Severance – S02E02 – Goodbye, Mrs. Selvig – 19/20

Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique modifié pour cette saison 2 et on confirme déjà mes théories du premier épisode, tout en résolvant des choses mises de côté par le premier épisode. Bref, c’est un double épisode de retour vraiment agréable et j’ai déjà hâte d’avoir l’épisode 3… Ce qui me fait penser que la saison 2 a tout le potentiel pour être une belle réussite.

Spoilers 

Que s’est-il vraiment passé pendant les cinq mois où Mark n’était pas à Lumon ?

Was a pineapple involved?

Si j’en crois le titre de l’épisode en miroir du précédent, on a possibilité de croire que cet épisode jouera en miroir et nous présentera enfin le retour à la réalité de nos inni. Le début d’épisode nous le confirme aussitôt : on a comme dans l’épisode 1 un peu de voix off des cliffhangers, mais on enchaîne aussi sec avec des images.

Mark se réveille donc juste après le drama provoqué par son inni. La relation avec sa sœur est vraiment chouette, mais elle semble heureuse de retrouver son frère sans se poser plus de questions que ça sur sa réalité professionnelle. C’est étrange. On y revient plus tard dans l’épisode, avec une fin de soirée à gérer. Tout le monde s’en va, sauf bien sûr la sœur et son mari, parce qu’ils sont chez eux.

Ils racontent à Mark tout ce qu’il a pu dire, en s’attardant longuement sur le « elle est en vie ». Le plus logique serait qu’il parle de sa nièce, n’est-ce pas ?

De son côté, Helly n’est qu’une déception monumentale pour son père ; inévitablement. Il lui crache à la gueule, métaphoriquement parlant, puis se sépare d’elle bien vite. Elle demande aussitôt à ce que les exter soient retrouvés. Elle confie la tâche à Milchick ; mais le vrai intérêt est qu’elle lui demande de suivre non pas son instinct sur la marche à suivre, mais celui de Kier. C’est une vraie religion y compris quand on n’est pas un inni, alors ?

Cela me perd un peu, je dois dire, mais il est intéressant d’avoir la perception de la famille Eagan sur cette affaire. Après avoir confié sa mission à Milchick, la fille Eagan traverse le bâtiment (un plan magnifique, il faut le dire) pour rejoindre Cobel/Selving. Elle la remercie vraiment de tout ce qu’elle a fait pour la boîte, la tient au courant des avancées, puis lui demande de reprendre son poste. C’est étonnant.

Cobel demande bien sûr des excuses, qu’elle obtient… avant de se voir offrir une promotion, comme membre d’un conseil sur la dissolution. C’est une nouveauté qui permet à Milchick d’avoir sa promotion et qui ne plaît pas à Cobel. Elle veut son poste de pouvoir, pas un placard. Je peux la comprendre, mais elle n’est pas en position de faire la demande qu’elle fait. Quand elle affirme réfléchir à ce qu’on lui propose, j’ai quelques doutes tout de même. En même temps, elle est acculée à ce stade.

Helly aussi, elle l’est. Elle est forcée de faire une petite déclaration vidéo où elle accuse un mauvais mélange d’alcool et de médicaments pour justifier ce qu’elle a dit. Ben tiens. Sa dissociation serait un succès – et le journal proposé par Milchick dans l’épisode 1 était donc un faux. Son discours est bien rôdé… mais celui de Milchick aussi.

On le voit se rendre chez Irving d’abord, pour lui dire qu’il est un ami de son inni mais qu’il est viré quand même (sans raison). Dylan ? C’est encore plus simple de le virer : il s’est battu, il a des traces pour le prouver et il suffit de lui dire qu’il est responsable de cette attaque pour s’en débarrasser. Il faut ensuite qu’il s’occupe du cas de Mark, qui est le plus problématique.

Devon, la sœur, doute tout de même pas mal. Bien sûr, quand Milchick arrive, elle est sur la défensive et pose pas mal de question, surtout avec le cas de Cobel. C’est vraiment inévitable. Milchick se débrouille vraiment bien dans ses mensonges, en vrai : il met tout sur le dos de Cobel et fait culpabiliser Mark en insistant sur le fait que ne pas revenir serait punir son Innie pour quelque chose de courageux. Allons bon.

Je me demande tout de même pourquoi il est si essentiel que Mark revienne et pas les autres. Le reste de la nuit peut se dérouler pour tous les personnages : « Helly » regarde les vidéos de surveillance de Lumon (avec un petit sourire, elle tombe sous le charme de Mark… mais est perturbée par le baiser entre eux !), Irv se pose beaucoup de questions sur ce qui lui est arrivé, Mark rentre chez lui… et passe voir Mrs Selvig. En vrai, ça peut se comprendre. Le truc, c’est qu’elle n’est évidemment pas « chez elle ». La maison est vide.

Le lendemain, Mark est invité à un déjeuner par Devon qui n’a plus tellement envie que son frère démissionne finalement. Elle doute trop et veut savoir si sa belle-sœur pourrait être encore en vie. Mark, lui, n’a aucun doute : il a identifié le corps de son épouse, tout de même. Leur conversation est bien sûr espionnée par un employé Lumon qu’ils ne connaissent pas et comme ils ne sont pas exactement discrets avec le ton qui monte vite, ça ne dit rien qui vaille. Après, on sait déjà ce qu’il se passe à Lumon.

Mark se barre donc avec la ferme intention de démissionner, mais ça ne sera pas le cas. Milchick débarque bien sûr chez lui le soir même pour lui proposer une augmentation de 20% (wow), lui assurer qu’il fournira des bilans du bien-être de son innie et lui parler un peu de Gemma, le tout sous forme de questions. Il appuie là où ça fait mal, bien sûr, et lui explique aussi qu’il a trouvé l’amour à Lumon. C’est si frustrant : on sait que ça marche. Et on sait donc qu’il n’y a pas eu cinq mois entre les deux saisons. Je m’en doutais un peu, en vrai.

Mark S décide donc de revenir au travail et suit sa routine habituelle, tandis qu’en coulisses, on lui monte une équipe de secours de toutes pièces, avec un employé étranger et deux anciens employés d’un autre projet, virés. La vraie information, toutefois, c’est que l’entreprise a besoin de Mark pour un projet. On n’en saura pas beaucoup plus sur le projet.

La vie continue, tout de même, pour les autres personnages aussi. Dylan est clairement déprimé d’avoir été viré, ce qui peut se comprendre parce qu’il a besoin de son fric le pauvre. Il passe donc un entretien super bizarre sur des fabrications de porte… Tout pourrait bien se passer, sauf qu’il fait face à de la discrimination, bien sûr. Je m’attendais à une discrimination plutôt basée sur le manque d’expérience pro puisqu’il ne se souvient de rien, mais la série préfère finalement nous le vendre sur une discrimination quasi-religieuse. La « circoncision du cerveau » de Dylan ne plaît pas à son futur employeur potentiel.

Bref, c’est sans surprise que quand Mark fait pression via l’interphone de la boîte, la direction – y compris Helly R – prend la décision de lui rendre ses collègues et que Dylan accepte de revenir. En parallèle, Irv continue de se poser des questions et passe d’étranges coups de fil depuis des cabines téléphoniques. Le plus intéressant est que Burt semble l’espionner… mais Irv aussi semble ravi de pouvoir reprendre le boulot.

Reste la question d’Helly R. On la rend à Mark, j’entends bien, mais est-ce qu’elle est vraiment dissociée ? Si elle l’est, pourquoi mentir sur ce qu’elle a vu ? C’est tout de même étrange. Il y a plus étrange en fin d’épisode : Mark rentre chez lui et tombe sur Selvig, en train de déménager, tout simplement. Elle refuse quasiment de lui parler, se contentant de ne pas répondre à ses questions en se moquant de lui – et elle le fait bien. Le coup de l’ananas qui permet de le manipuler facilement, c‘était assez incroyable, tout de même.

L’épisode se termine sur cette confrontation où Mark empêche Selvig de passer en voiture, où il lui demande si elle sait quelque chose sur Gemma et où elle s’enfuit malgré tout. Merde alors.

PS : VDM pour les pauvres employés virés, récupérés trois jours et de nouveau virés. J’imagine que le second Mark reviendra se plaindre…

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Severance – S02E01 – Hello, Ms. Cobel – 18/20

L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein de questions et permet de se faire quelques théories dans son coin. Rien ne justifie d’avoir attendu si longtemps, mais le résultat est impeccable : l’esthétique est toujours folle, les personnages sympathiques à suivre, l’ambiance réussie. Pour autant, il manque quelques éléments qui rendent ce retour un peu frustrant – même si je m’y attendais.

Spoilers 

Cinq mois plus tard, peut-être, Mark revient bien malgré lui à Lumon.

Welcome back, Mark S. Been a minute.

Eh, qu’est-ce que j’aurais aimé avoir un résumé de la première saison avant de me relancer dans ces aventures. Je sais, j’aurais pu m’occuper moi-même d’en chercher un, mais je comptais sur ce début d’épisode pour le faire. C’est un peu ce qu’il se passe avec tout un tas de voix off qui nous rappelle où en sont les différents personnages dans l’incroyable cliffhanger de la saison 1, vous me direz. Le problème, c’est que la saison commence ensuite loin du cliff, justement.

La première scène est absolument incroyable ; c’est un vrai bijou de réalisation avec une esthétique très jeu vidéo l’air de rien. Je ne peux que me demander comment ils ont tourné tout ça, tout en observant Mark courir avec désespoir dans les locaux de l’entreprise. C’est une suite de couloirs blancs qui sont un vrai labyrinthe digne de nos vieux écrans de veille Windows.

Cette scène parvient en tout cas à nous remettre immédiatement dans l’ambiance de la série. Il y a un tas de couloirs blancs à suivre, jusqu’à ce que Mark parvienne à la salle du bien-être. J’ai si hâte de revoir Dichen Lachman, moi ! Elle n’est plus là, cependant. La pièce est déserte, Mark est observé sans même le savoir.

Il finit par se rendre à son poste, comme toujours, et c’est là que l’on voit que la série a décidé de jouer complètement avec nous. Plutôt que de retrouver les personnages qu’on connaît bien, on nous en sert trois nouveaux : Mark W, un italien (je crois ?) qui ne parle pas anglais et une femme. Oui, oui, Mark W, ce qui fait que notre héros devient donc Mark S aux yeux de tous. Une coïncidence parfaitement agaçante pour le personnage, je suppose.

Il est au moins aussi paumé que nous, demande donc quelques explications et se les voit offrir par Milchick. Su-per. Milchick est toujours là, c’est vraiment tout ce dont on rêvait pour les personnages, hein. Et en plus, ça n’arrange rien à mes yeux, le générique a disparu ! C’est bon, ils ont mon attention complète.

Très vite, on apprend pêle-mêle que cinq mois ont passé depuis la fin de saison 1. Cobel n’est plus à la tête du service, remplacée par Milchick, qui présente aussi à Mark S sa nouvelle assistante, Mlle Huang. Et pour être mademoiselle, elle l’est : c’est limite une enfant, qui se retrouve à garder les ballons de bienvenue de Mark. On dirait un mauvais film d’horreur.

Mark demande tout de même quelques précisions, à commencer par savoir ce qui a bien pu arriver à ses collègues. Milchick est heureux de lui répondre apparemment, lui donnant même un journal pour lui expliquer qu’ils sont tous les quatre devenus de vraies célébrités en contactant l’extérieur. Les voilà donc responsables d’une nouvelle réforme pour Severance.

Milchick informe donc Mark S de la suite des événements : Helly R, Irving et Dylan ont tous refusé de revenir, ce qui n’instaure pas franchement une relation de confiance entre Mark S et Milchick. Cobel ? La question est vite évacuée : on explique à Mark S qu’elle faisait une fixation érotique sur lui dans le but de former un trouple. Incroyable cette excuse.

Malgré tout, Mark S accepte de retourner travailler et de découvrir sa nouvelle équipe. Miss Huang propose immédiatement un exercice de team building, d’ailleurs, mais pas avant que Gwendolyn Y ne demande à Mark S comment est l’extérieur. C’est plutôt fun, les scénaristes s’amusent immédiatement de la situation comme il s’amuse de Miss Huang qui est une ado. Une ado, certes, mais elle rappelle vite à tout le monde qu’elle n’est pas une amie pour eux, mais bien leur superviseure.

Il y a une tension qui s’installe, un doute aussi : pourrait-elle être la fille de Mark, d’une manière ou d’une autre ? Les théories peuvent déjà s’écrire toute seule, c’est déjà ça. Mark S semble en tout cas prêt à tout pour que les apparences soient conservées : il reprend donc le boulot et tout son quotidien habituel, avec de nouveaux collègues. Cependant, on comprend vite que tout ça n’est qu’apparence : son but ultime est de retrouver les autres et il se débrouille donc pour glisser un mot critiquant Milkshake (mouahahaha) dans la poche de Mark W.

C’est un plan moins ingénieux qu’il n’y paraît. Mark S obtient simplement la haine de tous ses nouveaux collègues – Gwendolyn me fait tellement rire avec ses questions – et la promotion de Mark W à son poste. Il bluffe ensuite pour tenter de s’enfuir : il prétend avoir fait quelque chose à la kitchenette pour détourner l’attention. Son vrai but ? Aller dans le bureau de Milchick et utiliser un interphone pour que son appel au secours soit entendu dans toute l’entreprise. Son appel ? Il veut retrouver son équipe. Et nous aussi.

Il est assez clair qu’on va passer la majorité de l’épisode – ou l’entièreté d’ailleurs – dans les locaux de Severance. Il est dur de savoir exactement ce qu’il en est. Pour autant, l’épisode est vraiment bien foutu : Milchick se débarrasse de Mark S et lui dire un au revoir qui semble définitif. C’est terrifiant, tout simplement : Mark S est sûr qu’on le vire, donc qu’on le tue. Cependant, dans la seconde qui suit, les portes de l’ascenseur s’ouvrent à nouveau.

Cette fois, Mark S arrive devant un tableau hyper chelou, nommé Kier pardonne aux traîtres. Le pardon signifie qu’ils finissent par tous être là finalement : Dylan débarque en premier et demande à Mark ce qu’il s’est passé. Il explique vite fait sa propre situation avec Milchick en fin de saison 1, avant que l’ascenseur ne s’ouvre à nouveau sur un Irv bouleversé, hurlant le nom de Burt. Que c’est frustrant. Helly ? Elle met un peu de temps à arriver, mais le fait. Un câlin avec Mark plus tard, notre groupe se retrouve à se demander ce qu’il se passe sans oser parler pour autant – par peur d’être surveillé, même en l’absence des éternelles caméras.

Voilà qui est surprenant. Miss Huang finit tout de même par débarquer et les réunir en salle de pause où Milchick les attend pour leur montrer un sympathique film promo. Ils ont tout prévu, ces cinglés : le film sera montré à chaque nouvel employé d’après Milchick et il n’est pas anodin.

Inspiré de clipart et de son sempiternel trombone, le building en dessin-animé explique aux employés qu’il y a une révolte des macrodonnées changeant tout pour Lumon. Eh oui, Lumon s’adresse directement aux recrues désormais et leur explique que grâce à l’équipe des macrodonnées, quelques conversations secrètes et de l’amour dans l’ascenseur (mouahaha, pas du tout gênant pour Helly et Mark, ça), il y a désormais de quoi s’amuser un peu plus à Lumon. Ouais, il y a de nouveaux parfums dans la kitchenette, une salle des miroirs qui est juste terrifiante et la possibilité d’aller pêcher un ananas avec ses dents dans un bac d’eau.

Cela doit être… douloureux. Le film s’achève sur quelques remerciements à Kier pour la révolte des Macrodonnées. Ouais. Un ou deux applaudissements, ça ne vaut pas plus. Les personnages sont au moins aussi perdus que nous, inévitablement, mais Milchick leur assure qu’ils ont aussi un choix à faire durant la journée. Ils pourront choisir de se remettre au travail, et donc de rester, ou de partir, de manière définitive.

Il laisse là nos quatre héros pour qu’ils puissent parler librement de la situation. Et c’est passionnant, parce que les scénaristes en profitent aussitôt pour nous retourner le cerveau une fois de plus. Ainsi, Mark S leur dit toute la vérité sur Miss Casey et la photo de mariage, quand à l’inverse Helly ment. Et c’est un mensonge que je n’aime pas du tout.

En effet, Helly raconte qu’elle s’est réveillée dans son appartement en pyj tout pourri et a seulement pu prévenir un jardinier (de nuit ahaha). Le mensonge est peu travaillé. Le problème qui se pose est de savoir si c’est Helly qui ment ou si elle joue un rôle : a-t-elle vraiment les souvenirs effacés ? Ou est-elle là pour mener l’enquête sur nos inners ?

Le doute est permis et il continue vraiment quand Helly fait en sorte d’expliquer à Mark qu’elle reste et qu’elle espère qu’il en fera autant ; en le draguant de fou et en insistant sur le fait que les exter sont des gens vraiment différents de ce qu’ils sont à Lumon. Tu m’étonnes. C’est louche, tout ça.

Pendant qu’Helly drague Mark, Dylan rattrape un Irv toujours aussi désespéré d’avoir vu Burt dans les bras d’un autre. Il n’explique pas aux autres ce qu’il a vu, mais il finit par le raconter à Dylan, avant de laisser entendre qu’il veut se suicider – eh, pas en ces termes, mais juste ce qu’il faut pour lui faire comprendre qu’il veut en finir et ne plus revenir à Lumon. Son but est de rejoindre Burt, à la retraite désormais.

Irv indique tout de même à Dylan ce qu’il a vu du côté des tableaux peints en boucle par son exter, avant que Dylan ne soit convoqué par Milchick. La scène est flippante à souhait : pour le convaincre de rester, Milchick lui explique qu’il aura l’occasion de voir sa famille prochainement et notamment sa femme Gretchen. Cette partie n’est pas flippante, ce qui l’est, c’est qu’il lui demande de garder le secret vis-à-vis des autres. Diviser pour mieux régner. Le pacte avec le diable est difficile : il est le seul à être en couple à l’extérieur, donc le seul qui pourra voir sa famille.

Cela reste une association avec Milchick, et ça, ce n’est pas bon signe. Finalement, la fin d’épisode le voit rejoindre Mark et Helly pour se remettre au travail. Irv ? Il accepte aussi de revenir, convaincu apparemment par Dylan. Soit.

Leur boulot est toujours aussi curieux – et on nous vend un retour possible de Casey à un moment ou un autre. Patricia Arquette ? On ne la voit pas de l’épisode, mais elle continue de faire chier Milchick à sa manière. Je suis content qu’il soit agacé de voir le nom de Cobel chaque fois qu’il se connecte, hein.

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NCIS (S22)

On en était où ?

En dépit de toute logique, Jess acceptait de prendre un job qui la forçait à déménager de l’autre côté des USA, au risque de perdre Jimmy. Super.

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17-0

Ce que j’en attends

Il est assez évident que j’attends de Jess qu’elle revienne au plus vite au NCIS et qu’elle se remette en couple avec Jimmy, parce que c’était tout de même génial d’avoir enfin le développement d’une vie perso des agents qui soit bien menée. Et cette promotion express et sans la moindre logique, ce n’était pas une bonne idée pour que ça continue comme ça.

Autrement, j’attends de la série qu’elle nous balance la dose hebdomadaire d’enquêtes hyper prévisibles qui divertit du coin de l’œil et de l’oreille pendant que je fais la cuisine ou la vaisselle. De grandes attentes, pas vrai ? Peut-être pas, je le reconnais, mais une grande attente entre les saisons tout de même, parce que CBS fait revenir tard ses séries cette année. On est déjà mi-octobre, il était temps que les agents reprennent du service, non ? 

S’il n’y pas de grands changements à l’horizon, je sais tout de même que ça va le faire, je ne regrette pas d’avoir repris la série il y a déjà cinq saisons. C’est fou comme le temps passe vite (et comme la série ne bouge pas d’un iota avec le temps – ou presque). J’aurais aimé pouvoir en dire autant de NCIS Hawai’i, d’ailleurs, et j’ai un maigre espoir d’avoir en cours de saison au moins quelques semblants de réponses au cliffhanger du spin-off… On peut rêver, non ?

Note moyenne de la saison : –/20

NCIS – S22E01 – Empty Nest – 15/20

La série revient avec un épisode plutôt classique bien que sympathique et un brin original dans sa structure. Il parvient à donner son moment à chaque personnage, que je suis toujours content de retrouver. Bien sûr, il y a une intrigue peu crédible à la clé et surtout un retour bien rapide au statu quo…

NCIS – S22E02 – Foreign Bodies – 17/20

Je suis positivement surpris par cet épisode qui ferait presqu’une meilleure reprise de saison que le premier épisode. Franchement, il fonctionne très bien : chaque personnage a son moment de gloire, y compris les secondaires, il y a des retours, pas mal d’humour et une enquête qui change un peu de l’ordinaire. Pourtant, l’épisode précédent promettait…

NCIS – S22E03 – The Trouble with Hal – 17/20

L’équilibre idéal est trouvé avec cet épisode qui parvient à la fois à servir une enquête prévisible mais sympa, une petite touche d’Halloween (à la fois dans l’intrigue et la musique de l’épisode) ET des avancées sur l’ensemble des personnages. Rarement un épisode de NCIS ne m’a semblé avoir autant de contenu en fil rouge…

NCIS – S22E04 – Stick & Stones – 18/20

Qu’est-ce qui leur arrive cette année ? En pleine semaine d’élections présidentielles, voici donc que NCIS propose une intrigue où les américains ne sont peut-être pas les héros qu’ils croient être et où les agents doivent se rebeller contre le système en place pour sauver le monde – oui, oui, le monde. C’est inattendu, la série…

NCIS – S22E05 – In from the Cold – 15/20

Cette saison fonctionne désormais bien, cherchant en permanence à surprendre et à ne pas fournir d’épisode purement classique. Certes, l’enquête est on ne peut plus classique et respire bon le vintage dans cet épisode – les agents le disent eux-mêmes – mais sa simple existence est surprenante à ce stade. Et ça me va bien.…

X-Men ’97 (S01)

Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…

Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !

Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.

S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20
Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20
Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra.
Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible​. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20
L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20
Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial.
Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20
L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité.
Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20
Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20
Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20
Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !

En bref

X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.

Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.

Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !