On le sentait venir, mais la série se termine donc par un double-épisode. Cette première partie est plutôt sympathique, avec une enquête qui sort un peu du cadre habituel et permet le retour de quelques personnages secondaires. Ambiance fin de saison assurée, la série-mère devrait prendre des notes pour faire de même.
Spoilers
L’équipe se retrouve à enquêter sur la mort d’Alexi Volkoff.
Le retour de Lucy, c’est excellent, tout simplement. Elle manque toujours quand elle n’est pas là, mais la voir se faire enlever pendant son jogging, c’était amusant. En effet, c’est exactement comme ça que commençait un autre épisode de la saison, avec une femme se faisant enlever en pleine journée. La différence ? On parle de Lucy et elle ne se laisse pas faire.
Elle aurait mieux fait, parce que c’est en fait le NCIS qui l’enlève. Il y a des manières de faire, tout de même. Bref, toute l’équipe est finalement convoquée dans un van par des agents spéciaux de l’élite NCIS. Ben oui, pourquoi pas. La raison ? Lucy, Jessie et Kai vont enfin être tenus au courant du bunker secret de Sam puisque l’équipe doit résoudre le meurtre du prisonnier, bien vu. Alexi Volkoff a donc été assassiné pendant qu’il était sous la surveillance top secrète du gouvernement. Allons bon.
NCIS : Elite
Le secret de Sam est enfin découvert : tout cet épisode nous introduit donc sa nouvelle équipe. Je sais qu’elle a déçu des fans de Los Angeles qui espéraient encore quelques clins d’œil à la série d’origine de Sam. De mon côté, j’ai trouvé que l’humour autour des deux Jesse – le jeune et l’orignal, hein – fonctionnait bien. Pour autant, ce n’est pas exactement ce que j’espérais en lançant l’épisode, c’est sûr.
Disons que le plus gros problème, c’est qu’on sait à présent qu’il s’agit de l’avant-dernier épisode de la série. Pour celui-ci, on récupère certes Lucy, mais Kate est juste totalement absente, on voit à peine Ernie et l’équipe habituelle est divisée pour bosser avec les nouvelles recrues de Sam.
On nous les présente comme l’élite du NCIS, mais bon, Lucy en met un KO en deux secondes et ils finissent l’épisode plutôt mal en point. Au moins, on a l’impression d’un épisode de fin de saison grâce à la présence de Boom boom ou le retour de Henry Ian Cusik et avec ce cliffhanger. Honnêtement, c’est un bon cliffhanger avec une trahison que je n’ai pas vu venir comme je n’étais pas assez à fond dans l’épisode… Encore un épisode où j’adore les personnages, mais l’enquête ne m’intéresse pas.
PS : Sam n’a rien d’un Captain America, genre zéro ressemblance que ce soit physique ou morale. Gros fail d’écriture.
Une fin de saison qui n’en a pas du tout l’air, avec des enjeux qui peinent à convaincre et nous faire vraiment peur. Certes, c’est construit comme une fin de saison, mais la pression n’y est pas et donne plutôt l’impression d’avoir affaire à un épisode tout ce qu’il y a de plus banal. Une occasion manquée, donc, mais c’est sans surprise avec la grève des scénaristes.
Spoilers
Les corps de trois marines sont retrouvés sur un vieux bateau de la Navy.
Plein de cadavres sur un cargo du NCIS ? Au moins, c’est raccord avec la série de manière générale et ça donne le ton. On est sur un épisode de la série qui sait ce qu’il fait, mais qui ne le fait pas à la perfection. Si c’était sympathique d’avoir à nouveau les décors des bateaux de la Navy, l’enquête en elle-même était tout de même peu passionnante.
J’en retiens – et encore, je dis ça, mais il est fort probable que tout soit oublié dans deux semaines – surtout la construction un tout petit peu différente de la résolution de l’enquête. Grosso modo, plutôt que de tout suivre de manière linéaire, on a Nick & McGee qui résument les aveux et explications des témoins ? Original et bien pensé pour changer un peu des habitudes de la série – mais pas non plus inédit ou jamais fait, quoi.
Bref, avec cette enquête, cela ne ressemblait pas tellement à une fin de saison. En fait, il y avait peu d’enjeux, et on ne les sent que parce qu’on sait que c’est la fin et qu’un truc hyper classique peut potentiellement devenir grave si jamais un acteur n’a pas renouvelé son contrant. Pour autant, je ne les imaginais pas mourir les personnages vraiment en danger dans cet épisode, parce que ce sont les deux derniers arrivés…
Jess
En début d’épisode est proposée aussi une intrigue qui, pour le coup, porte sur ses épaules l’entièreté du sentiment de « ah, c’est la fin de saison ». En effet, Jess se voit offrir une promotion dont on a entendu parler lorsqu’elle a vu son père. À cette époque, elle affirmait qu’elle était bien au NCIS et que la perte de son équipe avait remis en cause tout ce qu’elle imaginait pour la suite de sa carrière.
Vance lui annonce donc qu’elle a une journée pour y réfléchir : refuser la promotion, ou l’accepter et changer totalement de vie. Bien sûr, elle ne s’y attendait pas (alors que c’était plus ou moins annoncé que son père allait tout faire pour que ça arrive), bien sûr, Parker n’est pas contre et ne veut pas bloquer un de ses meilleurs éléments…
Tout l’épisode tourne alors autour de cette idée d’une promotion, avec notamment ses collègues qui l’appellent « cheffe » contre son gré. Bien évidemment, c’est donc le personnage de Jess qui est mis en danger un peu plus tard dans l’épisode lorsqu’elle se retrouve coincée avec Parker dans la cale du navire.
Rien de bien original. Parker se blesse et est coincé encore un peu plus, ce qui permet de développer un peu le duo. Bien sûr, ils n’ont pas de portable opérationnel pour prévenir les autres, mais ça n’empêche pas les autres (et particulièrement Jimmy dans une très bonne scène avec Kasie) de s’inquiéter et de les retrouver. Entre deux, Jess aura failli se noyer (mais finalement non) et on aura découvert un bout de l’enfance de Parker, parce qu’une fois blessé, il se met à halluciner la présence d’une petite fille, Lily, et nous offre un ou deux flashbacks. Bon. Vu et s’en tape ? Un peu quand même.
Jimmy
Et finalement, celui qui tire vraiment son épingle du jeu dans l’épisode, c’est Jimmy. Bien sûr, c’est un personnage que j’aime beaucoup depuis son arrivée dans la série, alors je ne suis peut-être pas objectif. Disons qu’en tout cas, je trouve qu’il se comporte de manière plutôt censée dans l’épisode. Quand il apprend la proposition de promotion pour Jess de la bouche de ses collègues, Jimmy le vit mal et lui reproche. Cela me paraît assez logique après plusieurs mois de relation de mal vivre de ne pas être tenu au courant de ce qui va représenter un changement majeur dans la vie de Jess – et donc dans la sienne à lui.
Malgré cela, malgré ce qu’on pourrait croire et malgré le fait qu’il soit vexé, que fait-il ? Eh bien, il lui conseille de prendre le job. Que c’est chiant de les voir s’engueuler, que c’est ridicule d’avoir Jess qui s’en confie à Parker avant d’être coincé avec lui, que c’est égoïste de la part de Jess d’en vouloir à Jimmy de ses réactions de surprise. Laisse-lui le temps de digérer, non ?
Eh bien, non, elle lui reproche les phrases qu’il a pu avoir, notamment le fait qu’il a peur de la perdre si elle accepte ce poste. On pourrait alors se dire que passer à deux doigts de mourir bêtement ferait changer d’avis Jess. Sachez que ce n’est pas le cas du tout : au contraire, elle confirme à Jimmy qu’il a peut-être raison d’avoir peur de la perdre, puis elle annonce à Vance qu’elle accepte le poste.
WTF ? Cette fin est si peu en accord avec le développement du personnage depuis deux saisons que je ne sais pas trop quoi en penser. Dans la vraie vie, c’est un choix qui serait évident et logique. Dans une série, néanmoins, et surtout une série qui table autant sur l’esprit d’équipe et de famille… Déroutant.
En bref
La saison 21 est à l’image de la précédente, même si elle a moins de bouleversements à faire digérer. La grève des scénaristes est passée par ici et on se retrouve avec une saison beaucoup plus courte… mais pour autant, rien de particulier à signaler dans la construction de la série. Les épisodes restent plutôt indépendants, il n’y a pas de mi-saison et la fin de saison est prévue un peu à l’arrache, à défaut d’avoir pu construire quelque chose pour y mener vraiment.
C’est donc une saison qui fait le travail mais ne propose rien de plus, par manque de temps, par besoin de parer au plus urgent et par nécessité de proposer des épisodes. Je n’en retiendrai pas grand-chose – à part bien sûr l’épisode hommage à Ducky et le 1000e de la série. Ouais, bon, elle devrait quand même être plus marquante que ça rien que pour ces deux épisodes, mais bon, je sens que ça va juste continuer et que je l’oublierai vite.
Alors que la fin de saison approche, la série nous propose un épisode tout ce qu’il y a de plus classique. L’enquête n’a pas su m’accrocher, la partie vie privée des personnages était très prévisible, bref, un épisode comme un autre, qui sera vite oublié, une fois de plus.
L’enquête de la semaine est assez bien introduite avec un cadavre retrouvé parmi les abeilles. Cela permet assez naturellement d’en venir à des informations sur chaque personnage : les abeilles, c’est toujours un grand sujet de débat entre ceux qui veulent les sauver et ceux qui en ont peur. Les peurs de chacun sont ainsi explorées et bien plus intéressante que l’enquête en elle-même.
Certes, j’ai bien aimé le problème présenté dans cet épisode, avec un cadavre tué deux fois – c’est quand même un peu con pour lui. Cela dit, une fois cette surprise passée, il ne reste pas grand-chose à l’épisode. Alors bien sûr, c’était sympa de voir Jess et Nick avec des looks dignes de Walker, mais si j’avais voulu regarder Walker, eh bien j’aurais lancé un épisode de cette série. Là, je n’avais plus l’impression d’être devant la même série.
Et puis, le coup de l’overdose provoquée à grande échelle là… En fait, ça ne m’intéressait pas assez pour rester concentré
McGee
Dans l’ensemble, McGee a été assez peu approfondi lors de cette courte saison. Il était logique qu’on en revienne à lui dans cet épisode, même si pour le coup, j’ai eu l’impression que ça se répétait beaucoup avec Delilah. Après le coup de la barbe à (ne pas) raser, c’est donc au tour de la cuisine à (ne pas) refaire.
Dans l’ensemble, j’ai trouvé Delilah parfaitement insupportable dans cet épisode ; et ça m’embête parce que ça fait donc deux épisodes que je n’approuve pas du tout sa manière de faire avec McGee. Le pire, c’est qu’on nous les vend comme un couple heureux et uni – ainsi, quand la télévision vient les interroger, ils ne sont pas assez en désaccord pour que ça soit une émission de télé-réalité intéressante. À l’inverse, j’ai l’impression qu’ils sont souvent en désaccord. Cela dit, c’est vrai que McGee s’écrase beaucoup face à sa femme.
Bref, tout ça n’avait pas beaucoup d’importance – au point que les scénaristes s’en sortent par une pirouette prévisible à 1500 km. Delilah voulait donc refaire la cuisine, mais finalement, elle change d’avis parce que la cuisine telle qu’ils l’ont reflète tous les souvenirs qu’ils ont partagé dans la maison. Sans déc. C’est à la fois gnangnan et prévisible.
Et en plus, en attendant, ça a permis d’apprendre que Parker avait divorcé pour une raison aussi conne que le redesign et que tous les collègues de McGee étaient quand même des égoïstes qui ne s’intéressent qu’à la présence d’un four à pizza dans la cuisine. Alors qu’on ne les voit jamais les uns chez les autres !
Je ne suis pas tombé sur la tête : oui, l’épisode est tout à fait classique, mais la fin de série approche et j’ai beaucoup apprécié la simplicité de ces quarante minutes. Certes, la fin est décevante tant c’est prévisible, mais il y a enfin des avancées dans le fil rouge de la saison, alors je prends le positif là où je peux le trouver. Bref, c’était un épisode à l’image de la série, malgré le manque de mon personnage préféré, encore et toujours.
Spoilers
La femme d’un marine se fait enlever en plein jour, sans raison apparente.
Rien de particulier à signaler du côté de l’enquête de l’épisode : on est sur quelque chose de très classique. Une femme se fait enlever par des clowns, elle est mariée à un Marine alors le NCIS se met sur le coup pour tenter de la retrouver. Une bonne partie de l’épisode se consacre cependant au Marine, Caleb, pour comprendre pourquoi et comment il peut être visé par ce kidnapping. A priori, il n’a rien de particulier le monsieur.
Dès qu’on creuse un peu, en revanche, il est lié à une mission secrète en Irak dont il n’y a que deux survivants, lui et son meilleur pote. Pour un mec qui assure qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans sa vie, il est aussitôt suspect pour l’équipe. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on découvre qu’il a bien les trois millions de dollars réclamés par les kidnappeurs. Pas de bol cependant : son meilleur pote se fait tuer et voler l’argent.
Le FBI (Kate, quoi) et le NCIS collaborent comme toujours pour avoir tout l’argent à temps. J’ai bien aimé le personnage de Kate encore dans cet épisode, mais honnêtement, j’en attendais plus d’elle. Et des autres agents, d’ailleurs. Grosso modo, Kai parvient à arrêter un homme qui semble être le kidnappeur venant chercher la rançon, mais bon, c’est juste un type qui rendait service contre de l’argent.
Du coup, Caleb est sûr de recevoir un appel du kidnappeur qui tue sa femme… hors écran. Déjà qu’elle était la seule suspecte possible dès la mort du meilleur ami de Caleb, ça l’a rendue coupable immédiatement. Il fallait encore que le NCIS s’en rende compte cependant, avec des traces de sang leur assurant qu’elle est morte, mais pas de corps. Non mais sérieusement ! La nana pensait s’en tirer comme ça, avec l’argent qu’on ne retrouve pas ?
Heureusement que le NCIS a une médecin légiste plus maligne que le reste de l’équipe. Une fois ce twist révélé, en revanche, tout va trop vite je trouve : Jane vient arrêter les deux amies qui va organiser tout ça, la femme de Caleb et sa meilleure amie qui s’est avérée être son amante. Dommage que la fin de l’enquête soit si clichée, franchement.
Mission top secrète
On avance aussi l’air de rien sur le fil rouge de cette saison. C’est ironique : je demandais un fil rouge depuis le départ de la série et je n’aime pas quand ils nous en foutent un. Cependant, sur cet épisode, ça commençait à vraiment intégrer le personnage de Sam de manière logique et raisonnable. On le voit donc parler avec Jane de son enquête secrète, de manière à obtenir son autorisation pour utiliser Ernie.
Grosso modo, il a besoin de son aide pour craquer un ordinateur bien abîmé après avoir été récupéré dans un laboratoire clandestin au Pakistan, toujours en lien avec le Chimiste et les armes biologiques. Rien que ça. Cela fait beaucoup d’un coup, mais bizarrement, faire en sorte que Sam et Ernie bossent ensemble a plutôt bien fonctionné.
Sam fait des efforts pour être dans les bonnes faveurs d’Ernie, en vain en vrai ; Ernie est insupportable comme il sait l’être – et bordel il m’a fait rire avec Kai (un personnage toujours aussi cool, Kai !). Bon, la fin annonce plutôt du positif pour la série ensuite : Ernie se rend compte que le serveur de l’équipe d’élite qui a récupéré l’ordi au Pakistan a été infesté par un cheval de Troie. Résultat des courses : la mission top secrète ne le serait plus. Alléluia, on va pouvoir avancer dans les deux derniers épisodes de la série !
Lucy
On ne m’enlèvera pas de la tête que la série a très mal géré les absences de Lucy cette saison. Autant en saison 2, c’était long mais bien pensé pour l’intrigue, autant cette année, ça n’a ressemblé à rien de la voir un épisode sur deux sans aucune explication. Enfin, peut-être que les explications vont finir par arriver. La pirouette qui fonctionnerait le mieux serait de nous dire que Sam l’a embauchée pour son projet secret là… On verra bien.