NCIS – S21E07 – A Thousand Years – 16/20

1000 épisodes, c’est un sacré chiffre, et j’aurais attendu un épisode un peu plus ébouriffant et marquant que ce qui est proposé. C’est un très bon épisode pour la franchise, on sent qu’il y a des enjeux… et en même temps, ça paraît assez vite oubliable. Les flashbacks sont bons et il y a ce qu’il faut pour montrer l’impact de la franchise, mais ça semble tout de même être une solution de facilité.

Spoilers

Vance est victime d’une tentative d’assassinat.

C’est tout de même impressionnant d’atteindre 1000 épisodes. C’est aussi compliqué de trouver quoi en faire, je pense.

Vance

On sent dès le départ qu’on est sur un épisode quelque peu différent, puisqu’on commence dans un cimetière avec le personnage de Vance. Commencer par le directeur, c’est surprenant, surtout quand la scène met un peu de temps à en venir au lancement de l’épisode. Le temps passé, c’est la dispute entre Vance et son fils, Jared. Je ne suis pas certain de savoir exactement le sujet de l’embrouille entre eux, mais une chose est sûre, il va falloir s’en passer vite fait : Vance se fait tirer dessus.

C’est inattendu. Dans le même genre, c’est inattendu de le voir demander à McGee de prendre son poste par intérim – et ça l’est d’autant plus que McGee est un abruti à qui on demande de ne pas provoquer de choc à Vance mais qui lui parle des trois explosions dont il n’est pas au courant. Même son fils qui refuse de lui parler est plus malin que ça.

Bon, ils se parlent tout de même en fin d’épisode, histoire que ça se termine bien. Semper fi, je suppose.

Enjoy the show

J’aime bien l’idée d’un ennemi qui nargue nos héros avec un message laissé pour eux sur le lieu où il s’est attaqué à Vance. Les trois explosions étaient impressionnantes à voir, c’est sûr… Mais elles manquent d’impact, parce qu’on ne voit pas tellement les dégâts. Certes, c’est un attentat problématique, mais… bon, le garage de Fornell ou le bureau de la sœur de Caitlin ? Ils ne peuvent pas faire mieux ?

En fait, il y a beaucoup de moments qui sonnent un peu à contretemps dans l’épisode. Après les explosions, inévitablement, il fallait un crossover. C’est l’occasion de voir un peu plus de Jane, bien sûr, mais aussi de retrouver Kensi, malgré la fin de NCIS Los Angeles. Si c’est agréable de les voir, ça n’apporte rien.

Dans le même genre, tous les agents reçoivent des alertes concernant des attaques – mais finalement ce n’est qu’un hack du serveur. Bon, il y a tout de même un leak de toutes les adresses de l’agence et un ennemi qui leur en veut clairement. L’enquête est plutôt marrante à suivre, avec la révélation que la grande méchante est la copine de Jared – sauf que c’est une copine rencontrée en ligne qu’il n’a jamais vue en vrai avant cet épisode. Au moins, elle existe, mais ça ne va pas aider le fils de Vance à pardonner son père de le mettre en danger.

Kelsey a une explication pour Jared, cependant : Lindsey, sa copine, a été manipulée depuis le départ, avec de faux documents prouvant que le NCIS est une agence catastrophique, couvrant des meurtres, etc. J’ai du mal à voir Lindsey comme une petite chose fragile par contre, parce qu’elle est pour moi Hope de The 100 et donc plutôt une badass. Je suis content de la retrouver, c’est déjà ça.

Air Force One

Outre la tentative d’assassinat ou le hacking des adresses, le NCIS fait aussi face à un autre virus avec une électricité vacillante. C’est Curtis, du service technique, qui trouve le virus et se retrouve en interrogatoire du patron de Bandium avec Jess. Bandium ? L’agence informatique qui gère les applications du NCIS. Ils accusent le patron de la boîte d’avoir voulu faire tuer Vance parce qu’il n’allait pas renouveler le contrat avec sa boîte.

Le truc, c’est que le virus vient bien de Lindsey – et Fornell se rend compte qu’il la connaît. C’est la fille d’un terroriste tué vingt ans plus tôt par Gibbs à bord de l’Air Force One. Ma foi, c’est une manière comme une autre de ramener Gibbs dans l’histoire, avec un petit flashback de l’acteur. Au moins, ça confirme que Lindsey n’était pas qu’une petite chose fragile.

Le NCIS comprend alors qu’elle a en fait l’intention de finir le travail de son père et de s’en prendre à l’Air Force One. Rien que ça. Ils ont beau prévenir les services de sécurité du président, rien n’y fait : l’avion est prêt à décoller, parce que bon, on n’arrête pas le président comme ça. On l’arrête en revanche en se tenant debout sur le tarmac devant l’avion.

Et c’est comme cela que tout est bien qui finit bien, avec un flashback de Vance et son fils où le directeur explique à son fils à quel point le NCIS fait le bien et à quel point c’est important d’aider son prochain. On en profite pour nous faire un bilan des vingt dernières années, avec des images de chacun des agents ayant marqué l’agence et des crossovers. Bon, j’aurais bien aimé voir Jenny Shepard du coup, hein, mais je chipote. C’était un hommage sympathique.

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NCIS – S21E06 – Strange Invaders – 18/20

Il n’est pas nouveau que je suis un public facile, mais je trouve que cet épisode est excellent dans la manière dont il est développé. Le suspense est maintenu un long moment : on sait très bien que la vérité sera faite et qu’il n’y aura pas tellement de doute en fin d’épisode, mais c’est maintenu de manière originale pendant un long moment. En vrai, ça me donne envie d’une nouvelle série sur les aliens à ce stade.

Spoilers

Un marine est tué par… un OVNI ?

OVNI ?

J’adore l’enquête de la semaine et c’est ce qui fait que je donne une si bonne note à cet épisode. Honnêtement, c’est excellent : plus l’enquête avance, plus on a l’impression que le NCIS est parti à la chasse aux OVNI. Un peu comme devant un épisode d’Evil, le doute subsiste à chaque fois : on a un cadavre tué par ce qui ressemble fort à un OVNI avec une arme non identifiable non plus. Ensuite, on a un élément dans son corps qui ne vient pas de la Terre. Ensuite, on a Nick qui perd soudainement 6h de sa vie sans comprendre comment.

Les réponses commencent alors à affluer – mais ce n’est pas pour autant qu’on quitte le champ de la science-fiction, avec un drone autonome capable de tuer par lui-même et un inventeur d’IA qui se prend pour Dieu à ressusciter les morts, et notamment son fils. Bref, rien de bien crédible et habituellement je défonce les épisodes aussi peu réalistes… Mais là, c’est fait avec beaucoup de fun et de maîtrise tout du long. L’angle choisi, qui est celui de l’humour, fonctionne bien.

On termine assez logiquement par un petit doute, mais je n’imaginais pas l’épisode se conclure autrement. C’est toujours comme ça dans ce genre de série et personne ne s’occupera de rendre ça crédible pour la suite – plus personne ne parlera jamais de l’élément 116 non fabriqué sur Terre, et basta. Et puis, c’est cohérent d’avoir des personnages hyper rationnels qui croient aux OVNI, non ?

Notons aussi, parce que ça m’a surpris, qu’on ne dit plus « UFO » aux USA…. Je ne savais pas – ou j’avais oublié ? – que la classification avait changé. C’est vraiment un truc pour amplifier le mystère ça, par contre.

La plus humaine des IA

Franchement, la fin d’épisode me rend presque triste pour le technicien qui a créé une IA avec la voix et le caractère de son fils. C’est un espèce de fantasme que je n’arrive pas à trouver crédible, l’IA qui se comporte comme nous… J’ai tout un blog avec mes écrits et l’IA est bien incapable de fournir un article avec ma personnalité et ce que je pense des épisodes que je regarde, alors imaginez une IA qui soit capable d’imiter le moindre aspect de votre personnalité ! On n’en est pas là du tout.

N’empêche que, la ptite séquence émotion avec le papa qui doit tuer son fils, c’était triste. Pas super bien joué tant c’est cliché et mauvais de nous foutre la scène où il parle à son enfant là, mais c’est une belle manière de conclure l’épisode en étant un peu plus humain.

McGee

Ah oui, avant que j’oublie ! On a tout de même une intrigue très secondaire sur la vie d’un personnage. Cette semaine, ça se concentre sur McGee et ce n’est absolument pas intéressant : Delilah veut qu’il se rase, il ne veut pas, et ça termine en sondage parmi tous les collègues de McGee. WTF ? Peut-on faire plus cringe que ça ? Vraiment, ce sont des collègues que je n’aimerais pas avoir tant ils se mêlent tous de la vie privée des autres à chaque fois.

Et ne venez pas me dire que c’est normal parce qu’ils forment une famille. Je ne considère pas beaucoup plus normal qu’une famille fasse un sondage pour savoir si l’un de ses membres doit se raser ou non, donc ça ne mènerait à rien cet argument…

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NCIS – S21E05 – The Plan – 15/20

Comme chaque fois que je reprends la série, c’est un plaisir de retrouver les personnages – et le générique. L’intrigue fonctionnait plutôt bien pour cet épisode, avec un cas de la semaine permettant de développer bien plus l’un des personnages et la dynamique avec d’autres. Pour une fois que la série s’embarrasse avec une dynamique sur long terme ! Je ne peux qu’approuver.

Spoilers

L’enquête de la semaine nous présente le père de Jess.

ADN

Il est amusant de voir que le cas un peu plus léger de la semaine soit 100% raccord avec le reste de l’épisode. En effet, on commence par nous présenter le fait que McGee a passé un test d’ADN pour faire plaisir à sa femme. Une fois n’est pas coutume pour une série américaine, McGee se retrouve donc avec une demi-sœur dont il ne sait rien. Et ça fonctionne bien pour le reste de l’épisode, lançant quelques répliques de base sur ce que permet de déterminer l’ADN.

Finalement, McGee se retrouve donc partiellement danois et avec une demi-sœur du côté de son père, son père étant juste un donneur de sperme. On passe à côté de la catastrophe, j’imagine.

Le cas de la semaine

On ne va pas se mentir, je ne regarde pas la série pour les enquêtes, parce qu’après autant de temps, on sait parfaitement comment elle fonctionne les enquêtes. Elles ont du mal à nous surprendre, si je le dis plus gentiment. Ainsi, cette semaine, il est question d’un agent international qui se fait griller alors qu’il est dans un sous-marin. Le problème, c’est qu’il est forcé de faire exploser le navire pour s’en sortir. Tout le monde est ainsi convaincu qu’il est mort.

Seulement voilà : une semaine plus tard, son arme de service est utilisée pour un meurtre aux USA. C’est d’autant plus gênant que son agent de liaison a disparu lui aussi, et que l’agent en question n’est autre que… le père de Jess.

Tout ça finit par une recherche d’arme biochimique hyper dangereuse qui serait dans la nature et par un leurre bien sympa auprès des méchants. Simple et efficace comme intrigue.

Le père de Jess

Toute l’intrigue de l’épisode est finalement une excuse pour nous présenter davantage la famille de Jess. Elle n’a pas qu’une sœur, mais aussi un père dont elle ne porte pas le nom : l’agent Chen. Ben tiens. Une fois de plus, on se retrouve avec une agent dont toute la famille trempe dans le NCIS. Je me demande à quel point c’est réaliste par rapport aux véritables agents.

Qu’importe. L’épisode nous fait un peu de suspense pour savoir si le père de Jess peut être un méchant, mais évidemment, ce n’est pas le cas. C’est un gentil entraîné dans une histoire qui le dépasse un peu. Sa fille finit toutefois par le retrouver, l’interroger et réussir à clarifier son nom. Tout est bien qui finit bien, et une fois que c’est fait, l’enquête peut reprendre d’un côté…

Cela dit, c’est l’autre côté qui était un peu plus intéressant à suivre : Jess a donc un père ? Il est temps que celui-ci rencontre les collègues de sa fille, et notamment Jimmy. L’occasion pour nous de découvrir que Jess n’assume pas tout à fait sa relation avec Jimmy, puisqu’elle n’en parle pas à son père. Pire encore, le père de Jess a de grandes ambitions pour elle : elle est censée suivre un plan bien précis qui lui permettra de devenir directrice du NCIS.

Pas de bol, depuis qu’elle est dans l’équipe-A et qu’elle a perdu tous ses coéquipiers il y a deux ans, elle est complètement déviée de ce plan. Et dans ce plan, il n’y a pas non plus Jimmy. Franchement, c’est une manière très simpliste de nous développer le personnage de Jess, mais j’aime bien ce que ça donne. On ne peut pas en attendre beaucoup plus de ce genre de séries.

Ainsi, Jess finit par refuser un poste au Japon que son père lui donnait sur un plateau d’argent et qui aurait pu permettre de booster sa carrière. Cela rassure certes partiellement Jimmy, mais ce n’est que partiel, parce que cela pose tout de même la question de ce qu’elle souhaite vraiment dans le futur – elle se dit heureuse « right now », en ce moment, donc. Et le futur ? Elle veut se contenter du présent, mais je n’arrive pas à être convaincu que ça suffise à Jimmy. Après, il rencontre son beau-papa et ça se passe bien. Tout est bien qui finit bien, donc. Et moi, je suis content de voir que ces deux personnages forment un couple de plus en plus solide.

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E06 – The Last Time – 20/20

Eh ben, j’ai chialé. Je ne m’attendais vraiment pas au voyage que cette série a proposé au cours de ses six épisodes, et pourtant, l’ensemble est prévisible. C’est bien foutu, ça nous trompe chaque fois que c’est nécessaire et ça vient mettre un terme à de longues attentes. Bien sûr, je surnote car il n’y a pas tant d’action que ça dans la série, mais bon, il y a quatre mois, je n’arrêtais pas de dire que j’avais perdu ma sériephilie et ce genre de saison me rappelle exactement pourquoi je suis sériephile : il n’y a pas plus satisfaisant que les conclusions d’histoires entamées dix ans plus tôt.

Spoilers

Rick et Michonne retournent à CRM pour couvrir leurs arrières.


What’s the worst thing you did to make sure someone else survived ?

J’ai toujours autant de séries en retard et d’épisodes à rattraper, mais bon, le temps est orageux et c’est déjà le dernier épisode de la saison… Je ne pouvais pas passer à côté ! J’ai l’impression que tout est fait pour me dire de le regarder, avec une absence totale de soleil, alors hop, je me mets devant et je commence par voir Rick et Michonne en train de coucher ensemble, une fois de plus. Ceci étant dit, la scène est top. Ils ont toujours eu des coucheries plutôt exotiques ces personnages, mais là, on les voit en arrière-plan et avec un joli travelling jusqu’à eux en train de coucher, en passant par un plan dessiné, des affaires en vrac, des munitions et un flingue…

CRM

Il s’agit en fait des adieux entre eux avant de se lancer dans un plan visant à faire tomber CRM définitivement. Rick retourne donc à l’intérieur de la cité, en expliquant qu’il a été blessé mais que la femme avec lui s’est sacrifiée pour lui sauver la vie. Thorne est évidemment ravie de retrouver Rick, mais je ne sens pas du tout le truc pour la fin de saison. Mentir sur la condition de Michonne ne me paraît vraiment pas être une bonne idée !

Celle-ci s’infiltre dans la base, en plus, en se faisant passer pour un simple soldat. Elle est heureusement bien plus que ça. Le but de Michonne dans la base est assez simple : elle a pour mission de se rendre dans la chambre de Jadis, afin d’y trouver la preuve qu’elle a bien pu laisser derrière elle. Dommage de ne pas avoir su exactement ce que c’était.

Michonne galère un bon moment à trouver ce qu’elle cherche, ce qui nous permet de découvrir que Jadis n’a jamais abandonné le dessin. Elle a eu l’occasion de faire de jolis portraits de Gabriel. Bon, MIchonne finit par trouver la lettre dans laquelle Jadis racontait tout et elle la déchire en tout petit morceau. Cela ne me paraît pas la méthode la plus efficace pour cacher son existence et celle d’Alexandria.

Je sais pas. Crache dessus et efface l’encre. Fous-y le feu. Mais la déchirer et récupérer les morceaux ? On dirait vraiment qu’elle cherche à se faire prendre avec. Après, ça reste Michonne, elle est toujours capable de tout gérer – y compris tuer un autre gardien CRM qui pense trouver Jadis dans sa chambre, par exemple.

Bref, Michonne parvient à sortir sans trop de souci de la chambre, mais elle se retrouve dans un hall où elle tombe sur un lapin en peluche. Joyeuses Pâques ? Humph, pas si joyeux pour Michonne qui se souvient de son rôle de mère. Les flashbacks sont mignons, mais ça se termine sur la tombe de Carl. On a connu mieux. Cela n’empêche pas Michonne de continuer son exploration de la base CRM. Pourquoi Rick ne l’a-t-il pas fait toutes ces années ?

Michonne découvre bien vite que CRM a du sang sur les mains, encore plus que prévu, avec des kidnappings d’enfants juste avant de détruire des villes et des communautés… L’actrice n’a plus qu’à gérer avec ses yeux pour faire passer l’horreur qu’elle ressent. C’est un peu surjoué, inévitablement, mais ça fonctionne.

Le brief

Pendant que Michonne fait tout ça, Rick est convié à un entretien avec Beale (le prénom du personnage d’O’Quinn d’après Google) – un entretien que Thorne lui présente comme celui qui lui permettra enfin d’avoir le brief Echelon. Malheureusement, pour nous, ça signifie surtout une scène un peu longuette où le personnage blablate sans fin sur sa condition, son passé, le poids sur leurs épaules… On a connu plus passionnant.

J’ai bien aimé toutefois les flashbacks sur les pires actions de Rick au cours de la série. C’est rare que j’aime les flashbacks pourtant… mais là, ça fonctionnait bien. Et puis, l’orage dehors, ça m’aidait à me plonger dans l’ambiance, ça ajoutait des enjeux à cet épisode. Il en fallait, parce que Terry O’Quinn qui sert du thé, bon, est-ce qu’ils essaient de m’endormir ou quoi ?

Probablement pas. Rick raconte en tout cas qu’il sait que CRM a bombardé les villes dans le but de limiter l’épidémie. Ce n’est toutefois pas le pire de ce que Beale a pu faire : il a détruit Pittsburgh pour sauver Philadelphie, en laissant les zombies envahir la première. Charmant dilemme, je suppose, surtout qu’il est originaire de Pittsburgh apparemment.

Une fois que c’est fait, Beale raconte enfin son premier secret, qui n’en est pas vraiment un : tout le monde va mourir un jour s’ils continuent de suivre le plan de CRM. Oui, bon, bah, tout le monde va mourir un jour, épidémie ou pas. Avec l’épidémie, cependant, Beale pense qu’il y aura nécessairement plus de zombies que d’humains à un moment ou un autre. C’est pour limiter cela que Beale veut absolument limiter la casse.

Le but de CRM ? Détruire les petites communautés pour s’assurer de rester la plus forte et d’avoir toutes les ressources ; afin d’être certains de ceux qui survivent. Et oui, c’est donc cette branche de CRM qui a décidé finalement de détruire Omaha. Leur prochaine cible est évidemment Portland, malgré l’alliance en cours. Magique. Rick encaisse le choc un couteau en main, avec plein de flashbacks de onze saisons histoire de bien nous montrer l’importance de ce qui se joue : la survie de tous les personnages qu’on connaissait.

L’avantage de recevoir le brief de Beale ? Ce dernier lui propose un marché très sympa : il lui promet de sauver tous ceux que Rick voudra – sa famille, ceux qu’ils cherchaient à retrouver. C’est l’avantage de faire partie des A, de faire partie de la haute hiérarchie de CRM. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jurer sur un sabre. Rick décide toutefois de ne pas le faire et ça se termine en trahison de sa part. Beale le comprend un quart de seconde avant Rick j’ai l’impression.

Cela ne lui donne pas l’avantage pour autant : Rick parvient à se battre contre lui et le tuer bien vite. Allez, hop, encore un personnage secondaire qui y passe. Je ne comprends pas trop pourquoi Rick n’a pas joué le jeu quelques instants de plus. En vrai, c’est risqué de se débarrasser de lui. Il a l’autorité pour éloigner Thorne, bien sûr, mais les suspicions sont inévitables à un moment ou un autre.

Pour s’en débarrasser, Rick fout ensuite le cadavre dans une grande boîte sur roulettes. Je comprends l’idée de vouloir cacher le corps, mais il aurait mieux fait de le laisser sur place. C’est sans trop de surprise que lorsqu’il prend l’ascenseur avec le cadavre, il tombe sur un autre garde CRM qui se rend compte de ce qui est en train de se passer.

Le garde finit par se battre contre Rick, prend le dessus un court moment… mais ça ne dure pas. Rick reprend le dessus, lui massacre la gueule et tombe ensuite sur… Michonne. Qu’est-ce que ça tombe bien.

Sauver Portland

Si Rick a mis des années à réussir à savoir ce qu’il se passait à CRM, Michonne n’a eu besoin que d’un aprèm à errer dans la base en se faisant passer pour un soldat gradé, un truc qu’il aurait pu faire dès le départ. Bon, on ne va rien dire, hein. En tout cas, Michonne comprend que CRM est sur le point de détruire une ville et elle refuse que ça se déroule comme ça. Au moment de s’enfuir, elle fait donc demi-tour et retrouve Rick à l’intérieur.

Son nouveau plan ? Empêcher CRM de tuer autant de gens. Ils en ont la possibilité, alors ils sont obligés de le faire selon elle. Pourtant, cette fois, Rick serait plutôt d’avis de se barrer de ce merdier tant qu’il est temps pour retourner à Alexandria. Je crois que c’est lui qui a raison, même si le plan de Michonne est bien plus noble.

Ils ne le savent pas, en plus, mais il y a une vraie couse contre la montre qui se met en place : Thorne est déjà sur les traces laissées par Rick. Elle comprend que quelque chose cloche et elle n’aime pas trop ce qu’il se passe. Ainsi, quand on enchaîne sur une scène où Michonne affirme qu’elle n’a pas peur, je la trouve sacrément débile. Elle devrait avoir peur.

Leur plan se déroule pourtant à merveille à la base, avec une véritable bombe mise au point en très peu de temps. Le détonateur ? Des zombies, dont celui de Beale, attachés à un fil dégoupillant plein de grenades. Le plan est simple et semble laisser plein de temps pour que Rick et Michonne puissent s’enfuir. Pas de bol pour eux : Thorne finit par les retrouver.

Elle leur ordonne de faire demi-tour et de défaire ce qu’ils ont fait, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils ont fait, justement. Pas de bol : si elle avait eu une idée, elle aurait peut-être eu le temps de se mettre à couvert. Là, la pauvre Thorne a juste l’occasion de voir ses rêves réduits à néant quand elle se rend compte que Beale est mort et en train de marcher vers elle et… BAM. La bombe qui explose est impressionnante et décime les troupes de CRM qui étaient juste à côté.

Rick et Michonne ont le temps de tenter de se mettre à l’abri, mais bon, ils risquent gros sur ce coup-là, à défaut d’avoir eu le temps nécessaire pour fuir vraiment. Moi, je me pose tout de même la question de l’utilité de leur manœuvre. Pour sauver les habitants d’une ville, ils déciment les soldats d’une autre qui ne font qu’obéir aux ordres sans savoir vraiment ce qu’ils sont sur le point de faire. Cela reste donc un génocide… non ?

Et en plus, c’est un génocide ambulant : après l’explosion, bien sûr, il y a plein de zombies qui veulent bouffer tout le monde. Malgré la puissance de l’explosion u’elle a dû se prendre en pleine face, Thorne est encore en vie. Elle a donc l’occasion de se battre contre Rick pour se venger un peu de cette trahison.

Le combat se passe au milieu d’une fumée chimique qui risque fort de retarder nos personnages par la suite. Heureusement, Michonne trouve rapidement un masque à gaz. Ce n’est pas le cas de Rick : il se bat contre Thorne et finit par s’écrouler sous un tas de zombies. Michonne arrive à ce moment-là et parvient à foutre un coup de sabre dans Thorne. J’ai vraiment de la peine pour elle. Elle est dégommée par Rick et Michonne sans vraie raison. Elle voulait juste s’en sortir et survivre, sans jamais vraiment sans prendre à des personnages qu’on connaît. Franchement, elle n’est pas si différente de Rick ou Michonne. Elle est juste du mauvais côté par rapport à eux. La pauvre.

Bon, elle fait quand même souffrir Michonne en lui annonçant que Rick est mort. Ce n’est pas le cas : malgré l’explosion de sa propre grenade, Rick parvient à s’en tirer, dans un move qui n’est pas sans rappeler les survies improbables de Glen.

Il fallait bien en arriver là. Pourtant, j’ai eu peur jusqu’au bout, persuadé qu’on nous allait nous imposer une saison 2 ensuite. Ce n’est pas le cas. Ces six épisodes sont vraiment la conclusion d’une saga familiale – celle de Rick – et ils fonctionnent en tant que tels. Si Thorne meure seule, c’est finalement parce qu’elle a abandonné l’espoir de revoir sa famille et son amour. Michonne lui dit que l’amour ne peut pas mourir et bim, elle retrouve Rick.

Bref, tout ça se termine sur un happy end. C’est vraiment abusé. Le CRC, au-dessus du CRM, annonce dans les médias du monde post-apocalyptique être surpris de ce qu’il s’est passé avec CRM. Forcément, Portland décide également de laisser les gens en libre-circulation désormais, et elle décide même d’apporter son aide à d’autres communautés, à commencer par Alexandria.

La saison 1 se termine ainsi sur Michonne qui peut recontacter Judith pour lui annoncer son arrivée. Moi qui m’attendais vraiment à un cliffhanger pété ou une fin mitigée, j’ai eu la chance d’être surpris. Et de pleurer, j’avoue. En effet, on a également un plan où Michonne retrouve ses deux enfants, pour de vrai, en mode petite maison dans la prairie. Je m’attendais tellement à ce que ça se termine sans les enfants aujourd’hui.

Pourtant, ils sont encore en vie, pas blessés du tout et, comme promis, elle leur ramène leur père. Oh bordel, cette conclusion. Ce n’était donc pas si compliqué ! Ils en sont capables, enfin. ENFIN. Le câlin entre Rick et sa fille ? Combien d’années qu’on l’attend, bordel ?! Puis, RJ a un chapeau comme Carl, évidemment. Il demande à son père s’il est bien l’homme courageux et cette fois, Rick peut lui dire que oui, mais eh, appelle-moi papa BEN OUI PUTAIN.

Un plan plus large révèle également que le CRC apporte des provisions par hélicoptère aux différentes communautés. Oh, c’est plein d’espoir comme fin alors qu’il y a encore des tas de gens pour tous vouloir les tuer… mais oh que c’est beau, enfin des retrouvailles familiales. Et la fin d’une saga. À se demander pourquoi la franchise continue encore par ailleurs, désormais.

Sinon, sachez que l’épisode se termine alors qu’un bout de ciel bleu apparaît enfin par la fenêtre. Incroyable comment l’orage a été synchro avec mon visionnage. C’est le printemps, quoi.

EN BREF

Après une attente interminable de plusieurs années, la série parvient à amener une conclusion logique et bien écrite à la saga familiale des Grimes, celle que portait initialement The Walking Dead et qui aurait dû se terminer dans la série-mère. Y avait-il vraiment besoin d’un spin-off quand tout ça aurait eu sa place en tant que dernière saison de la série ? Probablement pas.

J’ai vraiment l’impression que les saisons 9 à 11 sont le spin-off et The Ones who live la conclusion qui rassemble enfin toutes les pièces d’un vaste puzzle étalé sur bien trop de séries. Et encore, je dis tout ça, mais j’ai du retard dans deux d’entres elles qui ont plein de pièces à m’apporter.

Qu’importe, ça ne m’a pas empêché du tout de savourer à fond les six épisodes très réussis de ce spin-off. La série m’a apporté la conclusion que je ne savais pas que je voulais encore, au point de me tirer des larmes là où j’aurais juré m’en foutre il n’y a pas si longtemps encore. Du bon travail… Surprenant qu’ils en soient encore capables !

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