Luke Cage (S02)

Synopsis : Luke Cage est devenu la star d’Harlem, il fait fuir les criminels et fascine la foule. Bref, il est sûr que cette saison 2 va ternir et compromettre son image dès que possible.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai pas mal procrastiné ce soir encore, mais je me suis dit qu’il fallait vraiment que je finisse par avancer dans mes visionnages de séries. Après beaucoup d’hésitations, je me lance donc enfin dans cette saison 2 de Luke Cage que j’ai mise de côté pendant quasiment un an (la série est sortie le 22 juin 2018).

Pourquoi avoir attendu si longtemps à m’y mettre ? Outre la nécessité de rattraper les séries précédentes, j’ai du mal avec l’idée que les séries de l’univers Marvel/Netflix n’ont pas de vraie fin ; c’est vraiment dommage. Et puis, je pense que c’est la série qui m’a le moins plu, parce que son ambiance était plus particulière. En fait, si j’y reviens, c’est uniquement pour le personnage de Claire Temple, que j’adore… C’est donc bien maigre.

C’est une étape obligatoire avant d’autres séries que j’attends plus, en fait. Allez, c’est parti, sinon, je ne ferai jamais play !

S02E01 – Soul Brother #1 – 08/20
Pfiou, c’est la catastrophe : j’ai oublié plein de choses de la saison 1, la reprise est aussi lente que prévue parce que c’est du Marvel/Netflix, la mise en place de la saison se traîne, les méchants me passent des kilomètres au-dessus… En positif ? L’ambiance musicale de la série, toujours, et quelques personnages qui sont un havre de bonheur au milieu de cet enfer de lenteur. Bref, je n’accroche pas et je me force juste pour le bien de l’expérience globale. L’envie de dire « j’ai tout vu », quoi, mais alors forcément, je fais autre chose en parallèle et ça n’aide pas.
S02E02 – Straighten It Out – 11/20
Après un épisode d’introduction horriblement lent, celui-ci passe un mieux, soit parce que c’est moins lourd dans ses mises en place, soit parce que je me suis habitué. Dans l’ensemble, la saison n’avance toujours pas vraiment et tout se met en place, mais c’est vraiment une calamité pour le moment… Disons que j’en arrive à mieux comprendre les annulations : la formule d’écriture des saisons est répétitive, prévisible et chaque fois un peu moins efficace. Et il m’en reste encore quatre comme ça ! En attendant, cet épisode lance un peu plus les choses, et il y a quelques bons moments.
S02E03 – Wig Out – 08/20
C’est que ça continue d’être long et plein de défauts. J’accroche de moins en moins, c’est à croire qu’il n’y a que la musique à sauver, parce que Luke est de plus en plus insupportable avec tout le reste du casting. Je vois bien que c’est fait exprès pour une sorte de « rédemption » dans le reste de la série, mais c’est trop schématique. Et du côté des méchants, ce n’est pas plus brillant. Heureusement, il y avait quelques bonnes surprises de casting parce qu’autrement, ce n’est pas bon comme début de saison – c’était même risible par moment…
S02E04 – I Get Physical – 11/20
C’est un épisode légèrement mieux, étonnamment, car l’intrigue s’est étoffée lors de l’épisode précédent et qu’on en suit à présent les conséquences logiques. Pour autant, ce n’est pas aussi glorieux que ce que j’attends d’une série Marvel/Netflix. Je n’aime pas ce qu’ils font de Luke dans cette saison 2 et ça empire trop les défauts habituels de la série pour que ça me passe au-dessus.
S02E05 – All Souled Out – 14/20
Ah, voilà, cet épisode propose de bonnes choses, enfin, avec des intrigues qui s’accélèrent et arrivent enfin à remuer un peu la fourmilière de personnages qui faisaient du surplace depuis cinq épisodes. Bien que meilleur, cet épisode reste lent, mais il plante de bonnes graines pour la suite. Disons que c’est plus prometteur que ce qu’on a eu avant et que je reprends espoir dans la série. Il était temps, je commençais à me dire que les 13 épisodes allaient être un calvaire.
S02E06 – The Basement – 10/20
À ce stade, la série ne fait même plus semblant : cet épisode n’est qu’une longue et interminable transition, avec des scènes volontairement bavardes qui retardent autant que possible l’action, gardée pour la fin. Il n’y a pas grand-chose à résumer ou se mettre sous la dent, et ça me confirme que je passe à côté de cette saison. Pourquoi la regarder ? Au risque de me répéter : pour avoir vu l’ensemble de l’univers, pour les quelques crossovers, pour la curiosité.
S02E07 – On and On – 09/20
Je ne suis pas très sympathique dans la notation, parce que la fin d’épisode est vraiment pas mal foutu, même si c’est partiellement risible. Le truc, c’est juste que j’ai mis un temps fou à voir l’épisode, faisant des pauses en cours de route tellement il ne parvenait pas à garder mon attention. C’est franchement dommage, d’autant qu’on entre dans la deuxième partie de saison, supposée être meilleure.

Saison 1 | Saison 2

Luke Cage – S02E01-02

Épisode 1 – Soul Brother #1 – 08/20
Pfiou, c’est la catastrophe : j’ai oublié plein de choses de la saison 1, la reprise est aussi lente que prévue parce que c’est du Marvel/Netflix, la mise en place de la saison se traîne, les méchants me passent des kilomètres au-dessus… En positif ? L’ambiance musicale de la série, toujours, et quelques personnages qui sont un havre de bonheur au milieu de cet enfer de lenteur. Bref, je n’accroche pas et je me force juste pour le bien de l’expérience globale. L’envie de dire « j’ai tout vu », quoi, mais alors forcément, je fais autre chose en parallèle et ça n’aide pas.

> Saison 2


Spoilers

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Who is he really, Luke Cage?

Petit rap, hoodie et scène de nuit urbaine, on est bon, je ne me suis pas trompé de série. On retrouve Luc prêt à se faire tirer dessus, pour le principe, parce qu’il arrête quelques trafiquants en tous genre, qui n’hésitent pas à utiliser son nom pour vendre de la drogue. C’est gênant. On note tout de suite le pull du héros, qui fait de la pub pour l’alliance universitaire des afro-américains : la série n’oublie pas sa ligne politique.

C’est une scène d’introduction assez banale qui ne dit rien de la saison à venir, a priori, et on enchaîne seulement ensuite avec le générique, que j’aime toujours autant. Après le générique, on nous refait le point sur la situation : Luke Cage est un héros pour Harlem et le révérend du coin ne l’aime pas beaucoup. Ben oui, qui dit héros, dit vénération mal placée et mal vu de l’homme de foi. Pourquoi pas. Faut dire aussi que ça va loin cette vénération, avec carrément une application qui permet de le traquer et de l’imiter, avec des touristes de base venant visiter la boutique de Pop juste pour le principe d’y avoir mis les pieds.

Toute cette réintroduction ne me motive pas plus que ça, mais c’est le problème des séries Netflix/Marvel. Il leur faut toujours deux à trois épisodes pour introduire la saison, et des longues, longues scènes pour en arriver là. D’ailleurs, cet épisode nous réintroduit aussi le personnage de Misty. Elle a donc perdu son bras et c’est Claire qui s’occupe d’elle, parce qu’elle lui est redevable : si Misty n’a plus de bras, c’est parce qu’il fallait bien quelqu’un pour sauver Claire et Colleen dans Defenders, il y a déjà deux ans de ça, oups.

Misty retrouve ensuite Luke, qui déprime un peu de ne pas trouver de quoi arrêter les deals de drogue, parce qu’il ne fait que frapper des coups de poing dans l’eau. Cela ne l’empêche pas de continuer sa relation avec Claire, qui lui conseille de se faire payer ses services. Moi, je ne peux pas m’empêcher de voir à quel point Claire est une cible facile : ils mangent en public sans problème et tout… mais bon, ça a beau être un héros, il a pas mal d’ennemis et elle n’est pas pare-balles, elle. D’ailleurs, du côté des méchants, j’ai, comme trop souvent avec ces séries, absolument décroché. Pourtant, j’adore l’actrice, mais c’est lent et mal introduit.

Tout aussi lent, mais plus sympathique ? Le montage musical qui voit Claire et Luke danser/coucher ensemble, Misty boire et les méchants être méchants. Comme il entend des sirènes de police, Luke repart dans la nuit pour battre le crime, interroger ses indics (Sugar, dont il raye la voiture) et tomber sur le révérend. Il semblerait que je sois victime d’une amnésie passagère, parce que c’est apparemment un personnage que l’on est censé connaître – ex-ami de Luke, père d’une de ses conquêtes, l’occasion pour moi de me rendre compte que la saison 1 est loin, très loin.

Et du coup, ça ne m’aide pas à me concentrer sur la saison 2. C’est pire que ce que je pensais, pour l’instant, je n’accroche pas du tout à cette histoire de drogue au nom de Luke Cage. Du côté des méchants, on a toujours la même qui domine la ville et qui demande comment on aurait pu oublier ce qu’il s’est passé en saison 1… Alors franchement cocotte, ce n’est pas la bonne question à me poser ça, je peux te l’expliquer, hein. Bon, du coup, Miss Mariah (c’est son nom) réunit tout plein de super-méchants dans la même pièce histoire de mieux organiser le crime dans Harlem. Oh, bien sûr, Luke intervient pour lui dire que ce n’est pas bieeeeen.

Il est toutefois rapidement énervé de découvrir que Claire est dans le club, elle aussi, pour prendre des « selfies » qui lui permettent d’avoir des photos des membres du gang des méchants. Pourquoi il s’énerve ? Les méchants ont conscience de la fragilité que Claire représente pour Luke. Et bon, le caractère de Claire fait que Luke n’est vraiment pas aidé non plus : elle refuse de ne servir à rien et d’être une potiche, prenant des risques qui ne plaisent pas trop à notre héros.

Pourtant, lui aussi, il prend des risques : il oublie ainsi de ne pas faire une confiance aveugle aux mauvaises personnes ; avec Sugar qui le trahit. Il se retrouve donc dans une embuscade où on lui fait subir une petite explosion qui ne fait que cramer partiellement son hoodie – et pas le reste – puis où on lui tire dessus avec une arme un peu plus efficace que d’habitude, puisqu’il s’agit d’une balle Judas… Qu’il finit par rejeter sans blessure. Rien de bien ingérable pour lui qui n’a aucun mal à reprendre le dessus alors qu’il aurait dû être en train de mourir. Le tout est filmé par un fan, et on tombe dans le ridicule complet avec Luke qui envoie un message aux autres méchants, leur demandant de se montrer et d’assumer un peu plus… avant d’enchaîner sur un dab ! Bordel, c’était à la mode au moment de la production, c’est sûr, mais c’est déjà ridicule un an après !

En parallèle, Misty retrouve dans la rue un méchant qu’elle a arrêté avant, le confronte, et en oublie son sac de courses qu’elle a jeté par terre parce que pourquoi pas, on jette tous nos courses au sol quand on croise quelqu’un qu’on n’aime pas, non ? Non ? Elle demande ensuite à reprendre son boulot, parce qu’elle n’est pas très heureuse d’apprendre que plusieurs de ses criminels ont été remis en liberté.

Quand Luke vient déposer le criminel, El Tercero, qui a essayé de s’en prendre à lui, il est content de retrouver Misty au commissariat, mais il se met déjà le nouveau capitaine à dos. Sinon, il faut noter que Miss Mariah est toujours en couple avec le méchant aux lunettes de soleil, et je sens bien que c’est un méchant que j’aimais beaucoup en saison 1 ; je me souviens de certains trucs quand même… mais pour l’instant, je ne vois pas ce que j’avais pu trouver de cool à ce personnage. Pour l’instant, il ne sert à rien, y compris en fin d’épisode quand Luke vient menacer Mariah.

L’épisode se termine aussi avec la révélation de l’identité d’un nouveau méchant, le Rock, qui est tout aussi bulletproof que Luke Cage et est beaucoup plus violent, n’hésitant à crever les yeux d’un type au couteau dans la scène la plus gore de l’épisode… Mais aussi dans ce qui était la meilleure scène. Vraiment pas convaincu du tout, quoi…


Épisode 2 – Straighten It Out – 11/20
Après un épisode d’introduction horriblement lent, celui-ci passe un mieux, soit parce que c’est moins lourd dans ses mises en place, soit parce que je me suis habitué. Dans l’ensemble, la saison n’avance toujours pas vraiment et tout se met en place, mais c’est vraiment une calamité pour le moment… Disons que j’en arrive à mieux comprendre les annulations : la formule d’écriture des saisons est répétitive, prévisible et chaque fois un peu moins efficace. Et il m’en reste encore quatre comme ça ! En attendant, cet épisode lance un peu plus les choses, et il y a quelques bons moments.

> Saison 2


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Why did you kill him before you get the money?

Masochiste, moi ? Un petit peu, je le reconnais. L’idée est d’enchaîner, histoire d’en arriver plus vite aux épisodes qui seront un peu mieux ou à la série suivante de l’univers… parce que là, c’est mal barré. Surpris d’avoir survécu à l’attaque de la bombe et surtout à la balle qui aurait dû le blesser dans le premier épisode, Luke se confie à Claire qui pense qu’il est désormais plus solide encore qu’avant. Génial, il va forcément prendre la grosse tête.

Et ce n’est pas la presse qui va aider : il se rend à un « entraînement » auprès de Bobby qui a organisé toute une conférence de presse pour montrer à quel point il est puissant et fort. L’engouement populaire plaît à Luke et Claire, mais cette dernière se met à s’inquiéter de ce qui pourrait encore blesser son homme, des choses pires que les balles Judas.

Quand on retrouve Luke, il est dans la boutique de Pop, qui n’a jamais aucun client, et il retrouve son… père. Génial. C’est l’occasion d’une dispute avec Claire, encore, mais c’est vite réglé quand il s’agit d’aller attaquer de nouveaux méchants.

Au commissariat, Misty reprend ses marques et retrouve ses collègues, avec les politesses habituelles. Tout se passe bien, mais il est tout de même frustrant pour elle de comprendre que son boss n’a aucune intention de la faire reprendre à temps plein. Elle se retrouve à gérer la paperasse, pas les interrogatoires. Elle décide donc de parler à un criminel sans autorisation et malgré sa demande d’avocat, ce qui fait qu’elle obtient une info font elle ne peut pas se servir officiellement. Pas grave, elle a le numéro de Luke !

Celui-ci peut donc partir à la recherche d’information sur El Tercero, le méchant qui a fait abandonner ses courses à Misty dans l’épisode précédent et qui s’en tire à présent avec la défense de l’avocat de Mariah. De son côté, Mariah pète un câble car elle est dégoûtée de voir que Luke résiste désormais aux balles Judas. C’est vrai que c’est con, pour elle. Elle a toujours son mec pour la rassurer au moins.

Il s’occupe de faire le ménage pour elle et n’hésite donc pas à assassiner El Tercero quand il commence à critiquer Mariah et la traiter, en espagnol, de péripatéticienne. De manière moins poli que ça, aussi.

Au commissariat, Misty supporte assez mal les regards des collègues, parce qu’elle ne veut pas de leur pitié ou de leurs blagues lourdes, mais elle apprend rapidement la mort d’El Tercero, ce qui l’occupe. Elle culpabilise un peu et rappelle Luke qui lui parle du Cafard, un ennemi d’El Tercero qui fournit Mariah en armes, alors que les collègues de Misty n’hésite pas à lui dire qu’elle n’a pas sa place sur la scène de crime. Sympa.

Luke continue ensuite son enquête et j’avoue, j’ai décroché une fois de plus, même si y avait de bons moments, comme celui où il se fait tirer dessus, puis défenestré sous la force de l’impact. C’était rigolo, quoi, même s’il finit vraiment blessé et a ensuite besoin de Claire pour guérir, parce qu’il ne peut pas se remettre l’épaule tout seul. Et cela provoque une nouvelle dispute de couple, parce qu’elle veut qu’il comprenne qu’il n’est pas invincible. Purée, mais ça m’énerve : ils essaient d’en faire une meuf relou alors qu’elle a tellement raison, franchement ! Lui, il préfère lui faire des reproches qui n’ont rien à voir avec le problème, c’est débile.

Du côté de Mariah, c’est la dépression d’apprendre que son mec a osé tuer El Tercero AVANT de récupérer l’argent qu’il lui devait. Ouep, Mariah a quelques problèmes financiers, elle est ruinée, et c’est embêtant, évidemment. Et pendant ce temps, Bobby est clairement le manager de Luke ; lui organisant même des contrats avec Nike.

Le nouveau méchant entend forcément parler de Luke Cage et de son dab de l’épisode précédent, alors on sait bien à quoi ça va mener : une petite confrontation dans quatre épisodes, si tout va bien, pour le fameux cliffhanger de mi-saison des séries Netflix (je dis ça, mais j’espère vraiment être surpris par une structure différente, hein). En attendant d’en arriver là, on découvre qu’il parle à un certain Amansi et qu’il n’est pas si bullet proof que ça : oui, il résiste, mais il ne guérit pas aussi vite que Luke.

Il se rend ensuite auprès d’une amie de Mariah, mais comme je n’ai pas tout suivi à son introduction, ben je me rends compte qu’il faudrait que je sois plus attentif, une fois de plus. Non, parce que quand même, cette amie s’avère être Tilda, sa fille. Après, ce n’est pas de ma faute si la série ne parvient pas à conserver toute mon attention : c’est toujours le même problème avec ces séries qui insistent sur les méchants.

Mariah présente alors Tilda à Hernan, le méchant aux lunettes de soleil qui récupère à mes yeux un nom après quasiment deux heures, quand elle vient lui rendre une visite surprise à son club. Tout arrive. En parallèle, le nouveau méchant se soigne ses plaies grâce aux produits achetés à Tilda et le révérend fait un nouveau serment anti-Luke Cage, écouté par Claire. Soit. Cela semble lui permettre de découvrir qu’il faudrait arrêter de nourrir l’égo de Luke pour éviter qu’il ne soit pas en plein pétage de câble comme il le fait de plus en plus.

C’est trop tard : il se retrouve à tabasser un mari violent avec sa femme et son fils. C’est ridicule comme scène, avec le mari connard qui essaie même de se battre avec Luke alors que c’est perdu d’avance. Il finit par étrangler ce monsieur devant sa famille et comprend qu’il a peut-être un peu merdé en voyant le fils en larmes. J’imagine qu’il faut aussi comprendre que c’est trop profond, t’as vu, ça le renvoie à son père. Bon, c’est pas un cliffhanger qui restera dans les annales, cela dit.

> Saison 2

Grand Hotel (S01)

Synopsis : Le quotidien des employés et d’une famille gérant un Grand Hôtel (sans blague) à Miami Beach.

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Pour commencer, il faut noter que j’attends cette série depuis plus d’un an. Annoncée en grandes pompes par ABC en mai 2018, cette production d’Eva Longoria sent bon l’été, la crème solaire et les fortes chaleurs. Bref, elle sent bon ce 18 juin 2019 de canicule et je ne résiste pas plus longtemps que ça à l’envie de la découvrir, même si je comptais au départ me la garder pour un visionnage ce soir. Difficile de résister à la tentation de ce soap qui a tout du guilty pleasure, j’assume.

La série vient compléter encore un peu plus ma grille d’été qui ne cesse de s’agrandir ces derniers temps, avec beaucoup de saisons qui commencent enfin, après quasi un mois de vide sur les grands networks. C’est toujours pareil, la période entre la fin de saison et le début de l’été est toujours compliquée et faite de rattrapages. Maintenant, il est temps d’entrer dans le vif du sujet de cet été 2019.

Tout de suite, partons donc faire un tour au soleil avec mon avis sans spoiler – et en cliquant sur le titre, paf, vous aurez la critique complète !

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…
S01E02 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !
S01E03 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.
S01E04 – The Big Sickout – 16/20
C’est toujours efficace et certains twists ont réussi à me surprendre là où j’aurais dû les voir venir : la série réussit donc à faire en sorte que je pose mon cerveau quand je la regarde, histoire de la savourer. C’est exactement ce qu’elle est censée faire, alors c’est tant mieux. Je reste un peu frustré par la lenteur de certains développements, mais il y a tellement de personnages à gérer que ce n’est pas très surprenant.
S01E05 – You’ve Got Blackmail – 16/20
Non seulement la série est sympa et divertissante à suivre, mais en plus, elle parvient à me surprendre assez régulièrement avec des twists que je ne vois pas venir, moi qui habituellement les détecte assez bien, surtout dans ce genre de séries. Certes, je suis toujours fatigué quand je me mets devant, mais je pense que c’est plutôt un bon indicateur de la qualité de cette série.
S01E06 – Love Thy Neighbor – 16/20
Dans la lignée des précédents, cet épisode complique encore plus certaines histoires et relations alors que petit à petit toutes les intrigues finissent par s’entrecouper. Cela donc un bon micmac dont chaque rebondissement est cool à découvrir. Un peu moins surprenant, cet épisode parvient toutefois une fois de plus à manipuler ses spectateurs pour se garder quelques surprises.
S01E07 – Where the Sun Don’t Shine – 18/20
Le rythme s’accélère et les révélations continuent de pleuvoir dans ce qui ressemble fort, du côté du contenu et de la qualité des rebondissements, à une mi-saison. Je suis bien content d’avoir échappé aux spoilers et je vais éviter de reprendre du retard dans la série dans les semaines à venir : il se passe tellement de choses dans chaque épisode que les intrigues n’ont plus rien à voir maintenant avec ce qu’elles étaient à la fin de l’épisode 4. Pas le temps de s’ennuyer comme ça, et c’est tant mieux, c’est tout de même ce qu’on demande normalement à un soap !
S01E08 – Long Night’s Journey Into Day – 14/20
Même si les intrigues sont vraiment sympathiques, je pense que j’en attendais trop de cet épisode qui, du coup, a eu du mal à tout à fait me convaincre. Si l’humour est toujours au top, les rebondissements sont en revanche trop gros pour moi cette semaine !
S01E09 – Groom Service – 16/20
L’enquête fil rouge n’avance pas assez à mon goût cette semaine où c’est surtout la formule du soap qui prend le dessus, tout en préparant le terrain pour la fin de la saison qui approche. J’ai hâte d’y être, même si j’ai bien savouré cet épisode également, parce qu’il avait tout ce qu’il fallait pour ça, à commencer par de chouettes guests-stars !
S01E10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.
S01E11 – Art of Darkness – 15/20
C’était encore un bon épisode cette semaine, avec une bonne dose de mystère supplémentaire. Si l’on semble être chaque fois un peu plus dans le brouillard, il est évident qu’une telle avancée a pour but de nous mener aux réponses attendues. Il suffit de se laisser porter et franchement, c’est pour le moment un sans faute de la part de la série : on s’attache aux personnages et aux intrigues, c’est très chouette.
S01E12 – Dear Santiago – 18/20
Je pense qu’on tient là l’un des meilleurs épisodes de la saison où tout le monde a son rôle à jouer (ou presque) et où les pièces du puzzle s’emboîtent enfin. C’est à se demander ce qui a bien pu leur prendre tant de temps, car quelques personnages seulement détiennent les trois quarts des réponses depuis le départ. Cet épisode a déjà par bien des aspects l’allure d’une fin de saison… Je me demande comment ils vont réussir à surpasser tout ça !

Voir aussi : Performance de la semaine – Eva Longoria

S01E13 – A Perfect Storm – 18/20
C’est sans surprise qu’il y a des surprises dans ce dernier épisode de la saison qui apporte un ensemble de réponses plus ou moins satisfaisantes aux questions posées par la série. J’espère une saison 2 car il y a, comme prévu, largement de quoi la faire. C’est une série estivale que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais vraiment retrouver l’an prochain. Je croise les doigts !

Grand Hotel – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…

> Saison 1


Spoilers

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Now on a night like this, you can do one of two things : panic or drink.

Ah ben non, je proteste ! On a dit série d’été avec chaleur et soleil, pas première scène en plein ouragan, sérieux ! C’est pourtant ce qu’il se passe avec une évacuation de l’hôtel vers la salle de bal, en plein ouragan. On y assiste à une animation humoristique pour divertir les résidents de l’hôtel, de toute manière coincés dans cette salle quoiqu’il arrive.

Comme toute bonne nuit d’ouragan dans une série, la tempête n’est pas que météorologique, non. Elle est aussi le symbole d’un drama intense qui se déroule en coulisse avec la gérante de l’hôtel qui menace la chef cuisto, Skye Caribaldi, interprétée par Arielle Kebbel ! Parfait ! J’avais oublié qu’elle était là-dedans, mais de toute manière, elle n’y a pas un grand rôle : elle menace la gérante de révéler ce que son mari  Santiago a fait, puis se fait agresser dans une ruelle derrière l’hôtel, parce qu’elle était poursuivie par quelqu’un… mais qui ? Hop, on tient notre fil rouge, et c’est déjà pas mal et intrigant.

Un mois plus tard, le soleil est revenu sur Miami Beach, Santiago et sa femme attendent l’arrivée de leur fille, pas revenue depuis un moment car elle fait évidemment de grandes excuses. Elle s’inquiétait pour l’hôtel, mais son père la rassure… avant une grande annonce. Elle a aussi un frère, Javier, avec une jambe de moins, occupé à coucher avec une cliente de l’hôtel et à ne pas être ravi de savoir qu’elle reste une semaine. Notons bien sûr que la fille de Santiago, Alicia, n’est pas la fille de son actuelle femme, ex-meilleure amie de sa mère, et qu’elle a aussi une belle-sœur, Carolina, qui se marie le week-end suivant. Magique.

Pendant ce temps, Dany est embauché rapidement par la manager qui a besoin de nouveaux serveurs pour l’organisation du mariage. Il se plaint de la froideur de la manager à un autre serveur… qui s’avère être le fils de la manager. Ah les soaps ! Le fils a l’air plutôt cool et marrant, ce sera clairement un personnage qui est là pour nous faire rire.

Quant à Dany, il est bien sûr immédiatement sous le charme d’Alicia quand il l’aperçoit parmi le reste de sa famille et de ses belles-sœurs. On lui a pourtant expliqué que la seule règle est de ne pas coucher avec les invités de l’hôtel, ni avec la famille. De toute manière, Alicia a d’autres chats à fouetter : elle apprend que le futur mari de Carolina, fille de JJ qu’elle déteste, a racheté l’hôtel, rien que ça.

Tant de personnages, tant de relations familiales, c’est le bordel comme dans tous les bons soaps et c’est déjà addictif tant c’est n’importe quoi. On enchaîne vite avec de la bonne musique récente qui nous accompagne alors que Dany renverse son plateau par accident sur une super-star résidant à l’hôtel et que Carolina voulait embaucher pour son mariage. De toute manière, rien de grave : le VIP est sous le charme de la sœur jumelle de Carolina, Yoli (bon, si j’ai bien tout entendu, parce que je regarde ça sans sous-titres, j’avoue).

Celle-ci peut donc l’inviter le soir-même à la soirée de cocktail de sa sœur, alors que Javier se révèle un peu plus complexe qu’il n’y paraissait (forcément) : sa jambe en moins est un trauma, dont il se sert pour draguer les clientes (je ne crois pas tellement à son histoire de guerre). À cette soirée, Alicia se plaint à son père de la revente de l’hôtel, puis se tape un petit plongeon dans la piscine fermée, parce que pourquoi pas. Elle y fait la planche et inquiète Dany qui plonge pour la sauver… et finit par lui parler. Elle imagine bien sûr que c’est un membre de l’hôtel, pas un employé, et elle adooooore son torse. C’est bête.

Il lui donne toutefois une idée et elle décide de se rendre dans la chambre du VIP… pour mieux découvrir que Caroline a couché avec – parce qu’elle était jalouse qu’il lui préfère sa sœur jumelle. Sympa cette manière de marquer son territoire. Cela donne directement une bonne arme à Alicia, surtout la veille du mariage de Carolina et Byron.

Le lendemain, elle en parle donc à Javier qui lui conseille de gâcher le mariage, mais elle veut d’abord en parler avec Carolina. Celle-ci galère à la convaincre, mais JJ s’en charge en offrant à Alicia un collier que sa mère adorait. Ch’est meugnon… jusqu’à ce qu’Alicia comprenne qu’elle est manipulée. On en arrive donc au parfait mariage qu’elle n’hésite pas à gâcher.

Ouep, Byron est mis au courant de ce que Carolina a fait de la veille de son mariage. Il annule donc le mariage et la vente de l’hôtel, ce qui provoque une baston générale dans laquelle Dany parvient à sauver son poste. Oui, son poste était en danger : il a menti sur son CV et posait problème dès son premier jour. Dany sera donc surveillé par la manager. Le vrai problème de ce mariage annulé n’est ni tout ça, ni la relation gâchée entre les jumelles, mais le fait que l’hôtel devait être vendu car Santiago est couvert de dettes. Le mariage était un arrangement pour se débarrasser des dettes, l’air de rien. Sympa.

En parallèle, une autre employée de l’hôtel, Ingrid ?, s’avère enceinte, même si on ne sait pas de qui et que ça doit embêter le fils de la manager qui semblait être en train de la draguer. Fallait bien une intrigue de plus. Elle est donc enceinte de Mateo, dont je n’ai pas encore bien compris le rôle dans l’hôtel – avocat ou simple chef de service… peu importe, de toute manière. Il est un vrai adulte à propos de la grossesse de sa copine avec qui il n’a pas le droit de coucher : il lui propose donc de payer pour l’avortement. Pas vraiment ce qu’elle espérait, forcément.

Quand elle entend dans la chambre du boss que Javier ne se souvient jamais de ses conquêtes, elle décide donc d’en profiter et d’aller ensuite lui annoncer qu’elle est enceinte de lui. Ben oui, bien sûr. Quant à Mateo, il en sait plus que ce qu’on pensait sur la disparition de Skye, qui interroge beaucoup aussi Alicia. Et c’est tant mieux, parce que c’est l’intrigue de la saison. Ben oui, d’ailleurs, en partant de l’hôtel, Dany révèle à quelqu’un au téléphone, qu’il est là pour se venger de ce qui est arrivé à sa sœur… Skye, évidemment. Ah putain, les soaps, c’est terrible, ça faisait un moment que je n’en avais plus regardé, et ça me manquait !

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