Grey’s Anatomy – S21E08 – Drop It Like It’s Hot – 15/20

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas énervé après une série et ça me rend triste que ce soit celle-ci qui me déçoive au point que je sois énervé. Franchement, quel dommage cet épisode. Je n’aime pas du tout les décisions scénaristiques prises pour justifier les départs des acteurs qui ont demandé à partir. Je sais bien que c’est une série dramatique, mais parfois, il y a des dramas qui ne sont pas nécessaires. Et puis, sérieusement, pourquoi on dirait à la fois un début et une fin de saison ?

Spoilers

Six semaines plus tard, Mika revient au travail.


It’s not working, you’re letting him die.

Ah non. Non, non, non et re-non. Je suis dégoûté par ce début d’épisode. Au départ, j’ai pensé que ce n’était qu’un rêve de Mika, mais non. Nous nous retrouvons six mois plus tard – six semaines après l’horrible fin d’épisode précédente. C’est un choix super étonnant pour un épisode qui précède la pause. En vrai, ça ressemble surtout à un début de saison et comme le début de saison ressemblait à la fin de saison précédente, je trouve que cet épisode aurait été le bienvenu pour la reprise du mois de mars.

Non parce que bon, un épisode de reprise avant une pause de plusieurs mois, c’est perturbant. En plus, il a neigé cette semaine et cet épisode nous propose de nous plonger dans une ambiance radicalement différente : nous voilà donc en plein été – en pleine canicule, même. Il fallait bien que ça arrive dans la série un jour ou l’autre : la canicule est si forte qu’elle casse tous les systèmes de clim des hôpitaux de la ville. Rapidement, le Grey Sloane est le seul hôpital qui reste encore ouvert… et reçoit plus d’ambulances encore que lors des épisodes avec catastrophes.

Mika

Après six semaines de post-op et de deuil, Mika revient donc au travail. Après une pause de six semaines, je suis surpris qu’elle reprenne ses études et son taf comme si de rien n’était. Elle demande à Bailey de pouvoir reprendre sa routine, ce que je comprends, mais revenir à l’hôpital où ça lui est arrivé… c’est chaud. Bon, pas autant que la météo apparemment.

Mika reprend donc le travail, mais elle a toujours ses amis pour s’occuper d’elle. Ils prennent bien soin d’elle, mais elle n’est pas évidente à gérer. Elle a changé de personnalité, un peu, et en six semaines, elle n’est toujours pas en couple avec Jules apparemment. C’est bien dommage. Jules continue de tout faire pour elle – y compris se rendre à la morgue avec elle et l’écouter perdre les pédales en parlant de Chloé. C’est terrible. Le deuil, quoi.

Quand elle se retrouve à voir son patient faire un arrêt cardiaque, elle débloque donc totalement, et face à Bailey tant qu’à faire. Cela donne une scène plutôt intéressante de voir Mika péter un câble sur Bailey parce qu’elle est médecin, mais incapable de sauver le patient. Heureusement, Bailey y parvient, mais il est rapidement évident que Mika n’est pas du tout prête à reprendre le boulot.

Je trouve ça très triste qu’ils la cassent complètement. Elle va clairement démissionner. Étonnamment, ça mène à une bonne scène avec Simone. Cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié Simone, mais ses mots sur le deuil sont assez justes. Et puis, pas évident pour elle d’évoquer le deuil quand elle a été en deuil toute sa vie – sa mère étant morte en couche.

On enchaine sur une scène où Mika a besoin de se sentir en vie et relâcher la pression. Elle le fait en couchant avec Jules. La scène est plutôt sympathique – l’insistance sur la cicatrice notamment – mais c’est frustrant. La semaine dernière, on nous a fait le coup classique du gay qui a son happy ending et de la lesbienne en pleine souffrance et entre la vie et la mort. Cette semaine, on rétablit un peu l’équilibre, mais on sait très bien que ça va mener au départ de Mika à ce stade. Comment pourrait-elle bosser encore dans cet hôpital ?

Elle veut tout de même le faire et retrouve Bailey pour s’excuser et finit par entendre son argument du temps nécessaire à prendre avant de revenir. Pourtant, Mika prend conscience qu’elle ne peut plus être là, dans cet hôpital : elle ne veut pas revenir. Comment reprendre le contrôle de sa vie et de son quotidien, comment aller de l’avant, si elle pense à Chloé partout où elle passe ? Elle en parle à Bailey qui comprend bien sûr le point de vue de Mika assez vite. Elle lui propose de prendre du temps.

Mika n’a pas envie de temps, cependant. Elle veut juste quitter cet hôpital de malheur. Elle a la réaction humaine que je reproche à tout le casting de ne pas avoir, mais cette fois-ci, ça me frustre et me fait hurler plus que d’habitude : elle récupère les affaires de son casier et se barre après un baiser d’adieu avec Jules. Bordel, pourquoi ? Pourquoi nous proposer volontairement une intrigue où elles sont en couple si c’est pour les séparer si vite ? Si c’est pour avoir Jules qui reproche à Bailey de laisser Mika partir comme si elle n’était rien pour elle alors que l’on sait très bien que ce n’est pas le cas ? Vraiment, c’est frustrant.

En plus, on perd au passage Mika qui était l’une des meilleures internes de cette promotion – si ce n’est la meilleure tout court d’ailleurs. Deux saisons et demi, ce n’est pas assez pour un personnage comme ça. Et… Où est Helm, en plus ? Sa relation avec Mika est 100% éclipsée cette saison, c’est trop étrange.

Owen & Teddy

On voit tous les personnages que j’aime se barrer cette saison, mais ceux qui me tapent sur le système sont encore là. Ainsi, Owen croise une certaine Nora e, début d’épisode. Quel plaisir de voir Floriana Lima, mais quelle déception ce rôle ! Elle est une amie d’Owen, une ancienne patiente aussi – même si Owen lui dit que c’est Teddy qui lui a sauvé la vie. Elle est beaucoup trop à fond sur Owen pour me plaire, cette Nora. Grosso modo, on comprend bien qu’elle est là pour être son love interest… Bordel de merde, qui a envie de voir Owen s’enticher d’encore une femme pour la détruire méticuleusement et la laisser tomber une fois que son personnage aura atteint un point de non retour ? Déjà que le point de départ du perso de Floriana n’est pas dingue…

Autrement, Sophia Bush est de retour en tant que médecin. J’adore l’actrice, mais son rôle est quand même vraiment pas dingue non plus. Ouais, je me répète, mais que voulez-vous, les scénaristes n’arrivent pas à me convaincre pour l’instant. Elle débarque à l’hôpital pour aider face à la canicule, en théorie. En pratique, une fois au bloc, elle en profite pour tenter de se faire recruter. Elle veut évidemment faire la paix avec Owen pour qu’il accepte que Teddy l’embauche. Soit.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’Owen les aperçoive partager un moment amical dans l’ascenseur. Le fameux ascenseur, je sais. M’enfin, elle a son bras sur son épaule, c’est bon, pète un coup, mec, d’où t’es jaloux alors qu’à côté, tu fais de la merde H24 ? Ah. Je vous annonçais la couleur en intro : cet épisode m’a énervé.

En parallèle et pour ne rien arranger, Teddy est débordée : l’hôpital est débordé, elle doit prendre plein de décisions à la fois. Pas une fois on ne la voit prendre une décision médicale et, pire, elle laisse Ben tout gérer pour elle à l’écran, avant d’aller s’occuper hors écran de tout l’administratif. Pourquoi Ben ? Je veux bien qu’ils soient amis, mais… Il est quoi ? Interne, non ? Puis… Ben, sérieusement.

Malgré un désaccord explicite et clair de Teddy, Ben prend la décision de laisser les urgences ouvertes. C’est complètement con. Teddy ne l’engueule pas assez à mon goût quand elle s’en rend compte. Elle est celle qui a le pouvoir, qu’elle s’en serve. Une petite sanction ne ferait pas de mal. C’est là qu’elle retombe sur Sophia Bush, qu’elle se plaint de ne pas se faire écouter des mecs en général (ah, là ça pourrait me plaire si la série creusait vraiment cette direction… mais bon, il y a eu Bailey comme cheffe et ça n’a pas posé problème ; et à vrai dire, ça n’a jamais été un problème pour Teddy hors Owen ?). Et c’est là qu’Owen les surprend dans l’ascenseur et nous refait sa crise de jalousie, mais en mode « tout va bien ». C’est si insupportable.

Amelia

Amelia est désormais pote avec Winston apparemment, ou alors c’est juste pour avoir son aide sur le cas de la semaine. C’est un peu déroutant de les retrouver après six semaines, dans un épisode sans Beltran. Cela commence à se sentir que plein d’acteurs ne sont pas payés pour tous les épisodes : là, ils manquent. Je préférais quand c’était le cas pour les besoins de l’histoire, pas juste pour besoins financiers bloquant la créativité des scénaristes apparemment.

Parce que Beltran n’étant pas là, il n’y a pas de love interest pour Amelia ou Winston. Celui-ci continue de coucher avec un peu tout l’hôpital apparemment – il a une infirmière à ses pieds, mais aussi la mère d’une patiente qu’il a décidé de ghoster avant. Gênant. La mère accepte tout de même que ce type s’occupe de sa fille. Le plus ironique dans tout ça ? Amelia est témoin en quelques minutes des différentes femmes de la vie de Winston, alors même qu’il est supposé être en train de fréquenter Beltran !

Le cas mène à Amelia qui fait la promesse à la mère de sauver sa fille avec l’aide de Winston. Le problème ? Elle le fait en promettant de refroidir le corps de la gamine… mais ils n’ont plus de glace, sérieux ! On voit le truc se mettre en place, c’est terrible. En plus, Amelia est clairement dans une course contre la montre qu’on nous présente comme hyper stressante alors que… C’est comme d’habitude ? Et pourquoi Amelia fait-elle la promesse de sauver la gamine ? D’accord, c’est la seule chirurgienne à accepter l’opération, mais c’est juste un vendredi comme un autre pour elle, non ?

Je trouve ça un peu abusé de faire en sorte de nous montrer qu’Amelia stresse énormément avant cette procédure. Cela ne lui arrive plus depuis longtemps ; elle ne fait même pas la pose Superman pour s’en tirer et ça la fait évoquer une fois de plus son père et Derek dont elle n’a plus parlé depuis des lustres, juste pour souligner que eh, il y a des Shepard morts – et ça tombe bien l’épisode veut nous le rappeler pour une raison précise, avec un autre qui est dans la merde.

Tout se passe bien pour Amelia, l’opération fonctionne jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Le cœur de la patiente ne repart pas et personne ne comprend pourquoi. C’est terrible pour Amelia qui voulait tout faire pour la sauver. Elle a tout fait comme il fallait, et pourtant. Tu parles d’un cliffhanger !

Kwan

Cela fait plus de six semaines que Kwan a embrassé son ex fiancée, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle redébarque dans sa vie. Elle vient le voir parce qu’elle est sur le point de se fiancer à nouveau – avec un certain Dave. Mais enfin… Qui fait ça ? Elle ne vient pas se vanter, hein, elle est juste clairement amoureuse.

Et Kwan aussi. Après un épisode de stress sur le cas d’Amelia, il recontacte son ex pour mieux l’embrasser. Ben voyons, et la marmotte… Vraiment pas convaincu par cette intrigue ; surtout que c’est vraiment jeté l’air de rien dans le reste de l’épisode en deux scènes. Y a rien à en dire, on ne voit pas les enjeux de ce Dave sorti de nulle part, de cette relation qui sort de nulle part après six semaines. Je suis frustré. Bref.

Le braquage

Jo se prend six semaines de grossesse de plus dans la tronche, mais n’a toujours pas de ventre du tout et n’en a parlé à personne – une grossesse pour des jumeaux dans un hosto où elle fait ses écho et où elle bosse côté mater… Et personne ne le sait. Elle continue de se prendre la tête avec Link pour toutes les raisons du monde aussi ; et la raison du jour, c’est l’absence de clim dans leur appartement. C’est une canicule qui fait vraiment des dégâts. Nos médecins ont besoin de glace et glaçons un peu tout le temps. Il n’y a plus de clim, c’est la galère.

On les voit donc faire la course pour avoir les derniers glaçons afin de les donner aux patients. Ben est celui qui récupère les derniers et envoie Jo aller en acheter à la superette du coin – elle est enceinte, elle aura des accès prioritaires, je suppose.

Jo espère pouvoir se reposer sur Lucas pour ça, mais finalement, ce n’est pas le cas. Ils y vont ensemble, semblent beaucoup plus potes qu’avant, sauf qu’on n’en saura pas plus : la superette est braquée par un type qui porte juste un bandana sur le visage. Autant mettre un masque Covid à ce stade, ça reviendra au même niveau anonymat… Et puis, allez, encore un Shepard dans une superette braquée, ça faisait longtemps que ce n’était plus évoqué, on a presque eu le temps d’oublier ! En plus, il porte une montre sur laquelle la série insiste bien avant de nous rappeler que, eh dis donc, dans la lignée on a eu un mort comme ça.

Vraiment, je suis énervé par cette intrigue. En plus, face à tant de stress et un Lucas débile qui lui raconte son passé familial, Jo se met soudainement à saigner. Ce n’est absolument pas surprenant à ce stade. Elle peut perdre l’un des jumeaux et appeler l’autre Lucas quand il se sera sacrifié pour elle, non ?

On y arrive d’ailleurs : le type retire son bandana parce qu’il fait chaud et perd patience avec la caissière. Cette dernière est terrifiée pendant les trois quarts de l’épisode, mais à la fin, elle se décide soudainement à avoir un accès de courage. À quoi bon ? Dans ce cas-là, tu te laisses braquer et basta. En plus, sérieux, elle s’excite au moment où le braqueur baisse la garde et a pitié de Jo, c’est si con. Elle s’attaque à lui et Lucas est encore plus débile : il se mêle du combat.

C’est mal barré cette affaire, hein ? Le flingue est toujours dans les mains du braqueur, ils se battent, ça dure, on voit le flingue les pointer tour à tour dans la mêlée et pan, un coup est tiré. Cliffhanger de merde. On va donc nous tuer Lucas, de manière plutôt prévisible puisque l’acteur veut quitter la série. J’aimerais, à la rigueur, qu’on nous fasse la surprise, plutôt, de le laisser en vie : il pourrait très bien partir pour quelques mois en prison, non ?

Ce serait une fin un peu plus originale pour son perso, ça laisserait la possibilité d’un retour et… Je ne sais pas, je suis énervé par son départ de toute manière. Le coup de la superette braqué, c’est vraiment de l’abus. Et en plus, le prochain épisode est au mois de mars maintenant !

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La saga Dragons revient en 2025

Salut les sériephiles,

Je n’ai absolument pas le temps pour les séries en ce moment, alors je me tourne logiquement vers le cinéma en ce mercredi pour vous proposer un article. Tout. va. bien.

Recyclez aujourd’hui, économisez demain ?

Je vais être honnête : quand l’annonce d’un remake live-action de Dragons est tombée, j’ai levé les yeux au ciel (et je n’y ai pas vu passer le moindre dragon). Vraiment, ça m’a laissé le sentiment habituel de « À quoi bon ? », l’énervement de voir Hollywood s’empêtrer dans une absence incroyable d’idées originales. Pour le coup, le film d’animation original était ORIGINAL. C’est un chef-d’œuvre, ses suites et la série télévisée ont brillamment enrichi l’univers avec toujours autant de qualité, alors pourquoi remuer le passé ?

Cette tendance des studios à recycler des œuvres qui n’en ont pas besoin est agaçante. Dragons fait partie de ces franchises intemporelles, déjà parfaites dans leur format initial. Pourquoi courir le risque de ternir cette image avec une version qui ne pourra pas rivaliser avec l’original ? Bref, mon premier réflexe a donc été – et est toujours, en fait – de râler contre l’industrie et ses reboots sans fin. Recyclez aujourd’hui, faites de la thune demain. Après tout, ça marche pour Disney, je comprends que Dreamworks tente le coup…

Des bonnes nouvelles tout de même

Pourtant… je suis faible. Certains détails ont attiré mon attention. D’abord, Dean DeBlois, déjà aux commandes de la trilogie animée, est de retour pour diriger cette adaptation. C’est souvent bon signe quand un réalisateur emblématique reste impliqué : cela promet a minima une certaine fidélité à l’œuvre originale. Ensuite, j’ai appris que Gerard Butler reprenait son rôle de Stoïk la Brute. C’est déjà ça, non ? La nostalgie peut commencer à faire son petit effet. Ce genre de décision, c’est au moins celles qu’on a envie de lire, je trouve.

Et puis, bien sûr, il y a eu ce moment. Un premier aperçu, un leak sur Twitter (une fuite calculée ? Mystère !), a fait basculer mon scepticisme. Un peu. Je ne suis pas 100% vendu au concept, mais quand j’ai vu l’œil de Krokmou s’ouvrir en version live-action, mon cœur a fondu. Il n’est pas totalement réaliste – forcément, c’est un dragon, ça se saurait si ça pouvait être réaliste (mais à nouveau : pourquoi faire un live-action bordel ?) – mais il est à… croquer. Le jeu de mot est facile, je sais. En une seule scène, j’ai ressenti toute la tendresse que ce personnage inspire depuis le premier film et j’ai maintenant un peu plus envie d’y croire.

Ca n’a toujours aucun intérêt, je sais, le trailer semble confirmer qu’on va juste avoir droit au même film en live-action, sans le moindre changement ; mais au moins, ça ne me paraît pas raté. Faut dire que y a rien de pire qu’un live-action qui change l’histoire et se plante dans les grandes lignes (coucou Mulan, t’es un bon film, mais t’es pas Mulan de Disney, sérieux).

Du côté du casting, Mason Thames et Nico Parker incarneront Harold et Astrid, et ils ont l’air chouette. Ils ne me paraissent pas être des copies parfaites de la version animée, mais de toute manière, je ne les connaissais pas avant cette bande-annonce (enfin, j’ai vu Black Phone mais je n’ai pas reconnu l’acteur parce que je ne suis pas physionomiste), alors on verra bien. Dans tous les cas, le trailer m’a rassuré sur les intentions du film : rester fidèle à l’esprit de la saga tout en lui offrant un souffle nouveau.

C’est très tôt, une décennie après, pour donner un souffle nouveau, mais bon, il y a du fric à se faire pour eux, je suppose. La sortie du film est prévue pour le 11 juin 2025, et je sais déjà que je serai en salle dès le premier jour, voire même en avant-première si j’en ai l’occasion. En attendant, je reste curieux de voir comment cet univers prendra vie dans un format différent. Les paysages spectaculaires, les dragons majestueux, l’émotion des relations humaines et animales : tout cela promet d’être immersif et magnifique AUSSI en live-action.

C’est fou comme quelques minutes de trailer peuvent changer une perspective.

Grey’s Anatomy – S21E07 – If You Leave – 19/20

Il y a un gros problème dans cet épisode : il traite en parallèle deux intrigues qui devraient bien plus se croiser que ce qu’elles ne font. C’est un trop gros morceau, donc, il se passe bien trop de choses. En revanche, l’épisode a réussi tout de même à me prendre par surprise sur les émotions. Je pensais être prêt, mais non, les cinq dernières minutes, même si on les voit arriver, frappent comme la série a toujours su le faire. Tss.

Spoilers

Levi quitte l’hôpital, Mika et Chloe sont entre la vie et la mort.


She really couldn’t be on better hands.

L’épisode commence par un étonnant cours d’histoire de la part de Meredith sur la gratuité des urgences alors que Kwan est en train de se chercher des chaussettes. Ce n’est pas bien rassurant tout ça, parce que ça l’amène dans la chambre de Yasuda qui n’est pas encore rentrée chez elle, et pour cause. L’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger bien énervant, avec Mika qui avait un putain d’accident.

Celui-ci ne traîne pas trop à nous donner des nouvelles de Mika et sa sœur. Ce n’est pas rassurant du tout : elles sont toutes les deux très blessées et très inconsciente lorsque les pompiers viennent s’occuper d’elles.

Mika

Très clairement, l’épisode n’arrive pas à me convaincre quand il préfère se concentrer sur Teddy et Owen que Mika au départ. Je sais bien qu’il faut faire monter la tension avant la très longue pause, mais tout de même, je tiens à le redire pour une énième fois : on s’en fout. J’étais content que Teddy soit rapidement accaparée par l’arrivée de Mika et Chloe. C’est ce pauvre Lucas qui est le premier à comprendre que sa pote est dans une des ambulances.

Chloe finit dans les mains de Weber et Ben, tandis que Bailey décide de ne pas rentrer chez elle pour s’occuper de Mika avec Lucas et Teddy. Je crois que c’est l’une des premières fois que je me suis fait la réflexion aussi que, pour une fois, quand l’une et l’autre demandent des nouvelles de leur sœur, ça n’était pas parfaitement insupportable. C’est probablement parce qu’on connaît les deux personnages et qu’on les veut en vie toutes les deux.

Mika fait rapidement un arrêt cardiaque, toutefois. J’admire la capacité de Lucas à passer rapidement à autre chose : il ne reste même pas pour voir si ses collègues parviennent à la ranimer ? Je veux bien que Mika lui demande d’aller s’occuper de Chloe, mais tout de même, il se barre en plein moment critique sans même se retourner. Quand il arrive dans la salle où on s’occupe de Chloe, Richard cherche aussi à le virer, en vain.

Je trouve ça vraiment hypocrite de sa part et je trouve ça bien que Lucas souligne à quel point c’est ridicule. La règle est logique, je ne dis pas, mais tout de même, c’est abusé que ça vienne des médecins qui se sont tous opérés entre eux ! Bailey envoie donc bouler Kwan, Simone et Jules quand ils arrivent – avant de s’occuper d’eux quand Mika est envoyée au bloc.

Les internes doivent donc faire avec, et ça mène étrangement à des bonnes scènes. Jules se retrouve ainsi à culpabiliser d’avoir offert sa chirurgie à Mika et quand Kwan essaie de l’arrêter dans ce guilt trip, Jules finit par s’énerver contre lui. C’est Simone qui se retrouve à la réconforter et découvrir la relation bien compliquée et pas vraiment existante de Mika et Jules. Quel enfer, ça va nous laisser Jules dans un état catastrophique, tout ça. Et puis franchement, avoir Simone pour lui remonter le moral… La pauvre. Elle l’emmène voir les bébés, dans une longue tradition bien oubliée de la série. Jules finit par vraiment se confier à Simone.

Bon, d’accord, Jules reste dans un état moins catastrophique que Yasuda : nos chirurgiens-phare ne savent pas quoi faire de son cas, alors ils décident de temporiser autant que possible. Cela laisse l’occasion à Kwan d’être plus humain que d’habitude : il vient se confier à Mika pour mieux lui reprocher d’avoir mal fait la lessive. Bordel. Je n’ai vraiment pas envie qu’ils la tuent, parce que c’est vraiment la meilleure des internes de cette génération. C’est nul qu’elle quitte la série, franchement.

Les chirurgiens qui ne savent pas quoi faire ? Ecoutez, ça mène les scénaristes à nous proposer une nouvelle idée un peu déconnante : il y a désormais des machines de sport dans l’hôpital ? C’est plutôt logique, mais de là à voir Bailey et Ndugu dessus, il y avait vraiment un fossé que je n’étais pas prêt à franchir. Mais bon, ce qui est fait est fait, je suppose. Cela donne à Bailey une idée de génie, en tout cas : elle propose une idée complètement folle pour la sauver – une chirurgie qui fait froid dans ma propre colonne vertébrale.

Finalement, tout ça mène à une scène où les internes sont tous ensemble à attendre des nouvelles de l’opération. Bailey les informe que tout s’est bien passé mais qu’elle est désormais en salle de réveil. Ce n’est pas gagné, tout ça – mais eh, les scénaristes arrivent à nous faire rire quand Jules finit par révéler un peu malgré elle qu’elle a couché avec Lincoln. C’est si loin, tout ça.

Chloe

Pendant ce temps, Lucas doit vraiment lutter contre Richard qui refuse son aide non-stop. En vrai, il ne connaît pas vraiment Chloe, autant le laisser aider, non ? Cela me semble un beau gâchis d’énergie. Le cas de Chloe, outre le cancer et la chimio, se complique largement avec un gros problème au niveau des jambes à présent. Bordel, elle n’a vraiment pas une vie simple devant elle. En plus, elle a pour chirurgien Teddy ET Owen, c’est vraiment pas glorieux.

Lucas continue de faire tout ce qu’il peut pour elle, restant pour toutes les consultations et pour aider autant qu’il le peut – et c’est compliqué avec Richard qui ne souhaite pas le voir sur le cas. Et bien sûr, Teddy se retrouve à devoir changer d’opération en cours de route juste alors que l’opération de l’impossible commençait pour Mika : Lucas vient la chercher pour tenter de sauver la jambe de Chloe. C’est vraiment une journée de l’impossible pour eux tous franchement. Et après, j’ose me plaindre de mes journées de taf ?

Et quand tout semble terminé et que tout le monde va mieux, voilà Chloe qui se retrouve à faire un arrêt cardiaque sorti de nulle part. Les internes font tout ce qu’ils peuvent pour la sauver parce qu’il n’y a plus personne dans le service – Teddy et Owen étant trop occupés à se réconcilier là, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Lucas embarque les autres, bien décidé à tenir sa promesse muette à Mika. C’est malheureusement un échec : un quart d’heure d’arrêt cardiaque, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Voilà donc Chloe qui meure dans les mains de Lucas, forcé de déclarer l’heure du décès, puis dans celle de Jules qui ne voulait pas s’annoncer vaincue non plus après avoir tout observé. Rien d’autre n’aurait pu être fait, mais cette mort bouleverse tout l’ordre établi. Lucas ne va probablement pas se remettre de ne pas avoir su la sauver – ni assumer face à Mika. Et ça semble même compliquer sa relation avec Simone, cheh pour elle.

Si au moment de la mort de Chloe, Jules se barre sans qu’on ne sache ce qu’elle devient, on la retrouve ensuite au chevet de Mika. Le réveil de celle-ci n’est pas garanti, ce qui déprime bien Bailey quand elle découvre qu’en plus sa sœur est morte – par l’intermédiaire de Ben. Je n’aime pas Ben, mais dans cet épisode, j’ai trouvé que c’était un personnage qui fonctionnait sacrément bien. C’est rare.

Mika ? Elle finit par se réveiller, mais après plusieurs jours où tous les médecins de l’hôpital ont pris la peine de se relayer à son chevet (enfin, tous les médecins… juste ceux interprétés par les acteurs payés pour cet épisode ; ça commence à se voir vraiment qu’ils ne sont pas tous présents toutes les semaines dans ces épisodes où il se passe des choses importantes). On ne sait pas exactement combien de temps s’est écoulé lorsqu’elle se réveille enfin et que Bailey lui apprend la mort de sa sœur. C’était une manière horriblement dure de finir l’épisode, franchement – et incroyablement bien joué par les deux actrices, bordel.

Au revoir, Levi

De son côté, Levi est prêt pour sa mutation apparemment. C’est arrivé bien plus vite que je ne l’imaginais : il est déjà prêt pour sa dernière journée de travail. Je suis plutôt content qu’on le retrouve dans les bras de James, cependant, j’imaginais déjà le vieux twist à la George où on apprenait que c’était lui qui était impliqué dans l’accident avec Mika.

La série ne nous dit finalement pas qui était dans l’accident à part elle et sa sœur. À la place, Levi peut envisager sa relation longue distance et en papoter avec Jo, avant d’apprendre pour Mika au pire moment possible : quand le bébé dont il s’occupe tourne bleu. Super, un épisode des Schtroumphs, ce n’est pas ce dont j’avais besoin.

Tout finit par bien se passer pour ce bébé, parce qu’il faut bien quelques bonnes nouvelles dans l’épisode. Il n’est qu’un prétexte à de jolies scènes entre Jo et Levi : j’ai aimé les voir bosser ensemble à nouveau. D’ailleurs, j’ai aussi aimé que la série nous souligne une fois de plus que Levi était à l’époque un boulet qui faisait tomber ses lunettes dans les patients. C’était sûr que ça allait revenir dans la série pour son départ et c’est fait d’une belle manière, avec une Jo vraiment fière de lui.

Elle est sûre qu’il aura tout ce qu’il veut dans la vie, et elle lui conseille même de tenter le coup de la longue distance si c’est ce qu’il veut : elle sait qu’il y arrivera. Il se rend compte tout de même que c’est une idée de merde en en parlant avec elle ; il propose donc à James de déménager avec lui parce qu’il est en train de tomber amoureux. Roh, Levi, c’est bien trop tôt pour tomber amoureux. Et comment tu peux penser à ton avenir comme ça quand ton élève est entre la vie et la mort ?

Les scènes en parallèle ne sont pas franchement bien foutues. On le voit à la fois s’inquiéter pour Mika avec Jules, Simone et Kwan… et parler avec Jo qui lui propose d’être le parrain des jumeaux parce que eh, quand même, Levi est son nouveau meilleur ami maintenant qu’elle couche avec Levi. C’est une belle scène pour mettre fin à leur amitié la plus étrange, je ne dis pas, mais son timing est étrange. Cela permet toutefois de dire adieu à Levi de la meilleure des manières : il a conclu son amitié avec Helm la semaine dernière, voilà la conclusion avec Jo à présent. J’espère sincèrement qu’on ne le reverra pas la semaine prochaine. J’adore ce personnage, mais cette fois ses intrigues sont terminées pour de bon.

Il s’en va donc de l’hôpital après un dernier jour mouvementé, accompagné d’un James qui démissionne pour partir avec lui. Joli happy end, ponctué de flashbacks des quoi, dix dernières années ? Qu’est-ce que j’ai aimé suivre ce personnage, qu’est-ce que j’ai aimé le voir grandir, s’assumer, faire son coming-out, prendre confiance, survivre à cette tempête de merde dont j’avais oublié l’existence avant de revoir la scène. Ce montage m’a beaucoup trop fait mal – plus que la mort de Chloe à vrai dire. On vieillit avec Grey’s, l’air de rien. J’adorais Schmitt à ses débuts. On a clairement perdu Levi depuis deux ou trois saisons et il ne faisait plus rien de passionnant, mais c’était vraiment un de mes préférés à son arrivée.

Oh, je sais que Grey’s sans lui continuera d’être Grey’s, hein, il y a eu trop de départs pour que je pense sincèrement qu’il me manquera plus d’une saison. N’empêche que ! C’était une belle représentation, et la représentation, ça compte. Les happy end aussi. Et rien que pour ça, je suis content d’avoir eu un montage sur toute l’évolution de son personnage. Plein d’autres personnages le mériteraient, mais j’ai trouvé ça très raccord avec ce qu’il représente et le caractère qu’il avait. Et puis, ça me fout un énorme coup de me dire qu’il est resté aussi longtemps (ou presque) que Mark, plus longtemps que George, Izzie ou même… Lexie. Non, je ne pardonnerai jamais aux scénaristes Lexie, même s’ils me laissent Levi en vie avec une porte ouverte pour un retour un jour – si la série continue ad vitam eternam.

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Gladiator 2 : Du popcorn et des jeux

Salut les sériephiles,

Oui, j’ai fait une pause dans ces articles pour le week-end et je reviens un jour férié… Je vous l’avais dit, je ne me mets plus la pression, j’écris quand j’ai vraiment le temps et/ou l’idée. Bref, hier, j’ai eu la chance de voir Gladiator 2 en avant-première, avant sa sortie officielle le 13 novembre. Je me dis que c’est l’occasion de vous en parler…

La suite tant attendue, toujours réalisée par Ridley Scott, commence par un synopsis qui spoile déjà une révélation qui n’arrive qu’au bout d’un bon tiers du film. En effet, le film promet de revenir sur le destin de Lucius, interprété désormais par Paul Mescal et devenu adulte.

Un synopsis efficace

L’intrigue suit donc le personnage de Lucius, marqué par l’héritage de Maximus, qui se retrouve pris dans des jeux de pouvoir complexes, dans une Rome qui n’a absolument pas changé malgré les promesses de la fin du premier film. Le truc, c’est que personne ne sait qu’il est Lucius, pas même le spectateur en théorie, avant un bon moment. On suit donc plutôt un Namibien qui voit toute sa vie bouleversée par Rome, vingt ans (ou presque) après le premier film.

Il est ensuite fait esclave, puis gladiateur dans une Rome divisée, dirigée par des empereurs jumeaux… Avec toujours autant de libertés historiques évidentes, le film assume totalement son choix de la fiction tout en introduisant cette dynamique réussie des jumeaux empereurs, inspirée (de loin, très, très loin) par la réalité. J’adore ces jumeaux presqu’autant que j’ai adoré le fait que le film se déroule vingt ans après. Bien sûr, ça me peine de voir que Maximums n’aura finalement rien changé du tout et que Lucilla n’a rien pu faire de sa vie (ou presque), mais ça fonctionne bien.

Casting cinq étoiles

Du côté du casting, c’est impeccable, rien à redire. Denzel Washington, dans le rôle de mentor ambigu, est absolument fascinant. Je n’ai jamais été un grand fan de l’acteur, mais il faut savoir reconnaître le talent quand il est là. Le rôle lui va à merveille : il impose une profondeur au personnage, tout en marquant assez les nuances pour que sa soif de pouvoir se devine derrière les sourires charmeurs.

Dans le premier rôle, Paul Mescal tire bien son épingle du jeu, apportant une intensité brute qui colle parfaitement à l’ambiance. Autant je ne l’avais pas trop aimé dans son film précédent, autant là, il est excellent : il a la gueule de l’emploi, en fait, juste assez beau pour qu’on le remarque dans les plans ; juste assez banal pour qu’on puisse se dire qu’il est accessible. Et pareil, tout son jeu se fait dans les nuances, histoire de dévoiler un peu les sous-entendus du scénario.

Enfin, Pedro Pascal s’invite aussi à la fête, parce qu’il faut qu’il soit absolument partout ces dernières années. Son rôle lui va très bien cela dit, il semble avoir été écrit pour lui. Des autres rôles secondaires, je ne retiendrai que l’empereur Geta, même si tous sont à l’aise avec les personnages qu’ils incarnent. Je ne sais pas, Geta avait un truc en plus dans ce rôle de méchant.

Immersif

Niveau visuel, Ridley Scott maîtrise toujours aussi bien les techniques pour nous immerger dans la Rome de l’époque – ou du moins la représentation qu’on s’en fait : des effets spéciaux impeccables (même si bien sûr, les animaux en 3D, c’est un choix discutable…), une reconstitution impressionnante, une ambiance sonore grandiose, des choix de plans qui nous donnent envie d’aller faire un tour au Colisée. Toutes les ressources du Colisée sont utilisées dans le film, même celles qui paraissent les plus improbables mais semblent attestées historiquement parlant. Bref, c’est une réécriture de l’Histoire, et elle se fait aussi par un angle réducteur parfois – parce que de Rome, on ne voit quasiment que le Colisée.

La musique est intense et nous tient en haleine tout du long, contribuant à chaque combat comme une deuxième lame (ou troisième, ou quatrième, ça dépendra du combat). À ce sujet, il n’y a rien à redire sur les scènes d’action, les effets spéciaux sont parfaits et la brutalité des combats nous plonge littéralement dans l’arène, avec des chorégraphies impeccables. Certes, on aurait peut-être pu gagner un peu en rythme en écourtant certaines séquences, mais le film reste captivant dans son ensemble et on ne voit pas forcément passer le temps. De toute manière, on ne sait plus faire des films d’1h30 si ?

Plein de défauts quand même

Pour tous ceux qui, comme moi, se posent la question : oui, pour apprécier pleinement cette suite, revoir le premier opus s’avère plutôt une bonne idée ! Ce n’est pas du tout obligatoire, mais ça aidera à resituer les personnages entre eux et se remettre dans l’ambiance des trahisons à tous les étages. Les liens entre les deux films sont travaillés et enrichissent l’histoire, même si certaines références tombent parfois dans le téléphoné et le (trop) prévisible.

Je n’ai pas vraiment eu de surprise devant le film, c’est un spectacle, certes, mais les twists sont trop évidents pour parler de twists. C’est gênant après le premier dont la fin, juste avant le dernier combat, était on ne peut plus marquante et énervante.

Le scénario aurait pu être écrit il y a vingt ans, ça n’aurait rien changé. C’est pour moi l’un des plus gros défauts du film, parce que c’est dommage tout de même. Ne vous attendez donc pas à des personnages féminins aussi bien développés que le reste du casting. Ce n’est pas pour rien que je n’ai parlé que d’hommes dans mon paragraphe sur le casting. En fait, dans Gladiator 2, on pourrait certes confirmer que “derrière chaque grand homme, il y a une femme”, mais ici, c’est une seule femme derrière tous les grands hommes, et elle reste quand même énormément dans l’ombre.

Connie Nielsen reprend le rôle de Lucillia et le fait très bien, en apportant de belles dimensions aux émotions de son personnages. Seulement, elle se révèle tout de même plutôt passive dans la majorité de ses scènes, se contentant d’être spectatrice de tout ce qui lui arrive (par exemple, et c’est spoiler attention, on devine qu’elle est derrière la machination de son mari, mais ce n’est pas si certain non plus quand elle explique à Lucius que c’est son armée à lui et son idée à lui).

Je ne sais pas non plus si ça vaut la peine d’évoquer la femme du héros, qui est un cliché ambulant particulièrement triste. Réduite à l’archétype de celle qui doit mourir pour donner un sens à la vie du héros, elle est oubliée en cours de film puisqu’il ne la venge même pas vraiment, les jeux de pouvoir prenant le dessus. En 2024, c’est décevant de voir un manque de profondeur pour ces personnages, surtout dans un film qui explore autant la complexité de ses héros masculins. Mais bon, les Gladiateurs, la force, l’honneur, l’entre-couilles, tout ça, tout ça. Vous vous ne rincerez même pas l’œil, d’ailleurs, c’est pas fait pour ça. Bref, je sais que je suis probablement trop woke pour la moyenne (bordel, ça n’est pas un défaut et ça ne veut rien dire en tant qu’insulte ??), mais il y aurait un juste milieu à atteindre tout de même et on en est loin, très loin.

Autrement dit, le film offre à peu près ce qu’on en attend : une suite pleine de sang, avec des jeux et de l’action pseudo-épique pour la plèbe que nous sommes. L’aspect visuel est un plus qui n’aurait pas pu exister il y a 20 ans, mais autrement, c’est vraiment la digne suite d’un film sorti au début des années 2000. Du pain et des jeux, des popcorns et un film de 2h.