A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

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Lost & Found Music Studios (S02)

Avis : Depuis un moment déjà, la saison 2 de Lost & Found Music Studios (je ne me lasse pas de ce titre) me faisait de l’œil sur Netflix. Alors j’ai fini par craquer, malgré tout le mal que j’avais pu dire de la saison 1. Autant être honnête, la qualité de la série n’a pas changé, mais c’est un bon guilty pleasure hyper fun à regarder !

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La série est toujours un bon gros mélange de Glee, Un dos tres ou High School Musical, à la sauce Disney Channel, mais en plus pauvre. Toujours pas de sujets qui dérangent dans cette série clairement destinée aux enfants et qui semble sortir des années 90. Je ne note toujours pas, parce qu’une fois de plus, je l’ai regardée pour me marrer et pas autre chose, même si je n’ai toujours pas eu le courage de tenter Next Step.

Cette saison 2 reprend tous les éléments de la première, et pourtant, j’en ai gardé peu de souvenirs alors ils auraient pu se permettre de virer un ou deux membres du casting sans que je ne m’en rende compte. On a donc toujours Luke Bieber et l’insupportable Leia qui se tournent autour, on rencontre la mère d’Eva très déçue par sa fille qui se dévergonde un peu trop, notamment à cause de Jude qui… ah ben qui sert pas à grand-chose cette saison, mais il continue de rapper, ouf ! La série tourne principalement autour de deux groupes, le boys band (avec James l’inutile, Théo le débile trop cool, John le sensible… menés par Luke, forcément, vous suivez ou pas ?) et le girls band (Leia, sa meilleure amie Rachel – mais ça dépend des épisodes parce qu’elle aussi trouve Leia insupportable -, Maggie – qui aimerait toujours sortir avec Luke – et Annabelle, même si je ne comprends toujours pas ce qu’elle fout dans ce groupe). Bref, pas de changement, toujours le même vent de folie (et un trailer qui te fait croire des trucs mais en fait non) :

Le cliffhanger de la saison 1 est vite expulsé avec des retournements passionnants (le van rose ! Michelle et John !) et ces treize épisodes sont super drôles malgré l’absence d’audition. On se concentre aussi sur ceux arrivés un peu après d’ailleurs, comme Mary (dont la voix magnifique sauve la storyline pourrie) alors que d’autres restent à l’arrière-plan comme Nate ou Clara. Cependant, cette dernière pète un boulon dans les derniers épisodes et remonte grave le niveau de saison. À un point où je me suis dit, « putain, c’est limite bon et c’est bien joué ». Comme quoi, tout arrive !

On continue encore et toujours dans le cliché, c’était parfois un peu galère de me remettre les persos en tête, mais je continue d’enchaîner les épisodes qui sont finalement feel good. Comme j’étais/suis en période compliquée en terme de fatigue, c’était très cool d’enchaîner les épisodes… et hyper frustrant d’arriver à la fin, qui n’a même pas de cliffhanger, mais qui est sous le signe de la tristesse, histoire de pousser le téléspectateur un peu concon (c’est moi) à revenir pour une saison 3. Et vous savez quoi ? Je crois que je reviendrais, la musique est sympa et le côté enfantin pas si mal finalement.

Club de Cuervos (S02)

Avis : Je ne sais pas pourquoi je m’étais convaincu que la série ne revenait qu’en 2017 alors que mon article sur la saison 1 se terminait sur l’annonce de la série en 2016. Quoiqu’il en soit, c’est un vrai plaisir de retrouver si vite l’ensemble des Cuervos et j’étais hyper impatient de commencer cette saison.

Recevoir la notification Netflix était tout à fait un plaisir attendu et, étant donné que j’ai déjà fait ma liste de supposition sur ce qui allait se passer en août, à la fin de l’article sur les treize premiers épisodes, je ne résiste pas à l’envie d’immédiatement lancer l’épisode 1 sans plus de préambule. J’avoue avoir un peu peur de m’être auto-survendu la série en l’attendant autant et être déçu de n’avoir pas un résumé de la première salve d’épisodes, mais Netflix n’aime pas trop les Previously on. Qu’à cela ne tienne, j’ai relu mes résumés/critiques et je me sens prêt à faire play. GO CUERVOS.

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Descenso – 18/20
Pero la pregunta es : sera suficiente?

La saison 2 reprend là où la précédente nous avait abandonné et c’est violent. Chava se casse donc sans prévenir personne au Mexique et le match vire à la catastrophe totale pour les Cuervos, puisque l’arbitre est payé en leur défaveur, ce qui est largement suggéré dans la première scène. Le bordel sur le terrain est reflété en tribune tant la triche est grande et c’est extrêmement rapidement que je retrouve l’ambiance qui me plaisait dans la série, le générique génial après une Isabel brillante et une Mary-Luz qui s’en prend encore plein la tronche. Littéralement. Cette première scène est grandiose et relance parfaitmeent la série, avec un possible accident de Chava qui nous laisse en plan pour le reste de l’épisode, au désespoir de sa mère, Mary-Luz et surtout Hugo Sanchez. L’épisode retrouve assez vite les thèmes de prédilection de la série avec un machisme détonnant, une corruption de la ligue plus importante que prévu et un Tony toujours aussi loser. J’ai adoré cet épisode qui était drôle, ramenait tout le monde sur le devant de la scène (même Susanita aha !) et donnait un petit goût d’été très appréciable en plein mois de décembre. Retour gagnant pour la série qui a su proposer un épisode dans le ton habituel tout en proposant une virée à l’hôtel qui change de décor et des moments dramatiques parfaitement maîtrisés, de la fausse mort de Chava à Isabel qui se fait complétement manipuler. Jusqu’à la dernière seconde, cet épisode déchire et reste fidèle à ses personnages, tout en proposant des intrigues sympas, de Chava qui décide de laisser tout le monde s’inquiéter à Isabel qui est enceinte, sans vraiment de surprise après la première scène.

02.pngÉpisode 2 – Bienvenidos a Segunda – 16/20
No vamos a jugar

L’épisode commence par l’incendie de la savonnerie Iglesias, ce qui ne va pas arranger leurs affaires financières, évidemment. Pour le reste, le foot est mis en avant une fois de plus dans cet épisode et c’est une excellente chose après une première saison qui le mettait trop de côté. L’absence de Chava qui ne se ressentait pas trop dans le premier devient vraiment lourde dans cet épisode alors qu’Isabel ne fait que chercher de l’argent pour maintenir le club en vie, alors que les joueurs se mettent logiquement en grève. Heureusement qu’on a Hugo Sanchez pour rire (encore que ça finit par être déprimant), sinon Chava manquerait beaucoup trop. Pour compenser, les scénaristes décident d’enfin s’occuper du passé de Mary-Luz (cette chanson merdique) qui s’est trop mise en avant dans la recherche de Chava et a donc menti sur l’identité du père de son enfant. L’évolution de la série est hyper plaisante car ils vont exactement là où je le souhaite dans à peu près toutes les intrigues (bon, mis à part Chava et l’absence définitive d’Aitor, dont le potentiel comique manque encore un peu). Cet épisode part dans la déprime totale avec la grève, le passé sombre de Mary-Luz, l’avortement d’Isabel et la déprime d’Hugo Sanchez, enfin compensé par les vidéos de l’icloud de Chava en toute fin d’épisode. Qu’est-ce que cette série est cool !

03.pngÉpisode 3 – A quien estas buscando ? – 15/20
Tienes Facebook?

Chava s’est donc réfugié chez Aitor et c’est la meilleure idéedée que les scénaristes pouvaient avoir pour traiter sa dépression. L’introduction de cet épisode se concentre sur sa fuite et nous dévoile son mode de vie débridé et déprimé. Le problème, c’est que ça passe tout l’épisode à faire ça et ça finit par être long, même si la réalisation est impeccable et le jeu d’acteur toujours parfait. Le retour de Paty, la journaliste idiote de la première saison, est totalement improbable et inattendu, mais c’est pour cela qu’il fonctionne aussi bien. Ce pauvre Hugo Sanchez se donne bien du mal pour retrouver son ingrat de patron qui mène du coup la vie stupide de Patty entre alcool drogue et sexe – oh, mais attendez, c’est la vie de rêve de pas mal de gens ça, non ? Ce n’est pas si ouf comme épisode à partir de là, ça part dans un délire de drogue vu et revu depuis True Blood. La soirée d’Acapulco part vraiment loin dans le délire cependant, avec des tentes complétement dingues et un Hugo Sanchez qui fait le chien à quelques centimètres de son boss. Le vrai avantage de cet épisode est qu’il réussit à nous perdre dans un amas de scènes délirantes à l’esthétique travaillée et artistique qui mène le personnage à la prise de conscience tant attendue de Chava qui comprend qu’il n’aime pas le foot. Brillant. Paty reprend ses lettres de noblesse dans cet épisode et Chava sa connerie car après quelques minutes de rêve de nouveau départ, il décide finalement de retourner à Nuevo Toledo, pour le meilleur et pour le pire. En bref, c’était un long épisode de fête (une nuit de cinq jours) qui explore en profondeur le personnage de Chava. C’est le genre d’expérience qui me font souvent décrocher dans d’autres séries, mais celle-ci était quand même plutôt réussie, ne serait-ce que pour sa direction artistique.

04Épisode 4 – Ho Oponopono – 16/20
Soy alergico al plastico

Le retour de Chava à Nuevo Toledo apporte son lot de remous lorsqu’il déclare qu’il est désolé à la radio et organise une fête hawaïenne pour redorer son image, quand il ne fait en fait que jouer un rôle pour enquêter sur Mary-Luz, qui n’est pas au bout de ses surprises. Cela dit, Isabel non plus car cette nouvelle attitude de Chava est fichue de ruiner un peu plus la situation et elle n’en a clairement pas besoin quand Aitor suffit à le faire. Parce que oui, ils ont fait revenir Aitor qui les menace d’un procès coûteux. C’est génial de voir le personnage revenir, même si ce retour aurait probablement pu être mieux géré encore. J’ai adoré le voir être méga-connard avec Chava même s’il était prévisible que c’était un coup monté. J’ai malgré ça apprécié le rapprochement entre le frère et la sœur qui était un changement de dynamique réussi. La vraie réussite de cet épisode réside dans le couple Isabel/Rafa et dans l’attitude protectrice du mari envers sa femme. Parfaitement maîtrisé, exactement comme la relation Aitor/Chava qui est brillantissime. Cette saison est clairement bien mieux écrite que la première car elle part sur les bonnes bases que lui offraient les treize premiers épisodes : les personnages et les intrigues sont fixés et clairement définis, ce qui manquait énormément dans les premiers épisodes l’an dernier.

capture-decran-2016-12-13-00-18-46Épisode 5 – Matahari – 15/20
Continuamos, hablamos futbol

Une intro bizarre sur Felix (toujours aussi méconnaissable je trouve) qui paraissait totalement déconnectée du reste comme seule Club de Cuervos sait le faire. Cette saison continue de mettre le football en avant en tout cas, et c’est une excellente chose après une première saison qui l’avait trop perdu de vue. C’est possiblement un peu trop pour moi quand ça aborde la stratégie de match et tout, mais c’est intéressant malgré tout et surtout nécessaire par rapport au synopsis de base de la série. C’est toujours appréciable de voir le destin des joueurs se dérouler sous nos yeux, et particulièrement celui de Tony, auquel je m’étais attaché en saison 1 et qui continue ses boulettes cette saison. Pour une fois, c’est son heure de gloire dans cet épisode, ça change ! Chava continue son enquête (et ses fantasmes !) sur Mary-Luz en s’entourant, comme toujours, des mauvaises personnes qui le grillent bien rapidement auprès de Mary-Luz. Il en profite aussi pour filer les tactiques de Rafa aux équipes adverses, ce qu’Isabel finit logiquement par découvrir pour conclure cette mi-saison (déjà !). Autre graine plantée pour le reste de la saison : les finances de Potro sont au plus mal, il ne paye pas ses impôts et n’a peut-être pas de permis de travail. Comme Hugo Sanchez est au courant, il semblerait que Chava possède une arme de plus et c’est tant mieux parce qu’il est quand même con au point de laisser son ordinateur allumé avec les preuves de sa trahison ! Je ne sais toujours pas pour qui je suis dans cette série, mais c’est un cliffhanger réussi. Enfin, comment ne pas citer la scène la plus WTF de la série, malgré l’épisode 3 !, avec cette zoophilie improbable surprise par Felix. Mon dieu, quoi. Dégueulasse à souhait.

06.pngÉpisode 6 – El Oasis en el Desierto – 14/20
Toda guera tiene daño colateral

L’épisode reprend là où le précédent s’arrêtait, avec une Isabel furax et plus drôle que jamais, qui s’en prend à la mère de Chava puis à sa petite voiture. Elle sait comment le blesser, quoi. Cela fonctionne plutôt très bien, avec la mère de Chava qui prend un rôle plus important que jamais dans cet épisode, montrant qu’elle tient en fait pas mal de ficelles dans l’ombre. C’est cool d’ajouter un rôle plus important à ce perso qui est là depuis un moment et qui conseille à son fils de surveiller un peu la savonnerie aussi. Du coup, Chava s’incruste dans la relation entre son cousin et Mary-Luz, ce qui est une bonne idée de la part des scénaristes pour faire rebondir le personnage et l’intrigue. Rafa, de son côté, est jaloux de l’embauche d’un nouveau coach qui a l’air assez cool et doué dans son job alors que Potro, lui, est balancé par Chava pour sa situation irrégulière, conduisant à la scène la plus drôle de l’épisode et à un mariage express un peu ridicule, mais efficace, qui ne le sauve que partiellement de la merde dans lequel il se met tout seul comme toujours. Enfin, l’épisode permet la réconciliation définitive de l’équipe après l’histoire d’Eliseo. Enfin, oui. Il n’empêche que c’est un épisode un peu plus faible que les autres en terme d’intrigue et d’écriture. Très bon malgré tout.

07.pngÉpisode 7 – La Salvadora – 16/20
Seamos un equipo verdadero

Le montage d’introduction fait passer le temps, et c’est nécessaire sur une saison raccourcie. Les Cuervos remontent dans le classement et Potro galère avec sa nouvelle femme envahissante, un brin tarée. De son côté, Chava est dégoûté du succès de sa sœur alors que son idée de casino Iglésias rame. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il se défonce pour son projet, mais qu’il n’oublie pas de ruiner la vie de son ancienne équipe en leur apprenant la vérité sur Moises et Isabel. En parallèle, Rafa est quant à lui jaloux de la relation de sa femme avec le coach et ses fans, ce qui lui permet de se motiver à faire une formation et à draguer une serveuse. Nous voilà bien, mais on le comprend vu comment Isabel le traite cette saison, ce n’est pas vraiment une surprise. Tout finit plutôt bien après un détour en prison qui permet des réconciliations générales, y compris avec Isabel. C’est hyper plaisant de voir les Cuervos enfin triompher, même si ça signifie la défaite de Chava, qui commence à être un peu lourd à force. Cependant, l’écriture se redynamise sur cet épisode tout en se concentrant toujours sur le foot. Toujours aussi fan de cette série et la fin de saison qui approche ne me rassure pas sur la sensation de manque qui arrivera forcément dans trois épisodes.

08.pngÉpisode 8 – La Tregua – 13/20
Si fue lo que fue. Y ya, ya fué.

Improbable : Chava réussit à convaincre son investisseur grâce à une énième citation de Walter Bazar. Ricky Lamas apporte beaucoup à cet épisode en étant totalement cinglé et en balandant Chava, Mary-Luz et Hugo Sanchez de restaurant en restaurant. C’est hilarant tout autant que déprimant lorsque Chava le dégage. Hugo Sanchez continue de se faire balader pendant que Chava et Mary-Luz apprennent à mieux se connaître à nouveau. Bon, je suis partagé : l’épisode apportait beaucoup aux personnages, notamment bien sûr Chava et Mary-Luz qui vont jusqu’à s’embrasser, mais c’était drôlement curieux si proche de la fin de saison de partir en vrille comme ça et d’oublier totalement les Cuervos. Quant à Hugo Sanchez, son intrigue n’était vraiment pas à la hauteur de la série. Il faut donc se contenter de quelques infos sur Mary-Luz et c’était frustrant. Cependant, l’intrigue annoncée en fin d’épisode apporte beaucoup de bien pour les deux derniers restants.

09Épisode 9 – La Maldicion de la Pluma Negra – 18/20
Yo sé la verdad sobre Valentin

Chava continue son enquête sur Mary-Luz, mais cette fois-ci, ça paye bien car il s’approche de son véritable secret et se lance dans une quête d’ADN assez fascinante et facile. Celle-ci se conclut sur une confrontation terrible entre les deux personnages, confrontation attendue depuis une saison et assez horrible. Cette série réussit quand même quelque chose de bien compliqué : elle me fait m’attacher à tous ses personnages, y compris (surtout) ceux qui sont en conflit. De leur côté, les Cuervos doivent affronter une malédiction maintenant qu’ils sont en finale : ils n’en ont pas gagné une depuis des années, alors forcément ça met sur les nerfs. Il y a de quoi quand même : Tony refuse de jouer par peur de se faire casser la gueule, Potro est confronté à sa psychopathe d’épouse qui s’attaque à son oiseau et Rafa trompe Isabel avec sa serveuse… Bref, c’est la merde, et ce n’est rien par rapport à la réunion organisée par Chava. De son côté, Felix se fait voler Julito, son joueur fétiche de la saison, par les asiatiques qui lui font à l’envers depuis le dernier : ils veulent simplement s’enrichir. Les intrigues atteignent leur apogée dramatique en fin d’épisode : Isabel remotive ses joueurs contre toute attente et leur permet de gagner pour accéder à la finale, Mary-Luz se barre et laisse Chava en pleurs et ce boulet de Tony tire par accident sur Potro qui se retrouve avec une balle dans la jambe. Oh putain, je savais que ce gun n’annonçait que de la merde. Excellent épisode qui mène sur une fin de saison qui a tout pour être explosive, l’ensemble des intrigues étant hyper prometteuses et parfaitement menées jusqu’ici.

10.pngÉpisode 10 – Iglesias VS Iglesias 2 – 19/20
Ademas de perder? Ni puta idea

Potro blessé, les dirigeants de Club de Cuervos perdent tout espoir de victoire alors que Chava, lui, perd tout espoir de dégager sa sœur après le départ de Mary-Luz… même si la blessure lui redonne évidemment du baume au cœur et le motive à acheter l’équipe adverse des Cuervos, dirigée par Felix pour battre Isabel qui se défonce pourtant pour la victoire des Cuervos. C’est une très belle relation entre la Salvadora et ses joueurs, une réussite de la part des scénaristes. Le travail sur l’évolution du personnage est dingue entre la saison 1 et la seconde, mais aussi sur l’intrigue de la saison qui mène à un nouveau Iglesias vs Iglesias très bien mené, avec l’ombre d’Aitor qui gère un trafic financier brillant, permettant à Chava le rachat d’une équipe. Le match est à nouveau stressant, mais pas autant que la situation dans laquelle Mary-Luz laisse les Iglésias. Elle les arnaque une dernière fois et se barre avec Ricky Lamas. Dur de ne pas être dégouté de cette conclusion, même si c’est parfaitement mené. De son côté, Potro doit se démerder avec sa cinglée de femmes qui perd encore un peu plus la boule et décide de se marier avec Julie, avec la demande en mariage la plus drôle (et la plus gênante) que j’ai pu voir à la télévision. Je pensais avoir tout vu. L’épisode enchaîne sur un match au stress ambiant avec des enjeux énormes : si les Cuervos gagnent, Chava est dans la merde financièrement ; s’ils perdent, c’est Isabel qui s’en prend plein la tronche. Et les scénaristes décident donc que c’est à Chava d’avoir son heure de gloire cette saison. C’est une improbable victoire de sa part, en parallèle d’une démission de Felix, définitivement dégoûté par le monde du foot malgré la note d’espoir apportée par Julito. Je n’ai jamais trop apprécié le personnage de Felix et il était beaucoup trop déconnecté de tout cette saison en terme d’intrigue, j’ai donc du mal à être peiné par ce départ. Reste un dernier acte complètement dingue (mais un chouilla prévisible) qui voit Isabel et Chava s’allier à la tête du club. Les deux deviennent donc présidents des Cuervos, de retour en première division. Autant dire que ça va péter en saison 3, et qu’il y a intérêt à avoir une saison 3 !

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EN BREF – J’ai souvent du mal avec les saisons 2, mais au contraire celle-ci capitalise pleinement sur les pistes ouvertes par les premiers épisodes. Les personnages acquièrent une vraie maturité d’écriture au cours de cette saison, au point que désormais on ne peut que les apprécier et vouloir les voir tous gagner, même si c’est souvent contradictoire. Les histoires de gérance du club sont enfin liées de manière plus claire aux matchs joués par les Cuervos, ce qui manquait beaucoup en saison 1. J’ai adoré voir les matchs de foot être aussi importants et continuer à suivre les aventures des joueurs. Étonnamment, Moises ne m’a pas trop manqué. J’espère que Mary-Luz reviendra, j’espère que la série reviendra et je serais clairement au rendez-vous car cette saison a su me convaincre encore un peu plus que Club de Cuervos était une excellente série, aux antipodes de ce que je regarde habituellement. Gros coup de cœur confirmé pour mon challenge séries 2016 !

Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Saison 1 | Saison 2

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Saison 1 | Saison 2

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

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EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

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