Twisted Metal – S01E04 – WHZDARE – 18/20

Maintenant que la série a trouvé son équilibre dans le dosage de l’humour et que les personnages sont bien définis, on peut se permettre de supporter un épisode avec une petite intrigue indépendante. Du moins, elle l’est en surface. Il n’y a pas à creuser bien loin pour voir en quoi cet épisode est un approfondissement intéressant et nécessaire des personnages et des intrigues – avec des pistes pour la suite et un univers qui fonctionne vraiment bien.

Spoilers

John et Quiet poursuivent leur route et croisent la route d’un convoi particulier.

Fuck you, motherfucker

J’ai toujours un tas de choses à voir, mais je ne sais pas, ça m’a bien plu de m’enchaîner trois épisodes la veille, alors j’ai repris la saison 1 avec plaisir pour un autre épisode.

Le convoi | Amber | Le cinéma | La cérémonie

Le convoi

Ce début d’épisode prend le temps de nous montrer que John n’est pas un conducteur infaillible et que, comme tout le monde, il lui arrive d’être fatigué. C’est positif : trop de séries oublient ce genre de réalisme. En plus, ça lance cet épisode en nous montrant aussi la dynamique du duo qui a bien évolué : John continue d’en avoir marre du silence de Quiet, mais en vrai, elle communique davantage avec lui et semble s’être fait au fait qu’il n’arrêterait jamais d’essayer de lui parler.

De là à le suivre dans toutes ses blagues, toutefois, elle a ses limites. Cela dit, elle est sauvée de justesse de cette situation par l’arrivée d’un nouveau rebondissement dans le voyage de nos héros. Ma foi, ils enchaînent les merdes un peu trop rapidement, mais il n’y a que dix épisodes cette saison, après tout.

Alors qu’ils roulent en pleine nuit, ils entendent un étrange bruit de moteur à côté d’eux. Quand les phares de ce véhicule s’allument finalement, ils sont alors encerclés par des camions. J’ai adoré voir ce piège se refermer sur nos héros : c’était sympa de les voir forcés d’entrer dans un camion dont ils ne savent rien, toujours en s’engueulant et en gaspillant des munitions pour rien.

Après, ça signifie un nouveau retardement pour le voyage de John, tout de même. Le retardement est bienvenu quand il permet de découvrir tout un convoi assez incroyable dans les camions. J’ai adoré le système qui permet de passer d’un camion à l’autre, même quand les camions sont en mouvement. Ce n’est pas bien crédible, en vrai, mais c’était amusant à voir. Bref, à l’arrière du camion, John et Quiet rencontrent Watts, une femme qui s’amuse à critiquer toute la voiture de John, surtout qu’il a fait lui-même des réparations pas bien au point.

C’était amusant et ça permettait de fluidifier l’épisode pour mener nos héros vers le nouveau détour qu’ils allaient devoir faire : une livraison de plus. Après tout, John est un « milk man », c’est son travail. Au passage, Quiet se récupère un nouveau doigt dans un des camions où une femme avec un bras en moins lui offre une prothèse. Quiet est angoissée de ne pouvoir payer ce doigt qu’on lui offre, mais les gens du convoi ne sont pas des méchants.

Ils ont kidnappé John et Quiet juste parce qu’ils avaient besoin d’un livreur. Leur cheffe, une grand-mère tentant de faire croire qu’elle est malade, les charge en effet d’une mission : se rendre chez une pharmacienne. Le problème, c’est que le livreur précédent n’est jamais revenu. Un autre problème est que la pharmacienne est une ex de Watts.

Bon, ça n’empêche pas John d’accepter cette mission – il n’a pas vraiment le choix puisqu’Evelyn est prise en otage et puisqu’on lui promet en échange de le fournir en armes dont il a désespérément besoin. Quiet, elle, refuse de le voir partir seul : elle préfère largement faire le trajet avec lui que de rester coincée dans le camion, surtout que s’il meure en chemin, elle sera coincée pour de bon.

Le convoi | Amber | Le cinéma | La cérémonie

Amber

La mission peut donc commencer pour nos deux héros qui vont apprendre petit à petit à travailler en équipe, c’est évident. Bon, leur équipe commence mal, cependant, avec une première mission imposée où ils sont censés aller chercher une liste de fournitures pour la grand-mère. On sent bien qu’il y aura plus à découvrir toutefois, surtout que la leader du convoi a fait part à John et Quiet des dangers de ces routes un peu plus à l’Est… Il y a tout un tas de groupes hostiles, apparemment.

C’est ainsi sans surprise que Quiet et John retrouvent l’autre « milk man » du convoi pendu au bord de la route ou qu’ils sont vite pris au piège quand ils arrivent chez la pharmacienne. Elle assure s’appeler Amber et n’être pas celle qu’ils cherchent, alors que c’était évident que si. Quiet lui fait bien trop vite confiance, acceptant de boire le thé glacé qu’elle lui sert.

C’est une idée stupide, mais John la suit. Les deux héros se retrouvent donc à vomir et être paralysés, tandis qu’Amber est satisfaite d’elle. Quiet s’arrange pour vomir aussi sur le flingue de John et sur son nouveau doigt. C’est merveilleux. Bien que paralysés, ils peuvent encore parler. Cela arrange Amber qui en profite pour les interroger. Elle est complètement cinglée en plus, sachant exactement comment torturer ses invités avec des plantes. Elle les torture non pas parce qu’il est le « milk man » comme je m’y attendais, mais parce qu’elle les prend pour d’autres ennemis.

Finalement, Quiet les sauve à temps en parlant de la grand-mère et John parvient à montrer la liste d’ingrédients souhaités par la grand-mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Amber passe d’ennemie à alliée, et à alliée à la langue pendue en plus. Elle leur raconte ainsi sa vie, parce que John veut en savoir plus sur sa rupture avec Watts qui l’aurait jetée d’un camion. Cela peut se comprendre, ça interroge. Au moment de partir de chez Amber, John et Quiet entendent toutefois une cloche d’église qui ne leur dit rien qui vaille – les « hommes saints » sont un groupe d’ennemis, justement.

Bien sûr, Quiet aimerait s’en prendre à eux, mais John s’y refuse. C’est plus prudent, tout de même.

Le convoi | Amber | Le cinéma | La cérémonie

Le cinéma

De la même manière, c’est plus prudent de s’arrêter pour la nuit quand ils sont rattrapés petit à petit par ces ennemis et leur convoi à eux. Ils quittent donc la route pour se planquer dans un cinéma, et j’ai adoré l’idée de voir ces deux personnages dans un cinéma. Il est juste dommage qu’ils ne prennent pas plus le temps de fouiller les lieux quand il est évident qu’un tel complexe ne peut pas être à l’abandon comme ça.

En tout cas, ils arrivent à se regarder un film – mais sans le son. C’est une excellente chose car ça leur permet de passer un moment à inventer les répliques de ce qu’ils sont en train de voir. Ce faisant, ils apprennent à se connaître dans l’humour et sans insultes. En vrai, ça marchait super bien et ça permettait d’en arriver à Quiet qui se met enfin à parler et à raconter sa vie avec son frère – histoire qu’elle puisse évoquer la veste de son frère.

Le réveil est difficile pour Quiet : John n’est plus à côté d’elle, et la veste de son frère non plus. Je m’attendais à ce que le cinéma soit occupé par un attaquant, mais ce n’est pas le cas. Non, non, elle retrouve simplement John en train de faire la lessive. Elle en profite pour le mater puisqu’il est torse nu et qu’il a un dos musclé, même si elle n’assume pas du tout. De toute manière, la bonne humeur est vite rompue quand elle se rend compte qu’il a lavé la veste de son frère sans lui demander au préalable. Elle, elle tenait au sang de son frère sur la veste – même s’il était désormais mélangé au sang d’au moins une autre personne.

Le convoi | Amber | Le cinéma | La cérémonie

La cérémonie

Malgré ces différends entre eux, Quiet et John parviennent à terminer la livraison et rendent les fleurs à Watts, curieuse d’avoir des nouvelles de son ex. Finalement, celle-ci leur révèle que la grand-mère est en fait en train de mourir : elle ne les a pas envoyés chercher des médicaments, mais juste de quoi soulager ses douleurs pour mourir vite et sans souffrir. Charmant. Elle est en tout cas ravie car ce suicide lui permettra de dire adieu aux gens qu’elle aime.

Cela commence par John, à qui elle donne le missile de Watts promis, puis par Quiet, qui reçoit un cahier de dessins grivois dessinés par la grand-mère. Ma foi, pourquoi pas. Elle peut ensuite dire adieu à Watts, en lui rappelant que le temps est le bien le plus précieux, surtout quand c’est du temps avec les gens qu’on aime. C’est meugnon. Le message est clair : elle ferait mieux de retourner auprès d’Amber.

Ce dernier message passé, la matriarche peut mourir en paix comme elle le souhaitait. Nous, on se retrouve à suivre son « enterrement », ou en tout cas la cérémonie qui célèbre sa vie. Là, pour le coup, je suis sceptique : je n’ai pas eu le temps de vraiment m’accrocher à elle en vrai, donc la cérémonie semble longue pour rien. J’ai bien ri de voir le fait que l’enterrement soit en fait l’occasion de l’abandonner au milieu de la route, de la faire exploser et d’enchaîner sur LA fiesta de l’année. Cela faisait un moment que je n’avais plus vu de telle fête dans une série. Et cette BO pour la série !

Heureusement que la chanson était géniale, car on enchaîne sur une autre longue scène s’intéressant davantage à Amber et Watts, utilisant les radios dans les voitures (enfin, pour Watts, c’est un kart en vrai) pour se parler. C’est l’équivalent de l’épisode 3 de The Last of us ?

Watts et Amber se réconcilient donc et John décide de faire de même. C’est sur All the tings she said qu’il lui présente donc ses excuses pour avoir lavé la veste de son frère. Et elle accepte. On en arrive alors à la meilleure partie de l’épisode : celle où ils envisagent un instant de rester vivre dans ce convoi. Quiet s’y refuse parce qu’elle veut se venger de l’Agent Stone, John s’y refuse parce qu’il ne veut pas rester « milk man » pour pouvoir finir vieux.

Le duo reprend donc la route à bord d’Evelyn, désormais armée d’un missile. La fin d’épisode révèle que Quiet a volé une fleur et leur amitié en est au stade où elle ose répondre à ses blagues nazes quand il coupe le chauffage pour elle. Eh ben… J’adore la série ?

Le convoi | Amber | Le cinéma | La cérémonie

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NCIS – S20E16 – Butterfly Effect – 16/20

Si j’adore l’idée de base de cet épisode, il y a des moments où l’intrigue semblait un peu forcée, une fois de plus. Cependant, et c’est rare que ça arrive, j’ai préféré la partie enquête de cet épisode à celui sur la vie des personnages. Comme quoi, tout peut arriver : je le lançais en fond sonore et j’ai fini par passer du temps à le regarder vraiment. Ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

L’équipe enquête sur ce qui ressemble à une attaque bioterroriste.

Une enquête prévisible | La maison de retraite

Une enquête prévisible

L’équipe enquête sur la mort de Sam Vega, un officier de première classe qui semble s’être suicidé en voiture. Cependant, l’examen du corps (et la première scène de l’épisode d’ailleurs) révèle qu’il a été drogué avec une aiguille, prouvant que c’était un meurtre. Les enquêteurs commencent alors à chercher des indices pour savoir qui aurait pu vouloir tuer Sam – sachant que nous, on a bien vu son meurtrier, mais on ne sait pas encore qui c’est pour autant.

Comme je le disais dans le résumé bref plus haut, l’enquête mène l’équipe à la maison de retraite où Sam avait travaillé et où il avait rencontré Marilyn, une vieille dame charmante qui s’est avérée être une femme d’affaires impliquée dans des activités criminelles. Les preuves montrent que Marilyn avait embauché Sam pour l’aider à gérer ses affaires, mais on pense d’abord qu’il avait possiblement une liaison avec elle, parce que c’est ce que pense sa vraie petite-amie à défaut de connaître l’âge de Marilyn.

Ils ont des mails un peu salaces après tout… Seulement, la relation entre eux était plutôt celle d’un petit-fils avec sa grand-mère. Sauf que pas n’importe quelle mamie non plus : Sam avait découvert ses activités illégales, du trafic d’art, et avait menacé de les dénoncer. Marilyn a donc commandé sa mort à son amant… Bien sûr.

On va dire que ça soulève des questions sur la façon dont les personnes âgées peuvent être exploitées et comment la technologie peut être utilisée pour soutenir des comportements préjudiciables, parce que clairement l’application utilisée par les personnages pour se rencontrer est critiquée à plein de moments. Bien que la morale de l’histoire soit louable, certains éléments de l’épisode sont décevants.

Comme souvent, l’intrigue est beaucoup trop prévisible, j’ai immédiatement su que Marilyn serait la coupable, il n’y avait zéro suspense. J’ai aussi eu l’impression que les personnages manquent de crédibilité… Je veux dire, ce bon samaritain de marines qui se fait 10 000$ d’héritage, les joue, remporte le pactole et le dépense pour améliorer la maison de retraite anonymement… Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu aussi ?

Une enquête prévisible | La maison de retraite

Le NCIS et les retraités

L’histoire secondaire sur le trafic d’art n’apporte pas grand-chose à l’intrigue principale et le personnage du père de Parker semble sorti de nulle part. Déjà, Parker semble totalement oublier ce qui est arrivé dans l’épisode précédent, personne n’évoque son pétage de plomb, et la relation père/fils est super clichée. Elle n’apporte pas vraiment quoique ce soit à l’épisode… J’en attends peut-être trop, je ne sais pas, mais ça m’a déçu. Comment Parker a-t-il le temps de tout faire, en plus, quand on nous sort qu’il joue une fois par semaine avec son père en plus de l’ornithologie, la bière et tout le reste ?

Dans le même esprit, il semble peu probable que l’équipe de NCIS ait le temps de prendre soin des personnes âgées après l’affaire comme on nous le montre. On nous fait la morale en mode « c’est important de le faire vous aussi », mais est-ce que les agents y retourneront une deuxième fois ? Probablement pas. C’est bien mignon cette culpabilité soudaine de nos personnages mais on sait que les agents n’y retourneront jamais, alors ça tombe à l’eau.

Allez, il y a tout de même du positif : le marine impliqué est un personnage sympa, malgré les soupçons qui pèsent sur lui, et Torres montre une sensibilité envers sa grand-mère, ce qui est toujours un plus parce que j’aime voir le personnage de Torres être développé vers plus de sensibilité… bon, c’est totalement ce qui a aidé à être sûr que Marilyn serait coupable, mais c’est autre chose ça.

Ah, je ne peux pas conclure sans évoquer la relation entre Jimmy et Jessica qui est également bien développée, sans être envahissante ! Ils sont au travail après tout… J’aime ce couple, définitivement !

Une enquête prévisible | La maison de retraite

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Twisted Metal – S01E03 – NTHLAW1 – 17/20

L’histoire se révèle davantage, avec un épisode qui prend le temps d’élargir sa mythologie de tous les côtés et des personnages qui se connaissent de mieux en mieux – et qu’on connaît de mieux en mieux. L’équilibre est trouvé, l’humour est plutôt bon, l’ambiance post-apocalyptique bien dosée. Ce ne sera pas la série de l’année, mais franchement, ça fonctionne très bien sur moi. Content de m’être motivé à y jeter un œil – j’hésitais vraiment à l’origine.

Spoilers

John et Quiet sont arrêtés.

Look, this mouth has gotten me out of a lot of sticky situation.

Apocalypse | L’interrogatoire | La torture | Stu

Apocalypse

Il y a moyen de bingewatcher et je n’ai pas envie de m’arrêter après le deuxième épisode. Je continue donc avec le troisième épisode qui commence par un flashback en 2002 où un flic s’arrête pour parler à deux adolescentes rebelles s’apprêtant à fumer des cigarettes. Bon, 2002, c’est pas l’éclate niveau mode et harcèlement de rue, hein. Au moment où elle appelle sa mère soi-disant avocate pour se débarrasser de ce flic collant et un brin harceleur, l’adolescente est étonnée de découvrir que son portable ne fonctionne plus. Les écrans s’arrêtent tous autour d’eux et on comprend que c’est le début de l’apocalypse.

Celle-ci se déroule à toute vitesse : tous les écrans lâchent, les distributeurs balancent des billets gratuitement et… la NASA balance des missiles tout aussi gratuitement. Oups. C’est une apocalypse plutôt fun, mais je ne m’attendais pas à autre chose de la série. Et nous voilà donc avec l’agent Stone qui se demande comment survivre à cette apocalypse.

Et autant dire qu’il ne trouve pas la réponse tout seul. Il faut d’abord qu’il se fasse braquer par sa voisine enceinte et son copain amateur de ses magazines porno pour qu’il prenne conscience que le monde comme il le connaissait est terminé. Pour autant, quand un autre voisin vient lui demander de l’aide et joue avec ses sentiments, Stone se reprend : il vole les décorations et titres de son père, l’agent Stone, et accepte de venir en aide pour reprendre le contrôle d’une ville qui part en cacahuète. Cela ne semble pourtant pas très évident quand il se retrouve à devoir faire face à des terroristes armés dans le restaurant du voisin pris d’assaut.

Heureusement pour lui, les terroristes sont juste des pères de familles gentils qui veulent voler de la nourriture pour nourrir des enfants. Ils vont vite le regretter par contre : l’Agent Stone n’arrive pas à avoir autorité sur eux puisqu’il n’est qu’un flic de supermarché. Tourné au ridicule par un des pères de famille, il finit par s’énerver et tirer. Et bim, il tue tous les pères ensuite, avant de leur reprocher : ils n’avaient qu’à ne pas enfreindre la loi après tout.

Apocalypse | L’interrogatoire | La torture | Stu

L’interrogatoire

On avait quitté nos deux héros en plein moment gênant pour eux et c’est exactement là où on les retrouve, avec nos deux héros au sol. Quiet en profite pour phaser et voir en John au sol le cadavre de son frère, ce qui n’arrange rien à la situation. Assez vite, toutefois, ils sont arrêtés par Stu et Mike qui ont ordre de les emmener au bout de la ligne violette.

On comprend vite que c’est mieux que la ligne rouge, qui semble mener à la mort – ou en tout cas à la torture. Quant à l’endroit où ils sont exactement, ça ressemble à un aéroport quand ils entrent dedans. Quiet l’identifie comme un « DMV » et on comprend assez vite que ça a pour but de leur donner un permis de circuler… sans en connaître encore la contrepartie.

En tout cas, Quiet et John sont mis dans une salle d’interrogatoire où on les abandonne assez longtemps pour que John déprime du silence de son alliée. J’aime bien l’idée de ces deux personnages complètement antithétiques, et il faut bien dire que c’est un duo efficace car les acteurs sont géniaux. J’aime bien voir cette actrice dans un nouveau rôle comme elle était l’une des rares qui me faisait accrocher à Brooklyn 99. Et côté humour de personnage silencieux, elle gère. Anthony Mackie n’est pas en reste – le gag de la paille était sympa ; j’aime comme il ne se prend pas au sérieux. On va dire que ça le change de Marvel.

En parallèle, Stu et Mike se retrouvent à fouiller Evelyn, récupérant au passage le papier toilette de John, sa photo cramée (que Stu laisse) et ses provisions de bouffe. Mike, lui, s’acharne en vain sur le coffre, tout en expliquant un peu l’origine de la situation, avec son chef qui a fait tout ce qu’il pouvait pour sauver sa ville. Par contre, et c’est bien malheureux, Mike devient un peu trop pote avec leur boss, le bras droit du flic.

Celui-ci débarque malheureusement à temps pour voir Stu avec la carte de John. Et ça semble le choquer de la voir si détaillée. Il la remet aussitôt à l’Agent Stone, le méchant flic et boss, qui se rend tout aussi vite interroger John et Quiet. Enfin, il interroge surtout John, puisque Quiet ne dit pas un mot. La scène me fait accrocher un peu plus au personnage de John, sacrément bavard, il faut bien le reconnaître, mais de manière efficace.

On comprend vite, en tout cas, que le but de l’Agent Stone est de comprendre comment John a eu une carte si détaillée de ses points de contrôle – avec une route permettant de les éviter. Il aurait mieux fait de suivre la carte, donc. Et il aurait mieux fait aussi de ne pas être avec Quiet qui n’hésite pas à cracher à la figure de l’Agent Stone.

Apocalypse | L’interrogatoire | La torture | Stu

La torture

C’était plutôt marrant, parce que ça mène à une scène où les héros se retrouvent abandonnés pour quelques heures par l’Agent Stone. Si nos deux héros continuent d’apprendre à se connaître, avec un dialogue toujours savoureux, ils sont vite rejoints par Stu et Mike, chargés du job de bourreaux. Et bordel, ça fonctionne à fond : j’ai adoré les voir tenter d’être effrayants avec de simples formulaires administratifs à remplir. En trois exemplaires.

Stu est amusant à vouloir être terrifiant sans en être capable le moins du monde, et l’acteur gère vraiment bien l’humour lié à son personnage. Quant au reste, la torture est absolument géniale : les mains attachées, la taille du stylo, Barbie Girl à fond, le teste ophtalmo ? Eh, je viens juste d’en faire un moi-même, et de remplir ce genre de formulaire (et d’écouter Barbie Girl, oui, j’avoue, c’est la mode en ce moment), alors c’est une torture qui me semble… drôlement efficace, en vrai. Pas besoin d’aller chercher de la douleur physique.

Quiet m’a bien fait rire avec son « Fuck u », les blagues suivantes aussi, en vrai. Non, vraiment, la série commence à être sacrément efficace… malheureusement, on se demande quand même bien pourquoi John protège tant que ça Bobby. Il explique que c’est parce qu’il le connaît depuis longtemps, mais bon, on n’en sait rien nous !

Quant à savoir pourquoi l’agent Stone s’acharne à la fois sur John et Quiet en même temps alors qu’elle ne sait clairement rien, ça reste un mystère. Une chose est sûre, l’Agent Stone a peur que d’autres cartes existent et il y a désormais un QG au-dessus de lui. Avant de condamner à mort Quiet et John, il révèle toutefois que le frère de Quiet s’est suicidé pour elle et qu’elle a gâché la chance qu’il lui avait donné.

C’est un moment où John apprend à la connaître vraiment, et ça marche tellement bien ! Ils se retrouvent ensuite dans une salle d’attente à attendre la peine de mort, ce qui leur permet d’avoir enfin une vraie conversation. Quiet reconnaît donc ce qu’il s’est passé avec son frère alors que John lui explique qu’il n’a aucun souvenir de sa famille.

C’est touchant, dis donc. Cela manquait un peu comme scène jusque-là et ça avait pile le bon timing pour ne pas verser dans l’ennui.

Apocalypse | L’interrogatoire | La torture | Stu

Stu

La suite est un peu trop prévisible : c’est Stu qui est chargé par le bras droit de les mener au bout de la ligne rouge. Seul. Il aurait été avec Mike, au moins, il y aurait eu un peu de suspense, mais là, il se retrouve seul avec John et Quiet. Le premier parle aussitôt autant qu’il peut pour apprendre à mieux connaître Stu et tenter de l’amadouer, et ça finit par fonctionner.

Alors que John et Quiet sont censés se suicider, ils forcent Stu à leur tirer dessus… ou à les aider à s’enfuir. Comme il est incapable de les tuer, c’est finalement ce qu’il se passe, avec de bons moments comiques (John qui ne se tait jamais ou le bonbon à la menthe pour son haleine, ça fonctionnait bien). D’autres moments sont plus dramatiques : Quiet a promis de se venger et de retrouver Stone, et c’est exactement ce qu’elle se met en tête de faire après avoir retrouvé la veste de son frère.

Malheureusement pour elle, Stone est déjà parti vers son QG. Elle l’apprend de la bouche de son bras droit qui se fait avoir comme un bleu alors qu’il était en train de se masturber. Et j’adore ce qu’elle lui dit avant de lui éclater la tronche et de le tuer de manière bien violente. J’ai même eu de la peine pour lui, parce que c’est clair que ce qu’elle dit est vrai…

Une fois que c’est fait, elle découvre sur une carte l’emplacement du QG, puis retourne auprès de Stu et John, entendant que l’alarme sonne et qu’il est désormais su par tous les gardes qu’ils se sont évadés. Et elle a du bol : John et Stu sont encore là car la voiture ne démarre pas à cause d’un problème de batterie.

C’est plutôt drôle de les voir pousser la voiture tous les trois sans que personne ne débarque dans le parking, mais ça ne l’est pas pour ce pauvre Stu qui se prend le coffre de la voiture dans la tronche quand elle démarre enfin. Ainsi, il est abandonné par John et Quiet qui n’ont pas trop d’autres choix. Le pauvre se réveille face à un Mike en colère de savoir qu’il n’est pas avec eux. C’en est fini de leur belle amitié, je crois.

À l’inverse, celle de John et Quiet semble bien partie pour durer. Dommage qu’elle soit fondée sur un mensonge : Quiet assure qu’elle veut se rendre à Topeka pour y commencer une nouvelle vie dans une ville qui serait comme celles d’antan… alors qu’on sait que c’est en fait l’emplacement du QG. Oupsie.

Apocalypse | L’interrogatoire | La torture | Stu

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Twisted Metal – S01E02 – 3RNCRCS – 16/20

C’est un second épisode bien plus efficace car il offre plus d’interactions, de dialogues et de moments comiques. Si le premier épisode faisait un bon travail d’introduction, celui-ci nous donne davantage ce à quoi on est en droit de s’attendre avec cette série. Et c’est efficace, j’ai ri une ou deux fois et j’ai plutôt bien accroché à cette aventure déjantée qui commence. Y a moyen de se bingewatcher assez vite la saison, je crois.

Spoilers

John et sa nouvelle amie-ennemie rencontre le clown de Las Vegas.

That ain’t no birthday clown.

La course poursuite | Le casino | Mike & Stu

La course-poursuite

Je n’étais pas convaincu par l’idée de revenir 24 secondes plus tôt dès le début du second épisode à l’ère du binge-watching, j’avoue que ça m’a bien fait rire de voir les deux héros de la série se tourner vers le camion pour lui tirer dessus alors qu’aucun d’entre eux n’avaient de munition dans son flingue. Je m’en doutais pour elle – on a vu le shérif ne lui laisser qu’une seule balle et elle a tiré un coup en l’air pour faire peur à John et lui montrer qu’elle ne plaisantait pas – mais c’était une bonne surprise pour lui. Et le gag sur la panne sexuelle fonctionnait. Parce que oui, c’était clairement un gag là-dessus.

Si la série parvient à me faire rire maintenant, c’est une bonne chose. Et elle y parvient vraiment bien avec un John qui se laisse voler Evelyn par cette étrangère. Ensuite, ça ne fait que s’améliorer : on se retrouve dans une course poursuite entre nos héros et le clown tueur qui ne fait pas encore assez peur à mon goût.

J’ai plus eu le sentiment d’être vraiment devant une comédie : John qui fait tomber les balles, le couteau sur ses balles à lui quand il parvient à monter dans la voiture, le code de jeu vidéo pour faire redémarrer la voiture capricieuse, le gag simple mais efficace du coup de frein car elle n’a pas mis sa ceinture ? Tout ça, c’était un franc succès pour moi.

Le clown, en revanche, ne fait pas encore assez peur à mon goût. On sent bien qu’il est dérangé à leur faire signe d’ouvrir la fenêtre (nouvellement réparée, donc) pour demander s’ils sont là pour le spectacle, mais il manque encore d’un côté un peu baddass. En plus, il est présenté comme le leader de ce Las Vegas post-apo, mais le héros doit aller jusqu’à Chicago alors… sera-t-il présent toute la saison ?

Ce n’est pas clair. Ce qui est clair, c’est qu’il n’est pas du genre à abandonner. John pense ainsi s’en débarrasser, mais c’est en vain : c’est un clown qui n’hésite pas à faire exploser le signe de la ville et les poursuivre avec sa mitrailleuse pour s’assurer qu’ils viendront bien à son spectacle – mort ou vif. Excellent moyen d’introduire le générique, en vrai (même si la série manque d’un générique).

La course poursuite | Le casino | Mike & Stu

Le casino

Après ça, voilà nos héros pris au piège d’un casino. Ils ne sont pas encore super amis pour autant. Ainsi, John essaie de s’occuper d’Evelyn rapidement, mais sa nouvelle alliée ne l’entend pas de cette oreille. Elle n’hésite pas à lui foutre un coup dans le dos quand il lui demande de surveiller ses arrières à l’arrivée du clown. On enchaîne sur une bonne situation pour les deux héros de la série : le duo fonctionne carrément. J’aime beaucoup l’alchimie qu’ils ont dans ce jeu de haine feinte entre eux et le signe de se taire qui revient à plusieurs reprises entre eux – notamment quand elle fait trop de bruit en tentant de s’enfuir… et qu’elle fait en sorte de révéler sa position à lui au clown pour s’en sortir.

C’était excellent à voir, mais l’humour n’en était encore qu’à ses débuts. En effet, le vrai humour commence quand le clown s’amuse à éclater la gueule de John et finit par chanter un duo avec lui sur Thong Song. Je vais tellement la réécouter toute la semaine maintenant ! En tout cas, le fait que John connaisse la chanson lui permet de gagner la confiance de Sweet Tooth. C’est le nom de ce clown que tout le monde connaît, à commencer par John.

C’est intéressant de voir qu’ils n’est pas si méchant, en vrai, il est juste un peu dérangé. Et après tout, dans un monde post-apocalyptique où il se retrouve à vivre seul à Las Vegas, ça peut se comprendre. Alors que je m’attendais juste à un grand méchant qui torture tout le monde, on se retrouve donc avec une longue conversation dans le casino entre John et Sweet Tooth. Ironiquement, c’est le moment où l’on apprend à connaître le mieux John : le synopsis le disait amnésique, mais j’avais déjà oublié à ce stade. Il finit par expliquer qu’il ne se souvient pas de son nom ou de son passé quand à l’inverse Sweet Tooth se souvient de tout dans les moindres détails.

L’amitié improbable qui se dessine me plaît bien, cependant : John accepte d’aller au spectacle de Sweet Tooth et celui-ci est si heureux qu’il se met à lui raconter toute sa vie et lui présenter son meilleur ami, Harold le sac plastique. Pour autant, il ne comprend pas que John parle à sa voiture. Il est sympa ce clown, tout de même.

Oh, il pensait aussi qu’Evelyn était l’héroïne de la série, qu’il a pensé à capturer alors qu’elle s’enfuyait par la ventilation du casino. Il l’a enfermée dans un aquarium dont il accepte finalement de la laisser sortir quand John négocie pour elle. Oh, il ne le fait pas par bonté de cœur : elle a les clés de sa voiture. Pour autant, tout n’est pas gagné pour eux : ils doivent assister au spectacle de Sweet Tooth… mais aussi y survivre.

Personne n’a jamais survécu apparemment. J’aime bien ce qui se met en place dans cet épisode, avec un humour qui fonctionne la plupart du temps. L’héroïne est un peu chiante à être aussi fermée et à ne pas parler, mais ça se comprend malgré tout. J’ai juste hâte qu’on connaisse son nom. Les personnages, eux, ont hâte que le spectacle se termine parce que bon… il est catastrophique. Les scénaristes s’amusent comme ils peuvent avec ce spectacle qui endort nos personnages.

Pour autant, quand Sweet Tooth demande un avis honnête sur la situation, John lui ment et assure avoir adoré le spectacle. Ce n’est pas la bonne tactique pourtant : il veut de l’honnêteté, et elle lui en offre en expliquant que le spectacle était atroce.

John finit par suivre son avis grâce à une communication non verbale plutôt bien pensée et hop, voilà Sweet Tooth qui se décide à partir en tournée pour « chasser son public ». Bref, nos héros viennent de créer un tueur encore plus dangereux qu’il ne l’était auparavant. L’avantage, c’est qu’ils réussissent ainsi à lui échapper.

Et les voilà maintenant qui se retrouvent à faire du covoiturage. C’était plutôt sympa ça aussi, avec John qui essaie d’apprendre à connaître sa nouvelle alliée, parce que maintenant c’en est une, même si elle continue de le braquer. Elle refuse de lui donner son nom, alors la voilà qui s’appellera définitivement… Quiet. J’aime bien. Elle négocie ensuite pour qu’il la dépose en chemin – sachant qu’elle, elle tente de rejoindre quelqu’un.

La course poursuite | Le casino | Mike & Stu

Stu & Mike

La série nous introduit de nouveaux personnages, ce à quoi je ne m’attendais pas forcément. Il y a déjà pas mal à faire, pourtant. Bon, l’idée est de nous introduire des prisonniers malchanceux : ils ont été kidnappés par des Bouchers alors qu’ils dormaient en pleine garde. Stu et Mike sont désormais dans les cuisines des bouchers et la viande, c’est eux.

Cela dit, la situation est tendue pour eux pour un temps assez limité : ils sont sauvés à temps par les flics qui n’hésitent pas à tuer tous les bouchers d’un coup. En échange, ils demandent juste à Stu et Mike de les rejoindre. Un classique : nous introduire des personnages sympathiques pour les faire rejoindre ensuite les méchants.

Cela permet de voir comment sont formés les méchants, qui ne le sont pas forcément. Ils ne font que suivre les ordres d’un type qui leur sauve la vie. En plus, ça commence par « protéger ce camion face aux mouettes »… Facile, non ? Cela ne plaît pas à Stu pour autant : il sent le piège venir à plein nez, même si Mike le rassure. J’aime bien l’idée, pourtant… et le piège se referme sur eux quand ils comprennent que les mouettes ne sont pas des mouettes, mais juste des survivants, comme eux, en soi.

Seulement voilà, l’ordre est de les tuer. Mike n’hésite pas à le faire. Stu a plus de mal. Oh. Je les aime bien – Mike protège Stu comme il peut, Stu est incapable de s’adapter à ce monde. Cela fonctionne. Stu est maintenant plein de doutes sur Mike et sur leur nouveau job. Il tente comme il peut de faire avec, mais la mission suivante est une vraie interrogation pour lui comme pour nous : il est chargé d’arrêter les gens qui circulent sur une route au milieu de nulle part et leur demander un permis. S’ils ne l’ont pas, il doit les arrêter.

C’est simple, mais ça n’a aucun sens de faire ça, alors il pose plein de questions. Il ne devrait pas pourtant : ça n’est pas bon de poser trop de questions aux méchants. Il s’exécute sans avoir ses réponses et arrête ensuite John et Quiet. Si John essaie de charmer comme il peut les deux gardes avec son humour pour pouvoir passer, Quiet reconnaît le troisième garde qui est sur le lieu, l’homme de main du shérif. Et elle souhaite se venger.

Malheureusement, elle n’a pas vraiment l’avantage à ce stade : elle se fait tazer avant d’avoir pu faire quoique ce soit, et elle fait perdre ainsi un temps précieux à John qui subit le même sort. Plus que huit jours pour revenir à New San Francisco.

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