Grand Hotel – S01E11

Épisode 11 – Art of Darkness – 15/20
C’était encore un bon épisode cette semaine, avec une bonne dose de mystère supplémentaire. Si l’on semble être chaque fois un peu plus dans le brouillard, il est évident qu’une telle avancée a pour but de nous mener aux réponses attendues. Il suffit de se laisser porter et franchement, c’est pour le moment un sans faute de la part de la série : on s’attache aux personnages et aux intrigues, c’est très chouette.

> Saison 1


Spoilers

111.jpg

What good is saving the hotel if it means losing you?

L’été est passé tellement vite, c’est dingue ! Voilà donc que ce onzième épisode reprend sur le départ de Felix. Cela permet un petit changement de décor pour la série, avec un port ensoleillé magnifique et un Felix qui essaie de convaincre Gigi de venir avec lui dans sa fuite. Et non seulement il essaie, mais en plus il réussit, en lui promettant un peu d’argent et un demi-tour possible quand elle le voudra.

Il l’emmène donc dans une magnifique villa pour la convaincre de recommencer à vivre avec lui, parce que c’est son rêve des dix dernières années apparemment. L’épisode tourne donc autour de sa volonté de convaincre Gigi, même s’il est évident qu’il n’y parviendra pas. Et ça l’est d’autant plus quand il est révélé que Gigi voit aussi clair que moi dans son jeu.

Elle le drogue donc pour récupérer tout un tas d’argent sur le compte qu’il avait planqué, et j’aime beaucoup l’idée qui finit par être une solution dans cet épisode. Oui, parce que loin des Bahamas et de ce « couple », la vie continue au Grand Hotel.

Alicia veut virer Danny, mais ce n’est pas si simple, avec Mrs P qui l’en empêche puisqu’elle n’a pas de bonnes raisons de le virer. Ben oui, on ne vire pas les gens comme ça, même aux États-Unis. Et comme Alicia n’a pas envie de griller la couverture de Danny malgré tout, elle n’a pas de bonnes raisons de le faire. Par contre, rien ne l’empêche de rompre, hein.

Et rien ne l’empêche non plus de cuisiner son père sur la provenance de l’argent qu’il veut absolument rembourser. Ben oui, elle se rend compte que l’ ex de Carolina est de retour à l’hôtel. Byron, c’est son nom, est là parce que Santiago cherche toujours un investisseur pour rembourser Theresa. Byron est d’accord, évidemment, mais seulement si Carolina s’excuse. Comme Alicia l’aperçoit, elle interroge forcément Santiago, pensant à tout ce que Danny lui a révélé. Et il est à peu près honnête avec elle, ce qui ne la rassure pas du tout.

Bien sûr, Theresa est de retour dans cet épisode, et elle organise un événement directement… dans la suite de Santiago. C’est totalement abusé, franchement, mais c’est marrant avec Danny qui se retrouve embauché par Matéo pour sa discrétion et sa capacité à bosser sans parler. Ben oui, évidemment. Danny en parle aussitôt à sa nouvelle amie flic, tout en continuant d’essayer en vain de reconquérir Alicia. Enfin, en vain… C’est évident qu’ils vont finir ensemble !

Un peu Carolina et Byron. Ben oui, elle s’excuse et découvre qu’ils sont tous les deux encore célibataires. Et comme Yoli ne l’est plus, elle… Carolina se sent seule. Pas de bol pour elle, Santiago n’a plus vraiment besoin de Byron quand Gigi revient avec plein d’argent des Bahamas. Après tout, Felix avait ouvert un compte à son nom, c’était facile. En tout cas, Carolina invite quand même Byron à la soirée, pour le principe.

La soirée de Theresa a bien lieu, oui, parce que le paiement de Gigi ne l’intéresse pas : elle ne veut pas que leur prêt soit remboursé, car il est bien trop intéressant de les voir payer un peu chaque mois. Pendant cette soirée, Danny est équipé d’un micro et d’une oreillette, ce qui lui permet d’apprendre que la police veut savoir s’il y a de la cocaïne dans les œuvres. En faisant de manière peu discrète un test de poids d’une des sculptures, le serveur est surpris par Mateo et casse une des œuvres. Bon, ben là, Alicia va avoir une bonne raison de le virer, hein !

Pourtant, Theresa n’en a tellement rien à faire de l’art qu’elle refuse même que Danny soit remplacé, alors qu’il vient de péter une sculpture à plusieurs milliards de dollars. Il faut dire que le vrai produit de la vente, ce sont les rares femmes présentes. On en a eu quelques indices avant que ce ne soit évident, avec Teresa les protégeant fortement, mais on le découvre en même temps que Gigi, et en même temps que Danny qui entend tout, de même que la police.

La police intervient vite et Danny est dégoûté de découvrir que Sky ne fait pas partie des femmes qui sont vendues. Quant à Theresa, elle se barre avant d’être arrêtée, grâce à l’aide de Mateo. Tss. C’est tellement abusé… mais pas autant que le cliffhanger voyant Mateo tuer Theresa. Je ne m’y attendais pas trop.

Pendant ce temps, Byron et Carolina se retrouvent au cours d’un dîner avec Yoli et Marisa. C’est plutôt marrant parce que ça nous prouve à quel point ils ne sont pas faits pour être ensemble ces deux-là : ils étaient fiancés, mais ils ne se connaissent pas du tout. A l’inverse, Marisa sait déjà que quand Yoli boit du vin rouge, elle a la migraine. Et Yoli essaie de montrer à sa sœur que l’amour, le vrai, c’est ça. Mouais, c’est un peu simple, mais je vois l’idée.

C’est suffisant pour que Carolina se décide à rompre avec Byron, sauf que celui-ci a une jolie bague à lui offrir, plus grosse que l’ancienne et, en plus, tirée de son film préféré. C’est beau… Et ça sent un nouveau mariage foireux à venir, j’ai hâte !

Autrement, au petit-déjeuner, Alicia et Javi découvrent que Gigi n’est plus là et, grâce à Carolina, qu’elle est partie avec Felix, qui restait à l’hôtel depuis une semaine. La chambre abandonnée du sixième étage intrigue aussitôt Javi qui ne l’avait apparemment jamais remarquée, pas plus qu’Alicia. Le premier je veux bien, mais Alicia, ça n’a rien de crédible !

Bon, le truc, c’est que ça perturbe Javi qui en vient à se souvenir d’une fois où sa mère l’avait emmené dans cette chambre, en lui demandant de ne pas en parler à Santiago. Javi s’en confie à Alicia, mais c’est clairement une intrigue pour un autre jour, même si ensemble ils se rendent compte que la chambre n’a pas été officiellement utilisée depuis le lendemain de la mort de leur mère.

Officieusement, elle a quand même servi pour Yoli et… Sky ! Cela intéresse fortement Gigi quand elle l’apprend, parce qu’elle espère ainsi retrouver quelque chose dans la chambre, quelque chose que Sky y aurait caché. Le mystère s’épaissit, certes, mais je sens bien qu’on approche des réponses, notamment quand Alicia se souvient également que sa mère était prisonnière de cette chambre, avec un flashback nous montrant Alicia faire du vélo dans l’hôtel et apercevoir une tentative de fuite de sa mère. Pressé d’en savoir plus !

Enfin, la romance entre Jason et Vanessa se déroule à merveille en parallèle de tout ça. Le seul problème, c’est qu’il en parle à Danny, qui vient de rompre, puis à Ingrid, qui a à présent le béguin pour lui ? Bon, elle est en tout cas jalouse et fait tout pour lui foirer son plan, ce qui est vraiment très abusé de sa part je trouve. Enfin bon, on n’est plus à ça près avec ce personnage.

Elle le laisse donc s’enfoncer dans ses mauvaises idées, puis prévient Mrs P que Jason sort avec une cliente de l’hôtel pour tout lui ruiner. Le truc, c’est que Mrs P devient rapidement fan de Vanessa, parce qu’elle a l’envie de devenir neuropsychologue et qu’elle a tout pour plaire à Mrs P qui s’incruste au rencard de son fils. Drôle d’idée de faire son rencard sur son lieu de travail et sur celui de sa mère, franchement !

Ingrid revient le lendemain auprès de Mrs P pour lui montrer les menottes de Vanessa et lui raconter toutes les choses qu’elle a vu dans sa chambre, mais Mrs P est loin d’être naïve et voit clair dans le jeu de la serveuse, qui abuse franchement. Elle la remet donc à sa place et Ingrid finit par venir en aide à Jason qui veut surprendre Vanessa en se rendant auprès d’elle pour un week-end.

> Saison 1

Why Women Kill – S01E02

Épisode 2 – I’d Like To Kill Ya, But I Just Washed My Hair – 17/20
Comme la semaine dernière, cet épisode reprend des recettes – et parfois des scènes – qui fonctionnaient à merveille chez son aînée, tout en ayant son propre rythme et son style la rendant plus adulte et moins grand public. Franchement, c’est une formule qui ne peut que fonctionner, je suis content de ne pas passer à côté de cette série !

> Saison 1


Spoilers

102.jpg

Shut up, I’m counting pills.

Oui, je suis en retard pour voir cet épisode, mais non, il était hors de question de passer à côté de ce second volet d’une série qui réussit à me faire rire tant son ton est parfait. Et oh lala, ce début d’épisode commence par une voix-off qui me rappelle tellement Mary-Alice : un voisin qui observe tout au long de sa vie la maison qui sert de QG à tous les épisodes de la série. Oui, il y a un voisin qui n’a jamais déménagé et a assisté aux trois meurtres, depuis le trottoir d’en face. C’est franchement parfait, ça nous montre bien que les trois histoires sont liées par le meurtre et ça ajoute une forme d’humour avec une histoire racontée par un témoin vivant. En plus, on comprend qu’une année à peine nous sépare des trois meurtres. Une saison, quoi.

En 1963, Beth-Ann se fait pour une veuve afin de convaincre la serveuse de lui parler de son amant. C’est marrant comme tout, parce qu’elle ne met pas longtemps à obtenir des informations sur Rob. Franchement, ça coule de manière super fluide cette scène, avec l’amante qui n’a pas conscience d’être en train de parler à celle qui est trompée à cause d’elle. Forcément, elle lui balance plein de choses désagréables à la face, et notamment le fait que les femmes mariées s’encroûtent dans une routine loin de la passion voulue par les hommes. Pas de bol, elle vise extrêmement juste par rapport à Beth-Ann.

Par conséquent, celle-ci décide de faire le nécessaire pour changer de style. Oui, alors, je vois l’idée, mais ça doit coûter bien cher tout ça, je suis sûr que Rob lui reprochera. C’est en tout cas bien drôle de voir la métamorphose de Beth-Ann… Et la réaction de son mari qui n’en a rien à faire. Tout ce qu’il veut, lui, c’est manger. Et ensuite lui reprocher d’avoir dépensé trop d’argent. C’était tellement obligé.

En tout cas, Beth-Ann est inévitablement vexée de découvrir que son mari se fiche pas mal de son apparence et ne remarque même pas tous les efforts qu’elle a fait pour lui plaire. Elle veut juste lui plaire, après tout. Lui plaire et qu’il la remarque ? Facile, s’il ne voit pas ce qu’elle porte, il suffit de se promener nue.

C’est en tout cas la théorie. La pratique est différente : une fois nue et à table, elle découvre que le boss de Rob est derrière la fenêtre. Ah, ces américains et leurs fenêtres perpétuellement ouvertes ou sans rideau ! C’est tout honteux pour elle, mais ça empire quand elle demande conseil à Sheila qui est toujours aussi comique. Elle est comique dans son éducation de ses enfants, mais aussi dans l’éducation sexuelle de de Beth-Ann. Elle lui fournit ainsi un livre intéressant, plein de figures sexuelles à essayer.

La première qu’elle veut tenter ? Une pipe sous la douche… sauf que Rob n’aime pas vraiment ça et que ça finit plus mal que jamais : il brise par accident la vitre de la douche et tombe. Aïe. On les retrouve alors chez le médecin où ils ont le temps de papoter en attendant l’arrivée de celui-ci ; et où Beth-Ann confronte son mari sur ses sentiments changeants et son regard fuyant. C’est très touchant tout ça, mais ils sont interrompus pile au moment où Rob allait avouer toute la vérité.

Et quand ils rentrent chez eux, Beth-Ann découvre que Rob veut malgré tout se rendre auprès de sa maîtresse, la laissant dépitée à la fenêtre. C’est comme cela que les meurtres se préparent…

En 1984, Simone commence l’épisode en arrivant à l’hôpital, au chevet de son mari. On découvre ainsi qu’elle a une fille, Amy, sur le point de se marier et qu’elle ne veut pas que son divorce gâche cette journée parfaite prévue de longue date. Bref, elle est toujours obsédée par la perfection de sa vie, espérant même faire en sorte que l’on jalouse son divorce… ce qui n’est possible si son mari se suicide.

En rentrant chez elle, elle se découvre attendue par Tommy qui veut toujours la séduire, mais elle repousse ses avances. Après tout, c’est le fils de sa meilleure amie. Quand Karl rentre à son tour, il essaie de parler de sa sexualité à Simone, mais elle ne veut pas en entendre parler. En revanche, quand elle découvre que Karl n’a jamais tenté de se suicider.

La réaction logique est de vouloir le virer de chez elle, sauf que ce n’est pas si simple : il lui fait du chantage, menaçant de se rendre chez Naomi si elle le vire. La menace est efficace, d’autant que Simone se rend faire du sport avec Naomi juste après. Cette dernière en profite pour révéler qu’elle est au courant des problèmes de couple de Simone, parce qu’elle a vu Rob la tromper dans un motel… deux ans plus tôt. Outch.

Forcément, Simone accepte subitement les avances de Tommy, probablement pour se venger, et prend une petite douche, loin de ressembler de Beth-Ann et Rob, même si la réplique est la même. Quant à son 4 à 5, Tommy lui propose de le passer à l’arrière d’un van. Elle ne peut bien sûr pas accepter ça… mais se laisse convaincre par un petit baiser. Ben voyons. C’est trop prévisible cette intrigue, ça m’a moins plus que la semaine dernière où elle était ma préférée. Après, ça m’a fait rire malgré tout, surtout que le coup de la femme plus âgée qui aime découvrir que les jeunes peuvent recommencer à faire l’amour bien vite, c’est du réchauffé de Desperate Housewives.

Après tout ça, elle rentre chez elle et son mari remarque bien qu’elle a changé. Après plusieurs années sans faire l’amour, évidemment qu’elle retrouve la pêche et veut recommencer autant de fois que possible. Et évidemment qu’en rentrant chez elle, son amant lui manque et qu’elle réfléchit à ce qu’elle vient de faire avec un jeune de dix-huit ans, la laissant dépitée à la fenêtre. C’est comme cela que les meurtres se préparent…

En 2019, on retrouve les trois protagonistes autour d’un dîner et c’est extrêmement amusant à voir, parce qu’Eli interroge Jade sur la rencontre des deux femmes, histoire de mieux visualiser leurs ébats torrides, et découvre rapidement qu’elles se sont rencontrées plus de six mois avant. Il les laisse malgré ça se rendre ensemble dans le jacuzzi, parce que oui, évidemment qu’il y a un jacuzzi dans cette maison.

Et alors que les deux femmes partagent un moment romantique, Eli débarque à poil. Décidément, dans cet épisode, c’est un festival de derrières ! Cela dit, l’idée du plan à trois ne plaît qu’à Eli, parce que sa femme n’est pas convaincue que ce soit une bonne idée. Pourtant, elle se laisse rapidement convaincre, ce qui est d’autant plus marrant que Jade est déjà en train de les écouter. Elle leur propose ainsi un détour sous la douche.

Pourquoi pas, hein, le seul problème, c’est qu’elles finissent avec Eli beaucoup plus vite qu’entre elles. Et Eli se vexe rapidement quand il les attend pour le dessert et qu’elles mettent un temps fou au lit. Ma foi, ce n’est pas bien passionnant cette semaine pour ces trois-là, avec un Eli jaloux de voir sa femme regarder Jade avec amour. Bon, elle lui affirme qu’elle n’est pas amoureuse cela dit, mais je ne la crois que moyennement moi. Evidemment qu’elle est amoureuse de Jade, des sentiments la laissant dépitée à la fenêtre. C’est comme cela que les meurtres se préparent…

> Saison 1

Grand Hotel – S01E10

Épisode 10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.

> Saison 1


Spoilers

110.jpg

He’s my boyfriend.

Quel titre, quel jeu de mots ! Ca commence bien cette semaine ! Et cette série est parfaite pour faire une pause au milieu de la journée un peu chiante que je passe – camion, carton, chargement, c’est pas fou.

Cet épisode commence par Mateo qui est coincé dans le coffre d’une voiture où Theresa vient le voir pour le menacer. C’est triste comme tout, il m’a fait beaucoup de peine, et Theresa menace même Ingrid pour s’assurer que Mateo bosse bien pour elle. Le lendemain, Mateo est donc inquiet aussi pour Ingrid et refuse d’être ami avec elle. Il est gentil avec, mais il ne veut pas la mettre en danger. Et aussi, il répète tous les secrets de Santiago à Theresa désormais.

A l’hôtel, Danny et Alicia se baladent amoureusement dans le hall et ils ne tombent heureusement pas sur Heather qui est bien là. Elle demande des nouvelles de Danny et fait en sorte d’être une de ses clientes pour tenter de le reconquérir. Cet idiot n’est pas tout à fait honnête avec elle, préférant lui dire qu’ils ne peuvent pas reprendre leur relation sans fournir d’explication, alors que ça en mériterait.

Forcément, tout ça tourne mal : Heather demande à quitter l’hôtel en avance mais ne peut payer les frais d’annulation, alors Alicia la rencontre. Touchée par son histoire, Alicia sympathise avec elle et décide de lui venir en aide pour la réconcilier avec l’amour de sa vie, sans savoir qu’il s’agit du même mec que celui avec qui elle sort elle-même.

Elle décore donc la chambre avec des pétales de roses, tant qu’à faire avec l’aide de Danny, qui comprend progressivement dans quelle chambre il est ; avec Alicia en plus. Tout ça se termine mal pour Danny qui se retrouve avec les deux filles face à face. J’ai aimé le voir suivre Alicia plutôt qu’Heather, mais c’est tout de même triste de voir Alicia être vexée de la situation. A priori, il y a de quoi être blessée de ne pas avoir su la vérité ; mais bon, il a fait les choses à peu près correctement avec elle : il a rompu avec Heather avant de se mettre avec Alicia.

Bon, il n’empêche qu’Alicia est vexée et qu’Heather est encore plus blessée qu’avant… jusqu’à ce qu’elle découvre que la relation parfaite de Danny et Alicia est fondée sur un joli tas de mensonges : elle ne sait pas qu’il est le frère de Sky après tout. Et après ce problème de couple, il est évident qu’Alicia se met à enquêter sur Danny aussi. Rapidement, Mrs P lui révèle donc que le CV de Danny est complétement faux. J’avais déjà oublié qu’elle était au courant, mince.

Alicia revient donc demander de l’aide à Heather, pour savoir si Danny lui cache d’autres squelettes. La position d’Heather est franchement intenable, mais elle décide tout de même de sauver les fesses de son ex, en disant que s’il a un historique familial compliqué, il a de bonnes intentions et est amoureux d’Alicia. La grande classe, cette Heather.

Loin de tout ça, Danny fait donc équipe avec la policière de l’épisode précédent qui récupère toutes ses infos et lui apprend aussi que Mateo a un casier judiciaire. Cela reprovoque quelques soupçons sur lui, évidemment.

Pendant ce temps, Ingrid remarque que la chambre 606 est occupée quand Felix vole des affaires sur son charriot ; et elle en parle à Mrs P, ne sachant pas que c’est une bien mauvaise idée. En effet, Mrs P en parle aussitôt à Santiago… ce qui promet de poser un gros problème quand la scène suivante nous montre Gigi, Felix et ses filles prendre le petit déjeuner tous ensemble. Que de petits déjeuners dans cette série !

Déjà en début d’épisode, il était clair que la relation de couple entre Santiago et Gigi avait tout de même pris un coup depuis la semaine dernière, dans les conversations du quotidien et dans la confiance entre eux. Très vite, on en arrive donc à la confrontation Santiago/Gigi ; où celle-ci reproche logiquement à son actuel mari d’avoir balancé Felix aux autorités avant, et d’avoir envie de recommencer aujourd’hui, en plus. Et comme Mateo apprend la présence de Felix, tout se complique encore avec Theresa au courant à son tour. Elle en profite pour venir menacer Santiago, puis Mrs P, le tout avec tout le charme et la sympathie dont elle est capable.

On a enfin une nouvelle scène avec Marisa aussi, et ça se passe drôlement mal pour Yoli qui voulait lui présenter son père. Bizarrement, Marisa n’a pas trop envie de rencontrer un criminel et d’être impliqué dans les histoires illégales de sa copine, et je la comprends bien. En plus, pour ne rien arranger, Carolina fait ce qu’elle fait de mieux : elle essaie de piquer la copine de sa sœur, parce qu’elle est jalouse que l’attention ne soit pas sur elle.

Pourtant, leurs affaires pourraient s’arranger quand Felix décide de se barrer à l’étranger, mais il a la drôle d’idée de demander à ses filles de le suivre. C’est un si bon manipulateur que Yoli a envie de le suivre, mais Marisa n’est certainement pas prête à partir à l’autre bout du monde pour suivre un criminel en cavale. Clairement, Yoli en demande beaucoup là.

Elle revient s’excuser ensuite, expliquant qu’elle ne veut pas suivre son père si cela signifie perdre Marisa. Les réconciliations sont vite faites, mais avant de les consommer, il faut encore que Marisa avoue sa vérité difficile à Yoli : elle n’a pas de papier. L’intrigue est assez basique je trouve, mais pourquoi pas, allez. Du coup, Yoli est entourée de criminels l’air de rien.

Il faut dire aussi que c’est un peu une base dans cette série d’être un criminel. D’ailleurs, Gigi demande à Felix de quitter l’hôtel au plus vite, mais il reste trop longtemps malgré tout. Il a donc le temps de parler avec Santiago et de le titiller bien comme il faut, allant jusqu’à l’accuser d’avoir tué Beatriz. Rien que ça. Forcément, Santiago tabasse donc Felix, qui gagne aussitôt quelques points auprès de Gigi.

Cette dernière commence à avoir peur de son mari : Felix lui met en tête que Santiago est dangereux. Dès lors, Gigi prend la décision irrationnelle d’accompagner Felix dans sa cavale ; laissant juste ses filles lui dire au revoir. Santiago espère donc pouvoir se débarrasser de Theresa, au moins, mais ce n’est pas ce qu’il se passe. Evidemment, Theresa voit un intérêt certain à investir dans l’hôtel, et elle demande carrément un bureau pour le squatter… Cette intrigue n’est pas terminée, clairement.

En parallèle, il reste une dernière intrigue plus légère : Javi revient à l’hôtel où Alicia s’occupe de lui, s’assurant qu’il a bien compris qu’il n’avait pas le droit de boire, prendre des médicaments et surtout coucher. Ce n’est pas évident du tout pour Javi, surtout quand un groupe de cheerleaders débarquent pour le mariage d’une de leurs amies. Et quand il voit que Jason ignore la drague abusive des clientes, il se fait un honneur de lui venir en aide pour qu’il couche avec.

Il est lourd et sur le dos de Jason pendant tout l’épisode, mais ça fonctionne plutôt bien du côté de l’humour. Et ça tombe bien pour Jason, parce qu’il finit par se mettre rapidement en couple avec une certaine Vanessa. Enfin, en couple, j’exagère un peu : c’est d’autant plus drôle qu’il se retrouve donc à coucher avec elle au septième étage, l’étage où Ingrid travaille désormais. Ben oui, elle a demandé à ne pas rester au sixième où est la chambre de Javi. Ces deux-là se sont parlés et la tension est encore palpable entre eux. C’est dur de ne pas les shipper.

Du côté des cliffhangers, Danny retrouve l’enquêtrice pour lui montrer une photo de Mateo et Theresa, prise puisque Mrs P a dit à Jason de se méfier d’elle et que Jason l’a évidemment répété à son meilleur ami. Danny apprend donc que Theresa est à la tête d’un réseau de crimes en bande organisée. Il raconte tout à Jason – il est trop gentil pour être vrai lui, je crains la trahison de fin de saison – qui lui conseille d’être honnête avec Alicia.

Danny accepte donc de tout révéler à Alicia, à commencer par sa relation fraternelle avec Sky Garibaldi et en terminant par les affaires louches dans lesquelles Santiago est probablement trempées jusqu’au cou. Le monde s’écroule sous Alicia, et tout ce qu’elle trouve alors à dire à Danny, c’est… qu’il est viré. Sympa comme cliffhanger, je ne m’y attendais pas.

> Saison 1

Why Women Kill – S01E01

Épisode 1 – Murder Means Never Having to Say You’re Sorry – 17/20
C’est un excellent premier épisode, avec des répliques déjà bien percutantes et un humour qui m’avait beaucoup manqué : celui de Desperate Housewives. Bien que l’ambiance soit différente dans les deux séries, le parallèle est immanquable à de nombreuses reprises, tant dans les situations comiques que dans l’écriture des personnages. Tout cela donne un étrange goût à ces quarante-cinq minutes, avec une impression de nouveauté en même temps qu’une impression de déjà-vu ; et surtout avec le sentiment qu’il manque encore quelque chose pour que la série soit parfaite. Après, c’est déjà de très bonne qualité et bonne augure pour la suite, heureusement !

> Saison 1


Spoilers

101.jpg

There’s at least one man in this world who’s dying to fuck you.

Purée, mais dès les premières secondes, je suis déjà fan, ça part très bien pour cette série qui s’offre un générique léché, sous la forme d’un comic, avec pile la chanson qu’il fallait pour entrer dans l’ambiance de la série. On ne peut pas rater le message : des femmes qui assassinent leur mari les trompant, on en a dès ce générique rythmé !

On enchaîne ensuite sur la présentation des maris de la série, sur fond noir, habillés en blanc. Ce côté documentaire était inattendu et les trois maris présentent leur point de vue. On les déteste immédiatement, car ils sont trois clichés de leurs époques, qu’on devine déjà. Beaucoup d’informations sont immédiatement données, mais c’est suffisant pour accrocher évidemment.

Nous sommes partis ensuite pour la découverte des couples et de la comédie qu’ils peuvent apporter. Comme il y a trois époques différentes, c’est facile pour la critique : je peux faire époque après époque… de toute manière, c’est comme ça qu’est écrit le script, avec de très jolies transitions et un rythme un brin haché, sur fond de musique entêtante et obsédante.

En 1963, on suit donc Beth Ann et son mari Rob qui emménage à Pasadena, prenant le temps de rencontrer les voisins pour la première fois. Le courant ne passe pas spécialement, avec des voisins qui jurent parce qu’ils viennent de Brooklyn… cela dit, j’ai tout de suite adoré les voisins beaucoup plus que le couple à l’honneur des affiches promotionnelles de la série.

En effet, Sheila, la voisine, est hilarante à être beaucoup trop féministe pour son époque (et puis, j’avoue, je l’adorais déjà à l’époque de Jericho). Elle n’hésite pas à reprendre Rob au cours du repas, puis à parler de ses nouveaux voisins au supermarché pour dire que Leo, le mari de Sheila, a vu Rob embrasser une autre femme, une serveuse. C’est gênant comme tout, parce qu’évidemment Beth Ann entend tout ça.

Et malheureusement, ça mène à une scène où son personnage se met à pleurer et finalement, je me rends compte que non, je ne suis pas encore remis de mon énervement face à cette actrice. Sa nouvelle coupe lui va à ravir, mais je ne supporte plus du tout ses moues qui me donne envie de dire qu’elle a une tête à claques.

Pourtant, elle a l’intrigue la plus triste de ce pilot : Rob et elle avaient une fille avant d’emménager en couple sans enfant à Pasadena. Et aussi, il la trompe, mais elle refuse de le voir. Pauvre Sheila, elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquer.

Bon, vous me direz, Beth Ann non plus : elle se retrouve à comprendre que son mari la trompe bien avec une serveuse, et elle va jusqu’à l’espionner, sous la pluie, comme dans tous les films et toutes les séries. Et elle lui fait ensuite un dîner, avec du piment et des questions pour se demander quand il mourrait. La menace plane, surtout avec ce titre, mais les échanges de répliques sont marrants et percutants. Bree Van de Kamp n’est plus si loin de Beth Ann, franchement.

Le lendemain, Beth Ann reçoit heureusement la visite de Sheila qui, malgré les faux raccords perturbants avec sa main, est excellente et pleine de bons conseils, du genre aller confronter la maîtresse plutôt que le mari. Hum, elle n’y est pas vraiment pour grand-chose, mais bon, c’était amusant de voir Beth Ann venir ensuite tenter de confronter April et être incapable de faire autre chose que sa moue tête à claques. Elle est pourtant touchante quand elle l’a fait, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Puisqu’April insiste pour comprendre ce qui ne va pas dans la vie de Beth Ann, cette dernière comprend soudainement qu’elles peuvent être amies. Elle y voit un bon avantage pour elle et elle n’hésite pas à dire qu’elle s’appelle Sheila afin d’en savoir plus sur elle.

En 1984, Simone est une businesswoman débordée qui n’est pas sans rappeler Gaby de Desperate Housewives. Désolé, il est dur de ne pas faire les parallèles, quand même… Débordée, elle reste à l’heure pour les fêtes organisées chez elle où elle adore les potins. Elle y découvre que son amie Rhonda, qui a tendance à boire trop, ne l’aime pas spécialement parce que Simone a une vie trop parfaite.

Bon, c’est donc un mélange de Gaby et Bree, c’est ça ? C’est le segment avec lequel j’ai le plus de mal à me détacher de l’autre série, désolé. Bon, après la perfection de Simone est loin d’être plus qu’une apparence : elle apprend ainsi que son mari la trompe en ouvrant une enveloppe anonyme contenant des photos de son mari et… un autre homme.

Je ne m’inquiète pas trop pour elle : il y a aussi tout un tas de serveurs dans sa maison, notamment le fils d’une de ses amies, bien sexy comme il faut pour la réconforter. Elle commence toutefois par confronter son mari qui lui explique que Winston n’est qu’un amant de passage… mais bon, elle le vire quand même de la maison en pleine fête, sans faire un scandale pour autant.

Et Simone finit donc seule avec le fils de son amie qui fait le ménage et son mari qui déprime totalement. Il est incapable de faire sa valise seul, alors elle s’en charge sans même se rendre compte qu’il a en fait pris tout un tas de médicaments. Son air détaché quand elle s’en rend enfin compte, après avoir déjà évoqué à voix haute tout l’avenir de son couple divorcé, était brillant.

Elle est en train de devenir rapidement mon personnage préféré de cette nouvelle série, et ça s’améliore encore quand elle découvre que Rhonda est celle qui a envoyé la photo. Elle n’hésite pas à l’agresser devant sa maison et l’ambulance, avant de blâmer l’alcool pour son attitude. C’est si drôle et ça manquait tellement depuis Desperate Housewives.

Le lendemain, Simone, complétement bourrée, reçoit la visite du fils de son amie qui est tout compatissant pour elle : il a vu les photos de son mari et son amant. Et il est clairement intéressé à l’idée de coucher avec Simone, qui en plus baisse sa garde devant lui. C’est moche l’alcool : elle révèle que son premier mari lui préférait le vin, le second lui préférait la cuisine et voilà donc que le troisième lui préfère les hommes.

Heureusement, elle a Tommy pour être son amant de dix-huit ans (dans deux jours). Il attendait ça depuis cinq ans après tout.

Enfin, en 2019, c’est Taylor qui dirige les travaux de la maison et qui apparaît immédiatement super chiante à savoir précisément ce qu’elle veut. Oui, elle paraissait chiante au tout début, mais rapidement, son bras de fer avec le chef de ses travaux qui refuse de faire ce qu’elle veut a totalement changé mon avis sur elle.

Elle a ainsi réussi à bien me faire rire et les scénaristes ont su faire en sorte de me conquérir. Dans la scène suivante, on découvre qu’elle et son mari sont sacrément bordéliques, mais aussi libertins. Ils ont ainsi des amants de l’autre sexe pour combler tous leurs besoins et Taylor aide une de ses amies avec son ex envahissant. Du coup, elle la ramène chez elle auprès de son mari, Eli, qui n’est pas ravi de la voir rompre leur serment de ne jamais ramener leurs amants à la maison. Ni de s’attacher d’ailleurs.

J’aime vraiment beaucoup les règles de ce couple, même si on sent bien qu’Eli est plus fidèle à Taylor qu’elle ne l’est… mais bon. Tout ça n’a pas beaucoup d’importance quand Eli tombe raide dingue amoureux d’elle au premier regard ; même si son couple avec Taylor est tout mignon. Il faut dire, elle a un sacré regard avec ses yeux bleus perçants franchement.

Le lendemain, Eli et Taylor se réveillent donc dans une maison bien rangée pour la première fois depuis longtemps et avec un petit déjeuner sur la table. Ils en profitent alors pour se questionner honnêtement, sachant qu’ils ne mentent jamais, sur leur mode de vie et la possible haine qu’ils pourraient développer l’un envers l’autre. C’est si drôle : on y redécouvre qu’elle est une avocate gagnant bien sa vie alors qu’il ne vend pas des scripts.

Et on comprend aussi que l’équilibre parfait du couple est en train de prendre un coup dur ; avec ensuite un ami d’Eli qui lui conseille de faire un plan à trois, s’il refuse de faire leur nouvelle invitée son amante parce qu’elle couche avec Taylor déjà. Ce n’est pas si simple pourtant : elle reste trois jours dans la maison, et lui il y travaille. Alors forcément quand elle se déshabille devant lui pour aller dans la piscine tout en lui disant qu’elle adore le film qu’il a écrit, il est dur de ne pas craquer. On le retrouve ensuite demander à Taylor d’héberger quelques semaines de plus cette Jade qui lui plaît bien…

La fin d’épisode repasse alors en mode interview, cette fois des trois femmes, qui nous expliquent qu’une femme qui tue n’a qu’une question en tête : s’en sortira-t-elle ? Par contre, nous on a plein de questions que l’on peut légitimement se poser, à commencer par savoir qui seront les trois victimes de nos meurtrières. Pour le savoir, il faudra revenir chaque semaine tout au long de la saison… et ça risque bien d’arriver.

> Saison 1