Agents of S.H.I.E.L.D – S07E10

Épisode 10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.

Saison 7


Spoilers

710

The past won’t leave us alone.

Après la parenthèse enchantée de la boucle temporelle de la semaine dernière, il faut repartir sur l’intrigue autour de Kora et Nathaniel, ce qui est une super nouvelle pour moi : je n’ai pas pris le temps de vérifier l’orthographe exacte des prénoms de ces deux-là… Mais bon, on va faire comme si. La série reprend dans son bar habituel avec un jeu de fléchettes qui n’a rien d’habituel, lui.

Nathaniel vient y défier un agent du S.H.I.E.L.D, avec une certaine manière de lui faire du rentre dedans que j’ai trouvé particulièrement inattendue mais qui fonctionne totalement sur cet agent qui se laisse facilement tenter par la voie du mal – ou la voix du mâle ? Il s’avère finalement qu’il s’agit de John Garrett. Superbe.

On les retrouve plus tard dans l’épisode à After Life, où Garrett a le droit d’obtenir quelques pouvoirs et de rencontrer Sibyl. Il n’est pas trop convaincu par l’ordinateur, mais le fait de pouvoir devenir immortel et tout puissant l’intéresse malgré tout particulièrement. Tu m’étonnes. Sa rencontre avec Sibyl lui permet de connaître son avenir et l’ensemble de ce qui lui arrivera par le futur, à savoir sa jolie manière de trahir ses idéaux pour devenir un membre influent d’Hydra, neutralisé par Coulson et son équipe qu’il aura infiltré avant ça avec Ward. À ce stade de la saison, je n’attends plus qu’un retour de Ward, honnêtement.

En attendant, Garrett découvre peu à peu la base du grand méchant, et nous avec, histoire de comprendre que Kora vient en aide à Nathaniel tout en le laissant continuer son brainwash d’un peu tout le monde. Honnêtement, même si on sait qu’ils sont méchants, je comprends à peu près pourquoi tout le monde se laisse embarquer par lui. Il a un charme naturel déconcertant qui fait son petit effet et qui m’a plus convaincu dans cet épisode que dans les précédents.

Finalement, Nathaniel demande à Kora de tuer Lee, le bras droit de sa mère depuis un bon moment, après lui avoir volé son pouvoir pour un de ses agents. Elle le fait après une bien courte hésitation, passant définitivement du mauvais côté de la force… Mince, quoi.

Pendant ce temps, nos agents sont donc coincés dans les années 80 eux aussi. Ils reviennent au Phare comme ils peuvent, avec les agents du S.H.I.E.L.D introduits il y a deux épisodes par Deke qui les a formés comme il pouvait. C’est assez dingue parce que tout se remet en place assez vite pour entrer directement au cœur de l’épisode, mais la série prend le temps d’évoquer tout de même les sentiments de chacun des personnages face à la situation, tout en faisant avancer son intrigue.

Ah, l’écriture de cette série, c’est d’une fluidité remarquable cette saison, ça paraît si simple à faire ! Daisy et Jemma sont déprimées d’être de retour au Phare, par exemple. Pas comme Daniel qui est impressionné par les locaux et le cerveau de Daisy, à qui il continue de faire la cour. C’est si mignon, surtout qu’ils sont observés par une Jemma loin d’être dupe de la situation. On apprend que le compte à rebours de la machine temporelle ne fonctionne plus, avec Jemma qui s’amuse à fournir une explication compliquée que seule Daisy peut comprendre. Elle revient de si loin notre petite hackeuse, j’ai adoré la scène.

Une fois Daniel parti avec ses affaires et celle de Daisy, on a aussi droit à un aparté entre les deux amies de longue date. Jemma ne se souvient de rien d’avant l’implant, mais Daisy est curieuse de savoir ce qu’il s’est passé après le choc de l’épisode précédent. Jemma refuse de savoir quoique ce soit des informations que son amie aurait pu apprendre quand elle n’avait plus l’implant, mais Daisy lui explique tout de même qu’elle était inconsolable, comme elle ne l’avait jamais vu. C’est si triste pour Jemma…

C’est sans surprise qu’elle va s’en confier plus tard dans l’épisode à son petit-fils. On note que Deke a un petit walkman qui le rend toujours aussi attachant à s’adapter à tout ce qui lui arrive, mais le but de la scène est surtout de le faire parler à Jemma qui doute à présent de la survie de Fitz. Suite à ce que Daisy lui a dit, elle commence à craindre le pire, d’autant que Fitz ne les aide pas à revenir à leur époque.

Tous les sauts temporels étaient dus aux Chronicoms ou à des bugs… Difficile de ne pas commencer à envisager le pire. Deke s’y refuse, mais l’interrogation autour de la survie de Fitz devient vraiment intéressante là.

Le retour au Phare est vraiment marrant parce qu’on peut faire la comparaison technologique entre les saisons. Il faut bien entrer toutefois dans l’intrigue de l’épisode, et cette intrigue est d’après Coulson de se fixer la mission d’aller protéger Jiyaing, puisque c’est ce que May a promis de faire.

Daisy n’a pas trop envie d’être confrontée à sa mère comme ça, mais elle comprend vite qu’il n’est pas possible de faire changer d’avis Coulson, qui souhaite encore et toujours protéger la timeline, même s’il est évident que cette timeline n’est plus la même. On est dans une nouvelle branche temporelle, comme dans Endgame, franchement. Je ne vois pas comment il serait possible d’envisager les choses autrement à présent…

En tout cas, May n’a pas trop le choix de devoir annoncer à Daisy qu’elle a bel et bien une sœur… mais elle n’a pas le temps de venir au bout de sa phrase que Jiyaing et son téléporteur, Gordon (comment j’ai pu oublier son nom la semaine dernière ?) débarquent au phare. Bon, ben c’est râpé : Jiyaing voit toute l’équipe avant qu’elle ne puisse se planquer. C’est tant mieux : je voulais absolument une retrouvaille entre Daisy et sa mère. Apparemment, les scénaristes aussi.

Les choses se mettent rapidement en place : Coulson et Gordon font équipe pour retourner à After Life protéger Kora, que Jiyaing veut sauver à tout prix des griffes de Nathaniel. Coulson refuse que Jiyaing vienne avec eux, mais ça intrigue Daisy de voir sa mère si acharnée à vouloir retrouver Kora… Comme une mère. Elle finit donc par découvrir la vérité au pire moment possible, et ça ne vient pas de May. Cela énerve particulièrement Daisy qui apprend que sa sœur s’est probablement suicidée dans la timeline originale. Ah. Ben oui, elle voulait se suicider avant que Nathaniel l’en empêche, et sa mort expliquerait que Jiyaing rencontre plus tard le père de Skye/Daisy.

Tout ça se tient, et bien plus que de voir Mack demander à Daisy de ne pas partir dans la mission sauvetage de sa sœur alors que lui nous a fait de la merde avec ses parents du début à la fin.

Bon, après, il a raison hein, ce n’est pas la question. Mack, Yoyo, Coulson et Gordon partent donc en expédition à After Life. Gordon embarque Coulson bien rapidement à After Life et ils se font capturés en à peu près trente secondes. Nathaniel les attendait, grâce au « time stream » (courant temporel donc ?) qu’il possède et qui lui permet de savoir les probabilités très précises des événements à venir dans le futur.

Coulson comprend bien vite que Gordon va se faire voler ses pouvoirs par Garrett. C’est terrible, parce que le jeune Garrett a eu le temps de découvrir tout son futur et tout ce que Coulson comptait lui faire… Coulson reste impuissant parce qu’il est clairement débordé par la situation, mais je le trouve bien trop en contrôle de lui-même quand Garrett récupère les pouvoirs de Gordon. Il fait plutôt bien : Garret décide de changer d’avis quand il a peur de perdre la vue, ce qui donne l’impression que Coulson va reprendre le dessus…

Sauf que ce n’est pas le cas : Garrett se téléporte tout simplement. Kora est bien trop heureuse de voir le pouvoir de Gordon récupéré par un autre, surtout que Garrett apprend bien vite à maîtriser son pouvoir, ça craint de fou. Bon, il met trois essais avant d’arriver au Phare, mais il me fait rire à être tout excité par son pouvoir, contrairement à Nathaniel qui est ennuyé par ça quand ils se rendent ensemble au Phare.

Cela nous laisse Coulson prisonnier avec Gordon qui insiste pour se servir de ses pouvoirs avant de les libérer. Cela n’a pas trop de sens de voir Coulson le laisser faire, même s’il fait semblant de vouloir l’en empêcher. Bien sûr, Gordon meurt de cette nouvelle utilisation de pouvoir. Je suis beaucoup plus triste de cette mort que je ne l’aurais pensé, parce que c’est un pouvoir que j’adore et un personnage qui est très iconique de la série, je trouve.

Pas le temps de faire son deuil, cela dit : Mack retrouve Coulson et ils sont rejoints par Yoyo dont l’absence de rebond permet finalement de se téléporter, à peu de choses près. Son pouvoir est vraiment cool, ma foi, et la petite mise à jour qu’elle a obtenu lui permet de libérer encore plus vite les inhumains prisonniers. Quant à l’écriture du personnage, c’est toujours aussi bon : Yoyo s’avère impatiente de partir à son tour sur le terrain, Mack refuse de la voir partir là-bas, mais elle est tellement au taquet qu’elle est immédiatement là quand il commence à l’appeler. C’est génial.

Dans tout ça, au Phare, Daisy explique à Daniel à demi-mots tout ce qu’elle ressent vis-à-vis de Jiyaing et de son incapacité à aller lui parler malgré son envie. Daniel est excellent : il explique à Daisy que la timeline est de toute manière déjà complètement foutue, et il a tellement raison que j’ai eu envie de traverser l’écran pour aller lui faire un câlin. Ou pour forcer un baiser entre lui et Daisy. Bref, je shippe comme je n’avais plus shipper depuis longtemps dans cette série !

Daniel lui rappelle qu’elle a une chance exceptionnelle de pouvoir parler avec sa mère décédée comme ça, et il ferait n’importe quoi pour parler lui-même à Peggy. Il réussit en tout cas à convaincre Daisy de parler à sa mère, et il n’y va pas par quatre chemins en révélant à Jiyaing que Daisy était elle aussi à After Life… Très rapidement, Daisy révèle donc à sa mère qu’elle vient du futur. Oooh !

Jiyaing comprend bien vite tout ce qui est en train de se passer avec Kora, mais aussi avec Nathaniel. Il paraît évident qu’elle se doute que Daisy est sa fille, mais elle ne dit rien, malheureusement. Elle préfère se consacrer à Kora, sa petite fille bien aimée qui mérite d’être sauvée et qui était inséparable d’elle quand elle était enfant. Jiyaing révèle finalement à Daisy que Kora était son plus grand cadeau dans la vie, ce qui est un peu con puisqu’elle parle à sa deuxième fille qu’elle n’a pas tout à fait aimé autant à vouloir se servir d’elle.

La scène est hyper puissante en émotions et vraiment bien géré par les deux actrices. En même temps, elles sont géniales toutes les deux, je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire… Daisy a le temps de faire des reproches à sa mère, sans révéler à Jiyaing l’identité de sa mère. Cette dernière n’a donc d’autres choix que d’essayer de justifier les actions de celle-ci, et ça permet une scène merveilleuse entre les deux femmes.

Dans le laboratoire, May tombe sur Garrett et découvre bien vite son identité, ainsi que son nouveau pouvoir qu’il ne maîtrise pas encore à la perfection. Elle comprend ce qui est probablement arrivé à Gordon, mais aussi que Garrett sera compliqué à gérer. Il s’enfuit bien rapidement, ce qui permet toutefois à May de prévenir Daisy juste à temps.

Oui, juste à temps : Nathaniel retrouve Daisy et Jiyaing bien rapidement et il est toujours aussi parfait dans cet épisode. C’est dingue : je n’arrivais pas à le trouver convaincant dans les épisodes précédents, mais là je trouve qu’il est brillant comme méchant et que l’acteur paraît bien meilleur. Je suis totalement à fond, comme à l’époque où Ward était le méchant… alors qu’on ne connaît pas spécialement Nathaniel.

Bref, c’est un bon méchant captivant à mes yeux… Grâce à lui qui balance tout ce qu’il sait, Jiyaing comprend donc que Daisy est bel et bien sa fille. Les deux ont le temps d’échanger quelques mots, Jiyaing comprenant qu’elle a fait souffrir comme jamais sa deuxième fille, qui s’excuse de ne pas avoir pu trouver les mots pour dire la vérité. Effectivement, c’est triste. Par contre, ce n’est pas le moment de parler : elles sont face à Nathaniel.

Ainsi, Nathaniel raconte toute la saison 2 à Jiyaing qui est bien choquée de découvrir une grosse partie de la vérité. Elle n’a juste pas le temps d’apprendre l’identité de son meurtrier, mais bon, la rapidité de Daisy à faire taire Nathaniel en utilisant son pouvoir parle d’elle-même. Le rappel du passé de la série est vraiment une bonne chose, de même que l’utilisation du pouvoir de Daisy comme ça.

Le problème, c’est que Nathaniel a eu le temps de contrôler les pouvoirs de Daisy pendant tout ce temps, et qu’il lui renvoie une réplique bien plus puissante. J’adore les effets spéciaux dans cette série, vraiment. Voyant sa fille en mauvaise posture, la mère utilise ses pouvoirs sur Nathaniel, persuadée d’être intouchable de toute manière.

Elle sait que sa fille viendra la voir dans trente ans à After Life et apparemment, Nathaniel en a clairement après son pouvoir. C’est du moins ce que nos héros ont répété pendant tout l’épisode et la raison pour laquelle ils voulaient protéger Jiyaing. Malheureusement, c’est un échec : Jiyaing se fait tuer par Nathaniel, sous les yeux de Daisy. What ?

Je suis révolté et tellement triste de cette fin pour Jiyaing… Daisy allait pouvoir avancer sur le sujet de sa famille (c’était une base de la série quand même), et voilà que finalement ce chapitre n’est rouvert que pour la faire souffrir. Pff. On a connu de meilleures idées de la part d’un super méchant, parce que ça réveille toute la colère de Daisy en tout cas.

Ses pouvoirs s’amplifient pour les retourner contre Nathaniel qui comprend son erreur, mais elle n’a même pas le temps de les utiliser que May débarque et nous tire sur Nathaniel… mais c’est trop tard, Jiyaing est morte, une fois de plus. Et sa mort me rend encore plus triste que celle d’Enoch la semaine dernière, c’est dire.

En plus, ça prouve que Nathaniel n’en avait pas après les pouvoirs de Jiyaing comme tout le monde le supposait. May comprend qu’ils ont fait une erreur stratégique, mais ne comprend que trop tard ce qu’il se passe : Jemma se fait enlever par Garrett, sous les yeux de Daniel impuissant. Cette fois, rien à faire, je me valide le point du Bingo Séries concernant les effets spéciaux bluffants : j’adore vraiment tout ce que permet le pouvoir de Gordon/Garrett. Puis, l’épisode en lui-même nous fait de sacrées démonstrations de pouvoirs, avec Nathaniel, Daisy, Yoyo, Kora…

Ah ben d’ailleurs, Coulson, quant à lui, retrouve Kora qui se dit impatiente de rencontrer Daisy. Oui, mais il ne compte pas lui laisser cette chance : il n’hésite pas à la mettre KO, ne sachant pas que Jiyaing est morte elle aussi. Bon, Coulson ramène Kora inconsciente (morte ? C’est ce que je pensais au départ, mais ce serait gros de la tuer quand même… en même temps, lui donner ce qu’elle veut, c’est bizarre) auprès de Mack, Yoyo et les inhumains dans le vaisseau.

Et puisqu’on parle de vaisseau, Deke est toujours dans le Zéphyr avec son fameux casque audio introduit plus tôt dans l’épisode, l’air de rien. Il n’entend pas les appels de May avant le décollage du Zéphyr. Nathaniel et Garret, avec Jemma ont décidé de voler le vaisseau. Heureusement, on a donc Deke pour sauver tout ça dans l’épisode suivant, mais pas avant de savoir ce qu’il est advenu de Fitz. J’aimerais bien avoir un épisode centré sur lui la prochaine fois, avec le retrait de l’implant de Jemma pour tout découvrir. Non ?

Ah oui, parce que le cliffhanger nous révèle que Nathaniel a un seul objectif : retrouver Fitz, qui est celui qui le fait perdre à chaque fois face au S.H.I.E.L.D dans les prédictions de Sibyl. Fluide, logique, parfait. Quelle saison !

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E09

Épisode 9 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Saison 7


Spoilers

709

We’re trapped in a time storm

Je regarde cet épisode assez tard ce soir, mais la vérité est que je suis très impatient de le voir et qu’il était hors de question d’attendre demain pour m’y mettre, parce que toute l’équipe l’a beaucoup teasé cette semaine. Réalisée par Elizabeth Hendstrige (Jemma), il promet une intrigue que j’adore. De toute manière, la fin du précédent ne disait pas autre chose avec le bug temporel promis par la disparition du Zéphyr.

Concrètement, il n’a pas disparu, il fait juste des bons dans le temps sur une distance de plus en plus courte. C’est hyper problématique, et l’épisode ne perd pas de temps à nous le faire comprendre. En effet, Daisy se réveille dans son pod, en plein forme, avec Sousa pour veiller sur elle, mais c’est à peu près la seule bonne nouvelle. Comme promis, l’équipe est enfermée dans un vortex temporel au sein duquel elle s’enfonce, et ça ne sent pas bon du tout pour la suite.

Tout le monde est paniqué, mais il y a de quoi, avec Coulson qui charge et Deke qui panique de ne pas savoir comment faire mieux que ce qu’ils font pour sortir du vortex. Il raconte à toute l’équipe le peu qu’il sait et leur explique notamment qu’ils risquent de se prendre des radiations. C’est exactement ce qui arrive à Yoyo, coincée dans le Quinjet, et à Mack, qui termine aveugle à cause de brûlures au visage. Daisy l’emmène rapidement à Jemma, qui dit avoir ce qu’il faut, mais est embêtée par le fait que Deke a déplacé des objets. OK ?

Alors qu’un nouveau coup de radiations les frappe au moment où Enoch se ramenait pour proposer son aide à Jemma concernant la machine temporelle en surchauffe, Daisy se réveille alors à nouveau dans son pod. Oups. Un bon épisode de boucle temporelle, c’est exactement ce qu’il me fallait ! Chaque petit détail va compter, et il y en a déjà eu beaucoup… Et en plus, avec Daisy comme point d’ancrage de l’épisode, je ne peux qu’accrocher. La série s’éclate à nous refaire le générique, passant au second plan la panique de Daisy de voir l’histoire se répéter.

La boucle est trop courte pour vraiment laisser à Daisy le temps de faire quelque chose du peu de temps qu’elle a. La pauvre. Jemma a à peine le temps de s’occuper d’elle que Daisy est obligée de retourner éteindre un incendie… Cela lui donne une idée brillante : réveiller Coulson. Toutefois, elle n’a pas le temps de le faire qu’il faut déjà que la boucle recommence. Très clairement, cet épisode va être impossible à critiquer tant tout va super vite, je ne ferai pas le tour de tous les éléments et tous les détails, mais à quoi bon ? Kiffons le moment présent.

Daisy se réveille à nouveau dans son pod, et cette fois elle a un peu plus de temps. Elle ne réveille pas Daniel, prévient rapidement Mack et May des dangers à venir, puis va réveiller Coulson. Celui-ci est heureux de la voir, mais il est dépité de se rendre compte qu’elle a mis un certain temps à comprendre qu’elle était dans une boucle temporelle. AH. L’épisode avance soudainement plus vite avec la révélation qu’ils en sont en fait à leur 87e boucle temporelle, un élément qui permet de prendre conscience de la qualité de l’épisode.

Commencer à une boucle temporelle déjà bien établie, ça aide les choses. S’en sortiront-ils mieux qu’en saison 5 grâce à ça ? Espérons, car leur résolution en saison 5 n’était pas convaincante. Tout ça donne un sentiment d’urgence et panique en tout cas. Soulignons tout de même que si Daisy a oublié les 85 premières boucles, c’est parce qu’elle est morte. Et chaque fois qu’elle meurt, Daisy oublie toutes les boucles précédentes. Oups.

Les trois suivantes servent à ce que Daisy apprenne un peu plus d’informations sur ce qu’il se passe et sur ce qu’ils ont tenté ou non. Ce n’est qu’à ce moment-là que Coulson se rend compte que Daisy n’a pas encore compris que leur nombre de boucle est limité. En effet, Deke effectue chaque fois le calcul du nombre de kilomètres restants avant qu’ils n’atteignent le bout du vortex.

En quelques boucles, ils sont passés de 94 à 79 kilomètres… C’est gênant. Reste à savoir comment faire pour résoudre l’énigme plus vite : ils doivent trouver comment stopper ces boucles avant qu’il ne soit trop tard pour eux. J’adore l’idée, qui était en plus bien introduite dans l’épisode précédent, alors c’est sans surprise, si ce n’est que c’est génial.

La boucle suivante permet donc à Daisy de révéler à toute l’équipe qu’elle est dans une boucle temporelle. Pour quelqu’un à court de temps, elle met longtemps à le prouver avant d’obtenir enfin toute leur attention. Deke comprend soudainement que la solution à leur problème est forcément Jemma, mais il n’ose pas l’expliquer clairement. Jemma ? C’est elle qui a l’implant avec la solution.

Si Jemma n’a pas envie d’en parler, elle n’a pas trop le choix lorsque Coulson et Daisy surprennent la conversation. Bon, au moins, c’est une information qu’on ne perdra pas avec la boucle suivante. Bon, malheureusement, les scénaristes prennent la voie de la facilité ensuite, révélant que Daisy a déjà réussi à convaincre Jemma une fois, ou en tout cas à lui proposer ça.

On en arrive vite à Jemma qui essaie de se retirer l’implant, mais lorsqu’elle tente de le faire, elle s’étouffe aussitôt et… elle meurt. Oups. Dans la boucle suivante, Daisy décide donc de l’aider… mais elle meurt à son tour. On n’est pas passé loin de la voir survivre pourtant, puisqu’elle a réussi à rouvrir la porte. Le vrai problème, c’est surtout qu’Enoch révèle qu’il s’agit d’un meurtre : quelqu’un a intentionnellement coupé un fil contenant du gaz pour empoisonner Simmons et empêcher qu’elle ne révèle la location de Fitz. Ah.

Quelques boucles plus tard et alors qu’ils sont à 41 km du bout du vortex, Coulson et Daisy confrontent Enoch, Deke et Jemma pour comprendre exactement lequel est leur suspect de meurtre le plus probable. C’est forcément l’un d’eux, pour protéger Fitz… Cela reste peu crédible que quelqu’un dans l’équipe aille si loin, mais bon, on a un suspect évident tout de même.

Lors de la boucle suivante, Coulson essaie de libérer Yoyo pour qu’elle leur vienne en aide sans rester coincée dans son vaisseau, mais c’est en vain. De son côté, Daisy essaie dans une autre boucle de contourner le coup du gaz pour retirer l’implant de Jemma. Seulement, elle remarque que les objets ont été déplacés dans le labo et soupçonne un piège.

Contre toute attente, Daisy voit alors Daniel se sacrifier pour elle, et c’est beaucoup trop mignon. Lors du réveil suivant, elle comprend bien les sentiments qu’elle développe pour lui, et c’est fait avec beaucoup de talent de la part des scénaristes et de l’actrice. Bien évidemment. Comme si ça ne suffisait pas, on enchaîne avec une scène magnifique entre Coulson et Daisy, le premier détestant la voir mourir encore et encore.

Il révèle aussi qu’il se sent coincé dans cet état en tant que robot, la boucle temporelle n’étant qu’une métaphore de sa vie robotique. Bon, dire qu’il en a marre de voir ses amis mourir un à un à Daisy, ce n’est pas hyper fin de sa part, et elle lui fait comprendre. Cependant, voilà, lui étant robot, il n’aura d’autres choix que de les voir mourir un à un, parce qu’il est programmé pour ça. Loin de cet élan dramatique dans la construction des personnages, avec tout de même un reproche de Coulson envers Daisy, il faut retenir la partie « programmation » de la conversation.

Grâce à ça, Coulson comprend enfin que c’est évidemment Enoch le coupable. C’était de toute manière soit lui, soit Sousa remplacé par un Chronicon lorsqu’il a ramené Daisy, donc je ne suis pas tellement surpris de ce développement. Malheureusement, ils le comprennent trop tard pour tenter une intervention. Lors de la boucle suivante, Daisy s’inquiète de savoir pourquoi Daniel veille tant sur lui. Plutôt que de se précipiter, elle prend donc le temps de développer rapidement sa relation avec lui, et je dois reconnaître que c’est chouette et que je shippe à 100%.

Elle n’a toutefois pas assez de temps, puisqu’elle doit retirer l’implant de Simmons et s’arranger pour l’éloigner assez d’Enoch pour qu’il n’entende pas son plan. En effet, dans une boucle précédente, une confrontation à mener à l’aveu que pour protéger Fitz, Jemma avait programmé Enoch afin qu’il tue n’importe qui essayant de retirer cet implant, y compris elle-même. C’est un peu fou comme idée ça, mais évidemment, c’est une idée bloquée également par l’implant l’empêchant d’avoir certains souvenirs.

Dès lors, on ne peut que se dire qu’heureusement qu’ils se sont rendus compte de tout ça dans une boucle temporelle. Quant au retrait de l’implant, Enoch intervient malheureusement : il a pu les entendre parler dans le laboratoire de Simmons… Pas grave, dans la boucle suivante, elle envoie Daniel s’occuper de lui. Ce n’est toujours pas efficace, puisqu’il parvient à neutraliser Daniel et empêcher Daisy et Coulson de retirer l’implant. Pas facile de se battre contre un Chronicon qu’on ne veut pas voir mourir pour l’équipe, apparemment.

Il faut donc contourner Enoch, et c’est loin d’être simple, avec tout le monde qui s’en mêle pour l’empêcher d’intervenir lors du retrait de l’implant de Jemma. Deke finit même par mourir, mais tout le monde s’en fiche vu que le reboot de la boucle temporelle va intervenir et le ressusciter. C’est ce qu’il se passe, mais cette fois, Daisy décide de prendre une boucle pour elle. Pour elle, et pour Daniel surtout. Elle cherche à comprendre pourquoi il s’occupe tant d’elle, et c’est une superbe scène entre les deux.

On peut enfin se poser dans cet épisode pour les voir se draguer, et rien à foutre de la différence d’âge ou du ship Sousa/Carter, je shippe juste à mort ce couple qui est génialissime. Daniel accepte de l’aider, au risque de mourir parce qu’il sait qu’il aime le « type » de Daisy, qui est de toujours vouloir sauver tout le monde et régler tout le monde, quitte à foncer dans des murs. Bien vu. Quel couple parfait, tout de même.

Ils ont tout de même trop trainé dans cette boucle qui finit par un nouvel échec : ils arrivent à retirer l’implant de Jemma, mais elle n’a pas le temps de dire quoique ce soit que la nouvelle boucle arrive déjà. Comprenant qu’elle doit être plus rapide, Daisy embrasse Daniel pour gagner du temps ? Cela n’a pas trop de sens… Mais c’est efficace. Daisy réussit donc enfin à mettre en place de quoi retirer l’implant.

Jemma récupère ainsi ses souvenirs, quelque chose qu’on attendait depuis un moment. Oh, toujours pas la moindre nouvelle de Fitz, ni la moindre image en flashback malheureusement. L’épisode est allé tellement vite, on n’a pas le temps pour ça ! Jemma récupère tout son cerveau en un rien de temps, en tout cas, même si l’actrice le joue à merveille pour donner le sentiment que ça lui revient petit à petit. Elle peut ainsi révéler que la solution est de tuer Enoch, tout simplement. Son « cœur » est compatible avec la machine à voyager dans le temps.

Une fois que c’est dit et qu’on comprend Enoch sur le point de devoir mourir, Jemma se met alors à pleurer et à regretter ce qu’elle a fait… Cela n’annonce rien de bon, du tout. Je le sens tellement mal pour Fitz !! Il y a clairement une décision terrible prise par Jemma là… On ne sait pas tout et les scénaristes se jouent de nous. Je ne pense pas qu’ils osent tuer Fitz après cette saison, mais ils seraient capables de nous dire que toute l’équipe ne pourra pas le rejoindre à cause des changements temporels… Ce serait gros de finir la série sans réunir son couple principal, mais avec les séries estampillées Whedon, je m’attends à tout.

Pour ce qu’on espère tous être sa dernière boucle, Daisy se réveille en tout cas avec toutes les informations en main. Il reste moins d’un kilomètre avant la fin du vortex, donc ils n’ont juste pas le droit à l’erreur. Quelle belle musique pour accompagner cette boucle qui voit Daisy prendre les bonnes décisions pour obtenir la confiance de l’équipe grâce à sa simple confiance en elle.

Confronté à cette nouvelle information concernant son cœur, Enoch décide de se sacrifier sans prendre le temps de parler. Oh non. C’est tellement triste, il était notre constante dans cette saison, on savait qu’on ne pouvait pas le perdre, et voilà que les scénaristes nous le retirent sans crier gare dans cet épisode brillant ?

Il n’hésite pas une seule seconde, sachant que Fitz ferait la même chose pour lui. Il n’empêche qu’alors que Jemma se précipite pour désactiver la machine temporelle avec l’aide de Deke, Enoch peut donc mourir, en compagnie de Coulson et Daisy. C’est tellement triste… Après un épisode nous laissant à bout de souffle, les scénaristes prennent le temps de nous montrer la mort d’Enoch et sa découverte d’un sentiment de solitude profond, en plus de l’anxiété.

C’est une belle scène proposée par les scénaristes, pour nous aider à commencer notre travail de (petit) deuil de la série. Certes, ce n’est pas un deuil à probablement parler puisqu’il s’agit d’une série, mais je l’ai vraiment vécue comme ça cette scène : nous resterons seuls après le départ de Daisy et Coulson de nos vies, comme Enoch est seul dans sa mort.

Enoch révèle qu’il a vu le futur, mais que si chacun survivra bien à cette dernière mission, ce sera la dernière mission de l’équipe. OK. Superbe. Les scénaristes nous teasent un futur sombre, il ne manquait plus que ça putain. Quelle horreur, on veut une fin heureuse pour la famille du S.H.I.E.L.D ! En même temps, ça se tient pour une fin de série… Putain, mais qu’est-ce qu’ils ont fait de Fitz ? Comment ça Enoch a vu le futur ? On veut savoir !!

Enoch meurt donc et m’arrache une larme au passage, juste avant que le vaisseau ne sorte enfin de la boucle. Quelle fin d’épisode ! Quelle saison ! Le cliffhanger est le seul défaut de cet épisode, je crois, car on n’avait pas besoin d’en revenir à Nathaniel, franchement. Il apprend à l’inhumaine de la semaine dernière comment contrôler ses pouvoirs pour ensuite aller s’en prendre à Daisy.

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Saison 7


Spoilers

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I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

Saison 7


Spoilers

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I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

Saison 7