9-1-1 – S03E12

Épisode 12 – Fools – 14/20
Oh lala, c’est un épisode où je me suis fait peur à reconnaître une guest-star que je n’aurais pas dû reconnaître… Sinon, c’est aussi un épisode qui m’a un peu énervé du point de vue qui est pris de nous montrer des personnages qui sont pris pour des idiots. Ce n’est pas tant ça qui m’a énervé, mais plutôt leurs réactions, loin des miennes. C’est toujours frustrant quand c’est comme ça.

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Spoilers

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I’m not sure where to start.

Mais quelle horreur ce début d’épisode honnêtement ! On y suit des youtubeurs qui font de la merde, mais ça encore, on pourrait s’en remettre. Par contre, la victime finit avec ses yeux hors des orbites et c’est tout bonnement atroce à voir. Bon, on s’en remet, je vous rassure, et lui aussi, mais c’est terrible à voir… La victime s’en sort avec une vue intacte et ses potes sont arrêtés par Athena. Et voilà.

Autrement, on suit aussi une partie de poker chez Chimney et Maddie, histoire de parler du célibat pesant de Buck et du collègue de Maddie. Cela semble être le thème de l’épisode, le célibat. En effet, l’infirmière de la mère d’Abby dont le nom m’échappe, mince, est de retour dans la série pour accompagner Eddie dans ses entretiens avec les professeurs de Christopher. Ils sont plutôt marrants avec des blagues pourries, sauf celle de la prof de chimie. Finalement, Christopher tombe sous le charme d’une des profs, de manière ridicule. Et c’est la prof d’anglais qui marque de jolis points auprès de lui.

Le problème, c’est que le lendemain Christopher essaie de faire du skate à l’école, sous la surveillance de cette prof qui se fait finalement engueuler par Eddie comme de la merde parce qu’elle a fait… eh bien, de la merde. Bon, pas autant que la femme de la deuxième intervention de l’épisode, qui semble être une pub d’application de rencontre et qui reprend la fascination des séries pour les interventions autour des toilettes bouchées lors des premières rencontres.

Tout ça n’étant qu’anecdotique, reprenons plutôt sur Christopher qui avoue à son père que tout est sa faute : Eddie n’arrête pas de dire que son fils peut tout faire, mais ce n’est pas le cas finalement. Les scènes entre eux sont toujours aussi juste en tout cas, ça fait plaisir de les retrouver et les suivre à chaque fois comme ça.

Quant à Eddie, il finit par aller s’excuser auprès de la jolie professeure d’anglais. Evidemment. Elle est intéressée, il est intéressé, mais ça va prendre tout son temps cette intrigue, c’est évident. Cela n’a pas de sens d’ailleurs : la série va vite sur plein de choses, et super lentement sur d’autres (quand elle ne les oublie pas). J’ai vraiment du mal à les suivre et à voir la construction globale de la saison.

Enfin, en ce qui concerne Christopher, il peut finalement faire du skate, mais en étant protégé par une cage. La scène finale de l’épisode est vraiment intéressante, pour montrer que le handicap est une limite, certes, mais qu’on peut contourner certains problèmes en y mettant les moyens financiers, affectifs et matériels. Le sourire de Christopher fait toujours plaisir à voir !

Le collègue de Maddie qui se plaignait aussi de son célibat suit les conseils de celle-ci pour oser se relancer dans les rencards. C’est un développement intéressant de voir ce personnage prendre du galon, même si ça sort totalement de nulle part. On a le droit de le suivre pour un rencard en cinéma plein air où tout se passe bien… jusqu’à ce que l’homme soit un connard d’homophobe qui veut juste l’agresser.

Maddie est dépitée de le retrouver à l’hôpital, et c’est terrible comme ça a l’air horriblement douloureux. Sa plus grande douleur est finalement la honte : il refuse de dire à la police ce qu’il s’est passé exactement. Maddie le sait, mais ne dit rien, ce qui me paraît étonnant venant de son personnage. Et ça me paraît fort dommage de la part de Josh, parce qu’il s’appelle Josh.

Il arrive à convaincre Maddie de ne rien dire, parce que selon lui, c’est pire de reconnaître qu’on l’a pris pour un con. C’est le thème de l’épisode, d’accord, mais non, quoi. Venge-toi, sérieux.

Athena est appelée par l’hôpital pour une blessure par balle… sauf qu’il s’agit d’une ancienne blessure, mais genre, vraiment ancienne. L’enquête autour de cette femme qui oublié être blessée, et plutôt intéressante. Il faut dire que c’est triste parce qu’elle oublie plein de choses, pas seulement sa blessure. Par contre, son mari s’avère être Rex de Desperate Housewives, alors l’affaire est vite résolue, honnêtement.

Athena profite d’une conversation avec Michael sur le sujet pour tenter de le convaincre de finalement faire son opération, mais ce n’est pas si efficace. Pas comme son enquête : celle-ci permet de mener à la découverte de ce qu’il s’est passé exactement, et le plan de la femme allongée sur le sol, avec un angle exposant son menton m’a permis… de me rendre compte que je connaissais l’actrice qui a subi exactement le même plan il y a dix-neuf ans dans un épisode de la saison 3 de Charmed, où elle incarnait Nathalie, l’être de lumière insupportable et pote avec Léo.

Parfois, je vous jure, je me fais peur. Bon, celui qui fait le plus peur dans cet épisode, c’est la dispute du couple sur un sujet ridicule (il ne voulait pas retirer les décos de Noël) qui mène au mari n’hésitant pas à tirer sur sa femme, alors qu’elle est de dos. Vraiment, c’est merveilleux. Et ils veulent tous ne plus être célibataire après ça ?

Cela suffit en tout cas à conclure l’intrigue, avec le mari arrêté et la femme qui reprend sa vie, aidée par une voisine qui ne me donne pas du tout envie de l’avoir comme voisine tellement elle fout son nez partout. Mais là, son côté curieuse et commère a permis de résoudre l’enquête, alors bon, on ne peut pas lui en vouloir. Mouais.

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9-1-1 – S03E11

Épisode 11 – Seize the Day – 15/20
La vitesse d’exécution est toujours aussi déroutante, surtout quand elle profite du même épisode pour faire avancer plusieurs intrigues différentes concernant ses personnages. Les interventions sont impressionnantes, sans être de celles qui me marqueront à vie, et les évolutions sont rapides. Vraiment, la série a un rythme qui me laisse souvent sans voix.

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Spoilers

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I don’t think I have the guts.

Il est quand même temps de me remettre à cette série dont je termine généralement la saison en retard, certes, mais en juin ! Loin de la mi-saison de Noël, on reprend avec cet épisode au beau milieu du désert. Notre équipe de pompiers doit intervenir pour récupérer un instructeur de saut en parachute qui se retrouve à pendre de son avion suite à une mauvaise turbulence. Les scènes sont jolies à voir, ça fait un peu d’action pour le retour, tout le monde est content et hop. Dingue de se dire qu’ils mettent autant d’argent dans des scènes qui n’ont aucun impact pour la suite.

La deuxième intervention est plus incohérente encore, avec un pécheur qui avale cru un poisson et s’étouffe avec, devant sa femme. C’est quelque chose quand même. Le troisième cas voit un homme odieux être éviscéré à cause de la personne à qui il parlait… et qu’il virait de chez lui. Légalement, certes, mais tout de même. Une autre intervention tourne à la romance improbable commençant par une intervention des pompiers entre deux hommes. Allez, mignon, next.

On reprend finalement sur le cliffhanger précédent : cette fois, Michael a annoncé à tout le monde, hors écran, qu’il avait un cancer. Il est déjà question de l’opération, qui inquiète les enfants, et la série poursuit dans ses habitudes de tout traiter aussi rapidement que possible. C’est déjà ça. L’inquiétude de May finit par être traitée de plein fouet avec Michael mettant à jour son testament.

C’est une scène intéressante qui permet de savoir que le personnage n’a peut-être qu’un an à vivre et qu’il ne voulait pas en parler à ses enfants. Il le fait tout de même, et c’est finalement sa fille qui lui redonne l’espoir dont il avait besoin. L’espoir et l’envie de profiter de la vie. Le seul problème, c’est qu’il en arrive à reporter sa chirurgie.

Il refuse donc l’opération risquée pour vivre plus longtemps, parce qu’il n’a pas la certitude que la maladie le tuera. Oh la. C’est un choix intéressant, et un dilemme dans lequel je n’aimerais pas me retrouver. Sa famille prend les choses plutôt stoïquement, honnêtement, mais c’est parce qu’on est dans un épisode sur le carpe diem, peut-être.

De son côté, Buck a un entretien médical qui lui permet d’apprendre qu’il n’a plus aucun problème de santé. C’est bon il est guéri définitivement des problèmes de son accident de l’épisode final précédent. Et c’est tout, mais bon, c’était nécessaire comme scène.

Pour son anniversaire, Chimney a la surprise de voir débarquer son frère, Albert… qu’il n’avait jamais rencontré avant. Il rencontre même Maddie avant Chimney, dans tout ça. En ayant marre de leur père, il demande à rester chez Chimney, pour une petite visite. Et bon anniversaire ! Chimney se retrouve donc à s’engueuler avec son père : celui-ci est déçu d’avoir un fils pompier aux États-Unis apparemment et on est donc parti pour des complexes assez grands dans sa relation paternelle.

Tout ça est passionnant, mais bon, Albert s’incruste beaucoup dans la vie de son grand-frère, de manière assez insupportable à vrai dire. Il vient ainsi manger à la caserne, alors que Chimney ne veut ni parler de lui, ni apprendre à le connaître. Il est encore là pour la soirée karaoké du groupe dans un bar. Tout ça nous mène à un Chim bourré qui s’en prend à Albert et lui réécrit son histoire de manière un peu plus limpide.

Si Albert pense être son frère, Chim lui en veut parce que son père le préfère et ne l’a pas abandonné, lui. Oh boy. La crise de jalousie tourne notre pompier en ridicule, alors qu’il est clairement dans son bon droit quand on voit la manière dont Albert s’incruste. Certes, il est aimé de tous, mais ce n’est pas tellement le problème. Le problème, c’est plutôt la manière dont il a débarqué sans prévenir et est devenu omniprésent dans la vie de son frère. Il y a clairement de quoi être saoulé…

Mais bon, ça n’aide pas que Chimney se mette à boire, j’imagine. Il lui fait donc une crise en plein milieu du bar, devant tous les pompiers, et c’est Maddie qui se transforme en petite-amie parfaite pour le convaincre d’appréhender la situation différemment. Elle prouve une fois de plus qu’elle est un super personnage.

Albert dort finalement chez Buck, ce qui permet à Chimney de passer le voir le lendemain et de lui raconter un peu plus sa vie. Les deux frères apprennent à se connaître et se comprendre davantage. C’est une scène intéresse qui explore encore le passé du pompier, définitivement déprimante. Il décide finalement d’accepter la présence de son frère, mais aussi son existence.

L’épisode peut donc se terminer sur ces retrouvailles et une fête entre tous les pompiers, qui montre que tout va bien pour cette grande famille pas si dysfonctionnelle qu’est la caserne. Quant à Chimney, il décide de présenter Maddie à Mr et Mrs Lee, qui sont plus ou moins ses parents adoptifs. Ch’est meugnon.

Comme c’est une reprise, tout le monde a droit à une petite évolution dans cet épisode. On retrouve Hen au meilleur de sa forme, prête à adopter. Mais pour cela, elle a besoin de l’aide de ses collègues, histoire de s’assurer qu’ils ne racontent pas n’importe quoi sur elle et Karen. On ne le voit pas, mais ils doivent dire de bonnes choses, parce qu’en fin d’épisode, les deux femmes sont présentées à Nia, une petite fille adorable qu’elles vont devoir élever. Si le système américain allait si vite, ça se saurait non ? Je m’attendais tellement à un épisode sur l’enquête des services sociaux…

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9-1-1 – S03E10

Épisode 10 – Christmas Spirit – 15/20
Non, vraiment, il ne faut pas trop bingewatcher cette série parce qu’on finit par voir du danger partout, même là où il n’y en a pas, et ça nous donne aussi l’impression que notre vie n’avance pas du tout assez vite quand on voit la vitesse à laquelle toutes les relations et vies des personnages se déroulent. Et en même temps, je n’ai pas du tout envie d’avoir autant de problèmes qu’eux, hein. Pour un épisode de mi-saison, je me suis retrouvé bien surpris d’avoir affaire à un épisode égal aux autres, ni pire (heureusement), ni meilleur (bizarrement).

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Spoilers

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Is Santa Claus gonna die?

Jamais dans l’excès, la série revient avec un épisode sur l’esprit de Noël qui commence par une scène dans un centre commercial sur l’égoïsme habituel de cette période quand il s’agit d’aller acheter les cadeaux et le pétage de câble d’une femme qui m’aura bien fait rire à gazer tout le monde avec son spray au poivre, même le père Noël. Chapeau bas à Buck, aussi, pour oser dire que le père Noël n’est le vrai père Noël… et en arriver à des enfants pensant que le père Noël n’existe pas. J’ai bien ri, au moins.

Chez Athena et Bobby, l’ex d’Athena et les enfants préparent un joli sapin alors que Bobby passe les derniers tests post-radiations à l’hôpital. Il s’en tire sans conséquence pour le moment, évidemment, ce qui permet de se concentrer sur l’ex tout nostalgique lorsqu’il trouve une déco de Noël à l’effigie de sa famille.

Michael est nostalgique, mais il a aussi du mal à dormir en ce moment, alors il prend des médicaments qui sont censés l’aider à dormir. Ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : il se retrouve somnambule à se retrouver dans le lit d’Athena. Bien qu’il soit de la famille, y compris selon Bobby, il sait que ce n’est plus exactement le cas : il s’apprête à passer son premier Noël seul et il rend ses clés à Athena, avant d’aller faire des courses lui aussi et de… traverser une porte vitrée. Euh. D’où ça casse aussi facilement les portes de supermarché ?

La scène a le mérite d’être touchante, avec Michael qui finit à l’hôpital à mettre des mots sur sa dépression et Athena qui le console, lui disant qu’elle a remarqué tout un tas de symptômes depuis un moment alors qu’ils ont littéralement commencé vingt minutes plus tôt durant cet épisode. Trop souvent, on dirait que les scénaristes découvrent le contenu des épisodes le jour même et se débrouillent avec comme ils peuvent.

Pendant ce temps, Eddie est en pleine dépression parce que la période de Noël n’est pas simple pour lui. Pourtant, il devrait être heureux, comme Hen, du passage à l’an 2020, qui permet d’oublier l’année 2019. Ouais. Si elle savait ! Christopher n’apprécie pas non plus son Noël avec son père et Buck qui lui annoncent tous les deux qu’ils travaillent la nuit de Noël. Ce n’est pas cool pour cet enfant, franchement.

En parallèle, Maddie reçoit un joli chèque comme cadeau de Noël, même si elle ne le ressent pas comme ça : il s’agit de l’héritage laissé par Doug et son mariage. Elle n’est pas meurtrière, elle l’a tué par légitime défense, ce qui lui permet de toucher l’argent. Malheureusement pour elle, ce n’est pas une bonne nouvelle : elle se rend compte que Doug trouve toujours des moyens de revenir la hanter, même lorsqu’elle est persuadée de s’en être débarrassé. Et puis, Noël et Doug, ce n’est pas rien côté historique.

Elle décide donc de retourner voir son psy, pour mieux s’entendre dire qu’elle devrait se rendre à nouveau à l’endroit où elle l’a tué. Pourquoi pas, pour tourner la page ou quoi, même si c’est quand même bizarre. Par contre, quand j’ai vu que le psy l’emmenait là-bas, j’ai trouvé ça bizarre comme duo, surtout avec une scène où on la voit dire à Ben de ne pas s’inquiéter. Après, ça aide de savoir que le psy est unijambiste, parce que Maddie court vite, on le sait.

D’ailleurs, des flashbacks nous rappellent cet excellent épisode où son ex tentait de la tuer après l’avoir kidnappée. Le trauma est toujours là pour Maddie, mais pour nous aussi : c’est l’une des meilleures intrigues de la saison. Maddie réussit en tout cas à expliquer au fantôme de Doug qu’elle ne voulait pas le tuer, mais aussi qu’elle le pardonne et se pardonne. Elle a survécu à Doug, ne s’en excuse pas et est prête à survivre pour de bon, cette fois. Bien. Etonnant de voir que parfois la série prend le temps de revenir sur d’anciennes intrigues comme ça.

Elle retourne au travail pour mieux répondre à l’appel d’un petit garçon qui a entendu sa mère tomber d’un coup. Elle ignorait clairement des douleurs cardiaques depuis un moment, mais ça reste douloureux de la voir en plein arrêt cardiaque après avoir renversé le sapin de Noël. J’imagine que le petit Léo, 10 ans, va revoir sa liste de cadeaux longue comme le bras pour le père Noël afin de réclamer une maman en bonne santé. La femme survit, bien évidemment, et joyeux Noël ! Son fils finit en foyer pour le réveillon, comme sa mère ne sera pas rentrée de l’hôpital, et ça fait réfléchir Hen et Karen à la chance de leur fils qui a assez de cadeaux pour quinze enfants.

Il fallait bien un deuxième vrai cas pour les pompiers dans cet épisode. C’est dans un aéroport que ça finit par arriver avec un homme qui finit dans un réacteur d’avion qui démarre. En vie. C’est parfaitement incroyable… Mais bien sûr après tout ça, Bobby se retrouve à saigner du nez. Bucky s’en rend compte et il flippe aussitôt, sauf qu’il laisse Bobby s’en tirer bien trop vite à mon goût.

Un autre cas dans l’épisode voit une femme devenir bleue parce qu’elle a abusé d’un médicament anti-douleur, que son sang s’est épaissit et assombrit, au point que sa peau ne reflète plus que la lumière bleue. Hen et Chimney sont excellents et trouvent rapidement ce qu’elle a. Ils peuvent donc rentrer à la caserne avec l’ensemble de leurs collègues, et notamment Buck qui a organisé une super fête de réveillon surprise à la caserne, avec l’aide d’Athena.

L’occasion de retrouver Leo et de donner envie à Karen et Hen d’adopter un enfant en foyer surpeuplé, mais aussi de retrouver la mère de Leo que Maddie amène à la caserne avant de passer du bon temps avec Chimney. Christopher peut ouvrir ses cadeaux avec ses deux papas (pardon, il faut dire ce qui est) et nous, on peut stresser durant toute la scène pour Bobby. Aucune alarme ne retentit pendant tout ce réveillon, ce qui n’a aucun sens, mais l’alarme de la vie personnelle de nos personnages, elle, elle retentit.

Ainsi, Michael avoue à Bobby que les médecins lui ont trouvé une tumeur, mais qu’il ne veut pas que sa famille le sache pour le moment, parce que c’est Noël. OK, les scénaristes m’ont eu, je m’attendais définitivement à ce qu’il arrive quelque chose à Bobby. Ce serait bien plus logique, tout de même. Là, le cliffhanger de mi-saison est un peu faible, surtout pour une série qui ne revenait que trois mois et demi plus tard.

Mais bon, que puis-je bien dire, moi qui vois tout ça avec six mois de retard ?

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9-1-1 – S03E09

Épisode 9 – Fallout – 15/20
Les intrigues se suivent à toute vitesse et ne se ressemblent pas. Cet épisode part très loin dans ses délires, avec deux interventions aux probabilités d’arriver pour de vrai quasi-nulles. Tout réside dans le « quasi », j’imagine. Si j’ai toujours du mal avec la rapidité de la série – et ça ne doit pas aider que je la bingewatche – j’aime beaucoup les personnages et le traitement des situations d’urgence qu’ils traversent. J’ai juste plus de mal à digérer les conséquences quasi-inexistantes. Tout réside dans le « quasi », j’imagine.

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Spoilers

309

The sky is falling. THE SKY IS FALLING!

Loin du dramatique sort réservé à Hen dans l’épisode précédent, cet épisode reprend par… une météorite tombant du ciel. Il n’y a bien que dans cette série que l’on peut voir ça. Au moins, c’était plutôt drôle à voir et ça permettait une sympathique introduction.

Hen est responsable d’un homicide en plein milieu d’une garde, il est donc évident qu’elle est mise à pied pour le moment, et qu’elle est forcée de voir un psy. Eddie aussi voit le psy, et ce même psy voit aussi Maddie. Il est le pote de tout le casting quoi. La série en fait un peu trop, à mon goût. Il ne manquait plus qu’Athena, mais elle a mieux à faire : elle reprend en effet le travail, mais ce n’est pas le cœur de l’épisode pour elle.

Non, le cœur de l’épisode pour elle, c’est d’apprendre que sa fille a écrit un essai nommé « Vivre avec l’ennemi » qu’elle consacre à… sa mère. Oui, sa mère est son ennemi. Cela fait mal à Athena malgré tous les mots d’admiration que la fille a la gentillesse de mettre dans son essai. Moi, j’étais juste pressé de revoir l’actrice, parce qu’elle a fait un sacré travail en début de saison : elle mérite plus de temps d’écran. Malheureusement, on ne retrouve May qu’en fin d’épisode une fois qu’Athena a eu le temps de digérer les choses et peut donc lui dire qu’elle est fière de ce qu’elle fait et qu’elle veut qu’elle puisse dire la même chose plus tard dans sa vie.

Sinon, Hen n’est finalement pas si responsable que ça de l’homicide : on n’en doutait pas vu que l’épisode précédent parlait des bugs technologiques, mais l’accident n’est que ça, un accident. Le feu de circulation n’est pas passé au rouge pour Evelyn, la victime, quand il aurait dû l’être. Ce n’est pas de chance.

Elle est donc libre de reprendre le travail quand elle s’en sentira prête, mais ce n’est pas si simple pour elle, parce qu’elle continue de se sentir coupable. Je la comprends, pour le coup. En tout cas, cela permet à Karen de sortir de sa dépression. C’est un peu gros, parce que ça ne passe pas comme ça une dépression. En tout cas, ça lui permet d’être absolument excellente pour gérer sa femme dans cet épisode.

Après, Hen a pas mal de chance : elle a une femme aimante et elle retombe sur la femme qui lui a donné l’envie d’être un pompier. Celle-ci est un véritable guide spirituel heureuse d’être en vie grâce à Hen, évidemment, alors ça permet de redonner un peu de sens à la vie d’Hen. Mais pas assez pour mon point de Bingo Séries, hein. Le plus triste dans tout ça, c’est que Hen rate vraiment de bons cas dans cet épisode ! C’est d’ailleurs la première chose qu’elle dit quand elle reprend le travail comme si rien ne s’était passé dans tout ça, allant même jusqu’à décider de conduire. Un épisode et hop, plus aucun trauma. Si la vie pouvait aller si vite !

Autrement, Maddie reprend finalement le travail elle aussi, mais c’est pour mieux déconner dès son retour. Elle reçoit en effet un appel personnel de la part de Tara. Cette dernière est de retour dans la série avec le visage complètement défoncé. Pour se défendre alors qu’il la frappait, elle a eu la bonne idée de tirer sur Vincent, avant d’appeler Maddie, paniquée. Celle-ci a heureusement tous les bons réflexes, même une fois son portable confisqué.

Elle décide donc de sauver Vincent coûte que coûte pour éviter que Tara ne se retrouve dans sa position. En effet, pour une fois, la série revient un peu en arrière après avoir été trop rapide avec Maddie : elle se rend enfin compte qu’elle se sent coupable d’avoir tué son mari. Même si elle le détestait, ce n’est tout de même pas évident d’être responsable de la mort d’une personne qu’on a aimé. Le discours qu’elle tient à Tara est vraiment bien écrit et j’ai aimé une bonne partie de ce rebondissement qui la voit aider Tara à ne pas trop faire n’importe quoi et à sauver Vincent, amené à l’hôpital.

Tout ça permet à Buck de s’occuper un peu de sa sœur, qui est dégoûtée, une fois à l’hôpital, d’apprendre que Tara et Vincent se sont réconciliés dans l’ambulance. Il décide donc de dire qu’il s’est tiré dessus par accident. C’est tellement n’importe quoi… C’en est donc trop pour Maddie qui laisse tomber Tara pour cette fois, et retourne voir le psy en fin d’épisode pour dire ce qu’elle ressent vraiment de la mort de son ex.

Quant à Buck, il rentre auprès d’Eddie et Christopher, histoire de passer une bonne soirée jeu vidéo, mais aussi de s’excuser auprès d’Eddie d’être passé à côté de sa crise des épisodes précédents et de la boxe. C’est gros, c’est gros, c’est gros. Tout est expédié en un épisode, sans vraie conséquence, et c’est bien dommage, parce que la série est encore et toujours dans la rapidité plutôt que dans l’approfondissement de ses intrigues.

Ainsi, on retrouve ensuite Maddie en train de recevoir un appel pour découvrir la collision de deux camions dans un tunnel, avec des flammes soudainement blanches lorsqu’elles touchent la cargaison radioactive d’un camion. Ouep, on est au milieu de Los Angeles et un camion plein de Cobalt-60 circule tranquillement. Le problème, c’est que les pompiers doivent quand même faire leur travail.

La majorité d’entre eux parvient à s’en tirer sans mal… mais ce n’est pas le cas de Bobby qui reste plus longtemps dans le tunnel pour éviter de faire de Los Angeles un nouveau Tchernobyl. L’intrigue y va fort, avec une exposition aux radiations et un incendie rapidement éteint, mais tout de même largement problématique pour Bobby. Il s’en sort pour l’instant sans vrai conséquence, mais à l’approche d’une mi-saison, ce n’est jamais bon signe d’avoir un personnage prenant autant de radiations d’un coup… Ça sent le cancer pour lui. Et puis, la presse s’en mêle de cette affaire en fin d’épisode, en plus.

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