The Good Place – S03E05-07

Épisode 5 – Jeremy Bearimy – 15/20
Je reprends enfin cette saison, mais je me rends compte au passage que si je ne l’ai pas continuée plus tôt, c’est parce qu’en fait, elle ne me plaît pas autant qu’elle le devrait. J’ai mis de bonnes notes jusque-là, mais dans le fond, on a perdu en qualité : j’ai beau adorer les personnages, j’ai du mal à rester dans l’intrigue proposée cette saison, car ça semble vraiment ne plus savoir où aller. Or, la série m’a habitué à savoir précisément où elle allait, donc je pense que c’est toujours le cas… c’est juste moins perceptible.

Saison 3


Spoilers

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The six of us, really, are doomed.

Oui, parfaitement, j’ai bien l’intention de faire exploser mon compteur d’épisodes vus pour bien commencer 2019 et avant de reprendre le travail lundi – et donc de recommencer à avoir probablement des semaines avec moins d’épisodes vus dedans. Je reprends donc avec plaisir The Good Place histoire de me mettre à jour avant la fin de mes vacances. Et l’épisode reprend très exactement à la fin du 3e : il m’a fallu quelques instants à peine pour m’y remettre, puisque le groupe voyant la porte magique, c’était assez énorme quand même.

Michael et Janet tentent de s’en tirer comme ils peuvent, en disant être des agents du FBI… et ça ne fonctionne pas du tout. Forcément, ils finissent par dire toute la vérité au groupe qui ne comprend pas bien le fonctionnement de cet au-delà complétement pété qu’est celui de la série. Quant au temps après la mort, il forme une sorte de boucle temporelle nommée « Jeremy Bearimy ». Ca n’a pas de sens ? Je confirme, et eux aussi. Tout ce qu’ils retiennent, c’est qu’ils sont foutus et qu’ils iront tous en Enfer quoiqu’il arrive car ils ont appris l’existence d’un au-delà, donc leurs points ont arrêté d’être comptabilisés : tout le bien qu’ils peuvent faire ne sert plus à rien.

Eleanor fait donc comme toujours : elle va boire ! Alors qu’elle explique au barman qu’elle peut bien faire tout ce qu’elle veut, elle trouve un portefeuille… et elle est incapable de voler l’argent dedans. À la place, elle passe l’épisode à le ramener à son propriétaire, ce qui est plus compliqué que prévu puisqu’il a déménagé. C’est sympa sans être incroyablement passionnant, mais ça la remet d’équerre pour la suite de la saison, je pense.

Tahani ? Elle se met à faire tout ce qu’il faut pour aller au paradis maintenant qu’elle est sûre d’aller en Enfer. C’est original comme choix, ça. Elle embarque Jason avec elle, parce qu’il n’y aurait pas assez de temps pour tous les personnages autrement… et parce qu’ils sont inséparables, c’est comme ça. Ils enchaînent ensuite en… distribuant gratuitement de l’argent. Magnifique, pourquoi je ne croise jamais des gens qui viennent d’apprendre qu’ils allaient en Enfer, hein ? Tahani décide ensuite d’essayer (en vain) de léguer tout son argent à Jason.

Chidi ? Il est totalement cassé et se met à moitié à poil dans les parcs et les supermarchés. Normal. Il est totalement déglingué le pauvre. Il abandonne sa voiture et sa carte bleue, puis se rend en cours avec un t-shirt rose clamant son amour du vin. Il n’y fait pas grand-chose jusqu’à ce qu’un étudiant lui demande d’être un peu sérieux avant les examens. Il enchaîne donc avec un joli discours philosophique nous expliquant l’épisode… et son amour du nihilisme.

Ouep, on l’a perdu. Heureusement, Eleanor passe par là et elle a un plan pour lui : elle le ramène auprès de Janet et Michael, qui écrivent un livre sur tout ce qui leur est arrivé… en un après-midi. Si seulement ! Ils y retrouvent aussi Jason et Tahani qui sont désormais mariés pour que Jason récupère la moitié de son argent. Forcément, l’épisode finit alors avec l’arrivée de celui qui devait être son futur époux et qui va être ravi de ce rebondissement, je pense. C’était de loin le moment le plus drôle de l’épisode… mais c’était aussi sa fin.

Et sinon, comme il faut bien trouver quelque chose à faire cette saison, Eleanor a l’idée de commencer à faire un maximum de bien autour d’elle et de sauver tout un tas d’âmes. Certes, ils sont tous destinés à aller en Enfer, mais il ne faut pas que ça les empêche de faire le bien pour les autres et de les accompagner dans un bon chemin.

Si j’approuve l’idée de base, qui pourrait même être un bon point de départ pour une série, je dois avouer que je suis plus mitigé sur son exécution à ce moment de la série.


Épisode 6 – The Ballad of Donkey Doug – 16/20
C’est schizophrénique : je n’arrive pas à trouver palpitante une intrigue qui ne tourne pourtant pas en rond. Elle a beau avancer, je ne vois pas trop à quoi ça sert et ça me bloque un peu dans mon désir de voir la suite à chaque épisode. Pourtant, l’humour est absolument génial dans cet épisode, et ça sauve les meubles, la barraque et le quartier avec. Bref, je ne sais plus quoi en penser !

Saison 3


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I’m doing my own bings now.

Chili est viré de la fac après son cours complétement cinglé sur le nihilisme et Eleanor sympathise avec Janet. Les trois sont désormais ensemble sur le campus et cherchent à résoudre un grand problème de vie : Chidi doit larguer Simone, et il ne sait pas comment faire. Heureusement pour lui, Janet sait comment l’aider : avec une expérience en réalité virtuelle, parce qu’elle sait comment la créer. Bing. Oui, elle fait ses propres bruits de pouvoir maintenant aussi, et c’était le meilleur gag possible.

Elle est capable de créer un programme simulant une nouvelle réalité pour Chidi. C’est beau comme la série sait se rebooter un milliard de fois, même dans une saison en pleine réalité. La première tentative est un échec, donc Janet le replonge dans une simulation où un simple claquement de doigts suffit à tout rebooter.

On assiste donc à tout plein de reboot sur la rupture entre ces deux-là, avec aussi une demande en mariage parce que pourquoi pas et une version où Simone est en fait Eleanor. Bien sûr, les scénaristes en profitent pour rappeler la bisexualité d’Eleanor, qui essaye de rompre avec Simone à la place de Chidi et… tombe sous son charme. Ce n’est pas gagné, tout ça.

La réalité s’avère en plus différente de la simulation, avec des serveurs insupportables et Chidi rompt encore plus violemment que prévu en lui disant simplement qu’elle est larguée. Chidi culpabilise donc et Eleanor est forcée de jouer les coachs sentimentales, pendant que Janet se sert de son invention pour passer du bon temps avec Jason. Ah, elle jugeait les humains qui utilisent tout pour le porno, mais elle n’est pas beaucoup mieux.

Chidi retourne donc voir Simone pour s’excuser et finalement, il est si cinglé, qu’elle est presque heureuse de ne plus être en couple avec lui.

Tahani et Larry ? C’est fini hors écran. Dommage ! J’aurais aimé le voir. Quoiqu’il en soit, Tahani est désormais avec son mari (gloups) et Michael pour aller sauver le père de Jason, Donkey Doug. Le père de Jason est aussi cinglé que lui et si ça permet quelques bons gags, j’ai surtout l’impression que cette intrigue n’ira plus tard.

La famille est tellement perchée, je doute que quoique ce soit puisse fonctionner pour sauver leurs âmes. Même si j’aime les personnages, ça ne mène pas à grand-chose et Michael tente d’expliquer à Jason que son père est une cause perdue. Jason veut alors sauver PIllboi, qui vit avec son père et est ma foi, tout aussi perdu. M’enfin bon, si ça peut occuper du temps d’épisode, pourquoi pas. Michael et Tahani font donc ce qu’ils peuvent pour le convaincre qu’il doit rester du bon côté de la loi. Au secours.

Donkey Doug ? Il se fait arrêter en protégeant Jason au cours d’un braquage qu’il avait organisé. Et voilà qui permet de conclure une intrigue pas terrible, et donc l’épisode. De bonnes promesses sont faites pour la suite : Tahani va pouvoir parler à Kamilah et Eleanor à… sa mère, qui en fait, n’est pas si morte que ça d’après Michael et Janet.


Épisode 7 – A Fractured Inheritance – 14/20
Nope, toujours pas. Non seulement les intrigues de cet épisode sont décevantes parce qu’hyper prévisibles – pour ne pas dire déjà vues un milliard de fois – mais en plus, je n’ai pas trouvé les gags si excellents. La série est en train peu à peu de s’encroûter et n’est plus que l’ombre de ce qu’elle savait faire. Elle reste une bonne série, évidemment… mais elle n’est plus aussi excellente qu’avant, et c’est frustrant.

Saison 3


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Let’s just say that we… lived in the same… neighborhood.

Eleanor est de retour aux États-Unis avec Michael pour retrouver sa mère et sauver son âme. Ou juste pour la tuer. Au choix. Sa mère se fait désormais appeler Diana, avec une fausse identité qui est la même que celle qu’Eleanor avait l’habitude d’utiliser. Elle a un copain, Dave, et une belle-fille, à qui elle présente Eleanor comme une amie de sororité. C’est voué à l’échec tout ça.

Dave est riche, c’est un architecte avec une jolie maison. Comme par hasard. Eleanor est persuadée que sa mère est donc en train de monter une arnaque pour s’enrichir : elle va jusqu’à vouloir égorger les peluches de la petite. Aaaah, j’étais si proche d’un point du Bingo ! Tout ça permet une sympathique dynamique entre Michael et Eleanor, ça fait très père/fille.

Sans trop de surprise, ça finit aussi par rendre jalouse de la relation entre sa mère et sa belle-fille. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour détruire la vie de sa mère parce qu’elle ne croit pas au fait que sa mère puisse être une bonne mère. Et pourtant, Dave confirme qu’il est déjà au courant de toute l’histoire et ça empire la jalousie d’Eleanor.

C’est tellement un classique des séries et des films que ça n’a pas marché du tout sur moi cette intrigue. Ils étaient meilleurs dans les histoires cinglées, là, c’est juste ennuyeux et prévisible. Cela finit par une Eleanor heureuse de voir sa mère heureuse, et faisant en sorte de la laisser heureuse quand elle repart.

De son côté, Tahani galère un peu avec Kamilah qui est toujours aussi insupportable. En ce moment, elle propose de vendre des omelettes artistiques… enfin, jusqu’à ce que Tahani refuse d’en commander une. Tahani est donc là pour s’excuser auprès de Kamilah et espérer la remettre dans le droit chemin, mais ça ne se passe pas comme prévu.

D’habitude, les interactions entre les deux sœurs me font mourir de rire ; mais dans cet épisode, ça n’est pas aussi efficace que d’habitude, je trouve. Cela dit, ça fonctionne bien entre Kamilah et Chidi, et ça finit par une Tahani qui détruit tout ce qu’elle peut, c’est-à-dire pas grand-chose. De manière prévisible, comme dans la première intrigue de l’épisode, Tahani finit par comprendre que l’art de sa sœur est en fait à propos de leur relation et de leurs parents. Voilà, voilà, les deux sœurs peuvent donc se réconcilier, c’est merveilleu…sement ennuyeux ?

Allez, le cliffhanger est sympa, avec Eleanor apprenant qu’elle a avoué à Chidi qu’elle l’aimait quand ils étaient tous les deux morts. C’est beau… mais je ne sais pas trop si ça me donne vraiment envie de voir la suite, je veux dire, on tourne en boucle sur le sujet et ça n’a jamais été un couple dont j’étais super fan. À la rigueur, ça fonctionnerait mieux si Jason avait su pour Janet, par exemple. Non, dans cet épisode, ils ont juste eu une scène mignonne où Jason se découvre fan de ses connaissances, mais voilà.

> Saison 3

A Series of Unfortunate Events – S03E05-07

Épisode 5 – Penultimate Peril: Part.1 – 20/20
Est-ce vraiment le moment de réinventer la manière de raconter une histoire quand on se dirige vers sa fin ? Normalement, non. Seulement, avec les Baudelaire, la réponse ne peut être que oui. Préparez-vous à une sacrée migraine, quand même, parce que cet épisode prend votre cerveau et vous le retourne trois ou quatre fois. De là à dire qu’il vaudrait mieux regarder ailleurs, il n’y a qu’un générique qu’il faut oser franchir.

> Saison 3


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The world is like a pond that way.

C’est parti pour l’avant dernière aventure des Orphelins Baudelaire, rien que ça. Je ne sais pas si je suis psychologiquement prêt à la vivre, mais je le suis à recevoir toutes les réponses que je veux avoir depuis trois ans en ayant trop la flemme d’aller acheter les bouquins (ou alors, c’est que je suis radin, au choix). Il est rapidement dévoilé que le monde n’est pas ce qu’il semble être : oui, Kit va à toute vitesse, mais c’est parce qu’une voiture est en train de les suivre.

Elle leur apporte de brèves réponses, mais surtout une nouvelle mission : ils doivent se déguiser en concierge de l’hôtel Dénouement pour savoir si celui qui a envoyé le télégramme JS est un ami ou un ennemi. Allez savoir de quoi il est question avec VFD en même temps ! Elle leur présente, de loin, les jumeaux Frank et Ernest, sachant qu’ils peuvent faire confiance, selon elle, à Frank, mais pas à Ernest. Il est aussi question du schisme de VFD, très brièvement, avant que l’on passe vite à la suite.

Le problème de la suite, c’est qu’il est révélé que le père du bébé de Kit serait Ernest, et qu’elle prévoit de s’enfuir sur une île tropicale avec lui. Bon, faudrait arrêter les retournements de cerveaux à force, parce que je ne sais pas si je vais survivre à la soirée à ce rythme-là ! Pour ne rien arranger, il est révélé que Lemony est toujours en vie et bien présent dans l’histoire : il est à l’arrière du taxi de Kit et il lui demande de l’emmener quelque part où le narrateur, qui sait tout, nous dit qu’il n’aurait jamais dû aller.

Du côté des méchants, Olaf découvre subitement ce que c’est que la trahison quand Ferald s’empare du sous-marin et se barre avec Fiona, les laissant derrière eux. Le message est apporté par Carmelita, qui a le don d’être parfaitement insupportable encore cette saison. Elle enchaîne les caprices et ne capte même pas que ses vrais parents sont morts dans l’affaire, mais elle suit Olaf et Esme à l’hôtel Denouement où dans le hall Olaf décide qu’ils doivent passer pour une famille normale, quitte à parler aux concierges. Oui, oui, les concierges qui sont Violet et Klaus, et qu’il ne reconnaît pas.

Et comme si la migraine à venir pour tout dénouer n’était pas suffisante, l’introduction de Frank et Ernest auprès des Baudelaire se fait alors. Les jumeaux sont indiscernables et les orphelins font tout leur possible pour savoir à qui faire confiance, mais bon, disons que c’est un peu impossible de savoir qui est qui. C’est génial, ils n’arrêtent pas de se tester les uns les autres sans savoir ce qu’il en est. Rapidement, les Baudelaire sont obligés de se séparer pour accomplir leur travail de concierge. L’épisode se divise donc en trois pour savoir ce que chacun fait, et c’était passionnant. La première que l’on suit est Violet, qui se retrouve sur le toit de l’hôtel où se trouve la piscine dans laquelle se baigne Carmelita. Le plus intéressant pour Violet est encore d’écouter ce que disent Esme et… le directeur de l’école, Nero ! C’est génial comme retour, et il se dit fan d’Esme. Violet apprend quelques informations assez utiles, notamment le fait qu’Esme regarde le ciel.

Carmelita lui demande ensuite un harpon, et Violet n’a d’autres choix que de s’exécuter, surtout que Frank ou Ernest lui affirme que c’est ce qu’il faut faire, jusqu’à ce que l’horloge de l’hôtel résonne et crie « Faux »…

On suit ensuite Klaus qui se rend dans une chambre où son travail consiste à amener Babs, l’employée de l’hôpital qui avait été enlevée par Olaf. Ouep ! Et elle cherche à rejoindre le sauna dans lequel elle retrouve… Jerome, le mari d’Esme ! C’est trop chouette, ça, on va vraiment revoir tous ceux qui ne sont pas morts (ça limite les choix). De ces deux-là, Klaus apprend que JS est une femme – à moins que ce ne soit Jerome Squalor. Il manque aussi de croiser Olaf et finit avec Frank ou Ernest quand l’horloge sonne.

Enfin, il nous faut suivre les aventures de Sunny au sein de l’hôtel. Elle se fait embarquer par… Poe ! Il a besoin d’une secrétaire, et il ne reconnaît pas Sunny quand il l’emmène au restaurant de l’hôtel où ils sont servis par… Larry le serveur. C’est le seul à reconnaître à Sunny jusqu’à ce que… JS arrive. Le problème, c’est que JS n’est autre que le conte Olaf. Il est là pour obtenir des informations sur les Baudelaire.. ; mais finit par savoir qu’un autre JS arrive

Quant à Sunny, elle se rend ensuite en cuisine où elle tombe sur l’un des jumeaux qui parle avec Larry et qui l’emmène dans l’ascenseur de service… Juste à temps pour qu’Olaf arrive et s’en prenne à Larry qu’il a évidemment reconnu. Il est révélé aussi qu’Ernest travaille bien pour Olaf, puisqu’il s’en prend au serveur – et le tue dans de la sauce bouillante, voilà qui est fait.

Sunny se retrouve en tout cas avec un des jumeaux lorsque l’horloge de l’hôtel sonne, et cette fois, ça pose problème. En plus, quand les orphelins se racontent leur journée, ils galèrent : tout le monde regarde le ciel, tout le monde a des suppositions pour JS, tout le monde a parlé de gens dont les gens sont JS (Jerome, Jacquelyn ou un déguisement d’Olaf), bref tout le monde a des théories et des absences de réponse, quoi.

Avec toutes les infos, toutefois, ils comprennent qu’un oiseau va apporter un message, et ils comprennent qu’il s’agit probablement du sucrier, en plus. Ils n’arrivent toutefois pas à déterminer qui sera la partie de VFD qui aura le sucrier.

Et c’est à ce moment-là qu’arrive Justice Strauss, JS ! Et elle est là pour mettre Olaf en justice : elle veut lui faire un procès, et c’est pour cela qu’avec Jerome et Jacqueline, elle a mis en place tout ce plan et toutes ces invitations de tous les gens qui ont peuplé les aventures des Orphelins. C’est une jolie manière d’arriver à une conclusion pour cette histoire… sauf que l’horloge nous dit le contraire. Il reste encore deux épisodes complets après tout !

Ce n’est qu’à ce moment-là que Violet comprend qu’il y a quelque chose qui cloche, littéralement, dans cet épisode avec les deux frères qui sont trois. Ils choisissent donc de prendre l’ascenseur vers une salle mystérieuse, la 135, comme dans les catalogues de bibliothèque. Et dans le sous-sol de l’hôtel, ils tombent sur Dewey Denouement, le troisième frère. Oui, ils sont jumeaux, et c’est avec lui que Kit a un enfant.

Il emmène alors les Baudelaire dans un énième tunnel qui est le dernier endroit sûr, le fameux : c’est facile, il se trouve sous la fontaine qui est devant l’hôtel. Et Dewey compte sur les Baudelaire pour le remplacer dans son travail secret de bibliothécaire. Le problème ? C’est qu’il raconte tout ça alors qu’Olaf les entend ! Esme et Carmelita arrivent à leur tour et sont toutes excitées de rencontrer Dewey, qui est censé être un mythe. Comme d’hab, Esme en dit trop : sans nous dire ce qu’il y a dans le sucrier, elle révèle le plan d’Olaf qui consiste à empoisonner tout le monde.

Le sucrier ? Il était à Esme et elle n’apprécie pas de se l’être fait voler par Beatrice. Et d’un coup, les choses dérapent : Olaf ne supporte plus Carmelita et l’engueule, ce qui provoque une dispute avec Esme qui… se fait larguer par Olaf. Rien que ça. Pensez-vous que les Baudelaire en profitent pour s’enfuir ? Nope. Ils restent là. Cela dit, ils arrivent à désarmer Olaf qui s’achète contre toute attente une humanité…

Mais quand Poe sort de l’hôtel et leur demande ce qu’il se passe, ils lâchent tous le harpon de Carmelita qui tue Dewey. Encore un parent mort, ça faisait longtemps… et il tombe pile poil dans sa bibliothèque secrète en plus.

Dans le secret de la nuit sinon, on a aussi eu une rencontre entre Kit et Lemony, mais franchement, après tout ça, ça ne paraît pas intéressant. On notera juste que Limoney a appris l’existence des Baudelaire, et ça tombe bien, car ils tombent justement sur eux à l’hôtel alors que le sucrier s’apprête à être délivré par les corbeaux.


Épisode 6 – Penultimate Peril: Part.2 – 20/20
Vraiment, ils osent tout. C’est un très bon épisode apportant tout ce que j’en attendais, et même un peu plus lorsque l’on en arrive à sa fin. Je n’en dis pas plus, j’aurais trop l’impression de spoiler !

> Saison 3


36

We’re innocent… enough.

Impossible de ne pas enchaîner les épisodes, je crois, et celui-ci commence par le flashback le plus improbable du monde : Beatrice chante à l’opéra, sous l’oreille attentive de Lemony, alors que Kit et Esme partagent le thé… et le sucre du sucrier ! Oh, et sinon, Kit est en couple avec… Olaf ! Ce dernier n’aime pas trop son père non plus, qui est là aussi. What. The. Actual. Fuck.

Bon, on reprend aussi dans le présent où les orphelins ne font pas trop confiance à Lemony et refuse de monter dans son taxi. C’est qu’ils sont malins, ces orphelins. Carmelita arrive également à récupérer le sucrier, contre toute attente.

Les orphelins ? Ils finissent avec Justice Strauss, évidemment. Elle arrive avec des policiers qui font fuir Lemony et précipitent les choses. L’ensemble de l’hôtel accuse les Baudelaire de la mort de Dewey, mais Justice Strauss les calme en assurant que le procès d’Olaf commencera le lendemain… le mardi. Après tout, les gens respectables arrivent en avance. Bon, ben je ne suis pas quelqu’un de respectable tous les jours de ma vie, c’est comme ça.

Olaf est heureusement arrêté par Frank et il ne reste plus qu’une nuit avant le grand procès. C’est le temps dont Klaus a besoin pour apprendre les lois depuis sa chambre, où justement il a un livre de loi. À croire que tout est prévu, dis donc. Oui, tout, même le fait que tout le monde doit se couvrir les yeux avant le procès, permettant à Jerome et Esme de se rencontrer brièvement. Le procès peut alors commencer avec un magnifique livre résumant tout ce qu’Olaf a fait subir aux orphelins. Il est donc temps d’en arriver à ce procès que l’on attendait tous sans même savoir qu’on l’attendait.

Il est à l’image de la série, donc totalement perché, avec l’ensemble des gens qui ont fait la série – certains très reconnaissables, d’autres jamais vus (et une grande absente avec la femme de Poe ?). Les Baudelaire racontent donc leur histoire – et vraiment, ce sont de bons acteurs – et finissent sur une standing ovation de l’ensemble des membres présents dans ce « tribunal » qu’est l’hôtel.

Cela ne rassure pas spécialement Klaus qui décide alors d’un rebondissement extrêmement bien vu : les orphelins appellent eux-mêmes Olaf à la barre, pour le forcer à dire toute la vérité. Le problème, c’est qu’il manipule sa vérité pour révéler tous les crimes des Baudelaire, et c’est vrai que depuis la saison 2, il y a de quoi faire. Il en arrive donc à la conclusion logique que personne n’est noble dans le monde, pas même les parents des Baudelaire, non.

Olaf appelle alors Esme à la barre, pour qu’elle puisse être interrogée par les Baudelaire sur ce fichu sucrier… C’est donc à l’opéra que Beatrice et Lemoney lui ont volé le sucrier, mais on ne sait même pas exactement comment ou plutôt pourquoi. Une chose est sûre, ça a mené au meurtre du père d’Olaf par Lemoney, même si c’est un accident. Oh, oh, les gentils sont donc méchants ?

Oui, mais les méchants sont toujours méchants aussi : on en revient au procès, et il est donc temps de découvrir le verdict des juges, mais pas avant qu’Olaf ne se dise innocent et que les Baudelaire ne soient forcés d’être à leur tour en procès. Ils se disent bien sûr innocent, mais Olaf a révélé leurs crimes… Klaus a merdé sur ce coup-là.

De toute manière, le procès était truqué puisque ce sont les parents d’Olaf qui jouaient les juges. Oh, et Esme a aussi empoisonné tout le monde avec des saucisses au poivre plutôt que de le faire avec les champignons mortels. C’est tant mieux, car ça laisse la possibilité à Olaf d’empoisonner tout le monde. Oui, oui, nous en arrivons à une fin désastreuse – avec Sunny conseillant à Olaf de mettre le feu à l’hôtel pour que tout le monde s’échappe sans être empoisonné. Justice Strauss essaye bien de garder les orphelins avec elle, mais ils n’ont plus conscience en elle, ni surtout en la loi, trop facile à manipuler ; d’autant que les recherches de Justice Strauss ont cramé.

Voilà donc les orphelins qui s’enfuient… en compagnie d’Olaf, qui essaye de tuer tout le monde dans le feu alors qu’ils essayent de les avertir de se protéger. C’est assez fou tout ça, et c’est la triste fin que je voulais depuis le début : les Orphelins sont loin d’être gentils désormais. Ils sont devenus méchants. Kit ? On ne peut qu’imaginer qu’elle est morte.

La fin d’épisode voit Lemoney nous avouer que c’est Beatrice qui a tué le père d’Olaf, et lui qui est parti avec le sucrier. On le voit surtout commencer à nous raconter l’histoire des orphelins. Ouep, c’est donc ça la fin de toutes ces aventures et purée, c’était vachement bien foutu. Tout se termine en chanson nous expliquant qu’il n’y a pas de fin heureuse. Voilà qui est fait. Le générique de fin est ainsi sympathique, avec tout un tas de photos de la série… C’est une fin parfaite et je me demande vraiment à quoi servira l’épisode final maintenant, car ils ont tenu toutes leurs promesses avec cette fin qui laissent de toute manière bien trop de questions pour qu’on puisse répondre à tout.

Les Baudelaire terminent ainsi sur un bateau, le Carmelita II, et une énième invention de Violet leur permet de s’échapper.


Épisode 7 – The End – 18/20
Si je ne mens pas, j’ai eu quelques sueurs froides en pensant qu’ils allaient rater la fin de la série après trois excellentes saisons ; et le pire est que ça n’aurait pas été de leur faute, puisqu’ils ne font qu’adapter des livres. Finalement, cette fin est un peu précipitée – parce qu’on est habitué à avoir deux épisodes, mince (mais ça sent les problèmes de budget), mais reste très réussie quand il s’agit de dire au revoir aux orphelins Baudelaire. C’est étrange de se dire que je connais le fin mot de l’histoire après tant d’années, quand même.

> Saison 3


37

Of course I’m going to die. That’s the way of the world, Baudelaire.

L’épisode commence sur une Miss Baudelaire qui veut se rendre à l’hôtel Denouement, qui a brûlé il y a des années. Oh la. C’est reparti pour un sacré délire. Quant à Lemony, il nous dit que cela fait des années qu’il est en fuite et qu’il n’a aucune trace des Baudelaire depuis des années.

Pourtant, les scénaristes savent où ils sont (à mon humble avis : devant un écran vert) : au beau milieu de la mer où il n’y a plus aucun vent sur leur bateau, le Carmelita II. Sur le conseil de Sunny, les orphelins envisagent de se débarrasser d’Olaf, mais finalement, une tempête se charge d’eux. Ils atterrissent alors sur une île pas si déserte que ça, en forme de VFD, pour changer.

Ils y rencontre une petite Vendredi qui les amène tous les quatre, avec Olaf donc, auprès d’Ishmael, celui qui décide de tout sur l’île. C’est un vieillard extrêmement bizarre, de même que toute cette île en effets spéciaux pas si réussis. On est en pleine utopie, et Ishmael comme tous les autres habitants habillés en orange et blanc sont évidemment hyper dangereux.

Ils gagnent la confiance des orphelins en envoyant Olaf en prison dans une cage à oiseaux… mais Olaf semble comprendre quelque chose au dernier moment. Evidemment, en tant que téléspectateurs, on comprend vite le problème : toutes les personnes sur l’île ont échoué là par accident et ne se rappellent plus trop de leur vie passée, alors qu’ils n’ont pas d’eau et sont forcés de tous boire la même chose. Violet aussi finit par avoir une mauvaise impression quand elle se fait descendre par Ishmael pour avoir eu de bonnes idées.

Et quand en plus Klaus comprend qu’Ishmael a su qu’ils étaient orphelins sans qu’ils ne le disent, les Baudelaire décident d’interroger Olaf. Ce dernier tente de gagner du temps et surtout d’être libéré en échange d’informations sur Ishmael, qu’il assure connaître depuis un moment. Les Baudelaire n’ont pas trop envie d’être sympa avec Olaf, ni même de devenir ses hommes de main, donc ils l’abandonnent à son triste sort pour revenir au village.

Là, ils découvrent qu’Ishmaël s’est barré ailleurs : en suivant ses pas dans le sable, ils arrivent à une prairie bien cachée, dans laquelle d’autres objets de différents crashs sur l’île se trouvent (ça ne vaut pas LOST, tout de même). Mieux encore, ils découvrent un arbre à l’intérieur duquel se cache… une maison, celle d’Ishmael, qui s’avère être le principal de l’école du début de saison 2. C’est reparti pour la prise de tête, d’autant que les Baudelaire mettent aussi la main sur un journal intime tenu par Ishmael… mais qui l’a été aussi par leur mère, vu l’écriture.

Ishmael leur apprend donc son identité, et révèle que les parents Baudelaire vivait sur l’île. Il révèle aussi et surtout qu’il est à l’origine de VFD, qu’il a fondé grâce à ses étudiants les plus malins, ceux avec une lueur dans l’œil, et une curiosité. Tout ça, jusqu’à ce que le schisme se produise et que le mal se répande à VFD.

Les parents des Baudelaire sont donc ceux qui ont créé cette maison dans l’arbre, dans une vie à l’écart de tout… Avant de changer d’avis et d’avoir leur propre maison, qui a brûlé. Je n’ai toujours aucune confiance dans ce principal quand même, surtout qu’il veut les forcer à boire son drôle de jus de coco… qui s’avère être de l’opium, évidemment. Et pendant ce temps, dans les tunnels du narrateur, une petite fille s’étant présentée comme Miss Baudelaire cherche quelqu’un.

Le lendemain, sur l’île, c’est Kit qui s’échoue, sur un tas de livres, parce que sinon ce n’est pas drôle. De même que ce ne serait pas drôle de finir sans Olaf se déguisant… en Kit. Cette fois, personne n’est dupe et son faux ventre de femme enceinte est un danger que personne ne semble venir, à part les Baudelaire : il s’agit du casque renfermant le champignon, et Ishmael balance un harpon dedans… tentant au passage de tuer Olaf. Finalement, c’est Olaf lui-même qui attaque tout le monde, malgré lui.

Les spores du champignon se répandent et infectent tout le monde. Ishmael décide alors de s’enfuir de l’île pour retrouver de quoi se sauver. C’est genre la pire des idées : ils vont contaminer le monde entier. Les Orphelins sont déprimés par cette défaite finale, mais ils se rendent quand même auprès de Kit qui révèle enfin ce que contient le sucrier… et c’est… du… sucre. Merci.

Bon, pas n’importe quel sucre, c’est un sucre qui guérit et immunise contre le champignon mortel. C’est un concept. Sinon, ils sont excellents pour annoncer les pires nouvelles du monde dans cette série : les Baudelaire apprennent que les Quagmire ont envoyé un SOS sans que personne ne puisse y aller ; Kit apprend la mort de Dewey. Bon, il n’empêche qu’ils sont en train de mourir eux-mêmes, donc ils retournent chercher un antidote dans l’arbre-maison. C’est un brin abusé, car ils le trouvent évidemment : il suffit de croquer les pommes de l’arbre. Ils sont trop affaiblis par le poison pour encore se lever et en attraper une… mais heureusement, un serpent passe par là et leur donne. Bon, c’est un brin perché, même pour cette série, m’enfin, faisons comme si.

Il reste encore à aller sauver Kit qui est sur le point d’accoucher. Malheureusement, les Baudelaire ne peuvent pas faire grand-chose pour la déplacer, et elle ne peut pas manger de la pomme sans mettre en danger la vie de son bébé. C’est donc Olaf, guéri du poison, qui est amené à sauver son ex, qu’il aime encore. Oui, dans ses derniers moments, parce qu’il est quand même blessé par un harpon, Olaf fait preuve d’humanité et d’amour. La scène est touchante comme tout, et même les orphelins finissent par être triste de la mort d’Olaf.

Kit ? Elle accouche d’une petite fille et… meurt, car elle n’a pas pu manger la pomme à temps. Merveilleux. Les derniers mots d’Olaf auront été de conseiller aux orphelins de ne pas faire d’enfant, alors que Kit aura eu pour dernière pensée de leur confier sa fille, après leur avoir dit qu’elle allait être orpheline. Toujours aussi fun cette série.

Commence alors le dernier chapitre de la série : les orphelins Baudelaire décident d’élever la petite fille ensemble et lisent le livre laissés par leurs parents, qui leur apprend… Violet se serait appelé Lemony si elle avait été un garçon !

Nous sommes ensuite un an plus tard et ils sont encore à lire le livre tout en célébrant la première année du bébé qui a survécu sans problème. Ils ont eu une année pour trouver un moyen de partir, et ils savent que tous les ans une tempête permet de quitter l’île.

La conclusion de la série est étonnamment positive : les Quagmire sont réunis ; Fiona et son frère retrouvent leur capitaine ; les méchants hommes de mains deviennent des stars de théâtre et même Ishmael a été sauvé par le serpent. Les Baudelaire ? Ils quittent l’île avec bébé Béatrice qui finit, quelques années plus tard, par retrouver son oncle, Lemony pour lui raconter son histoire, celle de sa famille et tout ce que nous ne saurons jamais car une histoire peut continuer même quand le narrateur ne la raconte plus.


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EN BREF – Quelle aventure ! Quelles aventures ! Non, vraiment, qu’est-ce que j’ai aimé cette adaptation qui a su capturer toute la folie de bouquins que j’avais commencé à lire dans mon enfance sans jamais les finir. Toute la folie, oui, même celle qui n’était d’ailleurs pas dans le livre, et c’est ça qui est génial : cette adaptation en trois saisons est l’une des plus grosses réussites possibles en matière d’adaptation grâce à un excellent casting et des scénaristes qui ne se sont limités à rien.

On ne va pas se mentir, j’ai préféré l’avant-dernier épisode au dernier épisode, mais c’est peut-être parce que je voulais une fin triste et horrible. J’adore toutefois le parti pris qui est de laisser de grosses zones d’ombre – les Quagmire ! – histoire que l’on puisse continue à se réfugier dans le monde VFD autant qu’il nous plaira ; par la fanfiction ou par la simple imagination.

Après tout, j’ai toujours vu ces livres comme une invitation à l’imagination ; et la série en était une bonne représentation aussi. Gros coup de cœur pour l’ensemble de ces trois saisons qui auront su proposer une histoire complexe sans la dénouer complétement, mais en me captivant tout du long et en terminant sur une note satisfaisante – si je n’ai pas aimé le début du dernier épisode ; sa fin est quand même vraiment chouette.

> Saison 3

A Series of Unfortunate Events – S03E03-04

Épisode 3 – Grim Grotto : Part.1 – 17/20
Bien qu’il paraisse un peu plus long, cet épisode réussit à proposer une histoire toujours aussi fluide, avec des réponses. C’est peut-être de tout enchaîner qui fait ça, mais j’ai aussi l’impression que quelques détours le ralentissent, là où d’autres aspects de l’histoire semblent quant à eux précipités. Tant que l’humour est là, cependant, j’adhère, et franchement, c’est une série super originale.

> Saison 3


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Shiver me timbers !

Est-ce que je me suis sorti le générique de la tête depuis mon dernier épisode ? Bien sûr que non ! Je reprends donc la série qui s’ouvre sur le sous-marin pris dans la glace, avec les Baudelaire cherchant désespérément à rentrer à l’intérieur de celui-ci. Il leur faut toutefois un mot de passe, qu’ils finissent par trouver lorsqu’ils disent « VFD », « The world is quiet here » et « Baudelaire ». Allons savoir lequel fonctionne.

À l’intérieur du sous-marin, il sont accueillis par Fiona Widdershins, une autre adolescente qui a tout d’une orpheline elle aussi, et elle tape directement dans l’œil de Klaus. J’aime beaucoup cette saison tente à tout prix d’ajouter un peu d’amour pour les personnages principaux qui en ont bien besoin, remarque. Rapidement, cet épisode relance son intrigue dans une toute nouvelle direction qui revient en boucle : Fiona est à la recherche du sucrier – oui, non, parce que j’écrivais « bol de sucre » jusque-là, mais quand même, ça n’a pas la tronche d’un bol. Ce n’est pas bien original.

Alors que Fiona leur expose la mission, elle leur parle d’un coéquipier nommé Cookie qui s’avère être Phil, un vieil ami des orphelins (la saison 1 n’est pas vraiment récente). Si c’est une bonne nouvelle pour eux et pour Sunny qui se trouve un poste en cuisine, Violet reste sceptique vis-à-vis de Fiona. Et comme Klaus est amoureux, il interprète ça comme de la jalousie de sa sœur à qui Quigley manque déjà.

Ce n’est pas merveilleux tout ça, surtout qu’on sent bien que Fiona va cacher quelque chose, sinon, il n’y aurait pas de quoi faire dans l’épisode. D’ailleurs, c’est le souci de Violet : elle n’a rien à faire, là où Sunny cuisine et Klaus fait des recherches avec Fiona, qui confirme qu’elle a un secret de famille quand il n’écoute pas. Oh, et elle a aussi un frère mort, ce qui dans cette série n’est jamais innocent. Les recherches les mènent vite à décider qu’il faut aller à la recherche du sucrier sous une ancienne maison de VFD appartenant au défunt frère de Joséphine. Oh lala, c’est compliqué tout ça.

Sous cette maison se trouve une cave dans laquelle ils espèrent tomber sur le sucrier, mais dans laquelle Fiona sait également que se trouve des champignons meurtriers. Cela la fait donc hésiter, même si le crédo de sa famille est justement de ne jamais hésiter. En chemin vers la cave, ils croisent aussi une créature marine terrifiante qui jette un œil par leur hublot, les secoue deux ou trois fois… puis se barre. C’est étonnant.

Allez, pourquoi pas ; surtout que tout se passe avec beaucoup de fluidité et d’humour, puisque Sunny déchire absolument tout cette saison avec ses grimaces. C’est une vraie actrice, ce bébé, et c’est une vraie amélioration cette saison – même s’il y avait déjà de quoi faire en saison 2.

Pendant ce temps, les méchants décident de louer un sous-marin eux aussi, ou plutôt de le voler. Un nouveau tas de déguisements est utilisé pour rien à cet effet : les parents d’Olaf ont déjà loué le sous-marin au nom d’Esme. Oula, tout ça nous envoie Olaf en pleine dépression : la perte de ses sbires, Esme capitaine et Carmelita à supporter en permanence… je peux comprendre que ça énerve.

Quoiqu’il en soi, il ne devient pas plus sympa pour autant. Ainsi, il fait faire la cuisine à Crochet, son dernier sbire, pour mieux accepter qu’il soit viré de table par Carmelita et Esme. Après tout, il ne fait pas partie de la famille… Oui, bon, ce n’est pas la meilleure des idées de créer des envies de famille chez les méchants ; il devrait le savoir.

De toute manière, ils sont vite interrompus par l’arrivée du grand monstre qui s’en est déjà pris aux Baudelaire… et qui terrifie Olaf. Malheureusement, cela le mène aussi tout droit sur les Baudelaire qui n’ont pas le temps de planquer le sous-marin. Celui-ci se fait donc aborder par la pieuvre géante d’Olaf et Esme, qui vient de perdre son poste de capitaine. Oui, Olaf reconnaît le sous-marin étant de VFD, donc il veut immédiatement l’aborder pour avoir des nouvelles des Baudelaire.

Et des nouvelles, il va en avoir car les Baudelaire sont dans le sous-marin et que Phil n’est pas des plus subtils. Il grille donc leur cachette et seule Fiona parvient à s’échapper (façon de parler, elle reste dans le sous-marin). Les Baudelaire sont rapidement prisonniers d’Olaf, pour changer, d’Esme, Carmelita et Crochet. C’est gênant, comme tout, non ? Pas forcément car ils ne veulent plus les tuer, mais simplement les envoyer à la recherche du sucrier… Ce qui était déjà le but des orphelins.

En parallèle, Quigley  se retrouve à la banque de la ville, et il a dû sacrément marcher pour en arriver là. Toujours est-il qu’il demande conseil à Poe et que ce n’est pas la meilleure des idées, je crois. Il est toujours aussi à l’ouest notre banquier préféré ; et il propose à Quigley d’être raccompagné à la porte par Jacqueline… c’est-à-dire par la sœur de Snicket. Ouf, il retombe dans les mains de VFD – mais ils sont tellement inefficaces les volontaires que je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non.

En tout cas, la sœur de Snicket semble savoir quoi faire de Quigley et on ne la retrouve qu’en fin d’épisode où elle reçoit un télégramme de Fiona pour lui indiquer le danger dans lequel elle se trouve et dans lequel sont les Baudelaire. Fiona se fait ensuite repérer par Crochet de la manière la plus débile qui soit et la sœur envoie un agent s’occuper de retrouver les Baudelaire.

Ces derniers sont au fin fond de l’océan où ils pensent se rapprocher du fameux sucrier qui n’est pas un sucrier. Les orphelins trouvent un autre télégramme signé Fernald, adressé au frère de Joséphine, mais ils ne trouvent pas le moindre sucrier… ils en trouvent une empreinte cela dit, et de vraies empreintes qui les mènent à un escalier en haut duquel ils entendent… Quigley !

Malheureusement, celui-ci est inatteignable car les champignons mortels dont avait parlé Fiona se répandent tout au long de l’escalier et dans toute la grotte. Quigley ferme donc l’écoutille qui le sépare des Baudelaire et envoie un télégramme pour les dire en danger, alors qu’il est révélé que c’est désormais lui qui a le sucrier (il sait même ce qui est dedans !).

Les Baudelaire ? Ils rentrent bredouilles dans le sous-marin de Fiona où Olaf les attend impatiemment, pensant mettre enfin la main sur le sucrier… oui, mais un cliffhanger nous révèle que les champignons se sont débrouillés pour atteindre l’intérieur du scaphandre de Sunny, qui finit l’épisode en danger de mort, rien que ça.


Épisode 4 – Grim Grotto : Part.2 – 18/20
Cette fois le rythme s’accélère au sein d’un épisode hyper court… mais hyper dense, que ce soit en révélations ou en humour. On approche à toute vitesse du dénouement, littéralement cette fois, et les différentes pièces du puzzle continuent de s’emboîter. Je sais, ça fait trois saisons que je le dis, mais à force, on devrait réussir à le terminer ce puzzle !

> Saison 3


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Yes, well, I anti-don’t care.

Sunny n’a plus qu’une heure à vivre si son frère et sa sœur ne trouvent pas rapidement un antidote -et ils sont pour l’instant perdus dans le sous-marin grâce à Olaf qui ne connaît pas le chemin. Le temps passe vite et on sent la panique monter chez les Orphelins alors que Carmelita continue de vouloir danser devant tous les orphelins scouts que le couple diabolique exploite comme rameurs.

Tout ça est parfaitement logique et mène nos orphelins directement dans la prison du sous-marin pieuvre où Crochet doit venir les torturer. C’est sans surprise qu’il décide de laisser s’échapper les orphelins pour sauver Sunny – et non seulement il les laisse s’échapper, mais il les aide complétement. Les orphelins doivent retourner au plus vite auprès de Fiona pour trouver un antidote, et ce n’est pas gagné : ils tombent d’abord sur Olaf qui est distrait par Crochet, puis sur Esme et Carmelita qui torturent toujours les rameurs. Ils parviennent malgré tout à rejoindre Fiona grâce à de bonnes idées impliquant pas mal de moments drôles pour nous.

Oui, oui, drôles, malgré la situation de détresse. On sait bien que Sunny va de toute manière s’en sortir, même quand les orphelins galèrent à trouver l’antidote, qui s’avère être un radis noir… ou son substitut, leur suggère Sunny mourante : du wasabi. Et ça tombe bien, ils en ont. Hop, hop, hop, Sunny survit donc et la quête de l’antidote a en plus permis au Baudelaire et à Fiona de réparer l’appareil à télégramme qui leur apprend le lieu du rendez-vous du jeudi suivant : l’hôtel Denouement. Ah, ça c’est du nom.

Les orphelins veulent s’y rendre au plus vite, surtout que Fiona a réparé la casse du sous-marin faite par Olaf… mais Fiona refuse de bouger pour le moment. Pendant ce temps, en cuisine, Olaf prend la décision de se débarrasser du sous-marin de Fiona – ce qui signifie une mort certaine pour elle car elle n’est plus censée avoir d’équipement. Crochet s’y refuse, parce qu’il sait bien que les Baudelaire sont dans ce sous-marin…

Mais également parce que l’on découvre que Fiona est sa sœur. Oh, bordel. C’est marrant, j’avais cru la voir prisonnière quand il disait n’avoir trouvé personne dans le sous-marin à l’épisode précédent, alors je me suis retrouvé pris par surprise par ce twist. Evidemment que c’était louche ce frère « mort », je l’avais dit plus haut. Son frère ? Il s’appelle Ferald, donc cela répond aussi à la question du télégramme de l’épisode précédent qui indiquait que Ferald avait trahi VFD. Tout cela pose donc problème : Fiona ne veut pas partir sans son frère, mais ni Violet, ni Klaus n’arrivent à lui faire confiance, même s’il a sauvé Sunny. Il reste un grand méchant, quoi, et d’après les Baudelaire, il est du mauvais côté de VFD, le côté qui allume des incendies.

Alors certes, Ferald a allumé un incendie – celui dans lequel il a perdu ses mains, mais d’après lui, c’est pour le plus grand bien : il l’a fait afin de détruire le champignon qui a failli tuer Sunny et qui était cultivé par Gregor, un membre de VFD. Après cet incendie criminel, VFD n’a plus voulu de lui et seul Olaf s’est occupé de Ferald, qui s’est donc laissé embarquer dans la voie du mal. Eh bien, si on m’avait dit que cette série sortirait de son schisme primaire bien/mal un jour ! J’adore : les gens ne sont ni bien, ni mal, ils sont comme des salades du chef.

Malheureusement les explications de Ferald sont interrompus par l’arrivée d’Olaf, puis par celle de Carmelita qui trouve vite les Baudelaire. Cette fois, c’est trop pour Olaf qui décide de tuer Ferald… ce que Fiona ne peut le laisser faire. Elle décide donc de donner les champignons à Olaf qui comprend l’importance de cette découverte. Fiona semble donc changer de camp et décide de prendre les Baudelaire pour prisonniers, maintenant qu’elle travaille pour Olaf.

C’est du moins la théorie : en pratique, elle les laisse s’enfuir après avoir embrassé Klaus. Et bah dis donc, ça grandit dans cette saison ! Le problème est à présent que Ferald n’a d’autres choix que de trahir les orphelins pour sauver Fiona : il révèle à Olaf l’emplacement de la prochaine réunion VFD. C’est gênant comme tout ça.

Autrement, la fin d’épisode voit les Baudelaire s’enfuir en sous-marin et risquer leur vie devant le grand monstre qui attaque les sous-marins. Leur but est de toute manière d’aller à l’hôtel dénouement pour… le dénouement, tout simplement. En attendant, Quigley est en haut d’un phare et il donne un sucrier à un tas d’aigle.

Si les Baudelaire s’enfuient, c’est pour mieux retourner sur la plage du tout premier épisode et croiser Poe. Celui-ci est heureux de les retrouver et veut les adopter, mais les Orphelins refusent pour plutôt suivre la sœur de Snicket qui promet de les emmener à VFD. Oh lala, les réponses sont à portée de crochet, à commencer par son nom, enfin : Kit Snicket.

Ah et sinon, c’était aussi l’anniversaire de Violet et seule Sunny s’en rappelait. C’est mignon. Ferald et Fiona ? Ils sont faits prisonniers par Olaf au fond d’un sous-marin quand la disparition des Baudelaire est découverte. Rien de bien inquiétant : ils savent comment s’échapper !

> Saison 3

A Series of Unfortunate Events (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait sur un cliffhanger plutôt littéral, avec Klaus et Violet propulsés dans le vide par Olaf, qui avait lui ses sbires et Sunny, prise en otage. Si on ajoute à tout ça que VFD enchaîne les défaites et qu’Olivia comme Jacques sont morts, nos orphelins sont une fois de plus dans de beaux draps.

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Pour commencer, si j’ai mis un an à voir la saison 2, il était hors de question pour moi d’attendre de nouveau un an à voir les sept derniers épisodes. Le visionnage express de la deuxième partie des aventures des orphelins m’a permis de confirmer que j’étais un grand fan de l’univers proposé ; je ne me vois pas le renier et m’en détourner pour ces derniers épisodes. Certes, la fin de saison 2 m’a un peu moins plu car elle partait moins dans les délires habituels pour tenter de conclure l’histoire… mais elle restait à un excellent niveau.

Quoiqu’il arrive, je pense donc prendre peu de risque en commençant mes visionnages de séries en 2019 par cette saison 3. Cela fait quelques semaines que j’ai planifié mes vacances autour de cette sortie : très clairement, j’ai décidé de comater devant (enfin, en faisant les critiques quand même) avant de me remettre à bosser quand je l’aurais finie. Oui, non, parce qu’il faut bien reprendre aussi le travail à un moment, en fait. En attendant, c’est parti pour regarder mon écran malgré de nombreuses injonctions contraires.

Note moyenne : 18,5/20

S03E01 – Slippery Slope : part.1 – 18/20
Je suis rassuré par ce début de saison 3 dont le niveau remonte après une fin de saison 2 un peu en-dessous. Les réponses pleuvent (neigent ?) pendant tout l’épisode et c’est une excellente chose, même si forcément, ça finit par poser encore plus de questions. C’est une histoire vraiment bien fichue et je me demande jusqu’où ça ira dans le délire, quand même. Il ne me reste plus que six épisodes pour le découvrir.
S03E02 – Slippery Slope : part.2 – 19/20
Ah lala, voilà donc où tout ça nous menait. S’il reste un nombre incroyable de questions, on sent bien que nous approchons de la conclusion de la série avec les événements se produisant dans ces épisodes. Le rythme est toujours aussi bon et l’histoire parvient à rester fluide malgré un nombre tout de même assez incroyable de rebondissements constants. J’adore.
S03E03 – Grim Grotto : Part.1 – 17/20
Bien qu’il paraisse un peu plus long, cet épisode réussit à proposer une histoire toujours aussi fluide, avec des réponses. C’est peut-être de tout enchaîner qui fait ça, mais j’ai aussi l’impression que quelques détours le ralentissent, là où d’autres aspects de l’histoire semblent quant à eux précipités. Tant que l’humour est là, cependant, j’adhère, et franchement, c’est une série super originale.
S03E04 – Grim Grotto : Part.2 – 18/20
Cette fois le rythme s’accélère au sein d’un épisode hyper court… mais hyper dense, que ce soit en révélations ou en humour. On approche à toute vitesse du dénouement, littéralement cette fois, et les différentes pièces du puzzle continuent de s’emboîter. Je sais, ça fait trois saisons que je le dis, mais à force, on devrait réussir à le terminer ce puzzle !
S03E05 – Penultimate Peril: Part.1 – 20/20
Est-ce vraiment le moment de réinventer la manière de raconter une histoire quand on se dirige vers sa fin ? Normalement, non. Seulement, avec les Baudelaire, la réponse ne peut être que oui. Préparez-vous à une sacrée migraine, quand même, parce que cet épisode prend votre cerveau et vous le retourne trois ou quatre fois. De là à dire qu’il vaudrait mieux regarder ailleurs, il n’y a qu’un générique qu’il faut oser franchir.
S03E06 – Penultimate Peril: Part.2 – 20/20
Vraiment, ils osent tout. C’est un très bon épisode apportant tout ce que j’en attendais, et même un peu plus lorsque l’on en arrive à sa fin. Je n’en dis pas plus, j’aurais trop l’impression de spoiler !
S03E07 – The End – 18/20
Si je ne mens pas, j’ai eu quelques sueurs froides en pensant qu’ils allaient rater la fin de la série après trois excellentes saisons ; et le pire est que ça n’aurait pas été de leur faute, puisqu’ils ne font qu’adapter des livres. Finalement, cette fin est un peu précipitée – parce qu’on est habitué à avoir deux épisodes, mince (mais ça sent les problèmes de budget), mais reste très réussie quand il s’agit de dire au revoir aux orphelins Baudelaire. C’est étrange de se dire que je connais le fin mot de l’histoire après tant d’années, quand même.

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