9-1-1 Nashville – S01E12 – Spirit of the Games (2) – 08/20

Le crossover le plus catastrophique de tous les temps, avec une compétition enfantine, de la masculinité toxique érigée en exemple et des comportements immatures pour mener le tout vers une conclusion prévisible et choisissant la voie de la facilité. C’est désespérant, surtout que c’est clairement écrit comme une deuxième introduction à cet univers, pour les fans de 9-1-1 qui n’auraient pas encore testé Nashville. Un échec, en ce qui me concerne.

Spoilers

Buck & Eddie viennent participer à un tournoi entre pompiers à Nashville.


Nashville folks are kind of intense.

Le début de l’épisode ne traine pas en besogne : nous sommes sur un crossover et, contrairement à l’épisode de 9-1-1, l’idée est de ramener les audiences devant Nashville, alors on prend deux personnages et on nous les impose dans cette série. C’est bizarre de le faire comme ça et de donner tout le début d’épisode à Eddie et Buck.

Franchement, l’épisode commence par un discours ridicule de Don sur le match qui va avoir lieu prochainement : il compare les équipes adverses à des incendies plus dangereux et violents que tous les incendies qu’ils ont pu éteindre. C’est ridicule et intense. Buck et Eddie ne peuvent que penser ça et le disent.

On enchaîne pour nos pompiers de Nashville sur une scène inintéressante qui ne les développe en rien, pas même en tant qu’équipe puisqu’ils ne font qu’écouter leur capitaine. À l’inverse, Buck et Eddie ont plein de développement. On les retrouve à l’hôtel où Buck veut se coucher tôt et dormir, mais où Eddie veut visiter la ville. Pour le forcer à quitter sa chambre, Eddie n’hésite même pas à fouiller dans les affaires de Buck.

Sortir est une bonne idée quand on est dans une ville qu’on ne connaît pas, mais dans cette série, ça tourne forcément au désastre : nos deux pompiers se retrouvent dans un bar où ils font tomber d’un balcon un homme bourré. OK, j’abuse, ils n’y sont pour rien : ils essaient de calmer ses ardeurs, mais c’est un échec.

L’avantage, c’est qu’ils peuvent agir aussitôt : l’homme s’éclate le visage, forçant Eddie à lui faire une procédure chirurgicale pour qu’il puisse respirer, mais il provoque aussi un incendie dont Buck s’occupe au plus vite. Ainsi, quand les pompiers de Nashville arrivent, tout est pris en charge. C’est chouette de les voir se rencontrer sur une intervention comme ça, en vrai, et ça fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, le but de l’épisode est de nous parler d’une compétition sportive. Et alors, je disais que ça manquait de maturité quand je regardais l’épisode de 9-1-1, mais faut voir l’écriture de celui-ci qui est désespérante. Concrètement, on nous vend de la masculinité toxique à tous les étages, parce qu’il faut absolument gagner la compétition sportive. Don et Ryan veulent gagner coûte que coûte, Buck aussi, ça se moque de ceux qui ne font pas les efforts pour la compétition… Bordel, même mes collégiens sont plus matures que ce qui est proposé dans cet épisode. C’est une écriture paresseuse et flemmarde, avec en plus Don qui se fait une entorse sur un coup bas d’une autre caserne et les filles qui refusent de participer à cause de l’esprit de compétition des mecs.

Non, franchement, y a rien qui va, et il fallait en plus ajouter une petite dose de sexisme. Bref, tout ça permet de justifier que Blue participe à son tour à la compétition. On a donc Ryan et Blue qui font équipe dans les jeux des pompiers de Nashville face à Buck et Eddie. Paraît-il que c’est une compétition pour les meilleurs pompiers. Apparemment, ça attire plein de monde, dont Blythe et Dixie dans le public (en vrai, la présentation de la situation à une inconnue qui passe par là et fait l’erreur de s’asseoir entre elles était plutôt drôle tout en permettant d’expliquer aux gens qui ne regardent pas encore le spin-off ce qu’il en est), mais aussi Cam, qui pour une raison ou une autre, présente les jeux. À deux doigts de nous dire qu’elle les finance, aussi.

Les épreuves ? Bon, elles sont on ne peut plus clichées, on les voit chaque fois qu’il est question d’entraînement des pompiers. Bien sûr, les équipes de Nashville et Los Angeles sont vite les meilleures dans la compétition et il n’y a pas un seul pompier du Texas pour venir nous faire un clin d’œil à Lone Star. Et le pire dans tout ça ? Eh bien, Buck et Eddie finissent par se foutre de la gueule de Ryan et Blue parce qu’ils bossent avec leur père et sont des bébés privilégiés. Ces derniers en viennent ensuite aux mains. C’est nul. NUL. NUUUL.

Franchement, c’est pénible de voir tant d’immaturité. Pour les réconcilier, les scénaristes décident de les faire intervenir à nouveau ensemble : un homme ensanglanté débarque limite au milieu de leur prise de bec et les mène à un accident dans la rue où les pompiers doivent travailler ensemble, au plus vite et sans équipement. Ils sont efficaces, sauvent une vie et la leur, sont géniaux, mais dès que plus personne n’est en danger, hop, ça repart en insultes entre eux.

Putain, c’est insupportable d’avoir des comportements aussi enfantins érigés en exemple ! L’avantage, je suppose, c’est que ça prouve que Ryan et Blue sont vraiment potes désormais… mais… mais… Quel dommage cette compétition ! Cela ne vend pas du tout la franchise comme il faut : autant Ryan et Blue sont bien écrits et loin des clichés des frères qui se détestent en se rencontrant tard dans la vie, autant la compétition avec les autres pompiers donne l’impression qu’il faut être immature pour avoir de l’avenir dans cette série.

De manière prévisible, ni LA, ni Nashville ne gagne à la fin : ils sont ex-aequo et le font en étant en plus super classe. Lorsque le premier de la dernière course tombe à quelques mètres de la ligne d’arrivée, Buck et Ryan prennent ensemble la décision, en un regard, de le faire gagner (et en plus, c’est Carl, le mari de la femme entre Blythe et Dixie) en le portant jusqu’à la victoire. Des vrais pompiers, yeah. Cela permet même à Blythe et Dixie de se faire un câlin… Et ça fait que les deux casernes sont finalement ex-aequo.

Don propose de laisser le nom des deux équipes sur le trophée et ça offre une belle conclusion à l’épisode. Les pompiers acceptent de partager le trophée et une soirée ensemble. C’est encore Cam qui organise la soirée. Blue et Taylor en profitent pour finir ensemble, Cam anime un concours de rodéo, Buck et Ryan finissent ex-aequo en rodéo, Blythe gagne et Dixie… drague Buck ? Oh lala y a rien qui va. Et apparemment, les prochains épisodes sont encore un crossover ? Allons bon, je ne m’y attendais pas et je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir ça.

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9-1-1 – S09E12 – Dads and Cads (1) – 12/20

Comme pour l’épisode précédent, je me retrouve déçu parce que j’en attendais sûrement un peu trop – et surtout, j’en attendais autre chose. Pour le reste, l’épisode est assez médiocre dans son écriture. Je trouve que ça manque vraiment de maturité dans la psychologie des personnages et les situations présentées, ce qui est tout de même étrange à écrire, particulièrement quand on est en saison 9. C’est comme ça, je suppose.

Spoilers

Les parents de Buck et Maddie débarquent en ville, Harry fait une découverte inattendue chez sa sœur (enfin, tout le monde l’attendait, mais pas lui).


I’m not looking for boring.

Est-ce vraiment utile de nous faire un crossover ? Je ne sais pas. Habituellement, j’adore ça, mais là, les deux séries sont tellement différentes que je ne sais pas si ça vaut le coup. Faisons comme si. L’épisode commence par un premier rencard plutôt sympathique entre deux personnages. Le seul problème est que la femme cherche des red flags pour le type et qu’il oublie de lui dire qu’il est un braqueur. C’est un comportement complètement con et fou, mais le pire, c’est encore que la femme décide d’accepter d’être la complice de ce braqueur.

Le type vole la caisse d’un supermarché, le lui dit et elle s’enfuit avec. La fuite, c’est logique : ils sont menacés par le caissier qui a aussi un flingue, parce que bienvenue aux USA. Malheureusement, ça vire au drame quand la nana accepte de conduire ensuite et ne s’arrête pas quand Athena lui demande de le faire. Il faut dire que son rencard d’un soir arrive à la convaincre que c’est la situation dont elle rêvait depuis toujours. Lol.

Le rencard se termine sous la cargaison d’un camion qui s’effondre sur eux. Cela semble un rien douloureux de se prendre tout ça sur la tronche. Pourtant, le type s’en sort sans une égratignure. C’est plus compliqué pour sa conductrice d’un soir qui a besoin de secours plus intensifs. Elle peut compter, heureusement, sur Hen (et tout le reste de la caserne, OK) qui est là pour elle. Une fois dégagée de la voiture, elle propose quand même au braqueur de la rappeler. Une folie.

Maddie est toute stressée en début d’épisode (enfin, y a déjà dix minutes qui sont passées hein), mais elle a une bonne raison pour ça : ses parents débarquent en ville. Certes, la rencontre se déroule chez son frère, mais il y a de quoi stresser. Les parents sont insupportables avec elle dès qu’ils débarquent. De toute manière, ils sont interrompus par l’arrivée d’un livreur : Buck découvre qu’il a été sélectionné pour participer à un championnat à Nashville.

Nous n’en avons jamais entendu parler avant, mais bon, allez hop, crossover. Buck et Eddie ont tous les deux été inscrits au tournoi par Bobby. Hen veut aussitôt qu’ils reviennent victorieux et… Le crossover sera uniquement dans le deuxième épisode ? A quoi bon mettre un numéro 1 à cet épisode ? En plus, Buck est insupportable à vouloir remporter absolument le tournoi et être hyper compétitif comme s’il en avait toujours rêvé alors que… non ?

Bon, sinon, les parents de Buck et Maddie débarquent en ville pour faire une grande annonce à leurs enfants. Ils essaient de reporter un peu les choses, mais quand Maddie et Buck comprennent qu’il y a quelque chose à savoir, ils les poussent à tout dire : les parents racontent donc qu’ils sont sur le point de divorcer. Maddie s’en confie à Chimney dès qu’elle rentre, toute perturbée. De son côté, Buck… n’en parle pas à Eddie. Encore une fois, les scénaristes veulent nous forcer le couple Buck/Eddie alors que les acteurs n’en veulent pas et que c’est peu probable que ça arrive.

Bref, l’idée reste que Buck prétend que tout va bien et fait le fort, mais ça l’affecte forcément un peu ce divorce. Il réconforte sa sœur, qui en a bien besoin. Au boulot aussi, Maddie a un appel qui lui rappelle la fragilité des relations de couple quand une femme s’inquiète que son mari soit possiblement parti se suicider au bord d’un lac. Finalement, il ne fait que se raser et est toujours fou amoureux de sa femme – en fait, il a écrit la note de suicide il y a des années, avant de la rencontrer. C’est-y pas mignon.

De son côté, Buck a droit à une visite de son père. Ce dernier a conscience d’être un père terriblement mauvais, et bien plus mauvais que ce que Bobby pouvait être pour Buck. C’est bien que la série prenne le temps de traiter un peu les daddy issues de Buck, c’est cool que le père sache être naze et l’ensemble est plutôt bien mené… Mais ça aurait mérité un épisode complet, pas une scène à la va-vite comme ça. C’est d’autant plus précipité que ça se fait alors que Buck s’apprête à quitter la ville pour aller nous faire un petit Heated Rivalry à Nashville.

En parallèle, on a une intrigue complètement naze qui se déroule : May et Ravi sont officiellement en couple et tout s’est fait hors écran apparemment. C’est dommage. C’est plutôt marrant que ce soit confirmé quand Harry débarque chez sa sœur pour lui faire un cadeau (des donuts) et entre sans frapper. Il tombe ainsi sur Ravi complètement nu dans la cuisine. Enfin complètement nu… Comment ça Ravi garde ses chaussettes ?

Harry est tout choqué, ce que je peux comprendre parce que c’est inattendu… mais ça devient ridicule et naze quand il est apparemment traumatisé d’avoir vu l’entre-jambe de Ravi. Comme si c’était la première fois ? Ils sont pompiers et collègues, ils partagent un vestiaire… Bon, on ne me fera pas croire qu’ils ne se sont pas vus à poil, franchement. Allez, on s’en fout, passons à autre chose. Harry en est incapable, malheureusement.

Le plus drôle dans cette affaire, c’est encore qu’Harry en veut à Ravi et lui fait plein de reproches parce qu’il couche avec sa sœur. Voir Chimney décider de ne pas s’en mêler, c’était hilarant. Tu parles d’un capitaine, cela dit… Ravi finit par expliquer à Harry que ce n’est pas à lui qu’il en veut : c’est à May. Cela mène à une conversation codée à la table d’Athena où Harry reproche à sa sœur de coucher avec un de ses collègues. Je peux comprendre son point de vue, mais bon, elle a raison : ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent de leur temps libre. En plus, dans cette série comme dans tant d’autres, ils sont tous de la même famille, donc c’était un peu inévitable. Ravi n’étant pas le pompier le plus intégré au casting, il peut tout aussi bien être viré de la caserne (par les scénaristes) en cas de souci.

En attendant, en fin d’épisode, Harry se rend chez sa grande sœur pour lui rendre sa clé d’appartement… et s’excuser pour son comportement. May décide de lui laisser la clé et il est à peu près sûr qu’il saura désormais frapper avant de l’utiliser, de toute manière. Quant au fait que sa sœur soit avec Ravi, il semble s’en remettre, finalement. Encore heureux. J’espère qu’on aura droit d’en voir un peu plus concernant ce couple, parce que c’est plus intéressant que beaucoup d’autres intrigues.

Sinon, je le laisse là parce que ça ne servait à rien finalement, mais une deuxième intervention pour les pompiers voit une femme faire une réaction allergique provoquée après un coït, et la pauvre femme découvre en plus qu’elle a chopé une MST via son mec qui l’a trompé avec sa sœur. Rien que ça.

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Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

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Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

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