Euphoria – S01E08

Épisode 8 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

> Saison 1


Spoilers

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If you ever fuck with them again, I’ll destroy your life.

C’est déjà la fin de saison ? C’est fou comme c’est passé vite huit épisodes. Bon, il faut dire aussi qu’il y a eu des épisodes où je n’aimais pas encore la série, mais quand même. Cet épisode laisse de côté les débuts que j’aime tant pour se concentrer sur le séjour de Rue à l’hôpital. On essaie de lui donner du Vicodin, qu’elle refuse heureusement, et la voix off finit par nous informer que l’hôpital est un endroit qu’elle adore, parce qu’elle peut y vivre sans avoir la moindre responsabilité et avec des gens aux petits soins avec elle. Alors, certes, mais c’est pourtant horrible les hôpitaux. C’est parce qu’elle est adolescente qu’elle dit. C’est aussi parce qu’elle reçoit la visite de Jules, évidemment.

La série reprend ensuite dans la chambre de Jules où elle s’amuse à relooker Rue et à la maquiller à sa manière, c’est-à-dire de manière exubérante mais bien trop jolie malgré tout. Elle en profite pour lui raconter sa nuit en boîte et au lit avec l’amie de son amie, et même si elle ne dit rien, Rue est un peu jalouse, ça se voit sur son visage. Et pour en arriver au générique, on a le droit à un bon fantasme de Rue différent de ce qu’on attendait : elle s’imagine brûler et tuer Nate.

Après ça, on retrouve la mère de Rue en réunion dans un centre de détox, à lire une lettre écrite pour Rue sur les ravages de la drogue. La chronologie n’est pas bien claire dans cet épisode, mais l’idée est d’avoir une voix off différente pour le montage qui voit tous les personnages se préparer pour le bal de promo.

Celui-ci sort clairement de nulle part, mais admettons : c’est sympa de voir les préparatifs de chacun, comme dans toutes les séries américaines. Et la voix de la mère de Rue sur les difficultés d’être parents fonctionne bien dessus, surtout quand tous les adolescents se mettent à boire. Tous, à l’exception de Fez, encore chez lui bizarrement, mais à prier et préparer son flingue. Oula.

Au bal de promo, l’ambiance ne fait pas vraiment rêver, avec toutes les adolescentes principales réunies autour d’une table pour jouer la carte de la nostalgie et du « on s’en souviendra quand on aura 40 ans ». Soit. Elles étaient bien drôles aussi à commenter toutes les soirées ensuite, quitte à bitcher un peu.

Il est à noter surtout que Jules reçoit des messages photos de sa nouvelle copine, ce qui rend Rue complètement jalouse, particulièrement quand Jules s’enferme dans les toilettes. On a droit à un super plan sur les toilettes des filles, aussi, nous expliquant pourquoi ça prend de temps pour elle d’y aller, avec à peine une personne sur cinq qui pisse dans les cabines, hein.

Jules est rejointe par Rue dans les toilettes en tout cas, et elle lui demande de l’embrasser… mais Rue n’ose pas malgré tout. Il faut dire qu’elle n’a pas exactement le consentement de Jules qui s’amuse à ne pas lui donner. Et du coup, elles quittent les toilettes pour aller danser à la place.

Pendant ce temps, Nate se pointe au bal avec un rencard encore plus vulgaire que Madi, il faut le faire, mais il a littéralement la main sur le cul de celle-ci. Un flashback nous montre que la relation Nate/Madi est toujours aussi tordue : il a été incapable de garder une érection assez longtemps pour coucher avec Madi, à qui il a préféré reprocher de trop parler, avant de s’énerver contre elle quand elle l’a dit gay. Forcément. En repartant, elle vole dans un livre de Nate le DVD montrant son père ayant une relation avec un mineur, et elle tombe au passage sur le père. Quant à Nate, il finit sous la douche, à se masturber.

Et au bal, il est donc avec une autre cheerleader, pour faire chier Madi, qui décide de se venger avec un autre type. La scène de danse qui suit est excellente, surtout quand Jules et Rue rejoignent aussi la piste de danse. C’est un épisode qui se regarde et qui est drôle à voir pour tous les mouvements de danse, vraiment.

Cette fin de saison doit aussi gérer la relation Kat/Ethan, avec Kat qui prend la décision de s’excuser auprès d’Ethan. Elle a voulu le faire souffrir à la hauteur de ce qu’il aurait pu la souffrir. C’est top, parce que ça finit bien pour ce couple, avec un Ethan très patient et une Kat qui n’a pas fini de se culpabiliser de ce qu’elle a fait. Et alors qu’eux s’embrassent, Lexi finit en gueule de bois à demander à Cass comment elle choisit les personnes qu’elle veut embrasser. Rien que ça.

Puisqu’on parle de Cassie, l’épisode s’éloigne aussi du bal de promo pour nous montrer les conséquences de son intrigue de grossesse ; à savoir la gestion de l’avortement, en famille avec sa mère et sa sœur. Malgré leur présence, Cass doit quand même faire face seule au questionnaire sur les antécédents familiaux, et c’est violent psychologiquement. Artistiquement, c’est une vraie réussite, avec une reprise de « My body is a cage » toute lente et des images de Cass faisant du patinage pendant la procédure.

La série aborde directement le sujet, mais pas visuellement : les quelques plans sont choisis sont toutefois très marquants eux aussi. Et tout ça se fait en parallèle de l’intrigue de Fez qui enfile une cagoule et s’introduit dans une baraque pour voler de l’argent, histoire de pouvoir rembourser ses dettes j’imagine. Seulement, l’homme qu’il braque ne se laisse pas faire, même si son fils les regarde : il sort un flingue lui aussi pour s’attaquer à Fez qui garde le dessus malgré tout et tabasse le père, devant le fils.

Il s’enfuit ensuite, quand même marqué parce qu’il vient de faire, puisqu’il doit rentrer chez lui pour payer Mouse, qui souligne son retard évidemment. Restera à voir l’an prochain si le paiement aura été accepté sans conséquence par Mouse… J’espère quand même.

Bon, il faut quand même revenir sur le fil rouge de la saison : l’intrigue Jules/Nate. Quand elle voit Nate s’isoler, énervé par Madi, Rue prend la décision de le suivre pour le menacer. Oui, oui, le menacer. Elle lui demande de laisser en paix Jules et Fez, s’il ne veut pas qu’elle aille dénoncer son père à la police. Il lui fait donc comprendre qu’elle n’a pas toutes les cartes en main et lui annonce gentiment que Jules ne se souviendra même pas d’elle dix ans plus tard. Sympa le Nate, toujours. En réponse, Rue passe un peu plus de temps en extérieur avec Jules. Elle lui annonce son envie de se barrer de la ville, avant d’enfin l’embrasser ; un vrai baiser de cinéma.

Comme c’est le bordel dans la chronologie, on assiste aussi au dernier match de lycée de Nate, et on y revient deux fois dans l’épisode, pour le voir d’abord quasiment perdant et ensuite tout fier de lui… pourtant, son père n’est pas ravi, et il a raison : il a gagné, certes, mais en solo, sans se préoccuper de l’équipe. Le problème, c’est que son père lui fait la morale alors que Nate est simplement en caleçon, alors Nate en profite pour aller au conflit avec son père.

Il s’approche de lui, comme pour l’embrasser, puis le frappe, mais ça finit mal pour lui avec son père ayant le dessus sans mal, à deux reprises. La scène est une fois de plus bien violente et un rien traumatisante, avec Nate qui finit par hurler et s’éclater la tête contre le sol, à plusieurs reprises, alors que les images font vraiment penser à un viol, même si son père n’est pas incestueux. Par contre, la série n’oublie pas de nous rappeler de quoi il est question, avec un gros plan sur le tiroir des DVDs, puis avec Madi qui a visionné la vidéo du père de Nate.

Malgré tout, au bal, celle-ci accepte de danser avec Nate, en larmes. Elle sait qu’elle ne devrait pas être avec lui, mais elle ne parvient pas à lui résister. On en a connu des couples dysfonctionnels dans les séries, mais celui-ci se place là quand même. En plus, l’autre cheerleader finit en larmes, forcément. Ce n’est pas la seule à pleurer en fin d’épisode : Jules est convaincue par le plan de Rue de quitter la ville, alors toutes les deux font leur sac et s’apprêtent à prendre le train… jusqu’à ce que Rue se sente finalement incapable d’aller au bout de son idée.

Les larmes coulent, le train s’en va avec Jules et Rue reste sur le quai, même si Jules lui a dit être amoureuse, même si elles étaient un bon couple, même si c’était l’idée de Rue. Elle finit dans un très sale état, forcément, et la série n’est pas des plus sympas avec nous, avec des flashbacks bien sentis sur l’historique de son addiction, de ses relations familiales (avec le deuil de son père et les disputes avec sa mère), de sa vie. Pour le dire à l’américaine, c’est bien fucked up tout ça !

Et Rue est en larmes, complétement déprimée, seule… prête à rentrer chez elle pour se droguer à nouveau. Pff. Je suis vraiment triste pour elle – déçu d’en arriver là après tout ça… Là ? Une ligne de cocaïne, et une souffrance imagée superbement interprété dans une chanson perchée et une chorégraphie nous montrant les malaises du personnage, son envie de se rattacher à sa mère et sa sœur, son slow avec son père, une foule de choristes qui nous montre l’overdose et le suicide du personnage… Sauf qu’il y a une saison 2, et j’espère vraiment qu’elle se fera avec Zendaya.

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EN BREF – C’est une série bien particulière, Euphoria, mais elle est très addictive quand on se lance dedans et qu’on s’attache aux personnages qui ont tous des failles assez importantes. Les épisodes ont une construction vraiment intéressante et un approfondissement psychologique des personnages bien foutu.

La saison en elle-même est assez réussie aussi : l’esthétique y est géniale – c’est peut-être le plus marquant de la série, la voix-off de Zendaya vraiment entraînante, les choix musicaux ambitieux et géniaux. Et puis, l’intrigue globale, malgré ses nombreux détours, fonctionne aussi. Les épisodes sont indépendants les uns des autres, se concentrant sur les personnages tour à tour, mais ils forment un tout cohérent.

La chronologie de la série, surtout dans les derniers épisodes, est vraiment perchée, mais ça n’empêche pas de suivre ce qu’il se passe heureusement. En tout cas, cette saison 1 aura réussi à me convaincre, puis à me fasciner, avec tous ses zooms et ses délires, ses flashbacks et ses apartés, ses montages et ses analyses brutes d’une réalité bien souvent crue. Ce n’est peut-être pas ma vie ni mon genre habituel, mais j’accroche beaucoup, surtout que les acteurs sont tous géniaux. Vivement la saison 2.

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> Saison 1

The Other Two – S01E03-04

Épisode 3 – Chase Gets a Girlfriend – 16/20
Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas continué plus tôt cette série : j’aime vraiment beaucoup le ton rafraîchissant qu’elle a. Les personnages sont sympas, les situations sont marrantes et la mayonnaise prend bien, je trouve, parce que même si j’ai majoritairement pitié des héros, ils arrivent quand même à être attachants.

Saison 1


Spoilers

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Every single thing in this binder is about Brooke.

L’épisode commence par Cary en retard pour sa pièce de théâtre qui tombe sur Matt, son coloc, en train de se branler. Enfin, il ne tombe vraiment dessus, Matt fait en sorte que ça arrive. Normal. Forcément, on en arrive à Cary qui se pose des questions sur la relation et lui propose un rencard ensuite.

La mère décide d’habiter à New-York, et ça fait flipper Brooke. Tu m’étonnes. En revanche, elle change vite d’avis quand elle voit que sa mère et son petit frère vivent désormais dans l’appartement de Justin Theroux. Et la baraque est incroyable, avec des toilettes moto, ce qui n’a aucun sens, mais est vraiment marrant.

L’intrigue de l’épisode est donc que Chase va être casé avec une petite amie du studio de musique, Yendani. Le seul problème, c’est donc que toute la famille de Chase doit passer sous le radar du studio pour vérifier que ça ne pose pas de problème avec Yendani, qui ne veut pas être vu avec n’importe qui. Forcément.

C’est plutôt marrant, parce que Cary se met à confesser toute son absence de vie sexuelle et la mère a ses méchancetés de Real Housewives, mais le vrai point sur lequel il faut se concentrer dans cet épisode, c’est la vie de Brooke et surtout ses frasques sur les réseaux sociaux. Enfin, du coup, elle n’a plus aucun compte, tout est supprimé, évidemment.

Cela dit, quand toute la famille rencontre Yendani, Brooke avoue à tout le monde qu’elle a embrasser un type endormi, sans son consentement. Yendani la fait culpabiliser, embarquant Brooke dans une étrange quête d’un pardon donné d’avance puisque le type en question est plutôt content de savoir que Brooke l’a embrassé. C’était une intrigue sympa, sans plus, mais qui permet de remettre Brooke en question, forcément, puisqu’elle se réinterroge sur l’ensemble de sa vie en voyant que ses amis pensent qu’elle est une vraie loser.

Brooke accepte donc de devenir l’assistante de son frère. C’est un bon plan : elle peut habiter dans l’appartement de justin Theroux, quoi. Bon, par contre, elle reprend la coloc avec sa mère, et ça, c’est pas ouf. Elle apprend au passage que son frère a rompu avec Yendani.

En parallèle, Cary joue donc dans une pièce de théâtre le rôle d’un type endormi. C’est une belle métaphore qui lui correspond aussi franchement, parce qu’il est endormi dans sa vie. Il a tout de même osé demander un rencard à Matt qui finit par lui répondre qu’il veut bien traîner avec lui. Cary fait donc en sorte d’annuler la représentation de son spectacle, ce qui est facile puisque le seul public est son collègue. Après, le collègue en question adore la pièce donc ce n’est pas si simple…

Ca ajoutait une petite dose d’humour avant de découvrir que Matt propose un rencard bien bizarre à Cary, puisque tous ses potes lourdingues sont là aussi. Cary retombe donc dans ses travers et son angoisse de ne pas réussir à avouer quoique ce soit à son coloc.

Matt l’embrasse pourtant dans les toilettes du bar, puis ramène tous ses potes dans l’appartement. J’ai tellement de peine pour Cary qui est incapable de gérer sa vie et en arrive à faire exprès de tomber dans l’escalier pour s’organiser un moment seul à seul avec Matt. Et si ça marche, Matt refuse de l’embrasser puisque Cary saigne à la lèvre. Par contre, se laisser branler par son coloc sans parler de leur situation de couple, ça, ce n’est pas un problème.

Oh et sinon, Chase rompt avec Yendani, après quelques scènes bien drôles. Et même pour la rupture, ça se fait en live Insta avec la demande de commentaires. Beaucoup trop cliché, mais à peine exagéré pour quiconque a à un jour suivi un peu la vie d’une personnalité de télé-réalité. On a tous nos péchés mignons.


Épisode 4 – Chase Gets the Gay – 18/20
La première scène m’a tellement fait mourir de rire que cet épisode avait tout gagné dès le départ. En fait, la situation de base est tellement bien que forcément la suite ne pouvait que me convaincre. C’est chouette comme tout, je suis content d’avoir repris la série car elle se regarde toute seule et l’humour y est bon.

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My brother’s gay and that’s OK.

Je m’inquiétais du titre de cet épisode, mais en fait, c’est hilarant dès la première scène. Brooke et Cary font leurs courses en pyjama, à l’américaine quoi, mais ils sont interrompus dans la rue par des gens ayant vu le nouveau clip de Chase. Le clip en question, clairement une parodie des One Direction en plus, est en l’honneur de Cary, le frère gay de Chase, et c’est à mourir de rire. Bon, cela dit, Cary ne le vit pas bien, parce que c’est un coming-out forcé ; et il s’inquiète pour sa grand-mère.

Cary et Brooke se rendent donc auprès de Shuli pour se plaindre et faire en sorte que la vidéo soit mise hors ligne, mais ce n’est pas vraiment comme ça que l’industrie fonctionne. Bien au contraire, Shuli, qui gère la carrière de Chase, passe l’épisode à stresser des réactions qui suivent la publication de la vidéo, voulant au choix faire la fête ou déprimer.

En tout cas, Brooke récupère donc un bureau, pour être l’assistante de Chase. Son boulot ? Répondre aux mails de ses fans. C’est plutôt drôle, parce qu’elle découvre qu’il ne faut pas porter les sous-vêtements et manger la bouffe envoyés par la poste. C’est elle qui a l’intrigue la plus marrante dans cet épisode, contrairement au précédent.

En effet, elle se met en tête d’apporter un T-shirt Chase à une petite fille ayant écrit une lettre depuis l’hôpital, pour mieux découvrir que ce n’est pas si évident de gérer le boulot d’assistante dans cette industrie. Elle croise l’assistante de Pink qui lui explique que la petite fille en question n’existe pas et est sûrement un pervers. Brooke décide donc de remonter la piste de l’enveloppe pour dire sa manière de penser au pervers.

Seulement, elle tombe en plein enterrement et comprend qu’elle se plante, jusqu’à ce qu’elle comprenne aussi que l’enterrement n’est pas pour une petite fille, mais pour une grand-mère. Elle critique donc la grand-mère avant de comprendre que sa petite-fille est bien celle qui avait envoyé le courrier depuis l’hôpital où sa grand-mère était en train de mourir. Original, tout ça.

En fin d’épisode, ça mène à un moment sympa où Brooke récupère le poste d’une nana du marketing fraîchement virée en proposant à Shuli de faire en sorte que Chase se rende au bal avec la petite fille en question, Rachel, pour s’assurer d’avoir une image redorée.

Cary, lui, récupère le contact d’une agent d’une des plus grosses agences, grâce à la vidéo de son frère. C’est génial à voir parce que l’agent est une grande cinglée aux injures homophobes, et Cary n’ose rien dire. Pourtant, ce clip finit par lui donner du courage grâce aux gens qui l’abordent dans la rue. Comprenant qu’il est désormais une icône gay, Cary se sent pousser des ailes et il met enfin les points sur les i avec Matt, qui l’attendait chez eux, nu, prêt à le sucer.

Une fois le colocataire remis à sa place de colocataire, Cary est tout content de pouvoir se branler, puis de retourner voir Shuli pour la remercier de la vidéo. Et le tout finit dans une boîte gay pour Cary et Brooke qui relâchent la pression d’une dure journée. C’était un peu trop perché, cet épisode, mais en même temps, j’ai pas mal ri. Je pense que je la continuerai dans la semaine, du coup.

Saison 1

Single Parents – S01E06

Épisode 6 – Lettuce – 15/20
On dirait que la série se cherchait encore à ce stade de la saison, avec un nouveau rythme dans cet épisode. Bien sûr, on a toujours deux intrigues en parallèle, mais là, l’effet de groupe semble se disperser un peu. Et la nouveauté aussi. Je ne sais pas, peut-être que j’en attends un peu trop de cette série pour le moment, mais c’est que le début avait vraiment bien fonctionné aussi !

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Spoilers

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No, the opposite of a ghost is a mailman.

La grippe débarque à l’école de nos héros, et ça balance rapidement les intrigues de cet épisode : d’une part, on a Douglas qui affirme à Poppy qu’il ne tombe jamais malade (ben voyons), de l’autre, on a Angie qui stresse de devoir emmener Graham se faire vacciner alors qu’il déteste ça. Et Will décide de les accompagner, parce qu’il voue une fascination assez impressionnante pour la doctoresse de Graham.

Celle-ci est une sorte de psychopathe hyper réputée que tous les parents s’arrachent, mais on comprend assez vite la fascination de Will. Non seulement, elle est brillante, mais en plus elle est super jolie. La consultation médicale de Graham ne se passe pas si bien, notamment parce que Will ne peut pas s’empêcher de contredire la doctoresse, Dr Dewan.

Cela entame entre eux un flirt totalement improbable, aidé malgré elle par Angie qui veut voir Will aller s’excuser pour espérer obtenir un avantage de Dr Dewan. Il y va, c’est sûr, mais c’est pour mieux draguer Dr Dewan, qui lui envoie ensuite des sextos – pardon, des sexages. C’est super drôle, mais tout le groupe est totalement contre : ils ont pour règle de ne jamais sortir avec les gens bossant pour/avec leurs enfants.

C’est une règle assez logique et aussitôt, Will se met à chercher un moyen de rompre avec Dewan sans la vexer pour ne pas qu’elle rejette Angie – surtout quand on voit tout ce qu’Angie fait pour la garder comme doctoresse. Il suit un conseil de Miggy et ça lui explose en pleine tronche : plutôt que de la ghoster, il se pointe donc directement chez Dewan qui… aime la surprise et l’embrasse. C’est un fail, quoi, et ça marche à merveille.

En plus, le duo Miggy/Will est marrant : Will est persuadé que Miggy est un tombeur, mais ce n’est pas le cas. Miggy finit par avouer qu’il est toujours amoureux de Zara, la mère de sa fille, et pas doué du tout avec les femmes. Tout est bien qui finit bien cela dit : Angie se fait à l’idée de Will en couple avec Dewan, particulièrement quand elle découvre que ça lui permet d’être prioritaire sur la liste VIP du cabinet médical. Amusant.

Bien sûr, Douglas finit malade dans l’épisode. Il s’en confie uniquement à Poppy à qui il donne aussi les filles en garde. C’est assez marrant à voir, parce que les jumelles sont absolument géniales pour apporter de l’humour. Comme elles voient leur père être faible, elles décident de se lancer dans une rébellion contre son autorité, alors que Rory filme Douglas malade dire qu’il veut embrasser Poppy.

Le lendemain, Douglas est de nouveau sur pied, alors que la fièvre était hyper forte la veille. J’aimerais bien une grippe qui passe si vite. Cela dit, c’était nécessaire pour l’humour : Rory emmène Douglas faire du shopping pour lui, de force. Ben oui, il lui fait un chantage odieux et Douglas dépense tellement d’argent pour éviter que Poppy n’apprenne la vérité que Rory comprend que Douglas est vraiment amoureux de sa mère.

C’est un peu tôt dans la saison et gros pour la série, je trouve, mais Douglas finit par accepter de s’occuper de Poppy malade. Celle-ci, heureusement, s’endort avant d’apprendre la vérité. Ce sera donc pour un autre épisode. Quant au gag final, l’idée est de voir Douglas reprendre l’autorité sur ses filles. Et c’était efficace… mais ça manquait d’une dernière scène de groupe.

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Grand Hotel – S01E07

Épisode 7 – Where the Sun Don’t Shine – 18/20
Le rythme s’accélère et les révélations continuent de pleuvoir dans ce qui ressemble fort, du côté du contenu et de la qualité des rebondissements, à une mi-saison. Je suis bien content d’avoir échappé aux spoilers et je vais éviter de reprendre du retard dans la série dans les semaines à venir : il se passe tellement de choses dans chaque épisode que les intrigues n’ont plus rien à voir maintenant avec ce qu’elles étaient à la fin de l’épisode 4. Pas le temps de s’ennuyer comme ça, et c’est tant mieux, c’est tout de même ce qu’on demande normalement à un soap !

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Spoilers

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I know who he is, he’s the competition. The hotel’s competition.

C’est l’heure du Spring Break au Grand Hotel, c’est ma semaine décidément après la saison 4 de Veronica Mars centrée dessus. Pas de bol pour Danny qui est célibataire et se retrouve à devoir faire la livraison de fleurs d’Oliver à Alicia, tellement tout le monde est occupé dans l’hôtel. C’était marrant. Et la réflexion d’Alicia sur l’accent d’Oliver a suffi à ce que je comprenne que je l’avais vu dans Unreal, évidemment ! Bizarrement, elle est contente de sa nouvelle relation avec Oliver, mais encore un peu à fond sur Danny quand même.

L’hôtel déchire en plein Spring Break, mais Santiago s’inquiète quand même de l’arrivée de l’hôtel Finn dans le voisinage. Helen (Mrs P) commence donc son travail d’espionnage pour Santiago et c’est assez marrant : on lui demande d’embaucher de nouvelles personnes, et si possible des personnes du Grand Hotel. Sa cible est évidemment Ingrid, qui n’est pas difficile à convaincre. Cela arrange tout le monde, Santiago qui s’en débarrasse, Ingrid, qui double son salaire, et Helen, qui réussit son espionnage.

Le seul problème, c’est que les Finn sont forts eux aussi : ils décident de faire payer 5$ l’accès au bar pour de l’alcool illimité, alors évidemment, tous les spring breakers fuient le Grand Hotel pour le Finn Hotel. Cela n’arrange pas les affaires de nos héros, mais ça arrange tout de même Helen qui peut commencer à servir à quelque chose. Matteo aussi aimerait faire quelque chose, mais Santiago refuse parce qu’il a une très bonne idée : il fait mettre une énorme affiche d’El Rey pour bloquer le soleil de la piscine du Finn Hotel.

C’est un coup bas qui fonctionne bien, autant que les livraisons d’oranges (et d’oranges uniquement) par les fournisseurs choisis par Helen ou Ingrid embauchée sans savoir faire le boulot. On notera que le départ d’Ingrid est triste pour Jason, mais il est rapidement occupé par l’intrigue fil rouge lorsqu’une certaine Emily, spring-breakeuse, lui demande à parler à Sky. Pas de bol, il est trop débordé par son boulot pour l’arrêter. Ainsi, il est forcé d’aider Danny à la retrouver au plus vite, mais celui-ci est finalement assez rapide à la retrouver.

Le seul problème, c’est qu’Emily est à proximité d’un Javier complètement bourré à cause du départ d’Ingrid. Il refuse de prendre ses appels, mais il refuse aussi de voir Danny, un employé qui a fait du mal à sa sœur comme Ingrid lui a fait du mal, s’approcher des clientes qu’il se réserve. Ce n’est pas du tout la journée de Danny de toute manière. Ouep, il découvre qu’Alicia file le parfait amour avec Oliver… mais aussi qu’il prépare un sale coup contre Alicia.

Il la prévient aussitôt et c’est tant mieux : elle est suffisamment inquiète pour oser regarder les SMS d’Oliver et découvrir que l’hôtel Finn est en train de leur voler El Rey. Malheureusement, elle avertit son père trop tard : ils ne peuvent que constater la catastrophe de voir El Rey passer à la concurrence, alors qu’ils comptaient sur lui pour obtenir plus de clients. Sympa le El Rey. Bien sûr, Finn couvre les frais du contrat rompu du chanteur et bien sûr, cette fois, c’est un coup bas qu’Alicia ne parvient pas à pardonner à Oliver. Et une rupture, une ! Ce n’est donc pas la journée d’Alicia apparemment.

Bon, ce n’est pas la journée d’Ingrid non plus (décidément !) : son nouveau job est dur à vivre et son Javier se comporte de manière peu sympathique avec elle. Pour le coup, elle l’a un peu mérité avec son énorme mensonge ; ce n’est pas grand-chose une petite rupture en échange. Elle finit donc une fois de plus en larmes et j’avoue qu’après trois épisodes, je la trouve un peu trop insupportable. Je ne comprends plus ce que Jason lui trouve, parce qu’il vaut un peu mieux que ça (et parce que j’aime bien Danny et elle ensemble, OK).

Cela dit, je comprends et j’approuve la réaction de Jason lorsqu’il entend Danny mettre Ingrid plus bas que terre devant ses prétendantes actuelles, qui l’écoutent bien poliment et lui posent des questions sur Ingrid. Je me suis un peu inquiété pour l’avenir du travail de Jason quand il se retrouve à provoquer une baston avec son boss qui n’est plus trop en état pour ça, vu l’alcool ingéré, mais finalement il semble s’en tirer sans conséquence.

Sans conséquence, certes, mais avec l’information qu’Emily s’appelle en fait Chloe, expliquant pourquoi elle ne réagit pas à son prénom quand on la cherche. Il la retrouve donc et peut lui parler directement dans sa chambre, où il lui fait chantage : elle utilise une fausse carte d’identité pour avoir de l’alcool, alors il peut la virer de l’hôtel si elle ne lui donne pas des informations sur Sky. C’est ainsi que Danny découvre un nouvel élément sur sa sœur : elle dealait de la drogue. Et d’ailleurs, Danny ne doit pas être loin de frôler l’overdose, avec des pilules au nom de Sky Garibaldi. C’est un rebondissement sympa, rien ne le laissait présager pour l’instant.

De son côté, Helen fait tout ce qu’elle peut pour entrer dans les petits papiers de son nouveau boss. Il est du genre beaucoup trop connard, macho et harceleur, malheureusement. Il préfère les hommes comme les associés, parce que les femmes, il aime les draguer et les embrasser de force. Helen se défend à merveille, avec une baffe bien sentie après le baiser forcé. La série aborde de manière intéressante le sujet, avec une Helen qui n’ose pas porter plainte pour ne pas être détruite. Elle récupère toutefois son ancien poste et demande aussi à ce qu’Ingrid soit réembauchée, parce qu’il est hors de question de la laisser dans un hôtel dirigé par cette pourriture. Ouep, c’est une grande famille le Grand Hotel, on y récupère même les employés dont on ne veut pas se débarrasser !

Bien sûr, cet épisode reprend aussi l’intrigue de Yolanda. Elle est vexée de la réaction de Gigi qui a fuit lorsqu’elle a vu sa fille avec une femme. Elle tente de se rattraper comme elle peut, mais elle se perd en route avec les étiquettes ; ravie de découvrir que sa fille queer pourrait finir avec un mec. Yoli, elle, n’est pas ravie de ce raccourci qui trahit un espoir de sa mère.

Bon, ben du coup, Gigi décide d’organiser une soirée « coming out » pour sa fille. Dur. Elle en fait définitivement trop, lui présentant tout plein de personnes LGBT+. Et puis, même si c’est too much, Marisa arrive à la convaincre que sa mère est quand même chou de lui organiser tout ça. Par contre, Gigi a la mauvaise idée de faire un discours qui, s’il est chou, est catastrophique parce qu’elle raconte le jour où elle a été le plus fier de Yoli… en la confondant en fait avec Carolina.

C’en est trop pour Yoli qui s’en va en larmes, mais pas s’en reprocher à sa mère tout ce qu’elle a sur le cœur. Le lendemain, Gigi essaie donc de s’expliquer auprès de sa fille, lui disant simplement qu’elle lui rappelle trop son ex-mari. Il n’est toujours pas revenu sur le devant de la scène, lui, d’ailleurs, je n’oublie pas que c’est une intrigue entamée pour Carolina qui ne sert plus à grand-chose depuis.

La mère et la fille finissent par se réconcilier alors que Yoli finit par parler de son père à Carolina… qui lui avoue donc avoir encore contact avec et savoir où le trouver. Voilà, il suffisait de se dire que ça allait revenir sur le devant de la scène pour que ce soit le cas. Restera à voir comment.

La fin d’épisode est assez atroce : Santiago demande à Matteo de gérer le problème Finn. Cela énerve Gigi qui voulait qu’il soit viré, mais le problème, c’est que ça finit super mal : le balcon sur lequel se produisait El Rey s’effondre. Heureusement que Santiago ne voulait pas de blessés. En plus, Ingrid et Javier, en sale état pour ce dernier, étaient en train de s’expliquer sous le balcon… Et Ingrid se réveille juste à côté des décombres pour mieux découvrir que Javier a disparu. Déjà que Santiago culpabilisait de ce qui était arrivé à la jambe de son fils… VDM putain ! C’est quoi ce cliffhanger de malade pile pour le dernier épisode qu’il me restait à rattraper ?! Pff.

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