L’épisode explore des thèmes plutôt classiques pour la série, mais il offre tout de même une intrigue captivante qui se centre en grande partie sur un personnage que j’aime désormais beaucoup. Bref, ça fonctionne bien et je me dis que la série n’a peut-être plus rien à voir avec le casting d’origine, mais ça n’a rien de grave. Vraiment.
Spoilers
Jess sauve une femme et son fils d’une voiture en feu avant même de commencer sa journée au NCIS.
L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Jess, qui devient un phénomène internet après avoir sauvé une femme et son fils lors d’un accident de voiture auquel elle assiste en attendant de pouvoir rentrer dans les locaux du NCIS. C’est un peu facile comme moyen d’intégrer une nouvelle intrigue de la semaine – et pour une fois, ça n’a rien à voir avec les marines.
Cela n’empêche pas nos héros d’être des bons flics. Alors que Jess se rend au boulot, elle intervient dans une situation dangereuse et se retrouve filmée par des passants. La série utilise cette thématique du héros filmé sur les réseaux sociaux de manière assez superficielle, se contentant de quelques blagues et d’appeler Jess « Wonder Woman ». C’est souvent le cas des épisodes procéduraux de NCIS, mais ça n’a pas réussi à piquer mon intérêt à cause de ça : on sait très bien que ça n’aura aucune conséquence sur la suite ; alors que dans la vraie vie, ça en a probablement un peu plus qu’un téléphone qui n’arrête pas de sonner, franchement.
Bien sûr, l’intrigue s’intéresse à la mère, Reyna, et au fils que Jess a réussi à sauver, mais aussi à l’homme qui était avec eux et qui est mort dans l’explosion de la voiture. Jess culpabilise à peine de ne pas l’avoir sauvé et se remet bien vite de la situation stressante qu’elle vient de vivre, avec une voiture qui explose à même pas un mètre d’elle.
Elle commence aussitôt à enquêter, avant même que le reste du NCIS ne vienne. Cela lui permet de comprendre que Reyna n’a pas tellement envie de croiser les flics. Si Reyna veut fuir la police, c’est parce qu’elle n’a pas de papier et je ne comprends pas comment Jess ne s’en doute pas plus tôt. Bien sûr, il y a un autre secret pour Reyna, qui était une taupe pour la DEA, mais c’est tellement prévisible le coup des papiers ! Et je doute qu’une agent fédéral ferme les yeux comme ça sur une situation irrégulière, aussi cool soit-elle !
Jess, la mère de substitution
Ce qui ajoute une touche intéressante à cet épisode, c’est de voir Jess dans le rôle inhabituel de mère de substitution pour Adam, le fils de Reyna. Jess, qui n’est pas particulièrement fan des enfants, semble d’abord mal à l’aise avec cette responsabilité soudaine. Cependant, au fil de l’épisode, elle trouve un moyen de se connecter avec Adam, ce qui donne lieu à des moments à la fois touchants et comiques.
Là aussi, vous me direz, c’est une intrigue qui n’a pas vraiment vocation à avoir une suite ; mais je ne sais pas, j’aime bien le personnage de Jess désormais. Quand je pense que je la trouvais trop clichée lors de son arrivée, c’est fou ! Bref, elle sympathise avec Adam, découvre qu’il fait des mix en enregistrant tout ce qu’il entend et j’ai aussitôt su que ça aurait son rôle à jouer pour l’enquête.
En attendant, c’était sympa de la voir se sentir punie de le garder, surtout quand elle ne peut pas aller en intervention car trop célèbre. Au moins, Nick s’en tire bien – et j’ai aimé la blague de la grand-mère et du gun qui n’est pas une bonne combinaison de mots. Effectivement, McGee, effectivement. Quant à Jess, elle s’appuie évidemment sur Kasie pour se débarrasser un temps de son rôle de babysitter. Je n’en attendais pas moins d’elle, et de Kasie qui se voit ainsi attribuer un rôle plutôt classique et en accord avec ce qu’on lui propose d’habitude.
Révélations et résolutions
L’enquête prend une tournure complexe lorsque Jess découvre que la femme qu’elle a sauvée, Reyna, est en réalité une taupe pour la DEA. Les remix d’Adam servent de manière peu subtile et prévisible à résoudre une partie de l’enquête. Quant à Raymond Frank, le partenaire de l’agent retrouvé mort dans la voiture de Reyna, il était évident qu’il serait le méchant de l’histoire. Du moins, un des méchants.
Le fait qu’il travaille pour un cartel et que personne ne semble s’en soucier est assez déconcertant. En fin d’épisode, il est arrêté, sans que personne ne fasse une vraie réflexion sur la corruption… Je ne sais pas, ça devrait les affecter un peu plus que ça tout de même, nos agents parfaits. Bref, ça commençait plutôt bien comme épisode, mais ça se termine en eau de boudin.
Cet épisode offre une (relative) bouffée d’air frais dans une saison très banale avec une intrigue un peu plus originale et capable de nous tenir un peu en haleine. L’équipe du NCIS se retrouve en effet à enquêter sur une affaire qui sort de l’ordinaire. Pas de quoi révolutionner le genre, clairement, mais un twist sympathique à ce genre d’enquêtes tout de même.
Spoilers
Une femme ne comprend pas pourquoi elle est accusée d’avoir poignardé son mari – alors qu’elle l’a fait.
L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Rachel Donahue, accusée d’avoir poignardé son mari – et non seulement, l’équipe l’accuse, mais en plus on sait qu’elle a raison, parce qu’on a vu ce qu’il s’est passé. Ce qui m’a intrigué ici, c’est la complexité de la psychologie du personnage de Rachel qui affirme ne se souvenir de rien et semblait être totalement brainwashée au moment d’attaquer son mari.
Ainsi, elle est à la fois victime et suspecte, un mélange qui ajoute une tension palpable à l’épisode. Je m’attendais à une intrigue sur l’hypnose, ce qui doit forcément déjà exister dans d’autres séries procédurales. Du coup, le twist de l’implant médical était bien amené, et je dois dire que je ne l’avais pas vu venir. C’est une manière de proposer une intrigue suivant les tendances de la technologie et l’intelligence artificielle. Bref, c’était sympa, mais… vraiment ? Pas sûr que ce soit hyper réaliste pour 2023. En 2030, peut-être… On verra bien ce que le futur médical nous réserve !
Finalement, c’est plutôt sans surprise que le mari de Rachel, Logan, s’avère être le véritable cerveau de cette machination. C’était une révélation bien exécutée qui a ajouté une couche de complexité à l’épisode, mais à partir du moment où on a su qu’il avait été l’inspecteur mettant fin au projet d’implant médical, je me suis douté qu’il allait être lié d’une manière ou d’une autre à ce qu’il s’est passé.
En fait, il est responsable de la tentative de meurtre sur sa personne et je trouve ça plutôt marrant. Par contre, la série est clairement simpliste : même si elle a été empoisonnée à son insu, Rachel resterait sur le banc des accusés pour la tentative de meurtre, en vrai. Cependant, c’était divertissant à regarder et j’ai moins vu le temps passer que devant pas mal d’épisodes de la franchise.
Angoisse médicale
Parallèlement à l’enquête principale, Kasie traverse une crise personnelle qui… bon, ça ne m’a pas convaincu du tout. J’ai trouvé cette intrigue très lourde et répétitive, surtout après d’autres épisodes où Kasie s’était retrouvée en danger et n’en avait pas fait tout un flan. Je veux dire, elle risque bien plus sa vie en bossant au NCIS que ne pourrait le faire une maladie dégénérative.
Le fait que Vance intervienne pour la convaincre était un bon point en soi pour développer ce personnage qui se fait discret ces derniers temps, mais ça reste peu crédible venant d’un directeur. Je me vois bien débarquer dans le bureau de ma cheffe pour parler à demi-mot d’un diagnostic médical même pas encore tombé, tiens !
Vous l’aurez compris, le suspense autour de l’état de santé de Kasie m’a laissé indifférent, principalement parce que je ne les voyais pas commencer une intrigue de cette envergure au beau milieu d’une saison. Evidemment, le but était de proposer, comme toujours, une intrigue qui puisse être réglée sur un seul épisode. Par conséquent, sa décision finale est bien trop radicale et précipitée. En plus, ce n’est pas logique que Kasie fasse un choix qui ne m’a pas semblé logique. C’est un grand classique dans les séries, mais ici, ça ne fonctionnait pas pour moi : pourquoi refuse-t-elle de connaître le diagnostic ? Si ça ne change pas sa vie, autant le savoir. Je ne vois pas en quoi vivre sans savoir qu’on développera peut-être la maladie est une mauvaise chose.
Quant à sa liste de trucs à faire ? Déjà, c’est pas ouf comme liste niveau contenu, mais en plus, elle devrait continuer d’avoir envie de la faire si elle vit chaque jour comme le dernier. Non ?
Ouais, je surnote un peu, mais je refuse de faire la fine-bouche. Cet épisode vient très bien conclure la saison et réussit à donner un goût d’achèvement là où le manga continuait encore et encore sans forcément donner ce sentiment de conclusion. L’adaptation est vraiment maîtrisée, et ça me fait plaisir de mettre une dernière bonne note en attendant la saison 2.
Spoilers
Il est temps de venger Nami – et de faire face aux marines.
Incroyable, j’arrive enfin à la fin de cette saison ? La saison 2 va être beaucoup trop longue à venir, franchement, et pourtant j’ai fait durer autant que possible mon visionnage de cette saison 1. Désolé à ceux qui auraient voulu les critiques plus rapidement que ça, d’ailleurs !
Arlong Park
Le début d’épisode revient en arrière un peu pour rien, je trouve. Nous y voyons Nami se faire tatouer par Arlong et on nous rappelle la promesse du pirate qui était de libérer le village en échange des cartes de Nami et de cent millions de berrys. On le sait, c’est littéralement le contenu de l’épisode précédent. À la rigueur, la scène y aurait été bienvenue, surtout vu le titre de l’épisode 7 !, à ce moment-là.
Bon, elle est gardée pour le final afin de nous remettre tout de suite les enjeux, mais je ne sais pas, j’ai trouvé ça étrange comme construction. Juste après ce flashback, nous voyons l’équipage de Luffy débarquer pour venir en aide au village de Nami qui vient de se faire cramer par Arlong. Sanji est choqué de la cruauté du pirate, mais Nami explique qu’Arlong voulait punir les villageois et la punir elle. Les punir de quoi au juste ? D’exister.
C’est révoltant et il n’est donc pas étonnant que le village soit enfin décidé à se révolter pour aller tuer Arlong. Nami s’y refuse toutefois, préférant clairement gérer la chose toute seule. Elle a toutefois demander l’aide de Luffy et c’est tout l’équipage qui prend cette mission à cœur désormais. Nous suivons donc nos héros qui débarquent à Arlong Park pour venir à bout des hommes poissons ; Cela permet de très jolies scènes d’action, mais aussi un peu d’humour en cours de route, parce que le scénario est bien écrit. J’ai beaucoup aimé.
Bien sûr, il fallait que ça traîne un peu en longueur aussi : Nami emmène Luffy dans la salle des cartes pour récupérer celle de Grand Line, mais elle en profite pour lui dire qu’elle a été enchaînée jusqu’à ses douze ans. Arlong finit par les retrouver sur place et ça mène forcément à un long monologue de sa part, histoire d’expliquer à Nami qu’elle est stupide et qu’il s’est servi d’elle. J’ai surtout apprécié la fin du monologue, cela dit : Arlong demande à Luffy comment il compte se servir de Nami. Le truc, c’est que Nami n’est pas une chose qu’on peut utiliser, c’est une humaine avec des rêves. Et voir qu’on peut faire ça à un de ses amis, ça énerve Luffy.
En vrai, personne n’a envie d’énerver Luffy. C’est toujours une mauvaise idée. Bon, le combat a ensuite quelques longueurs, mais j’ai beaucoup aimé la stratégie de Luffy. À défaut de pouvoir lui arracher définitivement les dents qui repoussent toujours, Luffy décide de blesser Arlong en détruisant tout ce qu’il a construit. J’ai beaucoup aimé comment la mise en scène nous montre simplement les piliers porteurs de l’édifice principal d’Arlong Park être détruit.
De son côté, Usopp s’attire la haine d’un membre de l’équipage en visant sa tête. Il se retrouve à devoir fuir dans la forêt. J’ai beaucoup aimé l’action proposée. Et puis, c’est toujours bien de voir qu’un personnage lâche peut être héroïque malgré tout. Bon, son héroïsme consiste à se faire passer pour mort avant d’utiliser une petite bille pour exploser une bouteille d’alcool et cramer au passage un homme-poisson.
Bien sûr, Sanji et Zoro ne sont pas en reste. On retrouve ce que je reproche souvent au manga : les personnages se séparent et se retrouvent à devoir se battre chacun contre un adversaire. Inévitablement, cela fait beaucoup de monde et souvent beaucoup de pages à lire pour avancer un peu. L’avantage de l’adaptation, c’est qu’on sait qu’un épisode suffit à se débarrasser de ces longueurs.
On voit donc Zoro être affaibli par sa blessure mais se battre quand même, on les voit prendre la décision de restaurer la tête de Baggy à son corps pour que ce clown les abandonne plus vite (vraiment, Jeff Ward est excellent dans ce rôle) et on voit, bien sûr, des combats compliqués. Tout est évidemment bien qui finit bien, avec évidemment Usopp et Nami qui rejoignent Sanji et Zoro à temps pour la fin du combat – et surtout pour voir l’édifice principal d’Arlong Park être détruit par Luffy.
Ils craignent tout de même pour sa survie, logique, mais bon… Luffy survit. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger de saison, en vrai. Cela dit, ça aurait été dommage de se passer des fortes émotions qui suivent : Luffy déclare que Nami est leur amie et qu’elle fait partie de leur équipage désormais. C’était beau et ça permet pas mal d’émotions après de l’action et de bons gags (Sanji qui essaie d’avoir un câlin de Nami, par exemple). Tout est bien qui finit bien, en théorie, surtout que même Luffy finit par approuver les mensonges d’Usopp qui se dit essentiel à la victoire contre Arlong Park.
Marines
Seulement, ce serait trop simple et oublier une grosse partie du fil rouge. Pendant ce temps, du côté de la marine, nous retrouvons le capitaine qui vient de voler l’argent de Nami. Il est convoqué par Garp qui cherche à savoir ce qu’il se passe exactement sur l’archipel. Sans trop de surprise, le capitaine ment autant que possible pour se couvrir et met tout sur le dos de Luffy. C’est une mauvaise idée car il le fait en présence des cadets qui prennent aussitôt la défense de Luffy.
Malgré tout, Garp décide d’aller chercher Luffy dans le village de Nami. Oh, Kobby et son nouveau meilleur ami refusent bien de suivre les ordres donnés par Garp, mais ça n’empêche pas tout le reste des marines de faire ce qu’on leur demande. Ils prennent en joug tout l’équipage de Luffy, laissant donc Luffy se battre seul contre Garp. Ce dernier est sacrément puissant, mais même s’il met à terre Luffy plus d’une fois, il ne parvient pas à le faire changer d’avis.
L’entêtement de Luffy est genre sa première caractéristique : Luffy refuse de se soumettre et affirme qu’il sera toujours pirate, riant au passage comme Gold Roger. Il n’en faut pas plus pour que Garp comprenne que c’est un combat perdu d’avance. Le grand-père décide donc de laisser s’en aller Luffy et son équipage. Oh, ça ne plaît pas à tous les marines présents, mais un petit coup de bâton de Nami suffit à faire taire le connard qui lui a volé son trésor, Nezumi. C’était un minimum.
Happy end. Ends.
On peut se diriger alors vers un happy end qui traîne un peu trop en longueur à mon goût. On y voit Nami se recueillir sur la tombe de sa mère et sa sœur lui expliquer que sa mère est forcément fière d’elle. On découvre aussi que Nami a changé de tatouage pour en avoir un qui ressemble désormais à celui de sa sœur.
De ce happy end, on retiendra aussi que la série veut nous remettre à la mode les mandarines, hein. Bon, et les avis de recherche. J’ai trouvé très cool de voir Kobby apporter à Luffy son avis de recherche : Nezumi se venge en faisant de Luffy un homme recherché par la marine, mais c’est exactement ce que Luffy voulait. Il m’a fait délirer Luffy, et ça m’a privé des moments d’émotions des adieux avec Kobby.
Cela dit, la fin de saison est une vraie réussite : tous les personnages découvrent l’avis de recherche de Luffy – et Usopp est heureux de voir qu’il y a son dos sur l’affiche aussi. Zoro leur fait prendre conscience que ça complique un peu les choses pour eux : désormais, tous les chasseurs de prime seront après eux. Effectivement. On voit donc Baggy vouloir les tuer, mais ce n’est pas le seul. Tous les personnages secondaires de la saison découvrent l’affiche, ce qui est un clin d’œil très sympa.
On pourrait croire que la série s’arrêtera là-dessus, mais non, toujours pas. En fait, ça n’en finit pas et c’est horrible, parce qu’on sait qu’on va les quitter, on n’en a pas envie mais on finit quand même par se dire qu’il va être temps d’y mettre fin. Ainsi, on voit Kobby et son nouvel ami devenir vraiment des marines qui seront formés par Garp ; on voit Mihawk prévenir le mentor de Luffy de ce qu’est devenu son poulain, on voit des pirates qui en veulent à la peau de Luffy, bordel, tellement de choses restent à évoquer en saison 2 ! C’est un univers vaste…
Pour autant, la dernière scène sur le bateau de Luffy était nécessaire : les mandarines sur le pont pour Nami, le drapeau pirate enfin avec un chapeau de paille pour les cris de joie de Luffy (bordel, ces cris de joie, ça fait du bien !) et la cérémonie sur le tonneau sont de très bonnes touches. C’est une belle aventure qui vient de commencer. L’ajout de cette cérémonie est une vraie bonne idée, avec chaque fois un flashback sur l’enfance d’un personnage au moment d’évoquer son rêve. Non, vraiment, c’est simple comme tout et c’est beau.
Et bien sûr, la saison termine sur quelques références à la suite, que ce soit cette rivière remontant une montagne ou ce cigare écrasé sur l’affiche de Luffy. J’ai beaucoup trop hâte de voir comment tout sera mis en scène et adapté !
En bref
Quand j’ai lu que One Piece allait être adapté en série, je n’en avais rien à carrer : je ne lisais pas encore les mangas et je pensais que ça n’allait pas être pour moi. Et puis, je suis tombé dans les mangas parce qu’un élève m’a demandé de lire le premier – et je savais bien que je n’allais pas m’arrêter là. Un an plus tard, je termine la saison 1 de l’adaptation avec le smile. Franchement, la série est à la hauteur du manga, surtout qu’elle en diminue certains défauts avec ce qui semble être de la facilité mais qui a dû demander un travail de dingue sur le scénario.
Les personnages sont respectés, les dynamiques bien adaptées, les intrigues parfois simplifiées, mais avec efficacité. L’univers est super large, pourtant, la série mène son bateau sans problème le long de flots qui ne sont pas tranquilles du tout. Les principaux écueils sont évités et j’adore tout simplement le voyage qu’on nous propose dans cette saison 1.
J’attends avec impatience la saison 2, mais ouais, il y a de fortes chances que je la fasse durer autant que la saison 1 quand je finirai par la voir !
Ce n’est pas mon arc préféré qui est adapté ici et j’ai trouvé que, bizarrement, on n’avait pas assez de flashbacks pour rendre pleinement justice à l’histoire du manga. Cela n’empêche pas l’épisode de retomber sur ses pieds avec beaucoup d’agilité et une force de frappe émotionnelle vraiment très bien sentie. Franchement, on aime ces personnages : on s’attache bien vite à eux et on ne veut pas qu’il leur arrive malheur.
Spoilers
Il est temps d’en savoir plus sur le passé de Nami
L’aventure continue pour Luffy et ses amis, et en vrai, je suis content de la continuer avec eux. La saison 2 mettra bien trop de temps à venir.
Baggy
Le début d’épisode nous remet vite dans l’ambiance : Usopp est à la barre et il est moins efficace à ce poste que Nami. Forcément. Il suit en plus les directions données par le clown, ça ne donne pas envie. Baggy est toujours aussi insupportable, mais Jeff Ward sublime vraiment le personnage. J’ai adoré le voir se mettre à chanter l’histoire de Nami et j’ai bien ri de la situation. Franchement, je trouve très efficace l’adaptation de ce personnage : Baggy m’a toujours un peu soulé dans le manga, mais il est bien plus drôle comme ça.
Pendant que Zoro et Usopp s’occupent de Baggy, Luffy et Sanji sont occupés à pécher du poisson. Du moins, ils tentent, sans grand succès. C’était sympa comme scène, car ça permettait de voir se développer leur amitié, mais aussi la jalousie de base entre Sanji et Zoro. On est sur une amitié de mâles toxiques voulant tout dominer là, c’est lourd. De toute manière, ça ne dure pas : ils arrivent vite à destination, là où Baggy récupérera son corps, là où Nami est, l’archipel Conomi.
L’histoire de Nami
Nous retrouvons Nami dans cet épisode, bien sûr. Elle en est même au cœur dans une histoire qui ne m’a pas plu plus que ça dans le manga. Ouais, je sais, il y a plein d’arcs que je n’aime pas, c’est surprenant, pas vrai ? Bon, en fait, c’est facile, c’est la partie flashback que je trouve bien trop longue à chaque fois. Les flashbacks pour Nami ?
Huit ans plus tôt, elle était enfant et pauvre sur une île, ce qui l’a poussée à devenir une voleuse. On découvre qu’elle est sacrément bien éduquée par sa famille, mais elle refuse de reconnaître qu’il s’agit de sa famille. Non, en vrai, c’est une jolie histoire que celle de Nami. Elle a une sœur adoptive, on lui enseigne correctement à ne pas devenir une voleuse, tout est au mieux dans son enfance… Jusqu’à ce qu’Arlong et sa troupe débarquent pour détruire le village.
Il demande à chaque adulte 100 000 berrys et à chaque enfant 50 000 berrys. Sans ça, il tue les gens. C’est simple comme deal, mais ça a la fâcheuse tendance de poser problème aux pauvres. Et justement, c’est le cas de Nami, sa sœur et sa mère adoptive. Cette dernière n’a que 100 000 berrys et elle est forcée de reconnaître qu’elle a deux filles quand Arlong lui demande. Elle refuse de nier l’existence de ses filles, parce qu’elle considère que ce sont ses filles, même si elle n’a fait que les recueillir quand elles étaient très jeunes.
C’est super triste comme intrigue, et je trouve que le manga réussissait beaucoup mieux à nous rendre triste pour cette mère adoptive – déjà, dans le manga, on connaissait son prénom. Là, le meurtre se déroule sous les yeux de Nami, mais hors écran à un point où je me suis senti détaché de ce qu’il se passait. Peut-être que c’est parce que je le savais déjà, cependant.
Dans le présent, Nami est donc sur l’archipel Conomi et vient de trahir tout son équipage pour rejoindre celui d’Arlong – elle est désormais à Arlong Park, un parc d’attraction plutôt sympa (j’aime bien le stand avec le corps de Baggy par exemple. Pourtant, les hommes-poissons, ça ne donne pas envie. Elle les arnaque comme elle peut en jouant aux cartes, mais elle est aussi convoquée par Arlong qui veut récupérer la carte. C’est leur deal et elle assure qu’elle a toujours eu l’intention de s’y tenir. Mouais. On t’a vu essayer de fuir cocotte. Arlong ne semble pas lui en tenir rigueur, cependant… Du moins en apparence. En vrai, il décide de l’envoyer au village Cocoyashi pour récolter la taxe que les habitants ne lui paient pas. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaite, évidemment.
Elle n’a toutefois pas le choix de s’y rendre : elle retourne donc dans son village d’enfance pour récolter leur taxe. Elle a la surprise de tomber nez à nez avec Luffy, Usopp, Zoro et Sanji. C’est toutefois à son ancien capitaine qu’elle s’adresse immédiatement : elle assure l’avoir manipulé et avoir réussi. Elle demande à ce que Luffy la laisse tranquille désormais.
C’est mal connaître Luffy – et aussi Sanji qui sent bien qu’il y a quelque chose à découvrir derrière le mystère qu’est Nami. Usopp a trop peur et veut se barrer avant le retour d’Arlong, Zoro veut écouter ce que dit Nami, parce qu’il est premier degré. Pas de surprise jusqu’ici, donc. Toutefois, Luffy n’abandonne pas Nami et décide plutôt de rencontrer sa sœur. Bon, il ne sait pas qu’il s’agit de sa sœur à la base, mais il voit bien qu’elle n’a pas peur de Nami. C’est la seule du village à ne pas être terrifiée, alors il comprend qu’il doit lui parler. Un peu de drague de Sanji – et la promesse d’un bon repas – et hop, Nojiko, la sœur se met à parler. Forcément.
Elle raconte tout le passé de Nami à l’équipage, et les voilà drôlement touchés par ce qu’il s’est passé. Luffy semble étonnamment affecté de découvrir que Nami puisse bosser pour le type ayant tué sa mère, et il a alors besoin de s’isoler pour faire le point. J’aime beaucoup son amitié avec Zoro : c’est lui qui décide de venir s’asseoir auprès de Luffy pour parler avec.
Le trésor de Nami
Tout ça est bien joli, mais en attendant, Nami continue de faire de la merde à Arlong Park, hein. Elle est aux ordres d’Arlong et fait tout ce qu’il lui demande, ce qui nous permet de découvrir que les pirates ont un arrangement avec la marine. Encore un ! Décidément, la marine dans cette série n’est pas exceptionnelle. Cela fait beaucoup d’arnaques de la part de la marine !
Ce n’est pas la dernière pour autant : la marine demande deux fois plus de berrys que d’habitude à Arlong, qui n’a évidemment pas de quoi payer. Ce n’est pas un vrai souci : Nami débarque et annonce qu’elle a la somme, mais elle veut en échange qu’Arlong tienne sa promesse. Et oui, Nami bosse pour lui, mais elle a un objectif évidemment. Son but est de libérer son village du joug des pirates, en achetant leur liberté avec tout l’argent volé au cours des années.
Il est juste dommage que Nojiko tombe sur elle au moment où elle va chercher le butin. Un ou deux coups de pelles après, Nami finit par expliquer à Nojiko qu’elle a demandé à travailler pour Arlong en tant que cartographe pour pouvoir racheter le village. Cent millions de berrys, rien que ça ! Elle a toutefois décidé de garder le secret pour éviter de décevoir qui que ce soit.
Le problème, c’est que c’est un secret mal gardé : Arlong est au courant. Il fait donc suivre Nami par la marine afin que cette dernière puisse voler le butin de Nami. Cent millions de berrys, ça fait beaucoup et la marine accepte évidemment de confisquer cet argent volé. C’est triste pour Nami : elle perd l’occasion de racheter son village, tout en comprenant que la trahison vient d’Arlong. C’est un pirate, quoi. À quoi s’attendait-elle ? Un pirate qui honore sa parole ? Le monde des pirates, ce n’est pas Luffy.
Du coup, l’épisode se termine avec Arlong qui a la carte de Grand Line et qui a arnaqué Nami une fois de plus. Cela fait beaucoup. Nami est inévitablement en larmes et décide de s’arracher son tatouage au couteau. La scène est belle et sacrément puissante, surtout quand Luffy débarque pour l’empêcher de se planter une troisième fois avec son couteau. Et pourquoi fait-il ça ? Eh bien, parce que Nami est de son équipage et a besoin d’aide. Bordel. C’est une sacrée scène : Luffy met son chapeau de paille sur la tête de Nami et la symbolique est incroyable.
Toute l’équipe est prête à suivre Luffy pour venger Nami. Et la vengeance sera encore plus terrible, parce qu’Arlong a décidé d’attaquer le village pendant la nuit. Tant qu’à faire.
Garp
Pendant ce temps, la Marine arrive un peu tard sur le Baratie. Ils veulent toujours plus d’informations sur Luffy, et on finit par tourner en boucle avec eux. Le Baratie est en rénovation, mais Zeff accepte de parler avec le vice-amiral malgré tout, lui proposant même un bon repas. J’imagine que son but est de le retarder. Une chose est sûre en tout cas, ça nous retarde dans l’épisode, avec quelques moments un peu inutiles.
Cela dit, ça mène à Kobby qui finit par avouer à son pote cadet – le fils du colonel – que Garp est le grand-père de Luffy. La conversation est entendu par le barman du Baratie qui finit par négocier avec eux l’information qu’ils veulent : l’endroit où s’est rendu Luffy. Dire qu’en parallèle, Zeff faisait tout ce qu’il pouvait pour faire oublier à Garp ce qu’il visait.
Kobby n’hésite pas à lui dire qu’il a l’information qu’il cherche et hop, voilà la marine qui se dirige à son tour vers l’archipel de Nami. Au passage, on notera que Zeff pense que Luffy ressemble à Gold Roger.