Euphoria – S01E03

Épisode 3 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…

Saison 1


Spoilers

103.jpg

And not only did they love her, they wanted to fuck her.

Alors il faut dire ce qui est, je trouve cet épisode dérangeant rien qu’à son titre, qui laisse entendre des choses peu agréables et surtout forcées dans sa conjugaison. Avec ce genre de série, ça ne dit rien qui vaille. On commence pourtant de manière sympathique avec Jules et Rue qui dorment ensemble. C’est évidemment l’occasion d’un nouveau flashback pour se centrer sur un nouveau personnage. Cette semaine, c’est Kat qui s’y colle.

Comme d’habitude, c’est un excellent début et c’est passionnant à suivre. S’il y a bien une chose à laquelle Euphoria excelle, c’est les débuts d’épisode. Certes, c’est long, mais c’est extrêmement fouillé et approfondi : cette fois, on y suit la vie de la petite fille qu’est Kat, avec son premier copain Daniel. Celui-ci est super mignon avec elle, jusqu’à ce qu’elle s’empiffre de Piña Colada et gagne 20 kilos en un été. En même temps, je la comprends, c’est bon les Piña Colada.

Grâce à la négligence de sa mère, sa vie devient alors un petit enfer avec Daniel qui n’hésite pas à la larguer – ça, c’est de l’amour – et toute sa classe qui commence les moqueries, qui la poursuive jusqu’au lycée. Pourtant, Kat est super populaire… en ligne. Elle y écrit des fanfictions qui ont beaucoup de succès où elle parle d’amours impossibles et de ses fantasmes ; d’abord avec les séries qu’elle regarde (fan de True Blood et Scandal spotted), puis avec les One Direction. Euphoria va loin dans son analyse, allant jusqu’à nous donner l’exemple de cette fanfiction qu’elle écrit, et en dessin-animé s’il vous plaît. Cette scène est génialissime tant l’écriture de cette fanfic est similaire à ce qui se fait vraiment… et forcément, le personnage est aussitôt extrêmement familier. Gros coup de cœur sur cette introduction ; mais j’aurais dû m’en douter dès la semaine dernière : Kat est typiquement le genre de fille que j’aime(rais) avoir en amie.

La série poursuit alors ses métaphores : le lycée devient un véritable champ de bataille pour représenter ce qu’elle fantasme parfois… L’arrivée de ses followers au lycée, pour tuer tout le monde, quitte à ce qu’ils retournent contre elle quand ils découvriront la vérité sur son identité. Enfin, jusqu’au jour où elle découvre que les gens sur internet aiment son corps et veulent coucher avec elle. C’est là qu’elle se décide, comme on l’a vu, à commencer à poster des vidéos d’elle dénudée. Outch.

Le problème, c’est que ce qu’elle lance ne fonctionne pas véritablement. Elle se retrouve alors à accepter des demandes sur les photos de ses pieds, tout en regardant du porno Clothed Females Naked Man, ce qui semble lui donner des idées. Mon dieu. Quand elle comprend en tout cas qu’elle peut se faire de l’argent avec des vidéos en ligne, en direct, elle n’hésite pas une seule seconde et se renseigne sur le bitcoin auprès du dealer de Rue.

Et hop, ça suffit à ce qu’elle se décide à enfin faire un Skype avec un inconnu qui fantasme sur elle. Et c’est hilarant, mais genre, vraiment, parce qu’il révèle son micro-pénis et son fantasme totalement étrange d’avoir sa « reine » qui se moque de lui. Cette série n’a tellement pas de sens, mais mon dieu, c’est vraiment drôle. Et en plus, l’anonyme est finalement plutôt une excellente chose pour elle, parce qu’il kiffe recevoir des ordres, ce qui la rassure totalement. Pire encore : elle récupère de l’argent grâce à chacun de ses écarts en plus.

Certes, elle en laisse un pourcentage chez le dealer qui lui échange son bitcoin en dollars, mais elle gagne énormément confiance en elle au passage. Elle se permet donc de changer de look, fantasmant sur un vendeur qui la trouve sexy, mais sans oser aller au bout. Au bout du fantasme, pas du changement de look, parce que ça elle ose y aller à fond.

Au lycée, elle a toujours Ethan qui tente de flirter avec elle, mais elle n’est pas très réceptive, forcément. Lui, en tout cas, il est réceptif à ce qu’elle fait, et encore plus quand elle change de look.

Et autrement, de manière totalement secondaire, on a aussi Cassie qui continue sa relation sous la surveillance de sa sœur, ses amies et sa mère. Elle se rend alors à une soirée d’université de son mec en fraternité. C’est du grand n’importe quoi, avec une soirée pleine de jeux tordus qui finit par les faire avaler un poisson ; normal. Ils couchent ensemble après tout ça, et tout va bien. En quelque sorte.

Après la longue introduction sur Kat, on reprend la vie de Rue, toujours aussi compliquée. Après sa quasi-overdose de l’épisode précédent, elle décide de rester clean pour de vrai. Elle le fait pour elle-même, bien sûr, mais aussi parce qu’elle culpabilise quand Jules lui fait la morale. Oh, sa mère aussi lui fait la morale quand elle revient après une fugue de 16h, mais bon, l’essentiel, c’est que même si elle ment en réunion d’anciens drogués, elle essaie vraiment d’arrêter de se droguer. C’est un début.

Pendant ce temps, Jules continue de parler avec ShyGuy118/Tyler, qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être évidemment. Ils sont tout mignons, avec des échanges constants, plein d’amour et vraiment, vraiment, la base d’une amourette de lycée, quoi. Le problème, c’est que Jules tombe totalement amoureuse de ce type qui flirte avec elle sur une appli de rencontres gay, loin de se douter de la vérité.

Elle est tellement amoureuse, en fait, qu’elle finit par montrer une photo de sa bite à Rue. Et même si je sais que c’est un truc qui se fait, je me retrouve d’un coup dans la catégorie des vieux cons, parce que juste non, quoi. Après, c’était plutôt hilarant d’avoir un droit sur les photos de bites acceptables (1%) ou non. Certes, ça faisait beaucoup de bites d’un coup, mais c’était drôle, bien écrit et bien interprété.

Il n’empêche que Rue développe clairement une jalousie de cette relation entre sa meilleure amie et ShyGuy118, de la même manière que Maddy développe des soupçons sur Nate. Cela dit, c’est surtout intéressant du côté de Rue, parce qu’il est évident qu’elle tombe peu à peu amoureuse et qu’elle se retrouve à devoir l’aider à prendre des « selfies » nues tout en célébrant ses quinze jours de sobriété. Ou pas. Malgré la récompense de multiples baisers de Jules, Rue ne résiste pas à l’envie de se droguer à nouveau quand elle voit des pilules dans la cuisine de Jules.

C’est si triste, mais ça permet d’obtenir le plan perché de cet univers, avec Rue de nouveau droguée. Elle continue de mentir en réunion en tout cas, mais après l’une d’elle, elle tombe sur un type qui lui pose des questions et la fait culpabiliser aussitôt. Ses questions ? Elle concerne sa petite sœur qui l’a retrouvée complétement défoncée, puis ses mensonges sur sa non-abstinence. Il lui laisse sa carte, pour le jour où elle voudra enfin dire la vérité.

Ce n’est pas aujourd’hui, mais en tout cas, ça lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas été super sympa avec Gia, alors elle décide subitement de passer du temps avec sa sœur. Oui, mais n’ayant pas de nouvelles de Jules le lendemain soir, elle se remet à se droguer, alors que Jules est heureuse d’envoyer des messages à ShyGuy118. Quand elle apprend ensuite que Jules a rendez-vous avec son amant internet au beau milieu d’un lac et en pleine lune, c’est un peu trop pour Rue.

Elle lui explique donc son point de vue, et Jules ne prend pas bien du tout les inquiétudes de Rue pour elle. Elle se barre donc et laisse Rue en pleine dépression pendant toute une journée de cours… ce qui mène bien sûr au pire : Rue finit par se pointer chez Jules pour se faire pardonner et lui expliquer qu’elle ne supporte pas qu’elles se fassent la gueule. Elles se réconcilient donc… et ça mène à Rue qui embrasse Jules sans vraiment lui demander son avis.

Cette dernière est trop perturbée par le baiser et a un mouvement de recul. Dépitée et déprimée, Rue se barre donc chez Fez avec l’intention de se droguer, mais celui-ci refuse de lui donner la moindre pilule. Cela mène à une scène vraiment dure où Zendaya déchire tout : Rue est en manque et l’actrice nous joue ça à la perfection.

En parallèle, Maddy a tellement de doutes sur Nate qu’elle finit par récupérer son portable quand il se douche pour avoir le fin mot de l’histoire. À défaut de trouver sa conversation avec Jules, elle découvre sur son portable une collection de photos de… bites. Et non, ce n’est pas la sienne. Heureusement qu’il avait du mal à les regarder dans les vestiaires, hein. C’est d’autant plus gênant que tout ça se fait au milieu du reste de ses photos, genre normal, zéro suppression ou protection. Il est un peu con, surtout que sa copine a son mot de passe, allô ? En tout cas, c’était marrant, parce que la série a fini par nous montrer la photo qui faisait tant fantasmer Jules et qu’elle avait évité de nous montrer jusque-là.

Et comme Maddy se retrouve d’un coup plein de doutes, elle se sent forcée d’en parler à Kat. Oups. C’est la pire des idées, ça, quand quelqu’un est au courant, ça finit toujours mal… mais ce sera pour une autre fois.

Saison 1

The Rook (S01)

Synopsis : Une femme se réveille amnésique, mais découvre vite qu’elle est au cœur d’un complot quand elle retrouve une lettre d’elle-même la mettant au courant du danger qu’elle court si elle décide de conserver son identité… qu’elle a oubliée.

Saison 1

100

Pour commencer, il s’agit d’une série de plus dans la longue liste des adaptations de romans. Je n’ai pas eu l’occasion de le lire, celui-ci, et j’en ai lu que la série avait retiré une partie de l’humour… mais ça ne me fait même pas peur, j’ai bon espoir de passer un bon moment avec cette série ! Rien que pour son casting, elle me paraît incontournable, mais c’est le fan d’Olivia Munn en moi qui se réveille, ça. En plus, avec la fin de Life in Pieces, je viens juste de perdre un acteur de The Newsroom dans mon planning, donc c’est avec plaisir que j’en retrouve une autre.

Enfin bon, tout ça, c’est des détails techniques peu importants… ce qui compte, c’est que j’ai une nouvelle série qui m’attend ; mais elle me fait tellement envie qu’elle ne pouvait pas attendre trop longtemps !

S01E01 – Chapter 1 – 20/20
Est-ce qu’on part sur un coup de cœur ? Parfaitement. La première scène est hyper prenante, la tension bien menée, les vues de Londres donnent plus que jamais envie d’y retourner et le mystère qui plane est épais. Avec seulement huit épisodes, cette série risque fort d’être une de mes nouveautés estivales préférées. En tout cas, pour l’instant, c’est génial.
S01E02 – Chapter 2 – 15/20
Ah ben mince, j’ai mis beaucoup plus de temps à re-rentrer dans la série que la semaine dernière. Ce n’est pas tant sa lenteur et la multiplication des personnages qui m’a posé problème que l’absence de voix off. Les messages du premier épisode était finalement un bon moyen d’entrer dans le mystère et d’attiser la curiosité ; là, il était parfois difficile de voir exactement où chaque scène voulait en venir. Cela dit, ça reste une excellente série, tout va bien.

The Rook – S01E01

Épisode 1 – Chapter 1 – 20/20
Est-ce qu’on part sur un coup de cœur ? Parfaitement. La première scène est hyper prenante, la tension bien menée, les vues de Londres donnent plus que jamais envie d’y retourner et le mystère qui plane est épais. Avec seulement huit épisodes, cette série risque fort d’être une de mes nouveautés estivales préférées. En tout cas, pour l’instant, c’est génial.

Saison 1


101

Dear you, if you’re reading those words but don’t remember writing them then I’m afraid I failed.

Ah ben super, ça commence bien : je pensais que ça allait être une petite série mignonne mais QUE NENNI, dès le départ, on a un avertissement nudité, langage, sexualité, violence, OK c’est bon je remballe, j’ai compris. C’est suivi par un générique sublime, cela dit, alors évidemment que je lui laisse sa chance pour me convaincre. Je ne sais pas pourquoi, mais elle me fait penser à un nouveau Orphan Black, une série dont je n’attendais pas grand-chose et qui m’a emballé immédiatement. Et elle aussi, elle y allait dans le langage et la sexualité !

Enfin, qu’importe, on est là pour que je vous parle du premier épisode de la série, et il début bien. L’héroïne se réveille comme prévu dans le synopsis et on voit bien, rien qu’à son jeu, qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait là. L’esthétique de la série, qui débute sur le Millenial Bridge, apparaît immédiatement très léchée et c’est tant mieux !

Notre héroïne est donc entourée de cadavres, de nuit, sous la pluie et elle prend immédiatement la décision de s’enfuir pour mieux découvrir, dans une poche de son manteau, une lettre qui l’informe que si elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots, c’est qu’elle s’est plantée. Le tout avec un accent tranchant magnifique. La lettre lui donne surtout le conseil de s’enfuir au plus vite, en évitant les caméras, parce qu’elle est épiée par un mystérieux groupe, désigné par un public générique.

Traquée, l’héroïne débrouille comme elle peut pour fuir, fuir des motards, fuir les pubs, fuir la police… et se retrouver dans un hôtel, qu’elle a de quoi payer dans ses poches, ça tombe bien. On sent bien que cette histoire ne fait que commencer, en tout cas : elle comprend seulement à ce moment-là qu’elle ne connaît pas son nom. Quand elle se regarde dans un miroir de sa chambre d’hôtel, on comprend aussi qu’elle ne connaît pas son propre reflet.

Tout ceci est extrêmement intriguant et l’actrice porte bien sur ses épaules la série. L’héroïne continue ensuite sa lecture de la lettre et c’est totalement cryptique. On apprend pêle-mêle qu’elle s’appelle Mifawny Thomas (ça c’est du nom !) et qu’elle avait conscience qu’elle allait être attaquée et survivre sans mémoire des différents événements. Soit. Mifawny s’est surtout laissé un choix : se servir d’une clé bleue, qui ouvre une boîte pour changer d’identité et reconstruire sa vie, ou se servir d’une clé rouge, qui ouvre une boîte de Pandore, clairement, avec toute la vie à découvrir. Sympa comme choix.

En parallèle, on découvre que la scène du crime initial est rapidement investie par la police, inévitablement. Alors que les scientifiques font leur travail sur la scène, une équipe, menée par une certaine Linda, débarque et explique à un certain Ian que les cadavres semblent avoir reçus des blessures internes… à distance. Et que maintenant, l’information a fuité.

Le lendemain, d’ailleurs, Linda appelle un collègue, Conrad, qui était très occupé mais bien peu vêtu pour qu’il se rendre à St Pancras où l’attend une américaine (depuis quand les américains débarquent en Europe en train ?), Monica Reed. C’est bien mystérieux tout ça, mais c’est très prenant, surtout quand on voit que Conrad couchait avec une femme qui semble marié, mais dont le mari était endormi à la table du petit déj. Intrigant.

Monica semble plutôt heureuse de retrouver Conrad, mais celui-ci l’est beaucoup moins et fait de la rétention d’informations, n’appréciant clairement pas trop son ingérence, tout comme Linda. Cela dit, il négocie avec elle et accepte de l’emmener sur les lieux du crime.

De son côté, Mifawny continue d’avoir peur de la police et se change en achetant de nouveaux vêtements. Je ne sais pas si ses lunettes de soleil la rendent beaucoup plus discrète ou bien plus voyante, mais elle décide ensuite de retourner sur le Millenial Bridge pour voir que les autres corps ont été découverts. Purée ! J’ai envie d’aller à Londres, ça y est.

Elle se rend rapidement dans une banque où se trouve les coffres dont elle a les clés… Alors qu’elle choisit la clé bleue, elle est finalement attaquée par la réceptionniste, qui semblait l’attendre. Assommée bien vite, Mifawny finit par s’en tirer au moment où un homme veut lui injecter une mystérieuse seringue car ses pouvoirs se déclenchent. Ses pouvoirs ? Elle est capable de tuer à distance apparemment : quand elle serre les poings, paf, les gens tombent comme des mouches.

Intriguée, elle utilise donc d’abord la clé rouge pour avoir des informations. Cela ne l’empêche pas de convoiter également le contenu du coffre de la clé bleue, mais c’est trop tard : la réceptionniste n’est pas morte et s’apprête à faire sonner l’alarme (et clairement, notre héroïne ne veut pas être une meurtrière). Mifawny s’enfuit donc sans demander son reste, avec une nouvelle enveloppe au passage. Sa fuite ? Dans un bus à double étage, bien sûr. Londres me manque, les amis !

L’enveloppe contient la clé d’un appartement, avec une adresse, et une tablette sur laquelle il est indiqué qu’elle devrait regarder le contenu. Ah, et accessoirement, Mifawny a aussi récupéré un flingue dans son coffre de banque. NORMAL. Tout aussi normale semble être la vue de dingue qu’elle possède sur Londres – je veux bien la même ! La découverte de l’appartement se fait sur une très chouette chanson et n’est pas sans me rappeler, à nouveau, le pilot d’Orphan Black. C’est un gage de qualité.

De nouveaux vêtements sur elle, Mifawny découvre des médicaments dans son armoire à pharmacie, puis se décide à regarder la vidéo qu’elle s’est laissée sur la tablette. Celle-ci se déverrouille avec son visage et contient une vidéo de Mifawny elle-même, lui indiquant un passage secret dans l’appartement. Rien que ça. À l’intérieur, l’héroïne découvre un mur avec les photos de l’équipe de Linda, mais aussi une autre vidéo d’elle qui lui indique qu’elle travaille pour une agence gouvernementale appelée Checquy. C’est noté.

C’est une agence secrète qui recrute des personnes avec des dons particuliers… exactement comme Mifawny donc. Rapidement, la version vidéo d’elle entre dans le vif du sujet (je me marre bien aussi du « d’habitude je suis organisée, mais là, c’est précipitée » ben meuf, j’aimerais faire aussi bien que ça dans la précipitation, moi !) et lui présente l’équipe avec laquelle travaille. Linda est la boss, Conrad le numéro 2 avec le pouvoir de gérer l’atmosphère ; Ingrid est une assistante de génie, et puis il y aussi Claudia et d’autres personnages, mais pas le temps.

Mifawny remarque quand même qu’il y a d’autres vidéos de Mifawny dans la corbeille, mais il s’agit apparemment de brouillons. Pendant ce temps, l’équipe découvre les cadavres de la banque et poursuit son enquête. Linda, elle, débarque chez Mifawny, qui fait le choix de lui faire confiance et de reconnaître qu’elle… ne la reconnaît pas. Elle lui explique qu’elle est amnésique de son identité, mais pas de tout un tas d’informations intelligentes. Et comme la lettre du début a dit que c’était une amnésie définitive, ça doit être flippant.

Linda dit être là pour la protéger et lui demander de se rendre au travail pour ne pas attirer les soupçons sur elle : elle sait très bien qu’elle est responsable des différents meurtres sur lesquels Monica enquête. C’est très bon comme intrigue, tout ça, les différents aspects sont bien liés entre eux. Il est difficile de savoir si on peut faire confiance à Linda, mais Mifawny choisit finalement que non : elle refuse de se rendre avec elle, de même qu’elle refuse de prendre le médicament qu’elle veut lui faire avaler… Linda assure n’avoir que pour intention son bien. Il faut la protéger car elle est désormais au cœur d’un incident diplomatique.

Ouep, à la morge, Monica identifie un de ses collègues parmi les hommes tués sur le pont… C’est un brin compliqué tout ça, parce qu’en parallèle, Mifawny regarde des vidéos d’elle-même, en larmes, qui lui dit qu’elle DOIT absolument trouver qui lui a fait subir cette amnésie. Ce n’est pas gagné, mais elle se décide donc à accepter de continuer son job comme si de rien n’était et d’infiltrer le Checquy.

Ce n’est pas si simple : les bureaux sont pris d’assaut par une manifestation étrange, dont on n’a pas le temps de bien voir le sujet – il y a en tout cas des photos de gens disparus apparemment. Mifawny parvient à entrer dans le bâtiment en tout cas. S’il est clair qu’elle est paumée dans un bâtiment super-sécurisé, elle parvient toutefois à accéder à son étage où elle tombe sur ses collègues, qui lui parlent. C’est fini pour le « ne parle à personne » conseillé par Linda.

Elle n’a pas conscience à quel point c’est compliqué apparemment : Mifawny est prise d’assaut par deux autres bleus comme elle, notamment un qui lui explique que ce qu’il s’est passé entre eux n’arrivera plus jamais (oh, ça c’est de la relation entre collègues). Elle rencontre aussi Monica, et la… sœur (?) de son collègue, qui parle tout le temps en même temps que lui pour dire la même chose. C’est une belle synchronicité entre les acteurs.

Après tout ça, Mifawny tombe sur Ingrid qui lui fournit un nouveau téléphone, parce qu’elle a encore perdu le sien, et découvre enfin son bureau… où elle ne sait pas quoi faire. On lui demande de se comporter normalement donc elle prend le temps de remercier Ingrid pour son boulot – ce qui n’est pas normal – et fouille son bureau. Elle y trouve une nouvelle lettre qui lui indique de ne surtout, surtout, faire confiance au boulot car c’est l’un de ses collègues qui lui a fait subir ce qu’elle a subi. Reste à déterminer lequel, alors qu’au milieu de tout ça, on découvre que l’équipe fait un compte-rendu à une Secrétaire qui s’avère être la maîtresse de Conrad. Chacun ses petits secrets, chacun est suspect, voilà qui est parfait.

Saison 1

In the Dark – S01E13

Épisode 13 – It’s Always Been You – 19/20
J’aime beaucoup la fin proposée : l’intrigue de la saison est bouclée et toutes les réponses sont apportées. En plus, elles sont satisfaisantes dans l’ensemble. Pour autant, les bases de la saison 2 sont posées de manière très claire dans cet épisode, prouvant une fois de plus la fluidité de l’écriture et l’évolution naturelle de la série. Je n’ai à regretter que quelques petits détails et l’absence de certaines scènes de conclusion, mais je pense que c’est gardé pour plus de fun en saison 2 !

> Saison 1


13

Never tell anyone what you just told me

La saison est passée drôlement vite, mais il faut bien l’achever, surtout que je suis curieux de voir comment ils vont nous expliquer l’implication de Dean dans tout ça. J’ai envie d’être naïf et de croire qu’il s’agira d’une bête histoire de couverture ou quoi. L’épisode repend deux ans plus tôt avec la visite de Dean chez… Nia. Ah.

Et tout s’explique assez vite pour faire de Dean le grand méchant malgré lui de cette saison : il vient voir Nia pour lui mettre la pression sur une enquête en cours et elle… prend des nouvelles de lui, maintenant que sa femme est morte et qu’il se ruine pour payer les opérations de Chloe. Voilà donc comment elle le tient : elle a payé les opérations de la petite de manière à pouvoir avoir un flic à sa botte. Sympathique la vie de Dean d’un coup.

Dans le présent, Dean a une bonne vie cela dit, parce qu’il est désormais complétement amoureux de Murphy avec qui il a passé une nuit à bavarder. Et elle aussi elle est toute amoureuse, allant même jusqu’à en parler avec Jess. Cela dit, ce bonheur est de courte durée : si elle ne sait pas encore la trahison de Dean, elle apprend rapidement que Felix ne va pas avoir d’autres choix que fermer Guiding Hope, car sa mère lui a coupé les vivres. Certes. Je n’ai jamais trop saisi l’intérêt de Guiding Hope dans la série de toute manière, mais bon, je doute que ça finisse si vite.

Pour pourrir le plaisir de vivre de Murphy, il y a aussi Darnell qui n’hésite pas à l’appeler directement sur son lieu de travail (faudra m’expliquer comment il a pu sans avoir à passer par l’acceptation du coup de fil) pour lui demander de venir le voir. Il a le temps de lui expliquer la théorie de Jules sur le flic véreux. Si elle ne le croit pas, Murphy est franchement bête, parce qu’il lui parle d’une lettre qu’il aurait envoyé et quand Jess ne la trouve pas, elle demande directement à Dean s’il ne l’aurait pas vu et s’il pense qu’il est possible qu’un flic soit véreux. Ben oui, évidemment.

Jules est toujours aussi bête, autrement : elle prévient donc Dean qu’elle soupçonne quelqu’un du commissariat de bosser pour Nia. C’est une scène qu’on a déjà vu dans beaucoup trop de séries, ce moment où le méchant infiltré comprend qu’il est de plus en plus cerné parce que le gentil en face lui donne l’avancée de toute son enquête.

Jules comprend vite que Dean est un suspect parfait quand elle voit sa réaction un peu perdue et son incapacité à feindre la surprise. Elle se met donc à enquêter sur lui, mais elle le fait de manière peu discrète, en demandant à Chloe où ils étaient le soir d’avant et en s’y rendant elle-même, oubliant que Dean peut la traquer aussi. Sentant le piège se refermer sur lui, Dean prend alors la décision complétement folle de… prévenir Nia. Oh, mais il fait mieux que ça : il ment et dit que Jules a de quoi faire tomber Nia. Autrement dit, il signe l’arrêt de mort de Jules, sa partenaire qu’il est censé adorer pourtant, pour ensuite partir en week-end avec Murphy.

Oh, le week-end romantique, c’est une idée de Jess d’accord, mais ça nous remet Murphy en voiture et en danger… Elle reçoit toutefois un appel de Jules qui lui demande plus d’infos sur la soirée de la veille et ne fait toujours pas le lien quand elle comprend que Dean lui a menti en disant retourner au travail. Purée. La frustration est énorme, parce que Jules parvenait enfin à cette conclusion évidente quand elle s’est soudainement fait tuer. Oui, alors bon, Jules n’a jamais été un personnage que j’aimais beaucoup avec ses décisions stupides, mais là, j’ai trouvé ça super triste et super violent comme fin pour le personnage.

Elle est tuée très rapidement, devant son chat, et de manière méthodique. Quant à Murphy, elle comprend enfin la vérité non pas quand Jules arrête de lui répondre, toute morte qu’elle est, mais quand elle veut s’allumer une cigarette et qu’elle trouve les allumettes du bar où la taupe à fait en sorte de faire accuser Darnell. Les doutes surgissent et sont confirmés à l’arrivée, quand il fume un cigare qui lui rappelle l’odeur qu’elle avait senti sur Tyson… Bien, Dean est donc le meurtrier de Tyson aussi ? Ca va loin.

Et ça va trop loin pour Murphy aussi, qui est coincée en week-end avec lui et couche avec, tout en sachant très bien qui il est. Elle ne dit rien, ne fait rien, mais pleure… Avant de finalement avouer qu’elle sait qu’il est un menteur et qu’elle sait ce qu’il a fait, qu’il a tué Tyson. Euh… était-ce donc la peine de coucher avec lui ? Eh bien, oui, parce qu’elle se dit heureuse avec Dean et malgré tout ça, elle a envie de rester avec lui.

Alors… OK. Bon, pourquoi pas. Je ne suis pas bien convaincu par la tournure des événements, parce que je trouve que le couple est trop récent pour ça. Elle paraissait plus amoureuse de Max qu’elle ne l’est de Dean. Quant à ce dernier, il apparaît totalement insupportable : il se met à pleurer dans les bras de Murphy et s’excuser, plutôt que de répondre à sa question. Elle veut savoir la vraie raison du meurtre de Tyson, et il met longtemps à lui donner. Bizarrement, ça n’a rien à voir avec Nia directement.

En fait, Tyson déposait de l’argent pour Nia dans des casiers… et il a croisé Dean en train de récupérer cet argent. Leurs yeux se rencontrèrent, comme dirait l’autre. Plus tard, Dean croise de nouveau Tyson, au commissariat, et il l’empêche de se faire envoyer en prison : lui et Wesley viennent d’être arrêtés pour possession de drogue. Quand Wesley sort de prison, il cherche donc à se venger de Tyson qui n’y est pas allé. Pour lui, c’est évident : si Tyson s’en est tiré sans prison, c’est parce qu’il a balancé des infos pour faire tomber Wesley et s’en sortir.

C’est ainsi que Tyson se retrouve à appeler Dean pour lui demander de le protéger en expliquant la vérité… Sauf que ça ne fonctionne pas vraiment comme ça, parce que Dean refuse que l’on puisse savoir qu’il bosse pour Nia. Il n’est déjà pas bien fan du fait que Tyson soit au courant, par accident. Bon, il se trouve qu’il a raison de ne pas aimer ça : Tyson lui fait subitement du chantage, expliquant qu’il a l’intention de tout révéler à Wesley de toute manière.

Dans un excès de colère et pour se protéger, Dean l’étrangle donc et le tue. Alors qu’il essaie de s’occuper du corps en utilisant la voiture de Tyson, Murphy arrive. Comme elle ne voit pas Dean, elle ne comprend pas pourquoi Pretzel refuse d’avancer, mais évidemment, Dean est là. En fait, à deux minutes près, Murphy aurait pu sauver Tyson. C’est charmant.

Malheureusement, elle quitte donc le corps en appelant à l’aide et personne ne vient à son secours, permettant à Dean d’avoir le temps de mettre le corps de Tyson dans le coffre de la voiture… Où Tyson se réveille et implore Dean de le laisser en vie. C’est là qu’il prend la décision de le tuer, avec un flingue, cette fois. Non mais sérieux. Ils auraient pu s’entendre. On est loin de l’accident : c’est un meurtrier, un vrai.

C’est si triste. Murphy dit qu’elle comprend ce qu’il a fait et qu’il l’a fait pour Chloe – alors que non, franchement, il l’a fait pour lui, Tyson n’avait rien pour le faire tomber franchement. Si Murphy fait tout pour convaincre Dean qu’elle est de son côté, allant jusqu’à le réconforter et à me faire douter moi… elle a évidemment tout enregistré. Et elle fait une erreur de débutante : son portable indique à voix haute qu’elle arrête l’enregistrement.

Ainsi, Dean comprend qu’elle est en train de s’enfuir par la fenêtre et il l’en empêche. Il supprime l’enregistrement, puis emmène Murphy pour une promenade en voiture. Bon, non, j’imagine qu’ils sont en route pour rentrer, mais j’ai du mal à comprendre l’idée : pourquoi l’emmener en voiture quand ils auraient pu en parler dans la location, au beau milieu de nulle part ? Cela aurait été beaucoup plus sécurisé pour lui.

Le truc, c’est qu’il fait l’erreur de penser que Murphy tient à lui parce qu’elle a couché avec, alors qu’elle lui explique froidement que c’est pour elle un simple moyen d’obtenir ce qu’elle veut. Et ça fonctionne effectivement : elle a eu sa confession. Sans trop de surprise, elle finit par provoquer un accident en le frappant à plusieurs reprises, notamment parce qu’il l’a frappé pour qu’elle ne sorte pas de la voiture en marche, mais aussi sûrement pour se venger des paroles blessantes qu’elle a pour lui. Cette conversation est peut-être l’une des meilleures de la série, d’ailleurs.

Cet accident de voiture n’a pas trop de conséquences pour Murphy, qui finit avec un plâtre au bras et l’envie d’arrêter de fumer… mais par contre, Dean se retrouve sur un lit d’hôpital où elle lui confesse avoir sauvegardé sur le cloud l’enregistrement. C’en est donc fini de Dean qui est bon pour la prison…

En parallèle, Felix confie donc à Jess qu’il a besoin de beaucoup d’argent s’il veut sauver Guiding Hope. Celle-ci propose donc une petite excursion au lac… de manière à retrouver l’argent sale caché par Max là-bas. Bien qu’il ne soit pas trop pour ce plan débile au départ, Felix se laisse convaincre par la déclaration d’amitié de Jess et les voilà donc qui s’embarquent pour un plan qui ne peut que leur exploser à la face…

Pourtant, même si un homme de main de Nia est là et les espionne, quand ils trouvent l’argent, ils peuvent s’en réjouir tranquillement car Nia propose de leur laisser l’argent. C’est le sien, et vu le genre de personnage qu’est Nia, ça veut dire qu’elle envisage Guiding Hope comme un nouveau moyen de blanchir son argent ça. Pauvre Jess, dans quoi s’embarque-t-elle ? Et Felix ! Les deux personnages les moins aptes à gérer la moindre pression se retrouvent avec de l’argent sale !

Evidemment, Nia vient voir Murphy à l’hôpital en fin d’épisode pour lui expliquer ce nouveau plan et le contenu de la seconde saison. Elle s’en va en laissant à Murphy la clé d’un casier…

13-2

EN BREF – Cette série est une vraie bonne surprise : je trouve que les personnages sont attachants et que l’intrigue était plutôt bien menée tout du long. La majorité de la série est donc un bon divertissement et certains épisodes sortent du lot de manière agréable. C’est plutôt chouette à regarder et je suis vraiment content du renouvellement pour une saison 2.

Certes, la majorité de l’intrigue de la saison 1 se suffisait à elle-même, mais comme j’aime les personnages, j’ai envie de les retrouver. Cette fin de saison est vraiment bien du point de vue des révélations et des perspectives, mais elle laisse tout de même de côté un bon nombre de conclusions. Personne ne reparle de la mort de Jules, Jess et Murphy ne se croisent pas en fin d’épisode, on ne sait pas encore ce qu’il va arriver à Chloe… Je pense qu’il y a vraiment de quoi faire une bonne saison 2, avec un procès pour Dean, un éventuel retour de Max et bien sûr le blanchiment d’argent qui va leur poser bien des problèmes.

Je suis vraiment impatient de voir ce que la saison 2 nous réservera… mais en attendant, je suis satisfait du voyage proposé par la saison 1. Bref, j’adore quand ça prend cette tournure : c’est une fin qui n’est pas trop frustrante, l’attente ne paraîtra pas longue !

13-3

> Saison 1