Pas de surprise avec Retribution

Salut les cinéphiles,

Hier soir, je cherchais simplement à me détendre avec un film sans prise de tête. C’est ainsi que j’ai opté pour Retribution, qui vient tout juste de sortir.

Mon meilleur conseil pour ce film serait de laisser votre cerveau de côté avant de vous lancer. Pour preuve, même en adoptant cette approche, j’ai réussi à deviner le rebondissement du scénario bien avant son dévoilement (et je veux dire vraiment bien avant) !

Bref, laissez-moi vous dire tout de suite que si vous cherchez un film original et imprévisible, ce n’est clairement pas celui-là. On a toujours affaire aux mêmes films. Après, ça fait parfois du bien de voir un navet de ce genre pour apprécier à leur juste valeur d’autres films… Non ?

Un synopsis insipide

Le synopsis du film se résume à ceci : un homme d’affaires se retrouve au volant d’une voiture piégée par un mystérieux assaillant. Sa mission est de suivre à la lettre une série d’actions tout au long de la journée, sous peine de voir la bombe exploser et l’emporter, ainsi que ses deux enfants. Autant dire que c’est du grand art et qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde dans ce huis clos ô combien original ! Hum.

Vous l’aurez compris, Retribution suit la formule classique d’un film d’action. C’est le genre de situation que vous avez déjà vu mille fois dans les films d’action, et Retribution n’est pas différent de ce schéma. Alors que notre héros se trouve désormais en danger de mort, l’assaillant l’oblige à suivre des instructions de plus en plus dangereuses pour sauver sa vie et celle de ses deux enfants. Simple, non ?

Les enfants du protagoniste sont au cœur de l’intrigue, mais malheureusement pour eux, les acteurs doivent jongler avec un scénario qui les cantonne dans les clichés les plus insupportables. Parfois, ils essaient de s’en sortir, mais il est difficile de briller quand les ficelles scénaristiques vous maintiennent dans un carcan. Liam Neeson, quant à lui, offre une performance solide et convaincante, comme on peut s’y attendre de sa part. C’est un acteur qui excelle dans ce genre de films d’action, et il ne déçoit pas ici. Heureusement, d’ailleurs, parce qu’autrement, ce serait vraiment une catastrophe.

Un huis clos peu crédible

L’action se déroule principalement dans une voiture, ce qui nous promet un huis-clos palpitant… du moins en théorie et seulement après un démarrage assez lent. Les moments d’action, bien que rares, sont nécessaires dans ce genre de film pour maintenir l’excitation, et ils auraient mérité d’être plus fréquents et surprenants.

Les personnages ne sont pas franchement appréciables, en grande partie en raison de leur conformité aux clichés attendus. On ne peut pas non plus passer sous silence la police, représentée par une intervenante incroyablement stupide. D’ailleurs, la crédibilité de la police dans ce scénario laisse à désirer. Après tout, est-il réaliste que la police mette autant de temps à repérer et isoler une voiture, en plein Berlin ? La police et sa représentante plutôt insipide servent à faire avancer l’action, mais on ne comprend pas pourquoi ils sont si stupides et si peu à l’écoute.

Le pire ? La fin est brutale. L’action se coupe juste à un moment où les réactions des protagonistes auraient pu apporter une dimension intéressante au film, quelque chose d’un peu nouveau. Cela laisse un sentiment d’inachevé, comme si le réalisateur avait brusquement décidé que l’histoire devait se terminer, peu importe si certains fils restaient en suspens. En même temps, a-t-on vraiment envie de rester plus longtemps en salle après avoir vu ça ? Ce n’est pas sûr du tout ! Et puis, ce n’est pas le seul film à souffrir de ce défaut, surtout du côté des films d’action.

Si vous cherchez un film pour vous divertir sans trop réfléchir, ça peut valoir le coup. Par contre, ne venez pas vous plaindre si vous trouvez ça peu innovant, je vous aurais prévenu ! Plusieurs fois.

Alors, avez-vous déjà vu Retribution ? Quelles sont vos impressions ?

Twisted Metal – S01E05 – CRZSRDS – 18/20

Cet épisode a une structure un peu plus alambiquée, et c’est une bonne chose : ça prouve qu’en quatre épisodes, la saison a déjà réussi à mettre en place pas mal d’éléments. L’ensemble fonctionne très bien. Certains éléments sont prévisibles, bien sûr, mais c’est une mi-saison efficace – et ça fait regretter que la saison ne soit pas plus longue. Aussi, ça me fait regretter que la diffusion ne soit pas hebdomadaire, parce que maintenant que je suis attaché au personnage, je trouve que ça aurait pu le faire. Cela dit, j’ai ralenti mon rythme de visionnage (et toujours pas commencé à poster les critiques sur le blog, oups).

Spoilers

Nos héros sont presque arrivés à Topeka.

To the end of our road together.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Les Hanson

Bien, ce début d’épisode nous confirme que la série est lancée et tente désormais de prendre ses libertés. Plutôt que de reprendre sur un arc narratif que l’on connaît déjà, elle se concentre en effet sur un début in medias res avec Quiet qui en veut à John d’avoir fait un dérapage en voiture. Effectivement, la voiture est en plein milieu de la route, et pour cause : on découvre rapidement que John a provoqué un accident.

Il ne fait pas ça sans raison : il souhaite en fait récupérer ce qu’un voleur leur a pris pendant une pause pipi. Provoquer l’accident permet de tuer le voleur (ça semble être une conséquence indirecte pas forcément souhaitée) et donc de récupérer ce qui a été volé… à savoir les CDs de John. Allons bon, on est reparti pour d’excellents choix musicaux, je le sens. Après tout, le monde est tombé dans le chaos en 2002.

Et ça ne manque pas : c’est parti pour un épisode au son des Hanson. J’ai tellement ri en voyant la pochette de l’album – je crois que c’est la première fois que je la voyais, mais bon, c’est écrit dessus, j’ai vite compris ce qu’il en était. Cette chanson est toujours aussi incroyable, mais elle détournait un peu trop mon attention de l’essentiel : nos héros approchent de Topeka.

Tellement, en fait, que Quiet décide qu’elle peut finir la route à pied. Le problème, c’est que John ne l’entend pas de cette oreille, maintenant qu’ils sont amis – et peut-être même un peu plus quand on voit les échanges de regard entre eux – il ne compte pas l’abandonner si près de son objectif. Il lui promet donc d’achever son rôle de « milkman » en délivrant son colis, et aussi de voir ce qu’il en est de cette ville paradisiaque qu’il décrit.

Ce n’est pas ce que Quiet souhaite : on l’avait vu voler une fleur dans l’épisode précédent, la voilà qui s’en sert désormais pour endormir John. J’aime bien la manière dont ce rappel de l’épisode précédent est fait, c’est logique, c’était le cliffhanger, ça fonctionne bien. John est alors inconscient pour quelques heures, et elle abuse de le laisser comme ça. Elle aurait pu au moins le laisser dans la voiture. La mauvaise nouvelle pour lui, c’est qu’il est alors récupéré par un pervers à moitié nu et totalement déglingué du cerveau. Bon, ça ne sera qu’une petite péripétie parce que l’épisode ne dure que 29 minutes et qu’on a beaucoup de temps. Le type est totalement fou et envisage a priori de violer le cadavre de John. Comme John est en vie, il parvient à lui voler son couteau et reprendre le dessus sur lui.

Malheureusement pour John, il ne sait pas viser et c’est à se demander pourquoi il essaie d’envoyer le couteau directement sur l’homme quand on l’a vu rater son lancer de hache avec Quiet – ils s’amusaient à jeter ça dans les roues d’une voiture. Désarmé, John lui fait alors un placage et… parvient à le tuer bien rapidement. Par accident, une fois de plus.

Tout ça permet finalement à John de découvrir la vérité : Quiet a laissé un mot tout de même, pour lui expliquer qu’elle avait envie d’aller tuer Stone comme elle a tué Sheperd – c’était donc ça son nom. Elle s’assure quand même que John sache qu’il était en train de se masturber quand elle l’a tuée, parce que eh, c’est important. Non, en vrai, la lettre est plutôt sympathique, les interventions de John en la lisant le sont tout autant et on sent que c’est un joli au revoir pour ces personnages… Juste ce qu’il faut pour qu’on puisse y croire.

Seulement voilà, John n’est pas prêt à abandonner Quiet, même pour sa livraison. Il s’est fait à sa présence et ne pense qu’à elle désormais. Il se retrouve à devoir peser le pour et le contre entre une vie sur la route avec Quiet et une vie avec du papier toilette à volonté. Bizarrement, il choisit le papier toilettes – mais quand on voit le sourire qu’il a en découvrant que c’est à volonté, bon… Eh, ça se comprend. Il prend l’autoroute et abandonne Quiet…

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Sweet Tooth

En parallèle de tout ça, Sweet Tooth est toujours la recherche de son public. J’avais fini par me dire que la promo de la série était abusée et que ce ne serait pas un vrai personnage au-delà de son épisode, alors je suis content de voir que ce n’est pas le cas finalement. Voilà donc notre clown favori qui débarque au barrage de l’épisode 2. Non, vraiment, la série a déjà installé pas mal d’éléments en quelques épisodes.

Bref, le barrage routier n’est pas trop au point pour empêcher Sweet Tooth d’y entrer. J’ai de la peine pour le garde qui fait face à ce clown meurtrier. Ce dernier le laisse donc avec une grenade dégoupillée dans la bouche. C’est un peu risqué quand on voit que la grenade fait en explosant. Franchement, il n’était pas loin de mourir lui-même ce clown, parce que si le garde avait explosé quelques secondes plus tôt… bam.

L’avantage, c’est que Sweet Tooth arrivant au barrage permet de retrouver le personnage de Stu. Je l’aimais bien et j’aurais été triste que la saison se termine pour lui sur sa dernière scène précédente. Dans cet épisode, on découvre qu’il est dans la salle d’attente, sur le point d’être emmené vers la ligne rouge. Par chance pour lui, Sweet Tooth débarque à temps pour l’empêcher : il tue tout simplement tous les gardes du point de contrôle, parce qu’il déteste les prisonniers.

Tous les prisonniers acclament aussitôt Sweet Tooth – et il faut reconnaître que le spectacle était très sympathique à voir. Enfin, sympathique. C’est gore, c’est sanglant, mais c’est ce qu’on attend d’un clown tueur. Et au moins, Stu est du bon côté désormais : à quelques jours près, il se serait fait tuer. Là, au contraire, il obtient la protection du clown qui se prend d’amitié pour lui. Sweet Tooth est ravi de le rencontrer en tout cas, et ça se sent.

Et malgré tout ce qu’il s’est passé entre eux, quand Stu remarque que Mike est en train de les observer… il n’ose pas le dénoncer. Le petit placement de produit était marrant, d’ailleurs. En tout cas, même si Stu ne dit rien, Mike s’est carrément pissé dessus tellement il a cru que c’était foutu pour lui. Cela permet à Stu de le juger. En vrai, ça peut se comprendre, la situation est flippante pour lui le pauvre… mais c’est bien car ça redonne un peu de pouvoir à Stu.

Cela mène finalement à une scène plutôt touchante où Sweet Tooth propose à Stu de devenir les S Brothers sur la route. Il lui présente en même des options assez claires : le monde désormais, c’est tué ou être tué. Et Stu trouve ça plus cool d’être du côté du clown. Mieux encore : lui qui se répugne à tuer des gens qui n’ont rien demandé propose à Sweet Tooth de faire la tournée de tous les points de contrôle qu’il révèle sur une carte routière.

Dans chacun d’entre eux, Sweet Tooth pourra tuer des policiers et se faire acclamer par les prisonniers qu’il libérera. Stu promet ainsi à Sweet Tooth des fans pour la vie et il n’en faut pas plus pour convaincre le clown que c’est une bonne idée. Voilà donc comment il se trouve un public : en libérant tous les « criminels », qui ne le sont pas vraiment tous, des policiers de Stone. Cela promet pour la suite de la saison.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Topeka

Pendant ce temps, Quiet approche de Topeka. C’est l’occasion pour nous de découvrir deux nouveaux gardes qui pissent sur un cadavre (mais pourquoi ?) tout en commentant la mort ridicule de Shepard, retrouvé à moitié nu avec un magazine de dessins porno, mais aussi avec la tête éclatée. Pas vraiment un suicide, donc.

Si l’on rencontre ces nouveaux personnages, c’est parce que Quiet se sert de leur voiture de police pour entrer dans Topeka de manière illégale. C’est assez facile de se planquer à l’arrière de leur voiture apparemment. Les deux mecs ne font absolument pas attention à ce qu’il se passe autour d’eux.

Ils auraient mieux fait pourtant : Quiet aime bien leur foutre la honte en les tuant. Elle vole donc la chemise de policier de l’un d’entre eux pour se faire passer pour un officier à son tour.

Le problème est que Quiet se met alors à halluciner la présence de son frère dans la voiture. Cela permet d’avoir quelques interactions au moins, parce que sinon l’épisode aurait été bien silencieux. On connaît ainsi les états d’âme de Quiet, à défaut de connaître son prénom. Son frère la met en garde, craignant qu’elle ne finisse comme lui et prend le temps de papoter avec elle.

Et il a bien raison : Stone est acclamé à Topeka ! Il a carrément une statue à sa gloire, lui qui a fondé un monde nouveau. Quiet en est choquée au point de s’arrêter pour regarder la statue. Elle est rapidement repérée avec cette attitude suspecte et, pas de bol, elle est repérée très précisément par la personne qui est chargée de la retrouver. Quiet réussit certes à s’enfuir, mais elle est vite identifiée, ce qui gâche son effet de surprise auprès de Stone.

L’avantage, c’est qu’elle a la radio pour savoir ce qu’il se passe… seulement voilà, Stone le sait : il se sert donc de la radio pour parler avec elle et lui donner un rendez-vous. C’est con, parce qu’elle venait de se laisser convaincre par son frère que se barrer était la meilleure solution. Stone a plutôt envie de faire d’elle un exemple : il lui laisse le choix de fuir, mais en la pourchassant, ou de venir lui parler.

Le lieu de rendez-vous est intéressant : c’est un parc d’attraction. Bon, par contre, elle est un peu con Quiet à foncer sur la première voiture de flic u’elle y voit en étant persuadée que ce sera celle de Stone. Elle se fait évidemment rentrer dedans… et c’est parti pour une jolie course poursuite où elle parvient à échapper de justesse à une roquette. Malheureusement, sa chance a des limites : elle finit par s’en prendre une autre.

Elle y survit, mais je ne donne pas cher de sa peau pour autant, parce que Stone est toujours là, prêt à lui tirer dessus. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger, mais ce n’est pas le genre de la série de nous laisser sur un tel péril. Alors que Stone s’approche d’elle pour lui tirer dessus et la tuer, la voiture de l’agent de police explose d’un coup.

Il aurait mieux fait de dire à ses hommes de le suivre et le protéger… Ce n’est pas ce qu’il a fait et, par chance, John a retrouvé la trace de Quiet pile à temps. Il utilise le missile obtenu dans l’épisode précédent pour faire exploser Stone. Bon, on se débarrasse du grand méchant un peu trop simplement, je me demande ce que donnera la suite de la série maintenant.

En tout cas, Quiet s’effondre malgré tout, et ça fait un sacré cliffhanger de mi-saison : John la retrouve, mais elle est mortellement blessée… Sans ça, on était limite sur une fin de saison, déjà. Hâte de voir ce que donneront les cinq épisodes suivants maintenant !

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Blue Beetle : un film de super-héros réussi

Salut les cinéphiles,

Il est temps de parler du dernier né de l’univers DC : Blue Beetle. Si vous êtes un fan de films de super-héros, ce film est fait pour vous. Pour les autres ? Eh bien, laissez-moi vous dire que ce film pourrait bien vous surprendre quand même.

Après tout, je ne suis pas fan du tout de l’univers DC qui trop souvent me déçoit, mais comme pour The Flash, j’apprécie les efforts qui sont faits ici pour le distinguer d’un film lambda de super-héros… et surtout on est loin du reste de l’univers DC pour le moment.

C’est bien aussi d’avoir des films qui se révèlent plus indépendants que les autres ! Et c’est bien pour cela que je l’ai préféré à The Flash… Bref, j’espère même qu’on aura un deuxième volet, mais en attendant, voici mon avis développé sur ce premier opus :


Prévisible, mais efficace

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le personnage, un petit synopsis, sans gros spoiler promis, s’impose : l’action se déroule au Texas, à El Paso. Jaime Reyes, un adolescent ordinaire, découvre un scarabée mystique d’origine extraterrestre. Lorsqu’il entre en contact avec cet artefact ancien, Jaime se retrouve doté de pouvoirs incroyables, transformant le jeune homme en Blue Beetle, le super-héros blindé.

D’accord, je l’admets, je survends volontairement les choses dans mon introduction : Blue Beetle est un film terriblement prévisible qui a peut-être un peu de mal à surprendre. Franchement, tout n’est pas parfait. Par exemple, le méchant du film est un peu trop lisse à mon goût, manquant de profondeur et tombant dans certains clichés du genre.

Mais est-ce vraiment un problème ? Eh bien justement, pas vraiment. Parce que même si on peut anticiper certains rebondissements, le film parvient à nous captiver. C’est un peu comme ces montagnes russes que vous avez déjà prises des dizaines de fois : vous savez exactement quand viendra la prochaine chute, mais cela ne vous empêche pas de crier de plaisir à chaque fois. Et c’est surtout comme une série procédurale : on sait que les héros vont résoudre les enquêtes, mais ça ne nous empêche pas de les regarder.

Un film de super-héros pour… les amoureux de super-héros

Blue Beetle est un film de super-héros pour ceux qui aiment les films de super-héros. Il coche toutes les cases : des scènes d’action époustouflantes, des moments d’émotion, une dose d’humour et, bien sûr, un héros sexy mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour inspirer monsieur tout le monde et faire en sorte qu’on s’y reconnaisse. Après, faut peut-être qu’ils arrêtent chez DC avec leur obsession de mettre bien malgré eux les super-héros nus devant des gens ?

L’un des points forts du film est sans aucun doute ses effets spéciaux. J’ai aimé la charte graphique du film, aux couleurs de néon simples mais efficace. C’est un micro-spoiler, mais la métamorphose de Jaime en Blue Beetle est également impressionnante. En fait, j’ai particulièrement apprécié le fait qu’elle dure si longtemps, qu’on ne sache pas exactement ce qui lui arrive et que le film montre que cette transformation est douloureuse pour lui. C’est un détail qui ajoute une touche de réalisme à une histoire fantastique – et pourtant ça se fait avec énormément d’humour.

En effet, la transformation se fait en présence de la famille du héros. Oui, cette famille omniprésente peut être lourde par moments, mais elle se révèle être incroyablement attachante. Et c’est cette famille qui donne au film une dimension humaine, qui le rend un peu surprenant et en tout cas plus engageant.

Bien sûr, le gros plus vient aussi du fait que cette famille est mexicaine – pour une fois on n’est donc pas coincé avec un super-héros blanc dans sa famille déjà vue et revue 500 fois. Chaque personnage de la famille a son moment de gloire et son caractère bien trempé, qui permet de proposer un film se concentrant aussi sur les dynamiques entre les personnages. Pour moi, c’est toujours un plus.

Un script bilingue

Puisque la famille est mexicaine, l’un des aspects les plus originaux du film est le mélange constant d’anglais et d’espagnol dans le script. Cela donne au film une touche d’authenticité, un petit quelque chose en plus qui le distingue des autres films de super-héros. Bon, j’ai eu parfois du mal à croire que tout le monde parle un espagnol impeccable autour d’eux, parce qu’ils comprennent des accents ou du vocabulaire parfois complexes, mais ça restait agréable à l’oreille.

Et puisque je parle d’oreille, la musique du film est vraiment bonne. Elle parvient à créer une ambiance qui colle parfaitement à l’univers voulu – avec là aussi beaucoup d’espagnol, notamment grâce à des reprises de chansons. C’est cool, c’est frais, c’est entraînant. Bref, c’est réussi.


En conclusion, Blue Beetle est un divertissement solide qui plaira aux fans du genre. Il a ses défauts, mais ses points forts, notamment la performance de l’acteur principal et les effets spéciaux, en font une sortie cinéma agréable.



Et vous, avez-vous vu Blue Beetle ? Qu’en avez-vous pensé ?

Troublante Reality

Salut les cinéphiles,

Je dois vous avouer que j’ai pris un peu de retard dans mes critiques ciné. Entre le rythme effréné des sorties et ma volonté (peut-être un peu trop ambitieuse) de vous parler de chaque film que je vois, il m’arrive de me laisser déborder. Cependant, je m’efforce de partager avec vous mes impressions le plus souvent possible… Je vais tenter plusieurs formules jusqu’à trouver le rythme qui me convient le mieux. Une chose est sûre, on aura beaucoup de texte et peu d’images – car c’est ce qui prend le plus de temps à la mise en page. Bref, l’éternel dilemme qualité/quantité.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un film que j’attendais avec impatience, notamment à cause de sa bande-annonce intrigante et parce que j’adore son actrice principale : Reality (2023).

C’est bien simple, c’est un film unique en son genre. Je le recommande vivement, mais attention, il faut s’accrocher avant d’y aller et savoir dans quoi on s’embarque. C’est une expérience cinématographique différente, un peu troublante, et je conseille vivement de la vivre sur grand écran.

Ceci étant dit, on peut s’immerger davantage dans les détails, avec très peu de spoilers, promis, vous me connaissez !


Un huis-clos étouffant

D’emblée, Reality se distingue par son atmosphère particulière. Le film nous plonge dans un huis-clos étouffant, avec un réalisme si perturbant qu’il en devient presque irréel. Le rythme est lent, les bruits de fond omniprésents, volontairement mis en scène parfois, et l’enquête du FBI est présentée d’une manière que je n’avais jamais vue auparavant. C’est inévitable et annoncé dès le début du film : tout se fonde sur les rapports et les enregistrements audio de l’arrestation de Reality. Partant de là, on est sur un film « histoire vraie » qui cherche à sortir autant que possible du cadre du cinéma.

Ainsi, la censure du script, reflétant la censure des documents officiels par des effets spéciaux un peu étranges et cryptiques, ajoute une couche d’irréalité à l’ensemble – un comble vu le titre du film. Malgré cette lenteur, le film m’a littéralement cloué à mon siège. Cela dit, soyons francs, une heure trente de cette ambiance étrange, c’était déjà long, il ne fallait pas une minute de plus. On ressort de la séance un peu hébété par ce qu’on vient de voir…

Un film remarquable

Sydney Sweeney, que j’adorais déjà dans Euphoria, livre ici une performance incroyable. Elle incarne un rôle très différent de celui de l’adolescente un brin complexée et pas mal déglinguée, mais le maîtrise à la perfection. Il faut dire que Reality est aussi un rôle complexe et déglingué, ça doit aider. J’exagère avec le mot déglingué, je sais.

La réalisation, parfois étrange avec ses plans larges ou ses très gros plans, semble être là pour examiner dans le moindre détail son jeu d’actrice. Tout le casting est de toute manière efficace, contribuant à la réussite du film, mais beaucoup se reposent sur les épaules de Sydney Sweeney, je trouve.

Je connaissais peu l’histoire de Reality Winner (ce nom, bordel !) avant de voir le film. Si j’aurais aimé en savoir plus plus tôt dans le film sur la fuite des documents dont il était question, garder certains éléments pour la fin fonctionne bien. En plus, c’est aussi le message du film que d’interroger ce qui a fuité et dont on n’a que trop peu entendu parler…

Un sentiment d’injustice

Le film m’a laissé avec un sentiment d’injustice profond – mais je ne sais pas si c’est pour Reality. Certes, elle a commis une fuite top secrète, mais ce qu’elle a fait me semble essentiel pour la démocratie. L’injustice semble finalement être pour nous aussi : on nous tient dans le secret et on fait tout pour nous y maintenir, y compris quand ces informations sont graves. Alors certes, il s’agit des élections américaines et je ne suis pas américain… mais tout de même, l’influence mondiale des USA est importante.

Cependant, le film comporte le risque que le spectacteur décroche avant d’en arriver vraiment à son message. Il faut vraiment être accroché au film pour le comprendre pleinement. Le scénario, tout en étant captivant, nous pousse à la réflexion… mais si jamais on décroche de cet OVNI cinématographique, on peut passer à côté. En plus, le film, sans vraiment prendre parti, nous laisse avec une bande-son « brute » et l’interprétation de différents médias à la fin. À nous de démêler le vrai du faux.

J’ai eu l’impression, en sortant, qu’on devrait tous devenir un peu complotistes… Et franchement, on a déjà Twitter pour ça, alors était-ce vraiment nécessaire ?


Et vous, avez-vous vu Reality ? Qu’en avez-vous pensé ? Partagez vos impressions en commentaires 🙂