NCIS Hawai’i – S02E18 – Bread Crumbs – 16/20

Cet épisode m’a agréablement surpris. Malgré une structure narrative que je n’apprécie généralement pas (et que je critique à chaque fois avant de me rendre compte que si, elle fonctionne), l’épisode a su maintenir une tension constante et offrir un déroulé fluide. L’absence de Lucy est un peu moins ressentie grâce à la présence de Kate, qui a brillé dans cet épisode. Cependant, certains éléments étaient un peu trop prévisibles. Comme toujours dans les séries policières.

Spoilers

Tennant interroge un suspect déjà fait prisonnier lors de son transfert en hélicoptère.

Tennant en plein vol

L’épisode commence par une structure que je n’aime pas beaucoup, qui propose de dévoiler une scène mettant en danger un personnage avant de revenir en arrière pour expliquer ce qu’il s’est passé. J’ai toutefois apprécié de ne revenir que deux heures en arrière. On savait que Jane ne risquait rien et qu’on allait vite connaître les raisons de sa présence dans une grotte.

Elle monte à bord d’un hélicoptère pour interroger un suspect, Harriman. Ce dernier est le dernier à avoir vu l’agent spécial du NCIS, Craig Anton, qui a disparu mystérieusement et que Tennant souhaite retrouver, même si elle se doute qu’il est mort. Tennant veut des réponses, mais les choses tournent mal lorsque l’hélicoptère s’écrase sur une île déserte.

Harriman feint une condition médicale pour échapper à ses menottes, ce qui conduit à une lutte pour le contrôle de l’arme d’un Marshall. Le copilote perd le contrôle et l’hélicoptère s’écrase. Cela ajoute une couche de tension à l’épisode, mais je trouve cette partie de l’intrigue lourde et peu crédible. On voit tout de suite vers quoi on se dirige quand le prisonnier fait un malaise.

Je veux dire… il fallait que l’hélicoptère se crashe si on espérait retrouver Jane dans une grotte et ce n’était pas bien subtil que ça passe par la tentative d’évasion du prisonnier.

Survie

Tennant survit au crash, tout comme le copilote et un des Marshalls. Harriman, cependant, prend la fuite, et avec un flingue tant qu’à faire. Jane et le Marshall partent à sa recherche, mais se retrouvent pris dans une embuscade. Harriman tire sur le Marshall et pousse Tennant dans une grotte profonde. Ils sont coincés, et le Marshall est blessé. Cette partie de l’épisode ajoute de la tension et offre un déroulé fluide qui fonctionne bien… jusqu’à ce que Jane se mette en tête de soigner le Marshall avec du matériel médical qu’elle aurait conservé après avoir soigné le pilote. C’est gros, tout de même.

C’est en plus accompagné de flashbacks particulièrement soporifiques sur l’enfance de Jane. Bon, d’accord, ça nous permet d’apprendre qu’elle a toujours été une battante, su-per. C’est exactement le genre de flashback dont je ne vois pas franchement l’utilité, si ce n’est qu’il permet de combler le temps dans un épisode. Il n’avait rien de crucial, ce ne sera pas mon point du Bingo Séries, dommage.

Finalement, Tennant décide de sortir de la grotte pour chercher de l’aide. Elle réussit à rejoindre les forces de l’ordre et à sauver le Marshall, grâce au miroir de ce dernier qui permet de signaler sa position à un hélicoptère de recherches du FBI (merci Kate). C’est merveilleux comme les choses sont bien faites. Tout est bien qui finit bien, quoi. Bon, pas tout à fait : Harriman court toujours, en théorie.

Le reste de l’équipe

Harriman est finalement capturé par Kate et Kai, partis à pied à la recherche de Jane après avoir trouvé l’hélicoptère à moitié vide. Si le duo se forme de manière encore bien improbable (ça me fait rire de voir les scénaristes inventer mille excuse pour ça), j’ai beaucoup aimé le duo Kate/Kai. Ensemble, ils fonctionnent bien malgré des caractères différents. Kate est géniale dans cet épisode et compense tout à fait le rôle de Lucy. Lucy, encore absente malheureusement, manque un peu moins grâce à sa copine qui prend toutes ses scènes l’air de rien. Vraiment. Le coup du combat en se faisant passer pour la nana perdue dans la forêt ? C’est tellement un move digne de Lucy !

Sinon, il me reste à parler d’Ernie aussi. Ce n’est pas un personnage que j’aime beaucoup, mais j’ai apprécié le voir s’inquiéter pour Alex – même s’il ne le fait pas de la meilleure des manières. À la place de l’ado, je serais encore plus inquiet de le voir débarquer comme ça ! Dans le même genre, c’est un gros plus d’avoir toute l’équipe du NCIS Hawai’i qui se mobilise pour retrouver Jane, y compris Boom Boom et la médecin légiste que l’on voit moins d’habitude. Cela ajoutait un vrai plus à l’épisode selon moi, et ça, c’est plutôt cool.

NCIS – S20E18 – Head Games – 16/20

Cet épisode offre une (relative) bouffée d’air frais dans une saison très banale avec une intrigue un peu plus originale et capable de nous tenir un peu en haleine. L’équipe du NCIS se retrouve en effet à enquêter sur une affaire qui sort de l’ordinaire. Pas de quoi révolutionner le genre, clairement, mais un twist sympathique à ce genre d’enquêtes tout de même.

Spoilers

Une femme ne comprend pas pourquoi elle est accusée d’avoir poignardé son mari – alors qu’elle l’a fait.

Vraiment ?

L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Rachel Donahue, accusée d’avoir poignardé son mari – et non seulement, l’équipe l’accuse, mais en plus on sait qu’elle a raison, parce qu’on a vu ce qu’il s’est passé. Ce qui m’a intrigué ici, c’est la complexité de la psychologie du personnage de Rachel qui affirme ne se souvenir de rien et semblait être totalement brainwashée au moment d’attaquer son mari.

Ainsi, elle est à la fois victime et suspecte, un mélange qui ajoute une tension palpable à l’épisode. Je m’attendais à une intrigue sur l’hypnose, ce qui doit forcément déjà exister dans d’autres séries procédurales. Du coup, le twist de l’implant médical était bien amené, et je dois dire que je ne l’avais pas vu venir. C’est une manière de proposer une intrigue suivant les tendances de la technologie et l’intelligence artificielle. Bref, c’était sympa, mais… vraiment ? Pas sûr que ce soit hyper réaliste pour 2023. En 2030, peut-être… On verra bien ce que le futur médical nous réserve !

Finalement, c’est plutôt sans surprise que le mari de Rachel, Logan, s’avère être le véritable cerveau de cette machination. C’était une révélation bien exécutée qui a ajouté une couche de complexité à l’épisode, mais à partir du moment où on a su qu’il avait été l’inspecteur mettant fin au projet d’implant médical, je me suis douté qu’il allait être lié d’une manière ou d’une autre à ce qu’il s’est passé.

En fait, il est responsable de la tentative de meurtre sur sa personne et je trouve ça plutôt marrant. Par contre, la série est clairement simpliste : même si elle a été empoisonnée à son insu, Rachel resterait sur le banc des accusés pour la tentative de meurtre, en vrai. Cependant, c’était divertissant à regarder et j’ai moins vu le temps passer que devant pas mal d’épisodes de la franchise.

Angoisse médicale

Parallèlement à l’enquête principale, Kasie traverse une crise personnelle qui… bon, ça ne m’a pas convaincu du tout. J’ai trouvé cette intrigue très lourde et répétitive, surtout après d’autres épisodes où Kasie s’était retrouvée en danger et n’en avait pas fait tout un flan. Je veux dire, elle risque bien plus sa vie en bossant au NCIS que ne pourrait le faire une maladie dégénérative.

Le fait que Vance intervienne pour la convaincre était un bon point en soi pour développer ce personnage qui se fait discret ces derniers temps, mais ça reste peu crédible venant d’un directeur. Je me vois bien débarquer dans le bureau de ma cheffe pour parler à demi-mot d’un diagnostic médical même pas encore tombé, tiens !

Vous l’aurez compris, le suspense autour de l’état de santé de Kasie m’a laissé indifférent, principalement parce que je ne les voyais pas commencer une intrigue de cette envergure au beau milieu d’une saison. Evidemment, le but était de proposer, comme toujours, une intrigue qui puisse être réglée sur un seul épisode. Par conséquent, sa décision finale est bien trop radicale et précipitée. En plus, ce n’est pas logique que Kasie fasse un choix qui ne m’a pas semblé logique. C’est un grand classique dans les séries, mais ici, ça ne fonctionnait pas pour moi : pourquoi refuse-t-elle de connaître le diagnostic ? Si ça ne change pas sa vie, autant le savoir. Je ne vois pas en quoi vivre sans savoir qu’on développera peut-être la maladie est une mauvaise chose.

Quant à sa liste de trucs à faire ? Déjà, c’est pas ouf comme liste niveau contenu, mais en plus, elle devrait continuer d’avoir envie de la faire si elle vit chaque jour comme le dernier. Non ?

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NCIS Hawai’i – S02E17 – Money Honey – 12/20

Cet épisode de NCIS Hawai’i offre un mélange d’interactions réussies et ratées, créant un ensemble une fois de plus inégal. L’enquête, bien que trop prévisible comme toujours, avait du potentiel, mais certains développements de personnages m’ont laissé sur ma faim.

Spoilers

L’équipe se retrouve à baby-sitter un témoin-clé particulièrement agaçant.

Adrianna | Coopération inter-agence | Alex

Adrianna

L’épisode commence par une fusillade dans une boîte de nuit à Bangkok, où Adrianna Velasco, la seule survivante, est transportée à Hawaï pour témoigner contre un patron milliardaire. L’enquête, bien que prévisible comme à chaque fois que je regarde cette franchise, avait du potentiel mais n’a jamais vraiment réussi à l’atteindre. En plus, bon, j’ai l’impression d’avoir déjà vu 150 fois cet épisode alors même que je le voyais pour la première fois.

Bref, sans surprise, Adrianna est censée apporter une clé USB, mais la clé USB s’avère être un leurre, et le comportement d’Adrianna, insupportable à souhait tout au long de l’épisode, m’a agacé, même si c’était le but. Elle était écrite pour l’être, donc c’est une réussite j’imagine, mais cela m’a quand même bien soulé pendant une trop longue partie de l’épisode.

Bien sûr, Kai qui flirte avec Adrianna était sympa, mais on sait que ça ne mènera nulle part. Tant qu’à faire, je préférais la tension de la pote d’Adrianna avec Jesse ! Au moins, c’était drôle et l’actrice était… capable de jouer ? J’ai eu un vrai problème avec le jeu d’Adrianna, qui manquait bien trop de profondeur pour que son personnage soit crédible.

Adrianna | Coopération inter-agence | Alex

Coopération inter-agence

Je me demande si on aura un jour un épisode où le NCIS agit seul sur l’île. Chaque fois, les scénaristes trouvent une solution pour proposer des enquêtes avec coopération entre agences. Contre toute attente, j’ai aimé la relation amicale naissante entre Ernie et Kate. C’est surprenant, car je n’apprécie pas Ernie d’habitude, mais leur dynamique apporte une fraîcheur bienvenue à l’épisode. Et de l’humour. Peut-être que ça s’explique aussi par l’absence, une fois de plus, de Lucy !

Lucy manque toujours autant, et cette nouvelle excuse pour son absence est malvenue. Après tant d’épisodes sans elle, son absence commence à peser sur la dynamique de l’équipe et, trop souvent, sur la qualité des épisodes de cette saison. Je suis sûr que si elle avait été là, j’aurais déjà terminé cette saison, mais là…

Adrianna | Coopération inter-agence | Alex

Alex

Dans le même genre, je suis déçu par le retour de Joe. Malgré ma joie de retrouver Enver Gjokaj, je ne suis pas convaincu par la relation avec Jane dans cet épisode – la relation amoureuse reste trop dans le flou. Vous me direz, son retour servait surtout à faire avancer l’intrigue concernant Alex et son envie de rejoindre la fac de la Navy.

L’orientation d’Alex à l’université aurait pu être mieux traitée : quand Jane fait la liste de tous les éléments qu’il faut pour le dossier, je me dis qu’on passe à côté d’une intrigue intéressante. C’est une bonne manière de ramener Joe, c’est sûr, mais ça paraît vraiment être juste une étape un peu obligée avant que les parents changent subitement d’avis et soient OK avec la décision de leur fils… Je n’ai pas trop saisi pourquoi ce changement d’avis de la part des deux parents. Bref, c’est écrit un peu avec les pieds par rapport aux développements habituels.

Adrianna | Coopération inter-agence | Alex

NCIS – S20E17 – Stranger in a Strange Land – 12/20

Après une énième pause dans le visionnage (et je ne parle même pas de la publication des critiques !), me voilà de retour avec le récap de l’épisode 17 de cette vingtième saison de NCIS. Et je dois avouer que je suis un peu déçu. Si l’idée de base avait du potentiel, l’exécution m’a laissé sur ma faim. Vraiment, je me suis ennuyé…

Spoilers

Une enquête soporifique et un Jimmy qui refuse de voir sa fille grandir

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Une enquête banale

L’équipe du NCIS est sur les traces d’un meurtre lié à un réfugié afghan. Sur le papier, ça sonne comme une histoire poignante, actuelle, mais à l’écran, ça manque de mordant. Déjà, ça commence sur un flashback percutant et efficace, mais c’est vite oublié par la suite. Vraiment, je me suis senti plus investi au début de l’enquête… sauf que plus on avançait, moins j’accrochais à l’histoire, qui semblait enchaîner les clichés.

Ainsi, lorsque l’équipe découvre que le réfugié est en réalité un interprète qui a aidé les Marines en Afghanistan, l’intrigue prend une tournure politique et j’ai eu un sursaut d’espoir… En vain ! Au lieu d’explorer en profondeur les dilemmes éthiques de cette situation, l’épisode se contente de survoler le sujet. Peut-être est-ce parce que nous avons déjà vu des histoires similaires dans le passé, ou peut-être est-ce simplement parce que l’épisode n’a pas réussi à me captiver comme je l’espérais, mais… je me suis ennuyé.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Un personnage qui ne se ressemble pas

Le point le plus dérangeant de cet épisode reste le comportement de Nick. Son énervement semblait déplacé et ne correspondait pas au personnage que nous avons appris à connaître au fil des saisons. Il a eu ses périodes où il était énervé, je ne dis pas, mais il y avait une évolution logique et à long terme avec l’abandon de Bishop quand c’était le cas. Malheureusement, là, en revenir à le torturer sur le fait qu’il est un immigré… C’était comme s’il était devenu une version caricaturale de lui-même, et cela m’a vraiment sorti de l’histoire.

Je déteste quand la série propose ce genre de développement pour les personnages, surtout qu’on sait pertinemment que ça n’aura aucun impact par la suite, c’est vraiment que pour un épisode. Et puis ce col roulé en fin d’épisode, horrible ; Nick, il faut te reprendre ! Je lui souhaite de le faire avec la médecin de cet épisode forcée de travailler dans un supermarché, parce qu’elle était plutôt intéressante comme personnage. C’était un peu le seul point fort de l’épisode.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Un Jimmy trop protecteur

Du côté de Jimmy et de sa fille Victoria, l’humour était supposé être au rendez-vous… mais là encore, on tombe rapidement dans le cliché et ça m’a plus fait lever les yeux au ciel que rire. Peut-être qu’il faudrait que je sois père d’une adolescente pour que ça fonctionne mieux sur moi ?

Bref, Victoria s’apprête à sortir pour un rendez-vous en groupe, et Jimmy, dans un élan de surprotection, décide de tout annuler parce qu’il comprend qu’il y a un garçon derrière tout ça. C’était drôle, certes, mais un peu cliché. On a déjà vu ce genre de comportement de la part de parents inquiets dans d’autres séries, et je m’attendais à quelque chose de plus original de la part de NCIS.

L’avantage, c’est que cette réaction de papa poule venant de Jimmy permettait de développer davantage sa relation avec Jess, et ça, j’approuve toujours quand ça se produit. C’est elle qui réussit à rattraper la situation et à me faire rire (sans jamais mentionner son père d’ailleurs, un comble après le pataquès de l’épisode précédent !), même si j’ai du mal à croire qu’un patron vienne donner des conseils d’éducation à son subalterne comme Vance finit par le faire. Allez Jimmy, il est temps de comprendre que ta fille est en train de grandir et sera bientôt une adulte.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

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