Eyes of Wakanda (S01)

De quoi ça parle ?

Une petite (minuscule, même) série animée d’anthologie sur des héroïnes et héros du Wakanda à travers les âges.

Ce que j’en attends

À vrai dire, pas grand-chose. J’ai peur de ne pas aimer : les anthologies, ce n’est pas mon truc. Le format animé, ça ne me plaît quand même pas toujours. Les saisons de What if étaient hyper inégales et m’ont parfois franchement… Je ne sais pas, je m’ennuyais. Pour autant, j’ai envie de donner sa chance à cette nouvelle proposition de Disney/Marvel.

Je ne cacherais pas ici que je suis un grand fan de Marvel de toute manière et qu’il y a une large majorité de ce qu’ils proposent auquel j’adhère même quand personne n’aime. Du coup, tenter Eyes of Wakanda, c’est une solution de facilité (ça dure 2h, et même moins vu qu’il va encore y avoir dix minutes de générique par épisode je suppose) par rapport à Iron Heart et j’ai envie que ça se passe bien.

Je suis partagé, donc : j’ai peur de ne pas aimer car il y a plein de signaux qui font que ça ne me motive pas plus que ça… Mais j’ai vraiment envie d’aimer, surtout que je vois le potentiel de toute la mythologie du Wakanda. J’espère donc qu’ils n’ont pas foiré ce projet !

Note moyenne de la saison : 17/20

Eyes of Wakanda – S01E01 – Into the Lion’s Den – 17/20

L’épisode a su éteindre toutes mes craintes d’une anthologie peu intéressante. Cet épisode s’attarde sur une héroïne qui m’a beaucoup plus et une histoire simple à comprendre. J’aurais aimé que ce soit plus long tellement j’ai accroché aux personnages…

Eyes of Wakanda – S01E03 – Lost and Found – 15/20

J’adore toujours autant la série qui impose un style visuel très classe et surfe agréablement sur la mythologie Marvel extrêmement riche et féconde, mais il y a un mais. Il est même de taille : cet épisode n’a pas réussi…

Eyes of Wakanda – S01E04 – The Last Panther – 17/20

C’est déjà la conclusion de cette mini-série, définitivement trop courte. Il y a plein de potentiel, il resterait plein (mais alors vraiment plein) de pistes à explorer et je sens qu’on ne fait qu’effleurer les nombreuses idées des scénaristes.…

Daredevil Born Again – S01E03 – The Hollow of His Hand – 16/20

La série reste bien bavarde, mais je crois que je n’en attendais pas autre chose. En revanche, j’attendais un fil rouge qui s’étire dans la durée, pas une écriture similaire à celle d’un film. On avance plus vite que je ne m’y attendais en ne restant concentré quasiment que sur une seule intrigue dans cet épisode. Après, je dois bien reconnaître que ça fonctionne.

Spoilers 

Matt prépare le procès d’Hector.

You lecture me about what’s right and wrong, and then you have the nerve to make a mockery of my courtroom !

J’avais la meilleure volonté du monde pour voir cette série au fur et à mesure de sa diffusion, parce que j’adore voir les séries comme ça… Et pourtant, me voilà avec toute la saison à rattraper. Dire que j’avais même pour ambition de rattraper Punisher entre deux épisodes. C’est malin, ce fut un énorme fail. Il faut bien commencer quelque part, cependant, alors c’est parti pour cette critique.

En début d’épisode, Matt se rend auprès d’Hector pour le réconforter et, vraiment, cette série est parfois bavarde juste pour occuper du temps d’épisode, je trouve.

Après le générique, on s’éloigne de l’intrigue principale pour assister à un étonnant braquage où un homme se fait tuer parce que son collègue est trop con pour donner sans portefeuille sans broncher. Le lendemain, Fisk est tenu au courant de ce double meurtre et de la perte du camion que les hommes conduisaient pendant son petit-déjeuner avec Vanessa. Cette dernière s’inquiète un peu que la guerre des petites fourmis ne finisse par leur exploser au visage, mais Fisk lui assure qu’elle n’est pas concernée.

Il faut bien dire que c’est aussi comme ça que je me sens : je ne me sens pas trop concerné par les magouilles de Fisk et Vanessa, ni par les pions avec lesquels ils se battent sans trop le dire. Il faut pourtant qu’ils apprennent à communiquer : ils continuent de suivre une thérapie de couple – en espérant pour Vanessa qu’elle parviendra à obtenir ce qu’elle veut, à savoir être mouillée davantage dans les affaires de Fisk. Chacun ses délires.

De son côté, Matt rencontre l’agent Powell dans les toilettes du tribunal. Ce dernier est là pour tenter de l’impressionner, mais bon, il en faut plus que ça pour l’impressionner et il compte tout de même défendre Hector. Matt s’est déchaîné la veille, mais personne n’en parle : j’aime bien quand même que la série prenne le temps de nous montrer ses poings ensanglantés. Il n’est qu’un humain, après tout.

Un humain, oui, mais aux sens aiguisés : pendant le procès, il entend un autre flic murmurer que Nicky Torres ne doit surtout pas témoigner. Il faut dire que toute la défense de Matt repose sur sa présence pour prouver que Powell ment à la barre : il assure ne pas connaître son indic’ et Matt compte bien prouver que si. J’aime bien que la série prenne le temps de nous montrer un procès, parce que c’est le job de Matt après tout.

Il est plutôt bon avocat quand il s’attaque à Powell qui, lui, cherche à charger Hector autant que possible. On nous fait tout un tas de suspense autour de Nick en revanche : pendant un long moment, il semble qu’il ne viendra pas au procès… et quand il arrive enfin, le problème est qu’il revient sur son témoignage. Il ment à la barre et refuse de reconnaître qu’il donnait des infos aux flics. C’est con : c’est la raison pour laquelle Hector est intervenu à la base, il le protégeait.

Cela fait reculer de plusieurs cases le cabinet de Matt. Il fait quand même venir Hector à la barre. Lui, il confirme, sous serment, ce qu’il s’est passé. Comme ce n’est pas suffisant, Matt décide de révéler son identité secrète de White Tiger. C’est complètement abusé : après s’être battu pour garder le secret de son client, il le balance devant tout un tribunal, sans même prévenir Hector avant. Ce dernier ne semble même pas lui en vouloir plus que ça : le plus énervé dans l’histoire est le juge.

Je comprends le point de vue de Matt qui est que les policiers menacent ses témoins alors il faut bien montrer que White Tiger est un justicier qui fait le bien pour la communauté. En effet, les flics ne peuvent pas faire taire tous les gens qu’il a pu aider – surtout quand il y a aussi des rapports de police qui expliquent tout le bien que ce justicier fait.

La police a beau être corrompue, il est compliqué de faire face à un cas bien défendu par Matt. Il fait d’Hector un héros populaire. L’avocat en face est quand même capable de faire face, justement : il est tout à fait humain de faire le bien comme le mal. Les bonnes actions n’annulent pas les mauvaises actions ; et surtout, il y a un policier qui s’est pris un métro en pleine face. C’est un peu longuet ces scènes de procès ; pas forcément ce à quoi on s’attend en regardant une série de super-héros… mais c’est aussi hyper efficace comme écriture. Le changement de ton est plutôt bienvenu. En revanche, il y a des personnages secondaires qui manquent. Tout se centre tellement sur cette intrigue de procès qu’on dirait plus un film qu’une série.

Je m’attendais à ce que le procès dure sur la saison et soit un fil rouge, moi, mais ce n’est pas le cas : Hector est reconnu non coupable de tous les chefs d’accusation dix bonnes minutes avant la fin d’épisode. Bon, un peu moins avec le générique, je suppose, mais tout de même. C’est une victoire pour le cabinet de Matt et il célèbre ça en passant la soirée avec sa nouvelle copine – et en parlant de Foggy tss.

Il y en a un à qui la conclusion du procès ne plaît pas du tout : c’est Fisk. Il rappelle la journaliste pour faire une déclaration claire : le maire de New-York considère que les justiciers n’ont pas leur place dans ce monde et sont des lâches à cacher leur visage. Allez. Il assure que ça ne continuera pas ainsi. On en arrive alors au cliffhanger : Hector renfile son costume de White Tiger et sort pour protéger la veuve et l’orphelin. Malheureusement pour lui, il se prend une balle dans la tête de manière tout à fait gratuite et inattendue.

Et le tueur n’est autre qu’un homme habillé avec… Un pull Punisher, bien sûr. Arf.

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Daredevil (S03)

De quoi ça parle ?

Du retour d’entre les morts de Daredevil. La saison 2 de la série était incroyable, avec une Elektra dont j’étais tombé amoureux au point d’acheter la Funko Pop. Defenders ? Pas aussi incroyable que ça aurait dû l’être, mais c’était bien. Et maintenant ? Je ne sais plus où on en est.

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Ce que j’en attends

Daredevil revient sur Disney + cette année, après trop d’années d’absence et une annulation sauvage lorsque Disney a divorcé de Netflix sans crier gare. Le problème, c’est que je n’ai jamais vu la saison 3 de la série. Je suis sûr et certain qu’il n’y a pas vraiment besoin de l’avoir vue, en vrai, mais mon côté collectionneur ou « complétiste » proteste vivement de regarder la suite sans l’avoir jamais vue.

En vrai, je lance la saison 3 en protestant tout aussi vivement de toutes les autres séries de l’univers Marvel/Netflix que je n’ai jamais terminée. Plusieurs années se sont écoulées pourtant, plusieurs fois j’ai mis les séries dans mon Challenge Séries… mais non. Cela ne s’est jamais fait, j’ai toujours été découragé, en grande partie parce qu’il n’y a pas de fin aux séries. Seulement voilà : maintenant, il va y en avoir une ! Autant m’y remettre, non ?

En revanche, je m’y remets genre quatre jours avant la sortie des nouveaux épisodes, la saison fait 13 épisodes et les épisodes durent quasiment une heure… Je vais la dévorer autant que possible, quitte à accélérer certains passages et, surtout, quitte à sacrifier les critiques au passage.

Daredevil – S03E01 – Resurrection – 15/20

Je sais bien qu’il se passe plein de choses dans cet épisode, mais quand on en arrive à la fin, j’ai quand même l’impression qu’il ne s’est rien passé – cela bouge       assez peu. Plus qu’une résurrection, c’est…

Daredevil – S03E02 – Please – 14/20

Que la série est bavarde ! On oublie les défauts avec le temps, pour n’en garder que ce qu’on adore en tête, mais ça revient vite une fois mis devant un épisode. Le schéma Netflix était incroyable à ses débuts,…

Daredevil – S03E03 – No Good Deed – 15/20

Sans trop de surprise, cet épisode commence à faire du lien entre les différentes intrigues, en s’assurant de continuer à éviter d’en faire trop pour garder des munitions par la suite. À la place, les scénaristes rusent pour occuper…

Daredevil – S03E04 – Blindsided – 15/20

C’est un bon épisode, mais vraiment, je n’arrive pas à me focaliser sur autre chose que le schéma hyper prévisible de Netflix qui avait sur les séries Marvel un véritable cahier des charges non officiels. Et l’épisode 4, c’est…

Daredevil – S03E05 – The Perfect Game – 13/20

Ah oui, quand même. Je ne sais pas si c’est un jeu parfait, mais c’est un épisode « filler » parfait. Vraiment, c’est du remplissage, c’est incroyable. Ce n’est pas si mauvais pour autant, mais il y a une bonne partie…

Daredevil – S03E06 – The Devil You Know – 16/20

C’est plus ou moins l’épisode de milieu de saison, alors bien sûr, tout s’accélère et on nous vend de l’action et des rebondissements plus ou moins bien foutus. Loin des spoilers et des bande-annonces qui en révélaient trop à…

Daredevil – S03E07 – Aftermath – 14/20

Voilà un épisode qui porte bien son titre : dans l’après bataille, tout est beaucoup plus calme. On ne développe pas forcément ce que j’ai envie de voir, mais en revanche, on passe pas mal de temps à recycler des…

Daredevil – S03E08 – Upstairs/Downstairs – 14/20

Il y a du bon dans cet épisode, je trouve, parce qu’il avance en parallèle plusieurs intrigues. Le problème qui me frappe le plus, toutefois, est un problème qui vaut pour toute la saison : le personnage de Matt est…

Daredevil – S03E09 – Revelations – 14/20

Je ne suis pas tellement convaincu par les révélations promises dans le titre tellement ça m’est passé à côté. Cette saison 3 est moins réussie que les précédentes – elle est à leur image, mais je n’aime pas tellement…

Daredevil – S03E10 – Karen – 14/20

Voilà un procédé que je ne cesse de fustiger depuis des années : plutôt que d’avancer dans l’intrigue principale de la saison, on nous fait un détour parfaitement inutile par le passé, avec un focus sur un personnage principal qu’on…

Daredevil – S03E11 – Reunion – 16/20

Que ça fait du bien de retrouver du rythme après une saison qui m’a paru être en anesthésie générale la majeure partie du temps. Le début de cet épisode ne fait pas exception, mais on sent sur la fin…

Daredevil – S03E12 – One Last Shot – 17/20

C’est un joli épisode qui se dirige de manière trop évidente, facile et rapide vers un happy end. Il reste toutefois encore un épisode dans la saison, alors on se doute bien que ça ne peut pas être si…

Daredevil – S03E13 – A New Napkin – 17/20

Un épisode final qui sort de son chapeau des twists qu’il aurait été sympa de voir développer dans les longues minutes où il ne se passe pas grand-chose… mais pour autant, ça donne une fin vraiment sympathique pour la…

Daredevil Born Again – S01E01 – Heaven’s Half Hour – 18/20

J’ai presque envie de mettre la note maximale à l’épisode tant ce retour commence par une véritable masterclass. Rarement un revival n’aura réussi à replonger si vite dans une ambiance tout en mettant la barre un peu plus haut. La qualité est toujours là, la beauté des plans, l’atmosphère de la série d’origine… Franchement, c’est une véritable saison 4 et elle est déjà bien mieux que la 3 parce qu’il n’est plus question de suivre des schémas qui ont fait leur temps. Bref, c’est top pour une reprise. Je suis tout de même curieux de voir ce que proposera la série pour la suite de la saison, en revanche : il manque très clairement cet aspect, je trouve.

Spoilers 

Matt ne le sait pas encore, mais c’est la dernière soirée de Daredevil qui commence en début d’épisode.

Not nostalgia. Reverence for the past yet hope for the future.

Joli début de série ce petit générique Marvel Studios et l’ouverture de l’écran très progressive avec ensuite un fondu entre la skyline de la ville et des phares arrière de voitures. On est tout de suite replongé dans l’ambiance de la série d’origine et je suis surpris de constater que la série ne traine pas en besogne. Contrairement à ce que Netflix aurait fait, nous retrouvons immédiatement le trio de personnages que l’on a tous envie de voir interagir dans cette première scène.

Karen, Matt et Foggy sortent d’un restaurant pour se rendre dans un bar, papotant avec nostalgie (ou pas) de ce qu’était Hell’s Kitchen et du départ à la retraite de Cherry, un policier. C’est à son pot de départ qu’ils se rendent, histoire qu’on nous réintroduise un peu à l’univers : Foggy est toujours avocat (mais est célibataire parce qu’il drague une avocate ?) qui défend même des criminels qu’il n’aime pas trop, les super-héros justiciers masqués sont la norme en ville tandis que Karen et Matt se tournent toujours autour.

On ne sait pas exactement combien de temps s’est passé entre les deux saisons. Pour moi, ce fut une éternité. Alors que tout va bien dans ce bar, les choses dérapent bien vite. Foggy reçoit un appel que Matt entend avec ses pouvoirs. Bordel, j’aime déjà les effets que la série ajoutent pour l’utilisation de ses super sens (parce qu’il n’a pas vraiment de pouvoir). L’écran s’élargit pour indiquer le problème, puis se rétrécit pour que Matt entende tout.

Ainsi donc, on apprend que Foggy héberge un certain Benny chez lui, pour le protéger. Seulement Benny l’appelle par crainte d’entendre du bruit en bas de l’immeuble. Inquiet pour lui, Matt décide de mettre son costume de justicier et de se rendre sur place pour lui venir en aide – la petite musique qui va bien, c’est tellement un générique. Malheureusement, tout ça n’est qu’un piège visant à éloigner Matt de ses amis.

Il s’en rend compte un peu trop tard, en entendant un autre appel de Benny à Foggy, histoire que le premier s’excuse. Et il peut : devant le bar du pot de départ de Cherry, Foggy se fait tirer dessus. Le tueur veut clairement laisser Karen en vie à ce stade, parce qu’il n’a aucun mal à tirer sur Foggy et les deux flics qui sortent du bar pour lui venir en aide, mais pas sur elle. S’en suit une scène d’action comme seule Daredevil a toujours su les faire, mais avec des petites nouveautés dans le traitement de l’image, du format de l’écran, de la luminosité.

Bordel. C’est une masterclass, tout simplement. On a parfois un peu de mal à voir exactement qui est qui parmi les fumigènes, mais en même temps, il y a des fumigènes, c’est pour une raison. Matt sauve in extremis Karen en débarquant pour s’en prendre à Dex, qui fait un véritable massacre dans le bar. Tout au long de la baston, Matt prend le temps d’écouter ce que dit Karen à Foggy – parce que dans la rue, elle essaie de contenir l’hémorragie et de garder en vie son ami.

C’est fou comme c’est terriblement efficace comme scène. On reprend l’habitude du travelling, mais avec une focalisation plus forte encore sur les sens de Matt. Et wow, juste wow. Le combat mène petit à petit Matt sur le toit de l’immeuble où il s’attaque à Dex. C’est évidemment lui le type qui a voulu tuer Foggy et prendre sa revanche. La série ne perd pas de temps : elle tue Foggy – ce ne peut pas être une surprise, même si ça l’est. Ils ne savaient pas quoi faire de son personnage en saison 3. Le tuer maintenant, c’est un bon moyen de choquer et de relancer la série.

Bon, ça fait chier en revanche. Matt est traumatisé d’entendre son cœur s’arrêter de battre. Moi aussi à vrai dire. Sans surprise, Daredevil se venge en balançant du toit son ennemi – et pauvre Karen qui entend un corps tomber mais ne sait pas de qui il s’agit avant de se retourner ! Je dis sans surprise, mais il y en a une : Daredevil ne tue pas normalement… sauf que là, la rage était évidente. On parle de Foggy, tout de même. Cherry débarque alors sur le toit et découvre la vraie identité de Daredevil. Matt. La mort de Foggy lui fait trop mal : Matt laisse tomber le masque, littéralement, du haut de l’immeuble. La musique, le générique, wow. Les frissons. C’est un retour incroyable. Dans la rue, en revanche, ce connard de Dex est encore en vie… Au moins, Matt continue de tenir sa promesse.

Le générique m’a semblé un peu plus lent que celui de la série d’origine, mais la première scène de cette série est une telle réussite que je peux tout pardonner. Ce début d’épisode suffit à donner envie de mettre 20/20. C’était beau, prenant, puissant, avec tout de suite des enjeux. Et pourtant, la série nous propose de revenir ensuite un an après la mort de Foggy. Ils ont osé se débarrasser de ce personnage comme ça, c’est fou. Et Daredevil a failli tuer quelqu’un en plus.

Un an après, Matt regrette encore son ami, alors qu’une course politique à la mairie a commencé. Il y a de quoi faire : un petit reportage vidéo nous apprend que Daredevil ne s’est plus montré depuis un an et que ça devient n’importe quoi en ville côté sécurité. Inévitable. Matt se rend tout de même au travail, où il bosse désormais avec l’avocate que Foggy draguait. C’est un jour particulier : c’est celui où Matt doit témoigner contre la personne qui a tué son meilleur ami. En plus de tout, c’est aussi le jour où il retrouve Karen – il semble qu’ils ne se soient pas beaucoup parlé.

Dex a bien survécu et a été arrêté : il a droit à un vrai procès, lors duquel il n’a bien sûr aucun regret ou remord. Et il est condamné à perpétuité. Mouais. Je trouve ça gros et expéditif tout de même : pourquoi s’en prendre à Foggy en particulier ? Qu’est-ce qui l’a mené à agir comme il l’a fait ? On l’avait quitté en train de subir une chirurgie pour survivre et… On le retrouve comme ça ? Et combien de temps après ?

Bref. Le procès : une peine à perpétuité, c’est le minimum. Ce n’est pas le plus gros intérêt cependant : le but est de voir plutôt Matt et Karen pour comprendre ce qu’il en est de leur relation. La perte de Foggy a créé un fossé entre eux, une véritable crevasse terrible de distance, de non-dit, de regret. Ils ne parviennent pas à ne pas se disputer et Karen part bien vite. Oh, elle le fait après avoir demandé à Matt s’il comptait remettre le masque de Daredevil, tout de même. Il lui assure que non car il n’est plus comme ça – il ne s’en sent plus capable.

Pas étonnant, finalement, que Kirsten, sa nouvelle associée, lui tende un piège : elle l’envoie recruter une nouvelle avocate pour le cabinet, Heather, mais celle-ci s’avère en fait être une psychothérapeute. Il a bien besoin de parler après tout, mais le but de Kirsten est plutôt d’organiser un blind date – sans jeu de mots, promis. Et contre toute attente, ça s’avère efficace. Le quiproquo ne tient pas longtemps, mais Heather et Matt parlent un bon moment.

Il faut toutefois travailler : Matt retourne au cabinet, reproche son attitude à Heather, puis retrouve Cherry. Ah, sa retraite se passe bien : il mène à présent des enquêtes pour Matt. Celle du moment ? Elle concerne Fisk, bien évidemment !

Bien sûr, le synopsis promettait un retour de Fisk et il se fait bel et bien dans cet épisode. On commence par retrouver Vanessa qui gère les affaires de son mari d’une main de maîtresse. Il nous manquerait presque un peu de contexte pour savoir où était Fisk exactement – il finissait la saison 3 en prison, mais bon, il s’est baladé un peu depuis dans le MCU. Aujourd’hui, il nous revient sans son caractéristique costume blanc, contrairement à Vanessa.

Il faut à présent nous réintroduire le couple et son fonctionnement. Fisk aime toujours autant s’écouter parler pour convaincre Vanessa qu’il a encore du pouvoir. Oh, c’est le cas et sa simple présence met fin à la réunion de Vanessa et des Cinq familles, mais tout de même. Son vrai retour se joue toutefois ailleurs : en politique. Le soir même, il décide donc de lancer sa campagne pour devenir maire de New-York. Quelle surprise. Matt entend la nouvelle et désespère, évidemment ; mais « Fisk can fix it » est un slogan qui accroche déjà les réseaux sociaux.

Le Caïd lance sa campagne par une allocution télévisée, mais pas que : il faut organiser le combat à présent. Une réunion est l’occasion pour les scénaristes de nous présenter toute son équipe. Cependant, équipe ou pas, réussite politique ou pas, une chose est sûre : Fisk fait le buzz. Quand Matt marche en ville, il entend que tout le monde parle de lui, en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle et qu’il occupe l’espace médiatique, je suppose.

En tout cas, il n’est pas surprenant que Matt demande de l’aide à Cherry pour savoir ce qu’il en est : même si Fisk paraît sincère, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de Fisk. Il joue évidemment sur l’insécurité pour faire oublier sa capacité à écraser des crânes à mains nues. Cela ne peut suffire à Matt, bien sûr : il décide donc d’aller lui rendre visite et d’en avoir le cœur net.

Les deux ennemis se retrouvent face à face dans un silence factice mais oppressant, mais Fisk accepte immédiatement de parler avec Matt. Les deux reprennent contact avec du small talk assez basique sur Hell’s Kitchen, la perte de poids ou les enfants qu’ils n’ont pas. Fisk ne quitte pas son rôle de bon maire en devenir, mais il interroge surtout Matt sur la disparition de Daredevil. Sans surprise (et cette fois vraiment sans surprise), Matt lui explique que d’avoir failli tuer Poindexter lui a fait perdre le privilège de rester justicier. Il a compris qu’il faisait des dégâts lui aussi en tant que justicier.

Pour ne pas sombrer du mauvais côté de la barrière, il a arrêté d’en être un. Fisk comprend toutefois que Matt a aimé être comme ça, dangereux et sans limite. Il entend donc la menace que lui fait Matt – un pas de travers et il sera là – mais réplique aussi : une fois qu’il sera maire, Fisk s’en prendra aux gens en costume, parce que les justiciers n’ont rien à faire à New-York selon lui.

La série enchaîne sur une scène étonnante : Matt est en rencard avec Heather dans ce qui paraît être le soi-même, mais en fait, pendant ce rencard, Matt entend que Fisk a gagné l’élection de maire. Comment ça la campagne est déjà finie ? Je m’attendais tellement à ce que ce soit l’intrigue de la saison de le voir mener campagne que je suis surpris de le savoir déjà maire. Cette saison va avoir un problème après cet excellent épisode : il n’y a pas tellement d’enjeux sur du long terme pour l’instant.

Retrouver tout le monde fait plaisir, tout de même. La victoire de Fisk ? Il la savoure en expliquant à Vanessa qu’il sait pour Adam (elle le trompe alors ?) et en promettant de ne pas le tuer car il n’est plus comme ça. Il se lance alors dans son premier discours en tant que maire, où il assure aimer New-York alors que, de son côté, Matt embrasse pour la première fois Heather (c’est plutôt elle, en vrai). Il est dégoûté de la victoire de Fisk, mais il semble être le seul à penser ça dans la rue : il y a toute une manifestation populaire et des élans de joie de le voir gagner l’élection. Flippant.

L’épisode se termine sur de jolis plans, avec Fisk dans une lueur de lune bleue et Matt éclairé en rouge. Esthétiquement très beau, mais… vers quoi se dirige-t-on pour la suite ?

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