Percy Jackson and the Olympians – S01E01 – I Accidentally Vaporize My Pre-Algebra Teacher – 13/20

Je suis un peu déçu par ce premier épisode. J’espérais que le voir me permettrait de me souvenir des romans, mais alors pas du tout finalement. J’avais l’impression que la saga était bien plus épique et surtout que Percy était plus malin que ça… mais je crois que c’est mon souvenir le problème. Si la fin du premier épisode promet de meilleures choses et que les effets spéciaux sont excellents, j’ai déjà énormément de mal à supporter Percy, ce qui risque d’être un problème. Notons aussi qu’avant le dernier acte, j’ai eu l’impression que l’épisode était long alors qu’il ne dure que 39 minutes…

Spoilers 

Percy est un pré-adolescent un peu rêveur, harcelé pour ça et sur le point de découvrir qu’il n’imaginait rien.

Am I a trouble kid? Yeah, you could say that.

Percy

L’introduction de l’épisode, brumeuse, permet l’arrivée du héros, Percy Jackson. Il ressemble exactement à ce que j’imaginais – et au souvenir que j’en avais. De toute manière, la bande-annonce m’avait déjà confirmé que la série vaudrait le détour pour ça : les effets spéciaux, le casting, les choix faits sont tops. La voix-off, le titre de l’épisode à la première personne ; au moins, on sait directement à quoi ressemblera la narration de la série. Commencer par ce plan sous la pluie est une bonne idée pour introduire le héros, mais je ne suis pas tout à fait convaincu par la pertinence de la scène pour autant, parce que ça commence trop en mode mise en garde sortie de nulle part. J’imagine que c’est le but de toute manière.

Post-générique, on se retrouve avec une introduction déjà bien plus efficace. Percy Jackson a 12 ans et est un ado comme les autres, avec son tas de problèmes. Pour les comprendre, il faut déjà revenir en arrière, avec un Percy qui voit des animaux fantastiques dans le ciel à l’école. Puis dans la rue. Il n’arrête pas de voir des choses irréelles, avant qu’elles ne prennent une forme plus réaliste.

L’histoire est excellente, il n’y a pas à dire. La présentation de cette histoire par la série ? Je ne sais pas, j’ai du mal à entrer dans la série, déjà. La musique est déjà bien trop épique à mon goût pour ce qui n’est qu’une introduction du personnage principal. C’est sympa de le voir passer par la case psy et de savoir qu’il a rencontré son meilleur ami, Grover, mais on nous en fait déjà des caisses dans la mise en scène, alors qu’il ne s’est rien passé.

Pour qu’il se passe quelque chose, il faut donc attendre qu’il obtienne l’âge de 12 ans. C’est le point commun à tant d’histoires ! La sixième, c’est vraiment un moment marquant dans la vie d’un pré-ado, que voulez-vous. Bref, à 12 ans, il a une sortie scolaire qui lui permet d’admirer une statue de Persée. Un autre flashback (encore ? déjà ?) nous permet d’apprendre qu’il tient son nom de ce personnage mythologique. Sa mère lui a en effet expliqué l’origine de son nom alors qu’ils visitaient ce même musée. Au passage, les scénaristes modernisent un peu le roman problématique parfois en rétablissant l’histoire de Médusa, et ce n’est pas si mal fait, en vrai.

Forcément, dans le présent, Percy se laisse aller à la rêverie quand il revient dans ce musée. C’est plus ou moins une bonne chose : se souvenir de sa mère lui fait plaisir, mais il est victime aussitôt de harcèlement. Et même sa prof semble être une sacrée connasse. Percy s’en confie donc à Grover, son meilleur ami, qui lui conseille de ne surtout pas répliquer.

Nancy

Le conseil est franchement discutable, surtout que la gamine qui se fout de lui est carrément insupportable et n’hésite pas à leur balancer à la figure un sandwich, juste parce que c’est drôle. Percy en a marre, cette fois, et il décide donc de répliquer. Par contre, la réplique est beaucoup plus violente que prévu : il projette la gamine dans une fontaine en utilisant un pouvoir magique. Là, la série part quelque peu en vrille dans la manière de nous montrer ce qu’il se passe ensuite : Mrs Dodds la prof connasse ressemble soudainement à une harpie. Et ça ne semble pas agréable pour Percy de voir sa prof se transformer en monstre, bizarrement.

Elle se jette sur lui, assurant qu’il leur a fallu du temps pour le retrouver mais que ce sang-mêlé ne pourra pas se cacher éternellement. La harpie est aussi à la recherche de quelque chose, mais nous n’en saurons pas plus car Percy la transperce d’une épée sortie de nulle part… avant de se réveiller, après s’être évanoui à côté de la fontaine. Ben tiens.

Je ne me souvenais pas que l’écriture du roman était si chaotique. J’avais l’impression que tout ça était bien plus réaliste… mais en même temps, j’étais enfant quand je les lisais. Inévitablement, de retour à la réalité, Percy demande où est sa prof si flippante à un autre prof, bien plus bienveillant, en fauteuil roulant. Cet autre prof, tout comme Grover, explique alors qu’il n’y a jamais eu de Mrs Dodds. C’est con.

La journée peut alors reprendre comme si de rien n’était. PARDON ? Le prof demande à tous de continuer la journée alors qu’il a une gamine dans une fontaine et un autre évanoui ? Sérieusement ? C’est bien les mondes fictifs. Bon. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a aucune conséquence pour Percy, hein. Une sorte de conseil de discipline est rapidement mis en place dans le bureau du directeur du collège.

Si Percy assure ne pas avoir touché Nancy, la gamine insupportable et que c’est techniquement vrai, personne ne le croit. En plus, face au directeur, Grover trahit finalement son ami. C’est quelque peu mérité à ce stade : il voulait de toute manière s’attaquer à Nancy, hein. D’accord, c’est un accident plus qu’un acte intentionnel, mais bon… Il ne tardera pas à se découvrir totalement responsable, non ?

En attendant, Percy rentre chez lui pour mieux tomber sur son insupportable beau-père. C’est un gamin héros de roman jeunesse, évidemment qu’il a un beau-père qui le maltraite un peu – une sorte de loser de qui sa mère s’est entiché pour une raison qu’il est compliqué de comprendre. Il est toutefois chouette de voir que la relation entre Percy et sa mère est toujours au beau fixe quand la série commence. Elle est aimante, lui pardonne ce qu’il s’est passé avec Nancy instantanément et écoute Olivia Rodrigo en restant sous la pluie… Je ne peux que l’adorer, non ?

Elle décide d’organiser une petite expédition avec Percy suite à ce qu’il s’est passé, et le gamin ne comprend pas trop pourquoi. Sa mère semble se décider soudainement, quand il lui confie ses doutes sur ce qui vient de lui arriver pendant la sortie. Et alors qu’il se dirige vers la plage avec sa mère (oui, oui, par une belle journée pluvieuse), la série nous propose un autre flashforward – ou plutôt un cauchemar de Percy. Il rêve qu’un être monstrueux vienne à lui… Le classique des romans d’aventure, quoi.

La plage

Je suis partagé face à l’adaptation en tout cas. Je ne me souviens pas bien du roman, hein, mais je trouve qu’elle manque de quelque chose pour le moment. L’épisode est un peu long, en fait, ça traîne en longueur et je ne sais pas pourquoi. Cela dit, il suffit que je m’en plaigne pour que l’on avance un peu dans l’histoire : Percy se confie, au coin du feu, à sa mère sur ce qu’il s’est passé et sur l’hallucination qu’il a eu au musée.

Et bim, sa mère en sait d’un coup plus que ce qu’il raconte : elle sait que c’est une femme qui s’est attaquée à Percy. Voilà donc la mère qui se met à raconter qu’ils viennent à la plage chaque année parce qu’elle a rencontré son père ici, et que son père était beau et parfait parce qu’il était un Dieu. Allez, bim, on passe à l’exposition de la saga – et quelque part, je trouve que ça a mis du temps à arriver alors que non. Bon, et pour le bien de la critique, qui fait le résumé aussi, il faut que je précise moi aussi ce qu’il en est : Percy est un demi-dieu de la mythologie grecque, aussi appelé un sang-mêlé.

Le problème, c’est qu’être un sang-mêlé, ça sonne classe dit comme ça, mais ça le met en danger dans le monde des humains, parce qu’ils sont pourchassés par des monstres. Difficile d’en savoir plus pour le moment : la conversation est interrompue par Grover. Il est rapidement révélé que celui-ci en savait beaucoup plus sur Percy : il a des pattes de chèvre et est en fait un satyre, envoyé pour protéger Percy.

Oui, il l’a fait renvoyer de l’école, mais c’était en fait pour son bien, pour éviter qu’il ne soit retrouvé trop vite par ses ennemis. Allez, admettons. Au moins, l’histoire avance plus vite soudainement et ce n’est pas plus mal. Grover prend moins de temps que la mère de Percy pour tout raconter à son meilleur ami : il y a donc une Brume qui dissimule le monde magique aux yeux des humains, mais pas aux yeux de Grover ou de Percy, parfois. En théorie. En pratique, Grover n’a pas vu arriver à temps Mrs Dodds.

Le Minotaure

C’est donc un peu étrange, mais c’est surtout le signe que de nouvelles attaques vont avoir lieu. Quand il y en a une, c’est foutu pour toujours, avec des attaques censées se multiplier. Grover a le temps, pour l’humour, d’ajouter qu’il a 24 ans, mais paf, l’épisode avance soudainement vers autre chose. Un Minotaure débarque donc de nulle part sur l’autoroute pluvieuse et prend en chasse la voiture de la mère de Percy.

C’est con, ils en avaient besoin pour atteindre la Colonie, un safe space où Percy pourra finir de se préparer à ce qui l’attend dans le futur. Ce qui l’attend ? Plein de monstres, bien sûr. Avant ça, il doit toutefois dire au revoir à sa mère. Bordel, Percy est deux de tension et j’ai bien du mal à comprendre qu’il soit si lent à percuter ce qu’il se passe : sa mère fait promettre à Grover de prendre soin de lui et il est très clair qu’elle va devoir abandonner Percy…

Seulement, Percy ne le comprend pas immédiatement. C’est une jolie scène tout de même : la mère aimante est forcée de dire au revoir à son fils unique. Ils prennent un temps monstre à le faire alors que le Minotaure en slip est déjà à les rattraper. Après un dernier discours bienveillant et un baiser rapide à son fils, la mère humaine fait le choix de se sacrifier pour protéger son fils. Elle attire le Minotaure à elle.

Le pire dans l’affaire ? Comme Percy voit sa mère mourir, la protection qu’elle lui accorde ne sert absolument à rien ! En effet, Percy est aussitôt énervé et transforme à nouveau son stylo en épée dorée. Il se sert de celle-ci pour aller attaquer le Minotaure, et donc lui révéler sa présence. Que c’est con ! Sa mère lui a donc gagné du temps pour qu’il se protège, et lui, il décide d’aller s’en prendre au Minotaure.

Vraiment, je vais avoir du mal avec ce personnage. Et pourtant, tout le monde le traite en héros en fin d’épisode : il parvient à lui seul à tuer le Minotaure. Tout le monde ? Il est arrivé à la Colonie après être tombé inconscient (encore !) durant son combat. Et ça fait un bon cliffhanger pour ce premier épisode… avant un excellent générique de fin, tout en symboles et images bien réussies.

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Percy Jackson and the Olympians (S01)

Synopsis : Adapté des romans de Rick Riordan, cette série plonge au cœur de la mythologie grecque en suivant la vie d’un adolescent ordinaire, Percy Jackson, qui découvre un jour qu’il est le fils d’un dieu grec.

j’ai bien évidemment un train de retard dans le visionnage de la série et la publication de mes critiques, mais je suis sûr que personne ne m’en tiendra rigueur. J’avais aussi un train de retard, enfant, quand je me suis mis à lire les livres. Et c’était il y a si longtemps que je crois bien n’en avoir strictement aucun souvenir, outre le fait que j’avais dévoré tous ceux qui étaient disponibles dans ma bibliothèque à l’époque.

On se retrouve donc face à un problème : j’ai lu, mais tout oublié ; je vais voir la série… et vais sûrement avoir envie de lire ces livres aussi. J’en ai déjà tellement dans ma PAL pourtant. Comme les séries, vous me direz, et comme les saisons que je n’ai pas encore terminées.

Pourquoi entamer une nouvelle série, alors ? Je ne sais pas ! On est le 1e janvier, c’est bien normal de commencer quelque chose, non ? En plus, je n’ai que trois épisodes de retard pour le moment. Et puis, si je veux retrouver ma passion des séries en 2024, il va bien falloir que je m’aventure au maximum sur de nouvelles séries pour trouver enfin de quoi me redonner envie d’être à fond.

Je doute que celle-ci fasse l’affaire, mais bon, on ne peut pas savoir tant qu’on n’essaie pas !

Note moyenne de la saison : 15/20

What If… ? – S02E05 – What if Captain Carter Fought the Hydra Stomper? – 19/20

C’est à mon sens le meilleur épisode depuis le début de la saison : on y suit des personnages que j’adore, le rythme est bon car il prend le temps de s’attarder sur les émotions des personnages et, nécessairement, il n’oublie pas que nous sommes face à une série – ce n’est donc pas strictement un stand-alone. Non, vraiment, c’était excellent.

Spoilers

Et si Natasha était amoureuse de Peggy ? Hein, comment ça, c’est pas ça ?

I don’t do sequels. Normally.

Ah, revoilà Captain Carter sur le devant de la scène ! C’est l’une des plus belles réussites de la saison 1, alors ça fait plaisir, mais en même temps, ça laisse un peu perplexe sur la construction de cette nouvelle saison. On ne nous propose pas un nouvel univers si l’on en revient à cette héroïne… Et nous la retrouvons dans la bataille de New-York. Il n’y a pas à dire, la bataille de New-York est vraiment une sacrée réussite pour Marvel. Et c’est vrai dans tous les univers apparemment.

Natasha

L’équipe que nous suivons aujourd’hui est fort différente : Natasha et Peggy s’amusent bien à détruire des Chitauris et à mettre un terme aux méfaits de Loki. On ne lui laisse même pas une ligne de dialogue, le pauvre. Les Avengers dans cet univers ? Hawkeye, la Guêpe, Thor et les deux femmes. J’aime bien cette composition, j’aurais pu les suivre sur un moment plus long que cet épisode en vrai.

Et ça tombe bien, parce que c’est a priori ce que propose l’épisode : le Gardien nous explique donc qu’il n’aime pas faire de séquelles, mais que l’histoire de Peggy ne faisait que commencer quand il l’a ramenée chez elle. Les scénaristes en font beaucoup pour la réintroduire, je trouve, et elle n’avait pas besoin d’autant. On se souvient d’elle, tout de même !

Nous la retrouvons en tout cas très pote (juste pote ?) avec Natasha dans un univers où elles font équipe ensemble pour exécuter les missions de Fury. C’est un duo qui vend du rêve et je suis bien content de la tournure que prend l’épisode, même si, inévitablement, il nous ramène ensuite Steve. Comment se passer de Steve dans une histoire sur Peggy, après tout ?

Le problème, c’est qu’elle le retrouve au sein de l’Ecraseur d’Hydra, un robot très destructeur. Et bien sûr, Steve est totalement brainwashé. Peggy se rend tout de même compte qu’il est bien aux commandes de l’Ecraseur et cela l’énerve largement de découvrir que Fury était au courant de rumeurs sur la survie de Steve. C’était sympa d’avoir Fury dans cet épisode – et ça ne sera pas compliqué de faire mieux que Secret Invasion – même si son intérêt était plutôt limité.

En vrai, la trahison est bien plus cruelle quand Peggy découvre que Natasha aussi était au courant des rumeurs. Pourtant, ce n’est pas là-dessus qu’on se concentre, faute de temps. C’est frustrant : chaque fois les épisodes nous proposent un univers hyper riche et complet dont nous ne faisons finalement qu’effleurer la surface. J’aime les séries, je commence à apprécier les films, mais les anthologies avec des épisodes de 30 minutes ? C’est insuffisant, ça me laisse sur ma faim !

Steve

Assez vite, de toute manière (on manque de temps, souvenez-vous), on avance vers une autre partie de l’intrigue où Steve se met en tête de débarquer pour commettre un petit attentat sur… C’est Bucky ce vieillard ? Il n’est pas soldat de l’hiver, forcément. Bon, je crois que c’est Bucky, mais je n’ai pas bien entendu. Cela ne change pas le contenu de l’épisode de toute manière : Steve est un méchant nazi, Peggy et Natasha font équipe pour mettre fin à ses agissements.

Cela serait possible en théorie, avec Natasha prête à le tuer. En pratique, ni Peggy ni Bucky ne veulent voir Steve se faire tuer comme cela. Bucky s’oppose donc au tir de Black Widow et sauve la vie de son meilleur ami – qui hésite un instant au lieu de le tuer immédiatement comme on pourrait l’imaginer.

Cela permet à l’épisode de proposer un excellent combat entre Steve et Peggy. Bordel, qu’est-ce que j’aime Peggy Carter et qu’est-ce que je l’aime dans cette version du personnage ! J’aimerais quand même une vraie fin pour la série Agent Carter, hein, mais je vais me contenter de ce qu’on me propose : Peggy sauve de justesse la vie d’un Steve qui voulait la tuer et s’arrange avec Natasha pour l’enlever. Après tout, il est inconscient.

Natasha emmène ensuite Peggy et Steve dans une base secrète qui lui appartient et où elle peut lancer quelques analyses sur Steve. Cela lui permet de découvrir que l’armure est la seule chose qui maintient en vie Steve – en lui permettant de rester jeune aussi. Pour autant, elle n’a pas les moyens de soigner par elle-même Steve, de le séparer de l’armure et de gérer son brainwash. Elle propose de faire appel aux autres Avengers.

Peggy s’y refuse, préférant se rendre d’elle-même à la Chambre Rouge pour trouver un vrai remède.

Chambre Rouge

Contre toute attente, c’est finalement Steve lui-même qui propose de mener les deux femmes à la Chambre Rouge. J’aime bien l’idée, et j’ai de la peine pour Natasha qui semble largement déstabilisée de voir ce qu’il se passe entre les deux amants. Elle est clairement en trop et le ressent à plusieurs reprises dans l’épisode. Purée, c’est bien écrit et sacrément bien dessiné tout de même ; on devine les émotions des personnages assez facilement.

Les scénaristes prennent tout de même le temps de proposer une vraie scène entre Steve et Peggy au milieu de toute l’action, et je dois avouer que c’est bien écrit et bien foutu. En fait, cela me semble être un meilleur épisode que les précédents, tout simplement. Peggy se retrouve alors assailli par un tas d’automates de la Chambre Rouge. Ni elle, ni Natasha ne font tout à fait le poids face aux assaillants mécaniques qui les mettent KO. Steve ? Il est évidemment brainwashé et retombe sous la manipulation de Melina.

C’est elle la grande méchante de l’épisode : elle révèle qu’elle manipule toute la situation depuis le début. Il faudrait que je revois Black Widow car je ne me souviens pas d’elle, mais bon, Natasha explique à Carter qu’elle est à peu près comme sa mère. Le but des manipulations de Melina ? Eloigner Captain Carter du S.H.I.E.L.D pour pouvoir la voir de plus près – et faire alliance avec, ou à défaut la disséquer.

Natasha se retrouve à être un pion de l’échiquier forcée de se battre contre ses sœurs elle aussi, tandis que Peggy refuse évidemment l’alliance avec la Chambre Rouge. Tout semble alors perdu pour les filles : Steve n’est pas de leur côté et Peggy ne parvient pas à le réveiller, Natasha ne fait pas le poids face à tant de Black Widows. J’aime beaucoup la tournure de l’épisode et l’action très efficace qui est proposée tout du long.

Climax

Bien sûr, il y a pas mal de destructions aussi dans les combats. Cela perturbe les ennemis de nos héroïnes qui ne parviennent pas à les retrouver aussi vite qu’ils l’espèrent. Il faut dire qu’elles sont malignes et se cachent dans un entrepôt avec plein d’automates, à nouveau. Je ne sais pas ce que c’est exactement que cette fête foraine géante dans laquelle ils sont, mais j’adore l’ambiance que ça offre à l’épisode.

Et puis, évidemment, il y a plein de combats à mains nues dans l’épisode, parce que c’est le style de bataille de Black Widow et de Peggy. Bon, j’exagère, Peggy se sert bien de son bouclier aussi. Malgré tout, Peggy et Natasha sont rapidement mises à nouveau à mal, surtout que toutes les faiblesses de Natasha sont connues par sa mère et que Steve n’hésite pas à balancer quelques voitures sur sa chérie.

Oh, cette dernière tente de le raisonner, mais c’est en vain. Apparemment, elle ne peut plus faire ça toute la journée, elle. Le climax émotionnel pour ces deux-là consiste alors à voir Peggy acculée par Steve, mais prête à lui déclarer tout son amour. Il comprend et s’empêche au dernier moment de la tuer… préférant se sacrifier en allant détruire la Chambre Rouge et en restant à l’intérieur de celle-ci quand elle explose.

Juste avant ça, Natasha se débrouille tout de même pour faire en sorte que Melina soit attirée dans le vaisseau à la suite de Steve elle aussi. C’était si cool comme scène – et un excellent climax émotionnel aussi de la voir être étranglée par sa mère. Finalement, tout est bien qui finit, pas bien par contre. Peggy reste persuadée que Steve est encore en vie.

De retour à la base, elle décide donc de voler la voiture de Fury et partir à sa recherche. Il est hors de question pour Natasha de laisser tomber son amie, cependant. Par contre, et c’est plus qu’inattendu quand le Gardien semblait nous teaser un duo Natasha/Peggy à la recherche de Steve en saison 3, Peggy se fait enlever pile à ce moment-là. Plus exactement, elle tombe dans un portail assez similaire à ceux de Dr Strange, laissant le Gardien se demander où elle peut bien être.

C’est un plot twist efficace : le Gardien lui-même ne sait pas ce qu’il en est, et ça remotive pour voir la suite de la saison, je trouve. Peggy ? Elle se réveille face à ce qui ressemble à un Fury d’un autre univers, mais aussi face à une Wanda avec les pouvoirs de Strange. Ou en tout cas, c’est comme ça que je le comprends. Face à une situation si wtf, tout ce qu’il lui reste à faire c’est… d’appeler le Gardien, justement.

What If… ? – S02E04 – What if Iron Man Crashed Into the Grandmaster ? – 15/20

L’épisode est un peu déroutant en ce qu’il se concentre sur un personnage pour nous raconter l’histoire d’un autre, et que dans l’ensemble, cette histoire qui devait être importante est trop mise de côté, voire bâclée, pour être pleinement crédible. Pour autant, il y a quelques moments funs et l’épisode fonctionne bien pour son autre intrigue. C’est une réécriture sympathique – mais c’est vite oubliable, je crois.

Spoilers

Tony n’est pas retombé sur Terre après la bataille de New-York : il a traversé le portail et s’est perdu quelque part dans la galaxie.

Mojo man it is.

Oula, mais je n’en suis qu’à l’épisode 4 ? J’avais l’impression d’avoir avancé bien plus que ça, je suis une catastrophe ambulante avec mes séries en cette fin 2023. L’avantage, c’est que ça va me permettre d’avoir une résolution pour la nouvelle année. L’autre avantage, c’est aussi que j’ai quelques épisodes à rattraper encore. Et toujours autant de critiques à publier. Mais bon.

Le gros plus de cet épisode avant même qu’il ne commence ? Le générique de Marvel Studios, certes raccourci, mais tout de même excellent à entendre. Le générique de la série est tout aussi cool cela dit et j’aime beaucoup qu’il commence par un « Previously on » sur la fin de saison précédente. On comprend assez vite et facilement que cet épisode est finalement celui qu’il nous manquait en saison 1 : nous allons enfin connaître l’histoire de Gamora – et de ce qui l’a aidé à devenir une Gardienne du Multivers.

Tony

Si l’épisode promet de nous raconter l’histoire de Gamora, il se centre finalement sur Tony Stark. Et c’est parfaitement inattendu : nous revoilà donc en 2012 lors de la bataille de New-York. Seulement, quand Tony se sacrifie pour sauver la planète, il se sacrifie pour de vrai. En effet, le portail se referme sur Tony avant qu’il n’arrive sur Terre.

Il se retrouve alors baladé dans l’univers – c’est un univers intéressant que celui-ci, parce qu’il propose une variation sur quelque chose que nous connaissons tous. Bon, cela dit, si on imagine bien le traumatisme que ça doit être sur Terre de ne pas récupérer Tony, ce n’est pas là-dessus que l’épisode se concentre. C’est dommage. Je vous ai déjà dit qu’Iron Man n’était vraiment pas mon personnage Marvel préféré ?

Allez, qu’importe, il se retrouve malgré tout envoyé sur une autre planète : Tony débarque bien malgré lui à Sakaar, une planète dirigée par un homme au caractère bien particulier. Le temps y passe différemment – et Tony y est un héros nommé Mojo Man depuis qu’il a battu Thanos ; même si bien sûr il ne sait pas qui est Thanos.

Ce dirigeant bien particulier n’est pas d’une grande aide pour Tony cependant : il l’invite à son 21e anniversaire, quand il en paraît au moins 50, et ne lui laisse absolument pas le choix d’accepter. Tony est perdu dans l’espace, en gros. L’anniversaire ? Il s’agit d’une course de voitures bien particulière, permettant de se rendre compte de la folie du dirigeant.

Les concurrents se battent entre eux pour gagner la course, certes, mais la défaite consiste le plus souvent en des accidents de voiture mortels. On suit toutefois une conductrice qui survit. Son caractère badass est sympa, contrairement à la scène où on lui jette des conserves puis des hamsters. Je veux dire, je comprends la blague sur la bouffe qui la fout en pleine famine, mais des hamsters ? On sent qu’ils essaient trop d’être mignons et de nous vendre des produits dérivés ensuite. La conductrice ? Valkyrie.

Gamora

Bon, allez qu’importe : l’épisode continue avec ensuite un monstre qui est jeté sur les derniers participants de la course. Tony refuse de supporter ça et s’élance finalement sur la piste, sans même se rendre compte que son armure est dysfonctionnelle à la base. Il ne peut donc rien contre le monstre qui débarque dans l’arène.

Gamora, en revanche, est hyper efficace pour détruire le monstre. Par contre, si la fille de Thanos est là, ce n’est pas pour faire joli. Son but est de tuer Tony, probablement parce qu’il a mis à mal tous les plans de Thanos. C’est ce qu’elle finit par lui avouer à moitié après avoir tenté de le tuer – et après avoir été faite prisonnière avec lui par le dirigeant de Sakaar.

L’idée est simple, mais ça fonctionne bien, je trouve. Par contre, du côté des simplicités, je trouve ça bien trop rapide dans l’exécution : Tony n’a aucun mal à sortir de sa cellule. Il embarque avec lui Korg, mais pas Gamora qu’il laisse prisonnière derrière lui. Il en faut plus que ça pour stopper Gamora, cependant. Celle-ci rattrape vite Korg et Tony – et elle explique une fois pour toutes qui est Thanos.

Tony découvre donc tout ce que nous avons appris post-Avengers en quelques secondes, puis renonce à tuer Gamora sans vraie raison valable. Ok, le Grand Maître de Sakaar dit que c’est un homme méchant… mais tuer Gamora ne ferait pas de lui un méchant du tout. C’est limite de la légitime défense à ce stade. Seulement voilà, il ne faut pas trop questionner Tony : il décide qu’il doit mettre un terme aux agissements du Grand Maître et s’enfuit une nouvelle fois, avec Korg, sans Gamora. C’est répétitif à force.

De manière répétitive également, nous voyons Gamora s’échapper ensuite sans le moindre mal pour tenter de rejoindre Tony.

La course

Pendant ce temps, Tony fait tout ce qu’il peut pour détrôner le Grand Maître. Il décide de faire équipe avec la conductrice badass de la course. On ne sait pas trop pourquoi, en vrai, mais ça permet à l’intrigue d’avancer. Tony se retrouve donc à pirater l’hologramme géant du Grand Maître pour le défier. En gros, ils vont s’affronter : le but de Tony est de libérer la planète, celui du Grand Maître de récupérer l’armure de Tony. Gamora ? Elle est badass aussi, mais continue de se faire électrocuter par la même puce tout au long de l’épisode. C’est redondant – et pas du comique de répétition, je trouve.

Le combat entre Tony et le Grand Maître ? Il s’agit d’une nouvelle course. Cela permet de déployer tout le talent des artistes de la série qui sont excellents dans le design des véhicules et les explosions de chacun d’entre eux, mais aussi de donner à Gamora la possibilité d’exister une nouvelle fois dans cet univers. Après tout, le but est de nous raconter son histoire en théorie. Et je dois dire, c’est sympa d’avoir un duo Gamora/Tony ; c’est tout l’avantage de la réécriture – et de la fanfiction.

Bref, Gamora est forcée de participer à la course. Celle-ci finit par apporter un peu d’humour à l’épisode au moment de la chute des véhicules et des cris de chaque participant. L’air de rien, l’épisode fait du bon boulot d’ailleurs : les personnages sont introduits, il est facile d’accrocher à tout ce qu’il se passe. Je ne suis pas un grand fan de ce genre de courses, mais soit. Il y a en plus des twists sympa, comme le moment où le kart de Tony explose mais que son armure lui permet d’en créer un autre. Bon. C’est du grand n’importe quoi du côté du scénario parce que je ne vois pas d’où ça sort, mais il faut reconnaître que c’est classe.

Tout le côté Mario Kart que m’inspire l’épisode aussi. La force de frappe du scénario ? Je ne suis pas convaincu. Tony profite de la course qui doit demander toute son attention pour faire un petit discours sur ses daddy issues à Gamora ; le Grand Maître fait un clin d’œil à sa propre statue et passe son temps à tricher et… Gamora décide de s’allier à Tony au moment où elle pourrait le tuer.

Mouais. Elle l’aide à passer les monstres qui devaient l’arrêter et finit par se crasher. Il ne reste finalement plus grand monde dans la course par contre, surtout que le Grand Maître s’amuse à tout détruire au fur et à mesure. Assez vite, Val est donc mise de côté, ce qui ne nous laisse plus que Tony et le Grand Maître dans la course. Non, vraiment, ce n’était pas du tout prévisible ce twist… De même qu’il n’était pas prévisible que Tony gagne sur la ligne d’arrivée quand tout espoir semblait perdu pour lui.

Le Grand Maître n’accepte pas la défaire, préférant se dire ex-aequo avec lui. Le public ne l’accepte pas trop – et Valkyrie non plus. Elle se débrouille donc pour créer un accident qui met fin à l’existence du Grand Maître par… accident aussi, en fait. C’est fou. C’est fou aussi que ce soit elle que la foule acclame ensuite : Tony vient de gagner la course et ils viennent de passer tout un épisode à monter Tony en héros. C’est pourtant Valkyrie qui devient reine.

Thanos

Bien sûr, Valkyrie décide alors de laisser Tony repartir, mais c’est encore oublier le fait que l’épisode doit se centrer sur Gamora. Cette dernière empêche donc Tony de rentrer sur Terre et l’emmène plutôt auprès de Thanos. Pour le livrer à son père ? C’est ce qu’elle prétend, mais elle fait en fait équipe avec Tony et vient ainsi à bout de son père adoptif. D’accord… Mais pourquoi ? Juste pour le discours de Tony ? C’est un peu frustrant.

Cela dit, l’épisode était sympa, il a une petite scène post-générique entre le Grand Maître et son bras droit – Topaz – alors je vais me contenter de ce qu’on nous propose, hein.