Grey’s Anatomy – S20E08 – Blood, Sweat and Tears – 16/20

La série semble avoir repris du poil de la bête, comme dit l’expression. C’est con parce qu’on approche de la fin de saison, mais je trouve que l’épisode a davantage trouvé son équilibre : la répartition des intrigues, le ton, tout fonctionne bien mieux quand c’est comme ça. Après, on reste sur des cas très routiniers, mais les avancées me plaisent.

Spoilers

Les jours de congé des chirurgiens continuent d’être l’occasion de nouveaux cas médicaux. Beltran et Amelia continuent de passer du temps ensemble au boulot. Dorian occupe toujours les autres chirurgiens.


Why start following the rules now ?

Randonnée

Quel étrange début d’épisode. Meredith nous explique en voix off qu’on est des super-héros de la mémoire, mais que bon, on ne retient pas tout. Bon, ça, ça irait encore, mais à l’image nous avons Kwan qui cherche une chaussette et la craque. Si vous pensez que c’est une image ridicule (comme moi), alors vous n’avez pas de chance car ça empire avec une scène où il recoud sa chaussette porte-bonheur avec l’aide de Lincoln, son boss pour l’épisode. Non mais sérieux, c’est ridicule. Bon, allez, ils se mettent ensuite au boulot.

Dans la catégorie des « qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? », Teddy et Owen font une petite randonnée en forêt pour trouver une cascade. Ils se perdent et… ce ne sont pas eux qui sont blessés en premier. Non, ce sont deux autres abrutis en randonnée aussi : la fille tombe dans un petit ravin devant son père, les chirurgiens débarquent pour les aider et pendant qu’Owen cherche du réseau comme un boomer (bon, OK, on le fait tous), le père tombe également en essayant d’aider sa fille. Il faut être complètement débile.

En plus, l’homme se blesse davantage que sa fille. Désolé pour eux, ils ne sont pas aidés par le fait de croiser Owen et Teddy, en vrai. Teddy part beaucoup plus loin pour appeler les secours, Owen indique à la fille quoi faire pour arrêter les saignements de son père… ce n’est pas fou. Le garrot est vite mis en place, mais ce qui est impressionnant, c’est le temps de réponse des secours qui arrivent beaucoup trop vite.

Ils ne font pas grand-chose d’autres, parce que ce sont Teddy et Owen qui font tout le taf ensuite sur le père. La fille, elle, est emmenée aux urgences où Lincoln et Kwan s’occupent de lui. Owen termine l’épisode avec une nouvelle idée pour l’occuper d’ici la fin de saison : il veut financer un programme pour apprendre aux gens à arrêter les saignements. Histoire de sauver des vies.

Helm

Helm est insupportable avec les internes, mais elle m’a bien fait rire à être hyper grincheuse dès le matin. Elle engueule tout le monde sans vraie raison et pour avoir des jours avec ce caractère, je plains à peu près tous ceux qui croisent sa route. Pourtant, c’est une bonne journée : tous les internes peuvent enfin retourner officiellement au bloc opératoire.

Tous, sauf Mika. Cette dernière se retrouve obligée de supplier Helm de lui donner une procédure, parce que réviser ne l’intéresse pas plus que ça. Elle veut juste s’entraîner au bloc et tant pis si ça la force à parler à son ex. C’est une relation si bizarre entre elles. Et même si Mika fait tout ce qu’elle peut pour entrer au bloc opératoire, elle renonce finalement lorsqu’elle se rend compte que Jules stresse totalement à l’approche de l’examen qui déterminera le reste de sa carrière – si elle le foire, elle est virée.

Elles révisent ensemble, s’endorment ensemble, se réveillent ensemble cinq minutes avant le début de l’examen. Eh, ça promet pour les résultats. Notons qu’Helm et Levi aussi doivent passer le test, puisqu’ils n’ont pas eu l’occasion de le faire avant.

Beltran

Amelia se fait payer son café matinal par Beltran. Cela perturbe beaucoup Amelia, alors que Beltran continue sa journée comme si de rien n’était. Je l’aime de plus en plus, on la suit avoir une relation marrante avec ses patientes – forcées d’être dans la même chambre. Caroline, la patiente de Beltran, a évidemment besoin d’une neurochirurgienne aussi, ce qui permet à Amelia et Beltran de bosser ensemble.

Mieux encore, Caroline a besoin d’être convaincue : elle ne veut pas trop de médecins, parce qu’elle a un lourd passif avec des chirurgiens en tant que trans au Texas. C’est l’occasion pour Beltran de faire plein de compliments sur Amelia, mais aussi de parler de la situation catastrophique et de la fermeture d’esprit au Texas.

Elles sont interrompues par Ndugu cherchant à retrouver Amy, la voisine de chambre de Caroline. Une fois n’est pas coutume, tous les médecins se mettent à chercher Amy et Caroline. Ils les retrouvent bien rapidement, mais Amy fait un malaise. De son côté, Caroline est effrayée par l’opération qu’on lui propose. Grâce à un petit jeu où Beltran et Amelia donnent aussi ce qui leur fait peur à Caroline, on finit par comprendre que le problème de Caroline est d’être nue sur la table d’opération.

C’est vrai que la série zappe bien souvent ce détail, mais ouais, au bloc, on est nus, et c’est assez logique qu’une adolescente le vive mal. Et puis, ça fait relativiser sur le nombre de fois où ils se tous matés les uns les autres dans cette série. Finalement, Caroline s’en tire et Amelia finit par faire le premier pas avec Beltran, lui demandant si un rencard lui conviendrait. C’est l’occasion de confirmer que Beltran est bien intéressée par les femmes, parce que bon, elle est en plein divorce avec sa femme, justement. Ah. Ce n’est donc pas un oui définitif pour Amelia, mais un peut-être qui fonctionne bien pour garder ça pour de prochains épisodes.

Jo

Levi bosse avec Jo ce jour-là, et ça fait vraiment plaisir. C’est assez incroyable à quel point il n’en a rien à faire de la décision qu’elle vient de prendre de quitter la chirurgie générale. Du moins, c’était ce que je pensais au départ. Ensuite, il engueule Jo qui fait de la merde en ayant déjà abandonné son poste en chirurgie générale.

Cela force Jo à venir s’excuser auprès de Levi en fin d’épisode. C’est plutôt une bonne scène, où on comprend qu’elle culpabilise encore d’avoir fait une erreur de diagnostic dans l’épisode précédent.

Dorian

Le cas de Dorian nous occupe encore une bonne partie de l’épisode. La bonne nouvelle pour lui, c’est que son cas s’améliore et que Bailey propose d’aller plus vite que prévu dans ses chirurgies. Malheureusement, une fois au bloc, il y a de nouveau des complications. Le pauvre, ça en fait beaucoup.

Bailey est dépassée par ce cas, finissant par se retrouver avec un patient qui risque de manger toute sa vie à travers un tuyau. Par chance pour lui, Simone a soudain une idée brillante grâce à ses révisions de concours : elle se dit qu’il est possible de le traiter comme un enfant. C’est donc ce qu’ils font au bloc, jusqu’à ce que Dorian fasse un arrêt cardiaque. Et tous les chirurgiens s’acharnent autant que possible pour le garder en vie – n’est-ce pas ce qu’on aimerait tous ?

Dorian survit, mais a besoin d’être surveillé de près. C’est Bailey qui s’en occupe, car les internes doivent préparer le concours. Je vois mal comment Lucas peut se concentrer après avoir passé sa journée sur ce cas. Peu importe, j’imagine. Le but est de toute manière de faire une réflexion de plus sur le port des armes aux USA et la catastrophe que ça peut représenter.

Du côté des internes, les révisions se font avec du sexe bien sûr. Simone retrouve ainsi Lucas pour le remercier d’avoir fait d’elle une meilleure docteure : elle prend davantage de risques grâce à lui et ça fonctionne, la preuve avec Dorian. Ils couchent ensemble, mais ne sont pas un couple pour autant : Lucas lui fait comprendre en l’ignorant complètement avant le début de leur examen.

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Station 19 – S07E07 – Give It All – 16/20


Une fois de plus, j’ai vu cet épisode avec en tête le fait que la fin approche de plus en plus. Et clairement, je pense que les scénaristes ont écrit l’épisode avec cet objectif en tête, eux aussi. On sent bien les happy ends qui se dessinent – cette scène finale, bordel ! Certes, c’est joyeux pour les personnages, mais moi, ça me rend triste car c’est un brin précipité et surtout parce que ça veut dire que la fin approche.

Spoilers

Maia cherche Mason pour le confronter, Carina fait face à une audition difficile, et un incendie éclate dans une forêt de pins.


Oh, so you’re confused. You have daddy issues.

Maia

Carina menait tellement sa vie normalement depuis un ou deux épisodes qu’on en oubliait presque le procès qu’elle se tapait. Le début d’épisode y revient pourtant bien vite, puisqu’elle se prépare comme elle peut, avec l’aide de Maia. Elles ont une vie qui semble drôlement chargée tout de même – heureusement pour elles, elles ont toujours Amazon pour les aider, hein. Pardon, mais la pub est tellement abusée que je ne peux pas ne pas la mentionner. Pas vrai ?

Maia continue les injections et voit ses hormones être complètement déréglées. Elle se rend malgré tout au travail, ce qui ne semble pas être la meilleure des idées. Les choses empirent quand on se rend compte qu’elle en profite pour aller rendre visite à son frère. C’est une si mauvaise idée ! Elle débarque avec des grands a priori sur son frère et sa certitude qu’il ne peut pas être si haineux. Elle cherche à comprendre comment son frère a pu devenir un connard pareil.

Elle découvre ainsi qu’il a des colocataires, mais ne s’en inquiète pas assez vite, je trouve. Elle écoute en tout cas Mason lui déballer tous les arguments homophobes et fascistes les plus idiots du monde. C’est horrible à quel point la communication entre eux est clairement impossible. Ah oui, « comment on en est arrivé là ? » est la question qu’on se pose tous dernièrement.

Le vrai problème ? Comme trop souvent, ça remonte à l’enfance. Mason en veut à Maia de ne pas avoir su s’imposer pour lui auprès de leur père, et ça termine en Maia qui lui propose de venir chez elle. Ben oui ! Un homophobe chez elle, quelle belle idée quand elle essaie d’être enceinte avec sa femme. Et le pire, c’est que Mason ne comprend pas pourquoi sa sœur le harcèle comme ça, la forçant à lui dire qu’il est en train de la harceler elle.

Et voilà comment Mason apprend que sa sœur est bisexuelle, mariée à une femme et sur le point de devenir officiellement maman – avec adoption. La haine de Mason se reporte donc sur elle. C’est terriblement triste, parce que Maia comprend soudainement que son frère est devenu pire que leur père. Elle voulait de l’amour pour lui, mais comment pourrait-il aimer quand il s’enferme autant dans la haine ?

La scène est terrible, vraiment. Maia se retrouve à devoir faire le choix de dire adieu à son frère. La joie des coming out, je suppose. Au passage, elle se retrouve à oublier de faire son injection dans les temps et c’est Beckett qui l’aide à la faire. C’est assez incroyable que Beckett soit celui qui réconforte Maia et lui dise qu’elle est une bonne mère, tout de même, quand on considère le passif entre eux. Mais bon, soit.

Theo

De son côté, Ben est apparemment en pleine forme sexuelle, espérant profiter du jour off de sa femme. Quand il voit que ce n’est pas possible, il se fait plutôt des pompes. Tellement un réveil normal voyons. Je ne sais pas quoi penser de l’utilité de cette scène, en vrai, ni de la conclusion en fin d’épisode sur le fait qu’il prenne de la testostérone. J’imagine que le but est de briser un tabou de plus dans la série, mais il faudra voir ce que ça donne par la suite. Il reste ensuite toute la journée à la caserne.

Là-bas, Theo débarque avec un collègue, Dominic, qui semble directement plaire à Travis avec des petits jeux de mots et sous-entendus salaces. OK. I’m here for it, comme on dit. Si Travis pouvait terminer la série avec un copain qui sort du lot, parce que ça fait longtemps que je suis dépité par l’évolution de sa vie sentimentale, en vrai.

Cela dit, nous sommes devant une série médicale, alors le prétexte est l’arrivée d’une patiente. Bien sûr, Theo ne respecte pas les règles et il est assez évident qu’il le fait avec une idée en tête : mettre en couple Travis et son nouveau collègue. J’adore. C’est 100% ce sur quoi je décide de me concentrer. Je n’ai rien suivi à l’intrigue médicale en cours, mais j’ai adoré voir Theo improviser plein d’excuses pour rester plus longtemps à la caserne. Bon, il le fait pour sa patiente, mais c’est intéressant tout de même à voir – plus que le clou à retirer du bras de la patiente.

Il faut retenir de l’épisode cependant que Theo a un collègue qui sera le happy end de Travis. Je ne peux pas voir ça autrement. Que ça se fasse autour d’une partie de fléchettes et d’humour sur Michael et la manière dont ils auraient pu divorcer… Pas forcément ce que j’imaginais.

L’incendie

L’intervention de l’épisode est plutôt intéressante : on se retrouve dans une forêt de pin très fréquentée, avec une baby shower et une cérémonie amérindienne. Comme la fumée semble venir de cette dernière, Andy et son équipe se concentre sur celle-ci. C’est une grossière erreur, parce que le problème vient en fait de la baby shower. Ils décident de révéler le sexe du bébé – un garçon – avec des feux d’artifices et des fumigènes.

Ce faisant, ils déclenchent un micro-incendie, qui finit par activer d’autres artifices dans le coffre de leur voiture. BOUM. Tout explose dans le coffre de la voiture, et à la gueule de Sullivan. C’est une catastrophe, tout simplement. Les pompiers font tout de même ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à l’incendie qui se propage, tandis que le shérif de la réserve (OK, je n’y connais rien dans les appellations officielles) se retrouve obligé d’utiliser le matériel du gouvernement pour scier un arbre et éviter qu’il ne mette en danger sa famille.

Tout se termine donc plutôt vite et sous la pluie, ce qui arrange bien les affaires de tout le monde. Vic ne peut s’empêcher de remarquer que les connaissances de la forêt les aideraient bien aussi en tant que pompiers et un véritable lien s’établit entre les pompiers et la communauté amérindienne sur place. Andy assiste même à une cérémonie avec eux, c’est dire. Le message de paix et de partage est assez clair et évident.

En plus, ça donne à Vic une super idée : couper de leur budget Crisis 1 pour le faire financer par d’autres sources que la ville. Cela permettrait de réduire vraiment le budget de la série. Au moins, l’idée de voir l’équipe travailler ensemble avec la capitaine fait plaisir à Natasha, c’est déjà ça. Oui, Natasha est dans l’épisode, juste pour une rapide scène avec Andy puis un peu de cul avec Sullivan. Normal.

Carina

Bon, sinon, revenons-en à celle qui fait tout l’intérêt de la série à mes yeux depuis quelques saisons : Carina. Elle est forcée d’assister à ce qui ressemble fort à un procès de ses pratiques médicales. C’est horrible, parce que son ancienne patiente la tient responsable de tout ce qui lui est arrivé quand il semble assez évident qu’elle n’y est pour rien.

Son attitude n’est pas forcément la bonne, après. Elle voit son ancienne patiente péter un câble dans les toilettes et décide après cela qu’elle n’a pas à rester jusqu’au bout de l’audition. Elle comprend que la femme cherche de l’aide dans un système pourri où il est question à chaque fois de gagner et perdre. Ce n’est pas la philosophie de Carina : elle propose son aide en laissant son numéro, puis se barre. Ah, le grand cœur de Carina.

J’adore comment l’épisode se termine pour elle et sa femme : elles sont si charmantes et joyeuses ensembles. C’est trop chouette. Bon, après, l’épisode se termine sur tous les personnages couchant les uns avec les autres et honnêtement, le coup des beignets de Carina et Maya, je vais m’en souvenir longtemps.

Pourtant, ce qu’il y avait à en retenir, c’est que Vic et Theo remettent le couvert ! Et ça, c’est inattendu tant c’est rapide. Maintenant que Vic a craqué dans l’épisode précédent, elle est de nouveau capable de sourire et d’être la Vic agréable que Theo aimait. Soit. C’est oublier tout ce que Theo a fait, tout de même.

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Grey’s Anatomy – S20E07 – She Used To Be Mine – 15/20

Si l’on reste une fois de plus dans la routine avec cet épisode, j’ai réussi davantage à m’accrocher à l’épisode parce qu’il remettait en son centre les personnages plutôt que les patients. Je ne sais pas, je trouve que les parallèles fonctionnaient mieux, que l’humour et/ou le drama apportés par les patients nourrissaient naturellement les intrigues et, bref, ça roulait davantage, quoi.

Spoilers

Deux amantes se retrouvent à l’hôpital après un accident de voiture, Lucas se sent délaissé par les autres internes.


She made life, not boring.

Dorian

L’épisode commence, une fois n’est pas coutume, par un tour du quotidien matinal des internes. On a donc Simone qui arrange la chambre de maison de retraite de sa grand-mère, Lucas se rend au boulot avec Amelia – révisant au passage, Mika et Kwan continuent de passer du temps ensemble. Le van de Mika est de plus en plus mal au point. Bref, ils n’ont pas des vies simples, ce qui est con, parce que les examens approchent de plus en plus pour eux.

Miranda est ainsi sur leur dos, pour vérifier qu’ils avancent correctement dans les préparations de celui-ci. Cela n’empêche pas de soigner des patients, cependant. On reprend donc avec l’intrigue commencée dans l’épisode précédent avec Dorian. Cette fois, il quitte la surveillance constante de l’hôpital. C’est déjà ça. Bon, il a quand même une chambre hein, mais juste il est moins surveillé.

Cela n’empêche pas Lucas de s’occuper de lui, avec Mika. C’est l’occasion pour les deux de se détester un peu plus ouvertement – Lucas est clairement mis à part de tous les internes et est plus ami avec Dorian qu’avec eux. Malheureusement, la situation médicale de Dorian se dégrade encore. Lucas est bien triste de découvrir qu’il est sur le point d’avoir une nouvelle chirurgie, de retourner en surveillance intensive et d’avoir droit à un régime particulier. L’angoisse.

Le problème, c’est qu’Adams finit par passer ses nerfs sur les potes de Dorian ayant mis trop de temps à lui rendre visite selon lui. Quelle tristesse. Il y a aussi une solution dans tout ça : Mika le remet à sa place face aux visiteurs et ça se termine en bonne scène où les deux s’engueulent, se rendant compte qu’ils sont encore amis.

Malgré tout, Mika se rend au bar de l’hôpital pour manger avec Kwan et Jules. Enfin. Ils ont mangé sans elle, se sont dragués tout l’épisode et ont juste envie d’aller coucher dans une voiture ensemble, en vrai, mais bon, ils se retrouvent à attendre que Mika finisse de manger.

Simone

Simone se retrouve à s’occuper d’une famille aux urgences. Le père est tombé, la mère est enceinte, la petite fille adorable. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Un tas de choses, puisque c’est Grey’s Anatomy. La femme enceinte a donc une consultation avec Jo qui remarque qu’elle est en plein travail et la garde un peu plus longtemps que prévu. La petite fille peut ainsi aller à la garderie avec Simone.

Cette dernière s’occupe ensuite du poignet du père qui a besoin d’un plâtre. C’est le cadet des soucis de la famille cependant : la mère a une crise épileptique pendant son accouchement, avec saignement du nez et malaise qui fait bien peur. L’avantage ? Cela ramène Carina ! Elle a intérêt à être présente dans la série la saison prochaine aussi car elle va beaucoup trop me manquer si ce n’est pas le cas. Ceci étant dit, Carina n’est là que pour s’occuper de l’accouchement, on n’a pas vraiment de scène de sa vie perso.

Le bébé sort sans problème, mais la mère finit en hémorragie. C’est d’autant plus triste que le père est tout sympathique. Bailey est forcée d’intervenir pendant la chirurgie, qui termine en hystérectomie. Triste. Bon, au moins, elle a eu deux enfants. Simone se retrouve aussi mêlée à la chirurgie par nécessité de Bailey qui a besoin de plus de mains, alors même qu’elle n’a toujours pas effectué tous les actes médicaux demandés pour avoir de nouveau accès au bloc.

C’est plutôt chouette de voir Bailey revenir sur sa décision par nécessité, mais c’est triste que ça se fasse sur cette femme enceinte pour qui tout allait bien quand elle arrivait à l’hôpital. Un problème se dessine rapidement aussi quand Simone a un problème au moment de l’opération : elle voit sa mère en la patiente. Bailey se rend compte qu’il y a un problème… et ne dit rien sur le moment.

Après tout ça, la patiente survit, mais Simone décide d’aller se bourrer la gueule dans le bar d’à côté.  Jo n’est pas en bien meilleur état : elle s’en veut d’avoir raté une partie du diagnostic de sa patiente. Sa conclusion est qu’elle doit arrêter la chirurgie générale et se concentrer sur sa carrière d’obstétricienne. Ma foi.

Sinon, par chance pour Simone, Bailey passe par le bar et se rend compte que son interne est complètement pétée. Elle décide de s’occuper d’elle, apprend ainsi que la mère de Simone est morte en couche au Grey Sloane et lui remonte le moral comme elle peut. C’était une belle scène qui a presque réussi à me faire avoir de la pitié pour Simone. Il était temps, parce que je la trouvais surtout insupportable cette saison, tout de même.

Les amantes

Jules et Kwan s’occupent de deux femmes que je pensais mère et fille, mais qui s’avèrent finalement être des amantes se voyant en cachette du mari de l’une d’entre elles. La révélation se fait de manière marrante pour les médecins, mais ça l’est beaucoup moins pour la patiente, je suppose. En plus, son mari n’aime beaucoup sa copine, qu’il connaît, évidemment.

Les deux femmes étaient assez insupportables, je trouve. Bon, elles sont amoureuses l’une de l’autre et on est content pour elles – même si je n’aime jamais trop les intrigues d’adultère – seulement il arrive un moment où il faut arrêter de partager tous les détails de sa vie sexuelle, non ?

Allez, les deux ont réussi à me faire rire. Le coup de la migraine qui s’arrête quand la patiente hurle sur son mari ? J’ai trouvé ça bien trop drôle. On peut compter sur la série pour toujours nous sortir les cas médicaux improbables. Amelia identifie le problème bien rapidement, et hop, une petite chirurgie est aussitôt programmée.

Tout se passe bien pour elle, et le mari finit par raconter sa vie à Owen. C’est assez intéressant car ça fait écho à ce que vit Owen au même moment, justement. Le mari a peur de perdre sa femme et ne lui demande pas comment elle va, s’encroûtant dans une routine peu agréable, mais pas désagréable pour autant. C’est exactement ce qu’Owen fait avec Teddy.

De son côté, Teddy se plaint d’Owen à… Amelia. La bonne blague. Elle trouve donc Owen davantage bougon que d’habitude et est sûre qu’il a dit quelque chose sur le sujet à Amelia. Non mais vraiment, ils sont bizarres à tous bosser entre ex. Allez, elle a finalement la réponse à sa question : Owen débarque dans son bureau le soir pour lui dire qu’il a peur de la perdre et qu’elle lui manque. Qu’est-ce que je déteste Owen, en vrai ! Et Teddy qui accepte de coucher avec lui contre la porte de son bureau là… C’est chelou quand même.

Ndugu

Ndugu se fait draguer par une infirmière qu’il ne regarde même pas au début de leur conversation. Tout ça se déroule devant Richard qui trouve cela amusant… Il a déjà oublié que Winston a été marié à sa fille ? Non, non. Il encourage Winston à draguer l’infirmière, parce que bon, il a appris à le voir comme un fils. Vraiment, cette série est bizarre dans les interactions entre personnages parfois.

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Station 19 – S07E06 – With So Little To Be Sure Of – 12/20


Encore une série dans laquelle j’ai eu du mal à me plonger après trois mois à attendre de trouver le temps de la reprendre, peut-être parce que la structure de l’épisode manquait de consistance. J’avais du mal à voir où ils voulaient en venir et la chronologie étrange était un choix auquel je n’ai pas adhéré. J’aime bien quand on me raconte les choses dans l’ordre et en direct – même si je regarde avec plusieurs mois de retard, oui, j’aime le temps qui passe normalement. Bref, je n’ai pas aimé l’intrigue plus que secondaire qui est proposée.

Spoilers

Pendant que Vic attend de savoir si elle peut garder son job, on a droit à le plein de flashbacks que je n’arrive pas à caser dans la série. Mais bon.


Mental health is not a timebomb.

Allez, tant que j’y suis, il est temps de reprendre aussi cette série. Oui, oui, je suis sur toutes les séries à la fois depuis  hier, mais bon, je suis enfin en vacances, il faut bien en profiter et j’ai bonne intention de finir au plus vite toutes les saisons entamées – j’ai un podcast « fin de saison » à préparer. Au-delà de ça, je m’étais arrêté sur un sacré montage résumant toute la série et l’évolution du personnage d’Andy. Je sais désormais que je ne suis pas prêt à voir la toute fin de cette histoire. J’ai si peur d’être spoilé, en plus, mais étonnamment, pour le moment, personne ne m’a rien gâché. Bref, je pars confiant et on verra combien de temps ça me prendra de tout regarder.

Natasha

Le job de Vic est en danger quand cet épisode reprend. C’est au maire de décider si elle le garde ou non, et c’est compliqué pour lui de se sentir humilié par une pompier face aux caméras, tout en la conservant en poste. Andy comme Natasha font tout ce qu’elles peuvent, cependant, espérant bien réussir à la garder avec elles. Natasha cherche donc à expliquer au maire pourquoi Vic est une femme exceptionnelle dont la caserne a absolument besoin – et pas que pour Crisis 1. Bref, elle passe son épisode à essayer de convaincre le maire.

Printemps

La structure de l’épisode est quelque peu déroutante, commençant par un flashback nous indiquant que nous sommes de retour au printemps précédent. Je n’aime pas quand les séries Shondaland se lancent dans cette structure, même si c’est un classique pour elles. Bref. Ce flashback est surtout l’occasion de nous montrer Jack être un pompier à nouveau. Sachez que c’est quelque chose qui ne me manquait pas du tout, ça fait longtemps que j’ai l’impression qu’on a fait le tour de ce personnage de toute manière.

J’ai eu du mal à me plonger dans l’épisode. J’étais motivé, mais cette structure était perturbante : pourquoi revenir en arrière ? On dirait les tours de passe-passe du covid quand il fallait réintégrer des choses filmées avant une coupure brutale et inattendue. Bref, il y a toute une intrigue sur un vieil homme et un jeune homme qui se pointe à la caserne et deviennent amis avec nos héros. C’est très clairement artificiel dans la manière dont c’est écrit. Morris, le vieil homme, finit par apprendre la mort du jeune dans l’ambulance. Nos pompiers ne parviennent pas à le maintenir en vie jusqu’à l’hôpital. C’est si triste.

De son côté, Maia passe son épisode à penser à son frère. Elle qui n’en parle jamais d’habitude aurait donc passé son temps depuis le printemps dernier à en parler ? A se préparer à la maternité pour ça ? Est-ce que l’avoir croisé ne serait pas une raison plus logique pour la faire angoisser de manière violente sur sa propre santé mentale et sur celle des enfants qu’elles vont élever avec Carina que ce flashback artificiel ? Honnêtement, je n’ai pas suivi la chronologie de l’épisode, je ne sais pas quoi en penser. Eh, ça me fait plaisir d’avoir quelques scènes de Carina et Maia heureuses, mais… pourquoi revenir en arrière ?

Eté

L’été précédent, la vie continuait pour la caserne. Maia et Carina espéraient avoir un bébé et étaient heureuses ensemble, ce qui fait toujours plaisir. Morris, le vieil homme rencontré au printemps, continuait d’être SDF mais n’avait plus personne pour s’occuper de lui. Des travaux lui font donc croire qu’il est de retour au Vietnam et c’est à Vic et Andy de le ramener à la réalité comme elles le peuvent. Ce ne doit pas être évident de voir la santé d’un ami se dégrader sans pouvoir rien faire comme ça. La série cherche évidemment à faire passer un énième message social, mais ça fonctionne bien. Après, ils n’avaient pas grand-chose à dire de l’été apparemment ?

Automne

L’automne précédent voit les pompiers continuer de s’occuper de Morris comme ils le peuvent. Ils lui trouvent donc un manteau pour faire face au froid lors d’une distribution de manteaux. Je ne veux pas critiquer les donations populaires comme ça, mais franchement, je n’ai jamais vu des vêtements d’aussi bonne qualité en France dans ces contextes, hein.

De son côté, Vic passe du temps avec Morris. Je tiens à souligner à quel point l’actrice est magnifique dans son look automnal. Je sais, ça n’a rien à voir avec l’épisode… mais voilà, ça m’a plus intéressé que l’histoire de Morris apparemment. Pourtant, tous les pompiers se concentrent sur celle-ci, avec aussi Sullivan qui tente de trouver un entretien à Morris. Malheureusement, il ne pourra pas le passer et espérer avoir un logement : tous les documents dont il a besoin sont retirés en même temps que sa tente et le reste du campement de SDF.

Du côté de Maia, c’était un automne de la déprime parce qu’elle n’était pas près de devenir maman, à nouveau. C’est insupportable à quel point le personnage est mis de côté de l’épisode. En fait, cette histoire avec Morris sort tellement de nulle part qu’il est normal de ne pas trouver pour chaque personnage une manière d’être rattaché à ça… mais vraiment, c’était trop visible.

Hiver

Durant l’hiver, Sullivan est dépité de savoir que Morris repart à la case départ – et même pire que ça, parce qu’il n’a plus aucun papier officiel. Seulement, pas de quoi s’inquiéter pour lui, il se remet vite de ses émotions quand Natasha propose qu’il emménage avec eux. La formulation suppose en effet qu’elle est prête à vivre avec lui et c’est le cas. Moi, jamais de la vie j’accepterai de vivre avec un connard qui monte sur le lit avec ses chaussures là. Ils sautent tous les deux sur le lit sans retirer les chaussures ? Mais wtf !

Et puis, ce coup de « l’hiver dernier », je n’arrive pas à resituer chaque personnage à chaque fois. On a suivi les personnages pendant cette période et… pourquoi Maia est-elle à ce point concentrée sur son envie d’être maman et les injections qu’elle fait ? Elle était en froid avec Carina à ce moment-là, non ? Je ne comprends rien à la chronologie.

Bref, on s’en fout de toute manière parce que les scénaristes concentrent l’épisode sur Morris. Ainsi, son campement de SDF se reconstruit, puis prend feu. C’est ainsi qu’il meure et que Vic apprend son décès de la bouche d’Andy, après avoir été mise de côté au moment d’aller éteindre l’incendie. Soit. Psychologiquement, c’est dur pour tout le monde. Vic décide donc d’organiser le groupe de paroles qui suit, aidant chacun d’entre eux à parler de ce qu’il s’est passé. Morris est mort parce qu’il a refusé de quitter sa tente.

Travis aurait aimé pouvoir intervenir avec Vic, mais celle-ci ne pouvait pas parce qu’Andy lui a dit de rester à la caserne. Vic a fait le choix de s’en prendre publiquement au maire et maintenant, elle ne peut plus intervenir. Oui, elle aurait pu convaincre Morris de ne pas retourner dans sa tente, mais ce qui est fait est fait. Moi, j’en ai fait la déduction logique qu’on était de nouveau dans le présent, mais c’était étrange d’y revenir sans crier gare.

Si Vic trouve les mots pour les autres, elle a du mal à les trouver pour elle. Le groupe de paroles tourne donc super mal en fin d’épisode : elle est frustrée de la mort de Morris, quelqu’un qui donnait sa vie pour les autres.

Le problème ? Elle aussi elle fait ça, et elle se sent sans défense. La crise d’angoisse est surprenante parce que même si ça fait plusieurs épisodes que Vic ne va pas bien, là, ça semble sortir de nulle part dans l’épisode. Elle était celle qui gérait le mieux ses émotions dans absolument tout l’épisode. C’est le problème d’être revenu en arrière, j’imagine.

Finalement, Travis s’occupe de Vic en fin d’épisode et lui fait un câlin, ce qui permet de relativiser un peu. En plus, Natasha apprend à toute la caserne qu’elle a réussi à sauver Crisis 1. La discussion avec le maire était animée, mais voilà, Vic pourra continuer de gérer ce programme. Et la mort de Morris est finalement oublié au profit d’une soirée joyeuse à la caserne. Bon, d’accord, on a aussi droit à son enterrement où il n’y a personne d’autre que toute la caserne.

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