I Feel Bad (porte bien son titre) – Pilot

Synopsis : Une mère, boss, femme, amie et fille parfaite apprend qu’il est normal d’être imparfaite, se sentant mal dans sa vie de tous les jours à propos de tout un tas de petites choses du quotidien.

Pour commencer, j’hésitais grandement à me lancer dans cette nouvelle comédie, parce que je veux réduire le nombre de séries que je regarde à la semaine pour des raisons évidentes de planning. Je maudis donc NBC de la faire commencer suffisamment tôt pour que je craque et tente le coup malgré tout : je n’ai pas encore énormément de séries en cours de diffusion (mais j’ai déjà pas mal de choses à rattraper, je sais), alors ça me paraît être un bon plan vous comprenez ?

C’est donc sans grande excitation ou a priori que je me met devant et on verra bien ce que ça vaut : je sais que le synopsis m’avait laissé de marbre, mais que la bande-annonce avait réussi à me faire rire. Restait à voir si l’ambiance est bonne ou si le trailer était vraiment très bien monté… malheureusement, c’est le deuxième cas qui l’emporte, j’ai trouvé le pilot de plus en plus horrible, au point de ne même pas regarder l’épisode suivant.


Épisode 1 – Pilot : I don’t want to turn into my mother – 10/20
Et… c’est un non pour moi. Certes, quelques scènes m’ont fait rire – principalement celles de la bande-annonce, cela dit – mais c’était trop rapide dans le rythme. L’humour ici est complétement fondé sur la rapidité de l’action, sauf que ça finit par être une accumulation de gags qui n’arrivent pas à prendre vraiment. La voix-off est insupportable par son omniprésence et du sexisme à gogo n’arrange pas l’ensemble. Je passe déjà mon tour pour la suite, pas le temps d’attendre qu’elle trouve son équilibre, surtout que je ne donne pas cher de sa peau (je peux me tromper, mais bon, je ne la vois pas obtenir une saison 2).

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I think I need to sabotage my daughter.

Bon, tout commence comme la bande-annonce, donc il n’y a pas de surprise : on a affaire à une mère de famille complétement débordée qui aime bien rêver qu’elle trompe son mari et qui supporte encore ses parents chez elle. La mère de celle-ci est assez insupportable, le chaos familial est présenté trop rapidement par cet intermédiaire-là, et ça fonctionne. Une comédie familiale, quoi. Et ça empire avec le grand-père qui prend sa fille pour sa femme.

Oh, ce n’est pas qu’une comédie familiale : c’est aussi une comédie de travail, puisque la mère de famille bosse aussi avec une brochette de geeks sur des jeux vidéos et, ma foi, c’est assez marrant. On est à fond dans les clichés, mais ça fonctionne. Oh, ce n’est pas parce qu’ils bossent, je vous rassure, ce qui est marrant est définitivement de la voir tenter de prouver qu’elle est encore attirante et leur demander leur avis à eux. C’est genre la pire des idées.

Elle a donc la pire des crises d’identité et c’est un peu le but de la série : nous montrer qu’elle se sent vieillir et devenir ce qu’elle nous voulait pas être… sa mère. C’est un sujet vieux comme le monde (ou presque) et la série n’y va pas avec le dos de la cuillère, puis que la fille, Lily, se met à la danse sur My Humps, avec la choré qui va bien.

Devant sa mère, notre héroïne dont je n’ai toujours pas le nom fait la fière et dit que tout va bien parce qu’elle refuse de casser les rêves de sa fille publiquement, mais elle a détesté… ce qui nous est bien précisé par le plus gros défaut de la série : une voix-off beaucoup trop omniprésente. Et un rythme infernal : l’héroïne a ainsi la même idée que sa mère pour faire en sorte que sa fille arrête la danse, c’est-à-dire montrer beaucoup trop d’intérêt pour l’activité.

Cela ne décourage pas sa fille, donc elle utilise les nerds pour se plaindre à l’école de l’équipe de danse trop sexiste… Et aussitôt un garçon est ajouté au groupe. Cela empire totalement les choses pour Emet, parce que l’héroïne s’appelle Emet, j’ai enfin capté son nom au détour d’une conversation : elle pète un câble, littéralement, et la série m’a perdu à ce moment-là. C’est allé trop loin, trop vite. Cette affaire qui pourrait avoir perdu totalement Emet est vite réglée : Lily lui pardonne en deux secondes, parce qu’on approche de la fin de l’épisode après tout ça et qu’il faut que ça finisse bien. Épuisant.

Du côté des nerds, c’est assez sympa de les voir s’inquiéter de Lily aussi, mais on nous ajoute des scènes clichées et sexistes à outrance, et franchement, bon, ben non, en fait. Il y avait de bonnes intentions au départ, mais plus l’épisode avançait, plus je me suis senti hermétique à ce que la série voulait tenter de me communiquer. Tant pis. Je regrette parce que l’idée de base semblait sympa quand même, mais bon, on est sur NBC et ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ce type d’humour et logique finalement totalement sexiste. NEXT.

Le meilleur épisode de… Heroes #5

Salut les sériephiles !

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Regardez dans le ciel si vous êtes en Europe du Nord, et vous verrez que nous sommes en pleine éclipse partielle de soleil, rien que ça. Quelle meilleure date que celle-ci pour revenir sur une série qui aura marqué son temps, à la fois comme une série événement à succès et comme la pire catastrophe scénaristique des années 2000 ? Exactement, il n’y en a pas !

Il est donc temps pour moi de révéler mon épisode préféré de cette série… et je crois que mon choix ne surprendra pas grand-monde. Mon épisode préférée est…

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Genesis (1×01)

(Attention aux spoilers… sur la saison 1, principalement)

Pourquoi cet épisode ? Bienvenue en 2006, quand sauver le monde n’avait rien à avoir avec la moindre cheerleader et qu’Hayden Pannetiere n’était pas si célèbre que ça après son passage dans Ally McBeal. La technologie n’est pas encore ce qu’elle est aujourd’hui, les réseaux sociaux n’existent pas spécialement (je veux dire pas de Facebook, pas de Twitter), les super-héros ne sont pas revenus à la mode à toutes les sauces et quand Heroes débarque, elle réussit à créer l’événement parce qu’elle connecte les gens au-delà de la technologie avec des super-héros trop cool.

Image result for heroes yataIl faut dire qu’elle a tout pour elle : dans le sillage de Lost, elle propose un immense casting de personnages internationaux (avec plusieurs langues), des mystères prenants et des intrigues qui parviennent à… eh bien, intriguer. Mieux encore, elle ne s’enferme pas dans les flashbacks, pour se consacrer uniquement sur le temps vécu par les personnages, ou pas vécu justement.

Pourtant, le début d’épisode est tout lent et pas vraiment passionnant. On a dix bonnes minutes où on ne voit pas bien vers quoi se dirige la série… et puis, petit à petit, les pouvoirs apparaissent, les connexions entre personnages aussi (bien plus vite que dans Lost, définitivement la référence à l’époque) et même douze ans après, malgré des looks plus que douteux, la série parvient à donner l’espoir qu’elle va être une sacrée épopée.

En fait, c’est ça que j’aime tant dans cet épisode : tout le potentiel que j’y avais vu est toujours là, intact. La musique envoûtante, les intrigues plus ou moins prenantes des personnages, les pouvoirs que l’on apprend à découvrir (celui de Niki, si mystérieux et génial à la fois), les caractères qui apparaissent (Claire et ses envies morbides), l’ambiance changeante selon les intrigues (le fun d’Hiro, le drama de Niki, la politique Petrelli, la catastrophe qu’est Isaac), l’esthétique comics qui n’a jamais réussi à prendre en papier, les références multiples à la pop-culture… Ce sont autant d’éléments qui me plairaient encore aujourd’hui si je découvrais la série – pas comme leurs effets spéciaux parfois douteux, mais pour l’époque, ça devait aller.

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Je l’aimais tellement, au début.

Devant ce pilot, je peux oublier le reste de la série qui est progressivement partie en vrille et me rappeler qu’il y a eu un moment où j’y ai cru. Cela en fait un meilleur épisode que n’importe lequel autre de la série, meilleur que le « save the cheeleader, save the world », meilleur que la balle perdue pour Simone, meilleur que la géniale fin de saison 1, meilleur qu’Ella et certainement meilleur que toute la saison 4 et Heroes Reborn.

Related imageCet épisode superpose de manière réussie ses intrigues et parvient à être mystérieux en restant simple. Malheureusement, la série a évolué vers autre chose ensuite, faisant tout ce qu’elle pouvait pour surprendre toujours, mais en étant inattendue en allant en permanence à l’encontre de sa propre mythologie et crédibilité (le nombre de résurrection, sérieusement). C’est bien de vouloir surprendre, mais quand il n’y a plus aucune règle au sein de la mythologie, c’est trop tordu pour être efficace.

Il est quand même marrant également de constater devant cet épisode que le casting était vraiment excellent, mais que tous n’ont pas su rebondir. Je veux dire, Santiago Cabrera s’enterre avec Salvation, Adrian Pasdar est maltraité dans toutes ses séries (coucou Colony) et Sendhil Ramamurthy est totalement sous-exploité dans Reverie. Heureusement qu’il y a Milo Ventimiglia pour sauver la mise avec This is us. Et puis, bordel, qu’ils sont tous super jeunes dans ce pilot par rapport à aujourd’hui !

Enfin, comment ne pas mentionner le karaoké qui tourne sur les Backstreet boys et juste… pourquoi ? TELL ME WHY ?

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Une chose est sûre en tout cas, ce pilot est fascinant et pose un milliard de questions en 53 minutes, et maintenant que je l’ai revu, j’ai envie de me refaire la série, alors que je sais que ce n’est pas une bonne idée et qu’elle n’est constituée que de déceptions (bon, et de Matt Parkman, et de Sylar, et ça, dès l’épisode 2, quand même). Pourtant, vraiment, ce début était dingue. Comme quoi, on ne peut jamais prévoir la direction que prendra une série, et comme quoi, parfois, le meilleur épisode est bel et bien le premier.

Mon épisode préféré de… Brothers & Sisters | Gossip Girl HeroesLOST | Person of Interest

La semaine prochaine : Orphan Black

N’hésitez pas à demander une série en commentaire si vous le souhaitez.

Reverie – S01E10

Épisode 10 – Point of Origin – 15/20
À trop vouloir en faire d’un coup et en empruntant des dizaines de raccourcis, l’épisode final ne parvient pas à délivrer toutes ses promesses. Au contraire, je trouve qu’il en ressort plus brouillon que le reste de la série et qu’il n’a pas réussi une seule fois à me faire sentir ses enjeux. Ce n’était pourtant pas faute de l’attendre et de miser dessus, mais c’est peut-être ça le problème, finalement.

> Saison 1

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I 98% did not expect that to work.

Sans surprise, l’épisode reprend exactement où le précédent s’était arrêté, et la conversation Mara/Ray n’est pas des plus calmes. Elle parvient tout de même à convaincre Ray de répondre à ses questions et l’emmène dans l’appartement désert de sa sœur, Jamie.

Finalement, Ray a juste eu une vie de merde, le genre avec des dettes, un boulot perdu et une femme qui veut le quitter. Le flingue lui a alors donné du pouvoir, du contrôle et lui a permis de concrétiser son vœu de les tuer, parce qu’après tout, ils seraient tous beaucoup mieux une fois morts. Moui, alors franchement, je ne sais pas ce que j’attendais de cette intrigue, mais je trouve que toute la tension dramatique ne prend pas spécialement sur moi là.

Oh, Mara est en larmes, évidemment, et Ray la déculpabilise totalement : non elle ne l’a pas poussé à se suicider, elle lui a donné le courage de faire ce qu’il voulait faire et qu’il veut encore faire. Et voilà les réponses qu’elle voulait, donc elle peut se réveiller.

En parallèle, Lexi arrive chez elle et ses parents lui confisquent son portable, une bien belle idée, tout en lui vouant un véritable culte, exposant tous les articles parlant d’elle (et elle fait quand même des couvertures de magazine, l’air de rien, alors qu’elle n’a que 25 ans, je ). Ils ont toujours une photo de Dylan, ça va sans dire, mais on sent bien un malaise général.

Lexi demande donc à ses parents pourquoi ils oublient si vite Dylan, avec juste une photo de lui dans le salon et jamais une seule référence à son petit frère. Sans surprise toujours, ses parents sont surtout mal à l’aise vis-à-vis de l’IA qui parle comme leur fils et dans l’ensemble, j’ai du mal à comprendre pourquoi Lexi rentre chez elle si le malaise est aussi total de tous les côtés.

Franchement, ça ne pouvait que mal se passer ; et pour une fin de saison, ce n’est pas assez fort, je trouve. On découvre tout de même que Lexi se sent coupable de la mort de Dylan parce qu’elle ne l’a pas laissé entrer dans sa cabane, en gros.

Elle se fait alors kidnapper par Oliver en sortant les poubelles (sympa le retour à la maison) et cela lance l’épisode, enfin, il était temps. Evidemment, Mara est réveillée à ce moment-là et on peut donc mieux suivre tout ce qu’il se passe dans l’intrigue Alexis, parce que l’intrigue Mara est désormais terminée (ce fut rapide).

Oliver emmène donc Lexi dans une reverie de plus où il la garde prisonnière, pour le fun. J’ai du mal à voir son intérêt là-dedans. En tout cas, Paul retrouve vite Alexis sur les serveurs (grâce à l’aide de Casey, l’assistante qui revient pour cet épisode) et cela permet à Mara d’intégrer la reverie d’Oliver. Loin de retrouver Alexis, elle tombe sur un lycée désert avec des gens lui fonçant dessus, en flammes, et disparaissant aussitôt.

Pendant ce temps, à Onira Tech, Paul découvre que le plan d’Oliver est de provoquer une surchauffe des serveurs, ce qu’il peut faire grâce à la clé USB d’Alexis qu’il aurait pu tout aussi bien récupérer en la kidnappant, du coup. C’est un peu gros qu’une telle clé soit si peu gardée et surveillée. Et pour sauver les serveurs, le grand plan de Paul est… d’ouvrir les fenêtres du sous-sol (humph ?) et d’utiliser quelques ventilos. Moui, j’ai comme un doute ; d’autant plus qu’Oliver a réussi à revenir à Onira Tech et s’y incruster comme si de rien n’était pour continuer son plan machiavélique : brûler Onira Tech.

Au milieu de tout ça, il ne faut pas oublier que Mara parvient à récupérer Alexis dans le lycée désert où elle était bien enfermée. Elle parvient à la libérer grâce à une clé improvisée – le genre de truc qui aurait mieux fonctionné si on l’avait vu avant plutôt que si ça sortait de nulle part.

Elles explorent ensuite une reverie bien étrange, se concentrant d’abord sur les peurs et déréalisations de Paul, avant de passer à celles d’Alexis : ses parents lui reprochant la mort de Dylan, puis une ville de personnes toutes dans leurs reveries au lieu de se parler. Ce n’est pas si mauvais comme peur, mais ça semble un peu trop précipité.

Il faut dire que l’épisode a encore beaucoup à faire, alors on passe vite à Alexis surmontant ses peurs grâce à Mara. Ensuite ? Eh bien, Charlie a retrouvé le corps inconscient d’Alexis, donc il est là pour son réveil et pour comprendre le plan d’Oliver qui a pris de l’avance.

De l’avance, oui, mais pas assez pour empêcher Mara d’insister lourdement auprès de Charlie pour aller voir Oliver et le dissuader d’allumer la flemme qui détruirait les serveurs, donc tout le programme et Dylan. Moui, la destruction d’Onira Tech fait peur à tout le monde, mais notre grand-méchant est facile à cerner. C’est un pyromane, et Mara a l’habitude de gérer ce genre de personne, cela fait dix épisodes qu’on la voit faire. Malheureusement, quand c’est vraiment nécessaire d’être efficace, elle ne l’est pas.

Charlie a beau tirer sur Oliver, celui-ci parvient à allumer son feu et s’enfermer dans une reverie. Par chance, les pompiers sont déjà sur place comme tout le monde avait compris le bien mauvais plan d’Oliver et donc l’épisode peut tranquillement se diriger vers sa conclusion.

Trois semaines plus tard, Alexis, Charlie et Monica sont en visio-conférence avec six personnes qu’on peut imaginer être les investisseurs inquiets d’avoir vu Onira Tech mettre trois semaines à se relever de l’attaque d’Oliver. Ce dernier est encore en vie et toujours dans le programme (histoire d’assurer une bonne histoire pour la saison 2), il y avait moins de 1000 personnes dans le programme au moment de l’attaque et aucune n’a subi d’effets secondaires. Il est donc temps pour Mara de tester une nouvelle version du programme et pour tout le monde de récupérer sa vie quotidienne, surtout que Mara n’a plus de risques de déréalisation.

Comme il faut bien conclure cette intrigue tout de même, elle demande à Paul non pas de tester la machine pour la tester, mais pour recontacter Ray à qui elle offre une photo de sa femme et sa fille. C’est ce qui le maintenait bloqué dans son coma, et dans son enfer perso : il ne se souvenait pas de leur apparence. Mara lui offre l’occasion de tourner la page, et aussitôt Ray part en arrêt cardiaque.

De son côté, Alexis s’occupe de réparer Dylan, endommagé dans l’incendie, et lui explique donc comment il est mort. C’est un bête accident du frère voulant attirer l’attention de sa sœur et mourant de manière totalement stupide. Aujourd’hui, Alexis a soudainement pris conscience qu’elle restait coincée dans le passé avec cette IA, et elle décide donc de faire devenir adulte Dylan. OK, c’est dommage, je trouvais sympa l’idée de la voix enfantine, je m’y étais fait. Au moins, on perd comme ça un personnage dans ce final qui n’aurait pas réussi à me faire flipper pour la survie de qui que ce soit, programme Reverie inclus. Et puis, même si j’aime beaucoup Alexis et Mara, tous les autres personnages étaient complétement négligés pour cette dernière semaine, c’est dommage.

On termine d’ailleurs la saison sur Paul et Mara flirtant une fois de plus et étant interrompu par Charlie leur proposant de venir assister au discours d’Alexis qui s’apprête à relancer le programme. Et alors que tout va bien, qu’on a un happy end satisfaisant et que je me disais que les scénaristes avaient peut-être choisi l’option d’une fin de série ouverte en cas d’annulation, Paul tire soudain la tronche. Il annonce alors à Mara que le programme la considère connectée à Reverie quand il est assez clair qu’elle ne l’est pas.

Pourtant, une version d’elle continue de se balader dans le lycée cramé d’Oliver et de faire des croix à la craie sur les portes. Moui. Ce n’est pas le plus fou des cliffhangers non plus, ça devrait aller en cas d’annulation.

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EN BREF – Série avec énormément de potentiel qui est malheureusement restreinte par son network, Reverie a rapidement su me convaincre et s’imposer comme un de mes rendez-vous préférés de la semaine, parce que ses histoires sont sympas et que la SF arrive toujours à m’amadouer. Bien que prévisible et complétement sous la forme d’une série procédurale, j’ai trouvé que l’ensemble était plus souvent bon que bof, me permettant d’accrocher à cette série, également aidée par sa diffusion estivale, il faut bien le dire.

Malheureusement, les scénaristes se laissent un peu trop débordés par les deux fils rouges mis en place qui ne parviennent pas à atteindre une conclusion satisfaisante. Il aurait peut-être mieux valu n’en garder qu’un seul pour la fin de saison, car les deux histoires menées en parallèle n’ont pas réussi à m’accrocher autant dans le dernier épisode que dans tous les autres épisodes de la saison.

Malgré tout, j’espère une saison 2 car c’est le genre de série que j’adore, avec un point de départ plutôt original et de bons moments. Les personnages ont de quoi murir, la série a de quoi s’envoler si elle dure une ou deux saisons de plus. En cas d’annulation, sa fin un peu ratée me permettra de ne pas être trop frustré et d’avoir un vrai sentiment de conclusion… mais quand même, j’aimerai bien voir la confrontation entre Mara et Mara-reverie, juste pour savoir de quoi il en retourne exactement.

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> Saison 1

Reverie – S01E09

Épisode 9 – The Key – 19/20
On quitte la forme du procédural cette semaine pour se consacrer pleinement aux différentes intrigues fil rouge de la saison. Il faut dire aussi qu’on approche à très grands pas de la fin de saison, donc ça n’a rien de très surprenant de voir la forme de la série changer pour se consacrer à ça. Les choses accélèrent donc, des réponses tombent et la série est vraiment trop cool. J’espère vraiment une deuxième saison.

> Saison 1

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Just a bunch of one and zeros playing tricks in our heads.

C’est extrêmement impatient que je reprends la série après son cliffhanger de la semaine dernière. Contre toute attente, Mara a eu la bonne idée d’appeler Charlie, Paul et Alexis pour l’aider et elle est complétement paumée. Elle est incapable de savoir ce qu’est la réalité ou non, et ça la fait flipper, mais elle n’a pas trop le temps de s’en occuper.

En effet, elle est invitée à se rendre à l’hôpital où l’attend un Oliver inconscient qui a mis son nom sur son torse, pour le principe. Charlie le fait donc revenir à Onira Tech, puis mène l’enquête, découvrant qu’Alexis lui a rendu visite. Quant à Mara, elle a beau être paumée, elle est accro à Reverie et elle décide d’aller rendre visite à Oliver pour comprendre ce qui lui arrive, parce qu’il l’a vécu aussi.

Et quand je dis qu’elle est accro, je n’exagère pas : c’est exactement ce qu’Oliver lui dit aussi, les rêves lui manquent. Pour une fois, le rêveur attend donc Mara, parce qu’il veut quelque chose d’elle : qu’elle organise un rendez-vous avec Alexis. Il lui offre alors la solution qu’elle attend : pour s’en sortir, elle doit retirer l’implant qu’elle a dans le cerveau.

C’est une mauvaise nouvelle pour toute l’équipe, parce que ça veut dire qu’elle ne pourra jamais retourner dans Reverie. Elle pourrait aussi le désactiver, mais Oliver affirme que ce n’est pas suffisant – alors qu’il a lui-même encore l’implant puisqu’il est dans Reverie. Tout le monde décide de faire confiance à Oliver, alors même qu’ils sont censés se méfier de lui, ce n’est pas très logique. Mara obtient toutefois des excuses d’Alexis, c’est un bon début.

Alexis décide aussi de se rendre dans la reverie d’Oliver, pour voir ce qu’il lui veut, et il lui veut bien des gentillesses parce qu’il sait que c’est bientôt son anniversaire. Il la traîne donc sur une jolie plage, qu’il transforme ensuite en Paris. Une fois installés à la terrasse d’un café, il offre à Alexis le droit de revoir son frère jumeau. C’est l’avantage d’un rêve : il peut être là même s’il est mort.

Le but d’Oliver ? Montrer à Alexis que son rêve de base pour créer Reverie, ressusciter Dylan, est une bien jolie idée, mais que c’est pour cela qu’elle ne voit pas les dangers du programme. Elle le traite de fou, dit qu’elle n’a jamais voulu revoir Dylan en vie et elle obtient de sa part une réponse pas très plaisante : qu’elle a tué son frère. SYMPA.

Bien sûr, Charlie mène aussi l’enquête sur Oliver et la manière dont il s’est retrouvé en possession du matériel pour se rendre dans Reverie. Cela tombe bien, parce qu’Oliver utilise Alexis en Reverie : il la garde aussi longtemps que possible dans son Paris imaginaire pour que le garde qu’il a corrompu lui vole sa clé USB avec le code de Dylan. Le garde y parvient malheureusement sans problème et Charlie, comme sa nouvelle employée de sécurité, ne voit rien de qu’il a bien pu voler.

Pire encore, il est forcé de libérer l’Oliver qui se réveille.

Paul ne souhaite pas voir Mara partir, parce qu’il adore travailler avec elle (évidemment), et il trouve donc une théorie intéressante : toutes les déréalisations de Mara sont liées à l’hôpital où se trouve son beau-frère, parce que Chris y travaille aussi. C’est intéressant pour lui : cela veut dire que son cerveau lui montre qu’elle a enterré quelque chose qui a désormais besoin de sortir.

Plutôt que de se faire opérer comme prévu, Mara culpabilise de savoir qu’il y a statistiquement 2,28 personnes qui pourraient avoir besoin d’elle au moment où elle s’apprête à retirer son implant. Elle décide donc finalement de suivre la piste de Paul et lui raconte la terrible journée de son passé où Ray, son beau-frère, a tué sa sœur et sa nièce. Tout ceci n’est pas bien nouveau, mais mène à la conclusion que Ray est dans le coma pour la vie. Bref, il est facile de voir que les déréalisations sont là pour lui faire comprendre qu’il faut débrancher Ray.

C’est en tout cas ma théorie, mais Paul lui fait se souvenir au maximum de la journée et Charlie finit par dire à Mara qu’elle ne sait pas toute la vérité. Il a sur son portable un enregistrement de la fameuse journée et elle ne s’est pas déroulée comme Mara s’en souvenait. Eh oui, Ray s’est excusé du double meurtre qu’il a commis et Mara ne s’en souvenait pas. Mieux encore, elle l’a poussé à se suicider ensuite.

C’est donc ça que le programme déterre dans sa conscience et elle le vit plutôt mal parce qu’elle ne s’en souvient pas. C’est dur les traumatismes. À court de solution, Mara décide donc de se bourrer autant qu’humainement possible (et même un peu plus d’ailleurs), puis rentre chez elle, espérant une déréalisation qui ne vient pas.

En fin d’épisode, Oliver récupère tranquillement la clé d’Alexis, qui contient le code source du programme. Il tue ensuite le garde et avoue espérer pouvoir brûler Onira Tech grâce au code source. Ou au moins le programme, j’imagine. C’est un joli cliffhanger, mais ça ne s’arrête pas là.

Charlie, lui, culpabilise d’avoir annoncé la vérité à Mara et il s’endort à Onira Tech où Alexis le réveille le lendemain matin. Bref, en quelques épisodes, ils sont tous siphonnés dans leurs problèmes (à part Paul, peut-être). Pour son anniversaire, Alexis décide de dire à Charlie qu’elle se rend chez ses parents. Sans trop de surprise, Oliver décide donc de la suivre.

Pour terminer vraiment l’épisode, Mara se rend auprès de Paul pour lui dire qu’il avait raison, puis pour lui demander un service très probablement illégal et qui est un cliffhanger encore meilleur. Elle décide de connecter Ray au programme pour avoir une chance d’aller lui parler. Oui, oui, on l’avait vu venir, mais je ne pensais pas que ce serait si rapide, et c’est réussi. L’épisode s’arrête donc sur Mara disant bonjour à Ray et oh bordel, je veux la suite.

> Saison 1