La Vie scolaire : entre clichés comiques et réalité, un film à voir

Salut les sériephiles – et les cinéphiles,

Aujourd’hui, je devais publier mon résultat du Bingo Séries 29, mais l’article attendra quelques jours de plus parce que j’ai décidé, sur un coup de tête, d’aller au cinéma hier soir pour me changer les idées après une semaine pas si reposante. Maintenant que je suis de retour en région parisienne et possesseur d’une carte de cinéma, ça risque de m’arriver un peu plus. Avant même de vous parler des films vus en août, me voici donc avec mon premier film de septembre qui est loin de m’avoir changé les idées finalement, puisque je suis allé voir La Vie scolaire. Comme d’hab, méfiez-vous, la bande-annonce en dit beaucoup trop.

Forcément. J’en avais déjà beaucoup entendu parler avant, avec beaucoup de retours positifs sur l’aspect quasi-documentaire qu’il avait, et j’étais curieux de voir ce que ça donnait. Pour remettre en contexte si vous ne me suivez pas sur le blog ou les réseaux sociaux, je suis un jeune professeur affecté en remplacement dans un collège REP+, depuis deux semaines. Autrement dit, un établissement à l’image de celui du film, en plein cœur d’une cité (mais pas en banlieue, en revanche ; loin de Paris). Vous voyez, pas vraiment un changement d’idées ce film.

Pas non plus un reflet conforme de la réalité, d’ailleurs. J’ai adoré ce film et j’expliquerai plus bas pourquoi, mais avant tout, cassons l’image du documentaire que certains prêtent au film. Comme toujours dans les films sur les établissements scolaires, il y a un parti pris qui est fait, et qui est totalement assumé ici : celui de la comédie. Par conséquent, le film véhicule un bon nombre de clichés : les cours de musique à la flûte (ce n’est plus obligatoire dans les programmes depuis un moment), les cours de sport avec des moyens financiers assez dingues ou des professeurs tous plus stéréotypés les uns que les autres. Ça, ça ne m’a pas dérangé, parce que même si c’est caricatural (le prof de sport, franchement !), c’est réussi : ça fait rire, et c’est le but de ce film de la rentrée.

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D’autres clichés et libertés scénaristiques sont un peu plus dérangeantes pour vraiment se faire une idée du métier ; et principalement autour de la vie de Samia, la CPE qui porte le film. Franchement, c’est bien mignon de nous dire qu’elle choisit d’être là, mais non, toutes les relations du monde (de sa mère, en plus, même pas d’elle !) au rectorat (mais lequel ?) ne l’aideront pas à quitter la région parisienne, hein. Elle est jeune, probablement célibataire administrativement parlant et sans enfant : c’est le profil typique des personnels mutés dans des établissements REP+, parce qu’on n’a pas de points pour avoir autre chose. Certains font le choix de demander ces établissements, même avec plus de points, ou d’y rester parce qu’ils aiment ça (j’y viens, j’y viens), mais on ne les quitte pas comme ça non plus.

Un autre point qui passe mal pour être vraiment réaliste : qu’elle soit idéaliste, bienveillante et géniale leur CPE, je veux bien, mais à quel moment s’en tire-t-elle financièrement avec ses tenues hyper chères, son appartement de région parisienne assez grand et sa voiture dont « ils ont encore pété » le rétroviseur ? Lorsqu’elle a un moment de déprime (purement réaliste, lui) en milieu de film, il aurait été judicieux d’aborder l’aspect financier aussi.

Aucun film n’est parfait après, et la vision choisie ici est plutôt celle de l’(ex) élève de banlieue que celle du personnel de la vie scolaire. À mon sens, le film aurait peut-être dû se choisir un autre titre, parce que finalement, la vie scolaire est assez peu développée : on voit surtout Yanis, Samia et deux surveillants. Tout le reste est occulté ; et même dans le travail de « vie sco » à proprement parler, on est sur une réalité embellie.

Je veux bien la même salle des profs et le même établissement, un peu trop nettoyé pour l’occasion.

Avant d’enfin passer à tout le positif que j’ai à dire de ce film, j’ajouterai qu’il a encore trois points sur lesquels j’ai eu du mal : le prof d’histoire, d’abord hyper réaliste dans son mal-être face à ses élèves, finit par être un pur cliché du connard (je ne sais pas si de tels collègues existent – probablement que oui) dont on explique pas assez la perte de contrôle (et du coup, on passe à côté d’une intrigue intéressante qui aurait pu complexifier un peu les choses, mais ce n’était pas le but, je sais) ; la réunion de début d’année complètement fictive ensuite (les emplois du temps ne sont que bien rarement donnés si vite et comme ça et jamais aucun professeur, même avec toute la bienveillance du monde, ne se dira satisfait d’être professeur principal d’une classe à orientation et à problèmes de comportement*) ; la fin du film, enfin, que j’ai trouvée bien trop précipitée.

C’est souvent pour ça que je n’aime pas les films, d’ailleurs. Certes, je ne sais pas si j’aurais tenu beaucoup plus longtemps face à un film qui est vraiment d’une bonne durée pour ce qu’il représente et la claque qu’il doit mettre à certains, mais la fin manque vraiment d’explications et de conclusions d’un bon nombre d’intrigues (que devient Dylan ? pourquoi ce choix de la Segpa, soudain beaucoup moins comique d’ailleurs (et heureusement, car je n’aurais pas aimé rester sur l’image qu’ils en donnaient avant dans le film) ? pourquoi la CPE reste-t-elle exactement – pour son copain ou son métier ?). Il n’y a pas à chercher loin pour trouver des réponses satisfaisantes aux questions ouvertes, mais j’aurais aimé les avoir à l’écran.

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J’aime le jeu des affiches en parallèle, c’est sympa.

Bon, et donc, pourquoi j’ai adoré ce film alors ? Ben, pour son réalisme, malgré tout ce que je viens de dire. Oui, certains profils ou caractères sont exagérés, mais dans l’ensemble, c’est juste pour ajouter un peu d’humour à la comédie, mais la vérité ressemble vraiment à ça : l’ado qui « marche vite » tout le temps, celui qui deale, les tensions exacerbées par un rien, la difficulté à s’adapter à son interlocuteur, la classe bordélique, la déléguée investie, le personnel qui dépense un peu trop d’énergie en classe et se vanne pour se soutenir en-dehors, la tour HLM à 50 mètres du collège (gros coup de cœur pour le plan séquence qui nous montre Yanis aller au collège, c’est parfait), l’élève mytho, l’élève qui se perd dans ce qu’il raconte, le meilleur ami exclu, les profs qui font les mêmes soirées que leurs élèves, les jeunes plein de confiance et de rêves mais en perte totale de repères face au système scolaire ; tout s’inspire de situations qui existent et qu’on ne peut que reconnaître quand on y est confronté.

Une semaine, j’y ai déjà eu droit.

La plus grande réussite va aux dialogues. J’ai pu lire dans certaines critiques que c’était « trop écrit », avec « trop de punchlines ». Alors, oui, OK, c’est un projet avec Grand Corps Malade, évidemment qu’il y a de la très bonne punchline – ce n’est pas pour rien que « Je viens de là » a été reprise comme BO du film. Mais bon, la vie dans un établissement comme ça passe bien évidemment par la punchline. Les élèves ne sont jamais à court de réponses osées comme celles du film, malgré un langage à base de « wallah » (encore que, ça me semble un peu passé de mode contrairement à ce qu’on voit dans le film) et d’insultes. En tant que professeur de français, il n’y a pas à dire, le travail de la langue – souvent inconscient – est passionnant ; du verlan à l’aisance de l’oral. L’écrit déraille, c’est vrai, mais l’oral, c’est souvent passionnant. Et comme je suis toujours super sensible au travail des répliques et la fluidité des échanges, j’ai passé un excellent moment devant ce film.

La bande-originale du film est réussie aussi, et elle accompagne les moments d’humour bien dosés – la salle était presque pleine hier à 19h et tout le monde s’est bien marré – tout en soulignant bien les moments les plus tristes du film. Bien sûr, la musique fait beaucoup, mais il faut souligner surtout le casting exceptionnel. Il n’y a pas un acteur que j’ai trouvé en-dehors ou à côté de son rôle, ce qui est pourtant difficile dans les films avec des acteurs jeunes. Les moments de désillusion sont parfaitement rendus, côté ados comme adultes. Malgré toute la bienveillance et motivation du monde, évidemment qu’il y a des moments de passage à vide, et ils sont bien rendus à l’écran ; c’était touchant.

Une autre réalité que j’ai aimé voir et dont je me suis rendu compte bien rapidement cette semaine, c’est de voir à quel point ces jeunes sont débrouillards finalement. Et encore, dans le film, on a une mère peu débordée et à la vie bien rangée ; mais eh, j’ai des élèves de 11 ans cette année qui sont plus matures sur certains points que ceux de 16 ans que j’avais l’an dernier. La vie n’est pas tout à fait la même, les problématiques auxquelles les jeunes sont confrontées sont différentes en banlieue qu’ailleurs, et c’est bien rendu. Ils mûrissent plus vite tout en restant des enfants, et ça ajoute à la complexité – et la beauté ! – des métiers en lien avec l’éducation. Et là-dessus, le film est parfait, donnant même envie d’aller enseigner sur place (ou alors ce n’est que moi ?) pour faire sa différence, « pour en sauver deux ou trois », et plus si possible ; parce que le potentiel est énorme.

Bref, j’en suis déjà à 1500 mots sur ce film, mais j’ai vraiment passé un excellent moment. Concerné ou non, je pense qu’il faut le voir, parce qu’il décrit malgré tout une réalité qui existe et sur laquelle on ne doit pas fermer les yeux, ni se contenter de la vision négative des médias. La banlieue, c’est aussi ce qu’on voit dans ce film, on ne fait pas qu’y survivre.

Il faut voir à la télé comment on parle de là où je viens ; si jamais j’connaissais pas, j’y emmènerais même pas mon chien…

Prévoyez de rester sur le générique de fin, il est sympa… et je ne dis pas ça uniquement parce que j’aime le rap quand il est bien fait.

* Bon, d’accord, ça doit bien exister, mais remettons les choses dans leur contexte : l’indemnité « professeur principal » est de 1426€ brut par an maximum – 906 minimum, 1609 pour un agrégé – pour un nombre d’heures supplémentaires faramineux, et pas seulement de vie de classe. Sur les classes à orientation, il faut prévoir les conseils de classe beaucoup plus loin, l’accompagnement des élèves, les recherches pour cela, etc. ; et sur les classes à problème, les différents rapports d’incidents, les conseils de discipline, les rendez-vous avec les parents, la mise en place de programmes particuliers (PPRE, PAI et plein d’autres acronymes), tout ça, tout ça. Vous avez beau compter les vacances, jours fériés et tout ce que vous voulez, je vous assure que ça ne fait pas plaisir d’être professeur principal d’une classe comme celle-ci, même quand on adore (encore) le métier.

Yesterday : incontournable ou pas ?

Salut les sériephiles… même si une fois de plus, je vais aussi et surtout m’adresser aux cinéphiles !

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Vous l’avez vu si vous suivez attentivement le blog, j’ai encore regardé peu de séries cette semaine, notamment hier où je me suis contenté d’un pauvre petit épisode. C’est qu’avec la recherche vaine et désespérée d’un appartement, mes journées sont bien mangées pour le moment, et qu’après tout ça, il reste à gérer la vie sociale, voyez-vous. Hier soir, je suis donc enfin allé voir Yesterday avec des amis (comme ceux qui me suivent sur Twitter s’en seront peut-être doutés).

Pour ceux qui vivent dans une cave, ou juste loin des cinémas, le film raconte l’histoire d’un vendeur de supermarché, chanteur le soir où il peut se produire, qui a un jour un accident et se réveille pour découvrir que le monde entier a oublié l’existence des Beatles. Et comme beaucoup de monde, je suis un fan du groupe – sans être un fan hardcore, OK –, j’ai eu très envie de voir ce film dès que j’ai aperçu la bande-annonce au cinéma. Attention, elle vous spoile absolument tout le film, notamment deux gags qui n’arrivent que sur la fin et que j’ai donc attendu pendant le film. C’est super chiant, je ne comprendrai jamais cette manière de « faire de la promo ».

 Alors incontournable ou pas ?

Je dirais qu’il l’est pour tous les fans du groupe (je le suis sans être le plus connaisseur du monde ; disons que je les écoute régulièrement et que certaines chansons font vraiment partie de mes préférées) et pas tellement pour les autres. Pour ces derniers, ce sera juste un bon divertissement. Pour les fans, c’est sympa, il y a des moments bien trouvés et on sort avec le sourire et des chansons plein la tête. D’ailleurs, je n’arrête pas d’en réécouter depuis. Maintenant que c’est dit… Qu’ai-je pensé du film ?

C’est parti pour mon avis, avec quelques spoilers.

La première très bonne surprise du film, c’est son casting. Je ne connaissais pas plus que ça les acteurs – non pas même Lily James qui a joué dans un tas de films cultes avant désolé – mais ils sont tous bons et nous font passer un bon moment. Evidemment, c’est bien aidé par le vaste répertoire musical des Beatles. Ce film, qui dure environ deux heures, est loin, très loin (!), de faire le tour de toutes les chansons du groupe. Certaines ne sont même évoquées qu’au détour d’une réplique ou de quelques notes fredonnées… Difficile d’être déçu, cela dit : il aurait été impossible de toutes les caser en si peu de temps, et celles qui sont là sont géniales de toute manière. Je ne suis pas déçu du choix de playlist.

En fait, c’est bien simple, je dirais que j’ai passé 95% du film à me dire que c’était vraiment top et à vingt minutes de la fin, je me disais que j’aurais bien aimé qu’il dure plus longtemps. Vous sentez le vent tourner ? Il reste 5%…

J’ai eu plus de mal sur les vingt dernières minutes. D’abord, parce qu’aucune explication n’est apportée sur la disparition des Beatles (mais aussi de plein d’autres choses de la culture populaire, et ça, c’était bien vu : j’ai beaucoup aimé l’idée que le monde ne soit pas tout à fait le même, c’était un gag facile) et ensuite parce que la morale du film est certes de dire la vérité quoiqu’il arrive, mais qu’elle se moque pas mal des conséquences. Jack, le héros, passe son temps à mentir et n’en assumera aucune conséquence, pas même financière.

Et puis, la scène où il révèle enfin son secret aurait pu être parfaite… s’il l’avait faite en chanson. Pendant une bonne partie du film, on insiste sur son génie musical (coucou Ed Sheeran, très marrant dans son propre rôle !) supposé et on sent que le personnage regrette ce qui lui arrive, car ses compositions personnelles sont mauvaises en comparaison des Beatles. Lors d’une scène de quasi-rupture avec Ellie, elle lui donne des indications précises (la gare de Liverpool, à 11h14, tout ça tout ça, ça sentait le refrain)… Franchement, j’aurais adoré une chanson d’amour pour la révélation finale – et on était tous d’accord en sortant de la salle sur ce point-là. Ca manquait : nous montrer qu’en fait Jack était capable aussi de composer quelque chose de génial. Et ça aurait été une bonne promotion pour le film !

(vous aurez compris, je vous le conseille en VO ; ne serait-ce que pour les répliques reprenant parfois des chansons des Beatles… je vois mal comment ça peut passer en français !)

Bref, je suis reparti avec un goût de « tout ça pour ça ? » et sans être aussi convaincu que je l’aurais voulu. En plus, le postulat de départ qui est que les chansons des Beatles auraient encore un succès mondial aujourd’hui est intéressant… mais je doute que ça marcherait vraiment sans la fan-mania du boys-band et sans une modernisation un peu plus complexe que « Hey Dude ». Je sais, je sais, ce n’est qu’un film et j’ai passé un très bon moment devant ; c’est juste qu’il n’était pas aussi parfait que ce que j’espérais ! C’est toutefois le genre de film que je me sens capable de revoir un jour, parce que c’est toujours chouette d’avoir une nouvelle excuse de réécouter les Beatles !

Films de juin (2/2) : Retour vers le futur

Salut les sériephiles,

Je vous le disais la semaine dernière, le mois de juin a été plutôt moyen du côté des visionnages de films (tout le contraire est en train de se produire en juillet), mais a été largement sauvé par une trilogie. Certains ont pu deviner facilement, surtout que j’en avais parlé sur Twitter et que j’ai eu l’occasion de le mentionner depuis dans mes critiques de Stranger Things, j’ai enfin pris le temps de rentabiliser l’abonnement Prime Video de voir Retour vers le futur. Et plutôt trois fois qu’une !

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Alors autant le dire immédiatement, ça a été un grand plaisir d’enfin voir ces films cultes. Je ne doutais pas que j’allais adorer : j’ai un faible pour les voyages dans le temps, et ça se voit pas mal dans mes visionnages de films pour l’instant, je crois. Pourtant, je continue de suivre comme je peux le poster des cent films à voir avant de mourir, promis. D’ailleurs, Retour vers le futur 2 en fait partie.

Cela dit, chaque chose en son temps, je vais donc faire le point film par film ! Et avec spoilers, inévitablement.

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Retour vers le futur

Si j’ai bien aimé le film, j’ai trouvé qu’il mettait un certain temps à se mettre en place quand même, surtout que l’on voit très rapidement les éléments peu discrets qui serviront une fois dans le passé (notamment ce coup de l’horloge arrêtée !). En revanche, j’ai bien apprécié de voir que le film vieillissait bien – ça aurait pu être une catastrophe après autant d’années, mais ce n’est pas le cas. Bien que largement spoilé par de multiples références à Marty McFly un peu partout dans la pop culture, j’ai eu quelques bonnes surprises devant le film.

Bref, c’était un bon moment, surtout par rapport à d’autres films vus cette année qui m’ont laissé plus perplexe que ça. Là, on avait un divertissement efficace, de la bonne musique (quand même, il faut le dire !) et… un cliffhanger ! Je crois que c’est ce qui me marque le plus avec cette trilogie et ce qui en explique sûrement une partie du succès : chaque film se termine sur un cliffhanger. Et ça, c’est quand même super bien vu et beaucoup trop rare. Même les Marvel n’osent plus aller si loin aujourd’hui (enfin, attention, qu’on ne m’accuse pas de spoiler des trucs ou quoi ; c’est ce que j’ai pris en note avant Far From Home)…

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Retour vers le futur 2

Je comprends ce qu’il fait sur mon poster : j’ai adoré et il est pour moi au-dessus du premier (et du troisième). On entre là pleinement dans ce que je préfère avec les voyages dans le temps : on va dans le futur, on voit le passé être modifié, on retourne dans le passé déjà exploré par le premier ; on modifie l’espace-temps comme on le peut, c’est un excellent scénario.

Ce que j’ai adoré, c’est l’aspect réécriture qui est extrêmement présent dans le film : on retrouve les mêmes scènes que dans le premier, mais avec des variations ; la course poursuite en overboard est ainsi bien drôle car on sait comment ça va finir après avoir vu le premier, sans pour autant imaginer que ça prenne cette ampleur. Toujours dans la réécriture, rien ne vaut les moments où Marty se retrouve au même endroit/même moment que son double. Ça ajoute pas mal d’humour et c’est dans l’ensemble assez bien fait pour être crédibles du côté de la montre.

Là, on est à fond dans ce que j’aime le plus avec les voyages dans le temps et, bizarrement, je ne m’y attendais pas du tout. Je ne sais pas, ça me paraissait trop ambitieux pour l’époque du côté des effets spéciaux. Et pourtant, ils y vont sans problème dans les effets spéciaux (j’ai adoré la « rencontre » entre Jennifer et Jennifer aussi !). Alors, certes, il y a deux trois « incohérences » qui me font bien rire, notamment les photos qui ne changent que quand on les regarde ; mais c’est quand même un film très solide, avec beaucoup d’humour et une très bonne maîtrise de sa mythologie, du voyage dans le temps et des clins d’œil aux fans du premier film.

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Bref, j’ai largement rejoint les fans de cette saga et je vois pourquoi elle est culte. C’est vraiment l’apogée de la culture geek avant la banalisation du geek vingt ans plus tard. Et c’est très bien comme ça. Oh, et je n’oublie pas non plus de citer mon gros coup de cœur sur les nombreux placements de produit, de Nike aux Dents de la mer, c’était très cool… et pas très loin de la réalité pour certaines choses, tout de même.

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Retour vers le futur 3

Humph… Nécessaire pour conclure la trilogie, ce film m’a quand même moins fasciné. Je ne suis pas un grand fan de far-west, malgré mon amour de Westworld, et ce retour dans un passé lointain a moins réussi à me convaincre que l’humour débile de la mère de Marty amoureuse de lui ou que le voyage dans le futur.

Pourtant, il y a tout de même de bonnes choses dans ce film, avec toujours cet aspect réécriture des scènes du premier film dans un cadre totalement différent. Je ne suis pas sûr cependant d’approuver le retour de la punchline « nobody calls me… » qui nous montre finalement un héros têtu et borné qui n’est pas vraiment un modèle que je kiffe – mais eh, dans les années 80, évidemment que ça passe.

Dans l’ensemble, la conclusion est solide. J’ai adoré la fin, même si une partie de moi se serait contenté de la destruction de la machine. C’est mon amour des fins pas si positives qui s’exprime là, parce que c’est quand même chouette d’avoir le train final et toute la famille.

En revanche, et certains d’entre vous vont sûrement sauter au plafond, je ne comprends pas comment en 2019 personne n’a encore prévu de nous rebooter la saga ou de nous en proposer une suite ? Il me semble qu’il y a beaucoup à faire avec les enfants du Docteur ou McFly. Limite, on peut déjà faire sur son petit-fils à ce stade-là. Je ne sais pas, c’est étonnant.

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Après, c’est peut-être mieux de ne pas retoucher à cette trilogie. Elle est très bien comme ça, après tout, j’ai adoré la découvrir après toutes ces années et, vraiment, le deux a réussi à me scotcher à mon canapé bien plus que la majorité des films vus cette année.

Au moins, je n’ai pas perdu mon mois de juin côté cinéma ! Merci Poluss d’avoir insisté pendant au moins cinq ans pour que je prenne un jour le temps de les voir. T’aurais pu être plus pressante quand même 😛

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Les films de juin : bof, bof (1/2)

Salut les sériephiles,

Si je vais essayer de rentabiliser au maximum la dernière journée de la fête du cinéma pour m’assurer d’avoir au moins mon premier film de la semaine du mois de juillet, je vous propose aujourd’hui de revenir en arrière et de voir les films visionnés au mois de juin. Malheureusement, j’ai été beaucoup moins performant dans ce challenge ce mois-ci : contrairement aux excès des mois précédents, je me suis surtout contenté de le tenir cette fois-ci. J’ai donc vu six films en quatre semaines, ce qui est déjà pas mal par rapport à mon rendement des années précédentes !

Sur ces six films, il y en a trois qui vont former une trilogie sur laquelle je reviendrai dans un article à part la semaine prochaine, un que j’ai déjà commenté… et deux dont je peux parler aujourd’hui. Le seul problème, c’est que ce sont deux films que je n’ai que moyennement apprécié. En fait, c’est un peu le problème de mon mois de juin : j’ai regardé beaucoup de séries et je me suis souvenu pourquoi j’avais du mal avec pas mal de films.

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Semaine 23 – Harold et Maude

J’ai tellement failli rater mon challenge cette semaine-là que j’avais même oublié avoir vu ce film quand il a été temps de mettre à jour le carnet sur lequel je note les films, parce que oui, j’avais oublié de le noter. Ce film n’est pas forcément super connu, mais un collègue me l’avait conseillé après l’avoir étudié en classe avec ses 2ndes pro. Bon, du coup, je l’ai vu en VF, ce qui est peut-être le problème que j’ai eu avec pour rentrer dedans…

Concrètement, il est plutôt cool, avec un personnage de petit garçon/adolescent nommé Harold, qui est obsédé par la mort. La première scène du film est magistrale ; je ne la spoilerai donc pas plus que ça, mais je dirais quand même que c’est un plan séquence qui vaut le détour… et qui nous plonge dans l’ambiance du film ; donnant envie de le regarder en entier.

Maude est quant à elle une vieille dame complétement délurée qui adore partir dans ses délires, quitte à être parfois dans l’illégalité. Les deux forment un duo tout aussi fou, les acteurs sont excellents, le film donne une bonne touche de folie… mais je n’ai pas réussi à être constamment accroché devant. Je le conseille parce qu’il propose des bonnes scènes vraiment mémorables, mais dans l’ensemble, je sais qu’un mois après, j’ai déjà oublié comment il se terminait… Bref, c’était bien, sauf que j’en attendais plus, je pense.

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Semaine 24 – X-Men Dark Phoenix

Qu’est-ce que je suis censé dire ? Ce n’était pas bien et j’en attendais beaucoup, beaucoup plus. J’en ai parlé par ici, pour ceux qui veulent lire ce qui ne m’a pas plu dans ce dernier film de la saga (enfin, j’espère que c’est le dernier).

Voir aussi : X-Men Dark Phoenix – La mort d’une saga

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Semaine 25 – The Silence

À nouveau sur le point d’échouer à mon défi, il m’a fallu choisir un peu au hasard un film sur Netflix. Un peu au hasard, mais dans ma liste tout de même ; j’avais envie d’un film d’horreur ce dimanche midi là et ça m’a paru être une bonne idée d’enfin regarder celui-ci dont la bande-annonce imposée par Netflix à sa sortie m’avait plu.

Le seul problème, c’est qu’on était donc dimanche midi et que je n’avais pas beaucoup réfléchi à la situation. Le synopsis du film ? Des insectes aveugles envahissent le monde, tuant tout ce qui fait un peu trop de bruit. C’est un film d’horreur, autant dire que tout s’y passe de nuit. Or, voir un film qui se passe de nuit avec les personnages restant le plus possible en silence quand on est soi-même au beau milieu d’un dimanche ensoleillé avec les fenêtres ouvertes, c’est… peu malin.

Au-delà de ça, le film est plutôt sympathique et j’ai bien aimé l’idée du silence qui doit régner ; qui n’était pas sans me rappeler l’ambiance de The Rain avec la crainte des gouttes de pluie. Si le concept de base est génial, je suis beaucoup moins convaincu par d’autres choix du film. Avoir une malentendante comme héroïne, c’est sympa, mais le reste de sa famille ne m’a que moyennement convaincu, parce qu’ils se sont un peu tous avérés être des boulets à un moment ou un autre.

C’est mon problème avec les films d’horreur : je ne comprends JAMAIS les choix des personnages. Au-delà de ça, le film a une intrigue secondaire qui m’a fait penser à The Purge, mais sans tenir la comparaison avec le film (le premier). Quant à la conclusion, ben… quand le générique de fin s’est lancé, je n’avais pas capté que c’était la fin (enfin si, parce qu’il y a une petite voix-off avant alors je me suis dit « ah déjà ? », puis générique « mais c’est ça la fin ? »).

Bon, donc, un concept vraiment sympa, mais une frustration énorme d’avoir décroché en cours de film faute d’une intrigue mieux menée… et achevée.

Bref, ce n’était pas glorieux comme mois. Heureusement, j’ai aussi vu une trilogie de films cultes pour me rattraper ; mais je vous en parlerai donc la semaine prochaine, comme promis (c’est un faux suspense si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez peut-être déjà) ! En attendant, je profite d’un mercredi de chômage technique (pas de cours, pas de correction, pas d’affection précise ; donc ouais, techniquement « les profs n’en foutent pas une », ça peut arriver, mais ce n’est pas de notre plein gré, hein, et je le paierai quand j’aurai tout à faire à l’arrache) pour aller à la fête du cinéma !

A plus dans une salle noire ?