English Teacher – S01E03 – Kayla Syndrome – 14/20

J’accroche de plus en plus à l’humour de la série et à la vision qu’elle propose du métier de prof ou de la relation avec les étudiants, parce que c’est vraiment une manière amusante de la représenter – et c’est peut-être pas si faux, en plus. En revanche, le héros de la série commence à me taper sur le système, et ça craint si ça arrive dès le troisième épisode. Et puis, ce n’est pas ma vision du couple ou d’un ex, aussi, mais ça, c’est peut-être juste moi qui suis un vieux con.

Spoilers

Evan est sûr qu’Harry veut sorti…coucher avec lui.


If I separate two gay men, isn’t that homophobia ?

Toujours des débuts dynamiques et des choix musicaux qui déboîtent, franchement, ça me fait plaisir de lancer un épisode de la série à ce stade de ma journée où ça ne peut que faire du bien… Bon, sauf quand il est question immédiatement de voir qu’Evan est en train de faire du sport dans une salle. Quel enfer les salles de sport, je déteste ça et ça semble si loin des préoccupations du personnage des deux premiers épisodes. Quand en plus, il y croise Harry, je trouve ça trop gros.

Bon, ce qu’Evan trouve trop gros, lui, c’est le pénis d’Harry, qui s’arrange pour le lui montrer dans les vestiaires. Bordel, un épisode complet où on ne les voit pas ensemble et maintenant ça ? Faut qu’ils se décident sur le rythme qu’ils veulent donner à cette relation franchement. En tout cas, Evan est désormais persuadé qu’Harry veut sortir avec lui. Il en parle avec Gwen, parce que c’est sa meilleure amie après tout. C’est aussi la seule amie qu’on lui connaisse. C’est d’autant plus drôle qu’Evan se retrouve ensuite à devoir organiser une soirée lycéenne avec Gwen et Harry. Evidemment.

Il essaie de se débarrasser de la corvée auprès du principal du lycée, mais celui-ci est plus inquiet de l’optique que cela donnerait de séparer deux gays. Voilà donc Evan qui se retrouve à organiser et planifier la soirée tout en pensant juste qu’Harry veut sortir avec lui. C’est si drôle à voir : Evan veut juste se barrer, Harry fait tout ce qu’il peut pour le garder et se rapprocher de lui en lui faisant écouter un petit Eternal Flame.

Le moment pourrait vraiment être romantique… Si Malcolm ne débarquait pas pour tout casser. C’est presque dommage, mais il fallait au moins ça pour casser le rythme. On se retrouve donc avec Evan qui profite de la présence de Malcolm pour se barrer et Harry qui se retrouve en présence du meilleur barman de toutes les séries. Il m’a beaucoup fait rire le serveur, j’espère qu’on le reverra dans la série. Après tout.

Evan ? Il passe la soirée à coucher avec Malcolm, puis à se plaindre du fait qu’Harry veut absolument sortir avec lui alors qu’il ne le peut pas. Sincèrement… Même s’il le pouvait, est-ce qu’il mériterait un type comme Harry ? Vous me direz, on ne connaît pas trop Harry encore. Tout ce qu’on sait, c’est qu’Evan fantasme à fond sur Harry – au point de risquer d’avoir un accident de voiture. Cela le motive à appeler son principal et ça part en vrille, sérieusement. Je n’aimerais pas être à la part du principal sur ce coup-là, Evan se met à raconter beaucoup trop de choses personnelles d’un coup.

Bref, on arrive vite à la soirée où Evan est insupportable avec Harry, à l’envoyer bouler sans raison. Il s’en plaint une fois de plus à Gwen, avant qu’Harry demande à parler avec lui devant le lycée pour essayer de comprendre le froid entre eux. Et c’est hilarant : Evan est si sûr qu’Harry veut coucher avec lui qu’il a peur de voir sa carrière foutue en l’air et finit par entrer dans une logorhée incroyable. Franchement, il n’arrête pas de parler et accuse Harry de vouloir coucher avec lui sauf que… ce n’est pas le cas.

Harry a même un petit-ami, déjà. On n’en saura pas beaucoup plus cela dit : Evan refuse de le laisser parler et se barre beaucoup trop vite pour savoir ce qu’Harry aurait à dire sur toute la situation. Cela force Harry à pourchasser Evan un peu plus. Moi, ça fait que je trouve Evan particulièrement insupportable dans cet épisode. Franchement, je suis plutôt team Harry, je crois. Bon, après, je trouve ça si naze le coup du il a un petit-ami dans une relation ouverte. Harry a bel et bien envie de se taper Evan, l’embrasse puis le traite de cinglé quand il le repousse. En fait, ils sont toujours dans le lycée et juste la carrière d’Evan est en jeu. Vous me direz, il n’a pas l’air si fan de son métier, mais bon.

Loin de l’intrigue autour de l’entrejambe d’Harry, cet épisode propose une intrigue B sur un concours de logo au lycée où tous les lycéens dessinent des pénis partout dans le but d’avoir une nouvelle mascotte bien fun. C’est tellement drôle quand on voit les dessins en question, ça l’est moins quand on voit la mascotte.

Et sinon… Le titre de l’épisode ? Il est question d’une élève d’Evan qui s’inquiète d’être malade d’un syndrome de Tourette asymptomatique. Non mais franchement, cette série va si loin dans ses idées tordues et son humour. On en est à l’épisode 3 et on est déjà avec une gamine qui prétend avoir une maladie juste pour attirer l’attention ? Et l’idée derrière la maladie, c’est tellement dingue de la part des scénaristes.

Le but était de refléter aussi la folie d’Evan, et ça fonctionne plutôt pas mal. Cela dit, on note que c’est finalement le coach et Gwen qui connaissent le mieux les élèves et tous les potins entre eux, ce qui donne l’impression qu’Evan n’est pas si proche que ça d’eux par rapport aux épisodes précédents. J’ai bien aimé l’idée que pour être populaire et plein de pouvoir, il fallait faire semblant de partager la popularité – c’est assez satisfaisant de voir que la série arrive à ce genre de messages rapidement en ce qui concerne la vie des lycées.

La meilleure amie de Kayla est donc celle qui en fait le plus sur la maladie pour attirer l’attention sur elle, mais ça se retourne contre elle quand Kayla lui cède la couronne après avoir été élue reine de la promo. C’était amusant comme il fallait.

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English Teacher – S01E02 – Powderpuff – 16/20

De l’humour qui ne s’excuse pas d’exister même quand il dépasse les bornes, parce qu’il le fait en toutes connaissances de cause et en sachant très bien refixer des limites derrière ; des personnages dont on commence à cerner les défauts, les qualités et l’humour ; des personnages qu’on ne voit pas non plus souvent à la télévision et des « ados » qui se comportent vraiment comme des ados. La série marque des points, assurément.

Spoilers



Le lycée organise un match de football américain où les cheerleaders sont les joueurs et les joueurs les cheerleaders – habillés en filles.


Jason, the grammar. It’s the thing you look forward to the most.

Le deuxième épisode étant déjà dispo, j’ai envie de me faire une idée de la suite. Un point positif est que le début de cet épisode, comme le précédent est survitaminé. Les choix musicaux sont parfaits, Evan en prof toujours en retard qui court dans tous les sens aussi. Il est interrompu rapidement par des étudiants qui demandent son aide avec le « Powderpuff », cette journée où les filles jouent au football et où les mecs s’habillent en cheerleaders. Soit.

C’est un concept un peu éclaté, mais j’imagine que ça peut apporter de l’humour, à commencer par cet étudiant qui dit que c’est le truc qu’il attend le plus de sa dernière année de lycée. Bordel, mais enfin ? Y a tellement d’autres choses en dernière année de lycée ! Evan accepte en tout cas de les aider, parce qu’il n’a pas vraiment le choix.

Evan décide donc d’aller parler à Markie pour comprendre pourquoi il veut annuler le Powderpuff des garçons, alors que les filles sont entrainées par Gwen – elle me fait beaucoup trop rire ! Markie n’a pas du tout envie d’annuler la journée, alors Evan est renvoyé auprès du proviseur. Lui aussi, il me fait bien trop rire. Moretti, c’est son nom, est dépassé par les événements : lui aussi adore Powderpuff, mais l’association LGBT+ du lycée est contre, alors voilà. Evan décide d’aller leur parler, ne comprenant pas pourquoi ce n’est pas directement passé par lui alors qu’il a eu des propos homophobes lui-même. Non, vraiment, la série ose niveau humour, c’est du grand n’importe quoi cette histoire de lesbiennes qui devraient selon Evan être attirées par des hommes. La phrase est problématique, mais présentée comme telle – et la réaction de Moretti qui ferme sa fenêtre de voiture ? C’est excellent.

Bref, Evan est forcé d’en parler lors du book club qu’il gère, au désespoir de certains étudiants voulant juste parler littérature ; mais c’est amusant. La décision qui est prise est assez simple : on se plaint que les footballers veulent s’habiller en femmes juste pour la blague. Cela ne plaît pas ? Les étudiants veulent un vrai show de drag ?

Evan a la solution : il appelle son pote Keith qui fait du drag et présente ainsi aux footballeurs Shazam. Elle est délirante et enchaîne les excellentes blagues auprès des étudiants. Ils sont en terminale donc sont pour cette idée totalement perchées, mais seulement après avoir posé plein de questions qui pourraient être gênantes. C’était fun, écrit de manière fluide et ça fonctionne franchement bien.

En revanche, ça ne plaît pas aux parents, et donc à Moretti qui s’en plaint aussitôt à Evan. Il ne veut pas d’un inconnu pour enseigner aux élèves et il ne veut pas non plus faire plus qu’écouter les plaintes des élèves. À quoi bon agir ? Eh, ça c’est du principal !

Evan, en revanche, n’approuve pas du tout qu’on veuille lui forcer la main. Avec le soutien des étudiants, il demande donc à Shazam de reste et d’aider les footballeurs à enfiler de fausses poitrines et à danser en talons. C’est si bien, avec un petit montage musical sur Gloria, et des acteurs qui très clairement s’éclatent.

Malheureusement, Evan finit par découvrir que si Shazam plaît beaucoup aux étudiants, elle vole aussi plein d’affaires dans le lycée. Il est forcé de virer Keith, mais c’est trop tard : le vol est constaté par Moretti qui explique aussi à Evan que Shazam a « emprunté » 300$ à un étudiant. Dur. C’en est fini du spectacle de drags, du coup, parce que Moretti l’interdit, trouvant que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Alors qu’Evan organise un show de drag, Gwenn galère quant à elle à enseigner le football américain à ses étudiantes. Elle a besoin de Markie pour ça, parce qu’elle ne connaît pas les règles, mais ça tourne vite à autre chose quand les filles comprennent que Markie veut leur faire jouer un football sans vrai danger.

Il n’en faut pas plus pour que Gwen fasse comprendre à Markie que les filles ont au contraire besoin d’apprendre à se battre et à se défendre dans un monde hyper violent pour elle. Vous allez me dire que c’est basique comme intrigue B pour une comédie d’aborder le sexisme et les différences hommes/femmes, mais je trouve que la série trouve son équilibre dans le duo Markie/Gwen. Markie se découvre ainsi féministe – mais pas quand il est question des salaires, hein – et décide d’organiser un cours de self defense.

Le cours de self defense est menée avec Gwen dans le rôle de l’homme et c’est à mourir de rire de voir toutes les manières qu’elle a d’expliquer aux filles qu’elles sont mortes dans tout un tas de situation – le plus drôle étant à mon sens le coup de la demande en mariage. J’aime beaucoup le personnage de Gwen. On rencontre enfin, vers la fin de l’épisode, son mari, Nick. Nick a été introduit dans l’épisode précédent comme au chômage.

Sa principale activité consiste désormais à creuser tout seul une piscine dans son jardin, pour ensuite la louer à des inconnus sur une appli. C’est totalement perché, mais c’est marrant. Tout ça nous mène finalement au match Powderpuff où les filles jouent au football. Alors que je croyais que la série avait oublié totalement le personnage d’Harry, il débarque au match et s’assoit aussitôt à côté d’Evan. Ben tiens. Evan décide de partir bien vite, bizarrement, mais il est interrompu en cours de route par l’arrivée des mecs de l’équipe de foot du lycée. Moretti a interdit le spectacle de drag ? Pas grave. Ils le font tout de même et ça fait que l’épisode se termine d’une bonne manière. C’est la fête, tout le monde danse, tout le monde est heureux, même le boss d’Evan parce que le superintendant trouve la fête fun.

Bon, c’est un peu frustrant en revanche, car on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne Evan et Harry. J’imagine qu’il faut en garder pour plus tard. L’essentiel, c’est que la série commence à trouver ses dynamiques et à proposer des scènes vraiment marrantes.

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English Teacher – S01E01 – Pilot – 16/20

Ce n’est pas encore un coup de cœur, mais je sens que ça pourrait le devenir avec le temps. Il y a déjà un bon humour et la série a réussi à me faire sourire une ou deux fois. Une fois les personnages bien installés, il y aura sûrement de quoi faire de grandes choses. En attendant, la série est osée par moments, elle fonctionne très bien. Hâte d’en voir plus pour me faire une idée plus définitive.

Spoilers

Evan apprend qu’une enquête va être menée suite au baiser qu’il a échangé avec un collègue devant ses étudiants.


She thinks I turned her son gay.

Oh mon dieu, quelle introduction de série hyper efficace. Le réveil du prof qui commence sa journée par un réveil compliqué, un peu de danse, de sport et de copies à corriger, le tout au son de Maniac… Eh ça pourrait être ma vie qu’on dépeint là, sauf que je ne fais pas du sport de manière si efficace et que je ne suis pas prof d’anglais et que je ne mets pas de cravate et que je ne bois pas de café et que je ne conduis pas et bon bref, c’est pas moi, mais eh, l’identification fonctionne.

Assez vite, la série rentre dans le vif du sujet. Les épisodes ne durent que vingt minutes, on n’a pas trop le temps de toute manière. Le héros de la série, Evan, est prof d’anglais, il est hyper pote avec une prof méga belle (espagnol ? histoire ?) et deux autres collègues. Une autre, Jennifer, est partie faire une émission de télé-réalité et est remplacée.

Pourtant, celui qui se retrouve avec une plainte de parent au cul est bien Evan. Alors qu’il se plaignait juste avant des ados qui ne sont plus si woke que ça (ma foi, y a du vrai), voilà qu’une mère se plaint d’un moment de l’année passée où il a embrassé son mec devant ses élèves. Allons bon. Le gamin n’est même plus dans l’établissement, mais la mère fait un move politique parce qu’elle n’a pas aimé qu’il doive lire The Great Gatsby. De la littérature hyper populaire et connue et reconnue en cours de littérature ? Honteux.

Quel plaisir de retrouver, encore !, le papa de Veronica Mars dans une série. C’est la deuxième fois cette année et je suis content que ça se fasse dans deux rôles si différents – on est loin du flic d’Allegiance avec ce principal agoraphobe qui ne sait pas quoi dire à son employé et voudrait juste se débarrasser de ce cas relou avant que ça ne devienne quelque chose de plus important encore. Ce n’est pas gagné.

Evan est choqué de l’homophobie à laquelle il est confronté et s’en plaint à son supérieur, surtout quand il comprend que la mère l’accuse d’avoir rendu son fils gay alors qu’il l’était déjà avant ce petit baiser de rien du tout, puis il en parle à son mec – du oins c’est ce que je pensais. Il s’agit en fait de son ex. Evan le contacte juste parce qu’il ne serait pas contre un retour de flamme, mais aussi parce qu’il espère pouvoir avoir son soutien : il doit rédiger une lettre pour expliquer ses actes. Mais bon, ses actes, c’est surtout qu’il recouche avec Malcolm, l’ex donc.

Le soir (la nuit ?), il rédige donc son rapport pour expliquer ce qu’il s’est passé quand il a embrassé son collègue et mec de l’époque devant des étudiants. Depuis, Malcolm a changé de boulot et grand bien lui fasse. Ce n’est pas ce qu’Evan a envie de faire pour autant. Si Evan minimise à fond le baiser, un flashback nous révèle que c’était un peu plus que ça, avec même une main aux fesses de la part d’Evan. Et bien sûr, comme il bosse avec des adolescents, le lendemain, tout le monde ne parle que de lui apparemment.

Franchement, j’accroche bien à la série pour le moment, mais je trouve qu’elle manque de quelque chose. J’aime beaucoup l’amie d’Evan – elle est beaucoup trop cool avec lui cette Gwendolynn. Markie, le prof de sport, l’est aussi, mais il est un peu plus relou. Lui ne peut pas être accusé par des parents d’élèves, il est protégé parce que partiellement mexicain et allons savoir quoi d’autres. Le système, quoi. Au moins ça fait rire, parce que la série traite ça avec beaucoup d’humour.

L’homophobie à laquelle Evan fait face ? Elle est bien celle d’un parent isolé : ses élèves n’en ont rien à taper et sont plutôt cools avec lui, peut-être même trop cool. J’ai beaucoup aimé la scène avec les ados qui joue à fond sur l’humour et les conclusions hâtives qu’ils tirent faute de connaissances. Eh, ça rappelle des interactions d’intercours, en vrai, c’est pas si mal foutu.

On note aussi que la cantine est déjà un running gag avec de la bouffe dégueulasse et qu’Evan va clairement finir avec le prof remplaçant. En attendant, je dois dire que j’aime beaucoup l’humour que la série est en train d’installer. Le coup de l’explication de ce qu’est être non-binaire par Evan filmée par les étudiants juste pour faire des vues sur les réseaux ou de Gwen qui fait la belle devant la caméra ? Ils tiennent un truc. Je vais donner sa chance à cette série.

Evan finit par remettre sa lettre explicative au principal en fin d’épisode, parce qu’il a peur de l’enquête que mène l’administration lui fasse du mal. Seulement voilà, Markie a déjà arrangé la situation : la mère a laissé tomber le cas parce que Markie lui a « parlé ». Mouais : il a fait du chantage à la mère en la menaçant d’apprendre à ses potes que son fils était gay. Aha. Y a rien qui va, RIEN. Et c’est exactement ce qui fait que ça fonctionne. Evidemment, Evan n’aime pas du tout la méthode de Markie, mais c’est exactement le but de ce personnage.

Et sinon, ça alors, le principal explique à Evan qu’il ne peut plus sortir avec un prof de son établissement sous peine d’être viré. Evan dit que ça lui convient… mais eh, il oublie déjà le nouveau prof de physique, Harry. La rencontre en fin d’épisode, avec le petit compliment de la part d’Harry sur la chemise blanche hyper classique d’Evan ? Ah, ils sont bons pour accrocher eux, c’est un cliffhanger digne de Younger à l’époque. Voilà, c’est ça, c’est une série qui mélange Younger et Teachers. Avec un peu de chance, elle finira par être grandiose.

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English Teacher (S01)

Ça raconte quoi ?

La série se déroule dans un lycée américain, où le protagoniste s’efforce de réconcilier ses idéaux avec les compromis absurdes que lui impose la vie, entre drame perso, humour et réflexions sur le rôle de l’enseignant avec ses collègues dépassés.

Ce que j’en attends…

Quand j’ai vu le titre de cette série, j’ai immédiatement été intrigué, étant moi-même professeur. Je me dis que ça pourrait enfin être une série qui aborde ce qu’on vit au quotidien. C’est toujours bizarre de voir son métier en série, ça sonne souvent faux, mais parfois on a de bonnes surprises. En plus, là, les épisodes durent 20 minutes, alors ça me donne espoir d’avoir affaire à une petite comédie hebdomadaire pas prise de tête. Bon, bien sûr, c’est une série FX, donc je m’attends aussi à ce qu’elle ne se contente pas de dépeindre un quotidien banal, mais qu’elle aille gratter un peu plus loin sous la surface et ne soit peut-être pas que drôle. On verra bien, le synopsis promet de l’absurde.

Un autre point qui me laisse un peu sceptique, c’est la manière dont les séries sur des professeurs tombent souvent dans les clichés. Entre le prof ultra-dévoué qui sauve tout le monde ou celui qui s’effondre sous la pression, je crains un peu qu’on ne retrouve encore une fois les mêmes archétypes et que ça me soule par manque de réalisme. Mais ça, c’est le problème d’être du métier, je suppose.