American Horror Story – S08E07-10

Épisode 7 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !

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– You know why I’m here ?
– The Antechrist. Michael Langdon.

Aïe, j’accumule un retard monstre dans mon visionnage du WE en séries et voilà que cet épisode ne m’aide pas du tout en partant en vrille vers une nouvelle intrigue qui reprend un personnage que j’avais oublié de la saison 3, Dinah. On est donc parti sur un culte vaudou qui n’a réussi à m’avoir que parce que ça permettait à une actrice que j’adore de faire une petite apparition dans la série.

Quant à Dinah, elle n’est là que parce que Cordelia a besoin de son aide pour parler au « diable du vaudou », probablement de son problème de fin du monde à venir. Bien, ça devrait être sympa à suivre au moins. Ou pas : après le générique, on repart encore sur autre chose, avec une parodie des films d’horreur de Noël. Si l’idée était marrante, ça traînait en longueur pour pas grand-chose. Il est finalement révélé que la grand-mère que l’on suit est Bubbles, une sorcière qui est aussi actrice.

Et ce film d’horreur est donc son tournage actuel. Heureusement, on enchaîne sur Madison venant lui expliquer qu’elle est convoquée par les sorcières, parce que le monde est en grand-danger. Ce n’est pas très original comme convocation, on l’a déjà entendu dans un milliard de séries. Bubble s’exécute cependant pour un dîner au restaurant avec Myrtle et Madison. Il est révélé qu’elle a le pouvoir de lire les pensées ; et c’est bien pour ça que les sorcières ont pensé à elle pour résoudre la situation. Le but est de lui faire lire les pensées de Michael pour savoir ce qu’il en sera.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais on sait que de toute manière, tout ça nous mène à la fin du monde, alors, je ne sais pas, on pourrait abréger ? Je n’arrive pas à accrocher à cet épisode, et je commence à avoir sérieusement envie d’en revenir au présent car ce flashback interminable se perd en route – comme souvent avec cette série.

Bref, Bubble et Myrtle se rendent ensuite dans l’école des garçons pour lire les pensées des professeurs. C’est assez inutile : tout ce que Bubble découvre, c’est le meurtre déjà oublié par tout le monde de l’autre prof et le fait qu’ils veulent à présent tuer toutes les sorcières. Rien de neuf, quoi.

Du côté de Cordelia, on découvre qu’elle est toujours aussi riche et qu’elle a pu payer Dinah en cash pour effectuer le rituel qu’elle voulait. Le but est donc d’ouvrir un portail vers l’Enfer pour y envoyer l’Antechrist. Le plan est simple, mais je me heurte franchement à un grand problème : je ne comprends rien à ce que nous raconte le grand diable vaudou. Il a un putain d’accent français qui ne ressemble à rien (c’est ironique) et une voix trafiquée par ordinateur. Heureusement Cordelia me fait la traduction de ce qu’il se passe au fur et à mesure, donc ils ont dû sentir le coup venir en tournant : elle raconte donc qu’il demande à récupérer l’âme des sorcières sous la protection de Cordelia, et bien sûr, elle refuse.

Tant pis pour le monde, il peut bien être détruit, Cordelia refuse de craquer et d’abandonner ses sorcières à une éternité de périls. Pourtant, elle ne dit rien au fait que Fiona soit déjà avec lui ; mais elle semble en effet kiffer ça.

Pendant ce temps, on retrouve Coco, Mallory, Zoe et Queenie autour d’un bon repas. Il était temps de les revoir, mais leur scène est longue pour pas grand-chose : Coco découvre une nouvelle facette de ses pouvoirs puisqu’après le gluten, elle peut désormais détecter le nombre exact de calories dans la nourriture en face d’elle. Ce n’est pas fou, mais les scénaristes enchaînent un certain nombre d’exemples avant qu’elle ne s’étouffe avec un gâteau. C’est là l’intérêt de la scène : une fois morte, elle est sauvée et ressuscitée par Mallory, qui démontre ainsi l’étendue immense de ses pouvoirs. Pour Zoe, cela explique pourquoi Cordelia s’affaiblit : Mallory est la prochaine suprême.

Bon, elle ne le vit pas super bien, parce qu’elle ne veut pas voir Cordelia mourir, mais cette dernière organise malgré tout un festin pour fêter ça. Oui, oui, un festin alors même que le monde est en péril. Cela pousse Cordelia à révéler une autre part du passé : deux ans avant l’Apocalypse (hein, mais on n’était pas trois ans avant là ?), Cordelia effectue donc un rituel pour ramener à la vie Myrtle. Ce n’est que maintenant que je capte qu’effectivement, elle était censée être brûlée vive. En fait, Cordelia avait senti venir le danger, et elle avait besoin de Myrtle auprès d’elle pour aider les autres filles à se préparer à ce qui arrivait.

Puisque Myrtle et Bubble ont découvert que John Henry avait été assassiné par un complot entre les sorciers, Cordelia décide de le ramener à la vie. Pour cela, elle teste Mallory, qui prouve sans problème qu’elle peut passer le test des sept merveilles. Une nouvelle suprême est donc en route, et John Henry est ramené à la vie, histoire de révéler qu’il a été tué par une femme.

Coco est donc envoyée pour l’arrêter, et ça se fait avec beaucoup de maladresse. C’était marrant à voir cela dit et ça permet d’enlever la fan de Satan. Du côté des profs de l’école des garçons – garçons qui ont TOUS disparu depuis plusieurs épisodes, la grande joie d’avoir une poudre pouvant enfin détruire les sorcières est réduite à néant quand ils sont surpris par Cordelia qui les rend muet pour toujours. Bon, en même temps, toujours ce sera court : elle les condamne à mort pour le meurtre de John Henry… qui se fait un plaisir de revenir pour allumer les torches brûlant vif ses deux collègues et sa meurtrière.

En même temps, vu le nombre de résurrection qu’on a vu depuis le début de la saison, je ne suis pas sûr que cette punition soit véritablement efficace. Ca doit faire mal et être embêtant les quelques saisons qu’on passe en Enfer, mais tant qu’on revient derrière, hein !


Épisode 8 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.

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You can write your own destiny. You can still turn away. There’s humanity in you, I see it.

Superbe, cet épisode ne dure que 38 minutes alors que je m’inquiète de ne pas avoir assez de minutes pour terminer le niveau basique. C’est malin. Bon, cela dit, il ne faut pas que ça m’empêche de me concentrer sur l’épisode qui recommence avec une scène déjà plus intéressante que l’ensemble de l’épisode précédent : on y retrouve Michael découvrant la mort de ses alliés, et particulièrement de sa mère.

Cordelia tente bien de ramener Michael du bon côté, mais celui-ci n’est pas vraiment d’accord. Faire le mal, c’est rigolo, voyez-vous. À la place, il pète donc un câble au milieu de la forêt, dessinant un pentagramme au milieu duquel il contacte son père, demandant à obtenir de l’aide. S’il n’en obtient pas ? Facile, il se laissera mourir sur place. Il passe donc quatre jours sans manger et commence à avoir des visions de ses alliés morts et d’une petite fille lui proposant de la nourriture. Puis, il voit un ange sexy en slip, puis il tue une chèvre qui passait par là et de laquelle sortent des serpents, et bon, tout ça n’est qu’une hallucination.

Cela n’a pas beaucoup de sens, mais il décide malgré tout de quitter son pentagramme. Il atterrit alors en ville, et le changement de décor est vraiment intrigant. Cela dit, il n’a aucun mal à trouver son chemin vers un repaire satanique, parce que pourquoi pas après tout. Ce repaire est en fait une sorte d’église inversée, où le sermon consiste à exhorter les gens à faire d’horribles crimes parce que Trump ne suffira pas à provoquer la fin du monde. Mouais.

Là-bas, il sympathise avec Madelyn, une fan de Satan, donc, interprétée avec brio par Harriet Sansom Harris. Même si j’adore cette actrice, parfaite pour les rôles de méchante, je dois avouer que j’ai totalement décroché en cours de route devant cette scène, parce qu’elle le ramène chez lui pour lui faire un discours sur le Mal et tout. Et puis, bien évidemment, il finit par lui révéler sa véritable identité et elle s’agenouille devant lui. Prévisible.

Ils retournent ensemble à la messe suivante, où des sacrifices humains sont prévus. Ils sont drôles, mais ils sont aussi des grands cinglés s’amusant à tuer des samaritains – une assistante sociale et un membre de médecin sans frontière – pour vendre leur âme au Diable. Et ça tombe bien, le Diable est là, et il n’hésite pas à tuer les deux victimes du jour. Pas trop de surprise – à part que je l’aurais bien vu tuer la prêtresse insupportable devant tout le monde.

Après tout ça, il est vénéré comme la star qu’il est par toute la paroisse, et toujours particulièrement par Madelyn qui est toutefois terrifiée de le voir s’énerver après elle parce qu’il ne sait plus quoi faire. En plus, il est coincée de ne pouvoir ramener sa plus fidèle alliée d’entre les morts. Moui, Madelyn refuse d’y croire et elle l’emmène donc rencontrer de nouveaux fidèles pouvant l’aider. Avant tout, elle lui demande quand même de finir dans le pire endroit de l’Enfer. Ben oui, évidemment.

Les nouveaux fidèles ? Il est l’heure de retrouver Evan Peters dans cette saison, et cette fois, il nous revient avec une coupe playmobil pour jouer les geeks construisant des robots à forme humaine et des bras articulés programmés pour branler de potentiels clients. La directrice de cet endroit ? Sarah Paulson, qui retrouve une canne – Venable, on te reconnaît – et sert de la cocaïne aux employés qu’elle ne vire pas.

Bon, pas vraiment la meilleure invention de la série tout ça, franchement. Michael les contacte donc et crame leur assistante/prostituée pour prouver qu’il est bel et bien Satan. Et une fois que c’est fait, il leur demande de ramener à la vie sa plus fidèle alliée, ce qui explique d’où sort le robot Ms. Mead du début de saison. En fait, le fils de Satan est donc juste totalement obsédé par une simple mortelle… ce n’est pas brillant, parce qu’on a tout vu de cette relation, et elle ne tient pas la route.


Épisode 9 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.

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Math is way more powerful than magic.

Outch. J’espérais qu’on change d’ambiance, mais non, cet épisode repart sur les deux geeks inutiles qui ont construit Ms. Mead. Franchement, il ne reste plus que deux épisodes, ce serait pas mal d’avancer et d’en revenir enfin au début de saison. Je ne vois pas trop ce qu’il reste à faire, en plus. En tout cas, les geeks s’engueulent parce que l’un d’eux, Evan Peters bien sûr, en a marre d’attendre des nouvelles de Michael.

C’est aussi l’occasion de nous confirmer que leur directrice/assistante/on ne sait pas trop est bien Ms. Venable. Et elle aussi elle est énervée, parce qu’elle est au service de boulets finis. Pas. Passionnant. Après le générique, on retrouve Mallory qui espère voir ses pouvoirs grandir plus vite que possible et l’ensemble des sorcières en pleine réunion. Franchement, ce n’est pas dingue, et ce n’est pas ramener Dinah au milieu de tout ça qui suffit à me rattacher à l’intrigue.

En plus, je ne comprend pas trop comment Dinah s’est retrouvée du côté de Michael, mais c’est pourtant ce qui est proposé ici : elle ouvre la porte verrouillée pour que le fils de Satan puisse venir tuer toutes les sorcières une à une. Quelques clous suffisent à en tuer pas mal, et Mead se charge du reste avec son bras-fusil. Elle nous tue Zoe, puis Queenie qui espérait la blesser en s’égorgeant. Je suis assez triste de ce résultat : c’était expéditif comme fin. Quant à Dinah, elle fait tout ça pour avoir une émission télé – l’émission qui lui permettra d’avoir sa place dans le bunker.

Afin de protéger Mallory de ce massacre, il est décidé de lui donner une nouvelle identité. Cordelia, Myrtle et elle parviennent à échapper à la tuerie en s’échappant par la fenêtre – c’est beau franchement, heureusement qu’elle les considère comme ses filles. Il n’empêche que Michael est dépité d’avoir raté son coup. Il s’en confie à Ms Mead, n’ayant clairement pas capté qu’il parle en fait avec les geeks : ben oui, elle est un robot avec caméra intégrée, et ils lui écrivent ses lignes de dialogue. C’est gros, franchement, c’est juste impossible de taper assez vite (j’en sais quelque chose) et d’être en permanence derrière l’écran. Surtout en se droguant comme ils font (bon, ça, j’en sais rien, j’imagine).

Ils arrivent à convaincre Michael de venir auprès d’eux, pour leur proposer leur plan de prendre le contrôle de la coopérative, une organisation qui contrôle à peu près le monde. Sérieusement ? C’est comme ça que la série choisit de détruire le monde ? Michael veut tuer quelques sorcières – les seules survivantes étant Coco, Cordelia, Mallory, Myrtle et Madison – et à défaut d’y arriver, il détruit le monde ? Franchement, je préférais quand la série se concentrait sur les sorcières plutôt que sur Michael.

Justement, du côté des sorcières, Cordelia se projette sur le plan astral pour apercevoir les corps des sorcières mortes. Et si Cordelia voulait sentir leurs âmes, elle est forcée de constater qu’il n’y a plus rien de Zoe et Queenie. Est-ce qu’ils viennent de détruire les âmes de deux de mes trois sorcières préférées parce que la troisième a oublié de communiquer l’information ? Ouep. Madison a bien mérité sa baffe.

Face à de telles extrémités, les sorcières sont ravies de découvrir qu’il leur reste peut-être une solution. Mallory a assez de pouvoir pour tenter un rituel de plus, qui permettrait de remonter le temps. Ouep, elle aurait le pouvoir d’inverser le cours du temps, en plus d’avoir celui de ressusciter qui elle veut. Ce n’est pas rien.

Pour nous introduire cette idée, on a alors droit à un détour par la Sibérie, en 1918. On y suit la nuit mouvementée d’une certaine Anastasia… Oh comme c’est original. Elle doit donc réveiller ses sœurs pour aller se réfugier au sous-sol, mais elle sent un danger que son père ne voit pas. Elle enfile un talisman pour jeter un sortilège de protection, qui n’est toutefois pas assez efficace. Elle protège son père de deux balles, mais pas des cinq suivantes. Et toute sa famille se fait tuer.

Mallory est donc envoyé dans le passé en 1918 pour tenter d’empêcher ce massacre et prouver qu’elle a un pouvoir qui n’a toujours été qu’un mythe jusque-là. Franchement, cela ne fonctionne pas du tout comme intrigue. Une fois de plus, c’est un voyage dans le temps qui ne tient pas compte de l’effet papillon ça. A moins que si : Mallory remonte bien le temps, mais elle est incapable de sauver Anastasia de son triste sort.

Cela laisse Cordelia inquiète du sort qui leur est réservée. Avec l’aide de Myrtle, elle décide donc de gagner du temps. Pour cela, elles se rendent de nouveau à l’école des garçons où elles découvrent l’ensemble des professeurs morts et découpés en petits morceaux pour former un pentagramme.

Cela libère les lieux pour l’arrivée de Venable, donc, et ça tombe bien puisqu’elle est justement en train de démissionner. Les geeks l’en empêchent toutefois, lui expliquant que la planète va être détruite et que la coopérative est en fait une compagnie illuminati. Ils lui offrent au passage le poste qu’on lui connaît, et il faudrait être dingue pour dire non : un poste de pouvoir avec autorité totale et survie à la clé ? Eh, qui dirait non ?

En parallèle, Michael prend encore le temps de profiter du monde en se promenant dans un parc avec Mead. On aura tout vu. Elle arrive à le convaincre de provoquer la destruction du monde et il le fait en se présentant comme l’Antéchrist à la Coopérative. Il leur offre l’Apocalypse, en leur proposant également de survivre dans des bunkers. On en revient au début de la saison, et il était temps, puisque l’épisode touche à sa fin. Le cliffhanger le voit dicter les règles du monde après sa destruction… allez, dernier épisode !


Épisode 10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

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It appears that we’re fucked, my dear.

Ah nous voilà bien, cet épisode nous apprend donc que Venable et Myrtle se connaissent. Et Myrtle ne se demande pas pourquoi Venable ressemble tant à Cordelia ? J’aurais toujours du mal avec cette série et ses multiples rôles. Les acteurs ont beau être excellents, il est rare qu’ils me vendent plusieurs rôles d’un coup – il n’y a quasiment qu’Evan Peters qui en soit capable. Les autres se contentent de reprendre grosso modo les mêmes rôles, en changeant très peu de choses.

M’enfin, je me suis déjà plaint un milliard de fois de ce problème, et ça ne doit pas me distraire de cet épisode qui commence bien : Myrtle passe donc sans problème le bureau de Miss Venable grâce à un petit sort et elle tombe directement sur les geeks justement en train de discuter la fin du monde. Celle-ci est imminente maintenant que tout le monde est réparti en plusieurs bunkers.

Evidemment, elle se renseigne sur l’identité des futurs habitants et sur la localisation des bunkers, pour s’assurer que le père de Coco puisse acheter une place à sa fille, et à son assistante. Le plan est assez clair : construire un sortilège qui donne une nouvelle identité à Mallory et Coco. Cette dernière comprend toutefois que sa famille ne pourra pas survivre, et elle ne demande même pas à leur passer un petit coup de fil avant de se faire effacer la mémoire.

Les choses vont drôlement vite, forcément, puisqu’il n’y a plus vraiment le temps de grand-chose. Le plan est clair : faire en sorte qu’elles soient amnésiques pour éviter que Michael ne les détecte comme sorcière, avoir Coco supérieure à Mallory en lui filant une personnalité digne de Madison pour éviter que Mallory ne développe trop rapidement ses pouvoirs et s’arranger pour qu’à terme, Mallory soit assez puissante pour jeter le sort qui les ramènera dans le passé.

Madison les dépose donc en centre-ville où Coco a son coiffeur et rencontre son fiancé, mais elle découvre surtout que Dinah va avoir sa place dans le bunker. Ouep, mais qu’importe : Cordelia s’en fiche, persuadée que son sort est plus puissant que le vaudou de toute manière.

Et voilà, il est enfin temps d’en revenir au présent. La scène Mallory/Langdon s’explique enfin : les pouvoirs de Mallory se réveillent face à lui et elle est assez puissante pour faire flipper l’antéchrist. En attendant le monde est détruit.

Quand les pouvoirs se réveillent, ils servent aussi de réveil à Madison, Cordelia et Myrtle qui s’étaient enterrées. Pfiou, cette saison retombe enfin sur ses pieds, mais ça fait quatre épisodes au moins qu’elle aurait dû le faire. Je trouve qu’on a eu des longueurs inutiles, comme bien souvent. En revanche, je suis assez content d’avoir repris tout mon visionnage de cette saison par l’épisode 4 il y a quelques heures : c’est très exactement là qu’on en revient, avec Michael qui propose aux sorcières de devenirs ses sujets loyaux.

Dinah accepte évidemment, mais ce n’est pas une bonne idée : elle se fait tuer par une autre reine vaudou, juste avant que Cordelia ne fasse exploser le robot de Ms. Mead. C’est du rapide, pour ne pas dire de l’expéditif, cette fin de saison. Dommage d’avoir mis trois longs épisodes à en revenir là pour ça. Ms Mead explosée, Madison peut récupérer son bras-fusil pour… s’attaquer à Michael. Bon, des balles ce n’est pas suffisant pour tuer Michael. Il faut donc encore quelqu’un pour le surveiller pendant que Madison jettera son sort : ce n’est pas tellement un problème pour Madison qui décide de rester le surveiller… et ne le fait pas du tout assez bien. Putain, elle se fait exploser la tête en un rien de temps, c’est violent.

Et ça l’est d’autant plus que Mallory se fait poignarder par un homme de main de Langdon au passage. Cette fois, le monde semble bien foutu. L’autre maîtresse Vaudou est ainsi rapidement arrêtée par Langdon, qui se fait aussi poignarder par Coco. Il les tue toutes les deux pendant que Cordelia et Myrtle font le nécessaire pour renvoyer Mallory dans le passé, même si elle est blessée à mort.

Le sort ne fonctionne toutefois pas, puisque Mallory n’est pas encore assez forte. Cordelia prend donc la décision logique de se suicider, et elle le fait devant Michael qui n’attendait que ça. Oui, sauf que ce n’est pas un suicide de désespoir : bien au contraire, son but est de refiler ses pouvoirs de suprême à Mallory qui les sent immédiatement arriver. Hop, elle retourne aussitôt dans le passé et Michael est donc en échec et mat.

La série reprend donc en 2015, quand Constance Langdon retrouve Michael en train de jouer aux jeux vidéos à côté du cadavre du prêtre qu’il a tué. C’est un retour intéressant et ça permet à Jessica Lange de prouver une fois de plus qu’elle est bonne actrice : on assiste cette fois à l’engueulade qu’elle fait à Michael, lui disant qu’il n’est pas son petit-fils. Elle le vire clairement de chez lui, parce qu’il est adulte et donc n’est pas son petit-fils. Franchement, ça rend triste pour Michael ; et je comprends presque son envie de mettre fin au monde quand on voit comment il est traité par l’ensemble du monde.

Il n’arrive pas à tuer sa grand-mère qui trouve par conséquent qu’il… faible et lâche. Sympathique. Michael quitte donc la maison pour… mieux être renversé par Mallory. Ah ben moi qui attendait de sa part de jolis pouvoirs et un combat de dingue, c’est raté. Elle se contente de le renverser une fois, puis de lui rouler dessus, et plutôt deux fois qu’une.

Malgré tout, il survit assez pour demander à sa grand-mère de le trainer dans la maison où il pourrait survivre en tant que fantôme, à jamais. Constance s’y refuse et lui souhaite un bon voyage en Enfer. Après tout ça, Mallory se rend auprès de Cordelia qui l’accueille, sans avoir la moindre idée de qui elle est. Le seul problème, c’est que ça veut dire qu’il y a maintenant deux Mallory, non ? Et puis, toutes les jolies conclusions de la série proposées au cours de cette saison sont annulées. Les plus tristes aussi cela dit. Zoé est encore en vie au moins ; mais Myrtle n’a jamais été ressuscitée. Queenie ? Mallory lui déconseille fortement l’hôtel Cortez. Madison ? Elle est en Enfer. Misty ? Sa résurrection n’aura servi à rien cette saison, et ça recommence en fin de saison puisque Mallory s’arrange pour la ressusciter une nouvelle fois.

C’est sympa, je crois, de voir cette conclusion joyeuse pour la série, et ça change vraiment de ce qui se fait habituellement. Une fin joyeuse pour cette saison qui s’appelle Apocalypse ? C’est peu probable. En 2020, on assiste ainsi à la rencontre, totalement par hasard, entre Emily et Timothy, nos deux élus de début de saison. Un an plus tard, Emily et accouche et trois ans plus tard, un ciel sombre et une nuée de corbeaux annoncent que c’est mal barré pour le jeune couple. Ils rentrent chez eux pour mieux découvrir que leur fils a tué sa nourrice, exactement comme Michael l’avait fait. Oui, Emily a donné naissance au fils de Satan.

Tout peut donc recommencer, avec même l’arrivée de la secte de Satan à leur porte. Ah, oui, je reconnais bien la série là. Il fallait une fin ouverte à cette saison – et la possibilité d’avoir une dernière saison de la série qui reviendra sur tout ça.

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EN BREF – Cette saison était vraiment sympa à suivre ! J’en ai adoré les trois premiers épisodes qui étaient finalement très différents de ce qu’allait proposer la suite. Les ramifications nombreuses avec les autres saisons de la série étaient assez bienvenues, d’autant qu’on se concentrait surtout sur des saisons qui sont parmi mes préférées : la première, la troisième et, très brièvement, la cinquième. J’aime bien l’idée d’avoir proposé des fins plus heureuses à chacune de ces saisons, mais ça ne fonctionne que moyennement puisque finalement, tout est annulé par Mallory.

Cela confirme une impression que j’ai eu sur le dernier tiers de la saison, celle de perdre beaucoup de temps inutilement. Voir Michael se débrouiller pour devenir le grand méchant qu’il serait a pris un temps fou, de même que ça a pris un temps fou d’offrir un happy end à Moira, Tate, Ben, Violet et Vivien pour au final le supprimer complétement avec le dernier épisode.

Allez, ça n’empêche pas qu’il était agréable de retrouver l’ambiance des saisons passées. En plus, on s’est surtout concentré sur la saison 3, et ça m’a beaucoup plu d’avoir affaire à tout ce monde de magie. Dans l’ensemble, c’était donc une saison solide, qui a malheureusement souffert des errances habituelles pour finir de manière un peu trop bâclée à mon goût – le dernier épisode aurait gagné à être un double épisode pour avoir un peu plus d’action que ça.

Je garderai toutefois un bon souvenir de cette saison, donc tout va bien !

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Saison 8

American Horror Story – S08E06

Épisode 6 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.

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I’ve actually been to hell. I promise you this is better.

Comme promis en fin d’épisode précédent et dès le titre de celui-ci, nous repartons en saison 1 avec cet épisode, puisque Madison et son nouveau « mari » achète la maison meurtrière qui était le théâtre de cette saison 1 brillante – devenue depuis maison abandonnée et théâtre de nombreux meurtres et accidents. Pourtant, elle est chouette la baraque. Franchement, pour l’occasion, je trouve qu’ils auraient pu reprendre le générique de la saison 1, ça aurait marqué le coup, non ? Allez, c’est pas grave !

L’arrivée dans la maison fait même flipper Madison qui remarque bien qu’elle n’a rien d’une maison abandonnée. Au contraire, elle paraît encore habitée comme si de rien n’était et est clairement une prison démoniaque. Le nouveau couple tente immédiatement une petite session de spiritisme, pour contacter les occupants de la maison, découvrant aussi que leurs pouvoirs sont devenus inefficaces.

Leurs pouvoirs, oui, mais pas leurs incantations, et c’est génial. Ils découvrent que la maison est hantée et aperçoivent quelques figures passagères et bien connues. Ils tombent ensuite sur Tate, en pleine session psy avec Ben où il se plaint de l’ignorance de Violet. J’adore ! Cette saison 1 me manque et je m’en rends compte seulement maintenant à quel point.

Elle était tout de même brillante… mais contrairement au reste du monde, je ne le pense pas de Jessica Lange. Allez, ça fait quand même plaisir de la voir revenir dans la série pour jouer son rôle de la saison 1, Constance Langdon. C’est donc sans surprise que ça reprend avec une cigarette en main, et qu’elle est incapable de tenir plus d’une scène sans se servir un verre ou être insupportable avec Moira. Franchement, tout ça me rappelle de nombreux jeux d’alcool.

Si les scénaristes se font plaisir et ont du mal à retenir leur attention sur l’intrigue de cette saison, ce n’est pas le cas de Madison qui n’oublie pas de revenir à la charge sur Michael un certain nombre de fois. Pour obtenir des informations, elle doit cependant se débrouiller, avec son « mari » pour se débarrasser de Moira. Ils galèrent un certain temps à trouver les ossements lui permettant d’être libérée, mais finalement, ils y parviennent.

Moira les remercie donc infiniment et se fait enterrer au-dessus de sa mère… pour mieux lui révéler qu’elle l’a tuée. Cela dit, la mère en est heureuse. Et voilà, sept saisons plus tard, Moira trouve enfin la paix pour l’éternité auprès de sa mère qui l’aime. Donc si je résume, après avoir résolu toute la saison 3 en un épisode, cet épisode se charge de conclure tout ce qui est resté entamé en saison 1 ?

OK, pourquoi pas. C’est facile à faire, c’est du fan service, mais eh, j’aime bien ce fan service. Débarrassée de Moira, Constance finit par raconter toute l’histoire de Michael. C’est forcément répétitif puisqu’il est question de la saison 1, mais bon, on est désormais en saison 8 et ça ne fait pas de mal d’avoir quelques rappels : Constance est donc ravie d’annoncer que Tate est le père de Michael et qu’elle a élevé Michael.

En plus, Constance a bien vieilli depuis la première saison : elle a fini par prendre conscience qu’elle n’était pas faite pour être mère. Non, elle n’est sur cette Terre que pour élever des monstres. Ainsi donc le petit Michael est un tueur en série : il a commencé par s’en prendre aux animaux, avant de passer à sa baby-sitter… ensuite, il a pris dix ans en une seule nuit, parce que ça arrange bien les scénaristes d’avoir un Michael adulte pour leur saison 8. La facilité est énorme, mais on n’est plus à ça près.

En plus, ça plus ça passe bien pour la série : il essaye ensuite d’étrangler Constance, puis tue le prêtre qu’elle lui envoie pour le sauver d’un tourment éternel. Bien. Après tout ça, elle décide logiquement de se bourrer parce que quoi faire d’autre ? On la retrouve donc à danser seule et mourir de son alcoolisme. OK, j’allais presque me motiver à me servir un rhum en souvenir du bon vieux temps, mais bon, la voir mourir et retrouver ses enfants, ça m’a démotivé.

En revanche, Madison et son mari sont heureux d’obtenir tant d’informations sur la famille de Michael. Ils enchaînent ensuite en parlant avec Ben qui était occupé à se masturber en pleurant devant la fenêtre, parce qu’on ne change pas les bonnes habitudes. Il leur raconte donc le jour où Michael a retrouvé le cadavre de sa grand-mère. Forcément, elle ne voulait plus le voir, mais Ben lui, voulait être vu : il considère Michael comme son fils, même s’il ne l’est pas.

Sans trop de surprise, il s’attache à lui comme à un fils, donc, et on voit Michael vouloir être bon et se comporter comme tous les enfants, même s’il est grand déjà. Il a pris dix ans d’un coup, après tout ; mais ça ne veut pas dire qu’il est adulte pour autant. En plus, il finit par rencontrer Tate, qu’il sait être son père, et ça se déroule bien mal : s’il veut ressembler à son père, ce dernier ne veut rien avoir à faire avec.  Pourtant, Michael arrive bien à prendre le rôle de son père et sa petite combinaison de cuir quand de nouvelles habitantes viennent s’installer dans la maison.

Il les tue sans hésiter, dès le premier jour… et ils brûlent les âmes, qui étaient supposées être coincées à vie. Bam. Madison et son mari comprennent donc que le nouveau Supreme est le mal à l’état pur, et qu’ils sont dans la merde. La femme de Ben, Vivien, choisit donc ce bon moment pour revenir enfin, et pff, qu’est-ce que j’adore cette actrice.

Elle pardonne enfin à Ben qui obtient donc sa conclusion heureuse et peut s’occuper de son vrai fils, enfin. Quant à elle, elle a d’autres informations à révéler sur Michael : on découvre peu à peu ce qui l’a fait devenir ce qu’il est : les occupants suivants de la maison sont les membres d’une secte, dont sa « mère ». Voilà qui est réglé : des admirateurs de Satan pour élever un ado paumé et déjà voué à faire le mal ? Que voulez-vous qu’il se passe d’autre ? Michael finit par être totalement dérangé : les admirateurs aiment quand même lui présenter le cœur de pauvres victimes pour qu’il… les mange. Et quand il mange du cœur humain, il est révélé qu’il est Satan, grâce à un subtil (non) jeu d’ombre.

Vivien décide alors de le tuer durant la nuit, parce qu’elle est terrifiée par lui. Sa tentative de meurtre ? Ben, ça n’a rien donné ! Elle a failli cramer pour de bon, mais Tate a décidé de la sauver. Et le temps qu’ils éteignent le feu, Michael s’était barré, définitivement. Pour Vivien, il est clair qu’il n’est le fils ni de Ben, ni de Tate : c’est le fils d’une maison hantée, et c’est clairement l’antéchrist. C’est comme cela que Madison le voit immédiatement.

Elle décide donc de retourner au plus vite auprès du conseil pour les en informer et pour éviter que Michael ne réussisse à détruire le monde. Toutefois, avant d’en arriver là, il reste un dernier happy end à fournir : celui de Tate et Zoe. C’est Madison qui se charge de convaincre Zoe qu’elle peut à nouveau parler à Tate puisque celui-ci a sauvé sa mère d’une damnation éternelle… Et ça suffit à tout résoudre pour les deux fantômes qui peuvent enfin consumer leur amour à jamais. Ah lala, c’est chouette tout ce fan-service !

Saison 8

American Horror Story – S08E04-05

Épisode 4 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !

Saison 8


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Bad news bitch, you’re back from the dead.

Après cinq mois sans rien regarder de cette saison, c’est un peu compliqué de s’y remettre, puisque je me souviens juste de l’ambiance générale et de l’arrivée des sorcières, et que cet épisode ne reprend pas du tout à ce moment-là. Non, au contraire, on a un flashback sur l’enfance de Langdon qui a donc été élevé par une femme dont il a repris toutes les caractéristiques pour les donner à Ms. Mead.

Le lien entre la première saison et celle-ci est à présent très clair, au moins. Et celui avec la saison 3, également, puisque les sorcières sont donc de retour et c’est assez sympa à voir, même si je suis totalement paumé face à leur conversation. Elles ont ressuscité Coco et Mallory et elles leur annoncent qu’elles sont spéciales. Langdon n’est pas fan de cette réunion et il débarque pour le leur dire, ce qui mène à la révélation logique que maintenant que le monde est détruit, on en arrive à un combat entre les sorcières et les sorciers.

Trois ans avant la bombe, le sanctuaire dans lequel réside tout le monde depuis le début de la saison servait d’écoles de sorcellerie pour des adolescents uniquement masculins. Il est assez clair que c’est une école satanique, d’ailleurs, et pas seulement parce qu’ils parlent en latin.

Bon, franchement, je regrette presque d’avoir repris cette série, alors que ça fait tout juste cinq minutes. Ce que je n’aime pas ? Eh bien, comme d’habitude, cet épisode nous raconte une histoire totalement différente ; et ça part dans tous les sens. Dans cette école, cette fois, on en arrive à une sorte de conseil d’éducation regardant une vidéo d’un ado pétant un câble magique sur un pauvre enquêteur qui finit par avoir la tête qui explose.

Ce conseil d’éducation cherche en fait à déterminer s’il est un sorcier, un possédé par un démon ou un l’Elu tant attendu ; l’Alpha qui pourra passer le test des Sept Merveilles et remplacer la Suprême, la chef des sorcières en saison 3. Pfiou, ça part dans tous les sens, et les connexions se font progressivement.

L’adolescent aux pouvoirs flippants ? Il s’appelle Michael, et c’est évidemment Langdon plus jeune. Il est contacté par un des professeurs qui vient le libérer de prison après le meurtre d’un pauvre vendeur de viande qui a pris cher pour s’être engueulé avec la mère de ce cher Michael.

S’il se dit innocent et promet de ne pas avoir su contrôler des pouvoirs qu’il vient de découvrir, la série nous indique rapidement que ce n’est pas le cas : il tue un de ses gardiens de prison dès que le prof a le dos tourné. Il ne fait rien à sa mère qui pourtant est là pour le voir s’échapper de prison, à clamer des propos sataniques, puisque c’est sa religion, et il se retrouve donc rapidement intégré à l’école de sorcellerie. Franchement, ça pourrait me passionner, mais bon, c’est trop expéditif.

On se retrouve en effet directement un mois plus tard où il a déjà le niveau de passer les tests de fin d’années : voir au-delà d’un miroir, se téléporter, faire tomber la neige. Il n’a aucun mal à le faire, et ses profs sont surpris de l’étendu de ses pouvoirs. Il y en a un particulièrement, John Henry Moore, qui vit mal tout ça et passe son temps à le rabaisser. M’enfin, il a beau faire tout ce qu’il peut, il est forcé de reconnaître l’étendue de ses pouvoirs.

Il en est toutefois effrayé plutôt que content d’avoir un sorcier de niveau 4. Niveau 4 ? Oui, alors les sorciers sont notés selon quatre niveaux, et tous les profs sont des niveaux trois. Le niveau 4, c’est celui de l’Alpha capable de renverser une Suprême. Et c’est Michael. Zéro subtilité.

L’acte suivant nous ramène en saison 3, ou plutôt en post-saison 3 : Zoe y est devenue prof de magie, et c’est chouette comme tout à suivre. Je préfère largement l’ambiance de cette école à celle des garçons. Déjà, il y fait jour et ce n’est pas sous terre. Zoe propose à Cordelia de surveiller Mallory, qui est loin d’être celle que l’on connaît depuis le début de saison. Loin de s’écraser, elle révèle aux autres sorcières des pouvoirs extrêmement puissants, qui fascinent Cordelia.

Pas le temps de s’attarder, cependant, puisque les sorcières sont convoquées à l’école des garçons où l’on veut leur présenter Michael. Bon, ça, elles ne le savent pas encore, et les trois profs sorcières que l’on connaît sont blasées de la réunion à venir. Elles apprennent donc l’existence de l’Alpha qui serait capable de renverser la Suprême, mais elles n’y croient pas une seule seconde : ça se saurait si un homme était capable d’avoir autant de pouvoirs. Aha, bien vu.

Si le conseil des sorciers voudrait qu’on fasse passer le test des sept merveilles à Michael, Cordelia s’y refuse, puisque ce serait le tuer, exactement comme elle a perdu Misty en lui faisant passer le test trop tôt. Les hommes voient bien qu’on se moque d’eux et n’apprécient pas de voir Cordelia si sûre d’elle. Ils lui reprochent aussi d’avoir abandonné Queenie derrière elle. Queenie ? Ouep, elle est toujours prisonnière de l’hôtel Cortez, et paf saison 5.

On assiste donc à la tentative de Cordelia pour venir la sauver, mais ce n’est pas efficace du tout : elle a été incapable de l’en sortir. À défaut du test des Sept Merveilles, il est assez clair directement que le rôle de Langdon sera de libérer Queenie. Il en rêve, en plus, et il n’a aucun mal à y arriver. Queenie est donc libérer dès le premier essai, et il l’emmène ensuite chercher Madison, qui est en Enfer.

L’Enfer de Madison ? Elle est vendeuse dans un magasin de vêtement. C’était plutôt marrant, surtout qu’elle a bien mérité sa place en Enfer et que sa torture est plutôt marrante. Toutefois, dès qu’elle voit Langdon, elle comprend qu’il n’est pas comme les autres et quand elle retrouve Queenie, elle récupère l’espoir de quitter l’Enfer.

C’est assez efficace et la fin d’épisode voit Cordelia comprendre qu’elle n’est pas la plus forte des sorcières en vie puisqu’il y a désormais Langdon. Et en effet, elle est rapidement confrontée à son angoisse la plus vive : alors qu’elle quitte les lieux, Langdon débarque avec Queenie et Madison. Tada, Cordelia s’effondre et moi, je passe direct à l’épisode suivant.


Épisode 5 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.

Saison 8


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I’m not educated, but I’m no fool. Evil was speaking to him.

Ce début d’épisode est sympa, avec Cordelia qui est en plein cauchemar avec des zombies pour la bouffer. Il n’y a pas de suspense, toutefois, on sait bien que c’est un cauchemar, et Cordelia l’analyse aussitôt comme une vision du futur. Bon, elle est très heureuse de retrouver Queenie et Madison, évidemment, mais cette vision l’inquiète au plus haut point ; donc elle demande immédiatement à voir Michael.

Elle annonce à l’ensemble des sorciers présents ce qu’elle a vu et elle demande à Michael de passer le test des sept merveilles pour voir s’il est capable de le passer haut la main. S’il le rate, il meurt ; s’il le gagne, il deviendra le nouveau Suprême et, pour citer Cordelia, ça changera tout. C’est une perspective que je trouve bien plus cool encore que les premiers épisodes de cette saison que j’avais déjà pas mal apprécié. La construction de la saison est complétement pétée puisque nous sommes à présent dans un flashback interminable trois ans avant la fin du monde, mais ça fonctionne très bien.

Bon, en tout cas, après tout ça, Cordelia retourne dans son école qu’elle a vu en cendre en visions, et elle s’avoue terrifiée auprès de Myrtle : elle a peur que son orgueil de devoir s’écraser face à un homme mène à la réalisation de sa vision. Malheureusement pour elle, il est déjà évident que ce sera plutôt le contraire.

Langdon ? Il a des pouvoirs, c’est certain, mais Myrtle annonce à Cordelia qu’elle a repéré aussi Mallory. Celle-ci a des pouvoirs de dingue et pourrait tout à fait être la prochaine Supreme selon elle – elle a juste besoin d’un peu de temps. Pas de bol, Cordelia n’en a plus, parce qu’elle se dit en train de mourir : elle sent ses pouvoirs s’envoler. Cette conversation entre les deux est toutefois interrompue puisque Cordelia doit recevoir Coco et son père.

Ouep, celui-ci est sûr qu’elle a des pouvoirs, et c’est bien le cas : elle est un détecteur de gluten. C’est ridicule, mais ça ressemble bien à la série, et Cordelia reconnaît là un pouvoir qui justifie la place de Coco au sein de son école. Ben voyons.

Du côté de l’école des garçons, on continue de suivre la vie de Langdon qui est préparé par ses professeurs au test des sept merveilles, compliqué à passer pour un garçon – en même temps, c’est le premier à essayer. En tout cas, John Henry Moore vit mal ce succès de Michael, parce qu’il est effrayé de son pouvoir. Il l’interprète, probablement à juste titre, comme le pouvoir capable de détruire le monde ; tant redouté par Cordelia. Tout est dit.

Oui, tout, et justement, il en dit trop. Il s’arrête faire le plein en chemin vers Cordelia à qui il espère bien parler. Malheureusement pour lui, il est interrompu par… la mère de Langdon qui n’hésite pas une seule seconde à l’égorger et lui foutre le feu après l’avoir arrosé d’essence. Oh, c’est une vraie mère aimante, dis donc.

Bien évidemment, Langdon raconte toute sa vie à sa mère et c’est lui qui l’a envoyée tuer la menace qui risquait de détruire sa suprématie à venir. Cela dit, Langdon découvre que sa mère a aussi pactisé avec un de ses professeurs, Ariel, et que c’est grâce à lui qu’elle a pu s’occuper de John Henry Moore à temps.

Le test des Sept Merveilles ? Il est proposé sous la forme d’un vieux film en noir et blanc. Je ne vois pas bien pourquoi c’est tourné comme ça, surtout que les acteurs en profitent pour être dans le surjeu ; mais au moins ça permet d’accélérer les choses dans cet interminable flashback. Franchement, la saison aurait dû commencer par-là, ça aurait été encore plus dingue. M’enfin bon, je ne suis pas scénariste, ils avaient probablement leur raison de faire ça comme ça.

Le test des sept merveilles passe bien vite de cette manière, et la septième étape consiste en une résurrection. Toutefois, au lieu de lui demander de ressusciter lui-même, comme le veut la tradition, elle demande au contraire à Michael de… faire revenir Misty. Ah, je ne suis pas contre, elle est cool, Misty, et c’est triste qu’elle soit morte.

Bien sûr, Ariel n’approuve pas du tout le changement des règles de ce test, mais on sent bien que ce n’est qu’une scène pour perdre du temps : Michael accepte bien sûr de tenter de ressusciter l’autre sorcière. Il doit aimer les défis.

C’est drôlement chouette en tout cas : Misty est aussi en Enfer, et sa torture consiste à devoir disséquer une grenouille qu’elle vient de ressusciter en cours de SVT. En boucle. Heureusement pour elle, Michael débarque pour la sauver et étriper le prof de SVT. C’est beaucoup trop chouette cette manière de la faire revenir à la vie, même si c’est un peu artificiel de nous ramener tout le monde en deux épisodes. Tout le monde ? Oui et non, parce qu’on est sur le point de perdre une part importante de Cordelia.

Misty revenue à la vie, ça signifie surtout que Michael a les pouvoirs de devenir le nouveau Supreme, même s’il est un homme. Et par conséquent, Cordelia sent ses pouvoirs la quitter peu à peu. Le problème, c’est que Misty a senti, en Enfer, que Michael n’était pas du tout le Messie annoncé. Au contraire, même, il a parlé avec le Mal et il lui file les jetons. Tu m’étonnes.

Cordelia révèle donc qu’elle n’a pas l’intention du tout d’en faire le Suprême. Tout comme Misty, elle ne le sent pas, et elle avait besoin de le tester pour connaître l’étendue de ses pouvoirs. Elle en a juste profité pour ramener toutes les sorcières à elle, et c’est vrai que c’est bien joué de sa part. Vers la fin d’épisode, on a donc droit à un festin de sorcières très heureuses d’écouter la Sorcière Blanche leur chanter une des chansons préférées de Misty, forcément. Le tout se fait sous le regard de Langdon, qui se montre clairement suspicieux de Cordelia et des danses perchées de Misty.

Dans son dos, Cordelia demande donc à Madison d’aller enquêter de son côté sur Michael, pour obtenir autant d’information que possible sur lui… dans la Murder House de la saison 1. Madison s’y rend avec un des professeurs, mais je m’en fiche pas mal : moi, j’ai hâte d’y revenir dans la maison de la saison 1 – quand la série était encore géniale, quoi.

Saison 8

Vus cette semaine #40

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

God Friended Me – S01E01 – Pilot – 16/20
La série est à peu près ce que j’en attendais, et il lui manque encore quelque chose pour être vraiment un coup de cœur, mais une chose est sûre : je vais regarder la suite. L’épisode nous présente toute une intrigue complète et s’en tire bien à jouer en permanence sur le scepticisme de son personnage principal. Il y a ainsi un schéma évident qui se dessine : une « enquête » de la semaine qui sera ici un sauvetage, une enquête pour savoir s’il y a quelqu’un derrière le compte de Dieu et un fil rouge will they/won’t they pour la dynamique entre personnages. Cela peut être efficace sur le long terme, et c’est un bon premier épisode.
You (Parfaite) – S01E04 – The Captain – 17/20
Bon, la série change quelques-uns de ses codes pour brouiller les pistes, et ça m’a demandé un petit temps d’adaptation. Heureusement, l’intrigue en elle-même était prenante avec un mystère qui demandait toute mon attention de sériephile pour être résolu, parce que je ne l’avais pas vu venir. Encore un très bon épisode, donc.
Fear the Walking Dead – S04E16 – …I Lose Myself – 16/20
J’espérais que ça finisse sur un grand épisode comme celui de la semaine dernière, mais finalement, malgré un très bon suspens et de bons rebondissements, cette fin de saison n’a pas réussi à prendre autant que je l’espérais sur moi. Après une telle saison, il était dur de conclure de manière purement satisfaisante, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils ont réussi à mener jusqu’au bout leur saison. La fin est assez naturelle et laisse l’espoir que la série parviendra à rester au-dessus sur la médiocrité ambiante de la franchise. On verra bien.

Mardi

Manifest – S02E02 – Reentry – 16/20
Cela fonctionne déjà moins bien pour le deuxième épisode qui se perd en route en multipliant trop les pistes et les personnages. Il se passe plein de choses en parallèle et ça finit par brouiller les envies et enjeux de la série. Je suis donc un peu plus mitigé après ce deuxième épisode, mais ça reste prenant, parce que c’est le genre de série mystérieuse que j’ai l’habitude de regarder.
9-1-1 – S02E03 – Help Is Not Coming – 15/20
Cet épisode utilise beaucoup trop de raccourcis pour moi et ça finit par gâcher une bonne part du suspense et de la tension de l’épisode 2. Sans aller jusqu’à dire que je me suis ennuyé, parce qu’il ne faut pas déconner, disons que je n’ai pas été surpris et que j’attendais plus d’un épisode avec ce genre de titre. C’était bien, mais pas aussi bien que je pensais que ça le serait !

Mercredi

This is us – S03E02 – A Philadelphia Story – 14/20
Eh bien… C’était mou cette semaine, je ne suis pas rentré dedans du tout et j’ai trouvé que certaines intrigues étaient franchement forcées (surtout du côté d’un flashback) alors que d’autres sont carrément sous-exploitées. Cela donnait une drôle de tonalité à l’épisode qui n’a pas réussi à atteindre le centre nerveux des émotions aussi bien que d’habitude. Dommage.
The Gifted – S02E02 – unMoored – 15/20
S’il est évident que j’aime toujours beaucoup la série, une partie de moi est malgré tout déçue de la lenteur de ce début de saison. Par rapport aux scènes épiques de la saison 1, on a une vraie baisse de rythme, mais je pense aussi que la série se permet quelques économies pour être plus explosive plus tard. Bref, c’est bien, mais ça pourrait être mieux et ça l’a été par le passé, alors je suis frustré.
Wrecked – S03E10 – The Island Family – 19/20
Une jolie conclusion de saison qui reprend des éléments introduits précédemment pour se terminer de la meilleure des façons. J’espère un renouvellement, mais une annulation ne sera pas aussi dur à digérer que l’an dernier. J’espère quand même qu’on aura une saison 4 car c’est vraiment une comédie excellente, j’adore toutes leurs parodies.
Wrecked – S03E09 – Mrs Stanwick – 19/20
On sent qu’on approche fortement de la fin de saison et toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour proposer un épisode qui, sans jamais perdre de vue son humour et ses parodies, parvient à avancer vers le chapitre final qui promet d’être top.
The Purge – S01E05 – Rise Up – 18/20
Les épisodes passent tous trop vite et je reste dans l’ambiance de cette nuit de Purge qui bat enfin son plein, apportant son lot de tensions, de sang versé et de problèmes pour les personnages principaux qui ont tout de même la fâcheuse tendance à ne pas vouloir passer une bonne soirée. C’est quand même n’importe quoi cette affaire de Purge, je ne comprends pas comment des gens peuvent y survivre, ni comment on peut choisir de rester dans un tel pays ! Je sais : ce n’est que de la fiction… mais quand même, ça arrive à paraître crédible !

 Challenge Arrowverse

Hum.

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