaucoup. Limite, je vais être pour elle plutôt que pour les gentils, hein, même si elle a complétement tort dans ses arguments, ça va de soi.

Bon, le lendemain, tous nos amis du camion se mettent en tête de chercher leurs amis pour les protéger de cette cinglée qui aime tuer « les faibles », alors que Jim et Sarah sont surtout inquiets de savoir de quoi est capable Morgan, parce que la méchante a dit qu’elle elle savait. La scène est principalement inutile, mais elle ajoute un peu d’humour quand même quand Sarah se laisse convaincre une fois désarmée en deux deux par Morgan. Zéro construction de personnage, quand même.

Même si on leur a dit de ne pas laisser de boîtes sous peine de se faire buter par la méchante, ils décident malgré tout de continuer à en laisser et je suis fasciné par leur capacité à trouver tant de nouveaux cartons quand j’ai tant galéré à en avoir pour déménager. Et puis, il faut les remplir les cartons aussi, ils y laissent des vivres à chaque fois. Qu’importe apparemment. En tout cas, cette fois, Morgan laisse aussi de quoi le contacter par radio en cas de besoin.

Ailleurs, nous retrouvons enfin Victor toujours aussi en vie qu’avant la tornade, donc tout va bien pour lui. Reste à savoir ce qu’il en sera de John, parce qu’il commence tout solitaire à lire Moby Dick avec ses barres de céréales. Victor est désormais confortablement installé dans une cabine de ranger, il ne fallait vraiment pas s’inquiéter pour lui, malgré une apparente petite blessure à la main.

Il est à proximité d’une sorte de marais, à côté duquel John travaille à scier du bois, allons savoir pourquoi. Bref, la tempête n’aura servi qu’à séparer tout le monde, mais pour ces deux-là, je me demande encore pourquoi ils n’ont pas fait demi-tour. Enfin, ça n’a pas de sens : je sais qu’ils n’ont pas de point de rendez-vous fixé, mais franchement, ils pourraient pas tous essayer de s’attendre à un endroit ? Ou juste se laisser un message type Terminus ? Non ? Ils nous épargneraient bien des misères.

Bon, bref, John est motivé à construire un radeau pour rejoindre les autres (c’est sûr qu’il n’y a aucun moyen de contourner un nouveau cours d’eau, pas vrai ?). Sans trop de surprise, Victor n’est quant à lui pas motivé du tout, préférant attendre que le cours d’eau s’épuise. Ma foi, au point où ils en sont, il a sûrement raison.

Qu’importe, John est motivé à tenter son radeau totalement inutile et il risque sa vie lorsqu’un alligator essaye de lui manger un bout de jambe. Au moins, là, on comprend pourquoi l’animal allait vite, pas comme lorsque c’est un zombie qui s’y met. Cette fois, les zombies ne survivent pas longtemps aux alligators bien content de se nourrir, et c’était marrant à voir.

Enfin, ça l’était plus que John persuadé que June est en vie et qu’il va pouvoir lui offrir un bonbon en la retrouvant. Rien que ça. Quand il trouve une voiture avec un zombie dedans, il invente tout un nouveau plan et demande l’aide de Victor pour récupérer la voiture, sauf qu’il y a une bouteille de vin dans la voiture et ça suffit à détourner l’attention et l’instinct de survie de Victor. On a alors droit à la scène la plus ridicule de la série, je pense, avec Victor qui manque de se tuer en se faisant attraper par un zombie à bord d’une voiture qui fait des tonneaux jusqu’à de l’eau avec un alligator dedans. Et il survit. Pas le zombie, qui se fait empaler. SERIEUSEMENT PUTAIN ?

J’aurais été dégoûté que Victor meure comme ça, mais alors le faire survivre ça n’a aucun sens, on aurait pu se passer d’une scène aussi idiote que ça ! Le but ? Le faire se disputer une fois de plus avec John, qui fait son radeau pépère à partir de la voiture. Bon, malgré tout, John aime bien son alcoolique de pote qui boit pour oublier, et il l’invite donc à venir avec lui. S’ils sont pas mignons nos deux nouveaux meilleurs amis.

Sans trop de surprise, mais avec une très mauvaise écriture, ils se retrouvent coincés au milieu du cours d’eau, avec l’alligator qui les attaque quasiment immédiatement parce que les zombies font demi-tour dès qu’ils arrêtent d’entendre du bruit… agissant exactement à l’opposé de tout ce qu’il s’est toujours passé dans les deux séries. On va dire qu’ils ont entendu un oiseau, hein.

Bon, bref, Victor et John se retrouvent à devoir plonger… et faire demi-tour ? Ils paraissaient pourtant à peu près à mi-chemin, mais c’est plus rigolo de voir John en pleine déprime manger son bonbon qu’il réservait pourtant à June. Tout dans la « subtilité », j’imagine.

La série s’occupe aussi, enfin !, du sort de Luciana qui… se rend à la bibliothèque. Bon, ce n’est pas idiot, son plan est toujours d’essayer de retrouver Charlie, qu’elle a dû perdre il y a quelques jours maintenant. Comme elle ne trouve pas l’adolescente, elle passe ses nerfs sur un zombie qui essaye d’avaler Clinton, un énième nouveau personnage de cette saison 4 qui la commence bien mal avec les jambes complétement ravagés. Il reste tellement d’humains encore en vie, franchement.

Enfin bon, celui-ci ne le restera pas longtemps et il en a conscience : quand Luciana veut le libérer de sa voiture, il se rend bien compte que tout ce qu’elle fait est d’accélérer ses souffrances. Il lui demande alors… une dernière bière. SERIEUSEMENT ? J’ai ri, mais ri. Ils sont tous à fond dans les bières cette saison, je commence à deviner comment les scénaristes écrivent les scénarios, et ce n’est pas un compliment.

On ne saura pas comment Luciana a survécu à la tempête, mais on saura comment elle a passé toute une journée à chercher de la bière, ne trouvant que des cadavres de bouteilles sur son chemin. Ils n’ont pas tout compris à ce qui m’intéressait dans la série apparemment. On a donc droit à Clinton qui explique à Luciana sa petite vie par radios interposées, et son envie d’aider les gens lui aussi. Moui. J’imagine que c’était lui qui laissait les boîtes à l’origine du coup ?

Peu importe à vrai dire, parce qu’elle trouve la boîte laissée par Morgan, avec de quoi le contacter par radio… et surtout de quoi boire une bière. Elle la ramène donc à Clinton, mais ça ne me rassure pas trop de voir qu’elle se sert dans le carton alors que la grande méchante court toujours. Au moins, elle a de quoi parler à quelqu’un, et qui plus est elle ne le sait pas encore, mais à un ami. Tout le problème est qu’elle ne le sait pas, j’imagine.

Malgré tout, elle abandonne Clinton et décide d’envoyer un message de remerciement sur la chaîne 4 de la radio. C’est une brillante idée : Morgan la reconnaît immédiatement à son accent. Il est drôlement fort de reconnaître les voix à la radio quand même, quand on sait comment ça déforme les choses !

Elle retrouve vite tous ses potes et leur donne les cahiers de Clinton, apparemment importants. Et comme on arrive à la fin de l’épisode, les choses s’accélèrent et le stress remonte d’un coup : Charlie contacte Morgan à la radio, et Alicia l’engueule immédiatement consciente que ça pourrait être un piège. Le problème est qu’elles font immédiatement confiance à Morgan quand elles entendent sa voix et donnent leur position.

Oui, sauf que la grande méchante les entend aussi et passe à la radio pour les prévenir. Il n’empêche qu’elle sait où trouver les filles, et juste, je refuse quoi. Bon, elle ne sait pas à qui elle a affaire avec elles, mais quand même.

Pour ne rien arranger, Sarah les interrompt à son tour, pour demander à Al de décrire son van : yep, je m’inquiétais inutilement pour Alicia et Charlie ; en fait, la grande méchante était derrière le camion. Et elle n’hésite pas à utiliser les mitraillettes d’Al pour venir à bout du camion, laissant les filles sans nouvelle de leurs amis. Bon, a priori, on devrait pouvoir dire adieu à Sarah, son frère et Jim minimum, vu le placement des mitraillettes… et puis, ça tombe bien, tous les personnages qu’on connaît et aime sont ensemble à l’arrière du camion.

Après, il y aura forcément un accident de camion aussi mais qu’importe, le trailer de l’épisode en disait déjà beaucoup trop pour la suite (ridicule moyen de casser l’excellent suspense).

Saison 4