NCIS Hawai’i – S02E19 – Cabin Fever – 18/20

Cet épisode me fait presque regretter de ne pas avoir repris la série plus tôt. Il m’a vraiment captivé dès son introduction un peu déroutante et j’ai trouvé l’idée de base de l’enquête originale. L’intrigue en elle-même est classique, mais le changement de décor fonctionne vraiment bien. Et puis, j’aime cette équipe et les personnages de la série, ça aide toujours.

Spoilers

Le NCIS enquête sur la mort d’un homme au sein d’une mission spatiale – ou plutôt d’un entraînement à une mission d’exploration sur Mars.

Ernie

L’enquête de la semaine propose donc aux agents d’être envoyés sur Mars – ou plutôt, non, justement. Tout le problème est qu’ils doivent enquêter sur la mort d’un militaire sans pouvoir approcher son corps : j’ai adoré l’idée de base qui consiste à limiter les déplacements pour l’épisode. Nous sommes en fait dans un huis-clos avec une équipe qui s’entraîne et prétend être déjà sur Mars et une impossibilité totale d’avoir un intrus non préparé parmi eux.

Par chance, le NCIS a un agent préparé pour ça : Ernie, évidemment. Et j’étais plutôt content de ce que ça donnait. Pourtant, je n’aime pas le personnage d’Ernie d’habitude… mais là, ça fonctionnait bien : il était le personnage parfait pour l’intrigue. Le placer dans un environnement lié à son rêve d’enfance était un excellent moyen de montrer une autre facette de sa personnalité sans que ça ne paraisse complètement perché comme idée.

Bien sûr, l’épisode aurait pu aller plus loin dans sa manière d’aborde les défis psychologiques et physiques liés aux missions spatiales et à l’isolement prolongé, mais il ne faut pas trop en demander. La tension dans le dôme de simulation de Mars était palpable, et j’ai trouvé que la représentation de ces enjeux était à la fois réaliste et parfaitement intégrée à l’intrigue.

Le huis-clos était bien rendu, et ça permettait à l’ensemble de rester intéressant. J’adore toujours les huis-clos. Bon, après, le résultat n’est pas surprenant car évoqué dès le départ : tout le monde est empoisonné dans la navette spatiale.

Retournement de situation

Le marine qui s’écroule en début d’épisode le dit dès la première scène, juste avant de mourir. Ce qui ressemble à une crise de panique est la solution de l’épisode, et c’était un peu long de voir l’équipe en arriver à cette conclusion. Heureusement, l’ensemble était écrit de manière plutôt fluide. J’ai particulièrement aimé la manière dont il était logique de voir Jane négocier pour approcher le corps ou d’avoir une Kate impliquée dans l’histoire sans que ça ne touche le FBI. Il va vraiment être temps qu’elle démissionne du FBI en vrai, elle passe plus de temps à enquêter avec le NCIS sur son temps libre qu’avec le FBI.

Cela dit, même si elle mène l’enquête, ce sont finalement Kai et Jesse qui se retrouvent face à un homme suicidaire qui leur permet de comprendre que le poison circule autrement que par un simple meurtrier. La scène était plutôt bien foutue, avec le type qui se retrouve les jambes en l’air, à peine retenue en vie par les deux agents dépassés par ce qu’il se passe. C’était rigolo et le genre d’action qu’on attend d’un épisode de NCIS.

Si je m’attendais donc à une intrigue où tout le monde est en danger, j’ai trouvé que le dernier acte de l’épisode restait surprenant. Par rapport aux intrigues prévisibles, il y avait donc une petite surprise : le but n’était pas de tuer des militaires mais de voler un objet rare dans la navette. Le mobile du meurtre ? La jalousie, parce que le type à l’origine de tout n’a pas pu intégrer le programme d’entraînement. Simple, efficace.

Rêve d’enfance

Enfin, la série se sert aussi de cet épisode pour nous révéler ce que chacun rêvait de devenir quand il était enfant. Cela permet d’apporter un peu d’humour et d’apprendre à connaître l’équipe. C’est le genre de sujet classique dans des séries procédurales – il faut toujours une conversation de fond servant de fil rouge à l’épisode. Là, avoir Lucy qui ne voulait pas devenir médecin ou Kate qui souhaitait être Miss America, ça m’a fait rire. Et dans l’ensemble, toutes les scènes Kate/Lucy sont toujours un plaisir à voir. Elles fonctionnent vraiment bien ensemble !

NCIS – S20E19 – In the Spotlight – 15/20

L’épisode explore des thèmes plutôt classiques pour la série, mais il offre tout de même une intrigue captivante qui se centre en grande partie sur un personnage que j’aime désormais beaucoup. Bref, ça fonctionne bien et je me dis que la série n’a peut-être plus rien à voir avec le casting d’origine, mais ça n’a rien de grave. Vraiment.

Spoilers

Jess sauve une femme et son fils d’une voiture en feu avant même de commencer sa journée au NCIS.

Un acte héroïque

L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Jess, qui devient un phénomène internet après avoir sauvé une femme et son fils lors d’un accident de voiture auquel elle assiste en attendant de pouvoir rentrer dans les locaux du NCIS. C’est un peu facile comme moyen d’intégrer une nouvelle intrigue de la semaine – et pour une fois, ça n’a rien à voir avec les marines.

Cela n’empêche pas nos héros d’être des bons flics. Alors que Jess se rend au boulot, elle intervient dans une situation dangereuse et se retrouve filmée par des passants. La série utilise cette thématique du héros filmé sur les réseaux sociaux de manière assez superficielle, se contentant de quelques blagues et d’appeler Jess « Wonder Woman ». C’est souvent le cas des épisodes procéduraux de NCIS, mais ça n’a pas réussi à piquer mon intérêt à cause de ça : on sait très bien que ça n’aura aucune conséquence sur la suite ; alors que dans la vraie vie, ça en a probablement un peu plus qu’un téléphone qui n’arrête pas de sonner, franchement.

Bien sûr, l’intrigue s’intéresse à la mère, Reyna, et au fils que Jess a réussi à sauver, mais aussi à l’homme qui était avec eux et qui est mort dans l’explosion de la voiture. Jess culpabilise à peine de ne pas l’avoir sauvé et se remet bien vite de la situation stressante qu’elle vient de vivre, avec une voiture qui explose à même pas un mètre d’elle.

Elle commence aussitôt à enquêter, avant même que le reste du NCIS ne vienne. Cela lui permet de comprendre que Reyna n’a pas tellement envie de croiser les flics. Si Reyna veut fuir la police, c’est parce qu’elle n’a pas de papier et je ne comprends pas comment Jess ne s’en doute pas plus tôt. Bien sûr, il y a un autre secret pour Reyna, qui était une taupe pour la DEA, mais c’est tellement prévisible le coup des papiers ! Et je doute qu’une agent fédéral ferme les yeux comme ça sur une situation irrégulière, aussi cool soit-elle !

Jess, la mère de substitution

Ce qui ajoute une touche intéressante à cet épisode, c’est de voir Jess dans le rôle inhabituel de mère de substitution pour Adam, le fils de Reyna. Jess, qui n’est pas particulièrement fan des enfants, semble d’abord mal à l’aise avec cette responsabilité soudaine. Cependant, au fil de l’épisode, elle trouve un moyen de se connecter avec Adam, ce qui donne lieu à des moments à la fois touchants et comiques.

Là aussi, vous me direz, c’est une intrigue qui n’a pas vraiment vocation à avoir une suite ; mais je ne sais pas, j’aime bien le personnage de Jess désormais. Quand je pense que je la trouvais trop clichée lors de son arrivée, c’est fou ! Bref, elle sympathise avec Adam, découvre qu’il fait des mix en enregistrant tout ce qu’il entend et j’ai aussitôt su que ça aurait son rôle à jouer pour l’enquête.

En attendant, c’était sympa de la voir se sentir punie de le garder, surtout quand elle ne peut pas aller en intervention car trop célèbre. Au moins, Nick s’en tire bien – et j’ai aimé la blague de la grand-mère et du gun qui n’est pas une bonne combinaison de mots. Effectivement, McGee, effectivement. Quant à Jess, elle s’appuie évidemment sur Kasie pour se débarrasser un temps de son rôle de babysitter. Je n’en attendais pas moins d’elle, et de Kasie qui se voit ainsi attribuer un rôle plutôt classique et en accord avec ce qu’on lui propose d’habitude.

Révélations et résolutions

L’enquête prend une tournure complexe lorsque Jess découvre que la femme qu’elle a sauvée, Reyna, est en réalité une taupe pour la DEA. Les remix d’Adam servent de manière peu subtile et prévisible à résoudre une partie de l’enquête. Quant à Raymond Frank, le partenaire de l’agent retrouvé mort dans la voiture de Reyna, il était évident qu’il serait le méchant de l’histoire. Du moins, un des méchants.

Le fait qu’il travaille pour un cartel et que personne ne semble s’en soucier est assez déconcertant. En fin d’épisode, il est arrêté, sans que personne ne fasse une vraie réflexion sur la corruption… Je ne sais pas, ça devrait les affecter un peu plus que ça tout de même, nos agents parfaits. Bref, ça commençait plutôt bien comme épisode, mais ça se termine en eau de boudin.

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NCIS Hawai’i – S02E18 – Bread Crumbs – 16/20

Cet épisode m’a agréablement surpris. Malgré une structure narrative que je n’apprécie généralement pas (et que je critique à chaque fois avant de me rendre compte que si, elle fonctionne), l’épisode a su maintenir une tension constante et offrir un déroulé fluide. L’absence de Lucy est un peu moins ressentie grâce à la présence de Kate, qui a brillé dans cet épisode. Cependant, certains éléments étaient un peu trop prévisibles. Comme toujours dans les séries policières.

Spoilers

Tennant interroge un suspect déjà fait prisonnier lors de son transfert en hélicoptère.

Tennant en plein vol

L’épisode commence par une structure que je n’aime pas beaucoup, qui propose de dévoiler une scène mettant en danger un personnage avant de revenir en arrière pour expliquer ce qu’il s’est passé. J’ai toutefois apprécié de ne revenir que deux heures en arrière. On savait que Jane ne risquait rien et qu’on allait vite connaître les raisons de sa présence dans une grotte.

Elle monte à bord d’un hélicoptère pour interroger un suspect, Harriman. Ce dernier est le dernier à avoir vu l’agent spécial du NCIS, Craig Anton, qui a disparu mystérieusement et que Tennant souhaite retrouver, même si elle se doute qu’il est mort. Tennant veut des réponses, mais les choses tournent mal lorsque l’hélicoptère s’écrase sur une île déserte.

Harriman feint une condition médicale pour échapper à ses menottes, ce qui conduit à une lutte pour le contrôle de l’arme d’un Marshall. Le copilote perd le contrôle et l’hélicoptère s’écrase. Cela ajoute une couche de tension à l’épisode, mais je trouve cette partie de l’intrigue lourde et peu crédible. On voit tout de suite vers quoi on se dirige quand le prisonnier fait un malaise.

Je veux dire… il fallait que l’hélicoptère se crashe si on espérait retrouver Jane dans une grotte et ce n’était pas bien subtil que ça passe par la tentative d’évasion du prisonnier.

Survie

Tennant survit au crash, tout comme le copilote et un des Marshalls. Harriman, cependant, prend la fuite, et avec un flingue tant qu’à faire. Jane et le Marshall partent à sa recherche, mais se retrouvent pris dans une embuscade. Harriman tire sur le Marshall et pousse Tennant dans une grotte profonde. Ils sont coincés, et le Marshall est blessé. Cette partie de l’épisode ajoute de la tension et offre un déroulé fluide qui fonctionne bien… jusqu’à ce que Jane se mette en tête de soigner le Marshall avec du matériel médical qu’elle aurait conservé après avoir soigné le pilote. C’est gros, tout de même.

C’est en plus accompagné de flashbacks particulièrement soporifiques sur l’enfance de Jane. Bon, d’accord, ça nous permet d’apprendre qu’elle a toujours été une battante, su-per. C’est exactement le genre de flashback dont je ne vois pas franchement l’utilité, si ce n’est qu’il permet de combler le temps dans un épisode. Il n’avait rien de crucial, ce ne sera pas mon point du Bingo Séries, dommage.

Finalement, Tennant décide de sortir de la grotte pour chercher de l’aide. Elle réussit à rejoindre les forces de l’ordre et à sauver le Marshall, grâce au miroir de ce dernier qui permet de signaler sa position à un hélicoptère de recherches du FBI (merci Kate). C’est merveilleux comme les choses sont bien faites. Tout est bien qui finit bien, quoi. Bon, pas tout à fait : Harriman court toujours, en théorie.

Le reste de l’équipe

Harriman est finalement capturé par Kate et Kai, partis à pied à la recherche de Jane après avoir trouvé l’hélicoptère à moitié vide. Si le duo se forme de manière encore bien improbable (ça me fait rire de voir les scénaristes inventer mille excuse pour ça), j’ai beaucoup aimé le duo Kate/Kai. Ensemble, ils fonctionnent bien malgré des caractères différents. Kate est géniale dans cet épisode et compense tout à fait le rôle de Lucy. Lucy, encore absente malheureusement, manque un peu moins grâce à sa copine qui prend toutes ses scènes l’air de rien. Vraiment. Le coup du combat en se faisant passer pour la nana perdue dans la forêt ? C’est tellement un move digne de Lucy !

Sinon, il me reste à parler d’Ernie aussi. Ce n’est pas un personnage que j’aime beaucoup, mais j’ai apprécié le voir s’inquiéter pour Alex – même s’il ne le fait pas de la meilleure des manières. À la place de l’ado, je serais encore plus inquiet de le voir débarquer comme ça ! Dans le même genre, c’est un gros plus d’avoir toute l’équipe du NCIS Hawai’i qui se mobilise pour retrouver Jane, y compris Boom Boom et la médecin légiste que l’on voit moins d’habitude. Cela ajoutait un vrai plus à l’épisode selon moi, et ça, c’est plutôt cool.

NCIS – S20E18 – Head Games – 16/20

Cet épisode offre une (relative) bouffée d’air frais dans une saison très banale avec une intrigue un peu plus originale et capable de nous tenir un peu en haleine. L’équipe du NCIS se retrouve en effet à enquêter sur une affaire qui sort de l’ordinaire. Pas de quoi révolutionner le genre, clairement, mais un twist sympathique à ce genre d’enquêtes tout de même.

Spoilers

Une femme ne comprend pas pourquoi elle est accusée d’avoir poignardé son mari – alors qu’elle l’a fait.

Vraiment ?

L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Rachel Donahue, accusée d’avoir poignardé son mari – et non seulement, l’équipe l’accuse, mais en plus on sait qu’elle a raison, parce qu’on a vu ce qu’il s’est passé. Ce qui m’a intrigué ici, c’est la complexité de la psychologie du personnage de Rachel qui affirme ne se souvenir de rien et semblait être totalement brainwashée au moment d’attaquer son mari.

Ainsi, elle est à la fois victime et suspecte, un mélange qui ajoute une tension palpable à l’épisode. Je m’attendais à une intrigue sur l’hypnose, ce qui doit forcément déjà exister dans d’autres séries procédurales. Du coup, le twist de l’implant médical était bien amené, et je dois dire que je ne l’avais pas vu venir. C’est une manière de proposer une intrigue suivant les tendances de la technologie et l’intelligence artificielle. Bref, c’était sympa, mais… vraiment ? Pas sûr que ce soit hyper réaliste pour 2023. En 2030, peut-être… On verra bien ce que le futur médical nous réserve !

Finalement, c’est plutôt sans surprise que le mari de Rachel, Logan, s’avère être le véritable cerveau de cette machination. C’était une révélation bien exécutée qui a ajouté une couche de complexité à l’épisode, mais à partir du moment où on a su qu’il avait été l’inspecteur mettant fin au projet d’implant médical, je me suis douté qu’il allait être lié d’une manière ou d’une autre à ce qu’il s’est passé.

En fait, il est responsable de la tentative de meurtre sur sa personne et je trouve ça plutôt marrant. Par contre, la série est clairement simpliste : même si elle a été empoisonnée à son insu, Rachel resterait sur le banc des accusés pour la tentative de meurtre, en vrai. Cependant, c’était divertissant à regarder et j’ai moins vu le temps passer que devant pas mal d’épisodes de la franchise.

Angoisse médicale

Parallèlement à l’enquête principale, Kasie traverse une crise personnelle qui… bon, ça ne m’a pas convaincu du tout. J’ai trouvé cette intrigue très lourde et répétitive, surtout après d’autres épisodes où Kasie s’était retrouvée en danger et n’en avait pas fait tout un flan. Je veux dire, elle risque bien plus sa vie en bossant au NCIS que ne pourrait le faire une maladie dégénérative.

Le fait que Vance intervienne pour la convaincre était un bon point en soi pour développer ce personnage qui se fait discret ces derniers temps, mais ça reste peu crédible venant d’un directeur. Je me vois bien débarquer dans le bureau de ma cheffe pour parler à demi-mot d’un diagnostic médical même pas encore tombé, tiens !

Vous l’aurez compris, le suspense autour de l’état de santé de Kasie m’a laissé indifférent, principalement parce que je ne les voyais pas commencer une intrigue de cette envergure au beau milieu d’une saison. Evidemment, le but était de proposer, comme toujours, une intrigue qui puisse être réglée sur un seul épisode. Par conséquent, sa décision finale est bien trop radicale et précipitée. En plus, ce n’est pas logique que Kasie fasse un choix qui ne m’a pas semblé logique. C’est un grand classique dans les séries, mais ici, ça ne fonctionnait pas pour moi : pourquoi refuse-t-elle de connaître le diagnostic ? Si ça ne change pas sa vie, autant le savoir. Je ne vois pas en quoi vivre sans savoir qu’on développera peut-être la maladie est une mauvaise chose.

Quant à sa liste de trucs à faire ? Déjà, c’est pas ouf comme liste niveau contenu, mais en plus, elle devrait continuer d’avoir envie de la faire si elle vit chaque jour comme le dernier. Non ?

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