Severance – S02E08 – Sweet Vitriol – 11/20

J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce qu’elle a été jusqu’ici et propose mystère sur mystère, sans donner les moyens de se faire une idée du puzzle qu’on essaie de reconstituer. Bref, c’est un épisode que j’ai subi plus qu’autre chose (il dure 38 minutes mais il était si lent !) et que je suis bien incapable d’expliquer tellement il manque de points d’accroche clairs. Et si je peux comprendre que ça plaise à d’autres, force est de constater que ce n’est pas mon cas, malheureusement. Donnez-moi un vrai contexte que je sache ce que je regarde, au moins, ou un personnage qui soit attachant (parce que j’aime l’actrice, mais on ne connaît pas assez son personnage, en fait).

Spoilers 

Cobel se rend dans une ville côtière. Je ne sais pas.

Fine, then buy me a coffee.

Les derniers rayons du soleil de cette belle semaine sont éclipsés par des nuages de plus en plus gris : je considère que c’est un signe pour me lancer dans le visionnage de cet épisode. Il est plus court que les autres et commencent de manière bien étrange, avec de longs plans sur la mer et des collines enneigées. J’ai envie de partir en vacances. Apparemment, Cobel aussi : on la voit en train de faire un énième trajet en voiture jusqu’à une petite ville côtière toute paumée, vibrant au son des mouettes. Où veulent-ils en venir ? Je n’en ai pas la moindre idée, bien sûr.

Le titre de la série apparaît, puis nous découvrons une Cobel en train de se brosser les dents au bord de la route. Un roadtrip comme un autre, je suppose. Elle ignore un appel de Devon, regarde un homme faire une sorte de crise d’asthme et continue sa journée. J’imagine que s’éloigner comme ça de Lumon a pour but de nous faire découvrir le monde, qui continue de tourner malgré la procédure. C’est étrange, et ça ne fait que s’accentuer quand on a ensuite une scène dans le bar du coin.

Là, on trouve un barman aux yeux bleus qui semble connaître Cobel quand il la remarque arriver. On s’en doutait : il s’agit d’un retour d’Harmony Cobel dans une ville qu’elle connaît bien – Rose, la vieille dame au bar avec un appareil respiratoire, pourrait parfaitement être sa mère, je suppose. Il n’empêche que ce début d’épisode est assez caractéristique : je trouve tellement dommage que les séries soient si lentes aujourd’hui et apportent du mystère sur ce genre de moments très longs. Le mystère est parfaitement inutile, on pourrait facilement clarifier à l’aide d’une ou deux répliques ce que Cobel vient faire là. Et pourtant, non. On doit se taper ce qui semble être une éternité de silence et d’absence de réponse.

J’aime la série donc je devrais être à fond, mais ça n’arrive pas à m’apporter assez de suspense ou de vraie dose de mystère où on peut deviner. Ah, voilà, je mets le doigt sur le problème : le mystère et le suspense, c’est addictif quand on a les éléments pour deviner ou théoriser. Là, on est juste tellement loin de ce que la série a montré que nous n’avons aucune chance d’anticiper ce qu’il va arriver.

Tout de même, on apprend que Cobel et le barman sont d’anciens collègues et qu’ils se connaissent bien. Elle lui demande un service qui n’a ni queue ni tête pour nous, mais qui semble l’embêter lui : elle souhaite son aide pour se rendre chez Sissy avec sa voiture à lui, par peur que sa voiture à elle soit surveillée. Par Lumon, je suppose ? Pas évident de le savoir. Une chose est sûre : il est de nouveau question de Kier, mais aussi d’Imogen (qui est-ce donc ?), qui se seraient rencontrés pas loin. Tout le monde est donc fasciné et brainstormé par ce Kier ? Je ne sais pas si j’accroche tant que ça à ce que la série vend avec cette intrigue ; j’aimais bien l’idée que ça se déroule notre monde – mais plus on avance, plus il est clair que nous n’avons pas la même société.

Bref, le barman finit par apporter son aide à Harmony (c’est son prénom) qui, de son côté, continue d’ignorer les appels de Devon. Sissy ? On ne sait pas trop qui elle est, mais on peut l’imaginer facilement comme étant la mère d’Harmony : il est en tout cas sûr qu’elle n’est pas heureuse de voir Harmony et qu’Harmony a dans cette maison une chambre d’enfance. Bon, la chambre est vidée de toutes ses affaires en revanche, ce qui l’énerve.

Harmony cherche à savoir ce qu’elles sont devenues – Sissy les a vendues – puis demande à avoir la clé de la chambre de sa mère. Ah. Sissy n’est pas sa mère, donc. Sa grande sœur ? Difficile à dire. La chambre est en tout cas fermée à clé tant que tous les gens qu’elle a connue ne seront pas convertis à Kier. Ils vont loin avec ce délire de religion, mais juste après, on nous dit que la mère ne croyait pas en « les neufs ». Qui sont-ils ? Suspense.

On sait simplement que Cobel n’a pas pu dire au revoir à sa mère parce qu’elle a été repérée par Eagan comme une disciple vraiment remarquable avec Kier en elle-même. Malheureusement, sa carrière est plutôt une déception apparemment. Que c’est frustrant de ne devoir composer qu’avec des indices si peu clairs. Je reconnais que ma curiosité est titillée, mais en même temps, il est trop dur d’appréhender exactement ce que l’on veut nous vendre (ou nous cacher ?) alors j’oscille entre désintérêt et vraie réflexion sur ce qu’il faut comprendre de tout ça.

Harmony remonte à l’étage de la maison et trouve finalement la clé de la chambre de sa mère, dans laquelle elle se rend, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Elle finit par s’allonger sur le lit après avoir aspiré un liquide dans un tube associé à une machine qui a tout de la machine médicale. C’est une sorte de mix entre une perfusion et une chicha, non ? On dirait qu’Harmony se drogue avec, en tout cas.

Harmony s’endort donc sur le lit, puis est réveillé par le barman qui monte la chercher à l’étage de la maison, même si ça ne plaît pas du tout à Sissy. Harmony est toujours en train de chercher quelque chose apparemment, mais c’est en vain. Elle s’embarque dans une longue discussion ponctuée de longs silences avec le barman, qui lui propose finalement de se droguer – avec des vapeurs si l’on en croit Sissy. Ok. Qu’est-ce que je regarde ? Je vous jure, heureusement que l’épisode ne dure que 38 minutes finalement.

Tous deux respirent un chiffon, Cobel dit ne pas l’avoir fait depuis ses huit ans (drôle d’âge pour se droguer) et lui reproche de vendre ça… avant de l’embrasser. Amour de jeunesse ? Allez savoir. Cela permet à Cobel d’en arriver à la conclusion que Sissy n’a pas pu le jeter (quoi ? On ne sait pas, mais c’est la quête de l’épisode apparemment). Harmony décide donc d’aller fouiller une sorte de cave, à l’extérieur de la maison. Elle y trouve des trophées au nom de la famille Eagan, un album photo scolaire et des documents qu’elle cherchait apparemment.

Avant de partir, Harmony confronte une dernière fois Sissy pour lui demander de ne pas dire qu’elle était là. Sissy refuse de mentir aux émissaires des Eagan et la scène finit par apporter un peu plus de contexte : Harmony est énervée parce que les Eagan ont volé ses designs et sa création. On ne comprend pas grand-chose à ce qu’elle a pu inventer, mais soit. Sissy essaie de brûler le carnet pour qu’Harmony ne puisse révéler la vérité au grand jour. En vain.

Harmony finit par s’enfuir dans la maison quand quelqu’un approche. Elle apprend au passage que sa mère se serait suicidée et que selon elle, Lumon a détruit la ville. La secte force donc à donner tout son travail ? Soit.

Le cliffhanger est intéressant, lui, au moins : on y voit Cobel répondre enfin à Devon et apprendre que Mark essaie d’être réintégré. Elle demande à lui parler pour savoir exactement ce que Reghabi lui a fait. La suite vraiment attendue au prochain épisode.

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Suits LA – S01E02 – Old Man Hanrahan – 16/20

Tous les ingrédients semblent réunis pour que cette série fonctionne. Malgré un petit goût de réchauffé et déjà consommé, la nouvelle sauce qu’ajoute Los Angeles à ce spin-off prend plutôt bien et apporte une touche d’originalité sympathique. Plutôt que d’être coincés avec des deals auxquels on ne comprend pas grand-chose, on a en effet des histoires d’Hollywood ou de meurtres. Et ça, ça me connaît un peu plus. Bref, c’est vraiment accrocheur.

Spoilers 

Ted demande à Erica de sécuriser une de leur nouvelle cliente, importante pour leur image.

Way to suck the fun out of the morning. You’re here to tell me I have a tumor?

Y aura-t-il un générique ? Pas sûr, mais on retrouve la même petite musique d’ambiance pour le résumé de l’épisode précédent que dans la série-mère. Je n’arrive pas à m’y faire : les deux séries sont vraiment sur les mêmes codes. Cela ne peut que fonctionner, pas vrai ? En vrai, oui. Ils ont repris Greenback Boogie en générique, sérieux ! Il faut que je vous avoue que je suis un peu nostalgique de la série d’origine quand j’entends ce générique et un peu déçu, aussi, parce que ce nouveau générique où l’on voit les personnages a un vrai petit feeling début des années 2000… et j’adore, tout simplement !

Ted confie dès le début d’épisode le cas de Dylan à Erica. Je me doutais bien qu’elle serait importante pour la série. Après tout, c’est la première cliente qu’on a pu apercevoir. Le problème, c’est qu’Erica ne connaît pas grand-chose de Dylan et de sa carrière d’actrice. Elle a donc besoin d’aide pour mieux la cerner et fait appel pour cela à Leah (et pas Lia comme je l’entendais apparemment ?). Elle est là pour l’humour, ça se sent, et j’attends de voir ce que ça va donner après quelques épisodes, tout de même. Pour l’instant, j’ai l’impression que c’est un peu forcé (la scène où elle mange le paquet trouvé par terre, la scène où elle fait le feu avec sa main… je ne sais pas trop).

J’aime beaucoup l’actrice choisie pour interpréter Dylan – j’espère l’entendre chanter même – et on se retrouve avec une nouvelle scène où elle appelle Rick pour comprendre cet étrange changement d’avocat : elle a signé avec lui et Ted, elle se retrouve avec Erica et ne comprend pas les dramas. Son problème ? Qu’il est grave ! Elle a signé pour un petit film indépendant, mais ça l’empêche de faire un gros film de la WB. Gênant.

En parallèle, Stuart commence ses premiers jours en tant que partenaire de Samantha. Le couple a du mal à trouver son équilibre, clairement, et ça se fait un peu en dépit de Rick. Il ne peut pas avoir la promotion qu’il espérait : Samantha bloque, parce que c’est aussi sa firme et qu’elle a déjà fait une faveur à Stuart en dégageant Ted de leur fusion.

Bien sûr, Rick est énervé, surtout que la solution que Stuart lui apporte consiste à voler un client à Ted. C’est con : il vient de le quitter en lui reprochant de ne plus se respecter et de ne plus avoir les bonnes méthodes et le voilà qui se retrouve à avoir des méthodes de merde. Il lance donc une vraie compétition avec Erica qui est en plus un peu en mauvaise posture avec Leah qui a fait de la merde avant : Erica cède donc la possibilité de bosser sur le cas de Dylan à Rick, qui a besoin d’un gros client, et accepte son challenge.

Ils sont ainsi en compétition pour garder Dylan. Rick gère plutôt bien le cas de Dylan, j’imagine que les scénaristes savent faire. Le problème, c’est que le producteur du film indépendant aussi sait ce qu’il fait : il bloque donc l’actrice en lui offrant 35 scènes supplémentaires, rien que ça. Ce n’est pas un souci pour Erica qui veut vraiment la garder et s’arrange pour qu’elle fasse de la promotion pour WB en même temps que le shooting du film indépendant, parce que son contrat ne lui interdit pas de le faire. C’est con.

Les choses se présentent bien pour Erica, qui récupère donc Dylan. Cette dernière est toutefois une vraie perle et tient à dire à Nick qu’elle ne travaillera pas avec lui. Il accepte, mais en profite pour lui parler d’une de ses idées vis-à-vis du film indépendant. Superbe. Il récupère donc Dylan, puis passe voir Erica – avec une scène qui permet de comprendre qu’ils ont possiblement eu une relation par le passé.

En attendant, c’est problématique pour Erica : elle a accepté un challenge dont elle n’avait pas besoin et l’a perdu – perdant au passage Dylan, qui est une cliente importante pour l’image de la firme de Ted déjà bien à genou avec tout ce qu’il s’est passé. Ted lui fait la morale, mais le but est surtout de comprendre qu’ils ne doivent pas sous-estimer Rick à nouveau. Au passage, Erica comprend surtout qu’elle aurait mieux fait d’écouter Leah : elle avait eu la même idée que Rick en lisant le script, ce qu’Erica n’a pas fait. Les connaissances de Leah auraient pu permettre de garder Dylan comme cliente.

Par conséquent, les deux femmes font un deal que j’aime bien : Leah, qui est fan de films et séries, apprendra à Erica comment reconnaître les bons et mauvais scripts tandis qu’Erica lui apprendra à être avocate, même si ce n’était pas vraiment son rêve. Leah n’a pas eu le choix de faire ce qu’elle voulait : elle aurait préféré être scénariste, mais ses parents ne lui ont pas laissé la possibilité, parce qu’elle était de la première génération d’immigrés. C’est un peu simple et cliché, mais c’est efficace pour qu’on l’apprécie, malgré ses airs naïfs.

L’épisode réintroduit Maggie Grace et elle a vraiment un rôle qui m’intrigue pour le moment – elle s’appelle Amanda. Elle est heureuse d’avoir tout un étage du bâtiment pour elle après la trahison de Stuart, mais elle aime bien venir faire ses cafés à l’échelle où travail Ted. Cela sent bon la drague continuelle dans les différents épisodes. Bizarrement, Ted fait rapidement d’elle sa confidente quand il a des problèmes. Et je ne vois pas trop pourquoi.

Bien sûr, la série semble proposer un fil rouge avec la première grosse intrigue avec le procès que prend Ted en charge. Son client, Lester, est accusé de meurtre parce qu’il était sur les lieux du crime et avait du sang partout sur lui. J’aime beaucoup l’acteur, mais clairement le personnage ne semble pas dire la vérité quand il raconte ce qu’il s’est passé. Pourtant, Ted le croit, ce qui pose problème parce que même ses collègues sur le cas ne le croient pas.

Ted décide quand même de protéger Lester coûte que coûte, même quand il se retrouve face à une rapace pour le descendre, et ça se voit, au point où ça pose problème car il remet en question son instinct et ses convictions – ce dont il parle avec Amanda.

Dans tout ça, Ted se retrouve à devoir proposer dix ans de prison à son client, parce que c’est tout ce qu’il peut réussir à faire, surtout quand il y a des preuves qui s’accumulent du côté du mobile : Lester a volé de l’argent à Simon, celui qu’il est soupçonné d’avoir tué. C’est… gênant, au mieux, surtout qu’il ne l’a jamais dit avant. La scène suivante permet juste de caser le nom d’Harvey, un joueur de baseball ami de Ted, mais pas de Kevin. Soit.

En fin d’épisode, on découvre que de toute façon, tout ça n’était pas le mobile choisi par la rapace, qui se voit doter d’un nom au passage, Elizabeth. Non, Elizabeth a trouvé un mobile bien plus juteux et convaincant : Simon couchait avec la femme de Lester.

Allons bon. On pourrait finir l’épisode là-dessus, mais le cliffhanger voit finalement Amanda et Elizabeth se retrouver nez à nez. Et elles ont un passé un peu lourd – peut-être un couple ? Elles sont ennemies aujourd’hui, en tout cas, et Amanda promet de s’occuper du cas de Lester si jamais Ted le lui demande. Il assiste à l’échange, bien sûr, donc on en saura plus la semaine prochaine, je suppose.

La série nous propose un énième retour en 2010, bien sûr : on y suit Ted se rendre à un rencard avec Samantha, à un one-man show improvisé avec les pieds. Pas dingue du tout. Il était un super enquêteur et tout et tout, mais quelle flemme ces flashbacks. En plus, j’ai du mal à cerner le job qu’il était censé avoir : un avocat n’intervient pas comme il le fait dans les arrestations ; un enquêteur ne se pointe pas en costard comme il le fait en interrogatoire… Étrange. En tout cas, il avait déjà son acolyte qu’il a mis sur le coup de Lester et dont je n’ai toujours pas réussi à choper le nom après un épisode et demi (Kevin, il fallait juste attendre les ¾ de l’épisode).

Apparemment, tout ce que faisait Ted dans le passé, c’est s’arranger pour mettre des gens derrière les barreaux, et ça ne plaisait pas à Samantha de le voir utiliser des gens – surtout quand c’était elle qui était utilisée. Ne vous inquiétez pas, ça ne l’empêche d’avoir des répliques incroyables à la Suits (ce « You can kiss my perfect ass » est si ridicule qu’il en devient drôle !) et de rester en couple avec Ted.

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Severance – S02E07 – Chikhai Bardo – 18/20

Les scénaristes éclatent comme toujours la chronologie de la série pour s’assurer qu’on soit bien perdus en tant que téléspectateurs, mais cela ne m’empêche pas d’être sans voix et tellement bluffé par les performances des acteurs. Ils sont grandioses. Bien sûr, je n’ai pas tous les personnages que j’aurais envie de voir dans cet épisode, mais j’ai ENFIN les scènes que j’attendais, alors qui suis-je pour me plaindre ? En définitif, c’est une jolie claque, même si vraiment, je me demande bien où ça va et, qu’en vrai, la moitié de cet épisode n’apporte rien de nouveau. Juste des images sur ce que l’on sait et sur des non-dits qui ont leur importance.

Spoilers 

Mark se souvient de Gemma plus que de ses journées à Lumon.

Really, this? Because this looks like how you kill my brother.

Je sais bien que lors du dernierépisode de 42 minutes, je disais à quel point j’étais content de voir les épisodes de cette saison deux par deux, mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ce qui m’a fait changer d’avis ? Nous sommes samedi, il y avait moyen de me faire une petite trilogie après un épisode de Smallville revu en mangeant d’une part et, d’autre part, j’ai vu passer un tweet parlant de la performance de Dichen Lachman dans cet épisode. S’ils sortent les grands moyens pour me faire revenir en donnant enfin quelque chose à jouer à l’une de mes actrices préférées, bien sûr que je rapplique immédiatement.

Et je suis content que ce spoiler soit assez minime, puisque ce qu’on lui donne à jouer commence par la première scène. Nous y voyons donc la rencontre entre Mark (professeur ?) et Gemma. C’est tout cute bien comme il faut, malgré le fait qu’on sache que ça va terminer inévitablement par une séparation douloureuse et mortelle à un moment ou un autre. Reste à savoir maintenant si ce souvenir est celui de Gemma/Mrs Casey pendant une prise de sang ou celui de Mark en pleine crise.

Ben oui, le cliffhanger de l’épisode précédent nous vendait un Mark qui s’effondrait au sol après une tentative de réintégration – il finit dans un état catatonique, avec sa sœur qui s’inquiète pour lui et finit par apprendre que, oui, Gemma est toujours en vie. Ah, cette série est forte.

Alors que sa sœur passe le reste de l’épisode à le veiller, nous suivons alors Mark dans son dédale de souvenirs. Il va de soi qu’il a une superbe relation amoureuse avec Gemma, avec même des quiproquos marrants entre eux. Que je suis amoureux de cette actrice ! Je ne m’attendais pas à une chanson de Jacques Brel dans Severance, en revanche.

Les scénaristes s’en servent pour nous vendre une jolie relation entre les deux personnages – ils ont une vie chouette dans une belle maison avec véranda et tout. C’est magnifique et ça mène à une scène où Deacon découvre que sa belle-sœur est enceinte parce qu’elle ne boit pas d’alcool. Pardon ? Gemma était enceinte ? D’où ça sort cette histoire. La scène, un non-dit fabuleux, est terrible quand on la met en perspective avec qu’on sait de la suite.

Et pourtant, les scénaristes choisissent une autre voie tout aussi terrible : Gemma était enceinte, oui, mais elle a surtout fait une fausse couche. Elle passe sous la douche pour nettoyer ce qui a coulé bien malgré elle, Mark la retrouve et… on se souvient soudainement que nous sommes dans son dédale de souvenirs.

Les transitions sont hyper travaillées et nous mènent d’un Mark mouillé sous la douche à un sous la pluie – puis à un à son bureau tout simplement. Il a un échange avec Mrs Casey, sur Helly, et la série part ensuite dans une révélation très inattendue : alors que Mark regarde son écran d’ordinateur, quelqu’un, ailleurs, regarde lui aussi son ordinateur – seulement il y voit Mark et Mrs Casey. Ah. Ils sont donc surveillés d’une autre manière pendant qu’ils trient les nombres ? Et pourquoi ces gens appuient sur des boutons ? Cela me paraît trop élaboré pour être une simple divagation de l’esprit de Mark.

Ce dernier se souvient ensuite d’un rendez-vous médical avec Gemma – pour une insémination, peut-être ? Elle s’excuse, signe un document à son nom et on part sur un autre souvenir improbable : Gemma, seule dans une pièce digne de Lumon. Et au bout du couloir ? Mark qui enfile un pull avant d’aller voir Gemma pour lui faire une petite injection, dans l’espoir qu’elle tombe enceinte. Leur couple a l’air si mignon en vrai. Je ne suis pas sûr de tout comprendre, mais sachez que les deux acteurs nous balancent un épisode assez exceptionnel du côté des prestations. Donnons-leur des awards. Elle est si touchante à pleurer son absence de maternité.

On en arrive alors au Chikhai Bardo du titre de l’épisode : la mort de l’égo, rien que ça. La mort de la relation de couple bien mignonne aussi : Mark ne comprend pas pourquoi Gemma se torture avec une clinique (Lumon ?) qui ne lui permet pas de tomber enceinte. Il est pour tout arrêter, mais elle ne semble pas prête à accepter cette décision. Décidément, rien n’est fait pour qu’on puisse aimer Lumon s’ils se mettent à exploiter la douleur de femmes ne parvenant pas à avoir d’enfants.

La scène suivante nous montre Mark galérer sur un meuble (le berceau ?) et Gemma être clairement déprimée par la situation. Une autre scène (le soir de sa mort ?) la voit dire au revoir à Mark, en insistant sur son « je t’aime ». Il a l’esprit occupé, mais c’est quand même un beau dernier échange. On nous confirme dans la scène suivante que c’est bien le soir de sa mort : deux policiers viennent prévenir Mark de son décès dans un accident de la route, comme on le sait depuis la saison 1. Le dépit de Mark qui ne veut pas ouvrir la porte était atroce à voir. Le voir s’enfoncer dans le noir… Quelle tristesse.

L’épisode se divise au départ en deux : il y a l’état de Mark dont on vient de parler longuement et il y a un entretien médical menée par Gemma. Elle sait encore qui elle est et quel est son nom, mais l’examen est mené par Lumon. C’est écrit sur tous les instruments qui vérifient sa santé et c’est sous-entendu dans les questions et répliques qui n’ont aucun sens pour nous. En tout cas, moi, voir Dichen en tant que patiente habillée en pyjama, ça me perturbe parce que ça me renvoie beaucoup trop à l’époque de Dollhouse. Et Dollhouse me manque.

Cet examen médical que passe Gemma est en tout cas une sorte de préliminaire à ce qu’on connaît de Mrs Casey : elle quitte son pyjama pour une longue robe bordeaux et une perruque. Elle est conduite par ce que je pensais être son médecin jusqu’à une salle bien gardée : il faut un échantillon de sang de la médecin pour ouvrir la porte.

Une fois la porte passée, Gemma perd la mémoire et est clairement une innie. Là, les scénaristes se foutent littéralement de ma gueule puisqu’elle demande une pause « just for a little while » à un scientifique qui lui demande de s’asseoir sur une chaise au dossier inclinable – il dit être dentiste, mais moi je vois Topher de Dollhouse sur le point de donner une personnalité à Sierra. Bref. Est-ce que Gemma suit la procédure Severance pour oublier ses procédures médicales habituelles et parce qu’elle n’aime pas le dentiste ? J’aime bien l’idée de vouloir oublier ce genre d’interventions, mais bordel, pauvre innie qui ne se taperait que des séances chez le dentiste, en permanence.

C’est plus nuancé que ça : Gemma teste en fait six pièces différentes, pendant toute une journée. Durant ces six visites, on lui a de toute évidence fait plein de choses, mais elle n’en a aucun souvenir. Chaque fois qu’elle revient dans le couloir, en tout cas, elle se souvient. Du coup, elle remarque bien qu’il y a une nouvelle salle nommée Cold Harbor et pose bien sûr des questions dessus à l’homme qui l’interroge sur sa journée. Qu’il est étrange. Il promet à Gemma qu’elle travaille à un monde meilleur qui fera oublier les douleurs – les siennes, celles de Mark. Allons bon. C’est donc après l’accident ça ?

On ne sait pas bien. Ce qu’on sait, c’est qu’elle passe ensuite à un état bien zen en pyjama ; mais qu’elle passe aussi par un avion avec beaucoup de turbulences. Tout cela est fait « pour Kier » d’après le personnel de Lumon que l’on voit de temps à autres. Il est aussi indiqué que Mark est bloqué à 96% (les saignements de nez) et qu’il va falloir s’apprêter à dire au revoir à Gemma quand il parviendra à 100%.

Sans crier gare, c’est ensuite Noël pour Gemma. La petite musique de Noël ne suffit pas à compenser toutefois les horreurs que subit Gemma : on lui fait écrire des cartes de remerciements qui n’ont pas trop de sens et on comprend qu’on lui fait écrire ça en permanence. C’est si étrange. Cela signifie qu’elle a plusieurs innies ? Genre, un par pièce ? Une perpétuellement chez le dentiste et une perpétuellement à Noël ? Ce sont de sacrées expérimentations que semblent mener les scientifiques de Lumon.

Et même si Gemma oublie toutes les pièces les unes après les autres, elle sent quand même la douleur – aux dents, au poignet. Elle n’apprécie pas trop la situation et finit par demander à son médecin la possibilité de rentrer chez elle. Gemma se la voit refuser, et on essaie de la manipuler pour l’empêcher de partir : le médecin lui explique ainsi que Mark s’est remarié et a désormais une fille.

Elle a la lucidité de ne pas le croire, mais aussi celle de se rebeller vraiment. Contre toute attente, elle éclate donc le crâne de son médecin de confiance qui tentait de lui faire croire que, peut-être, elle aussi avait refait sa vie dans une des salles de Lumon, puis elle s’enfuit. Mais comment s’enfuir de ce bâtiment, au juste ?

C’est sans surprise que ça termine en course poursuite. Gemma pense réussir à s’en tirer en prenant un ascenseur, mais il n’y a aucun doute possible : elle perd la mémoire quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent et… Et elle se retrouve dans la peau de Mrs Casey. Mr Milchick débarque toutefois à temps pour l’empêcher de faire n’importe quoi : il lui indique que son outtie est venue assister à une exposition et s’est trompée d’ascenseur. Elle sent bien qu’elle n’a pas toutes les infos, elle cherche à savoir depuis combien de temps elle est partie, mais tout ça est en vain. C’est frustrant bordel. Elle ne parvient pas à s’échapper : c’est retour direct à l’envoyeur, comme Helly en son temps. Le dépit de Gemma qui comprend qu’elle ne parviendra pas à s’échapper était tout aussi atroce à regarder – elle ne veut que rejoindre Mark. En vain.

Loin de ces divagations dans l’esprit de Mark et/ou Gemma, Deacon s’inquiète grandement pour son frère. Elle ne croit pas que ce soit vraiment ça qu’il demande quand il demande la réintégration. Par conséquent, son nouveau plan d’action est d’appeler Harmony Cobel pour qu’elle l’emmène dans le chalet où les innies se réveillent. Le problème, c’est que ça fait fuir bien vite la seule alliée que Mark avait.

Le lendemain, Mark se réveille donc auprès de sa sœur, avec encore plus la nostalgie de Gemma qu’avant. Wow, la claque cette fin d’épisode.

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Suits LA – S01E01 – Seven Days a Week and Twice on a Sunday – 16/20

Eh, je crois que je suis tombé dans le piège tendu par NBC. Je n’étais pas convaincu du tout par la première moitié de l’épisode, qui retrouvait toutes les caractéristiques de la série d’origine les unes après les autres (musique, dialogue, ambiance, rythme… flashbacks, merde), en omettant le meilleur (le générique, pour l’instant au moins, et le casting). Pourtant, la deuxième moitié renverse bien la situation et promet un drama qui sera sympathique à suivre une fois qu’on connaîtra mieux les personnages. Le pari n’est peut-être pas mauvais, mais je me pose quand même la question de la diffusion à la semaine. On le sait que la série d’origine cartonne en streaming précisément parce qu’on peut enchaîner les épisodes… et ce n’est pas le cas de ce spin-off pour le moment !

Spoilers 

La firme de Ted et Stuart s’apprête à fusionner avec celle de Samantha, l’ex de Ted. Entre autres.

You have a lot of flaws, Ted, but you see me for who I am.

Que ça commence mal ! La série commence littéralement parce que je détestais le plus avec Suits : un flashback. Ainsi, en 2010, on découvre Teddy, le héros de la série (vais-je supporter de revoir Stephen Amell à si forte dose ?) menacer un homme pour s’assurer qu’il aille témoigner malgré le risque que ça représente sur sa vie. C’est selon lui la bonne chose à faire pour sa fille – qu’il promet de faire arrêter s’il ne témoigne pas – et pour le bien de la société… Seulement voilà, tout ça ne sert à rien : l’homme n’est pas convaincu que c’est une bonne chose pour lui de témoigner et il meurt aussitôt, tué dans une explosion.

Bref. 2010, Amell et des flashbacks avec filtre dégueulasse ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Malheureusement, il faut faire avec : les flashbacks sont répartis sur tout l’épisode et nous présente ce cas, avec l’homme qui meurt et Ted qui fait tout ce qu’il peut pour gagner son procès malgré tout, quitte à prétendre que l’homme est encore en vie en s’arrangeant avec son médecin. Allons bon. On nous vend aussi une Samantha qui n’a rien à voir avec celle de Suits et qui est sa petite amie, avocate également, et son père, avec qui les relations sont compliquées. C’est un avocat aussi et Ted ne veut surtout pas lui ressembler : il refuse donc, malgré son boulot, de défendre des criminels et veut absolument éviter de vider les prisons – il ne sera pas du genre à faire des crasses pour doubler et être le premier de la file.

Voilà pour les flashbacks qui hantent encore Ted dans le présent ; particulièrement l’explosion du début d’épisode. Ted se réveille alors. On découvre qu’il a donc des cauchemars de ce souvenir, quinze ans plus tard. Il a un fils autiste qui le réveille et s’occupe de lui. C’est un renversement de rôle intéressant. On note que Ted dort sur le canapé et qu’il a une vie personnelle plus développée en quinze secondes que la plupart des personnages de la série originale. Soit.

C’est étrange comme tout cette série. Elle reprend clairement tous les codes de Suits : la ville est différente, d’accord, mais les filtres de couleur sont les mêmes, la musique est la même, les costumes sont les mêmes, les dialogues se ressemblent tellement… mais les acteurs et les personnages sont différents. Difficile, donc, de savoir exactement qui est qui dans cet épisode. On a clairement des avocats prêts à tout pour avoir leur nom sur le mur, encore et toujours.

Est-ce que je vais aimer cette série ? Ce n’est pas gagné. J’ai l’impression que Suits introduisait mieux ses personnages. Pour l’instant, on rencontre toute cette nouvelle firme et ses protagonistes sans avoir les noms de chacun. C’est emmerdant. Il est immédiatement question de travail, alors que les connaître personnellement aiderait à mieux les connaître : un premier procès pointe le bout de son nez avec un homme accusé de meurtre et le potentiel que son affaire soit digne d’OJ Simpson.

Je me concentre donc principalement sur Ted : il se débrouille pour obtenir une certaine Dylan comme cliente avec l’aide de son pote Rick – mais il fait comme si Rick n’était pas son pote justement. Dylan voit Rick se battre pour elle, Ted lui promet monts et merveilles et voilà l’actrice qui signe avec la firme, malgré une fusion à venir. Oui, il est comme toujours question d’arrangements et de fusion qui posent problème, mais eh, Ted réussit finalement à obtenir ce qu’il veut. Soit. Il a sa propre Donna qui n’est pas à la hauteur de Donna, Roselyn. C’est inévitable de faire la comparaison entre les personnages, pas vrai ? Je suppose que cela fait de Ricky, avocat beau-gosse très pote avec Ted, un second Mike… Et Erica est une avocate en compétition avec Rick donc… Rachel ou Samantha, peut-être ?

Bien sûr, la série a son Louis aussi, même si le but n’est pas d’avoir un nouveau Louis, je sens que le barbu, Stuart, sera Louis. Stuart. Il veut parler de la fusion avec Ted, qui finit par accepter celle-ci, mais il a aussi l’intrigue la plus intéressante pour le moment : il cherche un témoin pour son client qui risque d’être accusé du meurtre de son partenaire, dans son propre jardin. D’ailleurs, juste après cette scène, on a eu droit au titre la série en gros à l’écran. Ils n’ont pas de générique ? Comment osent-ils ? On a la même montée en tension, mais pas de générique, juste un pauvre Suits LA. Tss.

Stuart et Ted sont donc les associés principaux de la boîte qui est sur le point de fusionner avec une autre. Ils bossent ensemble depuis 12 ans. Soit. Ted défend quand même son partenaire coûte que coûte, y compris face à Lester, l’homme qui a besoin d’un témoin pour être innocenté et qui n’a plus envie d’être représenté par Stuart, son avocat. Difficile d’être représenté par un avocat qui le pense coupable, apparemment.

Sans trop de surprise, Stuart s’avère malheureusement être un personnage terrible et horrible avec celui qui est supposé être son meilleur ami. La fusion ? Un leurre pour faire vider tout l’étage de sa firme et trahir Ted. Le but est clair : il récupère les avocats et clients pour sa propre firme, sans Ted, et Ted se retrouve sur le carreau. En théorie. En pratique, il a toujours avec lui Rick, qui lui reste fidèle, et il rencontre Amanda Stevens. Elle bosse pour lui depuis deux ans, gérant les procès pro-bono, mais il ne la connaît pas. Splendide. Elle est richissime mais bosse pro-bono, c’est beau. Elle refuse finalement d’aider Ted, parce que ça ne fait pas partie de leurs arrangements de base.

Ted se débrouille donc sans elle. Son but est clair : il doit récupérer les clients des avocats principaux qui sont partis de sa firme pour suivre Stuart. Afin de le faire, il se rend auprès de ce dernier pour lui faire avouer sa trahison – et l’enregistrer au passage. La raison de la trahison ? Stuart n’apprécie pas Ted, parce qu’il s’est foutu de lui devant toute la firme. Il a donc décidé de créer sa propre firme pour se venger. Logique. Il est assez con pour critiquer certains clients, par contre, et Ted peut donc se servir tout de suite de l’enregistrement.

Ted n’est pas le seul à avoir un coup d’avance, cependant : Stuart décide d’appeler Erica pour lui proposer un poste dans sa firme… mais dans six mois. Le but est clair : il veut une espionne au sein de la firme de Ted. Cela se comprend et il a un atout pour le faire : il propose un poste qui constitue une promotion qu’Erica ne peut prétendre avoir avec Ted, puisqu’il aura plutôt envie de la filer à Rick, un de ses meilleurs amis à qui il a déjà promis le poste. C’est gênant comme tout, mais cette scène a marqué la bascule pour moi : c’est là que je me suis rendu compte qu’on était dans une histoire prenante et à nouveau bien foutu comme à la bonne époque.

Oh, c’est simple et bien sûr que je suis prévisible, mais j’ai bien aimé, surtout que, du côté des personnages, j’ai pour l’instant surtout accroché au personnage de Rick. La veille, il a tourné le dos à Lia, une avocate bossant pour Erica et qui voulait désormais bosser pour lui. Celle-ci est un personnage que j’aime bien aussi, elle a la petite vibe Katrina (qu’est-ce que j’aurais préféré un spin-off sur Katrina montant sa propre firme à Los Angeles !) qui va bien. Elle est prête à tout pour monter en grade en tout cas : elle essaie donc de se débarrasser d’Erica en bossant pour Rick, surtout qu’il sera promu plus vite.

Quand ça ne fonctionne pas, elle n’hésite pas à trahir Erica pour de vrai, cette fois en racontant à Ted qu’elle est missionnée par Stuart pour espionner l’entreprise. Seulement voilà, quand Ted la confronte, on a un retournement de situation digne de la série d’origine : Erica révèle que sa vraie allégeance va à Ted, pas à Stuart. Elle testait simplement Lia, pour voir si elle pouvait avoir confiance en elle. Quant à la proposition de Stuart… Il est évident pour elle que Stuart l’a faite aussi à Rick qui, effectivement, a laissé une lettre de démission sur son bureau. Petit bâtard ?

Je ne suis pas sûr.  En vrai, Ted l’a engueulé la veille sans trop de raison et à présent il reproche à Ted d’être joyeux d’aider Lester, parce qu’il se consacre à un cas qu’il est supposé détester et mépriser juste pour sauver sa firme – Rick se barre donc avant de devenir lui-même quelqu’un qu’il n’aime pas. Merveilleux. C’est vrai que Ted est un personnage avec ses nuances : dans le passé, il se plaint de son père et refuse de défendre des criminels ; dans le présent, il prend le cas de Lester que tout accuse.

Au moins, tout ça fait qu’on aime Erica désormais. En théorie. En pratique, je n’ai pas encore décidé : j’ai le droit d’aimer les méchants de la série ou pas ? On enchaîne en plus sur une scène entre Erica et… sa mère ? Une femme plus âgée en qui elle a toute confiance, en tout cas. Cela lui permet de se confier sur la situation pour savoir qui choisir entre Ted et Stuart – et le conseil est de se faire confiance. Elle est vraiment présentée comme la vraie héroïne de cette série, j’ai l’impression : elle négocie donc une vraie promotion à Ted. La voilà nommée partenaire de la firme, même si elle sait que Ted lui préférait Ricky. L’honnêteté entre eux pourrait les mener un peu loin ; surtout qu’elle apprécie Teddy pour ce qu’il est et qu’elle tente d’accorder sa confiance à Lia malgré sa trahison récente. En même temps, elle trahit peut-être Erica, mais on peut facilement argumenter qu’elle le fait pour la firme… ce qui est plutôt positif ?

Malgré les déboires professionnelles, Ted a encore plein de choses à régler dans sa vie privée aussi. Il retourne voir son ex, Samantha. Il vient la voir au prétexte que son père est en train de mourir, ce que Roselyn a annoncé dès le départ en mode « je sais ce qu’il a fait, mais c’est ton père, il faut lui dire adieu » mais sa vraie intention est de comprendre sa trahison : c’est avec la firme de Samantha que sa firme à lui devait fusionner et c’est à cause de cette fusion et d’un accord qu’il signe permettant à Stuart de récupérer ses clients que Ted perd tous ses clients.

Il n’y a pas tellement d’alchimie entre Ted et Samantha, je trouve, j’espère que la série ne traînera pas trop sur ce couple. Bon, c’est le problème aussi de regarder une série dont je n’aime pas trop le lead, je suppose. Malheureusement, le lead est celui avec qui on passe le plus de temps, nous le voyons donc se rendre auprès de son père aussi. La tension est palpable, et pour cause : Ted reproche à son père, mourant désormais, d’avoir laissé son frère mourir et de ne pas être venu à l’enterrement. Son frère ? Un autiste également, comme son fils… qui n’est pas son fils mais le fantôme de son frère, avec qui il vit encore aujourd’hui donc. Son père ? Il le laisse mourir seul, s’en foutant pas mal de ce qu’il est. Eh ben, ça valait le coup de faire un aller-retour en avion de l’autre côté des USA, dis donc.

L’épisode se termine malgré tout sur un win relatif de Ted. Vraiment, c’est très relatif : il pique Lester à Stuart devant une juge ; et il assure qu’il plaidera non-coupable car il n’a pas commis de meurtre.

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