Hamilton (Vus #38)

Salut les sériephiles,

Encore un article qui fait un focus dans mes films vus cette année, mais c’est pour un enregistrement vidéo d’un spectacle qui a fait parler de lui depuis quelques années pour son succès outre-Atlantique. Et si j’ai mis bien de la mauvaise foi avant de le voir (c’est historique ! C’est vraiment pas mon style de musique ! C’est franchement pas si génial cette chanson !), ça fait maintenant plus de deux mois que je l’écoute en boucle. Ah.

L’article est à peu près sans spoiler, même si j’évoque quelques réactions et des idées générales qui révèlent peut-être deux trois petits trucs. De même, les gifs peuvent en dire un chouilla trop et les vidéos… ben regardez pas les vidéos si vous n’avez pas encore vu le spectacle ; allez le voir, puis revenez relire l’article en faisant play cette fois !

Il était donc temps d’en parler, surtout qu’il est toujours disponible sur Disney +. C’est une vraie bonne idée de la plate-forme de l’avoir rendu dispo à l’international comme ça, et je ne regrette que l’absence de sous-titres français. Ben oui, il faut tout de même s’accrocher, avec un passage à 19 mots en 3 secondes… Et en tout une moyenne de 144 mots par minute sur l’ensemble du spectacle. Tout va à toute vitesse et suivre l’histoire et les pointes magiques de l’écriture du spectacle demandent bien de l’attention – et il faut le revoir. Pas étonnant qu’à entendre des chansons au pif balancées par des amis voulant me convaincre que j’allais aimer j’avais mes réticences.

Malgré tout, je sais reconnaître mes torts, et je sais aussi faire confiance aux amis en question. J’ai donc pris 3h de mon été pour me lancer dans le visionnage d’Hamilton, et je n’ai pas regretté. Du tout.

The Struggles of Every "Hamilton" Fan Who Has Never Actually Seen "Hamilton" (avec images) | In the heights, Dear evan hansen, Théâtre musical
Quand t’arrives avec cinq ans de retard

Oui, c’est historique, clairement, mais c’est très bien fait, avec une modernité évidente du texte et un véritable jeu de Lin-Manuel Miranda pour faire des références à la politique américaine (le spectacle date de 2015, mais il n’a pas encore pris une ride… Au contraire).  On notera que Lin-Manuel Miranda interprète Hamilton, tout en étant le cerveau derrière l’écriture et la mise en scène de ce spectacle. Un génie pareil, ça fait rêver.

7 PR lessons from 'Hamilton' - PR Daily
Oui, c’est ton bébé, mais why do you write like you’re running out of time ?

La modernité vient aussi du choix de la musique, avec énormément de rap, et du casting, avec peu de comédiens blancs. Il était temps que Broadway ouvre ses portes à ce genre de spectacle. Fonder le génie du spectacle sur son seul casting serait une erreur cependant, et une insulte à Miranda, probablement : la simplicité apparente des décors et costumes contrastent avec une chorégraphie minutieuse et bon nombre de déplacements de décor astucieux. Ça doit donner le tournis !

Personne n’en laisse rien paraître et on se retrouve embarqué dans l’histoire, à force de répétitions des mêmes refrains entêtants. Concrètement, c’est autour de Helpless/Satisfied que je me suis senti à fond dedans, merci le rewind, une autre astuce moderne tout de même très bien sentie.

Ceci étant dit, le travail de Miranda est probablement grandement facilité par la richesse de son matériel de base. Le spectacle raconte la vie d’un père fondateur des États-Unis, Hamilton donc, avec une vie de fou et un rythme d’écriture à me faire rougir de jalousie et de honte avec mon petit article par jour de rien du tout !

La comédie musicale est-elle le meilleur antidote à l'ère Trump? | Slate.fr

Le spectacle se découpe en deux actes et nous permet une vraie plongée dans l’histoire américaine, ce qui est un vrai plus ! Le premier acte contient mes chansons préférées (celles ci-dessus, mais aussi toutes celles de Jonathan Groff, clairement ma came de base), mais n’est pas mon favori du côté de l’histoire. Il faut en effet introduire tout ce petit monde et l’histoire, et autant dire que si on sent bien que l’Histoire est en marche, j’ai eu du mal la première fois à m’attacher à tous les personnages (c’est forcément compliqué quand on est hyper fan d’Angelica et qu’elle n’est pas le choix dans Helpless, mais pourquoi ??).

Le deuxième acte renverse la table. Pour moi, il casse la barraque du côté des sentiments, mais aussi de la véracité historique. Bien sûr, c’est un spectacle qui met de côté une partie de la vie d’Hamilton (hum, et quelques enfants tout de même), mais il se concentre sur ce que j’en préfère, à savoir une histoire purement dramatique, tant sur le plan politique que personnel. Je n’ai compris qu’en cours de route que ce Hamilton du titre était en fait le même Hamilton dont la vie m’avait été contée brièvement il y a dix ans par un prof d’histoire que je n’aimais pas beaucoup (ou alors, c’était l’inverse, mais bon « carte laide », ça n’a pas attiré ma sympathie).

Pas surprenant que j’avais oublié dans un coin de ma tête tout ça, mais terrible de m’en être souvenu en cours de route, parce que je savais alors très bien où ça allait pour avoir fait moi-même des recherches sur le sujet après ce cours. J’étais ce genre d’élève, sorry.

L’histoire méritait vraiment d’être adapté d’une manière ou d’une autre, et ce musical est parfait pour le faire, dressant des parallèles judicieux dans la vie du personnage, avec ses refrains répétitifs qui paraissent alors être des présages une fois le spectacle fini.

Tous les personnages sont travaillés et approfondis. Bien sûr, on a des clichés (à faire frémir les fans de Lafayette que je connais), mais l’Histoire reprend toujours ses droits, avec chaque fois un clin d’œil à saisir pour le (télé)spectateur et un bon terreau de moments méta comme je les aime (la chanson Burn est désarmante de justesse avec cette idée répétée par Eliza du « narrative »).
Eliza Schuyler Hamilton | Hamilton Amino

Bref. J’y suis allé un peu à reculons et j’étais moyennement convaincu à la base, un point de le commencer à 23h. Par contre, je l’ai vu d’une traite jusqu’à tard dans la nuit et depuis, je l’écoute intégralement au moins une fois par semaine… Tout en l’ayant vu quatre fois. Hum. Parfois, en faisant autre chose quand même.

Certes, je suis en retard à la fête, mais voilà, c’était ma pierre à l’édifice gigantesque des fans de ce musical. Merci à Disney+ d’avoir eu la bonne idée de le diffuser, et merci aux amis qui m’ont bourré le crâne avec ça plutôt que du rhum (hey Sophie, il est pour toi cet article !).  Si vous le regardez une fois, sachez en tout cas que vous y reviendrez probablement. Et ça aussi, Miranda l’avait prévu :

dean miller | Tumblr

PS : Sinon, comment c’est possible de passer de ce spectacle de folie au rôle de Dean dans Station 19 ??? Voilà, c’était la petite phrase pour faire genre que je suis encore un blogueur séries, et pour justifier de mon attachement grandissant à Dean malgré une écriture approximative sur la fin de saison 3.

 

La Reine des Neiges 2 (2019)

Salut les cinéphiles,

Bon, forcément, vous vous en doutiez avec l’article d’hier sur le premier, j’ai vu La Reine des neiges 2 hier au cinéma et je ne peux que vous en parler, parce que j’ai adoré le film – genre beaucoup plus que le premier. Ce n’est pas le premier Disney avec lequel ça me fait ça et je m’attends à me sentir bien seul, mais vraiment, j’ai préféré. C’est peut-être grâce à son ambiance plus automnale, parce que j’adore l’automne !

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Bon, cela dit, je suis déjà passé en mode hiver avec le froid (surtout hier), alors c’est peut-être grâce à ses chansons, peut-être grâce à l’animation magnifique, peut-être grâce à ses personnages plus complexes… Je n’en dis pas plus sans spoiler, donc je vous invite à quitter l’article et à revenir quand vous aurez vu le film si ce n’est pas déjà fait ! Et pour les autres, c’est parti pour la liste de ce que j’ai aimé !

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  • Le premier truc qui me vient en tête (c’est dans un autre MOOOOOOOOOOONDE), c’est la réussite des différentes références au premier film. Ma préférée a été celle sur « Let it go » qui m’aura bien fait rire, mais même Olaf a fini par m’être appréciable dans son interprétation du premier film (et dans la scène post-générique aussi !), ça m’a bien fait rire.Résultat de recherche d'images pour "frozen 2"
  • Pour faire comme hier et parler des personnages, je trouve qu’il y a une grosse amélioration de ce côté-là. Non seulement, j’ai apprécié Olaf, mais en plus, même Kristoff est devenu un personnage super cool à voir évoluer. Le running-gag sur la demande en mariage est efficace et on sait dès le début où ça va, mais ça permet au personnage de bien évoluer… Et de nous sortir un clip digne des années 80 ! Les enfants ne comprendront pas les références, mais qu’est-ce que j’ai ri pendant sa chanson « Lost in the woods » (oui, je l’ai vu en VO, j’y reviens après).
  • Je dis que les enfants ne comprendront pas les références aux années 80, mais si je suis parfaitement honnête, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui échapperont aux enfants au premier visionnage. On sent que le premier film était il y a six ans : le parti-pris est que le public a grandi. C’est moins enfantin, parce que le premier film a été un tel succès qu’ils savaient que des adultes viendraient le voir… et ils ont bien fait. L’évolution du personnage d’Anna, sa relation avec Kristoff et Olaf, c’est une grande réussite. Je suis encore plus amoureux d’Anna qu’avant.
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Olaf qui grandit, ça a sûrement déplu à beaucoup de fans, mais j’ai trouvé que ça le rendait beaucoup plus supportable que dans le premier film où j’étais saoulé une fois sur deux quand il prenait la parole.
  • Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée dans ce film de la remettre en avant et d’équilibrer les choses : elle n’est peut-être pas l’héroïne marketing des films, mais elle est bien une héroïne qui mérite son titre de reine et est à nouveau celle qui permet de sauver Elsa. Le renversement des rôles par rapport au premier film (la sœur gelée) est efficace, les répliques fonctionnent bien et j’aime la voir faire grandir Olaf, tout en grandissant elle-même. Le sacrifice final qu’elle fait sans y réfléchir plus que ça (dans une chanson que j’aime moins, OK) est un bel exemple de son évolution quand même !
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Et la relation entre les soeurs est vraiment cool aussi !
  • Difficile de retarder plus longtemps l’évocation d’Elsa en ce qui concerne les évolutions de personnages, parce qu’elle est enfin remise au centre de l’attention  : les deux sœurs grandissent en parallèle dans le film et c’est bien géré ! Elsa grandit bien dans ce film, mais j’ai adoré la manière dont les scénaristes ont réussi à la complexifier. Dans le premier film, elle vivait dans le secret de son pouvoir, et sa chanson la libérait (délivrait) du poids qui pesait sur elle. Cette fois, elle vit à nouveau dans le secret, celui d’un désir de liberté qui est plus grand que la simple révélation de son pouvoir. Et dès qu’on le comprend dans « Into the unknown », je trouve que le personnage prend subitement une étoffe supplémentaire (et pas celle de sa mère, non).
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Et puis sa détermination, c’est très cool, aussi, non ?
  • Aucune chanson n’atteint la classe de « Let it go » je pense, mais je n’aurais pas forcément choisi « Into the unknown » comme chanson-phare du film. J’ai largement préféré « Lost in the woods » (mais bon, ce n’est pas l’héroïne, ça ne passe pas) et surtout « Show Yourself ». Et puis, clairement, comme avec « Let it go », les paroles de « Show Yourself » sont clairement géniale comme métaphore du coming out. On prend donc les mêmes ingrédients et on recommence… elle aurait été parfaite comme chanson-phare ! Bon, après, je reconnais que pour l’instant, j’ai plutôt tendance à avoir envie de chanter « Into the unknown » à chaque fois que je l’entends… Métaphore du coming out ou pas, Elsa finit à nouveau célibataire et c’est très bien comme ça. PRésultat de recherche d'images pour "frozen 2"ar contre, j’ai trouvé dommage l’insistance sur la création de relations de couples hétérosexuels qui n’avaient aucune utilité (notamment les deux nouveaux personnages de la tribu ??)… ça donnait l’impression que Disney revenait en arrière par rapport au message du premier film, et c’est dommage.
  • En revanche, comme dans le premier film, difficile de ne pas parler de la perfection de l’animation. Non, vraiment. Les looks d’Elsa sont à tomber, ses pouvoirs donnent lieu à des scènes magnifiques et même si dans ses chansons, ils partent parfois un peu trop en vrille, j’ai adoré. En plus, chaque personnage a son look vestimentaire (forcément), mais il a aussi un look plus visuel dans l’ambiance de chacune des chansons, et ça fonctionne !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup de bonnes choses à dire de ce film ! Je n’ai pas eu le temps d’évoquer le scénario qui conclue les pistes ouvertes dans le premier film, notamment sur les parents des filles… La conclusion semble plus définitive que dans le premier, alors que pourtant, j’aurais presque envie d’un troisième tellement celui-ci était cool. Il ne faut pas trop en demander, je sais !

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Puis ils ont bien prévu le coup côté marketing déjà !

Un dernier point pour mon choix de le voir en VO… Très franchement, je suis arrivé au cinéma au moment où la séance VF venait de commencer, et j’ai eu peur de rater le début. En plus, je ne le savais pas encore, mais rater le début aurait été problématique avec ce film à l’exposition très importante. De toute manière, j’ai vu le nom de Dany Boon et ça ne m’a pas motivé à aller le voir en VF, et je ne regrette pas, parce que j’aime beaucoup moins les chansons en français à cause des voix d’Olan et Sven (trop exagérées dans les gamineries je trouve – mais c’est un Disney, c’est un choix logique, je sais, je suis juste difficile)…

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Anna est tellement géniale !

Par contre, vraiment, les chansons interprétées par Charlotte Hervieux, je suis fan. OK, ça aide qu’elles soient parmi mes préférées en VO, mais quand même, cette voix, c’est dingue ! Disney a fait un bon choix, et c’est tout !

Allez, je vous laisse, j’ai encore écrit beaucoup plus que 500 mots ! Mon mot de la fin ? Aha-ahaaaa !

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(oui, j’ai même envie de le revoir, c’est improbable !)

La Reine des neiges (2013) en sept points

Salut les cinéphiles,

Alors que les premiers flocons de neige sont tombés en région parisienne cette semaine et que le deuxième volet de La Reine des Neiges sort au cinéma aujourd’hui, je me suis dit qu’il était temps pour de revoir le premier film, pour me le remettre en tête avant de plonger dans un autre monde ! Je gardais un souvenir assez mitigé de mon premier visionnage du film, parce que je l’ai vu quelques mois après sa sortie et qu’on me l’avait déjà largement survendu…

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Pourtant, à le revoir comme ça quelques années après, force est de constater que ce n’est pas l’un des films les plus cultes de la décennie (le plus culte ?) pour rien ! Allez, en sept points et pour vous remettre en tête aussi tout ce qu’il faut avant d’aller voir la suite, c’est parti pour un résumé de ce qui me plaît (ou non) dans ce grand classique des cours de récréation – et des cours tout court, d’ailleurs, deux années d’enseignement et trois mots à des élèves chantant « Libérée, délivrée » en classe…

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I love crazy !
  • Je suis toujours amoureux d’Anna ! De loin mon grand coup de cœur lors de mon premier visionnage et dans la réécriture par Once Upon a Time, Anna est une bouffée d’air frais et d’innocence qui fait du bien. C’est un personnage super positif, même si je ne supporte pas sa chanson d’introduction… J’adore tout simplement la première partie du film qui se concentre sur elle et son amour pour Hans.

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  • Il faut bien avouer que ce que j’avais le moins aimé de ce film, c’est justement le rebondissement concernant Hans ! J’étais tombé amoureux de « Love is an open door » et je trouvais leur couple trop mignon au sens Disney du terme. Bon, j’ai vite compris que ça partait en vrille quand il l’a demandé en mariage et que tous les personnages du film se sont mis à répéter à Anna que c’est n’importe quoi. Ca m’avait irrité au premier visionnage cette insistance lourde, mais après revisionnage hier, je ne sais pas trop pourquoi, parce que ce n’est pas si répétitif que ça… hormis en ce qui concerne Kristoff !
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Après comme absolument tout le monde, je trouve ça génial d’avoir ENFIN un Disney un peu plus réaliste en ce qui concerne les relations amoureuses (toxiques). Fou de se dire qu’il aura fallu attendre 2013 pour que ça paraisse original…
  • Résultat de recherche d'images pour "frozen kristoff"Je n’aime pas Kristoff. C’est un peu moins vrai après l’avoir revu hier, mais c’est vraiment un personnage que j’ai trouvé boulet et avec lequel j’ai du mal. Anna n’est pas gâtée finalement, entre lui et Hans. Par contre, la scène qui voit Hans être révélé comme un grand méchant avec le presque baiser est géniale, de même que celle où Kristoff et Sven font demi-tour pour revenir avec Anna.
  • Tant que je parle de Sven, j’adore l’humour que l’animal apporte… Par contre, et je vais me faire plein d’ennemis, je ne supporte pas Olaf. Ses blagues ne passent presque jamais sur moi et le concept du bonhomme de neige parlant et aimant l’été, ça m’échappe totalement. Ajoutez le fait qu’il a lui aussi une tête de grand benêt, et vous comprendrez pourquoi je ne le comprends pas, ce personnage (et son succès !).
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#RendLÉté
  • Il me reste à évoquer Elsa dans les personnages, et c’est quand même dingue. À revoir le film, il me paraît encore plus évident que la première fois qu’elle devait vraiment être la méchante ! Les scénaristes ont fait un bon travail pour changer ça en cours de route et pour la rendre vraiment attachante, mais quand même cette reine qui plonge son royaume dans la glace, ça passe moyen pour une gentille ! Ca crève l’écran qu’elle devait être la méchante, surtout pendant le premier acte se concentrant tant sur Anna, mais ça créé même un déséquilibre à un moment du film. Franchement, les trois quarts du film nous montrent le point de vue d’Anna et les péripéties d’Anna.

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  • Il y a même quand même des longueurs – je n’accroche pas tellement aux trolls par exemple – et je trouve que le tout manque finalement de la fameuse Reine du titre français. Ce qui est dingue, en revanche, c’est qu’elle gagne le cœur de tant de fans rien qu’en une chanson. Entendue et ré-entendue des dizaines de fois, y compris au cours de la semaine passée, la chanson a réussi malgré tout à me refiler quelques frissons quand je l’ai revue intégrer au film. C’est clairement mon passage préféré du film, et c’est une vraie réussite.
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Le bug d’animation le plus célèbre de la décennie (les cheveux) !
  • De toute manière, c’est toute la BO de ce film qui est une réussite, mais ça, je crois que tout le monde le sait et s’accorde à le dire de toute manière. Vous aurez compris à cet article que je l’ai surtout écoutée en VO cette BO… Je suis un grand fan de l’ensemble des voix de ce casting, en même temps, à commencer par Kristen Bell. Malgré tout, je suis partagé pour la suite, parce que j’adore Charlotte Hervieux qui a été castée pour interpréter Elsa dans ce second film… Résultat de recherche d'images pour "frozen"VO ou VF, mon cœur me balance. Twitter m’a dit d’aller le voir en VF, mais je pense que j’irai où il restera des places quand j’irai au cinéma – et comme on est mercredi et que j’aurai peut-être le temps d’y aller dès cet après-midi, ça risque d’être la VO, parce que la VF va être blindée de ces créatures étranges que sont les enfants… Brr. Quelle idée ! Moi qui veux juste profiter de mon film pépère seul et libre comme le chanterait la reine… 😉

Je vous en parlerai sur le blog quand je l’aurai vu, en tout cas ! D’ici là, courage à tous pour échapper aux spoilers et aux chansons qui vont nous rester en tête au moins pour quelques semaines. Image associéeL’avenir nous dira si le succès est au rendez-vous au point d’atteindre le statut de Let it go ! Hâte d’écrire de nouveaux mots dans les carnets de mes élèves à son propos (non) et d’avoir en tête de nouveaux mensonges que je chanterai malgré tout avec plaisir ! Oui, oui, des mensonges…

The cold does bother me EVERYDAY.

 

Pourquoi j’ai préféré Retour à Zombieland au premier film

Salut les cinéphiles,

Lors du Comic Con le week-end dernier, j’ai eu la chance de voir en avant-première le film Retour à Zombieland que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avant de vous en parler plus longuement, il me fallait toutefois faire mon retour sur le premier film aussi, et donc, j’ai tout un tas de choses à raconter et d’angles à attaquer. On va faire au mieux !

Zombieland

Lorsque j’ai vu que l’avant-première de cette année était la suite d’un film, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je rattrape mon retard et que je vois enfin le premier. Cela fait quelques années qu’il me tente, mais à sa sortie, je n’étais pas du tout dans l’ambiance zombies et horreur. Je suis content de ne pas l’avoir vu à sa sortie, donc, car il m’aurait sûrement déplu.

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Simple, mais efficace !

Il y a deux semaines quand je me suis enfin décidé à le voir, cela dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture du scénario. Le côté un peu méta avec la voix-off qui s’adresse directement au spectateur est ce qui permet de tout de suite entrer dans l’ambiance, à la manière de cette femme qui entre dans son pare-brise à défaut d’avoir oublier sa ceinture. Honnêtement, il y a énormément de passages marquants dans ce premier film, c’est un bon délire et j’ai adoré l’univers. Depuis la sortie du film, j’ai eu le temps de m’en faire des histoires de zombies – mince, on en est à la saison 10 de The Walking Dead quand même – alors les blagues du scénario et les parodies sont diablement efficaces !

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En revanche, le film a pour moi un énorme défaut, qui est qu’il manque clairement d’une intrigue intéressante à suivre. Ne vous méprenez pas, j’aime bien les quatre personnages qu’il nous présente et leurs interactions, hein, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que le tout manquait d’enjeux. Je n’ai pas spécialement eu peur pour les personnages, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une grande histoire marquante et c’est mon plus gros reproche : j’ai plein de scènes et de règles (évidemment) en tête, mais si je devais résumer l’histoire, ben… il n’y a quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ironiquement, c’est donc l’un des rares films dont la fin ne m’a pas frustré plus que cela.

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J’ai du mal à comprendre pourquoi la suite a mis tant de temps à venir, mais en même temps, elle n’était pas forcément nécessaire. Du coup, en me rendant à la Grande Scène du Comic Con pour voir ça, j’étais sceptique et je pensais que je n’allais pas du tout accrocher…

Attention, la bande-annonce en dit déjà beaucoup trop comme d’hab…

Retour à Zombieland

Les dix années d’écart qui séparent les deux films font vraiment beaucoup de bien : on sent que les scénaristes ont réfléchi à la suite et que le film n’a été fait qu’une fois que l’idée de base pour celui-ci était déterminée. Du coup, contrairement au premier, je trouve qu’il y a là une intrigue très bonne et évidente : la plus jeune du groupe veut prendre son indépendance, exactement comme sa sœur.

Le début du film nous remet très vite dans l’univers de la franchise, avec toujours voix-off et humour pour nous présenter les évolutions de chacun des personnages – et des zombies ! L’idée est excellente et je pense vraiment qu’il n’a pas fallu attendre plus d’une minute pour attendre le public éclater de rire dans la salle. Oui, oui, montre en main, je dirais qu’on a ri dès les trente premières secondes… Bref, ne manquez pas le début !

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Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler !

Concrètement, le film ne réinvente rien, mais les idées sont bonnes pour provoquer le rire. Je me suis beaucoup plus éclaté devant ce second volet que durant le premier, même si les conditions doivent aider aussi : j’étais dans une salle avec 1300 personnes tout de même. Cela n’empêche pas que, n’étant pas renseigné du tout sur le film, j’ai eu un tas de bonnes surprises : l’écriture est solide et n’hésite pas à faire des références au premier film (il faut clairement avoir vu le premier film pour comprendre ce qu’il se passe, par contre !) ou à d’autres univers de zombies, le casting est cinq étoiles et l’ambiance est bonne tout du long.

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Certains vieillissent vraiment bien !

Contrairement au premier film, je n’ai pas trouvé de longueurs et j’ai adoré la réalisation, qui n’hésite pas à recourir au plan séquence. Bien sûr, l’ensemble de l’histoire n’a pas beaucoup de sens et ne tient pas forcément debout (surtout à la fin), mais tout est fait pour qu’on se marre et ça a pris sur moi.

Bref, c’est donc une suite que je recommande fortement car je l’ai largement préférée. Je tombe un peu dans le spoiler pour la fin de cet article, donc arrêtez-vous si vous ne voulez rien savoir ! Du côté du casting, je suis allé de bonne surprise en bonne surprise : les nouveaux personnages ont tout un petit quelque chose.

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Gros coup de cœur sur la naïveté évidente d’un personnage qui fonctionne à merveille ou sur la présence d’acteurs que j’aime dans leurs séries respectives. Je reproche au film de mal ménager certaines surprises (notamment la survie de la nouvelle copine qui n’était finalement pas un zombie) et de parfois manquer un peu de logique (le feu d’artifice, vraiment ?! et ils recommencent après avoir tué les zombies en plus !), mais c’est dans l’esprit de la franchise.

La conclusion du film est bonne, mais finalement rien n’est vraiment résolu. D’accord, ce mariage fait plaisir, mais les problèmes du couple sont toujours là et Little Rock est toujours célibataire, surtout. Bref, ils se laissent la possibilité de faire un troisième film, j’imagine. Ce second volet se suffit à lui-même malgré tout, et il y a de quoi se faire bien plaisir à retrouver ces personnages.

Bref, posez vos cerveaux, attachez vos ceintures et retournez à Zombieland, ça fait les abdos – et ça fait du bien aussi !

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