Fear the Walking Dead – S05E05

Épisode 5 – The End of Everything – 18/20
Je dois avouer que je suis surpris de cet épisode : j’ai accroché à son intrigue quand elle aurait dû me blaser. En découvrant une nouvelle facette d’un personnage que je n’apprécie toujours que moyennement, la série fait en sorte que l’on s’attache davantage au sort des survivants de cette apocalypse. Bref, elle fait bien son boulot, tout en tournant toujours autant autour du pot de son intrigue de base. Il y a quelques miettes à grignoter quand même de ce point de vue-là…

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Spoilers

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You fall, I fall, that’s all the trust I need.

Oui, j’ai déjà vu l’épisode, parce qu’il promettait d’apporter quelques réponses sur l’hélicoptère et parce qu’une fois n’est pas coutume, je profiterai ensuite de la météo pour ne pas rester chez moi. La météo, d’ailleurs, est assez problématique parce que tant de soleil, ce n’est pas pratique pour ce début d’épisode qui commençait sous la pluie, de nuit.

En effet, on reprend là où la série avait abandonné Al il y a déjà un mois : bien qu’assommée, elle se réveille à temps pour échapper à la vigilance du soldat, occupé à tuer quelqu’un. Et personne n’a vraiment envie d’être à la place d’Al, dans le noir et sous la flotte, les mains liées, poursuivie par un soldat… et ensuite coincée par des zombies. Ne vous inquiétez pas : elle prend tout de même le temps de sauver sa caméra, hein.

Et au moment où elle était prête à la sacrifier, elle est sauvée de justesse par le soldat, qui s’avère être une femme qui en a après sa caméra ou, plus précisément, après le film qu’elle vient de faire. Pas de bol, Al a eu le temps de cacher la cassette avant d’être rattrapée.

Elle est alors fait prisonnière et coincée dans une voiture, les mains à nouveau liées. Pour s’en tirer, elle se débrouille, plutôt très bien, avec ses pieds. Ouep : elle ouvre la porte de la voiture, attire un zombie pris dans du barbelé et se libère avec celui-ci. Et puis, elle tue le zombie.

PLutôt que de s’enfuir comme quelqu’un de raisonnable, Al décide alors de poursuivre son enquête pour savoir ce que cache la femme qui l’a prise prisonnière. C’est ainsi qu’elle découvre l’hélicoptère, mais celui-ci n’a plus le moindre carburant. Nous voilà donc pas beaucoup plus avancé, même si on sait qu’elle finira par en trouver, puisqu’on l’a vu s’envoler.

Al prend ensuite le temps de parler à la radio, signalant ainsi sa présence non pas à ses amis, mais au poste de contrôle qui s’inquiète aussitôt de ce qu’il se passe. Et apparemment, elle signale aussi sa position à la femme qui n’a aucun mal à la faire prisonnière de nouveau. Comme elle prend aussi le temps de parler au contrôle, on voit que les codes de ce groupe sont toujours aussi impénétrables. Il y a beaucoup de choses à découvrir, mais cet épisode ne fera qu’en effleurer la surface, évidemment.

On a en tout cas quelques informations dans la scène : il y a moyen de trouver du carburant à proximité, le partenaire est mort et le contrôle décide d’envoyer du monde sur place.

Cela n’arrange pas la femme, qui se trouve en position de faiblesse devant Al. C’est ainsi qu’elles commencent à sympathiser : la femme veut absolument la cassette qu’Al refuse de lui donner sans obtenir des réponses à ses questions. Ce n’est pas gagné, mais une amitié improbable est ainsi créée entre elles. Enfin, amitié, j’y vais un peu fort ; mais une relation quoi. Elles n’ont pas l’air tout à fait ennemi et gagnent rapidement confiance l’une envers l’autre.

Il faut dire que la femme veut garder Al en vie, coûte que coûte, alors ça aide. Elle lui offre ainsi sa veste pour la protéger des morsures de zombies quand Al refuse de rester dans la voiture, ce qui est une bonne idée : la voiture finit sous un éboulement d’une falaise. C’est con.

Bien sûr, Al fait tout ce qu’elle peut pour récupérer sa caméra et elle y arrive, mais risquant au passage la mort. On notera que la veste de sa nouvelle compagne de voyage est quand même bien pratique et que tant qu’à faire, tout le monde pourrait effectivement prendre des précautions du genre et porter plein de vêtements, surtout depuis le temps qu’ils sont dans cette apocalypse. La femme décide en tout cas de comprendre pourquoi la caméra est si importante pour Al et découvre une cassette de plus.

C’est plutôt très intéressant, parce que cela permet de découvrir un peu le passé d’Al et de revenir à l’origine de l’apocalypse. Oh, nous n’aurons pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais tout de même : on apprend qu’Al avait un frère, Jesse, et qu’elle l’a laissée mourir seul, privilégiant l’histoire à filmer que sa famille. Top. On note surtout que l’armée et la garde nationale ont pris une partie de la population en sandwich à l’époque.

Voilà donc que les deux femmes se mettent à vraiment échanger et qu’Al lui balance qu’elle sait qu’elle a tué son partenaire, qui s’appelait Beckett. La femme, elle, ne donne pas son nom, mais Al décide de l’appeler Happy. Bien. Maintenant qu’elles n’ont plus de voiture, elles doivent aller chercher à pied le carburant en haut d’une falaise. Pas simple tout ça.

Par chance, elles trouvent de quoi escalader dans le coffre d’une voiture, avec aussi une carte du Texas qui m’a fait espérer qu’on en verrait plus, mais non. Elles escaladent rapidement la falaise, mais ça permet une scène vraiment intéressante à mon goût. Ce n’était pas si rapide, il n’y avait pas vraiment d’enjeux car on savait qu’elles allaient survivre, malgré un zombie, mais les plans étaient juste beaux à voir.

Au sommet de la falaise, Al parvient à prendre le dessus sur Isabelle, comprenant qu’elle a l’intention de la tuer une fois qu’elle aura récupéré la cassette, de toute manière. L’échange entre elles est de nouveau plutôt intéressant : Happy raconte qu’elle a dû tuer Beckett parce qu’il voulait fuir son job, effrayé par les radiations qui risqueraient de le faire devenir un monstre comme les zombies qu’ils croisent. Apparemment, le but d’Happy et Beckett était simplement de purifier l’eau.

Toujours pas amies, les deux femmes ont donc confiance l’une envers l’autre. La scène de la falaise aide bien : elles ont dû se faire confiance pour se sauver la vie l’une de l’autre. Elles récupèrent en tout cas du carburant et cette fois, Al prend la décision d’abandonner Happy et de retrouver ses amis. Toutefois, ce n’est pas si rapide que ça : Happy lui fait promettre de ne pas rester auprès de l’hélicoptère quand l’autre équipe arrivera, parce que ce serait catastrophique pour elle et ses amis, même si elle a besoin de voler pour s’en sortir.

Et d’un coup d’un seul, Happy se sent prête à parler et faire encore plus confiance à Al, sous-entendant de manière très claire que de toute manière, elle lui plaît. Elles prennent donc le temps d’un feu de camp pour qu’Happy raconte une partie de son histoire et drague Al, lui disant qu’elle aurait adoré la rencontrer avant l’Apocalypse ; ou bien après, quand son job lui aura permis de recréer un monde plus sûr. Ouep, les gens derrière ces groupes à l’hélicoptère sont donc prêts à rendre le monde meilleur par tous les moyens et tentent de rétablir ce qu’il était avant. Et c’est ça le job d’Happy : faire en sorte qu’ils réussissent.

De la même manière qu’Al choisit toujours les histoires par-dessus le reste, Happy choisit son job par-dessus le reste. Et malgré tout, Al décide de passer la nuit à dormir auprès d’Happy, plutôt que de se cacher. Le lendemain, elle prend même le temps de ramener Happy auprès de la cassette, qu’elle avait eu la bonne idée de cacher dans un zombie encore en vie, pour s’assurer que quelqu’un la découvre. Une fois en sa possession, Happy décide logiquement de venir à bout d’Al, comme prévu. Oh, Al espérait tout de même survivre, mais elle sait au moins qu’elle est morte en choisissant quelque chose d’autre que l’histoire, pour une fois.

Quelque chose d’autre ? Les sentiments qui viennent de se développer entre elles sont évidents, et c’est bien pour ça qu’Happy choisit finalement de ne pas tuer Al, qui lui a avant ça confié la cassette de l’histoire de la mort de son frère, pour s’assurer que l’histoire survive. C’est mignon. Happy révèle alors son nom, Isabelle, sa provenance, l’Indiana, et ce qu’elle a vu : la plus belle chose du monde. Ch’est meugnon, bis. Elle répond donc aux questions de base d’Al, sans la caméra, et en l’embrassant ; en lui faisant promettre aussi de ne jamais rien révéler et de ne pas chasser cette histoire, pour sa sécurité et pour la sécurité de sa mission à elle. Si quelqu’un venait à découvrir plus précisément les opérations du groupe – ce que l’on veut tous savoir depuis un moment maintenant ! – alors tout ce vers quoi ils bossent pourrait s’effondrer. MOUAIS.

Après tout ça, Isabelle repart donc en hélicoptère et Al récupère une radio pour recontacter Alicia et Morgan. Ces deux derniers sont très heureux de la retrouver et lui présentent les enfants/adolescents qu’ils ont récupéré la semaine dernière. Plus de nouveaux gens, comme dirait Al. Avant de reprendre le chemin, Al choisit de révéler son double nom de famille polonais, parce qu’elle veut à présent dépasser son simple rôle de journaliste. Elle a lié une vraie relation d’amitié avec eux, et le personnage a grandit grâce à sa relation éphémère avec Isabelle…

Si je n’ai pas eu mes réponses attendues, je m’attendais à une telle fin. C’était tout de même un épisode plutôt intéressant dans sa construction et je n’aurais pas cru, l’an dernier, qu’un épisode centré sur Al réussirait à me captiver. On avait là un bon chapitre de l’histoire et même si ça ne mène qu’à peu de choses de plus, j’ai vraiment accroché à cet épisode !

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Fear the Walking Dead – S05E04

Épisode 4 – Skidmark – 13/20
Le problème est que lors de l’épisode précédent, on a suivi les personnages que j’aimais le plus ; alors forcément, cette semaine, on s’occupe des autres. L’intrigue reste bien, heureusement, mais on retrouve tout de même les lenteurs habituelles de la franchise dans ce quatrième volet et j’ai surtout envie de voir la suite. C’était un épisode qu’il fallait bien voir pour son avancée, mais en même temps, on aurait pu s’en passer.

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Spoilers

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You wasted time I did not have.

L’épisode de cette semaine commence par une petite chanson sympathique écoutée par Daniel et, ouais, j’avoue, ça m’a fait soupirer. Je n’aime pas le personnage de Daniel ; ce n’est pas nouveau. Après, cet épisode portant le nom de son chat, ce n’est pas vraiment une surprise que l’on se concentre davantage sur lui. Je ne comprends pas l’intérêt, surtout qu’on ne nous révèle pas comment il a survécu au barrage, alors que ça aurait pu être intéressant.

Bon, l’épisode reprend pour nous montrer qu’il teste des pièges, fait des rations et rentre dans son entrepôt, où il brûle chaque jour la page d’un calendrier, plutôt que de le recycler pour l’année suivante (je doute qu’il existe encore plein de calendriers franchement). Il doit en avoir marre de recycler aussi, à recycler tout le temps le même vinyle. Une chose est sûre, en tout cas, j’en ai vite eu marre moi. Heureusement que le générique a interrompu sa routine qui m’ennuyait à mourir.

Post-générique, on découvre que Victor a ramené ses nouveaux amis auprès de l’entrepôt de Daniel, avec pour but évident d’aller voler l’avion. Bon, ou en tout cas de se renseigner sur ce que Daniel possède exactement. Elle a alors pour mission de se cacher avant qu’il ne parte, de manière à ouvrir le portail quand il partirait.

Où est-ce qu’elle se cache cette débile ? Dans le coffre de Daniel, bien sûr. Non mais faut le faire quand même. Evidemment, il se barre avec Charlie dans le coffre. Bon, cela permet toutefois à Victor et les autres de s’occuper de l’avion. Ce n’est vraiment pas mon groupe préféré – autant j’aime bien par moment Charlie, autant là, elle n’est pas avec eux et ne fait que de la merde. Quant à Victor, cela fait cinq saisons que je ne sais pas quoi penser de son personnage.

Il découvre rapidement que Daniel n’est pas débile : il a refusé de donner l’avion, alors il laisse un message dessus pour que Victor le contacte. C’est l’occasion de révéler qu’il a largement le dessus sur la situation : il sait que Charlie est dans son coffre, donc il a un otage, et il demande à Sarah de rester aussi loin que possible de Victor, qui n’apporte selon lui que du malheur. Certes. On n’avance pas vraiment, mais au moins, on ne recule pas non plus.

Après, l’approfondissement de la dynamique du duo Daniel/Charlie, ce n’est pas vraiment ce que j’attendais le plus dans cet épisode. On les voit partir tous les deux avec le chat à la recherche de nouveaux pièges à démonter. Oui, parce qu’il y a quand même qui s’amuse à faire des pièges pour tuer des gens, allons comprendre pourquoi. Charlie prend ainsi la décision d’aider Daniel, qui lui explique qu’il démonte les pièges pour venger ceux qui se sont fait tuer pour les créer et dont le matériel est dans l’entrepôt qu’il a récupéré.

Alors que Charlie et Daniel essaient de désarmer un piège, Skidmark se retrouve en danger. Oui, la série capitalise maintenant sur un chat pour nous faire flipper sur la survie de quelqu’un ! C’était plutôt marrant, même si je n’ai pas bien compris l’intérêt de cette intrigue. On note aussi que les zombies sont attirés par un chat derrière une vitrine (normal), mais pas du tout par le flingue qu’ils finissent par activer.

Skidmark, Charlie et Daniel s’enfuient toutefois sans problème. Charlie contacte alors Victor et les autres, qui attendent toujours à l’entrepôt que Daniel leur a pourtant dit de quitter. Celui-ci change subitement d’avis sans qu’on ne sache vraiment pourquoi : il abandonne sa voiture et les batteries de l’avion à Charlie et s’occupe de la meute de zombies qui les poursuivait, l’envoyant aussi loin que possible de l’entrepôt avec un peu de musique.

Pfiou. Victor culpabilise d’apprendre que Daniel s’est donc mis en danger pour sauver Charlie et ses amis, parce que c’est un peu beaucoup la faute de Victor cette fois. Il le contacte donc à la radio devant les autres, à qui il est forcé d’expliquer qu’il a fait l’erreur de le tenir éloigné d’Ophelia. Ouais, bon, ce n’est pas passionnant, mais l’idée, c’est d’avoir Charlie qui explique qu’il n’est pas possible de laisser Daniel derrière eux.

Ils partent donc à son secours et découvrent bien vite que leur plan a une sacrée faille : les flingues du camion d’Al ne fonctionnent plus. Qu’à cela ne tienne, il faut plus qu’une petite vingtaine de zombies pour tuer Daniel qui se réfugie sous le camion et est finalement sauvé par Victor : il se sert de l’avion, qui a des hélices, pour tuer tous les zombies. C’était une scène un chouilla gore, mais c’était plutôt marrant à voir.

Cela permet aussi de réconcilier Victor et Daniel, même si ce dernier ne peut pas vraiment pardonner Victor. Au moins, il ne le tue pas. Victor décide ensuite de s’en aller et suivre sa propre aventure, sans Charlie qui lui proposait pourtant de rester. Bref, tout ça est intéressant et laisse nos héros avec un chat, alors que Daniel s’en va seul, mais… mais… Mouais, c’était lent, quoi.

Loin de tout ça, Dylan regarde le livre du Petit Prince de Luciana et apporte des explications à Luciana sur ce qui les attend derrière la frontière de zombies. Dommage que ce ne soit que des mensonges, franchement. Il envoie Luciana et Morgan chasser de faux méchants et se propose d’aider Luciana à réparer ce dont elle a besoin pour se barrer.

Au passage, Luciana lui résume brièvement le Petit Prince, parce que Dylan ne sait clairement pas lire malgré ses lunettes. Pfiou. Je n’aime pas cet acteur, c’est plus fort que moi : il a une tête à claques, je trouve. Dès que Luci a le dos tourné, il prend la décision de contacter son frère et sa sœur, mais eux aussi sont occupés, avec la scientifique qui se retrouve à proximité d’eux.

Quand Alicia et Morgan comprennent (très rapidement) que Dylan leur ment, l’enfant prend la décision de dire la vérité – ben oui, il a deviné que son frère et sa sœur étaient en danger et évidemment qu’Alicia et Morgan sont la meilleure solution pour les aider. C’est une bonne idée, parce que la grande sœur a réussi à se tordre la cheville. Les deux adolescents sont sauvés de justesse par par Alicia et Morgan qui tuent les quatre zombies qui allaient manger les adolescents…

Sauvés de justesse ? Oui et non : ils n’étaient jamais vraiment en danger, parce qu’il y a toute une bande d’enfants et adolescents qui surgissent d’un coup de nulle part pour braquer Alicia et Morgan, forcés de se désarmer. Annie contacte donc Dylan pour savoir exactement ce qu’il leur a dit : elle n’a pas confiance en nos héros… mais elle finit par accepter que ses alliés baissent les armes. Alicia et Morgan interrogent donc les enfants pour en savoir plus, et ils découvrent que si ceux-ci ne veulent pas quitter la région, c’est parce que les adultes zombies morts après les radiations dans le camping sont leurs parents. Mais du coup, pourquoi sont-ils en vie les gamins ?

Après tout ça, Luciana répare la radio avec Dylan et peut contacter Victor, qui lui explique qu’il a bousillé les moteurs de l’avion pour aider quelqu’un d’autre. Pas grave : Dylan propose à Luciana de faire comme le petit prince et de réparer son avion. C’est sympa, mais je l’avais vu venir à des kilomètres, parce que ce n’est pas bien surprenant : il fallait bien justifier un jour ou l’autre l’intérêt de ce livre, et dès l’introduction de l’avion, on sentait bien que ça allait être la direction prise par la série.

Sinon, le cliffhanger voit Alicia et Morgan faire une petite rando avec les enfants en parlant entre eux du passé de Morgan… Le tout pour mieux découvrir l’hélicoptère qui a amené les méchants sur place. Le truc, c’est que l’hélicoptère est maintenant en train de repartir. Et bien sûr, c’est le même genre d’hélicoptère que celui de la saison 9 de The Walking Dead, sinon, ce ne serait pas drôle. Un jour, on aura des réponses…

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Fear the Walking Dead – S05E03

Épisode 3 – Humbug’s Gulch – 17/20
C’est globalement un bon épisode, avec pas mal de surprises, notamment une à côté de laquelle j’étais passé (ou alors, j’avais oublié ?). En tout cas, ça se regarde par conséquent tout seul, malgré une structure de l’épisode divisant un peu trop les protagonistes pour totalement me convaincre. J’en ai oublié l’existence de certains cette semaine, me concentrant au contraire sur ce bon épisode.

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Spoilers

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I was somewhere else and so was John.

Je suis vraiment au ralenti aujourd’hui, mais il faut que je me motive tout de même et rien de mieux pour ça que de regarder un épisode de Fear the Walking Dead. La série a la capacité de me motiver en général, même si ses épisodes ne sont pas tous géniaux. On commence cette semaine par le groupe éclatant tout un tas de zombies de manière à trouver, sur une carte, le périmètre formé par leurs ennemis, qui détiennent toujours probablement Al.

On commence plus particulièrement par assister à la manière dont John et June sont forcés de passer le périmètre en écrasant des zombies parce qu’on leur tire dessus. On ne saura pas exactement qui, mais on aura le droit de les voir arriver dans une ville fantôme, avec ambiance western assurée : Humbug’s Gulch.

Au moins, le titre de l’épisode prend rapidement tout son sens : c’est une fausse ville de western servant d’attraction pour les touristes. Et la chance de John est qu’il connaît bien la ville en question, parce qu’il en existe plusieurs identiques à travers les États-Unis. Comme il a eu la chance de bosser pour l’une d’elle, il sait très bien qu’ils peuvent y trouver des armes à feu. Et ça ne leur prend pas longtemps.

En revanche, la série nous ressort le coup de la tempête, et cette fois, c’est une tempête de sable. John et June sont donc complétement coincés dans cette ville fantôme et ça permet à June de s’amuser beaucoup avec lui… sauf qu’il n’en a pas envie et veut plutôt prendre la décision complétement conne de retourner à leur voiture, au milieu d’une tempête de sable. Ils s’en tirent malgré tout, mais ils se font tirer dessus par une figure dans l’ombre.

Et j’ai crié un « oh non ! » quand il est révélé qu’il s’agit de Dwight, toujours à la recherche de sa femme depuis qu’il a disparu dans The Walking Dead. Heureusement, June parvient à l’assommer, mais pas avant qu’ils ne crèvent les roues de leur voiture et n’attirent tous les zombies du coin vers eux. Bien sûr, nos héros sont de nouveaux gentils, alors ils le protègent des zombies à venir et le soignent même de la blessure par balle offerte à Dwight par John qui tire sacrément bien, malgré le vent.

Loin de garder Dwight prisonnier, ils veulent au contraire lui venir en aide, y compris dans la recherche de sa femme. Je suis plutôt rassuré de voir qu’il leur dit la vérité… Et puis, après tout j’aimais bien le personnage dans certains épisodes de la série-mère, pas de raison que ça ne soit pas le cas ici aussi.  Malgré toute la sympathie du couple, Dwight tente encore de se barrer quand ils font diversion pour attirer les zombies dans le saloon où il s’était réfugié.

Dwight leur demande alors de se barrer sans lui, mais ils s’y refusent. John vient donc en aide à Dwight qui appelle alors les zombies « walkers » pour la première fois dans cette série – de quoi aider Morgan, plus tard, à savoir qu’ils viennent du même endroit ? Je ne pense pas qu’ils se soient croisés dans la série-mère, même si Morgan connaît possiblement le nom assez original de Dwight.

Plutôt que de rejoindre sa voiture, Dwight prend au contraire le temps de se rendre dans celle aux roues crevées. Et oui, il s’agit de la voiture de Sherry, et il espérait y trouver une note de plus. Malheureusement, John et June sont alors forcés de lui révéler qu’ils ont récupéré la voiture dans un campement où plus personne n’était en vie…

Dwight, encerclé dans la voiture par des zombies, envisage alors le suicide, mais June parvient à le convaincre que c’est un bien mauvais plan. C’est mignon, parce qu’en sympathisant avec Dwight, le couple John/June revient sur sa belle histoire d’amour et d’espoir. Hey, ça fonctionne. Le couple bousille alors absolument toutes ses nouvelles munitions pour venir en aide à Dwight, la série partant en grand délire avec John se servant d’une balle pour tuer deux zombies à la fois, car la balle est coupée en deux par la hache de Dwitght. C’est d’autant plus ridicule qu’ils n’avaient qu’à courir et tuer les zombies « à la main » comme ils le font régulièrement depuis le début.

Bon, allez, Dwight finit sauvé dans cet épisode et John lui révèle que ce n’est pas la voiture de Sherry qu’ils utilisent, puisque les papiers ne correspondent pas. Mouais. Et on termine par June et John qui se réconcilient, même s’ils n’étaient pas vraiment en froid.

Pendant ce temps, Alicia fait équipe avec une Luciana blasée d’être blessée. Ben oui, mais bon cocotte, faut pas prendre l’avion comme ça. Elle dit cependant n’avoir aucun regret… La série allait retomber dans ses longueurs, mais heureusement, Alicia finit par tomber par hasard sur le canal utilisé par Dylan et Annie pour communiquer. Et quand elles entendent que Dylan est possiblement en danger, les filles se précipitent à leur recherche.

Tellement d’ailleurs que ce qui devait arriver arriva : elles frôlent la mort dans un débile accident de voiture à cause d’une planche clouée crevant leurs pneus. Alicia refuse de faire du surplace et continue à pied alors que Morgan est censé les rejoindre, mais je note surtout qu’il était temps d’avoir un accident de voiture, parce qu’ils ont passé leur épisode à conduire en parlant dans un talkie-walkie.

Enfin bon, de toute manière, à la fin de l’épisode, Alicia ne parvient pas à convaincre les enfants de lui répondre, et elle est forcée de reconnaître qu’il faut faire demi-tour quand Morgan le lui suggère. Ils rejoignent ainsi l’autre groupe de cet épisode, et il est révélé que Morgan et Dwight se connaissent bien. Bon, d’accord, j’ai pu oublier des choses depuis le temps. En tout cas, leurs anciennes tensions sont vite oubliées puisque Morgan veut absolument un nouveau départ.

Toujours à la recherche d’Al, le groupe se rend donc dégommer une autre des frontières de zombies… mais sont interrompus au dernier moment par un appel radio de Dylan. Il leur explique qu’ils sont en route vers la station-service, alors notre groupe fait aussitôt demi-tour ; pour mieux retrouver le van des enfants, accidenté. À l’intérieur, Dylan semble blessé et apeuré… alors qu’en réalité, Max et Annie sont en train de construire une nouvelle barrière de zombies : ce sont eux qui sont derrière ces étranges barrières ! C’est une révélation qui fonctionne plutôt pas mal, ma foi, mais ça nous éloigne encore plus d’Al, parce que ce ne sont pas eux non plus qui l’ont kidnappée. Y en a du monde dans le Texas, dis donc (ce qui me fait penser qu’avec la mention de l’état de Géorgie, j’ai enfin un point de plus dans le Bingo Séries) !

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Fear the Walking Dead – S05E02

Épisode 2 – The Hurt That Will Happen – 15/20
Sans être exceptionnel, c’est un bon épisode qui permet encore de mette en place les différentes intrigues de cette saison et d’apporter déjà quelques réponses. Tout ne m’a pas plu dans l’épisode, mais il y a une trouvaille qui ajoute un peu de danger et de mystère concernant les zombies, et ce n’est pas plus mal. Pour l’instant, tout est encore suggéré, mais j’ai bon espoir pour la suite de la saison.

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You still talk too much, Victor.

La série a encore fait des progrès dis-donc, il est question cette fois de renouveler la manière de présenter les résumés des épisodes précédents, et ça marche bien, je trouve, c’est très joli. L’épisode en lui-même commence sur Victor enregistrant un message pour Sarah, Wendell et Charlie afin de leur dire de continuer son travail s’il ne s’en est pas sorti. Une fois que c’est fait, il pollue la planète et se met en route vers le nouveau refuge de Daniel. Normal.

Il le trouve super rapidement, lui et son chat Skidmark. Voilà qui me rend perplexe sur les raisons de ce contact : Daniel déteste Victor après tout et le considérer mort depuis le barrage n’était peut-être plus mal. Bon, Daniel se trouve désormais dans une sorte de garage avec plein de véhicules, et c’est ça qui intéresse Victor.

Pour convaincre Daniel de lui prêter un avion, il révèle les décès de Madison et Nick, insistant sur la survie d’Alicia, mais pas de Luciana. J’ai trouvé ça super sympa de sa part, avant de comprendre (plus tard dans l’épisode) qu’en fait Luciana et Daniel ne se sont jamais croisés. C’est fou !

À la réflexion, c’est toutefois vraiment abusé ces retrouvailles autant d’années après Mexico, comme si de rien n’était. Oh, les scénaristes insistent pour que Victor affirme avoir changé, mais je trouve quand même que c’est exagéré comme manière simplifiée de ramener Daniel dans la série. Il est tellement increvable qu’on ne nous explique même pas comment il a survécu.

En parallèle, Morgan, Alicia et John sont à la recherche d’Al, mais non seulement ils ne la trouvent pas sur le lieu de l’accident, ils retrouvent en plus leurs caisses d’armement… vides. Consolons-nous, leur édition du Petit Prince est encore en état, elle. Pendant ce temps, Luciana est toujours soignée par June, et elle se remet drôlement bien et vite, même si elle ne sent plus ses doigts et pose de drôles de questions. Heureusement, ce ne sont que les effets des médicaments et elle peut toujours se servir d’une radio pour tenter de contacter Victor.

Elle passe donc son épisode dans la station-service alors qu’Alicia et Morgan font équipe pour retrouver Al. Ce n’est pas une réussite : Alicia culpabilise et la météo change du tout au tout tout au long de l’épisode. Il pleut dans l’épisode d’avant, il fait beau sur le lieu du crash, ils sont en plein brouillard quand ils retrouvent ensuite un tas de voitures qui les intriguent.

Ils explorent un peu les lieux et Morgan trouve un piège à zombies plutôt bien foutu. Il décide de tuer les zombies pour mieux se retrouver lui-même pris au piège d’une nana équipée d’une tenue anti-radiations. Si elle le maîtrise sans trop de mal, elle est finalement elle-même attaquée par Alicia qui est persuadée qu’elle est liée à l’enlèvement d’Al.

Pourtant, Grace, c’est son nom, affirme que ce n’est pas le cas et que si elle s’en prend à Morgan, c’est uniquement parce qu’il est possiblement contaminé par des radiations. En effet, les zombies qu’il vient d’attaquer sont contaminés par la fonte d’un radiateur qui a eu lieu quelque temps plus tôt. Grace n’est là que pour s’occuper des morts de l’usine nucléaire dans laquelle elle travaillait elle-même. Et d’après elle, il y a eu 63 zombies radioactifs, tout de même.

Ces radiations donnent l’occasion à Morgan de se faire une petite douche en plein air, et Grace lui explique comment bien se nettoyer en cas d’exposition aux radiations. C’est top, il change même de vêtement et se retrouve avec un t-shirt immonde qui me donne l’espoir que quelqu’un parle d’un état américain à un moment. En revanche, il perd dans l’opération son sempiternel bâton, et ça c’est triste.

Comme le crash a possiblement attiré plein de zombies, Grace demande à se rendre sur place, ce qu’ils acceptent de faire malgré de fortes réticences d’Alicia : elle préférerait se mettre au plus vite à la recherche d’Al. Alors certes, je comprends l’idée, mais elle pourrait écouter un peu plus les conseils de cette experte en radiation.

À la place, elle préfère s’attaquer aux zombies qui débarquent sans plus de précaution, alors même qu’un d’eux est un zombie radioactif – ils se repèrent grâce à des petits cylindres autour du coup, ils sont sympas ces zombies. Alicia est un peu conne là pour le coup, elle ferait mieux d’écouter Grace, parce qu’elle se met en danger pour pas grand-chose. Après, cette dernière insiste pour tester chaque zombie avec son dosimètre alors qu’il est très facile de reconnaître le contaminé aux cloques qu’il a sur la tronche, et ça fait perdre un temps précieux qui aurait pu tuer Alicia.

Elle s’en titre toutefois sans mal, et ils reçoivent ensuite un appel de John et June qui ont trouvé un tas de zombies radioactifs, brûlés. Oui,

John et June sont rapidement mis au parfum des nouvelles subtilités du danger qu’ils encourent par message radio, et ces zombies radioactifs les font bien rire au départ. S’ils ne parviennent pas à mettre la main sur Al, ils retrouvent la trace des trois enfants de l’épisode précédent. June insiste pour continuer à les chercher, puisqu’elle est persuadée qu’ils veulent être retrouvés, comme elle lorsqu’elle avait fuit John.

Ils trouvent donc un repaire avec quelques cabanes, mais pas les enfants. Au contraire, il y a juste plein de zombies dans les cabanes, ce qui est plutôt bizarre a priori, mais s’expliquent quand on comprend qu’ils ont brûlés les zombies radioactifs et se sont retrouvés contaminés comme ça. Grace le vit super mal, forcément.

Bizarrement, ce n’est pas la seule : Alicia aussi a droit à une petite crise existentielle, comprenant qu’elle s’est mise bêtement en danger. Bref, ça permet la scène longuette habituelle de la série, avec un dialogue particulièrement inutile entre elle et Morgan. Cela permet de les faire repartir du bon pied et ils décident de venir en aide à Grace, mais celle-ci refuse leur aide : elle est elle-même contaminée et possiblement contagieuse. Bref, elle reprend seule la route à la recherche de la trentaine de zombies radioactifs présents… mais ils peuvent toujours communiquer par talkie-walkie, au moins !

De son côté, Luciana passe son épisode dans la station-service, et j’ai trouvé ça débile comme tout comme la location est connue de leurs nouveaux ennemis. Ce n’est qu’avec peu de surprise que j’ai eu peur pour elle quand, alors qu’elle communique enfin avec Victor, toujours auprès de Daniel, pour apprendre qu’il va les aider en leur prêtant l’avion, elle entend un bruit bizarre venant de dehors et perd la connexion radio. Désolé pour la longueur de la phrase, j’ai voulu donner trop d’informations d’un coup, je crois. On dira que c’est le stress.

Luciana se retrouve en effet à sortir du magasin pour constater que l’antenne longue portée est renversée par le vent. Elle appelle June et John pour les prévenir de tout ça, mais reste dehors à portée de zombies pour se faire. Et plutôt que de se précipiter vers l’intérieur quand elle voit des zombies arriver, elle ATTEND et tente de tirer sur eux.

Faut être complétement stupide à ce stade, c’est du gâchis de munitions, surtout qu’elle n’a probablement pas assez de balles pour tous les zombies. Bref, elle abuse totalement et finit par s’évanouir une fois à l’abri. J’imagine que c’est un moyen de nous donner un cliffhanger : elle est retrouvée par ses amis en parfaite santé, mais les zombies qui la poursuivaient sont décapités et exposés au panneau juste en face de la boutique, histoire de bien leur faire comprendre de ne pas rester là.

Inutile de dire que c’est le genre de messages qui leur donne envie de rester, hein. De son côté, Victor finit par découvrir que finalement Daniel ne lui viendra pas en aide, parce que chaque fois que Victor veut aider quelqu’un, il empire la situation selon Daniel. Par conséquent, il décide de laisser Alicia et Althea se débrouiller seules, parce qu’elles ont ce qu’il faut pour ça. Sympathique conclusion, mais donc, si je résume, une fois de plus, Daniel ne sert à rien ? On peut pas décider qu’il est temps d’en finir avec ce personnage ? J’aimerai tant le voir mourir, et plutôt deux fois qu’une comme cette série le permet s’il revient en zombie…