Daredevil Born Again – S01E01 – Heaven’s Half Hour – 18/20

J’ai presque envie de mettre la note maximale à l’épisode tant ce retour commence par une véritable masterclass. Rarement un revival n’aura réussi à replonger si vite dans une ambiance tout en mettant la barre un peu plus haut. La qualité est toujours là, la beauté des plans, l’atmosphère de la série d’origine… Franchement, c’est une véritable saison 4 et elle est déjà bien mieux que la 3 parce qu’il n’est plus question de suivre des schémas qui ont fait leur temps. Bref, c’est top pour une reprise. Je suis tout de même curieux de voir ce que proposera la série pour la suite de la saison, en revanche : il manque très clairement cet aspect, je trouve.

Spoilers 

Matt ne le sait pas encore, mais c’est la dernière soirée de Daredevil qui commence en début d’épisode.

Not nostalgia. Reverence for the past yet hope for the future.

Joli début de série ce petit générique Marvel Studios et l’ouverture de l’écran très progressive avec ensuite un fondu entre la skyline de la ville et des phares arrière de voitures. On est tout de suite replongé dans l’ambiance de la série d’origine et je suis surpris de constater que la série ne traine pas en besogne. Contrairement à ce que Netflix aurait fait, nous retrouvons immédiatement le trio de personnages que l’on a tous envie de voir interagir dans cette première scène.

Karen, Matt et Foggy sortent d’un restaurant pour se rendre dans un bar, papotant avec nostalgie (ou pas) de ce qu’était Hell’s Kitchen et du départ à la retraite de Cherry, un policier. C’est à son pot de départ qu’ils se rendent, histoire qu’on nous réintroduise un peu à l’univers : Foggy est toujours avocat (mais est célibataire parce qu’il drague une avocate ?) qui défend même des criminels qu’il n’aime pas trop, les super-héros justiciers masqués sont la norme en ville tandis que Karen et Matt se tournent toujours autour.

On ne sait pas exactement combien de temps s’est passé entre les deux saisons. Pour moi, ce fut une éternité. Alors que tout va bien dans ce bar, les choses dérapent bien vite. Foggy reçoit un appel que Matt entend avec ses pouvoirs. Bordel, j’aime déjà les effets que la série ajoutent pour l’utilisation de ses super sens (parce qu’il n’a pas vraiment de pouvoir). L’écran s’élargit pour indiquer le problème, puis se rétrécit pour que Matt entende tout.

Ainsi donc, on apprend que Foggy héberge un certain Benny chez lui, pour le protéger. Seulement Benny l’appelle par crainte d’entendre du bruit en bas de l’immeuble. Inquiet pour lui, Matt décide de mettre son costume de justicier et de se rendre sur place pour lui venir en aide – la petite musique qui va bien, c’est tellement un générique. Malheureusement, tout ça n’est qu’un piège visant à éloigner Matt de ses amis.

Il s’en rend compte un peu trop tard, en entendant un autre appel de Benny à Foggy, histoire que le premier s’excuse. Et il peut : devant le bar du pot de départ de Cherry, Foggy se fait tirer dessus. Le tueur veut clairement laisser Karen en vie à ce stade, parce qu’il n’a aucun mal à tirer sur Foggy et les deux flics qui sortent du bar pour lui venir en aide, mais pas sur elle. S’en suit une scène d’action comme seule Daredevil a toujours su les faire, mais avec des petites nouveautés dans le traitement de l’image, du format de l’écran, de la luminosité.

Bordel. C’est une masterclass, tout simplement. On a parfois un peu de mal à voir exactement qui est qui parmi les fumigènes, mais en même temps, il y a des fumigènes, c’est pour une raison. Matt sauve in extremis Karen en débarquant pour s’en prendre à Dex, qui fait un véritable massacre dans le bar. Tout au long de la baston, Matt prend le temps d’écouter ce que dit Karen à Foggy – parce que dans la rue, elle essaie de contenir l’hémorragie et de garder en vie son ami.

C’est fou comme c’est terriblement efficace comme scène. On reprend l’habitude du travelling, mais avec une focalisation plus forte encore sur les sens de Matt. Et wow, juste wow. Le combat mène petit à petit Matt sur le toit de l’immeuble où il s’attaque à Dex. C’est évidemment lui le type qui a voulu tuer Foggy et prendre sa revanche. La série ne perd pas de temps : elle tue Foggy – ce ne peut pas être une surprise, même si ça l’est. Ils ne savaient pas quoi faire de son personnage en saison 3. Le tuer maintenant, c’est un bon moyen de choquer et de relancer la série.

Bon, ça fait chier en revanche. Matt est traumatisé d’entendre son cœur s’arrêter de battre. Moi aussi à vrai dire. Sans surprise, Daredevil se venge en balançant du toit son ennemi – et pauvre Karen qui entend un corps tomber mais ne sait pas de qui il s’agit avant de se retourner ! Je dis sans surprise, mais il y en a une : Daredevil ne tue pas normalement… sauf que là, la rage était évidente. On parle de Foggy, tout de même. Cherry débarque alors sur le toit et découvre la vraie identité de Daredevil. Matt. La mort de Foggy lui fait trop mal : Matt laisse tomber le masque, littéralement, du haut de l’immeuble. La musique, le générique, wow. Les frissons. C’est un retour incroyable. Dans la rue, en revanche, ce connard de Dex est encore en vie… Au moins, Matt continue de tenir sa promesse.

Le générique m’a semblé un peu plus lent que celui de la série d’origine, mais la première scène de cette série est une telle réussite que je peux tout pardonner. Ce début d’épisode suffit à donner envie de mettre 20/20. C’était beau, prenant, puissant, avec tout de suite des enjeux. Et pourtant, la série nous propose de revenir ensuite un an après la mort de Foggy. Ils ont osé se débarrasser de ce personnage comme ça, c’est fou. Et Daredevil a failli tuer quelqu’un en plus.

Un an après, Matt regrette encore son ami, alors qu’une course politique à la mairie a commencé. Il y a de quoi faire : un petit reportage vidéo nous apprend que Daredevil ne s’est plus montré depuis un an et que ça devient n’importe quoi en ville côté sécurité. Inévitable. Matt se rend tout de même au travail, où il bosse désormais avec l’avocate que Foggy draguait. C’est un jour particulier : c’est celui où Matt doit témoigner contre la personne qui a tué son meilleur ami. En plus de tout, c’est aussi le jour où il retrouve Karen – il semble qu’ils ne se soient pas beaucoup parlé.

Dex a bien survécu et a été arrêté : il a droit à un vrai procès, lors duquel il n’a bien sûr aucun regret ou remord. Et il est condamné à perpétuité. Mouais. Je trouve ça gros et expéditif tout de même : pourquoi s’en prendre à Foggy en particulier ? Qu’est-ce qui l’a mené à agir comme il l’a fait ? On l’avait quitté en train de subir une chirurgie pour survivre et… On le retrouve comme ça ? Et combien de temps après ?

Bref. Le procès : une peine à perpétuité, c’est le minimum. Ce n’est pas le plus gros intérêt cependant : le but est de voir plutôt Matt et Karen pour comprendre ce qu’il en est de leur relation. La perte de Foggy a créé un fossé entre eux, une véritable crevasse terrible de distance, de non-dit, de regret. Ils ne parviennent pas à ne pas se disputer et Karen part bien vite. Oh, elle le fait après avoir demandé à Matt s’il comptait remettre le masque de Daredevil, tout de même. Il lui assure que non car il n’est plus comme ça – il ne s’en sent plus capable.

Pas étonnant, finalement, que Kirsten, sa nouvelle associée, lui tende un piège : elle l’envoie recruter une nouvelle avocate pour le cabinet, Heather, mais celle-ci s’avère en fait être une psychothérapeute. Il a bien besoin de parler après tout, mais le but de Kirsten est plutôt d’organiser un blind date – sans jeu de mots, promis. Et contre toute attente, ça s’avère efficace. Le quiproquo ne tient pas longtemps, mais Heather et Matt parlent un bon moment.

Il faut toutefois travailler : Matt retourne au cabinet, reproche son attitude à Heather, puis retrouve Cherry. Ah, sa retraite se passe bien : il mène à présent des enquêtes pour Matt. Celle du moment ? Elle concerne Fisk, bien évidemment !

Bien sûr, le synopsis promettait un retour de Fisk et il se fait bel et bien dans cet épisode. On commence par retrouver Vanessa qui gère les affaires de son mari d’une main de maîtresse. Il nous manquerait presque un peu de contexte pour savoir où était Fisk exactement – il finissait la saison 3 en prison, mais bon, il s’est baladé un peu depuis dans le MCU. Aujourd’hui, il nous revient sans son caractéristique costume blanc, contrairement à Vanessa.

Il faut à présent nous réintroduire le couple et son fonctionnement. Fisk aime toujours autant s’écouter parler pour convaincre Vanessa qu’il a encore du pouvoir. Oh, c’est le cas et sa simple présence met fin à la réunion de Vanessa et des Cinq familles, mais tout de même. Son vrai retour se joue toutefois ailleurs : en politique. Le soir même, il décide donc de lancer sa campagne pour devenir maire de New-York. Quelle surprise. Matt entend la nouvelle et désespère, évidemment ; mais « Fisk can fix it » est un slogan qui accroche déjà les réseaux sociaux.

Le Caïd lance sa campagne par une allocution télévisée, mais pas que : il faut organiser le combat à présent. Une réunion est l’occasion pour les scénaristes de nous présenter toute son équipe. Cependant, équipe ou pas, réussite politique ou pas, une chose est sûre : Fisk fait le buzz. Quand Matt marche en ville, il entend que tout le monde parle de lui, en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle et qu’il occupe l’espace médiatique, je suppose.

En tout cas, il n’est pas surprenant que Matt demande de l’aide à Cherry pour savoir ce qu’il en est : même si Fisk paraît sincère, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de Fisk. Il joue évidemment sur l’insécurité pour faire oublier sa capacité à écraser des crânes à mains nues. Cela ne peut suffire à Matt, bien sûr : il décide donc d’aller lui rendre visite et d’en avoir le cœur net.

Les deux ennemis se retrouvent face à face dans un silence factice mais oppressant, mais Fisk accepte immédiatement de parler avec Matt. Les deux reprennent contact avec du small talk assez basique sur Hell’s Kitchen, la perte de poids ou les enfants qu’ils n’ont pas. Fisk ne quitte pas son rôle de bon maire en devenir, mais il interroge surtout Matt sur la disparition de Daredevil. Sans surprise (et cette fois vraiment sans surprise), Matt lui explique que d’avoir failli tuer Poindexter lui a fait perdre le privilège de rester justicier. Il a compris qu’il faisait des dégâts lui aussi en tant que justicier.

Pour ne pas sombrer du mauvais côté de la barrière, il a arrêté d’en être un. Fisk comprend toutefois que Matt a aimé être comme ça, dangereux et sans limite. Il entend donc la menace que lui fait Matt – un pas de travers et il sera là – mais réplique aussi : une fois qu’il sera maire, Fisk s’en prendra aux gens en costume, parce que les justiciers n’ont rien à faire à New-York selon lui.

La série enchaîne sur une scène étonnante : Matt est en rencard avec Heather dans ce qui paraît être le soi-même, mais en fait, pendant ce rencard, Matt entend que Fisk a gagné l’élection de maire. Comment ça la campagne est déjà finie ? Je m’attendais tellement à ce que ce soit l’intrigue de la saison de le voir mener campagne que je suis surpris de le savoir déjà maire. Cette saison va avoir un problème après cet excellent épisode : il n’y a pas tellement d’enjeux sur du long terme pour l’instant.

Retrouver tout le monde fait plaisir, tout de même. La victoire de Fisk ? Il la savoure en expliquant à Vanessa qu’il sait pour Adam (elle le trompe alors ?) et en promettant de ne pas le tuer car il n’est plus comme ça. Il se lance alors dans son premier discours en tant que maire, où il assure aimer New-York alors que, de son côté, Matt embrasse pour la première fois Heather (c’est plutôt elle, en vrai). Il est dégoûté de la victoire de Fisk, mais il semble être le seul à penser ça dans la rue : il y a toute une manifestation populaire et des élans de joie de le voir gagner l’élection. Flippant.

L’épisode se termine sur de jolis plans, avec Fisk dans une lueur de lune bleue et Matt éclairé en rouge. Esthétiquement très beau, mais… vers quoi se dirige-t-on pour la suite ?

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Severance – S02E08 – Sweet Vitriol – 11/20

J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce qu’elle a été jusqu’ici et propose mystère sur mystère, sans donner les moyens de se faire une idée du puzzle qu’on essaie de reconstituer. Bref, c’est un épisode que j’ai subi plus qu’autre chose (il dure 38 minutes mais il était si lent !) et que je suis bien incapable d’expliquer tellement il manque de points d’accroche clairs. Et si je peux comprendre que ça plaise à d’autres, force est de constater que ce n’est pas mon cas, malheureusement. Donnez-moi un vrai contexte que je sache ce que je regarde, au moins, ou un personnage qui soit attachant (parce que j’aime l’actrice, mais on ne connaît pas assez son personnage, en fait).

Spoilers 

Cobel se rend dans une ville côtière. Je ne sais pas.

Fine, then buy me a coffee.

Les derniers rayons du soleil de cette belle semaine sont éclipsés par des nuages de plus en plus gris : je considère que c’est un signe pour me lancer dans le visionnage de cet épisode. Il est plus court que les autres et commencent de manière bien étrange, avec de longs plans sur la mer et des collines enneigées. J’ai envie de partir en vacances. Apparemment, Cobel aussi : on la voit en train de faire un énième trajet en voiture jusqu’à une petite ville côtière toute paumée, vibrant au son des mouettes. Où veulent-ils en venir ? Je n’en ai pas la moindre idée, bien sûr.

Le titre de la série apparaît, puis nous découvrons une Cobel en train de se brosser les dents au bord de la route. Un roadtrip comme un autre, je suppose. Elle ignore un appel de Devon, regarde un homme faire une sorte de crise d’asthme et continue sa journée. J’imagine que s’éloigner comme ça de Lumon a pour but de nous faire découvrir le monde, qui continue de tourner malgré la procédure. C’est étrange, et ça ne fait que s’accentuer quand on a ensuite une scène dans le bar du coin.

Là, on trouve un barman aux yeux bleus qui semble connaître Cobel quand il la remarque arriver. On s’en doutait : il s’agit d’un retour d’Harmony Cobel dans une ville qu’elle connaît bien – Rose, la vieille dame au bar avec un appareil respiratoire, pourrait parfaitement être sa mère, je suppose. Il n’empêche que ce début d’épisode est assez caractéristique : je trouve tellement dommage que les séries soient si lentes aujourd’hui et apportent du mystère sur ce genre de moments très longs. Le mystère est parfaitement inutile, on pourrait facilement clarifier à l’aide d’une ou deux répliques ce que Cobel vient faire là. Et pourtant, non. On doit se taper ce qui semble être une éternité de silence et d’absence de réponse.

J’aime la série donc je devrais être à fond, mais ça n’arrive pas à m’apporter assez de suspense ou de vraie dose de mystère où on peut deviner. Ah, voilà, je mets le doigt sur le problème : le mystère et le suspense, c’est addictif quand on a les éléments pour deviner ou théoriser. Là, on est juste tellement loin de ce que la série a montré que nous n’avons aucune chance d’anticiper ce qu’il va arriver.

Tout de même, on apprend que Cobel et le barman sont d’anciens collègues et qu’ils se connaissent bien. Elle lui demande un service qui n’a ni queue ni tête pour nous, mais qui semble l’embêter lui : elle souhaite son aide pour se rendre chez Sissy avec sa voiture à lui, par peur que sa voiture à elle soit surveillée. Par Lumon, je suppose ? Pas évident de le savoir. Une chose est sûre : il est de nouveau question de Kier, mais aussi d’Imogen (qui est-ce donc ?), qui se seraient rencontrés pas loin. Tout le monde est donc fasciné et brainstormé par ce Kier ? Je ne sais pas si j’accroche tant que ça à ce que la série vend avec cette intrigue ; j’aimais bien l’idée que ça se déroule notre monde – mais plus on avance, plus il est clair que nous n’avons pas la même société.

Bref, le barman finit par apporter son aide à Harmony (c’est son prénom) qui, de son côté, continue d’ignorer les appels de Devon. Sissy ? On ne sait pas trop qui elle est, mais on peut l’imaginer facilement comme étant la mère d’Harmony : il est en tout cas sûr qu’elle n’est pas heureuse de voir Harmony et qu’Harmony a dans cette maison une chambre d’enfance. Bon, la chambre est vidée de toutes ses affaires en revanche, ce qui l’énerve.

Harmony cherche à savoir ce qu’elles sont devenues – Sissy les a vendues – puis demande à avoir la clé de la chambre de sa mère. Ah. Sissy n’est pas sa mère, donc. Sa grande sœur ? Difficile à dire. La chambre est en tout cas fermée à clé tant que tous les gens qu’elle a connue ne seront pas convertis à Kier. Ils vont loin avec ce délire de religion, mais juste après, on nous dit que la mère ne croyait pas en « les neufs ». Qui sont-ils ? Suspense.

On sait simplement que Cobel n’a pas pu dire au revoir à sa mère parce qu’elle a été repérée par Eagan comme une disciple vraiment remarquable avec Kier en elle-même. Malheureusement, sa carrière est plutôt une déception apparemment. Que c’est frustrant de ne devoir composer qu’avec des indices si peu clairs. Je reconnais que ma curiosité est titillée, mais en même temps, il est trop dur d’appréhender exactement ce que l’on veut nous vendre (ou nous cacher ?) alors j’oscille entre désintérêt et vraie réflexion sur ce qu’il faut comprendre de tout ça.

Harmony remonte à l’étage de la maison et trouve finalement la clé de la chambre de sa mère, dans laquelle elle se rend, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Elle finit par s’allonger sur le lit après avoir aspiré un liquide dans un tube associé à une machine qui a tout de la machine médicale. C’est une sorte de mix entre une perfusion et une chicha, non ? On dirait qu’Harmony se drogue avec, en tout cas.

Harmony s’endort donc sur le lit, puis est réveillé par le barman qui monte la chercher à l’étage de la maison, même si ça ne plaît pas du tout à Sissy. Harmony est toujours en train de chercher quelque chose apparemment, mais c’est en vain. Elle s’embarque dans une longue discussion ponctuée de longs silences avec le barman, qui lui propose finalement de se droguer – avec des vapeurs si l’on en croit Sissy. Ok. Qu’est-ce que je regarde ? Je vous jure, heureusement que l’épisode ne dure que 38 minutes finalement.

Tous deux respirent un chiffon, Cobel dit ne pas l’avoir fait depuis ses huit ans (drôle d’âge pour se droguer) et lui reproche de vendre ça… avant de l’embrasser. Amour de jeunesse ? Allez savoir. Cela permet à Cobel d’en arriver à la conclusion que Sissy n’a pas pu le jeter (quoi ? On ne sait pas, mais c’est la quête de l’épisode apparemment). Harmony décide donc d’aller fouiller une sorte de cave, à l’extérieur de la maison. Elle y trouve des trophées au nom de la famille Eagan, un album photo scolaire et des documents qu’elle cherchait apparemment.

Avant de partir, Harmony confronte une dernière fois Sissy pour lui demander de ne pas dire qu’elle était là. Sissy refuse de mentir aux émissaires des Eagan et la scène finit par apporter un peu plus de contexte : Harmony est énervée parce que les Eagan ont volé ses designs et sa création. On ne comprend pas grand-chose à ce qu’elle a pu inventer, mais soit. Sissy essaie de brûler le carnet pour qu’Harmony ne puisse révéler la vérité au grand jour. En vain.

Harmony finit par s’enfuir dans la maison quand quelqu’un approche. Elle apprend au passage que sa mère se serait suicidée et que selon elle, Lumon a détruit la ville. La secte force donc à donner tout son travail ? Soit.

Le cliffhanger est intéressant, lui, au moins : on y voit Cobel répondre enfin à Devon et apprendre que Mark essaie d’être réintégré. Elle demande à lui parler pour savoir exactement ce que Reghabi lui a fait. La suite vraiment attendue au prochain épisode.

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Suits LA – S01E02 – Old Man Hanrahan – 16/20

Tous les ingrédients semblent réunis pour que cette série fonctionne. Malgré un petit goût de réchauffé et déjà consommé, la nouvelle sauce qu’ajoute Los Angeles à ce spin-off prend plutôt bien et apporte une touche d’originalité sympathique. Plutôt que d’être coincés avec des deals auxquels on ne comprend pas grand-chose, on a en effet des histoires d’Hollywood ou de meurtres. Et ça, ça me connaît un peu plus. Bref, c’est vraiment accrocheur.

Spoilers 

Ted demande à Erica de sécuriser une de leur nouvelle cliente, importante pour leur image.

Way to suck the fun out of the morning. You’re here to tell me I have a tumor?

Y aura-t-il un générique ? Pas sûr, mais on retrouve la même petite musique d’ambiance pour le résumé de l’épisode précédent que dans la série-mère. Je n’arrive pas à m’y faire : les deux séries sont vraiment sur les mêmes codes. Cela ne peut que fonctionner, pas vrai ? En vrai, oui. Ils ont repris Greenback Boogie en générique, sérieux ! Il faut que je vous avoue que je suis un peu nostalgique de la série d’origine quand j’entends ce générique et un peu déçu, aussi, parce que ce nouveau générique où l’on voit les personnages a un vrai petit feeling début des années 2000… et j’adore, tout simplement !

Ted confie dès le début d’épisode le cas de Dylan à Erica. Je me doutais bien qu’elle serait importante pour la série. Après tout, c’est la première cliente qu’on a pu apercevoir. Le problème, c’est qu’Erica ne connaît pas grand-chose de Dylan et de sa carrière d’actrice. Elle a donc besoin d’aide pour mieux la cerner et fait appel pour cela à Leah (et pas Lia comme je l’entendais apparemment ?). Elle est là pour l’humour, ça se sent, et j’attends de voir ce que ça va donner après quelques épisodes, tout de même. Pour l’instant, j’ai l’impression que c’est un peu forcé (la scène où elle mange le paquet trouvé par terre, la scène où elle fait le feu avec sa main… je ne sais pas trop).

J’aime beaucoup l’actrice choisie pour interpréter Dylan – j’espère l’entendre chanter même – et on se retrouve avec une nouvelle scène où elle appelle Rick pour comprendre cet étrange changement d’avocat : elle a signé avec lui et Ted, elle se retrouve avec Erica et ne comprend pas les dramas. Son problème ? Qu’il est grave ! Elle a signé pour un petit film indépendant, mais ça l’empêche de faire un gros film de la WB. Gênant.

En parallèle, Stuart commence ses premiers jours en tant que partenaire de Samantha. Le couple a du mal à trouver son équilibre, clairement, et ça se fait un peu en dépit de Rick. Il ne peut pas avoir la promotion qu’il espérait : Samantha bloque, parce que c’est aussi sa firme et qu’elle a déjà fait une faveur à Stuart en dégageant Ted de leur fusion.

Bien sûr, Rick est énervé, surtout que la solution que Stuart lui apporte consiste à voler un client à Ted. C’est con : il vient de le quitter en lui reprochant de ne plus se respecter et de ne plus avoir les bonnes méthodes et le voilà qui se retrouve à avoir des méthodes de merde. Il lance donc une vraie compétition avec Erica qui est en plus un peu en mauvaise posture avec Leah qui a fait de la merde avant : Erica cède donc la possibilité de bosser sur le cas de Dylan à Rick, qui a besoin d’un gros client, et accepte son challenge.

Ils sont ainsi en compétition pour garder Dylan. Rick gère plutôt bien le cas de Dylan, j’imagine que les scénaristes savent faire. Le problème, c’est que le producteur du film indépendant aussi sait ce qu’il fait : il bloque donc l’actrice en lui offrant 35 scènes supplémentaires, rien que ça. Ce n’est pas un souci pour Erica qui veut vraiment la garder et s’arrange pour qu’elle fasse de la promotion pour WB en même temps que le shooting du film indépendant, parce que son contrat ne lui interdit pas de le faire. C’est con.

Les choses se présentent bien pour Erica, qui récupère donc Dylan. Cette dernière est toutefois une vraie perle et tient à dire à Nick qu’elle ne travaillera pas avec lui. Il accepte, mais en profite pour lui parler d’une de ses idées vis-à-vis du film indépendant. Superbe. Il récupère donc Dylan, puis passe voir Erica – avec une scène qui permet de comprendre qu’ils ont possiblement eu une relation par le passé.

En attendant, c’est problématique pour Erica : elle a accepté un challenge dont elle n’avait pas besoin et l’a perdu – perdant au passage Dylan, qui est une cliente importante pour l’image de la firme de Ted déjà bien à genou avec tout ce qu’il s’est passé. Ted lui fait la morale, mais le but est surtout de comprendre qu’ils ne doivent pas sous-estimer Rick à nouveau. Au passage, Erica comprend surtout qu’elle aurait mieux fait d’écouter Leah : elle avait eu la même idée que Rick en lisant le script, ce qu’Erica n’a pas fait. Les connaissances de Leah auraient pu permettre de garder Dylan comme cliente.

Par conséquent, les deux femmes font un deal que j’aime bien : Leah, qui est fan de films et séries, apprendra à Erica comment reconnaître les bons et mauvais scripts tandis qu’Erica lui apprendra à être avocate, même si ce n’était pas vraiment son rêve. Leah n’a pas eu le choix de faire ce qu’elle voulait : elle aurait préféré être scénariste, mais ses parents ne lui ont pas laissé la possibilité, parce qu’elle était de la première génération d’immigrés. C’est un peu simple et cliché, mais c’est efficace pour qu’on l’apprécie, malgré ses airs naïfs.

L’épisode réintroduit Maggie Grace et elle a vraiment un rôle qui m’intrigue pour le moment – elle s’appelle Amanda. Elle est heureuse d’avoir tout un étage du bâtiment pour elle après la trahison de Stuart, mais elle aime bien venir faire ses cafés à l’échelle où travail Ted. Cela sent bon la drague continuelle dans les différents épisodes. Bizarrement, Ted fait rapidement d’elle sa confidente quand il a des problèmes. Et je ne vois pas trop pourquoi.

Bien sûr, la série semble proposer un fil rouge avec la première grosse intrigue avec le procès que prend Ted en charge. Son client, Lester, est accusé de meurtre parce qu’il était sur les lieux du crime et avait du sang partout sur lui. J’aime beaucoup l’acteur, mais clairement le personnage ne semble pas dire la vérité quand il raconte ce qu’il s’est passé. Pourtant, Ted le croit, ce qui pose problème parce que même ses collègues sur le cas ne le croient pas.

Ted décide quand même de protéger Lester coûte que coûte, même quand il se retrouve face à une rapace pour le descendre, et ça se voit, au point où ça pose problème car il remet en question son instinct et ses convictions – ce dont il parle avec Amanda.

Dans tout ça, Ted se retrouve à devoir proposer dix ans de prison à son client, parce que c’est tout ce qu’il peut réussir à faire, surtout quand il y a des preuves qui s’accumulent du côté du mobile : Lester a volé de l’argent à Simon, celui qu’il est soupçonné d’avoir tué. C’est… gênant, au mieux, surtout qu’il ne l’a jamais dit avant. La scène suivante permet juste de caser le nom d’Harvey, un joueur de baseball ami de Ted, mais pas de Kevin. Soit.

En fin d’épisode, on découvre que de toute façon, tout ça n’était pas le mobile choisi par la rapace, qui se voit doter d’un nom au passage, Elizabeth. Non, Elizabeth a trouvé un mobile bien plus juteux et convaincant : Simon couchait avec la femme de Lester.

Allons bon. On pourrait finir l’épisode là-dessus, mais le cliffhanger voit finalement Amanda et Elizabeth se retrouver nez à nez. Et elles ont un passé un peu lourd – peut-être un couple ? Elles sont ennemies aujourd’hui, en tout cas, et Amanda promet de s’occuper du cas de Lester si jamais Ted le lui demande. Il assiste à l’échange, bien sûr, donc on en saura plus la semaine prochaine, je suppose.

La série nous propose un énième retour en 2010, bien sûr : on y suit Ted se rendre à un rencard avec Samantha, à un one-man show improvisé avec les pieds. Pas dingue du tout. Il était un super enquêteur et tout et tout, mais quelle flemme ces flashbacks. En plus, j’ai du mal à cerner le job qu’il était censé avoir : un avocat n’intervient pas comme il le fait dans les arrestations ; un enquêteur ne se pointe pas en costard comme il le fait en interrogatoire… Étrange. En tout cas, il avait déjà son acolyte qu’il a mis sur le coup de Lester et dont je n’ai toujours pas réussi à choper le nom après un épisode et demi (Kevin, il fallait juste attendre les ¾ de l’épisode).

Apparemment, tout ce que faisait Ted dans le passé, c’est s’arranger pour mettre des gens derrière les barreaux, et ça ne plaisait pas à Samantha de le voir utiliser des gens – surtout quand c’était elle qui était utilisée. Ne vous inquiétez pas, ça ne l’empêche d’avoir des répliques incroyables à la Suits (ce « You can kiss my perfect ass » est si ridicule qu’il en devient drôle !) et de rester en couple avec Ted.

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Severance – S02E07 – Chikhai Bardo – 18/20

Les scénaristes éclatent comme toujours la chronologie de la série pour s’assurer qu’on soit bien perdus en tant que téléspectateurs, mais cela ne m’empêche pas d’être sans voix et tellement bluffé par les performances des acteurs. Ils sont grandioses. Bien sûr, je n’ai pas tous les personnages que j’aurais envie de voir dans cet épisode, mais j’ai ENFIN les scènes que j’attendais, alors qui suis-je pour me plaindre ? En définitif, c’est une jolie claque, même si vraiment, je me demande bien où ça va et, qu’en vrai, la moitié de cet épisode n’apporte rien de nouveau. Juste des images sur ce que l’on sait et sur des non-dits qui ont leur importance.

Spoilers 

Mark se souvient de Gemma plus que de ses journées à Lumon.

Really, this? Because this looks like how you kill my brother.

Je sais bien que lors du dernierépisode de 42 minutes, je disais à quel point j’étais content de voir les épisodes de cette saison deux par deux, mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ce qui m’a fait changer d’avis ? Nous sommes samedi, il y avait moyen de me faire une petite trilogie après un épisode de Smallville revu en mangeant d’une part et, d’autre part, j’ai vu passer un tweet parlant de la performance de Dichen Lachman dans cet épisode. S’ils sortent les grands moyens pour me faire revenir en donnant enfin quelque chose à jouer à l’une de mes actrices préférées, bien sûr que je rapplique immédiatement.

Et je suis content que ce spoiler soit assez minime, puisque ce qu’on lui donne à jouer commence par la première scène. Nous y voyons donc la rencontre entre Mark (professeur ?) et Gemma. C’est tout cute bien comme il faut, malgré le fait qu’on sache que ça va terminer inévitablement par une séparation douloureuse et mortelle à un moment ou un autre. Reste à savoir maintenant si ce souvenir est celui de Gemma/Mrs Casey pendant une prise de sang ou celui de Mark en pleine crise.

Ben oui, le cliffhanger de l’épisode précédent nous vendait un Mark qui s’effondrait au sol après une tentative de réintégration – il finit dans un état catatonique, avec sa sœur qui s’inquiète pour lui et finit par apprendre que, oui, Gemma est toujours en vie. Ah, cette série est forte.

Alors que sa sœur passe le reste de l’épisode à le veiller, nous suivons alors Mark dans son dédale de souvenirs. Il va de soi qu’il a une superbe relation amoureuse avec Gemma, avec même des quiproquos marrants entre eux. Que je suis amoureux de cette actrice ! Je ne m’attendais pas à une chanson de Jacques Brel dans Severance, en revanche.

Les scénaristes s’en servent pour nous vendre une jolie relation entre les deux personnages – ils ont une vie chouette dans une belle maison avec véranda et tout. C’est magnifique et ça mène à une scène où Deacon découvre que sa belle-sœur est enceinte parce qu’elle ne boit pas d’alcool. Pardon ? Gemma était enceinte ? D’où ça sort cette histoire. La scène, un non-dit fabuleux, est terrible quand on la met en perspective avec qu’on sait de la suite.

Et pourtant, les scénaristes choisissent une autre voie tout aussi terrible : Gemma était enceinte, oui, mais elle a surtout fait une fausse couche. Elle passe sous la douche pour nettoyer ce qui a coulé bien malgré elle, Mark la retrouve et… on se souvient soudainement que nous sommes dans son dédale de souvenirs.

Les transitions sont hyper travaillées et nous mènent d’un Mark mouillé sous la douche à un sous la pluie – puis à un à son bureau tout simplement. Il a un échange avec Mrs Casey, sur Helly, et la série part ensuite dans une révélation très inattendue : alors que Mark regarde son écran d’ordinateur, quelqu’un, ailleurs, regarde lui aussi son ordinateur – seulement il y voit Mark et Mrs Casey. Ah. Ils sont donc surveillés d’une autre manière pendant qu’ils trient les nombres ? Et pourquoi ces gens appuient sur des boutons ? Cela me paraît trop élaboré pour être une simple divagation de l’esprit de Mark.

Ce dernier se souvient ensuite d’un rendez-vous médical avec Gemma – pour une insémination, peut-être ? Elle s’excuse, signe un document à son nom et on part sur un autre souvenir improbable : Gemma, seule dans une pièce digne de Lumon. Et au bout du couloir ? Mark qui enfile un pull avant d’aller voir Gemma pour lui faire une petite injection, dans l’espoir qu’elle tombe enceinte. Leur couple a l’air si mignon en vrai. Je ne suis pas sûr de tout comprendre, mais sachez que les deux acteurs nous balancent un épisode assez exceptionnel du côté des prestations. Donnons-leur des awards. Elle est si touchante à pleurer son absence de maternité.

On en arrive alors au Chikhai Bardo du titre de l’épisode : la mort de l’égo, rien que ça. La mort de la relation de couple bien mignonne aussi : Mark ne comprend pas pourquoi Gemma se torture avec une clinique (Lumon ?) qui ne lui permet pas de tomber enceinte. Il est pour tout arrêter, mais elle ne semble pas prête à accepter cette décision. Décidément, rien n’est fait pour qu’on puisse aimer Lumon s’ils se mettent à exploiter la douleur de femmes ne parvenant pas à avoir d’enfants.

La scène suivante nous montre Mark galérer sur un meuble (le berceau ?) et Gemma être clairement déprimée par la situation. Une autre scène (le soir de sa mort ?) la voit dire au revoir à Mark, en insistant sur son « je t’aime ». Il a l’esprit occupé, mais c’est quand même un beau dernier échange. On nous confirme dans la scène suivante que c’est bien le soir de sa mort : deux policiers viennent prévenir Mark de son décès dans un accident de la route, comme on le sait depuis la saison 1. Le dépit de Mark qui ne veut pas ouvrir la porte était atroce à voir. Le voir s’enfoncer dans le noir… Quelle tristesse.

L’épisode se divise au départ en deux : il y a l’état de Mark dont on vient de parler longuement et il y a un entretien médical menée par Gemma. Elle sait encore qui elle est et quel est son nom, mais l’examen est mené par Lumon. C’est écrit sur tous les instruments qui vérifient sa santé et c’est sous-entendu dans les questions et répliques qui n’ont aucun sens pour nous. En tout cas, moi, voir Dichen en tant que patiente habillée en pyjama, ça me perturbe parce que ça me renvoie beaucoup trop à l’époque de Dollhouse. Et Dollhouse me manque.

Cet examen médical que passe Gemma est en tout cas une sorte de préliminaire à ce qu’on connaît de Mrs Casey : elle quitte son pyjama pour une longue robe bordeaux et une perruque. Elle est conduite par ce que je pensais être son médecin jusqu’à une salle bien gardée : il faut un échantillon de sang de la médecin pour ouvrir la porte.

Une fois la porte passée, Gemma perd la mémoire et est clairement une innie. Là, les scénaristes se foutent littéralement de ma gueule puisqu’elle demande une pause « just for a little while » à un scientifique qui lui demande de s’asseoir sur une chaise au dossier inclinable – il dit être dentiste, mais moi je vois Topher de Dollhouse sur le point de donner une personnalité à Sierra. Bref. Est-ce que Gemma suit la procédure Severance pour oublier ses procédures médicales habituelles et parce qu’elle n’aime pas le dentiste ? J’aime bien l’idée de vouloir oublier ce genre d’interventions, mais bordel, pauvre innie qui ne se taperait que des séances chez le dentiste, en permanence.

C’est plus nuancé que ça : Gemma teste en fait six pièces différentes, pendant toute une journée. Durant ces six visites, on lui a de toute évidence fait plein de choses, mais elle n’en a aucun souvenir. Chaque fois qu’elle revient dans le couloir, en tout cas, elle se souvient. Du coup, elle remarque bien qu’il y a une nouvelle salle nommée Cold Harbor et pose bien sûr des questions dessus à l’homme qui l’interroge sur sa journée. Qu’il est étrange. Il promet à Gemma qu’elle travaille à un monde meilleur qui fera oublier les douleurs – les siennes, celles de Mark. Allons bon. C’est donc après l’accident ça ?

On ne sait pas bien. Ce qu’on sait, c’est qu’elle passe ensuite à un état bien zen en pyjama ; mais qu’elle passe aussi par un avion avec beaucoup de turbulences. Tout cela est fait « pour Kier » d’après le personnel de Lumon que l’on voit de temps à autres. Il est aussi indiqué que Mark est bloqué à 96% (les saignements de nez) et qu’il va falloir s’apprêter à dire au revoir à Gemma quand il parviendra à 100%.

Sans crier gare, c’est ensuite Noël pour Gemma. La petite musique de Noël ne suffit pas à compenser toutefois les horreurs que subit Gemma : on lui fait écrire des cartes de remerciements qui n’ont pas trop de sens et on comprend qu’on lui fait écrire ça en permanence. C’est si étrange. Cela signifie qu’elle a plusieurs innies ? Genre, un par pièce ? Une perpétuellement chez le dentiste et une perpétuellement à Noël ? Ce sont de sacrées expérimentations que semblent mener les scientifiques de Lumon.

Et même si Gemma oublie toutes les pièces les unes après les autres, elle sent quand même la douleur – aux dents, au poignet. Elle n’apprécie pas trop la situation et finit par demander à son médecin la possibilité de rentrer chez elle. Gemma se la voit refuser, et on essaie de la manipuler pour l’empêcher de partir : le médecin lui explique ainsi que Mark s’est remarié et a désormais une fille.

Elle a la lucidité de ne pas le croire, mais aussi celle de se rebeller vraiment. Contre toute attente, elle éclate donc le crâne de son médecin de confiance qui tentait de lui faire croire que, peut-être, elle aussi avait refait sa vie dans une des salles de Lumon, puis elle s’enfuit. Mais comment s’enfuir de ce bâtiment, au juste ?

C’est sans surprise que ça termine en course poursuite. Gemma pense réussir à s’en tirer en prenant un ascenseur, mais il n’y a aucun doute possible : elle perd la mémoire quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent et… Et elle se retrouve dans la peau de Mrs Casey. Mr Milchick débarque toutefois à temps pour l’empêcher de faire n’importe quoi : il lui indique que son outtie est venue assister à une exposition et s’est trompée d’ascenseur. Elle sent bien qu’elle n’a pas toutes les infos, elle cherche à savoir depuis combien de temps elle est partie, mais tout ça est en vain. C’est frustrant bordel. Elle ne parvient pas à s’échapper : c’est retour direct à l’envoyeur, comme Helly en son temps. Le dépit de Gemma qui comprend qu’elle ne parviendra pas à s’échapper était tout aussi atroce à regarder – elle ne veut que rejoindre Mark. En vain.

Loin de ces divagations dans l’esprit de Mark et/ou Gemma, Deacon s’inquiète grandement pour son frère. Elle ne croit pas que ce soit vraiment ça qu’il demande quand il demande la réintégration. Par conséquent, son nouveau plan d’action est d’appeler Harmony Cobel pour qu’elle l’emmène dans le chalet où les innies se réveillent. Le problème, c’est que ça fait fuir bien vite la seule alliée que Mark avait.

Le lendemain, Mark se réveille donc auprès de sa sœur, avec encore plus la nostalgie de Gemma qu’avant. Wow, la claque cette fin d’épisode.

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