Films vus #48

Salut les cinéphiles,

Alors que la réouverture des cinémas est de nouveau dans les champs des probables, il est temps pour moi de continuer à vous parler de ces films que j’ai eu le temps de voir durant l’année, toujours avec un bon mois de décalage (mais ça a eu tendance à se réduire avant le reconfinement…). Mieux vaut tard que jamais, voici donc ce que j’ai vu en octobre :

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Edge of Tomorrow

Au rang des films dont j’ai énormément entendu parler tout au long des années sans avoir la moindre idée de quoi il s’agissait, il y a ce film. Je ne suis pas un grand fan de Tom Cruise, qui est typiquement le genre d’acteur dont le succès me laisse perplexe parce qu’il me paraît enfermé dans les mêmes types de rôles depuis… toujours, en fait ?

C’est encore le cas avec ce film culte qui le voit dans la peau d’un militaire forcé de l’être bien malgré lui quand ce n’est pas du tout ce qu’il est censé être. Son personnage est plutôt drôle au départ, et ça change un peu, mais il finit par être l’américain habituel que je m’attendais à voir. Ce n’est pas un problème, puisque je le savais en lançant le film.

En plus, je dois reconnaître que j’ai beaucoup aimé cette histoire. C’est un bon blockbuster, l’intrigue avec des extra-terrestres qui ont envahi la Terre et qui sont en train de gagner, je ne m’y attendais pas – je ne sais pas pourquoi avec un titre pareil je pensais que ce serait une histoire de guerre, mais sans alien. L’ensemble fonctionne bien, on a de belles images et des effets spéciaux qui laissent sur les fesses, c’est très bien comme ça ! Une bonne surprise, donc.

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Hercule

Pas de surprise avec ce chef-d’œuvre Disney qui reste l’un de mes préférés du côté des chansons. Les dessins sont toujours aussi particuliers et pas tous à mon goût, mais Megara est exceptionnelle. Tout simplement. Que dire de plus ?

Si par malheur pour vous, vous ne connaissez toujours pas ce film, Disney s’inspire de la mythologie grecque et lui tord totalement le cou en nous réinventant la vie de ce héros connu mondialement qu’est Hercule. On suit rapidement son adolescence, puis on le voit à l’âge adulte à essayer de devenir un héros et à se retrouver embarqué bien malgré lui dans une confrontation avec Hadès, le Dieu des Enfers, qui a prévu de lâcher les Titans sur Terre, pour le fun.

Je ne sais toujours pas pourquoi j’aime tant ce Disney, mais je pense vraiment que les chansons sont ce qui fait toute la différence !

The Box (2009) - 365 Movie Challenge Day 178 — Blue Lab Pro

The Box

L’histoire du film ? C’est grosso modo celle de Chosen, non ? Un couple reçoit un jour une boîte et se voit offrir une proposition : accepter une forte somme d’argent, mais savoir que celle-ci provoquera la mort de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas, quelque part dans le monde. L’homme qui leur explique comment fonctionne cette boîte ? Il a la face à moitié arrachée.

Bon, moi, je n’aurais probablement pas fait le choix des personnages de ce film, mais j’ai bien aimé suivre toutes les mésaventures qu’ils vivent. En plus, ça fait toujours plaisir de retrouver Cameron Diaz dans ce genre de films. Par contre, soyons honnêtes, là encore, j’ai décroché en cours de route sur la partie explicative du film. J’ai eu beaucoup de mal avec celle-ci, j’aurais pu m’en passer, ça aurait été plus fluide.

Il y a des moments vraiment marquants et des dilemmes que j’aime bien, mais la fin m’a laissé sur ma faim avec le sentiment qu’on avait tenté de me vendre quelque chose… mais que j’étais passé à côté. C’est malin.

Mylene Farmer Incident In AGhostland GIF - MyleneFarmer  IncidentInAGhostland Movie - Discover & Share GIFs

Incident in a Ghostland

Mylène Farmer dans un film d’horreur ? Quel étrange concept ! J’ai cependant adoré ce film, que j’ai envie de classer dans mes coups de cœur tellement je ne m’y attendais pas. L’histoire est vraiment bizarre avec une mère qui emménage avec ces deux filles dans une maison qui pue le film d’horreur à des kilomètres. C’est donc sans surprise que ça vire à l’horreur, mais plutôt en mode violence gratuite et monstre trop humain. Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler.

Concrètement, je me suis laissé embarquer par le film et, si je me doutais bien que c’était trop simple, je me suis fait avoir par plusieurs rebondissements – pas tous, heureusement pour moi quand même. De bonnes actrices, une Mylène Farmer pas si mauvaise actrice non plus, des personnages sympathiques et un seul regret : ça manque un chouilla d’explication sur les motivations et les histoires de certains. Tant pis, ça donne un excellent film d’horreur. Là encore, c’est donc une bonne surprise !

Presque trop

Un peu de douceur | imagifs - Bigflo et Oli #1 - WattpadBon. J’aime beaucoup Bigflo et Oli, j’aime beaucoup Netflix, mais là… Je n’ai pas saisi l’intérêt de ce documentaire, qui casse un peu l’image des frères que rien n’oppose jamais qu’ils ont mis longtemps à construire depuis le premier album et qui… ne propose rien en échange ? La nouvelle chanson est top. Il était ironique de les voir clamer à longueur de temps qu’à la fin de la tournée, ils feraient une pause quand Spotify me balançait chaque semaine ou presque depuis des collaborations d’eux avec d’autres artistes.

Bref, le documentaire est sympathique, ça fait toujours plaisir de voir les « deux frérots » et tout… mais ça manque de chansons et j’ai terminé tout ça en me demandant l’intérêt de ce que je venais de voir. Et je n’ai toujours pas prévu. J’espère, comme beaucoup, qu’ils reviendront vite, rechargés à bloc et plein d’inspiration pour la suite.

 

Films vus #47

Salut les cinéphiles,

Je reviens en ce mercredi avec cinq films, dont deux coups de cœur, deux qui auraient pu l’être si je n’avais pas vu tant de films cette année et un… bon, il faut bien que je continue de ne pas aimer certains grands films pour justifier mon amour des séries, non ? Il y en a un peu pour tous les goûts dans cette sélection aussi éclectique que d’habitude, en tout cas :

Hit Snooze on Before I Wake – cultcrumbsBefore I wake

Ah mais c’est donc de là que vient le fameux délire des papillons ! Je me demandais vraiment d’où ça sortait, et je n’ai pas été déçu avec ce film d’horreur dont je n’avais pas trop entendu parler à sa sortie en 2016. Le film raconte l’histoire d’un couple qui adopte un petit garçon orphelin… mais ce jeune garçon cache clairement un secret, puisque la première scène du film voit celui qu’on pense être son père regretter de ne pas réussir à le tuer et le regardant comme s’il était le Diable lui-même.

Ca promet donc dès le début, et ça continue sur cette lancée, avec une ambiance bien particulière et un mystère qui se dévoile peu à peu. Si j’ai trouvé certains éléments prévisibles, le film vaut le coup pour ses très bons acteurs – notamment les enfants – et son scénario qui tient la route. C’est toujours agréable quand c’est le cas.

En tout cas, ça me confirme que Mike Flanagan est un réalisateur que j’aime bien quand il s’agit d’horreur… Il faudra que je songe à me faire le reste de sa filmographie, à commencer par The Haunting of Bly House, un jour ou l’autre. C’est de lui aussi, oui… Pas étonnant que je kiffe, finalement ! C’est un vrai coup de cœur, en tout cas, j’étais à fond à la fin, et j’ai aimé la résolution, en plus !

Into the Bone

lily collins in to the bone - Album on ImgurTadaa, Lily Collins débarque dans ma vie par la grande porte avec un film devenu un coup de cœur lui aussi. Pourtant, je bossais en le regardant, mais j’ai été tout de suite passionné par cette histoire, parce qu’elle traite d’un sujet qu’on ne voit pas assez souvent : l’anorexie adolescente. Forcément, ça me rappelle Les Bracelets Rouges, et j’ai lancé ça quand je l’ai vu passer sur Netflix.

Sans trop de surprise, j’ai beaucoup aimé, et j’ai surtout aimé le choix des acteurs, acteurs ayant vraiment des problèmes avec la nourriture, tant qu’à faire. Les images sont forcément choquantes, le film en lui-même est passionnant à suivre, et autant vous dire que j’ai fini par arrêter de noter mes copies pour être à fond dedans. Voilà, vous savez ce qu’il se passait quand vos professeurs ne vous rendaient pas les copies le jour voulu (enfin, moi, je l’ai rendu à temps). Ce fut donc un coup de cœur !

Extremely Wicked, Shockingly Evil, and Vile : Zac Efron est mi-charmant  mi-terrifiant en Ted Bundy, notre critique | melty

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile

Netflix étant Netflix, il m’a proposé, sans surprise, un autre film de Lily Collins, et c’était avant même qu’Emily ne débarque in Paris, comme je le disais dans l’article d’introduction de cette saison 1. Quand j’ai vu qu’il y avait en plus Zac Efron à l’affiche, je n’ai pas hésité, et ce fut une réussite : j’ai beaucoup aimé ce film, même s’il m’a fallu du temps pour comprendre que c’était tiré d’une histoire vraie que je connaissais déjà. Ouais, comme Monster, forcément.

J’avais beaucoup entendu parler du film à sa sortie sur Netflix, et je n’avais pas prêté plus d’attention que ça à celui-ci, puisque je ne regardais pas de films à ce moment-là (eh oui, c’est une époque pas si lointaine). Zac Efron ne fait pas le meilleur des méchants, je trouve, même si tout le film en joue justement, puisqu’il est accusé d’être un tueur en série sans qu’on ne sache s’il est coupable ou non. En revanche, Lily Collins est bouleversante dans ce rôle, peut-être même plus que dans le film précédent.

Bref, j’étais prêt pour voir sa série après ces deux films, et à peu de choses près, ce film aurait pu être un coup de cœur, mais bon, un peu trop prévisible, un peu trop long, pas à la hauteur des deux précédents.

tim conigrave | Tumblr

Holding the man

Comme c’est étranger, il m’a fallu un moment sur Google avant de me rappeler ce que c’était que ce film. Ca m’arrive parfois, mais rarement sur des films que j’ai bien aimé. C’est le cas de celui-ci, qui nous raconte la vie d’un couple homosexuel, de la rencontre à la toute fin, en nous les montrant à différents âges de leurs vies… et c’est un peu le problème que j’ai eu avec.

Au départ, j’aimais beaucoup le film et la relation entre les deux personnages, mais plus on avançait, moins j’appréciais la tournure que prenait leurs interactions et la vie qu’ils vivaient. Inévitablement, plus on avance dans le temps, plus on tombe sur des schémas vus et revus dans des dizaines de films LGBT, et je finis par trouver tout ça lourd, même si c’est une réalité importante qui a existé, je ne dis pas, juste bon, avoir ça dans tous les films, ça finit par peser et ça manque de positif. M’enfin bon, c’est un très bon film tout de même.

Chris Knipp • View topic - Alejandro González Iñárritu: The Revenant (2015)

The Revenant

Et on termine par le film que je n’ai pas aimé, alors qu’il est un sacré chef-d’œuvre, je n’en doute pas. Difficile d’en douter avec des scènes de guerres et des reconstitutions impressionnantes de tous les côtés… mais, voilà, l’histoire en elle-même était interminable. On suit donc la vie d’un soldat qui cherche à rentrer chez lui après avoir été blessé, mais même ça, c’est déjà du spoil tellement ça met du temps à arriver.

En fait, tout met du temps : le début du film semble ne jamais commencer, la fin ne semble jamais arriver, etc. Visuellement, c’est très réussi ; j’aime beaucoup l’esthétique du film et la performance des acteurs est très bonne – bien sûr que Di Caprio mérite son Oscar (!), ça, je ne peux pas dire le contraire. Malheureusement, ça ne fait pas tout, et il y avait un certain ennui à suivre tout ce qui se passait entre deux scènes sanglantes et violentes, toutes plus marquantes les unes que les autres !

 

Films vus #46

Salut les cinéphiles,

Même si c’est férié, pas de repos pour le blog, je vous retrouve comme chaque mercredi avec mon avis sur quelques films vus fin septembre. Oui, cette fois, l’écart se réduit un petit peu entre la date actuelle et la date à laquelle j’ai vu les films… Pas de quoi vous inquiéter, avec le reconfinement, et même si je vais tout le temps au travail, le nombre de films vus est reparti à la hausse ! Bref, c’est parti pour six films différents :

tinalbion gifs Tumblr posts - Tumbral.com

You Might Be the Killer

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être déjà que j’ai beaucoup aimé ce film que j’ai recommandé à Halloween pour ceux voulant voir quelque chose d’un peu fun. En effet, ce film est un slasher avec pas mal d’humour et rebondissements prévisibles, beaucoup de méta et des acteurs que j’adore. Il entre donc dans une catégorie de films que j’aime directement, surtout qu’il parodie les slahsers classiques des camps de vacances d’été aux States. Tout un programme.

Porté par Fran Kranz et Alyson Hannigan, je ne comprends même pas pourquoi j’ai mis tant de temps avant de le voir – et tant de temps à le découvrir parce que je l’ai déniché cet été uniquement. Pourtant, il s’agit là de deux acteurs que j’apprécie particulièrement grâce à leur implication dans le Whedonverse.

S’il n’est pas incontournable, le film a ses bons moments et est agréable à découvrir. Quant à l’histoire, j’ai déjà tout dit ou presque : on y suit un héros (Fran Kranz) qui essaie de survivre à un massacre dans le camp de vacances d’été dont il est animateur. Pour survivre, il décide d’appeler sa pote (Alyson Hannigan) restée en ville, parce qu’elle est spécialiste de films d’horreur et qu’elle pourra sûrement l’aider à savoir quoi faire. Classique, des twists marrants, à voir si vous aimez ce genre de films d’horreur (ou ces acteurs) !

Mientras duermes (2011) - FilmaffinityMientras Duermes (Malveillance)

Ah les espagnols, toujours des films étranges. Dans celui-ci, nous suivons la vie d’un concierge d’immeuble, César, obsédé par une des occupantes de son immeuble. Et ça tombe bien, parce qu’en tant que concierge, il a ses clés et il connaît son emploi du temps par cœur, comme il connaît la vie de toutes les personnes de l’immeuble. Même You n’avait pas réussi à rendre les stalkers aussi terrifiants !

J’ai beaucoup aimé ce film, même si je vous avoue que je l’ai lancé en VF histoire de bosser devant. Je pense qu’il vaut pourtant son pesant de cacahuète en VO, et je le reverrai peut-être pour mieux comprendre certains détails de l’histoire, parce qu’il y a tout de même un élément qui m’a clairement manqué à la fin. En tout cas, je vous le conseille – il est disponible sur Prime Video pour ceux qui ont un compte Amazon Premium !

Monster and the Last Refuge of the Damned – Madness and Media

Monster

Autre pays, autre ambiance avec ce film tiré d’une histoire vraie – et c’est un peu glaçant. Monster nous raconte la rencontre entre une (ancienne ?) prostituée et une jeune femme lesbienne cherchant à fuir sa famille catholique. Elles vont vite se plaire et vouloir satisfaire l’autre, mais les problèmes ne cesseront de les rattraper, forçant l’anti-héroïne à commettre quelques actes glaçants… qui lui valent malheureusement sa renommée.

Rarement un film n’aura autant réussi à me faire sympathiser avec des criminels, et c’est bien le but ici. Nous sommes sur un commentaire social des États-Unis et d’un système qui ne fonctionne pas, avec deux héroïnes qui veulent simplement s’en sortir, mais s’enfoncent chaque fois un peu plus dans la merde, les pauvres. Comme souvent avec ce genre de films, je n’ai compris qu’en cours de route que je connaissais le fait divers dont tout était inspiré… et ça m’a un peu blasé de connaître d’avance la fin.

Malgré tout, il restait une part de suspense, parce que l’affaire est vieille et j’espérais naïvement avoir le mauvais souvenir !

L'Idiot!», un conte politique sur la faille d'un immeuble et du monde |  Slate.fr

L’Idiot

Un film russe avec un tel nom, ça attire l’attention par rapport au roman de Dostoïevski… mais ça n’a finalement rien à voir. Le film n’en reste pas moins très plaisant, et là aussi c’est un commentaire social assez marquant, même si on change de pays. Concrètement, un homme se rend compte qu’un immeuble de huit étages est sur le point de s’effondrer, et il en avertit aussi vite que possible ses supérieurs, qui n’en ont rien à faire. Craignant un drame épouvantable, il se rend donc à l’anniversaire de la maire pour l’avertir, tout ça pour mieux découvrir que la politique, c’est un monde particulier aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film et ses personnages, avec pas mal de clichés sur la Russie et sur la corruption politique en général. Il est assez triste et frustrant, en revanche, donc ce n’est pas à voir n’importe quand. De toute manière, je n’ai pas trouvé de VF, donc j’imagine que tout le monde ne se met pas à regarder des films en russe n’importe quand, alors…

En tout cas, c’est un film qui vaut le détour, même s’il faut s’accrocher au début, parce que c’est dépaysant.

Stalked - Film (2019) - SensCritiqueStalked

Fuyez, c’est super naze ! Pardon, mon avis est subjectif, forcément. Sam, mère célibataire qui laisse chez elle sans surveillance son bébé de quelques mois pour aller lui acheter des médicaments à la pharmacie (?????) se fait enlever en chemin. Heureusement, c’est une ancienne de l’armée, alors quand elle se réveille dans un entrepôt dans lequel elle est coincée malgré un tas de fenêtres à péter pour s’enfuir (??????), elle finit par trouver la solution pour échapper à son kidnappeur, dont on dit qu’il est stalker mais non, parce qu’il n’enlève pas que Sam et qu’il est surtout scientifique un peu fifou qui a trouvé le moyen d’être invisible.

OK, je spoile un peu, mais vraiment, le film n’a aucun sens et je ne suis allé au bout (en terminant tout de même en x4 !!) juste parce que j’étais curieux de découvrir comment tout ça allait finir et s’il y avait au moins un intérêt à un moment. Il n’y en avait pas.

J’ai rencontré le diable

Retour sur Prime Video pour ce film sud-coréen qui est un thriller de Kim Jee-Woon. Âmes sensibles, s’abstenir très fortement de cliquer, parce que le film est hyper violent et sanglant, mais bon, ça se devine dès le synopsis. En effet, on y suit un agent secret qui traque un tueur psychopathe pour se venger de la mort de sa fiancée. Le problème, c’est que sa soif de vengeance fait que le combat entre eux ne va pas connaître de limite et que l’escalade de violence sera chaque fois plus terrible.

Le film est glaçant, pas tout à fait recommandable pour tout le monde ni parfaitement crédible, mais glaçant. J’ai bien aimé l’action, j’ai bien aimé certaines scènes quand d’autres étaient juste trop violentes et de l’ensemble, je me rappelle surtout un certain dégoût face à des développements ne me plaisant pas. Je suis compliqué, je crois, et quand ça va trop loin dans la violence physique gratuite, ça a tendance à me déplaire… Du coup, sur un film comme celui-ci, c’est compliqué, inévitablement.

Comment les Sud-coréens sont-ils devenus les maîtres du thriller ? Partie 3  : KIM JEE-WOON – Là tout de suite !

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Films vus #45

Salut les cinéphiles,

Déjà deux semaines que je ne parle plus de films sur le blog, rien ne va plus, je vais accumuler du retard à nouveau, c’est moche. Moche, mais pas si grave après tout, parce que je m’y suis résolu. Il est tout de même temps de parler un peu plus longuement des films vus en septembre… avec un schéma de visionnage bien particulier : avec la rentrée scolaire, j’ai regardé peu de choses en cours de mois et énormément sur les derniers jours du mois. Bref, badaboum, nous voilà mi-septembre. Vous êtes dans l’ambiance, c’est bon ? Alors go !

Michael Fassbender & Alicia Vikander / The Light Between Oceans | Michael  fassbender and alicia vikander, Michael fassbender, The light between oceans

The Light Between Oceans

Ce film s’est avéré être un coup de cœur parfaitement inattendu. Il a été inattendu parce que son titre n’attirait pas plus que ça et parce que le début n’est pas vraiment mon genre de film, avec un côté très historique. Le film se déroule en Australie, après la Première Guerre mondiale et l’on y suit la vie d’un ancien soldat traumatisé par les combats. Il décide donc de s’isoler sur une île nommée Janus Rock, où il devient gardien de phare.

Présenté comme ça, avouez que ça ne donne pas spécialement envie, non ? Pourtant, le film est une bonne surprise pour la relation amoureuse qu’il va finalement mettre en avant, et pour son histoire de manière générale. Bien que prévisible à bien des égards, cette histoire parvient à être aussi bouleversante qu’elle le souhaite.

Côté esthétique, le film est magnifique à regarder, la musique nous entraîne et l’on s’évade avec les personnages sans trop de mal. Un coup de cœur, finalement, qui a même réussi à me tirer quelques larmes. Pff. Il y a quelques années, j’étais content de ne jamais pleurer devant rien. C’est parti loin cette époque.

The Nest (Il Nido) | Roberto De Feo e il cast raccontano il film

Il Nido

Il est rare que je regarde des films italiens, et c’est peut-être un tort, parce que j’ai bien aimé ce film. Il n’est pas incontournable, mais j’ai accroché à son ambiance mystérieuse. On suit cette fois la vie d’un petit garçon handicapé dans un grand château où toute sa famille veille sur lui. Oui, sa famille veille sur lui, mais elle l’étouffe aussi : le petit garçon n’a ainsi pas le droit de sortir du domaine – du nid familial, eh, c’est donc ça le titre.

C’est curieux, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui peut bien empêcher cette famille de sortir de son domaine ? La mère est-elle juste aussi cinglée que ce qu’elle en a l’air ? C’est particulier, parce que le film passe son temps à nous poser des questions, mais les réponses tardent à venir. Pour autant, j’aime bien l’idée de base et je trouve la mise en œuvre vraiment sympathique.

Après, c’est clairement un film qui va diviser. Si vous aimez accumuler les indices et ne pas trop savoir dans quoi vous vous embarquez, c’est parfait ! L’enquête n’est pas bien dure à mener, cependant, j’avais deviné avant les révélations de quoi il en retournait. Seulement, je me suis laissé séduire par l’ambiance du film, et c’est tout ce qui compte.

Phantom acquires remake rights for 'Ludo' | News | Screen

Ludo

Après mon coup de cœur pour Tumbbad, il était normal d’essayer de me diversifier un peu dans les films d’horreur en allant voir du côté des pays qu’on connaît peu. Ce film-là, je l’ai trouvé sur Netflix et j’ai eu bon espoir parce que l’algorithme disait qu’il allait me plaire, et parce qu’il n’était pas si mal noté. Par contre, j’en ressors plus que mitigé pour tout un tas de raison.

Ludo raconte l’histoire de deux jeunes filles qui fuguent pour aller en rencard avec deux jeunes hommes. Dépouillé de leur argent de manière surprenante, les jeunes se retrouvent à devoir chercher où passer la nuit – et, spoilers, ils finissent alors dans un centre commercial. Tout ça ne nous dit pas pourquoi le film s’appelle comme ça, je sais bien, mais c’est déjà un bon tiers du film. Le titre ? Il fait référence à un jeu, jeu qui entre en scène après la moitié du film et donne une toute nouvelle dimension au film.

Déjà, le problème est peut-être là : j’ai bien aimé la première partie du film, pas du tout horrifique, et quand l’horreur arrive, on ne sait pas trop d’où elle sort. La dernière partie du film part alors dans une espèce d’explication historique/mythologique des origines d’un jeu, et… ben en fait, on ne comprend rien du tout à ce qu’il se passe. C’est hyper décevant, parce qu’on met de côté tout le début du film pour autre chose.

Je ne déconseille pas le film pour autant, il a de bonnes scènes et il a eu un effet assez étrange sur moi, parce que j’étais fasciné par ce qu’il se passait – je n’arrivais plus à décrocher, je voulais vraiment comprendre. Seulement, ben… Je n’ai pas compris. Bref, j’étais déçu après ça, et j’ai eu l’impression de perdre pas mal de temps, même si certaines scènes sont marquantes, que les effets spéciaux sont bons et l’horreur bien présente.

Peut-être que c’était trop particulier pour moi ; en tout cas, j’ai trouvé ça plus mauvais qu’autre chose !

The Social Dilemma - Le digital pour tous

The Social Dilemma

Ah les américains ! Le tout Twitter américain s’extasiait tellement devant ce documentaire que je me suis dit que je pouvais bien aller faire un saut de ce côté-là sur Netflix. Le documentaire revient sur la menace que présente les réseaux sociaux, sur les aspects négatifs de ces nouveaux outils et promet presque de nous convaincre de désactiver nos comptes grâce à des interviews croisés de toute une armée d’américains ayant bosser à la conception de ces réseaux.

Concrètement, les personnes interrogées forment une liste vraiment impressionnante et… c’est bien pour ça que je suis surpris d’avoir assisté à un « documentaire » si inintéressant. On enchaîne du blabla avec encore plus de blabla, on a une partie fictive intéressante mais pas exceptionnelle pour illustrer les propos et dans l’ensemble, on n’apprend pas grand-chose. Peut-être que j’étais déjà trop sensibilisé sur le sujet pour apprendre vraiment quelque chose, peut-être que je ne me ferai jamais aux documentaires américains qui ne construisent rien mais empilent les anecdotes et errent sans fin.

Une chose est sûre, pour moi, la partie la plus intéressante, c’était… Le générique de fin ! C’est au cours de celui-ci que j’ai eu ce pourquoi j’étais vraiment venu : des exemples concrets d’utilisation des réseaux par ces personnes qui nous déconseillent de les utiliser alors qu’ils en sont les créateurs. Ça, c’était intéressant et ça aurait mérité d’être vraiment développé. Bref, ce documentaire devait révolutionner ma vie, autant vous dire que ça n’a pas porter ses fruits.

face claims - JENNIFER GARNER - Wattpad

Miracles for Heaven

Un bon film de dimanche, tout simplement. Inspiré d’une histoire vraie, et c’est ça le plus fou, ce film suit la vie d’une petite fille qui tombe malade du jour au lendemain et celle de sa mère qui va se battre jusqu’au bout pour comprendre quelle maladie a son enfant, et tenter par tous les moyens de sauver sa vie.

Hyper américanisé, ce film est porté par Jennifer Garner et une jeune actrice qui s’en tirent bien toutes les deux pour nous vendre cette relation mère/fille. L’histoire est absolument folle pour plein de raisons, on est sur du feel-good typique et vraiment, c’est bien pour le dimanche. En même temps, les films de Jennifer Garner, c’est souvent ça. J’adore cette actrice, pourtant, mais elle a des choix de films qui me laissent toujours un peu perplexe.

Timothy Green Sun | Green movie, Best movie lines, Movies

Timothy Green

Autant rempiler tout de suite, du coup, avec un autre film parfait pour le dimanche. Je ne saurais dire lequel des deux j’ai préféré. Dans celui-ci, qui est disponible sur Disney+, un couple apprend qu’il ne pourra pas avoir d’enfant et fait son deuil en imaginant l’enfant qu’ils auraient eu sur des bouts de papier. Ils enterrent ces papiers dans une boîte et au fond du jardin… mais dans la nuit un orage éclate, un éclair tombe sur l’emplacement de la boîte et il en surgit, vous l’aurez deviné comme moi je pense, un petit garçon, Timothy Green.

Ce don du ciel a toutefois une particularité aux jambes qui va avoir son importance pour la suite ; et l’on sait dès le départ que le couple ne le gardera pas à vie, puisqu’on les voit tenter de convaincre quelqu’un de leur permettre l’adoption. Très prévisible, ce film a souvent l’allure d’un conte. C’est du Disney, après tout ! Ca se sent, mais ce n’est pas négatif… si on est dimanche. Un autre jour, bof, je pense.

Allez, c’est tout pour moi ce soir, je retourne sur Twitter voir où en est cette élection américaine de dingue. A chaque connexion, un nouveau scandale a éclaté franchement…